Avertir le modérateur

21/07/2012

Création d’un site de ressources contre la répression

La répression c’est la pression et la violence que le pouvoir applique contre tou-te-s celles/eux qui décident de se taper des règles imposées.

Elle essaie de dis­sua­der, faire peur, empê­cher, isoler, enfer­mer et punir à la fois. La répres­sion sert autant contre les indé­si­ra­bles, que contre ceux et celles qui se révol­tent, que pour main­te­nir le désé­qui­li­bre des riches­ses et du pou­voir.

Quand les keufs, qui assas­si­nent régu­liè­re­ment, exi­gent la pré­somp­tion de légi­time défense. Quand les camé­ras de vidéo sur­veillance pous­sent comme des cham­pi­gnons. Quand la police et la jus­tice sont en train de connec­ter leurs fichiers infor­ma­ti­ques avec leurs potes dans tous l’Europe et avec les “col­lè­gues” du sec­teur privé. Quand la déla­tion devient un devoir citoyen for­ma­lisé. Quand de plus en plus de gens se trou­vent face à la jus­tice parce que leur ADN “a bipé”. Quand il suffit d’un préfet pour se trou­ver enfermé en psy­chia­trie. Quand on vit dans une société dépo­li­ti­sée ou il parait dif­fi­cile de trou­ver un chemin entre le pétage de plomb indi­vi­duel et les asso­cia­tions syn­di­ca­les/citoyen­nes….

…on trouve qu’il est bien temps de s’orga­ni­ser plus sérieu­se­ment contre la répres­sion. Ce site veut en faire une partie. La partie qui devrait nous per­met­tre de com­mu­ni­quer et s’infor­mer sur nos pra­ti­ques aussi que celles des keufs, sur les évolutions léga­les, sur les procès à venir, de par­ta­ger des réflexions, des comp­tes rendus aussi que des ana­ly­ses et des res­sour­ces. On n’est pas là pour reven­di­quer nos droits, mais pour mieux connaî­tre notre ennemi, pour avan­cer la soli­da­rité et pour par­ta­ger nos stra­té­gies.

On a l’impres­sion que trop sou­vent on porte notre far­deau juri­di­que tou-te-s seul-e-s, même quand on a des allié-e-s tout pro­ches. Beaucoup de gens ne com­mu­ni­quent pas quand ils/elles ont à faire avec la police ou la jus­tice. Cette iso­le­ment ne fait qu’aider la répres­sion. Nous vou­lons vous inci­ter à poster vos expé­rien­ces ici, ainsi que vos dates de procès, vos ana­ly­ses et res­sour­ces.

On cons­tate qu’il y a déjà beau­coup à lire sur inter­net mais que les res­sour­ces se trou­vent enter­rées dans les fils de publi­ca­tion sur Indymedia, que celles qui exis­tent sur papier n’arri­vent sou­vent pas sur inter­net, que les infos sont dis­per­sées. Ceci nous a donné envie de créer un plate-forme pour tout cen­tra­li­ser. On veut bien publier une liste des cais­ses de soli­da­rité exis­tan­tes, ainsi que les pré­cé­dents judi­ciai­res qui peu­vent nous aider à nous défen­dre. Le but c’est de per­met­tre de faire des recher­ches bien poin­tues dans les archi­ves à partir des fil­tres.

pierre par pierre veut être un outil pour tous qui assis­tent à l’anti-répres­sion.

Adresse : jqi­ho7­je6x­ty4­ne4.onion (visi­ter avec tor brow­ser ou tails ― ins­truc­tions tech­ni­ques en bas)

On vous invite tou-te-s à vous infor­mer ici, et aussi à contri­buer. Le site accepte que des contri­bu­tions ano­ny­mes, mais ils seront vali­dées par un-e modé­rat-eur-rice avant publi­ca­tion. Veuillez patien­ter si on est pas tout de suite dis­po­ni­ble. Le site se dirige plutôt vers les infos qua­li­ta­ti­ves et dura­bles que vers les nou­vel­les d’urgence.

Le site est actuel­le­ment très jeune et un nombre d’outils néces­sai­res ne sont pas encore fonc­tion­nels. Le tra­vail effec­tué a été foca­lisé sur la visua­li­sa­tion des arti­cles, sur la publi­ca­tion ouverte et sur la sécu­rité. Il n’y pas encore des outils de recher­che avan­cés, d’outils de modi­fi­ca­tion ano­ny­mes des arti­cles exis­tants. Ces outils sont indis­pen­sa­ble et sont en pro­duc­tion.


Tor est un réseau qui a pour but de per­met­tre à ses uti­li­sa­teurs de navi­guer sur inter­net d’une manière plus ano­nyme. (bien expli­qué, en anglais - https://www.tor­pro­ject.org/about/over­view.html) Il consiste d’un logi­ciel qui tourne sur l’ordi­na­teur de l’uti­li­sa­teur et qui fait des connec­tions cryp­tées à tra­vers au moins trois ordi­na­teurs dans des pays dif­fé­rents pour rendre dif­fi­cile l’iden­ti­fi­ca­tion.

Le site pierre par pierre est un ser­vice caché par tor. Cette méthode d’héber­ge­ment permet aux sites qui l’uti­li­sent de cacher leur empla­ce­ment, et de donner un point de rendez-vous à votre ser­veur Tor pour com­mu­ni­quer. Pour contac­ter ce point de rendez-vous, votre ser­veur Tor ainsi que celui du site en ques­tion uti­li­sent tous les deux un chemin qui passe par trois autres ser­veurs Tor et cryp­tent leur com­mu­ni­ca­tion entre eux deux.

La consé­quence est par ailleurs que ce n’est pour le moment pas pos­si­ble de visi­ter le site sans le logi­ciel tor. Celui-ci vient dans deux for­mats pra­ti­ques :

- Tor brow­ser bundle - est un fire­fox équipé avec tor -https://www.tor­pro­ject.org/down­load/down­load-easy.html.en
- Tails - un sys­tème live qui ne permet pas seu­le­ment de connec­ter à inter­net avec tor, mais aussi de tra­vailler sur un ordi­na­teur sans y lais­ser des traces - https://tails.boum.org/index.fr.html

 

via http://rebellyon.info

 

18:54 | Lien permanent | Commentaires (0) |

23/03/2012

France : Remise en question de la constitutionnalité du fichage ADN

La troisième audience du procès de Xavier Renou pour refus de prélèvement ADN fut la plus courte de toutes. La juge de Senlis a reconnu le caractère pertinent des 4 Questions Prioritaires de Constitutionnalité déposées par le porte-parole du collectif des Désobéissants. Elles seront donc toutes transmises à la Cour de Cassation, afin que celle-ci les transmette à son tour au Conseil Constitutionnel. Là, une audience publique et contradictoire devra être organisée, où sera débattu pour la première fois le fichage génétique des militants, et, au-delà, de l’ensemble de la population.
Aux précédences audiences du procès de la désobéissance civile contre les prélèvements d’ADN, à Senlis, près de Paris, la généticienne Catherine Bourgain (INSERM) avait apporté la preuve du caractère « codant » des segments d’ADN prélevés par la police. Des travaux de recherche récents montrent en effet que le Fichier des Empreintes Génétiques (FNAEG) permet ainsi de connaître les origines géographiques (donc avec une forte probabilité la couleur de peau) et diverses caractéristiques intimes (comme les prédispositions à certaines maladies). Le gouvernement avait pourtant prétendu le contraire. Le rapporteur de la loi de Sécurité intérieure, avait affirmé en 2003 aux députés réunis pour voter cette loi : « Si à partir d’une empreinte génétique inscrite dans le Fnaeg, vous essayez d’obtenir la moindre information sur la personne – état de santé, métabolisme, couleur des cheveux, des yeux, de la peau, etc. – vous ne le pourrez pas, parce que ces empreintes sont non codantes. C’est totalement impossible. »
30.000 Français entrent chaque mois dans le FNAEG. Depuis 2003, plus de 2 millions de Français ont fait l’objet d’un prélèvement ADN, en garde-à-vue (donc alors qu’elles étaient encore présumées innocentes) ou après une condamnation, même bénigne ou strictement politique (de désobéissance civile).

via secours rouge

17:10 | Lien permanent | Commentaires (0) |

04/04/2010

Grenoble l’association Antigone perquisitionnée par la gendarmerie

 

Grenoble :  l’association Antigone perquisitionnée par la gendarmerie

 

Communiqué de presse du samedi 3 avril 2010 L’association Antigone perquisitionnée par la gendarmerie

Le mercredi 9 décembre 2009, l’association Antigone (1) a subi une perquisition de la gendarmerie dont les motifs implicites restent encore aujourd’hui obscurs. Nous entendons par le présent communiqué en informer la presse et dénoncer ces pratiques.

Le mercredi 9 décembre 2009, les membres du bureau de l’association Antigone (présidente, trésorier, ex-trésorière et ex-secrétaire) ont subi une perquisition à leurs domiciles respectifs. La gendarmerie de Grenoble, qui opérait, a également perquisitionné le même jour les locaux de l’association au 22 rue des Violettes, à Grenoble. Ces perquisitions simultanées ont duré entre trois et six heures.

Le prétexte à cette intrusion policière ? Une plainte pour "injures et diffamation" déposée par deux journalistes du Dauphiné Libéré. L’objet incriminé : deux articles anonymes postés sur Indymédia Grenoble (2) au mois de mai 2008 à propos de manifestations lycéennes. Les journalistes en question ont considéré que les propos tenus dans cet article portaient atteinte à leur intégrité. Nous laissons chacun-e en juger (3). En tout cas le procureur de la République en a été convaincu, et c’est pourquoi il a déclenché une enquête.

