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22/07/2011

Drones : il n'y a pas de petits profits pour Serge Dassault (vendeur de matériel pour clients qui s'en servent)

 

http://cache.20minutes.fr/img/photos/20mn/2009-06/2009-06-08/article_DASSAULT.jpg

Serge, représentant en matériaux divers et variés (la photo ne fait pas partie de l'article)

 

Le ministère de la Défense a annoncé être entré en « négociations » avec le groupe Dassault, constructeur de l´avion de combat Rafale, pour acquérir de nouveaux drones de surveillance moyenne altitude-longue endurance (MALE).

Dassault Aviation propose une version francisée [mais qu'est ce que celà veux bien pouvoir dire ?] de l´appareil sans pilote israélien Heron TP, en coopération avec la société Israël Aerospace Industries (IAI). Le contrat n´ayant pas encore été signé, aucun détail n´a été fourni à ce stade sur le nombre d´appareils envisagé ou le prix.

L´annonce du gouvernement constitue une victoire pour le groupe français, qui l´emporte ainsi face au drone américain Reaper, de General Atomics, et au groupe européen EADS, qui proposait une version modernisée de son Harfang actuellement utilisé par l´armée française.

L´armée de l´air ne dispose pour l´heure que de quatre exemplaires de l´Harfang, déjà construit sur la base d´une plateforme israélienne et utilisé par exemple en Afghanistan pour la surveillance de villages ou l´escorte de convois.

La délicate décision sur un nouveau contrat pour leur succéder était attendue depuis des mois. Elle avait tardé à être finalisée, du fait notamment des changements successifs de ministres de la Défense.

Elle ouvre aussi la voie au développement de la prochaine génération d´appareils à la fin de la décennie, qui devront cette fois s´affranchir du savoir-faire israélien. « Cette acquisition remplacera le système de drones actuellement utilisé par les armées, en attendant l´entrée en service, à l´horizon 2020, d´une nouvelle génération d´appareils, développée dans le cadre d´un accord de coopération franco-britannique signé en novembre 2010 », a expliqué hier le ministre de la Défense, Gérard Longuet.

En attendant, le développement d´un drone d´ici trois ans par Dassault impliquera « plusieurs entreprises françaises, au travers d´activités de haute valeur ajoutée, générant emplois et transferts de savoir-faire sur le territoire national », a ajouté M. Longuet. Le fabricant du Rafale devrait ainsi notamment travailler avec le groupe d´électronique Thales, dont il détient près de 26 % du capital.

piqué au tas sur l'alsace.fr - 22/07/2011

 

Pour Serge, il n'y a qu'un seul et vrai problème : les socialistes !

"Les riches c'est fait pour être très riche et les pauvres, très pauvre"

11:29 | Lien permanent | Commentaires (0) |

29/09/2010

Menace d'attaques terroriste en europe pendant que l'Otan déclenche son opération «Frappe du dragon» en Afghanistan

Attaques terroristes planifiées contre Grande-Bretagne, France et Allemagne

LONDRES — L'annonce de la découverte d'un complot lié à al-Qaïda prévoyant des attaques en Grande-Bretagne, France et Allemagne, attribuée à des services de renseignements occidentaux, était largement reprise mercredi par les médias anglo-saxons, sans confirmation immédiate des gouvernements concernés.

Des attaques simultanées, du style du raid sanglant contre un hôtel de Bombay en Inde en 2008, étaient prévues à Londres et dans de grandes villes françaises et allemandes, mais le projet était à un stade préliminaire, selon les chaînes britanniques Sky News et la BBC qui citent des sources internes aux services de renseignements.

Les autorités des trois pays cités n'ont pas confirmé l'existence de ce complot et n'ont pas annoncé mercredi de relèvement du niveau d'alerte lié au terrorisme international....

piqué sur www.google.com - (AFP) - 29/09/2010

 

Afghanistan : l'Otan déclenche son opération «Frappe du dragon»

Un soldat américain évacué, victime d'une explosion sur une route dans la province de Kandahar, le 27 septembre 2010.
Un soldat américain évacué, victime d'une explosion sur une route dans la province de Kandahar, le 27 septembre 2010.
Erik de Castro / Reuters
Par RFI

L'offensive de l'Otan autour de Kandahar dans le sud de l'Afghanistan, initialement prévue au printemps, a enfin commencé. L'organisation atlantique attendait l'arrivée des renforts américains promis par le président Obama. L’objectif de cette bataille est de couper les talibans de la population pachtoune. Une bataille qui prend place dans un cadre plus vaste et qui comporte plusieurs phases.

Avec notre correspondant à Kaboul, Luc Mathieu

Cette opération baptisée « Frappe du dragon » vise à reprendre le contrôle de trois districts situés à la périphérie de Kandahar. Une offensive simultanée pour éviter que les talibans ne s'enfuient et se regroupent dans une zone épargnée par les combats.

L'opération se déroule en quatre phases. Des forces spéciales américaines vont d'abord tenter de tuer ou capturer les commandants talibans locaux. Les soldats afghans et de l'Otan ratisseront ensuite les trois districts pour éliminer les poches de résistance. Cette phase devrait durer plusieurs mois. Les soldats devront désamorcer des centaines de mines artisanales posées par les talibans.

Une opération lancée dans la discrétion par l'Otan

Le gouvernement afghan tentera ensuite de rétablir son autorité sur la zone en déployant 900 policiers. La dernière phase sera celle du développement. Des projets de construction de puits, d'hôpitaux et d'écoles seront lancés. L'Otan espère convaincre la population qu'elle n'a pas intérêt à soutenir les talibans.

L'Otan n'a annoncé cette opération que vingt-quatre heures après son démarrage. L'hiver dernier, une vaste offensive visant le district de Marjah, dans la province voisine du Helmand, avait été dévoilée plusieurs semaines avant son déclenchement. Une manière de prévenir les populations civiles pour qu'elles puissent s'échapper avant le début des combats.

Mais les talibans en avaient eux-aussi profité pour s'enfuir ou se fondre parmi les habitants. Ils sont depuis revenus. Et ils continuent de harceler les forces de l'Otan en montant des embuscades et surtout, en posant des mines artisanales.

piqué sur www.rfi.fr/asie-pacifique - 28/09/2010

 

http://paperforgood.files.wordpress.com/2010/08/pakistan_flood_big.jpg

Insurgés Pakistanais préparant leur voiture suicide

14:37 | Lien permanent | Commentaires (0) |

03/06/2010

Banlieues, drones, hélicoptères et le fantasme sécuritaire...


Drones, dirigeables et camions 4 X 4 dans les banlieues
Comment intervenir en toute sécurité dans les banlieues chaudes ? La question est au cœur des préoccupations policières, mais aussi des pompiers, qui ont imaginé, avec plus ou moins de succès, une série de parades.

