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21/01/2011

Tunisie : la question des droits de l'homme en 2008

Méditerranée : Sarkozy défend son projet à Tunis

Alain Barluet
02/05/2008 |
Le président Ben Ali accueille le couple présidentiel lundi à son arrivée en Tunisie. AFP/Kovarik
Le président Ben Ali accueille le couple présidentiel lundi à son arrivée en Tunisie. AFP/Kovarik Crédits photo : AFP

Le président de la République, accompagné de son épouse, effectue une visite d'État de quarante-huit heures à Tunis.

Après le Maroc et l'Algérie, l'an dernier, Nicolas Sarkozy revient en Tunisie où il n'était passé qu'en coup de vent. La visite d'État de quarante-huit heures qu'il commence aujourd'hui lui donnera le temps d'évoquer avec son hôte tunisien tous les thèmes d'une relation très dense avec, au premier chef, l'Union pour la Méditerranée. Le président de la République doit notamment y consacrer l'essentiel du discours qu'il prononcera mercredi devant les étudiants de l'Institut national des sciences appliquées et des technologies de Tunis. C'est également dans la capitale tunisienne que pourrait être installé le futur secrétariat de l'Union pour la Méditerranée qui sera officiellement lancé au sommet de Paris, le 13 juillet prochain. Un ancrage qui s'explique sans nul doute par la relation privilégiée, «apaisée», dit-on à Paris, qui prévaut entre la France et la Tunisie. Celle-ci avait positivement et promptement accueilli le grand chantier méditerranéen de Nicolas Sarkozy, a fortiori s'il consacre un partenariat sur un pied d'égalité entre les deux rives de la Méditerranée, ce que n'est pas parvenu à accomplir le processus de Barcelone. À Tunis, le chef de l'État, qui a envoyé en précurseur son conseiller spécial Henri Guaino, la semaine dernière, devra donc rassurer ses interlocuteurs qui ne veulent pas entendre parler d'une «resucée» de Barcelone, selon le mot d'une source diplomatique. «Il faut que notre partenariat soit le fruit d'un véritable dialogue Nord-Sud et non un concept imposé au Sud par le Nord», a plaidé hier Nicolas Sarkozy, dans une interview à la presse tunisienne.

Autre thème phare, l'immigration qui fera l'objet d'un accord de «gestion concertée» signé par Brice Hortefeux. Après le Sénégal, le Congo, le Gabon et le Bénin, la Tunisie sera le premier pays du Maghreb à passer avec Paris un tel contrat destiné à faciliter l'accès de l'Hexagone aux immigrés qualifiés. Une piste appréciable pour un pays où le chômage des jeunes diplômes pèse lourdement sur l'économie.

 

La question des droits de l'homme

Des contrats sont également en vue. Accompagné d'une centaine de patrons, Nicolas Sarkozy s'efforcera de conforter la place de la France au premier rang des partenaires économiques de la Tunisie. Dans le nucléaire civil, un accord-cadre sera paraphé offrant à la Tunisie un accès à la haute technologie française, comme cela a été le cas avec la Libye, le Maroc ou l'Algérie. La fourniture de réacteurs nucléaires pourrait suivre… Mais pas avant une quinzaine ou une vingtaine d'années. À plus court terme, Airbus devrait faire affaire avec Tunis Air qui veut renouveler sa flotte, soit une trentaine d'appareils. En concurrence avec Siemens, Alstom est sur les rangs pour la construction d'une centrale électrique.

Nicolas Sarkozy ne manquera pas de croiser la question des droits de l'homme dont les militants attendent de lui un «geste fort». Rama Yade sera du voyage «pour évoquer un certain nombre de dossiers». Un terrain délicat sur lequel Paris veut poursuivre un «dialogue confiant» sans provoquer de crispation par des sorties publiques.

piqué sur /www.lefigaro.fr/international - 02/05/2008

 

21:16 | Lien permanent | Commentaires (0) |

03/09/2009

Tu ne Tasera point ? Mais si...

Le Conseil d'Etat a annulé, mercredi 2 septembre, le décret du ministère de l'intérieur de septembre 2008 autorisant le pistolet à impulsions électriques Taser pour les policiers municipaux, sans cependant remettre en cause le principe même de l'emploi de cette arme. (Le Monde).

L'association Raidh (Réseau d'alerte et d'intervention pour les droits de l'homme), qui mène campagne pour une régulation de l'usage des pistolets à impulsions électriques, avait saisi en septembre 2008 le Conseil d'Etat pour interdire l'utilisation du Taser par les policiers municipaux. Une utilisation autorisée par décret par Michèle Alliot-Marie, alors ministre de l'intérieur. Dans un communiqué, Amnesty International France (AIF) s'est également félicité de l'annulation du décret et "note avec satisfaction que le Conseil d'Etat précise qu'il ressort des pièces du dossier que 'l'emploi du PIE (pistolets à impulsion électrique) comporte des dangers sérieux pour la santé [et] que ces dangers sont susceptibles de provoquer directement ou indirectement la mort'". Selon l'association RAIDH, 11 communes ont équipé leur policiers municipaux de Taser tandis que l'importateur du Taser chiffre le nombre de villes concernées à "moins d'une cinquantaine."

 


Le Taser loin d'être remis en cause

Par Pauline de Saint Remy

Le Taser loin d'être remis en cause

Le Conseil d'État n'a limité que légèrement le champ d'utilisation du Taser © JEAN-PIERRE MULLER / AFP

Le pistolet à impulsions électriques, le fameux Taser, est plus que jamais en vigueur dans la police nationale. Le Conseil d'État n'a fait que limiter légèrement le champ de son utilisation, mercredi, en décidant de ne l'interdire qu'aux agents de la police municipale, soit une quarantaine d'armes sur les plus de 4.000 utilisées en France, notamment par la police nationale.



Le Taser pas remis en cause
AFP
02/09/2009

Le Conseil d'Etat n'a pas remis en cause le "principe d'utilisation du Taser", a commenté le député Eric Ciotti, secrétaire national de l'UMP à la sécurité et rapporteur de la "loi d'orientation et de programmation pour la performance de sécurité intérieure" (Loppsi 2), après l'annulation d'un décret autorisant les policiers municipaux à utiliser cette arme.

Eric Ciotti, qui préside le conseil général des Alpes-Maritimes, exhorte le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux à prendre un "nouveau décret qui tienne compte des remarques formulées par le Conseil d'Etat", afin de pouvoir étendre aussi l'usage du Taser à la police municipale.


09:17 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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