Quel lien entre Antigone et cette affaire ? Les enquêteurs de la gendarmerie, mandatés par une commission rogatoire émise par un-e juge d’instruction grenoblois-e, sont partis à la recherche du « responsable » du site Indymédia sur lequel ces articles ont été publiés. Faisant chou blanc dans leurs investigations auprès des hébergeurs, ils se sont dirigés vers un certain nombre d’individus et de groupes grenoblois publiant régulièrement sur Indymédia ou censés être en lien étroit avec. Apparemment, ils se sont mis à ratisser large, et le fait que des soirées d’Antigone ont déjà été annoncées sur Indymédia a visiblement suffi pour que nous nous retrouvions sur leur liste !

Le but officiel de cette perquisition était donc d’obtenir de nous des noms. Pour ce faire nous avons évidemment eu droit à toute la panoplie du genre : questions « gentilles », puis plus pressantes ; tentatives d’intimidation ; copie des disques durs des ordinateurs et des cartes sim des téléphones portables ; fouilles dans nos documents (relatifs à l’association… ou non !), saisie de carnets d’adresses…

Nous avons attendu la fin de la commission rogatoire pour parler de cette affaire : ce moment est venu.

Nous ne saurons peut-être jamais si ce motif officiel était le motif réel, mais il nous a semblé absurde. Absurde d’aller déployer autant de moyens policiers (personnes et matériel) pour une affaire aussi mineure. Absurde d’aller perquisitionner chez des militant-es associatifs aussi éloignés du sujet de la plainte, et qui n’avaient strictement aucune information à apporter à l’enquête. Absurde enfin d’y passer des heures, et d’emporter une telle masse d’informations (personnelles ou en lien avec l’association), là encore sans aucun rapport avec l’enquête.

Même si sur la forme cette perquisition s’est déroulée dans le respect des règles, avec une relative courtoisie, sur le fond ce qu’elle révèle est très dur. Il nous semble évident qu’elle fait partie d’une volonté des autorités politiques, judiciaires et policières de mettre la pression sur les individu-es et les groupes qui résistent à leur pouvoir et à leur politique. On peut facilement imaginer que cette plainte a servi de prétexte pour nous montrer les dents, nous prouver qu’on nous a à l’œil, et pour glaner en passant des informations sur le milieu militant.

Nous ne céderons évidemment pas à ce type d’intimidation, et nous maintiendrons notre volonté de résister. Y compris face au Dauphiné Libéré, à cette presse et à ces journalistes serviles qui sont, comme le soulignaient les articles incriminés (et nous sommes à posteriori solidaires de leurs propos), non seulement les instruments mais aussi les acteurs de cet Etat autoritaire et ultra sécuritaire.

(1) Antigone est un café-bibliothèque-librairie associatif auto-géré situé au 22 rue des violettes à Grenoble, lieu d’accueil et de ressources pour les groupes, réseaux, collectifs, associations de Grenoble et d’ailleurs. On y organise des évènements politiques et des temps plus festifs dans le but d’agiter les esprits et les individus autour de pratiques politiques et artistiques.

http://www.bibliothequeantigone.org/

antigone at ouvaton.org

(2) Indymédia est un site d’information alternative ayant pour but de permettre la diffusion d’une information libre et autonome.

(3) Le lien vers ces articles : Article du 19 mai 2008

http://grenoble.indymedia.org/2008-...

http://grenoble.indymedia.org/2008-...

http://grenoble.indymedia.org/2008-...

20:40 | Lien permanent | Commentaires (0) |

15/02/2010

Anfass: une organisation de renseignements vous tient à l'oeil

13/02/2010

Sébastien SOUMAGNAS

«Devant l'augmentation de la délinquance (...), devant les risques (...) de terrorisme, l'Association Fraternelle des Anciens des Services de Sécurité (Anfass)» a créé une réserve citoyenne.

Voilà un an et demi que s'est créée l'Anfass, rassemblant des personnes de nationalité française dont «la mission est de participer à la défense, à la sécurité et à la justice de la France». Avec au premier rang de ses préoccupations la délinquance et le «terrorisme d'Al Caida (sic) et de l'ETA».

La plupart des personnes qui sont membre de l'Anfass sont des anciens combattants, des anciens militaires des services spéciaux, des renseignements, des policiers, des magistrats... Bref des gens du métier. Cela dit, quiconque peut postuler mais devra tout de même montrer «patte blanche». En effet, une enquête sera menée et un casier judiciaire vierge sera demandé.

Avec son siège social situé à Limoges, l'Anfass a pour ambition d'ouvrir une délégation dans chaque département. A l'heure actuelle, plus d'un tiers existe dont une délégation située à Urt. L'association tient tout de même à préciser qu'elle ne met pas en place une milice «car nous ne sommes pas armés» selon Mme Tarraso membre de l'association. Il s'agit d'un réseau d'information, basé sur l'observation. Les personnes adhérentes «participent à la défense de la Nation, à la prévention des conflits et à la protection de la population».

Chaque délégué départemental est la personne vers laquelle sont rapatriées les informations et elle est la seule habilitée à entrer en contact avec les Services Officiels (gendarmerie, police, RG...). Le délégué est aussi entouré d'avocats, magistrats et autres conseillers.

L'Anfass se veut «une des réponses au problème de la délinquance», qui fait appel à l'esprit civique. L'association se pose dans un «rôle préventif «, en s'appuyant sur «la vigilance».

Si elle se développe, peut-être aurez-vous la chance d'être «sauvé» par un voisin de l'Anfass...


lejpb logoslogan

17:45 | Lien permanent | Commentaires (0) |

24/11/2009

L'OTAN à la recherche de fournisseurs de drones...dans le cadre de l'initiative du Partenariat pour la paix (PPP) et pour les bons profits des industriels marchands de canons...

Parmi les entreprises travaillant avec l'OTAN, quatre sont alsaciennes. Les marchés proposés par l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord sont nombreux mais peu connus.


...Pourtant l'accès aux informations concernant les marchés de l'OTAN est dévoilé sur un site Internet. C'est l'Agence OTAN d'entretien et d'approvisionnement (NAMSA) qui est chargée de cette tâche en étant est la principale agence de gestion du soutien logistique de l’OTAN.

Sa mission consiste essentiellement à assister les pays de l'OTAN en organisant l'achat et l'approvisionnement communs de rechanges, ainsi que la fourniture des services d'entretien et de réparation nécessaires au soutien de différents systèmes d'arme composant leur parc de matériels.

Pour répondre aux offres il suffit de s'inscrire à partir d'un formulaire également disponible sur le portail.

Dans le contexte actuel cette information se révèle intéressante, peu d'entreprises répondent aux appels d'offres, pourtant l'OTAN n'a pas une réputation de mauvais payeur, au contraire. Aujourd'hui il n'y a que 4 entreprises alsaciennes travaillant avec l'OTAN.

Flying robotsParmi les sociétés s'affichant comme fournisseur de l'OTAN, Flying Robots une société basée à Illkirch qui fabrique des drones, des avions sans pilote qui peuvent être utilisés dans des opérations diverses : militaires, d'observations ou encore sanitaires.

Le portail propose non seulement des appels d'offres dans de nombreux domaines, pas forcément "pointus" ou Hi Tech, mais encore des offres d'emplois dans de nombreux corps de métiers.

Pour information : le prochain sommet de l'OTAN aura lieu à Strasbourg et Baden-Baden en avril prochain et devrait voir la venue de 27 chefs d'Etats parmi lesquels le président Barack Obama.

http://www.e-alsace.net/index.php/smallnews/get?newsId=530

 

Flying Robots racheté par Reims Aviation

Le 30 avril 2008 par Redaction L'Usine Nouvelle

droneDR

Le spécialiste de l'avion de surveillance étend son portefeuille avec le rachat de Flying Robot, un concepteur de drone sans pilote.

Marché de niche s'il en est, l'aviation de surveillance est appelée à s'étendre. Du moins si l'on en croit Châu Hoang-Naudin, la présidente du directoire de Reims Aviation. L'avionneur réalise, avec le rachat de Flying Robot, une opération de croissance externe destinée à muscler son portefeuille. « Flying Robot et Reims Aviation sont positionnés sur une clientèle dont les missions sont similaires, et cette base de clientèle est très complémentaire », explique Châu Hoang-Naudin qui précise, « avec ce rachat, nous pouvons jouer sur un effet de gamme sur le segment de la surveillance et proposer un portefeuille plus étendu à nos clients. »

Outre le fameux F406, un avion bâti sur une base de Cesna, la gamme se voit donc enrichie par le drone à aile souple autopiloté, le FR101. Conçu par Flying Robot, ce modèle à décollage et atterrissage automatique, peut voler jusqu'à 80 km/h sur une distance de 800 kilomètres en emportant 250 kilos de charge utile.

Tout comme le F406, ce drone possède des caractéristiques séduisantes pour assurer les missions de surveillance, scientifiques ou de communications. Il peut aussi assurer des missions de secours avec largage de charges. Dans ce cadre, le FR120 participe au programme  « Aviation sans frontières », avec des missions de largage de médicaments en Afrique. Pour les missions de surveillance, Flying Robot a signé un contrat avec la Chine et gagné un appel d'offres européen avec Dassault pour la surveillance des frontières.