Discrets drones.
A l’instar des forces spéciales en Afghanistan, la police dispose depuis trois ans de drones. Baptisés Elsa (engin léger de surveillance aérienne), ces engins quasiment invisibles et silencieux, pèsent 1 kg, se déplacent à 70 km/h et sont équipés de caméras fonctionnant tant de jour que de nuit, avec des images transmises en direct au sol. Elsa n’aurait pas été testée en banlieue parisienne, les survols des drones étant interdit en zone urbaine par crainte d’accident. En revanche, deux avions de petite taille, avec pilote, ont bien fait des essais en Seine-Saint-Denis, munis de caméras embarquées. Un autre appareil a été testé à Strasbourg lors d’une nuit de Saint-Sylvestre, habituellement chaude dans la ville alsacienne.

Vidéosurveillance aérienne.
Long de 75 m et dotés d’une batterie de caméras sophistiquées, ce Zeppelin a fait son apparition au-dessus de Paris en juin 2005. Officiellement, il s’agissait, selon la Préfecture de Police, de surveiller la circulation routière ou les manifestations. Mais les caméras sont surtout capables de lire des plaques d’immatriculation à plus de 300 mètres d’altitude. C’est d’ailleurs l’utilisation qui en est faite par l’armée israélienne au-dessus de Gaza. Problème, l’engin n’est ni discret ni bon marché. Son exploitation coûte même particulièrement cher : 3.500 € de l’heure. L’expérience n’a pas été poursuivie.

Camions spéciaux feux de forêt.
Fatiguée des embuscades et des camions dégradés à répétition, la brigade des sapeurs-pompiers de Paris y réfléchissait depuis les émeutes de 2005. Elle a franchi le pas. Depuis l’hiver, trois casernes du 93 sont équipées de camions 4 X 4 jusque-là réservés aux feux de forêt ou aux terrains particulièrement accidentés. Un test qui pourrait se généraliser à toutes les casernes intervenant en zone sensible. Ces impressionnants engins avec pare-buffle peuvent s’extraire facilement des situations délicates en franchissant trottoirs et pareterres. Ils peuvent aussi actionner un puissant canon à eau sans que les pompiers aient à quitter l’habitacle.

 

 

Banlieues - Des hélicos pour traquer les bandes
Démanteler les points hauts, prendre plus vite à revers les fauteurs de troubles, tel est le but de nouvelles tactiques d’intervention actuellement mises en place dans les CRS.

A la fin du mois de mai, dans l’ensemble des 61 CRS, les hommes des SPI (sections de protection et d’intervention) auront été entraînés aux interventions héliportées. Certes, comme le confie Hubert Weigel, le directeur central des CRS au ministère de l’Intérieur, « ces nouvelles tactiques ont aussi été imaginées par rapport aux importants services d’ordre qui seront mis en place dans certains points du territoire français, à l’occasion de manifestations telles que les réunions du G8 et du G20, en 2011… ». Mais, un officier de CRS confie qu’il ne faut pas « se cacher derrière son petit doigt : cette formation est surtout destinée à contrer les éruptions de violences urbaines, comme celles par lesquelles nous nous sommes laissés surprendre, voire déborder, à Villiers-le-Bel (Val-d’Oise), par exemple… ». M. Weigel le confirme volontiers : « C’est dans un souci tactique que nous avons imaginé ces nouvelles formes d’intervention. »

D’autres mesures seront d’ailleurs mises en place, parallèlement, dans 6 des 7 zones de défense du pays (Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Metz et Rennes), telle la mise à disposition des forces de maintien de l’ordre de canons lanceurs d’eau et de systèmes de grilles autoportées. Paris dispose de ces matériels depuis longtemps.

Guérilla urbaine

Dans le cas précis des émeutes qui secouent parfois les cités sensibles, l’expérience a permis de comprendre que, non seulement les émeutiers bombardaient les policiers depuis les toits des tours ou des immeubles les plus hauts, mais que c’est là qu’ils amassaient leurs réserves de projectiles : boules de pétanque, parpaings, pierres, cocktails Molotov, barres de fer, pièces de mobilier. « Tout ce qui peut aider les forces de maintien de l’ordre civiles à s’adapter aux nouvelles formes de guérilla urbaine est, de notre point de vue, bon à prendre, constate Eric Mildenberger du syndicat de police Alliance. Reste que quelques points doivent être analysés au plus près, dont le coût de telles opérations et la sécurité des personnels. »

Hubert Weigel souligne que c’est aussi dans le cadre de la réduction des moyens, imposée à l’ensemble des directions de la police nationale que ces nouvelles méthodes ont été mises en place. « Mais, avec des heures de vol qui coûtent chacune de 2.500 à 35.00 euros, on peut s’interroger sur les économies réalisées », se demande un brigadier – major de l’est de la France. Mais, c’est surtout la sécurité des personnels qui pose question aux différents intervenants, dont les pilotes de la sécurité civile. « Se poser au milieu d’une avenue, pour lâcher une douzaine de nos collègues d’une SPI qui doivent effectuer une tenaille, ne nous pose pas problème. Survoler la terrasse d’une tour, à quelques mètres de hauteur, pour débarquer des gars bardés de matériel, comme leurs boucliers, est plus pointu. Il suffit qu’un de ces boucliers s’envole dans les pales d’un appareil pour que celui-ci ne soit plus contrôlable. Il faut savoir que, lorsque nous transportons des CRS – montagnards qui doivent former une colonne de secours – tout leur matériel est attaché. Les skis sont fixés les uns aux autres, pour justement éviter que l’un d’entre eux soit projeté dans les pales. A contrario, compte tenu du déplacement d’air, un policier qui débarquera sur un toit avec son bouclier, en le tenant fermement pour ne pas qu’il endommage l’aéronef, peut être lui-même entraîné dans le vide. »

C’est justement pour imaginer toutes les situations, même les plus périlleuses, que les entraînements ont commencées voici plusieurs semaines. Reste l’impact psychologique de telles opérations. « Hormis pour du simple transport de personnels, la dernière fois que des hélicoptères ont été mis tactiquement à la disposition des CRS, c’était en Algérie », se souvient un policier retraité. Et même s’il s’agissait officiellement d’opérations de maintien de l’ordre, c’est bien d’une guerre qu’il s’agissait…

 

Piqué au tas sur fRance-Soir - édition en ligne du 14/05/2010

 

agents_cyclistes_d'île-de-France.jpg

Pneu vélo Michelin, le meilleur, le moins cher !

22:46 | Lien permanent | Commentaires (0) |

24/11/2009

L'OTAN à la recherche de fournisseurs de drones...dans le cadre de l'initiative du Partenariat pour la paix (PPP) et pour les bons profits des industriels marchands de canons...

Parmi les entreprises travaillant avec l'OTAN, quatre sont alsaciennes. Les marchés proposés par l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord sont nombreux mais peu connus.


...Pourtant l'accès aux informations concernant les marchés de l'OTAN est dévoilé sur un site Internet. C'est l'Agence OTAN d'entretien et d'approvisionnement (NAMSA) qui est chargée de cette tâche en étant est la principale agence de gestion du soutien logistique de l’OTAN.

Sa mission consiste essentiellement à assister les pays de l'OTAN en organisant l'achat et l'approvisionnement communs de rechanges, ainsi que la fourniture des services d'entretien et de réparation nécessaires au soutien de différents systèmes d'arme composant leur parc de matériels.

Pour répondre aux offres il suffit de s'inscrire à partir d'un formulaire également disponible sur le portail.

Dans le contexte actuel cette information se révèle intéressante, peu d'entreprises répondent aux appels d'offres, pourtant l'OTAN n'a pas une réputation de mauvais payeur, au contraire. Aujourd'hui il n'y a que 4 entreprises alsaciennes travaillant avec l'OTAN.

Flying robotsParmi les sociétés s'affichant comme fournisseur de l'OTAN, Flying Robots une société basée à Illkirch qui fabrique des drones, des avions sans pilote qui peuvent être utilisés dans des opérations diverses : militaires, d'observations ou encore sanitaires.

Le portail propose non seulement des appels d'offres dans de nombreux domaines, pas forcément "pointus" ou Hi Tech, mais encore des offres d'emplois dans de nombreux corps de métiers.

Pour information : le prochain sommet de l'OTAN aura lieu à Strasbourg et Baden-Baden en avril prochain et devrait voir la venue de 27 chefs d'Etats parmi lesquels le président Barack Obama.

http://www.e-alsace.net/index.php/smallnews/get?newsId=530

 

Flying Robots racheté par Reims Aviation

Le 30 avril 2008 par Redaction L'Usine Nouvelle

droneDR

Le spécialiste de l'avion de surveillance étend son portefeuille avec le rachat de Flying Robot, un concepteur de drone sans pilote.

Marché de niche s'il en est, l'aviation de surveillance est appelée à s'étendre. Du moins si l'on en croit Châu Hoang-Naudin, la présidente du directoire de Reims Aviation. L'avionneur réalise, avec le rachat de Flying Robot, une opération de croissance externe destinée à muscler son portefeuille. « Flying Robot et Reims Aviation sont positionnés sur une clientèle dont les missions sont similaires, et cette base de clientèle est très complémentaire », explique Châu Hoang-Naudin qui précise, « avec ce rachat, nous pouvons jouer sur un effet de gamme sur le segment de la surveillance et proposer un portefeuille plus étendu à nos clients. »

Outre le fameux F406, un avion bâti sur une base de Cesna, la gamme se voit donc enrichie par le drone à aile souple autopiloté, le FR101. Conçu par Flying Robot, ce modèle à décollage et atterrissage automatique, peut voler jusqu'à 80 km/h sur une distance de 800 kilomètres en emportant 250 kilos de charge utile.

Tout comme le F406, ce drone possède des caractéristiques séduisantes pour assurer les missions de surveillance, scientifiques ou de communications. Il peut aussi assurer des missions de secours avec largage de charges. Dans ce cadre, le FR120 participe au programme  « Aviation sans frontières », avec des missions de largage de médicaments en Afrique. Pour les missions de surveillance, Flying Robot a signé un contrat avec la Chine et gagné un appel d'offres européen avec Dassault pour la surveillance des frontières.

 

Access. Un GIE pour capter les marchés européens de la défense

2 octobre 2009

Créé en septembre, ce Groupement d'intérêt économique permettra d'apporter une réponse complète aux appels d'offres européens.

Les sociétés Euro Ops (Colmar), Flying Robots (Illkirch) et Avancis (Strasbourg) se sont réunies pour créer Access, un GIE destiné à capter les marchés européens de la défense et de la gestion de crise. Évoluant sur des secteurs différents (respectivement logistique, plateformes aériennes avec ou sans pilote et constructions modulaires), leur objectif est d'apporter des réponses globales aux demandes de l'Agence européenne de défense (AED). «Offrir un package complet doit nous donner plus de chances de remporter les marchés», témoigne Michel Lallement, P-dg de Flying Robots. À terme, ce GIE, basé à Meyenheim, devrait compter une centaine de sociétés, pas exclusivement alsaciennes. Cette annonce intervient alors que l'Agence européenne de défense (dépendant de l'UE) présentait à Colmar les opportunités de marchés offertes aux PME alsaciennes, répondant à l'invitation d'Alsace International. «Nous devons démythifier l'Union européenne et l'AED», explique Gérard Heckel, chef de projet externalisation à l'AED. Un chantier essentiel dans la mesure où les États membres ont de plus en plus tendance à externaliser, lors de leurs opérations, tout ce qui n'est pas leur coeur de métier (logistique camp, nourriture, surveillance aérienne...). Des services qui peuvent représenter jusqu'à 50% du coût des opérations. «Nous avons des besoins importants dans des secteurs comme la gestion de plateformes (aéroports...), le transport routier ou aérien, la surveillance aérienne et maritime...», détaille le responsable. Des appels d'offres sont en cours dans l'informatique, les hélicoptères, le pétrole ou encore la mise à disposition de voitures blindées légères.

http://www.lejournaldesentreprises.com/editions/67/actualite/poles/access-un-gie-pour-capter-les-marches-europeens-de-la-defense-02-10-2009-79032.php

 

Comment vendre « une grosse caisse qui vole »

Patron de Flying Robots, la jeune entreprise d’Illkirch — soutenue par le conseil régional — qui a conçu des drones un peu particuliers, Michel Lallemant a multiplié les contacts à la recherche de clients privés ou publics, à Almaty, puis à Astana où la délégation devait rencontrer le vice-ministre de la Défense. Mercredi, il avait rendez-vous avec le dirigeant de l’Institut d’écologie appliquée, à Almaty, qui s’est révélé être une société privée, spécialisée dans l’évaluation des conséquences pour l’environnement des forages pétroliers de la Mer Caspienne.

Vous avez dit drone ? « C’est un outil aérien, une grosse caisse avec 1 m 2 d’espace et 250 kg de charge utile qu’on peut équiper de radars, de sonars et de capteurs. Au lieu de rouler sur terre, il vole », a-t-il expliqué à ses interlocuteurs, visiblement surpris de découvrir cette drôle de machine avec une aile de parapente. Il précise que les enregistrements vidéo ainsi que les données de vol sont stockés à bord et transmis à la station sol qui les analyse et les interprète.

Dans des zones polluées

Michel Lallemant — qui en a vendu deux exemplaires, un en France via l’Otan et l’autre en Asie — ne se laisse pas démonter. Il montre des images d’un vol de son robot, à 80 km/h, insistant sur la possibilité de l’utiliser dans des zones polluées, et surtout sur son faible coût, à l’achat et horaire. Néanmoins, le prix annoncé, maintenance comprise, a semblé surprendre ses interlocuteurs. L’entrepreneur alsacien a rétorqué en citant les prix exorbitants pour une PME des « vrais » drones, allant jusqu’à proposer un test. Mais le Kazakhstanais n’a pas saisi la balle au bond, évoquant la crise…

Il en faudrait davantage pour décourager Michel Lallemant. Celui-ci doit placer quelques-unes de ses machines pour donner une bouffée d’oxygène à sa société qui emploie 15 collaborateurs, dont une dizaine d’ingénieurs.