 

Access. Un GIE pour capter les marchés européens de la défense

2 octobre 2009

Créé en septembre, ce Groupement d'intérêt économique permettra d'apporter une réponse complète aux appels d'offres européens.

Les sociétés Euro Ops (Colmar), Flying Robots (Illkirch) et Avancis (Strasbourg) se sont réunies pour créer Access, un GIE destiné à capter les marchés européens de la défense et de la gestion de crise. Évoluant sur des secteurs différents (respectivement logistique, plateformes aériennes avec ou sans pilote et constructions modulaires), leur objectif est d'apporter des réponses globales aux demandes de l'Agence européenne de défense (AED). «Offrir un package complet doit nous donner plus de chances de remporter les marchés», témoigne Michel Lallement, P-dg de Flying Robots. À terme, ce GIE, basé à Meyenheim, devrait compter une centaine de sociétés, pas exclusivement alsaciennes. Cette annonce intervient alors que l'Agence européenne de défense (dépendant de l'UE) présentait à Colmar les opportunités de marchés offertes aux PME alsaciennes, répondant à l'invitation d'Alsace International. «Nous devons démythifier l'Union européenne et l'AED», explique Gérard Heckel, chef de projet externalisation à l'AED. Un chantier essentiel dans la mesure où les États membres ont de plus en plus tendance à externaliser, lors de leurs opérations, tout ce qui n'est pas leur coeur de métier (logistique camp, nourriture, surveillance aérienne...). Des services qui peuvent représenter jusqu'à 50% du coût des opérations. «Nous avons des besoins importants dans des secteurs comme la gestion de plateformes (aéroports...), le transport routier ou aérien, la surveillance aérienne et maritime...», détaille le responsable. Des appels d'offres sont en cours dans l'informatique, les hélicoptères, le pétrole ou encore la mise à disposition de voitures blindées légères.

http://www.lejournaldesentreprises.com/editions/67/actualite/poles/access-un-gie-pour-capter-les-marches-europeens-de-la-defense-02-10-2009-79032.php

 

Comment vendre « une grosse caisse qui vole »

Patron de Flying Robots, la jeune entreprise d’Illkirch — soutenue par le conseil régional — qui a conçu des drones un peu particuliers, Michel Lallemant a multiplié les contacts à la recherche de clients privés ou publics, à Almaty, puis à Astana où la délégation devait rencontrer le vice-ministre de la Défense. Mercredi, il avait rendez-vous avec le dirigeant de l’Institut d’écologie appliquée, à Almaty, qui s’est révélé être une société privée, spécialisée dans l’évaluation des conséquences pour l’environnement des forages pétroliers de la Mer Caspienne.

Vous avez dit drone ? « C’est un outil aérien, une grosse caisse avec 1 m 2 d’espace et 250 kg de charge utile qu’on peut équiper de radars, de sonars et de capteurs. Au lieu de rouler sur terre, il vole », a-t-il expliqué à ses interlocuteurs, visiblement surpris de découvrir cette drôle de machine avec une aile de parapente. Il précise que les enregistrements vidéo ainsi que les données de vol sont stockés à bord et transmis à la station sol qui les analyse et les interprète.

Dans des zones polluées

Michel Lallemant — qui en a vendu deux exemplaires, un en France via l’Otan et l’autre en Asie — ne se laisse pas démonter. Il montre des images d’un vol de son robot, à 80 km/h, insistant sur la possibilité de l’utiliser dans des zones polluées, et surtout sur son faible coût, à l’achat et horaire. Néanmoins, le prix annoncé, maintenance comprise, a semblé surprendre ses interlocuteurs. L’entrepreneur alsacien a rétorqué en citant les prix exorbitants pour une PME des « vrais » drones, allant jusqu’à proposer un test. Mais le Kazakhstanais n’a pas saisi la balle au bond, évoquant la crise…

Il en faudrait davantage pour décourager Michel Lallemant. Celui-ci doit placer quelques-unes de ses machines pour donner une bouffée d’oxygène à sa société qui emploie 15 collaborateurs, dont une dizaine d’ingénieurs.

À moyen terme, il compte développer un autre projet qui lui tient à cœur : celui d’un téléporteur qui pourrait emporter une tonne de produits dans des régions difficiles d’accès, dépendantes de l’aide humanitaire. « Plusieurs entreprises alsaciennes seraient prêtes à participer à une cellule de crise de premiers secours ou de première reconstruction, un domaine dans lequel la France est absente », assure-t-il, en évoquant la possibilité de localiser cette société sur la base de Meyenheim.

http://www.lalsace.fr/fr/region/alsace/article/2146887,208/Comment-vendre-une-grosse-caisse-qui-vole.html


La police nationale, plus précisément le Ministère de l’Intérieur, a fait une nouvelle acquisition pour lutter contre la délinquance, être témoin de certains délits et identifier éventuellement des criminels ou des émeutiers le Ce drone du nom de Elsa, qui va intégrer les rangs des forces de l’ordre en décembre prochain. Michèle Alliot-Marie a pu découvrir ce drone, à Milipol, le salon de la sécurité intérieure, qui a eu lieu a Paris du 9 au 12 octobre 2008.
L’état major de la direction centrale de la sécurité publique française (DCSP) a présenté à Saint-Cyr-au-Mont-d’Or, le drone « avions sans pilote », de la police nationale qui a été baptisé Elsa (Engin Léger pour la Surveillance Aérienne). Il s’agit bien entendu d’un avion miniature d’un peu plus de 1kilo qui a une envergure d’1,5 mètre et qui possède une autonomie de vol de 40 minutes. Il peut atteindre la vitesse de 70 km/heure et voler jusqu'à 500 mètres d'altitude, mais la réglementation le limite à 150 mètres maximum.
Son coût est d’environ 10000 euros par unité. Le drone est déjà largement utilisé en ville en Grande Bretagne, aux Etats-Unis, en Belgique.
Patrick Guyonneau du Cabinet du ministre de l’intérieur explique, je le cite : « Les drones vont servir dans plusieurs types de missions : d’une part, ils pourront nous aider à préparer et sécuriser les interventions. Par exemple, dans le cas d’une prise d’otages, les drones permettront de savoir où se trouvent précisément les otages ou, si des forcenés sont retranchés, de les localiser avec exactitude. L’autre utilisation résidera, lors d’une manifestation par exemple, à en suivre le déroulement, à localiser des casseurs à garder une trace des délits ». Encore en phase expérimentale, ce drone policier n’a été officiellement utilisé jusqu’à présent, qu’à deux reprises, à Villiers-le-Bel et Strasbourg. A savoir que plus de 250 entreprises fabriquent des drones dans une cinquantaine de pays à travers le monde.

http://www.web-libre.org/breves/lutter-contre-la-delinquance,3242.html

Afficher l'image en taille réelle

Drones: révélations sur les projets de la police

http://www.mediapart.fr/journal/france/150408/drones-revelations-sur-les-projets-de-la-police

Thierry Delville, 43 ans, est un peu le monsieur drones de la police nationale. Ancien policier de Seine-Saint Denis, il est aujourd’hui le patron du Service des technologies de la sécurité intérieure. Le genre à avoir le vent en poupe, depuis que Michèle Alliot-Marie a avancé dans un document interne qu’elle voulait « une police technique et scientifique de masse, au service des victimes de la délinquance quotidienne».

 

Le travail de Delville, c’est justement ça : expérimenter toutes les technologies possibles. Faire de la police ce que TF1 voudrait en montrer, des experts. Injecter du numérique, du digital, de l’informatique, entre le sang et les menottes. Changer de culture, carrément : passer du culte de l’aveu à celui de la preuve. Avec lui, on va causer enquête assistée par ordinateur, fichiers, ADN, traçabilité, bornes, lecture automatisée de plaques d’immatriculation, reporting, main courante informatisée.

 

 

Thierry Delville est accueillant. Il fait faire le tour de son bureau, pas mécontent, et on le comprend, de sa vue imprenable. Son bureau est rue Nélaton, l’ancienne place forte de la DST. Tout en haut, face à la tour Eiffel. Alors, bien sûr, on parle de ça, d’abord. Des airs. Et des drones, la grande affaire depuis deux ans, dans le sillage des émeutes en banlieue de 2005.

 

Oui ou non, la police française a-t-elle expérimenté ces avions sans pilote dans le ciel de la Seine-Saint-Denis, certains soirs chauds (14 juillet, 31 décembre), comme on le dit, comme on le répète, comme on l’assure ? Et si oui, dans quel but ? Avec quels résultats ?

 

La réponse, il ne la livre pas tout de suite, Thierry Delville. Il faut aller la chercher – un peu. Mais quand elle arrive, elle est franche, nette et sans appel : c’est non. Ce n’est pas tant que l’envie ne soit pas là, mais il y a trop de problèmes techniques, trop de risques, d’incertitudes, selon lui. Et quelques interdits réglementaires, aussi. Pour l’instant.

 

Résumé des propos de Thierry Delville : La police a besoin d’une troisième dimension. Les drones, silencieux, légers, type Elsa (Engin léger de surveillance aérienne), sont destinés à des opérations type GIGN/RAID, pour sécuriser des zones ou surveiller des foules. Refuse de parler de logique de guerre. Craint la chute accidentelle des drones sur les foules. S’interroge sur l’apport d’un parachute. Assure que les photos, prises par les appareils fixés sous les drones, sont exploitables. Reconnaît que deux avions avec pilote, et munis de boules optroniques, ont survolé la Seine-St Denis à plusieurs occasions et aussi le ciel de Strasbourg. Affirme qu’aucun drone n’a survolé la Seine-St-Denis. Déclare que les expérimentations actuelles se font dans des zones très peu habitées. «Tout simplement parce qu’on a pas le droit d’utiliser des drones au-dessus d’une zone urbanisée. »

suite sur médiapart

 

 

 

 

Fondée en 1958, l'Agence OTAN d'entretien et d'approvisionnement (NAMSA) est la principale agence de gestion du soutien logistique de l’OTAN.

 

Sa mission consiste essentiellement à assister les pays de l'OTAN en organisant l'achat et l'approvisionnement communs de rechanges, ainsi que la fourniture des services d'entretien et de réparation nécessaires au soutien de différents systèmes d'arme composant leur parc de matériels. Cette assistance peut être fournie chaque fois que deux ou plusieurs pays exploitant le même système ont pris la décision délibérée de recourir aux moyens de soutien de la NAMSA.

 

Les activités de la NAMSA sont menées sous le contrôle de l'Organisation OTAN d'entretien et d'approvisionnement (NAMSO), composée de 27 pays de l'OTAN et formée dans le but d'assurer à ces pays, individuellement et collectivement, un soutien logistique d'une efficacité maximale au moindre coût. Par l'intermédiaire d'un Comité de direction, le NAMSO définit, pour la NAMSA, des orientations en matière de politique générale et contrôle la mise en oeuvre de cette politique.

 

L'Agence travaille dans les principaux domaines suivants :

 

* Approvisionnement

* Maintenance

* Achats

* Gestion des contrats

* Soutien technique et en ingénierie

 

La plupart de ces services logistiques sont sous-traités à l'industrie et l'Agence a pour rôle principal de regrouper les besoins des pays, de centraliser les activités de gestion logistique, de faire jouer la concurrence internationale, et de contrôler le coût et la qualité des services fournis aux clients.

 

De nombreux pays de l'OTAN voient des avantages dans une collaboration avec d'autres membres de l'Alliance, surtout lorsque cette démarche s'avère plus rentable qu'un soutien de leurs matériels assuré à titre individuel. L'objectif de la NAMSA est de veiller à ce que les clients bénéficient du meilleur soutien logistique possible afin de garantir la disponibilité opérationnelle de leurs divers systèmes d'arme et de matériel.

 

La NAMSA assure également un soutien au titre du Système OTAN de codification (SOC), ainsi que dans un domaine en expansion : celui de la coopération logistique en ligne via Internet (gestion, cession, mise en commun et achats de matériels). Ces dernières années ont vu s'accroître la participation de l'Agence au soutien logistique en appui d'opérations de l'OTAN et de forces armées d'États membres du NAMSO projetées sur le terrain. La NAMSA a également joué un rôle pilote dans plusieurs projets de démilitarisation visant à détruire des mines terrestres anti-personnel, des munitions conventionnelles et des armes légères. Plusieurs accords ont été passés pour que la NAMSA assure le soutien de pays non membres de l'OTAN dans le cadre de l'initiative du Partenariat pour la paix (PPP).

 

falluja_drone_200.jpg
(drone à Falluja photo Ashley Gilbertson-Dexter Filkins)

 

 

22:26 | Lien permanent | Commentaires (0) |

12/11/2009

Brice "not nice" Hortefeux : Vidéosurveillance pour la tranquilité de l'identité nationale

"Autorité, ordre et respect: ces trois mots ne me font pas peur", a assumé Brice Hortefeux.

AFP

"Autorité, ordre et respect: ces trois mots ne me font pas peur", a assumé Brice Hortefeux.

 

610xpo.jpg




Vidéosurveillance : inefficaces, les caméras prolifèrent


Caméra de surveillance (Flore-Aël Surun).

Le sujet a fait le tour des rédactions britanniques (BBC, Telegraph, VNUNet) : un projet de recherche mené à l'université de Portsmouth se propose de mettre au point en trois ans une caméra de surveillance « intelligente » capable de s'orienter automatiquement vers… le crime ! Et de donner l'alerte, of course. Cela, on s'en doute, par la grâce de notre amie l'intelligence artificielle.

Exemple qui tue, livré par le communiqué de presse et repris ad nauseum : dans un parking, le bruit d'une vitre de voiture fracturée serait interprété comme tel par un logiciel et provoquerait illico la rotation de la caméra la plus proche en direction du forfait. Le même algorithme saurait interpréter des bruits de bagarre, tandis qu'un autre confirmerait la chose en analysant l'image. Merveilleux, non ? Bizarrement, cette information sort lorsque le public british découvre que les caméras de surveillance, qui ont envahi leur quotidien comme aucun autre (une caméra pour 14 habitants), sont tout le contraire d'une baguette magique. Le très sérieux Guardian présentait par exemple le 6 mai dernier les conclusions d'un rapport officiel du Viido (Visual images, identifications and detections office), un service de New Scotland Yard, qui admet que les milliards engloutis dans ces caméras n'ont pas rapporté grand chose. Ainsi, seuls 3% des vols dans la rue à Londres ont été élucidés grâce à elles.

L'inefficacité des caméras démontrée « again and again »

Aujourd'hui, le même Guardian enfonce le clou avec un article signé par le pape états-unien de la sécurité, Bruce Schneier. L'inefficacité des caméras a été démontrée « again and again » (encore et encore), affirme cet expert réputé. Elles résolvent très peu de crimes et leur effet dissuasif est minimal. Pourquoi ? Les raisons sont multiples, je vous les range dans trois tiroirs.

Les premières sont d'ordre technique -mauvais éclairage, définition trop faible. On ne peut y répondre qu'en dépensant encore plus. Seconde catégorie : combien de flics regardent les 500 000 caméras de Londres ? Si une scène inquiétante est observée, combien de temps avant qu'une patrouille intervienne ? On met là le doigt sur le calcul initial : on a beaucoup investi dans le matériel, précisément pour économiser sur l'humain…

Et c'est là qu'intervient l'argument du logiciel « intelligent » : investissez encore un peu plus et on vous livre des yeux et des oreilles artificielles qui scruteront les images et la bande-son de milliers de caméras, à la recherche d'indices, et alerteront les surveillants humains à la moindre anomalie.

Seulement voilà, il y a encore et surtout les arguments du troisième type. Bruce Schneier relève que « les criminels ont tendance à ne pas regarder avec obligeance droit dans la caméra ». Les salauds ! Ce n'est pas tout : « Les meilleures caméras sont contrariées par les lunettes de soleil et les couvre-chefs. » Il est bien temps de le découvrir. Cerise sur le gâteau, figurez-vous que les caméras ne couvrent pas 100% des quartiers, même les plus chauds, et que… les voyous sont au courant ! Et jouent hors champ.

Une technologie sécuritaire qui permet surtout d'attraper des « innocents »

Surprise : le délinquant a un cerveau et s'en sert. Face à une mesure destinée à l'enquiquiner, il adapte son comportement. Ce qui est bête, c'est que les partisans de ces investissements massifs dans une technologie sécuritaire n'y pensent pas avant. Comment ? Vous dites ? … En fait, ils s'en doutent, mais s'en foutent ? Le but visé serait surtout de donner l'impression de faire quelques chose ? Et d'offrir des contrats affriolants à des entreprises privées, de réduire les effectifs du service public. C'est vous qui le dites.

Et le coup de la « caméra intelligente » nous montre la suite du scénario. Du déjà vu :

« Zut, notre première génération de bidules sécuritaires ne satisfait pas tout à fait le client. Pas grave, justement nous avons en magasin une nouvelle génération de la même camelote qui donnera toute satisfaction. »

Comme si les voyous n'allaient pas apprendre à passer sous le nouveau radar aussi facilement qu'ils se sont moqués du précédent.

Voilà donc encore un bel exemple de technologie sécuritaire qui permet surtout d'attraper des « innocents ». Je veux dire : d'une part des gens qui n'ont rien fait de mal, qui verront par exemple débouler les keufs parce qu'une caméra soi-disant intelligente aura pris une esquisse de capoeira pour une castagne. Et d'autre part, sans doute, des voyous un peu neuneu, à la ramasse, pas fichus de s'adapter à la quincaillerie dernier cri de la maison poulaga. Génial.

Au fait, si je parle de tout ça, c'est parce que la France d'après, après avoir étudié le fiasco britannique, s'apprête à le photocopier.

En partenariat avec :

http://www.rue89.com/2008/06/28/videosurveillance-inefficaces-les-cameras-proliferent


La vidéosurveillance : inutile et inquisitrice

Caméra de surveillanceAujourd’hui, le conseil communal de Lausanne va peut-être traiter une motion de la coalition radicale libérale démocrate-chrétienne connue sous le nom de Lausannensemble . Une motion bien marquée à droite qui demande l’étude de la pose de caméras de vidéosurveillance en certains points de la ville. Points restant à définir. Au surlendemain du plébiscite zurichois pour une réglementation en la matière, la partie n’est de loin pas gagnée. Voici donc un extrait de la façon dont je compte argumenter ce soir.

En matière de sécurité et plus particulièrement en matière de vidéosurveillance, on dit bien souvent n’importe quoi ou tout et son contraire, ce qui revient un peu au même.

À titre d’exemple, voici deux affirmations contradictoires entendues dans la bouche de deux partisans de la vidéosurveillance.

Le premier affirmait que la vidéosurveillance peut, dans une certaine mesure, pallier le manque d’effectifs policiers.
Le second assurait que la vidéosurveillance n’est pas un outil qui doit remplacer les policiers, que ce n’est qu’un complément.

Allez comprendre !