À moyen terme, il compte développer un autre projet qui lui tient à cœur : celui d’un téléporteur qui pourrait emporter une tonne de produits dans des régions difficiles d’accès, dépendantes de l’aide humanitaire. « Plusieurs entreprises alsaciennes seraient prêtes à participer à une cellule de crise de premiers secours ou de première reconstruction, un domaine dans lequel la France est absente », assure-t-il, en évoquant la possibilité de localiser cette société sur la base de Meyenheim.

http://www.lalsace.fr/fr/region/alsace/article/2146887,208/Comment-vendre-une-grosse-caisse-qui-vole.html


La police nationale, plus précisément le Ministère de l’Intérieur, a fait une nouvelle acquisition pour lutter contre la délinquance, être témoin de certains délits et identifier éventuellement des criminels ou des émeutiers le Ce drone du nom de Elsa, qui va intégrer les rangs des forces de l’ordre en décembre prochain. Michèle Alliot-Marie a pu découvrir ce drone, à Milipol, le salon de la sécurité intérieure, qui a eu lieu a Paris du 9 au 12 octobre 2008.
L’état major de la direction centrale de la sécurité publique française (DCSP) a présenté à Saint-Cyr-au-Mont-d’Or, le drone « avions sans pilote », de la police nationale qui a été baptisé Elsa (Engin Léger pour la Surveillance Aérienne). Il s’agit bien entendu d’un avion miniature d’un peu plus de 1kilo qui a une envergure d’1,5 mètre et qui possède une autonomie de vol de 40 minutes. Il peut atteindre la vitesse de 70 km/heure et voler jusqu'à 500 mètres d'altitude, mais la réglementation le limite à 150 mètres maximum.
Son coût est d’environ 10000 euros par unité. Le drone est déjà largement utilisé en ville en Grande Bretagne, aux Etats-Unis, en Belgique.
Patrick Guyonneau du Cabinet du ministre de l’intérieur explique, je le cite : « Les drones vont servir dans plusieurs types de missions : d’une part, ils pourront nous aider à préparer et sécuriser les interventions. Par exemple, dans le cas d’une prise d’otages, les drones permettront de savoir où se trouvent précisément les otages ou, si des forcenés sont retranchés, de les localiser avec exactitude. L’autre utilisation résidera, lors d’une manifestation par exemple, à en suivre le déroulement, à localiser des casseurs à garder une trace des délits ». Encore en phase expérimentale, ce drone policier n’a été officiellement utilisé jusqu’à présent, qu’à deux reprises, à Villiers-le-Bel et Strasbourg. A savoir que plus de 250 entreprises fabriquent des drones dans une cinquantaine de pays à travers le monde.

http://www.web-libre.org/breves/lutter-contre-la-delinquance,3242.html

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Drones: révélations sur les projets de la police

http://www.mediapart.fr/journal/france/150408/drones-revelations-sur-les-projets-de-la-police

Thierry Delville, 43 ans, est un peu le monsieur drones de la police nationale. Ancien policier de Seine-Saint Denis, il est aujourd’hui le patron du Service des technologies de la sécurité intérieure. Le genre à avoir le vent en poupe, depuis que Michèle Alliot-Marie a avancé dans un document interne qu’elle voulait « une police technique et scientifique de masse, au service des victimes de la délinquance quotidienne».

 

Le travail de Delville, c’est justement ça : expérimenter toutes les technologies possibles. Faire de la police ce que TF1 voudrait en montrer, des experts. Injecter du numérique, du digital, de l’informatique, entre le sang et les menottes. Changer de culture, carrément : passer du culte de l’aveu à celui de la preuve. Avec lui, on va causer enquête assistée par ordinateur, fichiers, ADN, traçabilité, bornes, lecture automatisée de plaques d’immatriculation, reporting, main courante informatisée.

 

 

Thierry Delville est accueillant. Il fait faire le tour de son bureau, pas mécontent, et on le comprend, de sa vue imprenable. Son bureau est rue Nélaton, l’ancienne place forte de la DST. Tout en haut, face à la tour Eiffel. Alors, bien sûr, on parle de ça, d’abord. Des airs. Et des drones, la grande affaire depuis deux ans, dans le sillage des émeutes en banlieue de 2005.

 

Oui ou non, la police française a-t-elle expérimenté ces avions sans pilote dans le ciel de la Seine-Saint-Denis, certains soirs chauds (14 juillet, 31 décembre), comme on le dit, comme on le répète, comme on l’assure ? Et si oui, dans quel but ? Avec quels résultats ?

 

La réponse, il ne la livre pas tout de suite, Thierry Delville. Il faut aller la chercher – un peu. Mais quand elle arrive, elle est franche, nette et sans appel : c’est non. Ce n’est pas tant que l’envie ne soit pas là, mais il y a trop de problèmes techniques, trop de risques, d’incertitudes, selon lui. Et quelques interdits réglementaires, aussi. Pour l’instant.

 

Résumé des propos de Thierry Delville : La police a besoin d’une troisième dimension. Les drones, silencieux, légers, type Elsa (Engin léger de surveillance aérienne), sont destinés à des opérations type GIGN/RAID, pour sécuriser des zones ou surveiller des foules. Refuse de parler de logique de guerre. Craint la chute accidentelle des drones sur les foules. S’interroge sur l’apport d’un parachute. Assure que les photos, prises par les appareils fixés sous les drones, sont exploitables. Reconnaît que deux avions avec pilote, et munis de boules optroniques, ont survolé la Seine-St Denis à plusieurs occasions et aussi le ciel de Strasbourg. Affirme qu’aucun drone n’a survolé la Seine-St-Denis. Déclare que les expérimentations actuelles se font dans des zones très peu habitées. «Tout simplement parce qu’on a pas le droit d’utiliser des drones au-dessus d’une zone urbanisée. »

suite sur médiapart

 

 

 

 

Fondée en 1958, l'Agence OTAN d'entretien et d'approvisionnement (NAMSA) est la principale agence de gestion du soutien logistique de l’OTAN.

 

Sa mission consiste essentiellement à assister les pays de l'OTAN en organisant l'achat et l'approvisionnement communs de rechanges, ainsi que la fourniture des services d'entretien et de réparation nécessaires au soutien de différents systèmes d'arme composant leur parc de matériels. Cette assistance peut être fournie chaque fois que deux ou plusieurs pays exploitant le même système ont pris la décision délibérée de recourir aux moyens de soutien de la NAMSA.

 

Les activités de la NAMSA sont menées sous le contrôle de l'Organisation OTAN d'entretien et d'approvisionnement (NAMSO), composée de 27 pays de l'OTAN et formée dans le but d'assurer à ces pays, individuellement et collectivement, un soutien logistique d'une efficacité maximale au moindre coût. Par l'intermédiaire d'un Comité de direction, le NAMSO définit, pour la NAMSA, des orientations en matière de politique générale et contrôle la mise en oeuvre de cette politique.