Pour ne pas dire de sottises – on est à l’abri de rien – , je me permets quelques courtes citations mettant en valeur des réflexions intéressantes de scientifiques reconnus et de Verts de Clichy en France.

Sébastian Roché, sociologue, chercheur au CNRS (NouvelObs.com du 16 août 2007)

Dans les espaces ouverts, notamment dans la rue, aucune étude ne prouve que la vidéo ait un effet bénéfique. Non seulement les gens sont difficilement identifiables, mais, en plus, les contraintes extérieures (luminosité, angle mort) rendent l’efficacité de la vidéo aléatoire.

Je pense que les raisons du développement de la vidéosurveillance dans le pays ne sont pas liées aux résultats obtenus. C’est regrettable car on est en train de développer un système sans avoir de preuve de son efficacité. Les deux villes françaises qui ont développé la vidéosurveillance, Lyon et Marseille, ne rendent pas publics les résultats de l’évaluation du système, tant ils sont peu probants.

Un extrait de la pétition des Verts de Clichy

En imposant l’installation de caméras de vidéosurveillance sur l’espace public, dans l’unique but de laisser croire qu’ils maîtrisent la situation, les élus qui soutiennent ce projet sont en train de tromper la population. Aucune recherche sur les effets de la vidéosurveillance n’a démontré une quelconque efficacité de ce système. Pour affirmer cela, nous nous appuyons sur l’ensemble des études indépendantes qui ont été menées : elles démontrent toutes que ces dispositifs n’ont aucune conséquence sur les taux réels de délinquance, les caméras ne faisant que déplacer les actes délictueux. Aussi, les personnes et les biens ne seront pas plus en sécurité. Si le résultat concret d’une installation de vidéosurveillance demeure nul, son coût financier en revanche ne l’est pas. La vidéosurveillance coûte très cher à la collectivité, aussi bien en investissement, avec la pose des caméras et l’aménagement du poste de contrôle, qu’en fonctionnement avec la nécessité d’avoir du personnel pour surveiller les écrans vidéo.

Eric Charmes, maître de conférences en urbanisme et aménagement à l’Institut français d’urbanisme (L’Humanité du 10 juillet 2007)

La plupart des études sérieuses montrent que pour ce qui concerne les troubles de la vie quotidienne, l’efficacité des caméras est assez limitée, en particulier si l’on considère les coûts d’implantation et de fonctionnement de ces réseaux.

Eric Heilmann, maître de conférence à l’Université Louis-Pasteur de Strasbourg (LDH Toulon)

Je suis étonné qu’il [Sarkozy qui se dit impressionné par la police britannique et ses caméras] soit aussi peu informé des travaux des chercheurs britanniques qui étudient depuis quinze ans l’efficacité de la vidéosurveillance dans leur pays. Ils concluent tous que les caméras ont apporté rarement la preuve de leur efficacité dans la prévention de la délinquance.

Quant à la résolution d’enquêtes, la vidéosurveillance peut accélérer l’obtention de résultats à condition d’être précédée d’un travail de renseignements. Les caméras ne servent à rien si l’on ne sait pas ce que l’on cherche. Prenez les attentats de Londres, en juillet 2005, c’est parce que la police britannique avait été informée de l’identité potentielle des suspects qu’elle a pu ensuite les reconnaître sur des images. Cela a été possible parce que des centaines d’enquêteurs ont été mobilisés pour visionner 15 000 vidéos. Penser que l’on pourrait mobiliser de telles ressources humaines pour des actes criminels de moindre ampleur serait se moquer du monde.

Comme on le comprend bien, cette courte série de citations de spécialistes montre que la vidéosurveillance a une efficacité plus que limitée. Pire, elle pourrait constituer un oreiller de paresse ou un leurre pour les responsables techniques et politiques de la sécurité.

En tout état de cause, la municipalité a fait un choix : le choix de la police dite « de proximité ». On n’en pense ce que l’on veut, mais ce choix est celui d’une police présente dans la rue et pas celui d’une ville policée par des caméras de surveillance. Installer des caméras de surveillance irait à l’encontre d’une telle politique.

Par ailleurs, la ville est déjà équipée de caméras de surveillance. Une trentaine d’entre-elles surveillent la circulation, mais servent aussi à plein d’autres choses. On en trouve dans tous les grands carrefours et aux grandes places très fréquentées : Chauderon, Bel-Air, Riponne, Saint-François.

On trouve aussi un grand nombre de caméras, privées cette fois, dans le Flon. Le quartier des loisirs nocturnes est donc déjà vidéosurveillé.

Comme vous le voyez bien, l’implantation, et même l’étude de l’opportunité d’installer des caméras de vidéosurveillance ne s’impose pas. Pire un tel travail serait coûteux, en temps et en ressources humaines. Le groupe A gauche toute ! vous recommande donc de classer cette motion.

Ah, une dernière chose : À ceux qui disent que si l’on n’a rien à se reprocher, on ne devrait pas être gêné par le fait d’être filmé, je réponds si je n’ai rien à me reprocher, je ne vois pas pourquoi je devrais me laisser filmer.

http://alainhubler.wordpress.com/2008/02/26/la-videosurveillance-inutile-et-inquisitrice/

 

 

23 janvier 2009

Je ne connaissais pas Noé Le Blanc, mais il gagne à être connu. Ceux qui cherchent des arguments, des chiffres et des statistiques au sujet de la vidéosurveillance seront comblés : je ne connais pas de journalistes qui ait lu, et digéré, autant d’études universitaires ou de chercheurs sur la réalité de l’impact de la vidéosurveillance.

En mai 2008, il publiait sur Rue89 un article intitulé “Grande-Bretagne: caméras partout, résultats nulle part“. En septembre, “Sous l’œil myope des caméras“, dans le n° de septembre 2008 du Monde diplomatique, juste au-dessus de celui que j’avais, pour ma part, consacré aux hackers, ces “« bidouilleurs » de la société de l’information“. En décembre dernier, il écrivait “Télésurveillance“, dans la Revue du Mauss permanente.

Le 13 janvier dernier, il était l’invité des Amis d’Orwell, la seule émission radio (à ma connaissance) consacrée à la société de surveillance, et diffusée deux fois par mois sur Radio Libertaire, le mardi de 16 h à 17 h.

Extraits, à méditer :

En France, on dénombrerait de 300 à 350 000 caméras déclarées, plus 2 à 3 millions qui ne seraient pas déclarées.

En Grande-Bretagne, les caméras avaient été installées à l’aveuglette, et les études, réalisées 10 ans après, estiment que la vidéosurveillance, ça ne marche pas : il y aurait moins d’une arrestation tous les 40 jours, et encore, une bonne partie auraient aussi pu avoir lieu sans caméra.

Et il n’y a pas plus de résolution des crimes et délits dans les quartiers vidéosurveillés que dans ceux qui ne le sont pas. Il y aurait même plutôt une augmentation de la délinquance dans les zones avec caméras…: elles génèrent presque du crime !

Pourquoi elles sont inefficaces ? Parce que les installations ont été laissées aux entreprises qui ont fait ça à la va-vite, que la moitié des systèmes sont inutilisables dans la nuit (trop éblouies ou trop sombres), et que le principal problème, c’est le tri de l’information, une question propre aux technologies de surveillance : il faut trouver le moyens de trier toutes ces données, et c’est très compliqué, donc les opérateurs se focalisent sur des repères plus facilement détectables, qui recoupent les clichés sur les populations criminogènes (les jeunes, les pauvres, etc.) qui ne sont pas forcément ceux qui comettent les délits.

Ainsi, 68% des Noirs sont qui surveillés le sont sans raison spéciale, tout comme 86% des jeunes de moins de 30 ans, et 93% des hommes. En résumé, un jeune homme noir a beaucoup plus de probabilité d’être vidéosurveillé par les caméras, mais du coup, ça ne correspond plus à la délinquance.

De plus, 15% du temps passé par les opérateurs devant leurs écrans de contrôle relèverait du voyeurisme, mais je pense que c’est bien pire : faut comprendre, les gens s’ennuient, devant les caméras ! En règle générale, on dénombrerait un opérateur pour 10 écrans, avec 5 caméras par écran…

Les caméras, c’est comme des boites en carton peintes en noir sur des poteaux, mais ça coûte beaucoup plus cher : ça n’affecte presque rien, sauf votre porte monnaie, par rapport à l’investissement réalisé. La vidéosurveillance est une gigantesque façon de détourner l’argent public, et pour les politiques une manière de montrer comment ils sont méchants avec les criminels.

Ce sont de gros panneaux publicitaires pour une politique répressive, une certaine idéologie : partout il est écrit attention aux méchants, on va tous les avoir, et c’est comme ça qu’il faut se comporter.

Le plan 1000 caméras à Paris, pour y installer 1226 caméras, est ainsi estimé de 45 à 60 millions d’euros, soit 35 à 50 000 euros par caméras, plus de 10 à 20% de plus pour l’entretien annuel des caméras, plus le salaire des gens qui regardent… c’est hors de prix pour quelque chose dont les meilleurs rapports scientifiques disent que ça ne marche pas.

La vidéosurveillance, c’est l’idée de mettre un policier derrière chaque citoyen, mais ça n’est pas possible. C’est pas efficace contre la délinquance, plus pour la paix sociale.

Mais j’ai du mal à trouver un autre sujet où les faits sont aussi éloignés de ce que pensent les gens, qui se trompent complètement sur la vidéosurveillance; le fait que ça ne marche pas ne passe pas du tout dans les têtes.

http://bugbrother.blog.lemonde.fr/2009/01/23/les-cameras-de-videosurveillance-sont-aussi-efficaces-que-des-boites-en-carton-peintes-en-noires-sur-des-poteaux/


Vidéosurveillance : le rapport qui prouve son efficacité

Jean-Marc Leclerc
21/08/2009 | Mise à jour : 21:46
|
Crédits photo : Réa.
Crédits photo : Réa.

EXCLUSIF - Un rapport confidentiel, dont Le Figaro a pris connaissance, conclut, après analyse des statistiques de la délinquance sur la période 2000-2008, à l'effet dissuasif des caméras sur la voie publique.

«L'analyse des statistiques de la délinquance montre un impact significatif de la vidéoprotection en matière de prévention puisque le nombre de faits constatés baisse plus rapidement dans les villes équipées que dans celles où aucun dispositif n'est installé» . Les crimes et délits y chutent même deux fois plus vite qu'ailleurs. Les conclusions du rapport dont Le Figaro a pris connaissance mettront-elles un terme à la polémique sur les dangers réels ou supposés des caméras sur la voie publique ? A l'heure où le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, promet d'en tripler le nombre, «de 20 000 à 60 000 d'ici à 2011», ce document, daté de juillet 2009, témoigne, à tout le moins, que l'hôte de la place Beauvau avait pris quelque garantie avant de s'engager.

L'intérêt de l'étude tient d'abord à la qualité de ses auteurs : l'Inspection générale de l'Administration (IGA), en tant que coordinateur, l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) et l'Inspection technique de la gendarmerie nationale (ITGN). Des services au dessus de tout soupçon. Ils avaient été saisis en février pour «évaluer et quantifier l'efficacité de la vidéoprotection». Leur travail a porté sur l'ensemble de 63 brigades de gendarmerie couvrant un territoire équipé de plus de dix caméras et sur le tiers des 146 circonscriptions de police dotées de moyens de vidéoprotection, d'Enghien-les-Bains (12 000 habitants) à Lyon (480 000 habitants) en passant par Nice, Montpellier, Tourcoing, Mulhouse et tant d'autres communes, grandes ou petites.

Plus de cinq millions de personnes vivent dans les secteurs concernés. Pour ne pas être taxés d'avoir privilégié une période favorable, les «incorruptibles» de l'administration ont même analysé les chiffres sur neuf ans, de 2000 à 2008. Et ils battent en brèche bien des idées reçues.

Les caméras, inefficaces contre les violences ? Faux. «L'impact le plus significatif concerne les agressions contre les personnes où la progression a été mieux contenue dans les villes équipées de vidéoprotection», révèlent-ils. Depuis 2000, en zone police, alors que ces actes ont grimpé de plus de 40 %, ils ont augmenté deux fois moins vite dans la cinquantaine de villes vidéoprotégées. Même constat chez les gendarmes. «La densité de caméras a un effet préventif pour les agressions contre les personnes», constatent les enquêteurs. A les lire, en effet, pour obtenir du résultat, il ne faut pas hésiter à investir. «Une densité trop faible ne permet pas, disent-ils, de maîtriser les agressions puisqu'en dessous d'une caméra pour 2000 habitants, les agressions contre les personnes progressent même plus vite (+ 44,8 %) que dans les villes qui n'ont aucun équipement (+40,5 %)». En clair : les systèmes vidéos alibis ne font pas peur aux délinquants, qui savent très bien faire la différence entre un système opérationnel et un dispositif obsolète. Et ils endorment la police.

 

Pas de dissuasion sans sanction pénale

Les caméras ne sauraient néanmoins se substituer aux agents. «La vidéoprotection n'est pas une fin en soi, rappellent les inspecteurs, elle n'identifie pas seule les victimes ou les agresseurs». Selon eux, «elle n'a ensuite un véritable impact répressif et dissuasif que si une sanction pénale est prononcée par une juridiction à la suite de la constatation d'une infraction et de l'arrestation de ses auteurs».

Autre surprise de leur rapport : contrairement à un préjugé véhiculé jusqu'au Parti socialiste, «l'effet plumeau, c'est-à-dire un déplacement de la délinquance vers les zones non couvertes, ne semble pas avéré», écrivent-ils. Et cela se vérifie «tant au regard des témoignages reçus des responsables de la police et de la gendarmerie nationale, qu'à la lumière des chiffres de la délinquance qui ne montrent pas de dérives vers les zones non vidéoprotégées».

L'effet préventif des caméras serait donc une réalité. Mais qu'apportent-elles à l'enquête ? «Mesuré globalement, l'impact sur le taux d'élucidation reste encore peu marqué dans les villes équipées de vidéoprotection, même si un nombre croissant de personnes est mis en cause ou identifié grâce aux caméras», écrivent les inspecteurs. Car seuls les dispositifs à haute qualité de résolution d'image permettent de confondre sans coup férir les délinquants. Or ils sont rares. Les rapporteurs font aussi ce constat : «Les membres des équipes du grand banditisme gardent leur sang froid dans l'action, même lorsqu'ils se savent filmés par une caméra de surveillance, utilisant divers équipements, matériels et méthodes pour ne pas se faire identifier (cagoules, masques, véhicules volés, voire brassards de police…)» Éternel combat du glaive et du bouclier.

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/08/21/01016-20090821ARTFIG00361-videosurveillance-le-rapport-qui-prouve-son-efficacite-.php




Efficacité videosurveillance : The Independent contredit Le Figaro
Par Gilles Klein le 25/08/2009

Il n'y aurait qu'un délit résolu pour 1 000 caméras de surveillance, explique le quotidien britannique The Independent citant un rapport interne de la police londonienne.

 

On note au passage qu'il y a ... 1 million de caméras de surveillance à Londres. En 2008, l'Independent note qu'il n'y a eu que 1 000 crimes et délits résolus grâce aux caméras. Ceci serait dû, selon le policier auteur du rapport, au fait "décevant" que les policiers ne présenteraient que rarement à la justice les délinquants filmés en pleine action par les caméras, même quand ils ont été identifiés.

Independent, caméras de surveillance, Londres

 

Le rapport britannique porte sur sa résolution des délits avec l'aide des caméras, pas sur la mesure de leur effet dissuassif, mais il est en tout cas négatif, contrairement au rapport français évoqué par Le Figaro qui titrait "Vidéosurveillance : le rapport qui prouve son efficacité"

http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=5173



Les caméras de vidéosurveillance efficaces contre la délinquance: une idée reçue

 

  •  

     

     

    Pas moins de 400.000 caméras sont recensées en France, sur la voie publique ou dans les lieux ouverts au public (selon les autorisations délivrées en 2007 par le ministère de l'intérieur). Qu'on le nomme vidéosurveillance, vidéoprotection ou vidéocontrôle, ce phénomène est en pleine expansion depuis les années 1990. Au nom de l'efficacité des caméras contre la délinquance. Hélas, «la question de l'efficacité de la vidéosurveillance (...) n'a toujours pas été tranchée» , assène un rapport du Sénat qui, publié le 17 décembre, n'est pas loin de tordre le cou à cette vieille idée reçue.

    Malgré cet engouement, la vidéosurveillance n'a qu'un effet «très marginal» sur la prévention de la délinquance, selon les sénateurs. Et ce n'est pas plus brillant du côté de la répression: la vidéosurveillance se montre «peu efficace» , car «elle n'est pas organisée pour permettre la répression des infractions».

    Autant dire que le constat est assez piteux pour les municipalités, les collectivités ou les sociétés qui ont investi lourdement dans ces systèmes depuis une quinzaine d'années en croyant œuvrer contre la délinquance. Certes, le secteur de la vidéosurveillance reste économiquement juteux: il représenterait 4,1% du marché de la sécurité en 2006 (soit 750 millions d'euros de chiffres d'affaires), selon l' Atlas 2008 de la sécurité . Encore quelques chiffres : sur les 400.000 caméras recensées fin 2007, 80% concernent des établissements privés recevant du public, 14% des transports et 6% (20.000 caméras environ) la voie publique. Ce dernier secteur est en pleine expansion, avec des villes de plus en plus demandeuses (1.500 communes à la fin 2007, au lieu de 900 en 2005).

     

    Ce secret de fabrique avait déjà été éventé, outre-Manche, il y a quelques mois. Le «laboratoire» anglais, dans le pays le plus en pointe pour la vidéosurveillance, avait pris un sacré coup quand l'un de ses meilleurs observateurs avait parlé de «fiasco» . Que la critique vienne du Royaume-Uni lui donne du relief: on y compte 4,2 millions de caméras de surveillance – soit une pour quatorze personnes... Au point qu'un Londonien peut être aisément filmé par plus de 300 caméras chaque jour.

     

    A Londres, donc, Mick Neville a parlé de «fiasco» . Patron de l'exploitation de la vidéosurveillance à des fins judiciaires à la Metropolitan Police, il est bien placé pour en parler. A l'entendre, les 90.000 caméras contrôlées par les autorités londoniennes sont inefficaces, par manque de cohérence de l'ensemble et par insuffisance des moyens pour l'exploitation des images. Les sénateurs français ont rencontré Mick Neville et le citent: le bilan est «dérisoire en matière judiciaire» . Selon son estimation, «seulement 5% des vols dans les bus auraient été élucidés grâce à la vidéosurveillance alors que... chacun est équipé douze caméras».