 

L'Agence travaille dans les principaux domaines suivants :

 

* Approvisionnement

* Maintenance

* Achats

* Gestion des contrats

* Soutien technique et en ingénierie

 

La plupart de ces services logistiques sont sous-traités à l'industrie et l'Agence a pour rôle principal de regrouper les besoins des pays, de centraliser les activités de gestion logistique, de faire jouer la concurrence internationale, et de contrôler le coût et la qualité des services fournis aux clients.

 

De nombreux pays de l'OTAN voient des avantages dans une collaboration avec d'autres membres de l'Alliance, surtout lorsque cette démarche s'avère plus rentable qu'un soutien de leurs matériels assuré à titre individuel. L'objectif de la NAMSA est de veiller à ce que les clients bénéficient du meilleur soutien logistique possible afin de garantir la disponibilité opérationnelle de leurs divers systèmes d'arme et de matériel.

 

La NAMSA assure également un soutien au titre du Système OTAN de codification (SOC), ainsi que dans un domaine en expansion : celui de la coopération logistique en ligne via Internet (gestion, cession, mise en commun et achats de matériels). Ces dernières années ont vu s'accroître la participation de l'Agence au soutien logistique en appui d'opérations de l'OTAN et de forces armées d'États membres du NAMSO projetées sur le terrain. La NAMSA a également joué un rôle pilote dans plusieurs projets de démilitarisation visant à détruire des mines terrestres anti-personnel, des munitions conventionnelles et des armes légères. Plusieurs accords ont été passés pour que la NAMSA assure le soutien de pays non membres de l'OTAN dans le cadre de l'initiative du Partenariat pour la paix (PPP).

 

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(drone à Falluja photo Ashley Gilbertson-Dexter Filkins)

 

 

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17/07/2009

De Giat Industrie à NEXTER, ou comment passer du char Leclerc au canon Caesar...transporté par Boeing...en attendant l'Airbus A 400 M...

Depuis un an, «Giat-Industries» est devenu «Nexter». Le groupe est spécialisé dans la fabrication d’armement. Son président, Luc Vigneron, présentera les résultats 2007 et les perspectives 2008 au mois de février mais il a déjà indiqué aux journalistes que l’année 2008 serait une «année charnière». En effet, le programme Leclerc s’achève tandis que les

programmes Caesar (canon sur camion) et VBCI (véhicule blindé de combat d’infanterie) démarrent. Il a également précisé que le plan de reclassement des personnels débuté en 2004 sera bien achevé fin 2007.

La Nouvelle République (B. Besson) - 22 décembre 2007






French army seeks Tiger enhancements for Afghan debut

The French army is conducting a series of urgent modifications to its Eurocopter Tiger HAP attack helicopters, in advance of receiving an order to deploy the type operationally for the first time, to Afghanistan.

"We are waiting for formal initial operational capability status, and for a decision from the Joint Staff to deploy," says Lt Col Jean-Baptiste Pouret, the army's Tiger programme manager.

Enhancements to be made ahead of a combat deployment include the addition of improved air particle separators, rotor blade protection and secure communications equipment.

The aircraft will also receive additional ballistic protection for its pilots, a digital mission data recorder and combat external fuel tanks. The army has assessed but rejected adapting the Tiger's ferry tanks for the latter requirement, and is now seeking an off-the-shelf solution, says Pouret.

Environmental training for the Afghanistan deployment has already been conducted in Djibouti and in the French Alps at altitudes up to 5,000ft (1,520m), and the service has developed an immediate extraction technique that could see a downed pilot rescued by sitting on one of the Tiger's main wheels.

 

Eurocopter
© Eurocopter

Procedures to transport the Tiger in the Dassault-Breguet C160 Transall and Lockheed Martin C-130 have also been validated, and are being finalised for Antonov's An-124.

Separately, the army in January conducted a test campaign using six MBDA Mistral air-to-air missiles fired from Tigers against drone targets.

While declining to speculate on when a detachment could begin, Pouret suggests "the decision-makers could be encouraged by Le Bourget", referring to June's Paris air show. "The [French] land forces are waiting impatiently for it," he adds.

Speaking at IQPC's Military Helicopter conference in London, Pouret said the army will require technical assistance from deployed Eurocopter personnel, for example during the repair of damage caused by small arms fire.

France has logged more than 5,250 flight hours with its first 19 of 40 HAP-configured Tigers, based in Pau, Valence and at a joint French/German training school in Le Luc. The type had been expected to receive initial operational capability clearance in April, with full operational status to follow by late 2010, says Pouret.

Only four of France's current Tigers are in the Standard 1 configuration, which incorporates more than 270 modifications from the first Step 1 aircraft, delivered from April 2005. Its 15 older examples will be retrofitted to the operational configuration.

Eurocopter is meanwhile expected to perform the first flight of a multirole Tiger HAD for France in June using more powerful MTRI MTR390-E engines. The aircraft - the first of 40 on order for the French army - will begin firing trials with Lockheed's AGM-114 Hellfire air-to-surface missile from September, says Pouret.

Spain's army will also receive 24 6.6t Tiger HADs, including an interim batch of six HAP-configured aircraft that will later be modified to the enhanced standard.

 

 

 

 

lephil

16/05/09 à 13:29

Une batterie de Caesar du 11e régiment d’artillerie de marine de la Lande d’Ouée va être déployée en Kapisa.

Le 3e Rima de Vannes prêt pour l'Afghanistan.

Les 650 marsouins de la 9e brigade légère blindée de marine, dont les régiments sont basés dans l'ouest et qui se préparent à quitter la France pour l'est de l'Afghanistan, vont recevoir des sérieux appuis. Outre des hélicoptères de combat Tigre, quatre canons de 155 mm seront déployés dans une base avancée (FOB ou Forward base) de la province de Kapisa.

caesar.jpgCes Caesar proviennent du 11e régiment d'artillerie de marine de la Lande d'Ouée (Ille-et-Vilaine). Ce régiment devait initialement déployer une section de mortiers de 120 mm et 50 hommes. Quatre canons et un petit renfort vont s'ajouter au premier contingent dont le départ aura lieu entre le 27 mai et le 6 juin.

450 hommes du 3e Rima

Au 11e Rama, la discrétion est de rigueur. Mais il semble que les Caesar, que le régiment vient tout juste de percevoir, soient en passe d'être équipés de kits de protection. Cet envoi de canons sur un théâtre d'opérations extérieures est le premier du 11e Rama depuis 1991, le régiment rennais n'ayant déployé, depuis la guerre du Golfe, que ses mortiers de 120.

Le bataillon français de Kapisa est articulé en juin autour de trois compagnies de combat du 3e Rima de Vannes et renforcé par des sapeurs d'Angers et des bigors du 11e Rama. Il disposera, à compter de la mi-juillet, "d'une allonge et d'une puissance de feu exceptionnelles".

Aérotransportable, le Caesar a une portée de 40 km. L'armée française a en acheté 72 exemplaires de canon monté sur un châssis de camion.

Par ailleurs, une trentaine de soldats du 11e Rama vont quitter la France le samedi 16 mai. Ils n'intégreront pas le bataillon français de Kapisa mais les OMLT (les équipes de liaison et de formation) qui encadrent des unités de l'armée nationale afghane.

Source du texte : OUEST-FRANCE

11:38 Publié dans Afghanistan, Armées, France, Otan

 

 

vendredi 15 mai 2009

Des canons bretons bientôt en Afghanistan

DR.
: DR.

Une batterie de Caesar du 11e régiment d’artillerie de marine de la Lande d’Ouée va être déployée en Kapisa.

Le 3e Rima de Vannes prêt pour l'Afghanistan
Les 650 marsouins de la 9e brigade légère blindée de marine, dont les régiments sont basés dans l'ouest et qui se préparent à quitter la France pour l’est de l’Afghanistan, vont recevoir des sérieux appuis. Outre des hélicoptères de combat Tigre, quatre canons de 155 mm seront déployés dans une base avancée (FOB ou Forward base) de la province de Kapisa.

Ces Caesar proviennent du 11e régiment d’artillerie de marine de la Lande d’Ouée (Ille-et-Vilaine). Ce régiment devait initialement déployer une section de mortiers de 120 mm et 50 hommes. Quatre canons et un petit renfort vont s’ajouter au premier contingent dont le départ aura lieu entre le 27 mai et le 6 juin.

450 hommes du 3e Rima

Au 11e Rama, la discrétion est de rigueur. Mais il semble que les Caesar, que le régiment vient tout juste de percevoir, soient en passe d’être équipés de kits de protection. Cet envoi de canons sur un théâtre d’opérations extérieures est le premier du 11e Rama depuis 1991, le régiment rennais n’ayant déployé, depuis la guerre du Golfe, que ses mortiers de 120.

Le bataillon français de Kapisa est articulé en juin autour de trois compagnies de combat du 3e Rima de Vannes et renforcé par des sapeurs d’Angers et des bigors du 11e Rama. Il disposera, à compter de la mi-juillet, « d’une allonge et d’une puissance de feu exceptionnelles ».

Aérotransportable, le Caesar a une portée de 40 km. L’armée française a en acheté 72 exemplaires de canon monté sur un châssis de camion.

Par ailleurs, une trentaine de soldats du 11e Rama vont quitter la France le samedi 16 mai. Ils n’intégreront pas le bataillon français de Kapisa mais les OMLT (les équipes de liaison et de formation) qui encadrent des unités de l’armée nationale afghane.

 

sur blog en novembre 2008:

 

http://www.ttu.fr/francais/Articles/equipementspourl.html

Le nouvel hélicoptère de combat Tigre (Eurocopter) devrait faire ses premières armes sur le théâtre afghan dès mars 2009. Bien que le lieu ne soit pas encore décidé, il pourrait être engagé dans le sud du pays, dans la province d'Uruzgan. C'est en effet à Tarin Kowt que sont engagées les forces australiennes, qui devraient aussi envoyer leur hélicoptères Tigre dès que possible.
La mutualisation du soutien devrait être un argument de poids, tandis que les Apaches hollandais sont très sollicités. Des OMLT français opèrent depuis plusieurs mois depuis la base hollandaise.

2009 devrait être une année d'engagement d'important nouveaux matériels pour l'armée française. Les forces, qui réceptionnent nombre de nouvelles plateformes et systèmes d'armes depuis quelques temps (Canon Caesar, hélicoptère de combat Tigre, drones SIDM, blindés VBCI, véhicule PVP...), vont en déployer un certain nombre en soutien des unités engagées en Afghanistan.

En mars 2009, l’armée de terre espère pouvoir déployer trois Tigre Step One en Afghanistan, soit à Kaboul, soit à Kandahar, soit dans la province d'Uruzgan. Les experts de l’Alat rappellent qu’un tel déploiement nécessite une composante soutien optimale. Voilure tournante très manœuvrante, le Tigre pourra également faire de la reconnaissance, voire de l’ouverture de route, le pilote ne devant jamais rester plus de dix secondes en ligne droite. Les Britanniques, qui disposent de 68 Apache, ne peuvent en déployer que 10 en Afghanistan en raison des coûts de formation et de maintenance. Il serait donc intéressant de mettre en commun la maintenance de certaines pièces avec le Tigre Australien, y compris dans sa version ARH (Armed Reconnaissance Helicopter), qui pourrait être déployé en Uruzgan (Tarin-Kowt) avec les forces. Pour le Tigre, dont la version HAP se décline en trois variantes qui induisent un suivi de la configuration particulièrement complexe, il s’agira de son premier baptême du feu. Il a déjà été commandé à 80 exemplaires par l’Allemagne et à 80 exemplaires par la France.

Prévu pour l’été 2009, quatre systèmes Caesar avec la munition Eurenco devraient arriver en Afghanistan. Il s'agit du deuxième théâtre d'opération pour le canon de 155 mm de Nexter Industries. Après le calme du Liban, le Caesar devrait prouver ses véritables capacitées dans le chaudron afghan.

Autre sujet de débat sur l’Afghanistan : l’intérêt du lance-roquettes unitaire (LRU). Arme d’ultra-précision (sub-décamétrique) avec une portée pouvant monter jusqu'à 100 kilomètres, le LRU a un temps de réaction et de mise en place extrêmement court. Sur le sujet, le débat opposerait l’armée de terre à l’armée de l’air, cette dernière souhaitant conserver l’ensemble des outils de ciblage au service des troupes au sol. Le LRU est réalisé en coopération entre Lockheed Martin et MBDA.

Enfin, déjà annoncé ici, une quarantaine de PVP de Panhard devrait rejoindre le théâtre afghan. Ainsi que le véhicule Buffalo, déjà arrivé en France.

En revanche, le déploiement du VBCI fait débat en raison de la taille de l’engin par rapport aux missions et au terrain encaissé (risque permanent d’écroulement de route, accotements instables...). La question du VBCI, voire du Leclerc, aurait été différente si le dispositif était engagé dans une zone moins escarpée. 

Côté drones

Outre les systèmes de drones tactiques Drac et SDTi (huit engagés), le SIDM (système intérimaire de drones de moyenne altitude longue endurance) est d'ors et déjà sous pli. Il arrivera en Afghanistan, en principe, en décembre pour prendre ses quartiers à Bagram. Mis en œuvre par l’armée de l’air, le drone était à l’origine prévu pour des missions de surveillance au-dessus du territoire français. Devenu une capacité Opex, le SIDM nécessite du rechange et un soutien supplémentaire. Or, le général Abrial aurait affiché son agacement devant la torpeur de la DGA, qui n’aurait toujours pas signé le contrat de mise en place Opex du SIDM. Sans compter certains soucis dans la préparation pour l’intégration du système avec ceux des Alliés. Au plan des systèmes d’informations et de communications, auquel le SIDM n’est pas intégré, des dysfonctionnements auraient été relevés. Le SIDM est un système de drones, mobile, d’architecture modulaire (trois véhicules aériens équipés de charges utiles et pilotés par un segment sol modulaire), capable d’assurer des missions de surveillance et de reconnaissance, des missions de désignation d’objectif et des missions d’illumination laser de cibles. Le contrat de réalisation et de soutien du système a été notifié durant l’été 2001 à EADS (maître d’œuvre industriel) en partenariat avec l’israélien IAI.

Dans le contexte d’urgence, et malgré les avancées du SDTi (Sperwer de Sagem), il est intéressant de noter que la DGA a demandé l’ensemble des fiches techniques des drones américains pour d’éventuels achats sur étagère. Selon la revue américaine Defence News, la DGA regarderait aussi les solutions britanniques en matière de drones (plateforme Hermès 450...)





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13/04/2009

vente drones israël russie


La nouvelle est capitale et elle en cache une autre...

Pour le premier contrat militaire entre les deux pays Israël a donc vendu un nombre indéterminé de drones à la Russie. Ces petits avions sans pilote, armés ou non, mais souvent lestés d'une caméra vidéo, sont indispensables pour observer sans danger le terrain de l'ennemi. Au-dessus de l'Irak ou de la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan - sans oublier les territoires palestiniens, où l'armée israélienne a perfectionné sa technologie - leur utilisation est de plus en plus répandue. Or les généraux russes ont été impressionnés, semble-t-il, durant la guerre d'août 2008 avec la Géorgie, par la qualité des drones que les autorités de Tbilissi avaient acquis auprès d'Israël.

Selon le quotidien israélien Haaretz, l'Etat juif aurait accepté de vendre ses drones à la Russie car celle-ci a bien voulu renoncer à livrer à l'Iran des systèmes de missiles antiaériens de type S-300. Cette arme intéressait beaucoup les dirigeants de Téhéran car elle serait utile en cas d'attaque aérienne (israélienne, par exemple) contre les installations nucléaires iraniennes. Les S-300 sont capables d'atteindre un avion à 30 km de hauteur, et leur portée est de 150 km.

Mais la nature particulière de la vente ajoute du piment à l'affaire. En confirmant la signature du contrat, vendredi 10 avril, le vice-ministre russe de la Défense, Vladimir Popovkine, a cru bon de souligner que son pays n’achetait pas ces drones "pour faire la guerre (...) L’essentiel est d’en tester les possibilités".

En tester les possibilités? Les dépêches en anglais sont plus explicites: l'objectif de Moscou est "d'étudier" les appareils israéliens afin "d'aider" à "améliorer" les drones russes. Ces derniers datent des années 1970-1980 et ne correspondent pas aux exigences modernes.

En clair, Israël autorise la Russie à copier sa technologie ou, à tout le moins, à s'en inspirer. Et Moscou le reconnaît ouvertement.

L'un et l'autre font une bonne opération. Israël a obtenu que les fameux S-300 ne soient pas livrés à l'Iran. Et la Russie, deuxième marchand d'armes du monde derière les Etats-Unis, s'est offert les moyens d'un bond techologique de taille, pour un montant évalé par les médias russes à 50 millions de dollars. Un vrai cadeau, dans ce domaine. Enfin et surtout, la Russie accroît ainsi l'isolement de l'Iran, son principal concurrent sur le marché du gaz. Et dire qu'il a été question, en 2006, d'un partenariat stratégique entre les deux pays...

Pour Israël comme pour la Russie, cela ne fait aucun doute: ce premier contrat militaire est bel et bien "gagnant, gagnant"!

Article rédigé par M. Epstein

drone malat-450.jpg

En 2008 déjà :

MOSCOU - La Russie négocie l'achat de drones de reconnaissance israéliens, a annoncé mardi le chef d'état-major russe Nikolaï Makarov, confirmant les informations du quotidien Kommersant, qui assure

que Moscou veut parer à une faiblesse relevée durant

la guerre en Géorgie.

"Il est question d'acheter à l'essai un lot de drones israéliens", a déclaré

le général Makarov, cité par l'agence russe Interfax.

"Si notre industrie est incapable de produire rapidement les drones

dont nous avons besoin, alors c'est aussi possible que nous achetions en Israël un premier lot", a-t-il ajouté.

Dans son édition de mardi Kommersant avait révélé que le général

Vladimir Popovkine s'était rendu dans l'Etat hébreux fin novembre pour

des pourparlers à ce sujet avec le ministère israélien de la Défense et

la société produisant ces drones, Israël Aerospace Industries (IAI).

Kommersant, citant un responsable de l'industrie militaire russe,

assure qu'"un contrat pour la production de drones sera

certainement attribué à IAI".

Et selon un responsable du ministère israélien de la Défense, la décision

a déjà "été prise au plus haut niveau, mais l'avenir du contrat fait

toujours l'objet de négociations".

Kommersant indique que la presse israélienne estime le contrat à entre

10 et 12 millions de dollars (7,3-8,7 millions d'euros), mais le

quotidien russe juge que le prix pourrait finalement être beaucoup

plus élevé.

Les experts militaires estiment que la Russie manque cruellement de

drones efficaces et qu'elle s'en est rendue compte lors de la guerre

en Géorgie.

Tbilissi a utilisé largement ce type d'armement, acheté en I

sraël, notamment lors d'une attaque qui blessa le commandant des

troupes russes dans le Caucase, le général Anatoli Khroulev,

faisait remarquer après la guerre l'analyste militaire russe Pavel

Felgenhauer.

"Nos militaires n'avaient pas de drones efficaces lors de l'invasion

de la Géorgie, c'est une situation qu'il faut changer", notait

M. Felgenhauer, qui écrit pour le journal russe Novaïa Gazeta.

Kommersant juge pour sa part que l'armée russe "travaillait presque

en aveugle" en Géorgie.

"En comparaison avec le matériel analogue étranger, nos drones ne sont

pas d'hier mais d'avant-hier. Le plus célèbre, le Pchela-1, a été

développé dans les années 1980", relève dans Kommersant

Denis Fedoutinov, le rédacteur en chef du site spécialisée UAV.ru.

Selon Kommersant, c'est la perspective de la signature d'un contrat

pour l'achat de drones qui a conduit Moscou à ne pas critiquer Israël

pour ses ventes d'armes à la Géorgie, alors que la Russie s'en était

prise vertement à l'Ukraine.

(©AFP / 16 décembre 2008 11h16) http://lessakele.over-blog.fr/article-25871018.html

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MOSCOU, 13 mai - RIA Novosti. L'Abkhazie (république autoproclamée sur le territoire géorgien) invite l'Organisation des Nations Unies (ONU) évaluer objectivement les vols de drones géorgiens au-dessus de son territoire, a déclaré mardi le ministre abkhaz des Affaires étrangères Sergueï Chamba.

"Notre confiance à l'égard des médiateurs, notamment de l'ONU, sera rétablie s'ils répondent à plusieurs questions. Ils doivent d'abord exprimer leur position à l'égard des vols des drones et commenter les informations selon lesquelles ils étaient au courant", a indiqué M.Chamba après la destruction de deux autres drones au-dessus de l'Abkhazie le 12 mai qui porte à sept le nombre des drones Hermes-450 géorgiens détruits par la DCA abkhaze depuis début mars (un le 18 mars, un autre le 20 avril, deux le 4 mai dernier, un le 8 mai et deux le 12 mai) dans la zone du conflit abkhazo-géorgien.

L'Abkhazie fera confiance à l'ONU si cette organisation adopte une position objective dans le conflit abkhazo-géorgien et explique si les ententes abkhazo-géorgiennes permettent aux drones géorgiens de survoler le territoire abkhaz, a ajouté le ministre.

L'ONU n'a pas évalué objectivement les actions de la Géorgie, de l'avis de M.Chamba. "Il s'agit des vols aériens, mais aussi de l'introduction des troupes géorgiennes dans les gorges du Kodori qui déstabilise la situation", a-t-il précisé. Le 23 avril dernier, le Conseil de sécurité de l'ONU a examiné la situation en Abkhazie. Toutefois, aucune résolution n'a été adoptée.

Les drones Hermes 450 fabriqués par la société israélienne Silver Arrow sont destinés à effectuer des missions de surveillance, de patrouille, de reconnaissance et d'assistance au tir. L'utilisation de matériaux composites rend les Hermes 450 peu repérables par les radars. Le 22 avril dernier, le président géorgien Mikhaïl Saakachvili a annoncé au New York Times que la Géorgie avait acheté 40 drones.

L'ancienne république autonome d'Abkhazie a proclamé son indépendance envers la Géorgie après la chute de l'URSS en 1991. Des affrontements meurtriers ont opposé les Abkhazes aux forces militaires géorgiennes à partir de 1992 et n'ont cessé qu'après l'intervention d'une force collective de maintien de la paix constituée de soldats russes en vertu d'une décision spéciale de la Communauté des États indépendants (CEI). Les négociations entre la Géorgie, qui offre une large autonomie à Soukhoumi, et la république autoproclamée d'Abkhazie, qui réclame la reconnaissance internationale de son indépendance à l'égard de Tbilissi, ont été interrompues en 2006.

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drones 2.JPG

 

 

 

 

 

Le Hermes 450 du constructeur aéronautique israelien Elbit Systems est un drone de taille moyenne de type MALE (Medium Altitude Long Endurance)

Il peut voler pendant 20 heures pour des missions de reconnaissance, de surveillance et de relais de communications.

Le Hermes 450 a été utilisé par le Département de la Défense américain dans le cadre du Joint Unmanned Aerial Vehicles Test and Evaluation Program [1] . Deux modèles ont été testés par le controle des frontières U.S. en 2004. Il sert de base au projet britannique du Watchkeeper WK450 qui a démarré en juillet 2005 avec la société Thales

L'armée de l'air israélienne (Heyl Ha Avir) utilise des drones a partir de la base aérienne de Palmachin située au sud de Tel Aviv. Elle a transformé des Hermes 450 en drones de combat les équipant de 2 missiles antichar AGM-114 Hellfire ou selon certaines sources, de missiles israéliens. Si leur usage intensif en version drones de combat a été rapporté par des sources concordantes durant le conflit israélo-libanais de 2006, la Heyl Ha Avir n'a, y compris durant la guerre de Gaza 2008-2009, ni confirmé, ni infirmé cette utilisation.

Des Hermes 450 ont aussi été commandés par la Croatie, Singapour, la Géorgie. Un Hermes 450 géorgien en mission d'observation a été abattu par un MiG-29 russe le 18 mars 2008.

Un article du Figaro, datant du 6 juin 2008, nous apprend que les ministères de la Défense français et espagnol ont été démarchés par un "consortium européen" d’industriels en aéronautique composé par Dassault Industrie, Thales et Indra.

D’après cet article : « Cette offre pragmatique et très compétitive permettrait aux deux pays, qui ont les mêmes besoins opérationnels, de s’équiper chacun, à très court terme, d’un système de drones longue endurance de surveillance de théâtre. Les premiers systèmes pourraient être opérationnels dès 2012 ».

Ces drones s’appuient sur la conception du HERON TP. Ce projet date de 2002, comme en témoigne le rapport n° 215 du Sénat du 22 février 2006 : "Le Système EuroMALE : la DGA a émis envers EADS un appel d’offre pour les études de conception du futur système de drones MALE, de réalisation d’un système de démonstration, d’évaluation d’une solution technique, ainsi que de la préparation du stade de réalisation du programme le 24 février 2005. Cet appel d’offre s’inscrit dans le cadre du programme MALE, lancé par la DGA fin 2002, dont il constitue le stade de conception. Une estimation du coût global du système futur sur une hypothèse de fourniture de 40 drones en Europe a été demandée. La configuration de référence du programme EuroMALE le situe dans la classe des deux milliards d’euros. Le montant final dépendra de la configuration agréée entre les nations participantes".

Dans une logique de modernisation de l’armée, "Le Livre blanc préconise aussi une utilisation accrue des drones (avions sans pilote) pour les missions de surveillance et de drones armés, en complément des avions de combat" (La Tribune). Il y a donc bien une rupture de doctrine au sein du ministère de la Défense, déjà annoncée dans le rapport du Sénat : "Le lancement de ce projet a constitué une rupture avec la doctrine antérieure du ministère français de la Défense, qui considérait ces engins trop coûteux pour notre pays : c’est pourquoi ce projet ne figure pas dans la loi de programmation militaire 2003/2008".

La page semble donc belle est bien tournée. La logique de guerre est aux mains des entreprises technologiques. En choisissant l’option de l’observation "sans risque", le choix d’équiper les armées européennes de ces nouveaux matériels vont définitivement sceller la politique d’intervention dans les futurs théâtres d’opération, comme nous l’indique cette phrase tirée du rapport du Sénat : "il semble probable que ces engins seront utilisés en complémentarité des avions pilotés, pour effectuer des missions de suppression des défenses ennemies et d’attaque sur des cibles très défendues, lors des combats brefs, mais de haute intensité qui caractérisent les affrontements militaires actuels, et à venir. Ils facilitent l’évaluation des dommages infligés à l’ennemi".

Le principe d’une intervention "propre" ne nécessitant pas l’exposition de personnel terrestre "au contact direct" de l’adversaire peut faire passer celle-ci, par un rapide raccourci, à un "progrès". Mais cela reste une guerre. De là à faire mentir l’adage "Si vis pacem Parbellum"... il n’y a qu’un pas que ceux qui oseront toujours tout franchissent allègrement.

Il semblerait que l’utilisation des drones ne soit pas réservée exclusivement aux théâtres d’opérations extérieurs. En cas de "crise majeure" (terme utilisé dans le Livre blanc), ils auraient aussi un rôle à jouer.


Lien article Figaro
Lien Rapport Sénat
Lien La Tribune

Lien article Drone sur Agoravox

Lien HERON TP

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