 

  •  

     

     

    Pas moins de 400.000 caméras sont recensées en France, sur la voie publique ou dans les lieux ouverts au public (selon les autorisations délivrées en 2007 par le ministère de l'intérieur). Qu'on le nomme vidéosurveillance, vidéoprotection ou vidéocontrôle, ce phénomène est en pleine expansion depuis les années 1990. Au nom de l'efficacité des caméras contre la délinquance. Hélas, «la question de l'efficacité de la vidéosurveillance (...) n'a toujours pas été tranchée» , assène un rapport du Sénat qui, publié le 17 décembre, n'est pas loin de tordre le cou à cette vieille idée reçue.

    Malgré cet engouement, la vidéosurveillance n'a qu'un effet «très marginal» sur la prévention de la délinquance, selon les sénateurs. Et ce n'est pas plus brillant du côté de la répression: la vidéosurveillance se montre «peu efficace» , car «elle n'est pas organisée pour permettre la répression des infractions».

    Autant dire que le constat est assez piteux pour les municipalités, les collectivités ou les sociétés qui ont investi lourdement dans ces systèmes depuis une quinzaine d'années en croyant œuvrer contre la délinquance. Certes, le secteur de la vidéosurveillance reste économiquement juteux: il représenterait 4,1% du marché de la sécurité en 2006 (soit 750 millions d'euros de chiffres d'affaires), selon l' Atlas 2008 de la sécurité . Encore quelques chiffres : sur les 400.000 caméras recensées fin 2007, 80% concernent des établissements privés recevant du public, 14% des transports et 6% (20.000 caméras environ) la voie publique. Ce dernier secteur est en pleine expansion, avec des villes de plus en plus demandeuses (1.500 communes à la fin 2007, au lieu de 900 en 2005).

     

    Ce secret de fabrique avait déjà été éventé, outre-Manche, il y a quelques mois. Le «laboratoire» anglais, dans le pays le plus en pointe pour la vidéosurveillance, avait pris un sacré coup quand l'un de ses meilleurs observateurs avait parlé de «fiasco» . Que la critique vienne du Royaume-Uni lui donne du relief: on y compte 4,2 millions de caméras de surveillance – soit une pour quatorze personnes... Au point qu'un Londonien peut être aisément filmé par plus de 300 caméras chaque jour.

     

    A Londres, donc, Mick Neville a parlé de «fiasco» . Patron de l'exploitation de la vidéosurveillance à des fins judiciaires à la Metropolitan Police, il est bien placé pour en parler. A l'entendre, les 90.000 caméras contrôlées par les autorités londoniennes sont inefficaces, par manque de cohérence de l'ensemble et par insuffisance des moyens pour l'exploitation des images. Les sénateurs français ont rencontré Mick Neville et le citent: le bilan est «dérisoire en matière judiciaire» . Selon son estimation, «seulement 5% des vols dans les bus auraient été élucidés grâce à la vidéosurveillance alors que... chacun est équipé douze caméras».

  •  

     

     

     

    Les débats sur la vidéosurveillance «liberticide» toujours d'actualité?

     

     

     

     

     

    En France, aucune évaluation solide de la vidéosurveillance n'existe à ce jour. Contrairement au Royaume-Uni ou au Québec, où «les études disponibles semblent indiquer que la vidéosurveillance n'a qu'un faible impact sur la délinquance dans les espaces complexes et étendus» . Son effet le plus convaincant concerne les «espaces clos et offrant peu d'issues, comme les parkings ou les centres commerciaux» . Alors, en l'absence d'évaluation scientifique dans l'Hexagone, la question reste controversée.

     

    «Si les effets de la vidéo protection ne sont pas toujours mesurables en termes de baisse de la
    délinquance, le sentiment d'insécurité est toujours favorablement impacté»,
    considérait ainsi la commission nationale de la vidéosurveillance, dans son rapport de 2008. Le document des sénateurs va donc plus loin dans la critique. Au passage, les élus déplorent que cette commission chargée de contrôler le dispositif soit composée principalement de représentants de l'Etat, en soulignant «la quasi-absence de personnalités qualifiées ou professionnellement sensibles au respect des libertés et de la vie privée» .

     

    Or, la question des libertés peut redevenir d'actualité. Face aux errements de la vidéosurveillance en France, le ministère de l'intérieur a lancé, il y a un an, un plan de développement qui veut tripler le nombre de caméras sur la voie publique en 2009 (60.000 contre 20.000). «L'Etat, qui était longtemps resté en retrait, jouant un rôle d'arbitre, est ainsi devenu le principal promoteur de cette technologie au service de sa politique de sécurité» , commente le rapport sénatorial. Cette réorientation étatique «témoigne de la prise de conscience que la vidéosurveillance est peu efficace si elle n'est pas organisée pour permettre la répression des infractions» .

     

    Certes, les débats sur la vidéosurveillance «liberticide» se sont estompés depuis les années 1990. L'un des indices de cette «acceptation» apparente est le très faible nombre de demandes de consultation des images de la part de personnes craignant une atteinte à leur vie privée. Par habitude? Une centaine de plaintes annuelles arrivent à la CNIL, pour la plupart relatives à des lieux non ouverts au public (bureaux, copropriétés). Pourtant, les contrôles – très limités – des commissions départementales spécialisées révèlent un fort taux d'infractions (22% sur 869 contrôles en 2006 ; 11% des 483 contrôles de 2007).

     

    Avec Internet, «les grands opérateurs de télécommunication disposent d'un réseau IP sur l'ensemble du territoire» , soulignent encore les sénateurs, en recommandant de confier à la Commission nationale informatique et libertés (CNIL) les pouvoirs d'autorisation et de contrôle en matière de vidéosurveillance. «Grâce à la numérisation, toutes sortes de données (images, sons) peuvent être transmises sur ce réseau, puis stockées à distance.» Les coûts devraient donc baisser pour leur clientèle d'entreprises ou de municipalités.

     

     

    Arrivent aussi sur le marché la «vidéo intelligente» (capter des mouvements ou des sons anormaux, par exemple dans une foule) et la biométrie (la reconnaissance faciale, pour reconnaître une personne dans un lieu public). Pour le moment, ces technologies ne sont pas tout à fait au point, même si les expérimentations de lecture automatisée des plaques d'immatriculation sont lancées en France depuis 2007. Mais un renouveau de la vidéosurveillance est bel et bien annoncé.


http://www.wikio.fr/article/83665782



cctv-l.1241982842.jpg


21:53 | Lien permanent | Commentaires (0) |

29/09/2009

EU FP7 project INDECT - projet Indect

article de base du Telegraph:

EU funding 'Orwellian' artificial intelligence plan to monitor public for "abnormal behaviour"

The European Union is spending millions of pounds developing "Orwellian" technologies designed to scour the internet and CCTV images for "abnormal behaviour".

A five-year research programme, called Project Indect, aims to develop computer programmes which act as "agents" to monitor and process information from web sites, discussion forums, file servers, peer-to-peer networks and even individual computers.

Its main objectives include the "automatic detection of threats and abnormal behaviour or violence"...

http://www.ldh-toulon.net/local/cache-vignettes/L339xH385/surveillance-b9dd3.jpg

 

Explication de PCImpact

 

Le journal anglais Telegraph vient de dévoiler des informations au sujet d’un projet européen nommé « Indect ». Si l’on devait fournir une comparaison à ce que prévoit ledit projet, on parlerait alors du système américain Echelon : la détection automatique à travers divers supports en ligne d’attitudes jugées dangereuses.

Le projet Indect a démarré en fait officiellement le 1er janvier 2009. Il a pour but la « détection automatique des menaces, des comportements anormaux ou de la violence », ce qui provoquera indubitablement des sueurs froides chez certains de nos lecteurs. Les supports surveillés seraient :
  • Les sites Web
  • Les serveurs de fichiers
  • Les forums de discussions
  • Les réseaux P2P
  • Les ordinateurs individuels
À cet univers informatique, Indect ajouterait la reconnaissance automatique des comportements suspects dans le réseau de télésurveillance. Un beau programme.

Comme Echelon durant sa phase de mise en place, et bien sûr sans pour autant l’empêcher, de nombreux débats vont se greffer au sujet. Il faut dire que certains ont déjà réagi, tel l’analyste Stephen Booth, qui n’hésite pas à comparer Indect à ce que l’on connaît de 1984 d’Orwell, décidément souvent cité avec l’avancée d’Internet. Il estime que les « citoyens européens devraient se demander si l’Union ne ferait pas mieux de dépenser l’argent des taxes sur autre chose ».

Alors que certains y voient déjà la création d’un service de sécurité qui aboutira à des services secrets européens, le Telegraph indique que dix pays de l’Union participent au projet qui déjà était alimenté par environ 11 millions d’euros. Or, le programme va s’étaler sur cinq ans et le budget sera probablement revu à la hausse puisque celui de la sécurité en Europe est passé cette année à presque 1 milliard d’euros, soit une augmentation de 13,5 %.


L’Union a de vastes ambitions dans ce domaine, notamment parce qu’elle est consciente que seule une certaine cohérence entre les différentes forces nationales pourra donner une lutte efficace sur l’ensemble du territoire. Elle fait donc appel à une « culture commune » sur ce terrain, et demande même qu’un tiers des officiers de police de chaque pays soit formé aux affaires européennes durant tout le reste de la phase de mise en place d’Indect.

Nous attendons actuellement de plus amples informations (nous avons contacté plusieurs personnes de la Commission à ce sujet).

Rédigée par Vincent Hermann le jeudi 24 septembre 2009 à 18h29

 

http://www.tuexperto.com/wp-content/uploads/2009/09/Proyect-Indect-01.jpg

Le site:

 

 

Welcome to INDECT homepage

This is the homepage of the EU FP7 project INDECT.

UE FP7 INDECT Project: "Intelligent information system supporting observation, searching and detection for security of citizens in urban environment"

Grant agreement no.: 218086

Instrument: COLLABORATIVE PROJECT

Research area: SEC-2007-1.2-01 Intelligent urban environment observation system

Duration: 60 months

For more official EU information about INDECT click here.

INDECT partners, please log in to gain access to all project related information.

Project Description

Intelligent information system supporting observation, searching and detection for security of citizens in urban environment.

The main objectives of the INDECT project are:

  • to develop a platform for: the registration and exchange of operational data, acquisition of multimedia content, intelligent processing of all information and automatic detection of threats and recognition of abnormal behaviour or violence,
  • to develop the prototype of an integrated, network-centric system supporting the operational activities of police officers, providing techniques and tools for observation of various mobile objects,
  • to develop a new type of search engine combining direct search of images and video based on watermarked contents, and the storage of metadata in the form of digital watermarks,

The main expected results of the INDECT project are:

  • to realise a trial installation of the monitoring and surveillance system in various points of city agglomeration and demonstration of the prototype of the system with 15 node stations,
  • implementation of a distributed computer system that is capable of acquisition, storage and effective sharing on demand of the data as well as intelligent processing,
  • construction of a family of prototypes of devices used for mobile object tracking,
  • construction of a search engine for fast detection of persons and documents based on watermarking technology and utilising comprehensive research on watermarking technology used for semantic search,
  • construction of agents assigned to continuous and automatic monitoring of public resources such as: web sites, discussion forums, UseNet groups, file servers, p2p networks as well as individual computer systems,
  • elaboration of Internet based intelligence gathering system, both active and passive, and demonstrating its efficiency in a measurable way.

INDECT Partners

  1. AGH Univeristy of Science and Technology (Poland) - Project Coordinator http://www.agh.edu.pl/en
  2. Gdansk University of Technology (Poland) http://www.pg.gda.pl
  3. InnoTec DATA G.m.b.H. & Co. KG (Germany) http://www.innotec-data.de
  4. Grenoble INP (France) http://www.grenoble-inp.fr
  5. MSWIA - General Headquarters of Police (Poland) http://www.policja.pl/
  6. Moviquity (Spain) http://www.moviquity.com/webingles/index.htm
  7. PSI Transcom GmbH (Germany) http://www.psi.de/
  8. Police Service of Northern Ireland (United Kingdom) http://www.psni.police.uk/
  9. Poznan University of Technology (Poland) http://www.put.poznan.pl
  10. Universidad Carlos III de Madrid (Spain) http://www.uc3m.es
  11. Technical University of Sofia (Bulgaria) http://www.tu-sofia.bg
  12. University of Wuppertal (Germany) http://www.uni-wuppertal.de
  13. University of York (Great Britain) http://www.york.ac.uk
  14. Technical University of Ostrava (Czech Republic) http://www.vsb.cz
  15. Technical University of Kosice (Slovakia) http://www.tuke.sk/tuke?set_language=en&cl=en
  16. X-Art Pro Division G.m.b.H. (Austria) http://www.x-art.at
  17. Fachhochschule Technikum Wien (Austria) http://www.technikum-wien.at

http://bugbrother.blog.lemonde.fr/files/2009/05/cctv-l.1241982842.jpg

Fachhochschule Technikum Wien (Austria), ça s'invente pas...

 

19:56 | Lien permanent | Commentaires (2) |

20/09/2009

Vichy CollaboRevival - Infractions dénoncées par mail, ou comment signaler les agissements "suspects" de son voisin

764562.jpg

"Aidez la police nationale dans son action au service des citoyens".

Ceci n'est pas une blague...

Une boîte mail à destination de la population des quartiers sensibles de l' vient d'être installée par Jean-Claude Borel-Garin, le numéro 1 de la police dans le département. L'objectif ? Contourner l'omerta qui règne dans certains quartiers, inciter les habitants des cités à raconter les délits ou les nuisances auxquels ils assistent.Un papier d'information avec l'adresse mail va être distribué à la population à partir de ce week-end. Il sera disponible dans les commissariats, mais aussi dans les mairies. Il pourra être distribué par certains élus en même temps que le bulletin municipal.

Les squats en bas des immeubles, les rodéos à moto, les petits dealers sont les principales cibles de ce nouveau dispositif qui garantit la confidentialité totale à l'auteur du mail, et qui permet aussi d'envoyer photos ou vidéos.«C'est rapide, efficace et en toute discretion, selon Jean-Claude Borel-Garin. Cela désenclave les quartiers sensibles et permet à ceux qui ont peur d'entrer dans un commissariat de se faire entendre».

 


17octob3.gif


Des fiches explicatives seront mises à disposition du public, dans les commissariats et des mairies.

 

"Il s'agit d'être plus réactifs, ce n'est pas de la délation", a affirmé à l'AFP Jean-Claude Borel-Garin, le "patron" de la police dans l'Essonne, qui avait mis en place il y a un an un tel dispositif dans l'Isère quand il y était en poste.

 

Jean-Claude Borel-Garin ???

 

 

Directeur adjoint du RAID de 1990 à 1994

arrestation du chef de l’ETA militaire,

neutralisation de « HB »école maternelle de Neuilly

arrestation d’un commando du FLNC en Corse

 

 

La délation se porte bien, merci Jean-Claude Borel-Garin

Un ex-gros bras du Raid Jean-Claude Borel-Garin, le numéro 1 de la police de l'Essonne persiste et signe dans sa quête du Graal de la sainte-délation. Ce policier a tenté à Grenoble, dans son précédent poste, d'amadouer le chalant grâce à un courriel à la confidentialité garantie. Il nous ressort la même adresse électronique ce Week-end en Essonne. Au raid, on ne chasse pas les moustiques, ni les tapettes: on est efficace. Et pour être efficace, le Raid a appris à Jean-Claude Borel-Garin que pour aller au plus vite d'un point A à un point B: il fallait passer par une médiatrice sécante à ces deux points perpendiculaire (et non orthogonale) au référentiel ayant été choisi initialement. Enfin ce sont les anciens qui disaient ça. Alors on ne chipote pas, pour le courriel en question pas de fioritures, on prend l'ancien courriel

  • police-ddsp.38@interieur.gouv.fr que l'on transforme astucieusement en
  • police-ddsp.91@interieur.gouv.fr

Et pour la liturgie autour de l'e-mail, on fait un copié-coller. A la prochaine mutation, le numéro 1 de la police de l'Essonne reprend ses cliques, ses claques, ses textes et enluminures nationales ainsi que ses courbes de criminalité. Et bis repetita. Le raid, c'est une sacré école de la vie, et il faut dire qu'avec des intervenants de la pointure d'un Frédéric Lefebvre qui déclarait il y'a peu la dénonciation est un devoir républicain, on sait où on met les pieds.

Alors messieurs les Essonnois, si jamais un certain Serge Dassault essayait une nouvelle fois  d'acheter vos voies, méfiez-vous il court toujours et la repentance n'est pas son fort. Si par hasard vous le croisiez n'hésitez pas un instant à contacter votre administration la plus proche ou par mail votre préfecture. De nouvelles turpitudes peuvent en effet toucher vos amis ou voisins et elles ne doivent pas rester impunies.

 

 

13:20 | Lien permanent | Commentaires (0) |

27/08/2009

Camp action Climat à Londres - Climate Camp London

 

Climate Camp hits London: live

Climate Camp descends on London today with the police promising to take a low-key approach to the climate change protests to avoid the trouble that flared during the G20 summit. Follow live updates from our reporting team as they follow developments across the city.

Camp for Climate Action:

Climate change protesters climb a steel frame at the entrance to a Climate Camp set up on Blackheath on August 26, 2009 in London. Photograph: Oli Scarff/Getty Images

11.01am: Climate Camp hits London today for the start of a week of protests against the industries and government departments they believe are damaging the environment.

The location of the new camp will not be announced by demonstrators until noon when a text message will be sent to campers revealing where the direct action will be staged. Protesters will make their way there from 7 assembly points or "swoops" – under Waterloo Bridge; outside BP headquarters in St James's Square; Bank of England, Threadneedle Street; Stratford Tube; Rio Tinto offices, Aldermanbury Square; and Stockwell Tube.

Our reporting team, Paul Lewis, Peter Walker and Bibi van der Zee, will be joining the protesters as they march to the main camp. You can follow updates from them here and on this live Twitter feed. If you're taking part and have updates or photos you want to share you can also contact me on david.batty@guardian.co.uk or on Twitter. The Guardian also has a Climate Camp Flickr gallery where you can post photos online.

The London Climate Camp follows earlier protests at the Drax power station in West Yorkshire, Heathrow airport - against the proposed third runway, the Kingsnorth power station in Kent, and the G20 summit.

Previous protests were marred by heavy-handed policing, with campers beaten and forcibly detained - 'kettled' - by officers. One of the assembly points for today's action - Threadneedle Street - was chosen in honour of Ian Tomlinson, who died after being struck by a police officer in the G20 protests in April. Senior Metropolitan Police officers have promised "neighbourhood-style" policing, with fewer stop and searches and "no ring of steel". But the Met has said all protesters attending the demonstrations today will be photographed.

 

Comme à Strasbourg en avril 2009 !!!

Manif OTAN 3.JPG

17:35 | Lien permanent | Commentaires (0) |

13/06/2009

LOPPSI

 





 

22:07 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu