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07/04/2011

Sommet de l'OTAN: facture de 50 M€

La Cour des Comptes a dénoncé le coût du 60ème sommet de l'OTAN à Strasbourg en 2009, dont le montant s'est élevé à 36 millions d'euros pour le contribuable français, écrit mercredi le magazine économique Challenges sur son site internet.

Un rapport en ce sens a été transmis fin décembre au Parlement, a ajouté le magazine. Interrogée, la Cour des Comptes a renvoyé sur le Parlement qui n'avait pas immédiatement réagi.

Selon Challenges, qui a pu consulter ce rapport, ce sommet, co-organisé par la France et l'Allemagne en avril 2009, "a coûté 50 millions d'euros hors dépenses de sécurité allemandes, dont la bagatelle de 36 millions d'euros à la charge du contribuable français".

La Cour dénonce également le manque de rigueur exercée par le ministère des Affaires étrangères dans son rôle de maître d'oeuvre. "Les appels d'offre ont été engagés sans que les besoins aient été correctement définis et chiffrés au départ", ajoute le journal.

La Cour, poursuit-on de même source, critique notamment les modalités de sélection des sociétés privées d'évènementiel et le contrôle de leurs prestations.
Ainsi, les seules dépenses d'aménagement sur les 8 sites où était organisé ce sommet à Strasbourg se sont élevées à 13 millions d'euros "un record historique".

Les dépenses de sécurité, pour couvrir les frais liés à la mobilisation de de 12.000 policiers et gendarmes, se sont élevées à 12,7 millions d'euros, et n'ont pas permis "de contenir les débordements violents de certains groupes de manifestants, qui ont saccagé des commerces".

Pour indemniser les commerçants victimes de ces débordements, le ministère de l'Intérieur a dû provisionner 5 millions d'euros, indique encore le journal.
La France accueillera en mai prochain le sommet du G8 à Deauville, puis celui du G20 à Cannes en novembre.

piqué au tas sur le figaro.fr - 06/04/2011

La Cour des comptes dénonce le coût des sommets internationaux

Le sommet célébrant le 60ème anniversaire de l'OTAN, à Strasbourg en 2009, a coûté 36 millions d'euros aux contribuables français.

ALORS que la France accueillera en mai le sommet du G8 à Deauville, puis celui du G20 à Cannes en novembre, Didier Migaud, le président de la Cour des comptes, rappelle à l'ordre le Quai d'Orsay sur le coût des grands sommets. "Au motif qu'il s'agit de conférences internationales au plus haut niveau, les impératifs de maîtrise de la dépense publique ne sont pas prioritaires pour la maîtrise d'ouvrage et les coûts d'organisation de ces conférences sont en constante augmentation", écrit-il dans un référé confidentiel transmis fin 2010 au Parlement, que Challenges a pu consulter.

La Cour, qui a déjà épinglé le gouvernement au sujet du sommet de l'Union pour la Méditerranée à Paris en 2008, s'attarde cette fois sur le 60ème anniversaire de l'OTAN, coorganisé par la France et l'Allemagne en avril 2009, à Baden-Baden et surtout à Strasbourg. Ce sommet, qui a rassemblé pas moins de 1.000 délégués et 3.000 journalistes, a couté 50 millions d'euros hors dépenses de sécurité allemandes, dont la bagatelle de 36 millions à la charge du contribuable français! Le cofinancement de l'Allemagne n'ayant été obtenu qu'à la veille du sommet, la France a dû avancer 80 % des frais d'organisation en puisant provisoirement dans des crédits censés financer nos contributions obligatoires aux organismes internationaux.

Surtout, "les coûts ont été d'autant plus difficiles à maîtriser que la maîtrise d'ouvrage exercée par le ministère des affaires étrangères a été peu rigoureuse", écrivent les magistrats. Les appels d'offres ont ainsi été engagés sans que les besoins aient été correctement définis et chiffrés au préalable. La Cour critique notamment les modalités de sélection des sociétés privés d'évènementiel Jaulin et Decoral, et le contrôle de leurs prestations. Au final, les dépenses d'aménagement, notamment des huit sites strasbourgeois mobilisés, se sont élevées à 13 millions d'euros, un record historique. L'aménagement controversé du Grand Palais, lors du sommet de l'Union pour la Méditerranée de 2008, n'avait couté "que" 11,7 millions.

Enfin, plus de 12 000 policiers et gendarmes ont été mobilisés pour assurer la sécurité du sommet de l'OTAN. Cet effort sans précédent, qui a coûté à l'Etat 12,7 millions d'euros, n'a pourtant pas permis de contenir les débordements violents de certains groupes de manifestants qui ont saccagé des commerces. Résultat: le ministère de l'intérieur a du provisionner cinq millions pour indemniser particuliers et entreprises.

Par David Bensoussan, journaliste à Challenges, mercredi 6 avril 2011.

piqué au tas sur challlenges.fr - 06/04/2011

07:23 | Lien permanent | Commentaires (0) |

18/02/2011

G8 de Deauville, les CRS à l'entraînement privilégient l'eau à la matraque !

Ouest-France - 16/02/11- Samuel Nohra

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Ce CRS est armé d'un lanceur de balles de défense, plus précis que le flashball.

En préparation au prochain G8 de Deauville, la CRS n° 9 de Rennes s'entraîne à utiliser de nouvelles techniques de maintien de l'ordre. Du lanceur d'eau aux grilles mobiles de protection.

Reportage : Avec leurs vestes et cagoules noires, on pourrait les prendre pour les fameux Black Block, ces manifestants très organisés et ultra-violents toujours présents lors des rencontres du G8 ou du G20. « On est chez nous ici ! Barrez-vous », lance l'un d'entre eux aux CRS alignés devant lui. S'ensuit un lancer de projectiles sur les forces de l'ordre, en tenues antiémeute, retranchés derrière des grilles de sécurité.

Un officier donne alors l'ordre au camion lanceur d'eau d'entrer en action. De la lance, surplombant le véhicule, jaillit un puissant jet d'eau balayant littéralement les manifestants. Impossible pour eux de rester sur place. Ils se replient, tandis que plusieurs unités de CRS se positionnent devant les grilles. L'un d'eux est armé d'un lanceur de balles de défense, arme de précision d'une portée de 30 m. Avec son viseur holographique, il vise un manifestant représentant une menace réelle. Coup au but. L'homme s'effondre. Sonné, mais pas blessé. Aussitôt, un groupe de CRS le récupère et l'évacue vers l'arrière, en sécurité.

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Une scène qui s'est déroulée, hier, dans les locaux de la CRS n° 9 de Rennes. « Cette unité participera au dispositif de sécurité du prochain G8 qui se tiendra à Deauville », explique Jean-François Tessier, commissaire divisionnaire et directeur zonal des CRS Ouest. L'époque n'est plus à l'utilisation systématique de la matraque et aux charges d'un autre temps. « La direction centrale des Compagnies républicaines de sécurité a enrichit et fait évoluer ses pratiques d'interventions. C'est dans ce cadre que sept compagnies en France, dont la CRS n° 9, ont été équipées de sections de moyens spécialisés. » Dont le véhicule lanceur d'eau et les grilles de rue, ainsi que de nouvelles armes non létales de précision.

Effet psychologique

« Les lanceurs d'eau, déjà très utilisés dans les pays nordiques, offrent l'avantage de diminuer, compléter ou remplacer le recours aux grenades lacrymogènes et aux contacts physiques », précise le commandant Eric Durand, patron de la CRS n° 9. Sans oublier un impact psychologique. Efficace et mobile avec un impact physique atténué. « On peut même graduer la puissance du jet d'eau en fonction des objectifs : la dissuasion, l'interdiction de zone, la fixation ou le refoulement. » Avec, en prime, la possibilité de limiter la propagation de débuts d'incendie.

Quant aux obstacles de rue, constitués de grilles déployables sur une largeur maxima le de 18 m, elles permettent de sécuriser un accès, « en évitant les affrontements directs en maintien de l'ordre. »

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Des gentils manifestants chouchoutés, démocratie oblige, pas de tirs à balles réelles chez nous... rien que des éclaboussures non létales d'eau du robinet !

piqué chez inventerre.canalblog.com - 16/02/2011

20:16 | Lien permanent | Commentaires (0) |

27/12/2010

G8/G20 Appel de Dijon : Deauville nous ne boirons pas de ton eau

16:00 | Lien permanent | Commentaires (0) |

09/07/2010

Jaggi Singh - Détenu et accusé de « complot » (G20 Toronto)

G20 : l’organisateur communautaire Jaggi Singh détenu et accusé de « complot »


L’organisateur communautaire montréalais Jaggi Singh s’est rendu ce matin aux autorités policières de la ville de Toronto, suite à un mandat émis contre lui en lien avec la résistance contre le sommet du G20. Il sera accusé de plusieurs chefs de complot dont complot en vue de commettre un méfait, complot en vue de commettre des voies de fait sur des policiers et complot en vue d’entraver la justice. Il est présentement détenu aux côtés d’autres prisonniers et prisonnières politique du G20 en attente de leur enquête de cautionnement. En effet, plusieurs arrêté-es du G20 se sont vu-es refuser leur remise en liberté. Quant à Jaggi, sa situation est pour le moment incertaine : nous espérons qu’il sera relâché immédiatement, mais il pourrait demeurer incarcéré pendant quelque temps.

 

La « Forteresse Toronto » à un milliard de dollars a protégé de l’opposition populaire les dirigeants du G8/G20, les multinationales et les banques tandis que la mobilisation anti-G20 faisait l’objet d’une violence policière et d’une répression étatique sans précédent.

 

Au cours de la fin de semaine dernière, plus de 1000 arrestations arbitraires ont été effectuées. Les manifestants et manifestantes, les habitants et habitantes de Toronto ont vécu avant et après le sommet du G20 les coups de matraque, les fouilles et saisies illégales, les enlèvements et les détentions arbitraires. Après des jours en détention dans des conditions inhumaines, la plupart des arrêté-es du G20 ont été libéré-es sans qu’aucune accusation ne soit portée. D’autres, dont plusieurs membres de Personne n’est illégal et Solidarité sans frontières, ont été relâché-es avec des conditions strictes et des accusations fabriquées de toutes pièces.

 

Mais 16 personnes demeurent toujours derrière les barreaux. La police présentera ses preuves en cour aujourd’hui et de nouveau lors des enquêtes de cautionnement qui auront lieu dans les semaines à venir.

 

Jaggi Singh est maintenant détenu sur la base d’accusations sérieuses et est ciblé à cause de sa participation à la mobilisation contre le G20. Une fois de plus, l’État tente de le réduire au silence et de le criminaliser pour son travail acharné et sans concession pour la justice sociale. Certes, ce n’est pas la première fois qu’il fait face à des arrestations ciblées pour lesquelles il s’est retrouvé – qu’il le veuille ou non – sous les projecteurs. Il a gagné en cour suite au Sommet de l’APEC à Vancouver en 1997 et encore au Sommet des Amériques à Québec en 2001. Lors du G20 de 2000 qui a eu lieu à Montréal, les policiers ont violemment arrêté plusieurs personnes. Jaggi s’est représenté seul dans le cadre d’un procès devant jury, et ses camarades et lui ont été acquittés. Nous n’avons aucun doute que Jaggi sera prêt à se battre devant les tribunaux. Mais les accusations récentes à son endroit représentent une escalade inquiétante dans la criminalisation des militants et militantes. L’État tente de le démolir à coup d’accusations sans fondement tout en cherchant à décourager les nouveaux venu-es.

 

Comme plusieurs d’entre nous qui font partie de réseaux tels que Personne n’est illégal et Solidarité sans frontières, Jaggi dédie sa vie à la lutte pour le changement social et une véritable justice pour toutes et tous. Il fait partie intégrante de notre communauté et est une inspiration pour plusieurs.

 

Il vit depuis plus de dix ans à Montréal qu’il considère comme chez lui et milite au sein de groupes immigrants et de collectifs de solidarité avec les luttes autochtones. Il est aussi impliqué auprès de multiples autres causes : prisonniers et prisonnières politiques, libération de la Palestine, mouvements anti-racistes et mobilisation contre la brutalité policière. Il croit qu’une perspective anti-coloniale et de solidarité avec les peuples autochtones doit sous-tendre le militantisme pour la justice sociale. Il a contribué à fonder et à re-fonder la Convergence des luttes anti-capitalistes (CLAC) et est un membre actif du Collectif du Salon du livre anarchiste de Montréal depuis sa première édition.

 

Jaggi est également un membre dévoué des collectifs Personne n’est illégal-Montréal et de Solidarité sans frontières, et ce depuis la formation de ces groupes, respectivement en 2002 et en 2003. Depuis plus récemment, il occupe un emploi à temps plein au GRIP-Concordia où il travaille tant avec la communauté qu’avec la population étudiante pour resserrer les liens dans les réseaux de justice sociale et pour promouvoir une pratique de recherche populaire qui va au-delà de l’académie.

 

Jaggi met énormément d’énergie dans des activités de sensibilisation, d’éducation populaire et de soutien direct qui ont pour objectif de briser l’isolement et favoriser l’affirmation collective. Il s’implique sans relâche dans l’organisation d’ateliers, d’événements publics, de repas communautaires, de parties de soccer et de journées d’activités pour les enfants de familles sans-statut. Il participe à la mise sur pied de réseaux de soutien moral et juridique, co-anime une émission de radio mensuelle de Personne n’est illégal, fait de la recherche et écrit des textes sur plusieurs enjeux politiques et contribue activement aux discussions et débats qui animent nos mouvements.

 

Jaggi est toujours prêt à offrir son aide, que ce soit à une nouvelle connaissance qui a subi une injustice, à ses collègues, ses camarades, ses ami-es ou aux membres de sa famille. Il travaille avec des nouveaux et nouvelles militant-es comme avec des plus ancien-nes. C’est un rêveur, un penseur, un faiseur, un blagueur et, avant tout, notre ami.

 

Personne n’est illégal et Solidarité sans frontières dénoncent la persécution dont sont victimes nos camarades. Nous exigeons la libération immédiate de tous les prisonniers et prisonnières politiques du G20 ainsi que l’abandon de toutes les accusations à leur endroit. Nous ne serons pas intimidé-es et nous lutterons jusqu’à leur libération complète. Rien ne pourra nous dissuader de poursuivre notre combat pour un monde sans contrôle étatique, sans cage, sans clôture et sans frontières.

 

Pas de prisons ! Pas de frontières !

 


Pour vous tenir au courant du soutien juridique pour TOU-TES les prisonniers politiques du G20 :

 

- Comité Légal de la Convergence des luttes anti-capitalistes (Montréal) : claclegal2010@gmail.com, (514) 398-3323.

 

- Movement Defence Committee (Toronto) : http://movementdefence.org/

 

Pour rester en contact avec l’équipe de soutien de Jaggi, veuillez contacter Personne n’est illégal à l’adresse suivante : nooneisillegal@gmail.com . Une fois que nous aurons plus de détails sur la situation, nous vous transmettrons les coordonnées pour écrire à Jaggi ainsi que d’autres manières de l’appuyer.

mis en ligne jeudi 8 juillet 2010 par jesusparis

 

 

 

07:39 | Lien permanent | Commentaires (0) |

03/07/2010

Brice Hortefeux : " Vichy Über Alles ! "

« Je ne ferai pas de politiquement correct. Je revendique à mort le choix de Vichy » - La Montagne du 21 septembre 2008

 

Bien entendu les habitants de Vichy ne sont pas responsables de l’installation du gouvernement de Pétain, mais il est difficile de ne pas voir une nouvelle provocation de Brice Hortefeux dans le fait de réunir les ministres européens de l’Immigration sur le lieu même d’un régime qui s’est illustré par sa politique discriminatoire à l’égard des étrangers.

Le choix de Vichy n’aurait sans doute pas été contesté si le thème retenu — “ l’intégration ” — n’avait pas évoqué un des aspects les plus condamnables de ce régime.

On comprend le souhait des Vichyssois de dissocier l’image de leur ville du souvenir du régime de Pétain. Mais il y a deux manières bien différentes de “ réhabiliter la ville ” : montrer qu’il n’y avait pas que des notables pétainistes, mais également des résistants courageux dont il faut retracer et honorer le combat, ou bien demander que l’on cesse de parler des crimes du régime de l’Etat français. Les termes qu’il utilise pour dire son « ras-le-bol » laisse penser que Brice Hortefeux a choisi la seconde option et qu’il considère le régime de Vichy comme un “ détail ” dont on n’aurait que trop parlé.


Brice Hortefeux, ministre de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement durable, a prononcé un discours à Bruxelles le 10 septembre 2008 [1] consacré à « la gestion des flux migratoires et la mise en place d’un Pacte européen sur l’immigration et l’asile ».

« Conscient de l’importance du sujet de l’intégration, il a déclaré qu’il organisera, les 3 et 4 novembre prochains à Vichy, la troisième conférence ministérielle sur ce sujet, après celles de Gröningue en 2004 et de Postdam en 2007. »

« On va mettre fin à l’opprobre sur cette ville, a-t-il déclaré au Figaro. Ce sera la première réunion internationale depuis soixante ans à Vichy, l’ancienne capitale de la France de Pétain. »

Le 19 septembre 2008, à Vichy, en clôture du congrès des cadres de l’ANAEM [2], Brice Hortefeux est revenu sur le sujet, dénonçant « le crétinisme » de certaines associations qui voient là une provocation au passé. « Il faut arrêter avec ces bêtises, arrêter de faire payer à Vichy tous les péchés du monde. » Et il concluait : « Je ne ferai pas de politiquement correct. Je revendique à mort le choix de Vichy » [3].

A propos du sommet de l’Intégration prévu à Vichy les 3-4 novembre prochain

par le CVUH, le 18 septembre 2008

« Honnêtement, on en a ras le bol de cette histoire du passé », par ces mots, Brice Hortefeux expliquait le 28 juin dernier lors d’un meeting sur l’Europe sa décision d’organiser un sommet de l’Intégration à Vichy les 3-4 novembre prochain. Il s’agirait d’en finir avec l’opprobre qui pèse sur la ville depuis un demi-siècle. Le débat déjà ancien sur l’amalgame entre le nom d’une ville et la désignation de l’Etat français dirigé par le Maréchal Pétain rebat alors son plein. Une proposition de loi avait d’ailleurs déjà été déposée par le député Gérard Charasse le 26 mars 2003 visant à « substituer, dans les communications publiques invoquant la période de l’État français, aux références à la ville de Vichy, l’appellation “ dictature de Pétain ” » [4].

L’idée est donc claire : la ville souffrant de son involontaire fusion terminologique avec l’une des périodes les plus sombres de l’histoire de France, rebaptiser la période vichyste permettrait de s’alléger de ce lourd fardeau. C’est oublier un peu vite qu’on ne joue pas innocemment avec les mots qui qualifient le passé et que leur réécriture touche immanquablement à la réalité même de ce passé et de sa perception historique. Même si l’on ne peut que comprendre l’irritation ou le malaise des habitants de la ville de Vichy, il faut rappeler que l’on parle couramment, dès l’été 40, dans les journaux de l’époque de « gouvernants » ou « gouvernement » de Vichy tant chez les opposants que chez les Vichystes. La BBC évoque les "hommes de Vichy" dès juin 1940, et ce, jusqu’en 1944. L’expression d’usage, devient donc très vite courante. La formule utilisée par les acteurs de l’époque condense le caractère collectif de ce gouvernement, et, par là même, sa nature officielle. Elle le constitue symboliquement en tant qu’Etat français. En insistant au contraire sur « la dictature de Pétain », on vient substituer une dimension personnalisée à une réalité plurielle : Laval n’était pas Pétain, Darlan n’était pas Laval etc… Ce faisant, on retrouve entre les lignes le discours des tenants de la version gaullienne du régime de Vichy qui partage la France entre traîtres et patriotes et vise à déconnecter ce moment historique de la continuité de l’Etat français. Rappelons au passage que, dans son discours de 1995, Le président Chirac affirmait la responsabilité de l’Etat français dans la déportation des Juifs de France, et qu’aucune lecture sérieuse de cette histoire ne peut prétendre revenir sur ce point. Pourtant, en mai dernier à Ouistreham, Nicolas Sarkozy, dans son discours, réitérait cette vision éculée en affirmant que « la vraie France n’était pas à Vichy », et que «  La vraie France, la France éternelle, elle avait la voix du général de Gaulle, elle avait le visage des résistants ».

Dans ce contexte, la décision de Brice Hortefeux ne peut que nous alerter. Que ce ministre, élu de la région Auvergne, se targue d’en attendre un retournement symbolique de l’image de Vichy ne doit pas masquer le cynisme qui consiste à proposer un sommet européen de l’« Intégration » sur le lieu même d’un régime qui s’est illustré par sa politique discriminatoire et criminelle à l’égard des étrangers. Les lois antisémites d’Octobre 1940 restent, en outre, une marque indélébile, non de la ville, mais de la prise en charge de l’antisémitisme par l’Etat français replié à Vichy. Mais l’enjeu politique est aussi ailleurs et plane autour de son cri du cœur : « Ras le bol de cette histoire du passé » largement applaudi par l’assistance le jour de sa prononciation. Plus largement, on y retrouve la tendance actuelle du gouvernement à dessiner les contours de l’« âme de la France » (version lyrique) ou de l’« identité nationale » (version politique) en tentant d’estomper les périodes les plus noires de l’histoire. L’anti-repentance agit encore ici comme un opérateur politique qui empêche l’intelligibilité du passé en détournant les regards vers un présent dépourvu des composantes historiques les plus embarrassantes. Notre travail d’historiens consiste cependant à rappeler que seule la compréhension des enjeux propres à un moment historique - aussi sombres soient-ils - permet la projection d’un avenir collectif qui repose sur un passé pleinement assumé.

Comité de vigilance face aux usages publics de l’histoire

« Ras le bol de l’histoire du passé de Vichy ! »

Voici une vidéo qui circule déjà depuis quelques temps. On y voit Brice Hortefeux, l’inénarrable « ministre de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du codéveloppement » défendre l’idée d’un sommet européen de l’intégration à Vichy.

Si la rhétorique laisse rêveur (« ras-le-bol de cette histoire du passé »), l’argument lui n’est pas nouveau : il s’agit de lever l’opprobre qui pèse symboliquement sur la ville et de refermer les plaies du passé.

Sous couvert d’anti-repentance, c’est une nouvelle relecture « positive » de l’histoire qui est encore proposée. S’il s’agissait seulement d’associer plus largement la ville de Vichy à l’heure européenne (en préférant au passage le thème de l’intégration à celui du droit d’asile initialement prévu…), passe encore. Plus inquiétant : dans cette volonté de neutraliser l’image négative de la ville, un projet de loi a même été déposé en 2003 pour rectifier l’appellation « régime de Vichy » en « dictature de Pétain ».

Samuel Kuhn [5]

Notes

[1] A l’occasion d’une réunion conjointe du Parlement européen et des Parlements nationaux des Etats membres et des États candidats à l’UE.

[2] ANAEM : Agence Nationale d’Accueil des Etrangers et des Migrations.

[3] La Montagne du 21 septembre 2008.

[4] Référence : http://www.assemblee-nationale.fr/1....

« Les signataires du projet, initié par Gérard Charasse, ne mesurent sans doute pas la portée (notamment juridique) de leur texte qui individualise un régime autoritaire complexe (en le réduisant à une dictature personnelle), tout en déresponsabilisant l’Etat, les élites et l’administration.
« L’enfer est pavé de bonnes intentions… » [Samuel Kuhn]

[5] Les commentaires de Samuel Kuhn ont été publiés sur le site Mediapart.


piqué chez www.ldh-toulon.net - 30/09/2008

15:26 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Nice accueillera le prochain sommet du G8/G20 - 2011

Le récent sommet Afrique-France aura donc été décisif. Depuis Huntsville (Canada) Nicolas Sarkozy a confirmé ce week-end que Nice accueillerait le prochain sommet du G8/G20 probablement "autour du printemps prochain".

2011 sera l'année de la présidence française du groupe des 8 pays les plus industrialisés. La France devrait également prendre les rênes du G20 pour un an à l'issue du sommet de Séoul en novembre prochain.

POURQUOI NICE ?

On connaît les relations de confiance et d'amitié qui unissent le chef de l'Etat et son ministre délégué à l'Industrie. C'est sans oublier que Nice et plus largement les Alpes-Maritimes sont clairement les premiers bastions de l'électorat UMP. Offrir un sommet de cette envergure en 2011, en pleine pré-campagne électorale, quelques mois avant l'échéance du mandat présidentiel ce n'est pas anodin. Tant mieux pour la ville de Nice et pour la côte d'azur qui bénéficient dores et déjà d'un supplément de publicité plutôt bienvenu par les temps qui courent.

Le budget consacré à l'organisation du forum pourrait coûter à la France une centaine de millions d'euros. C'est l'engagement pris par Nicolas Sarkozy hier indiquant que le montant global serait dix fois inférieur à ce qu'il en a couté au Canada. Une débauche de dollars qui provoque outre atlantique une vague d'indignation sans précédent.

En positionnant Nice comme ville hôte des plus grands rendez-vous diplomatiques et politiques qui soient, peut-être alors que la cité pourra faire fructifier son image sur le long terme. L'objectif est bien de faire de Nice une destination beaucoup plus attractive dans le monde des affaires. Organiser davantage de congrès et autres réunions "incentive" complèterait idéalement le marché qui génère le plus de recettes : le secteur du tourisme individuel. Aujourd'hui, Nice se classe dans le top 60 des villes les mieux placées au monde. C'est déjà pas mal mais la marge de progression est encore grande.

Encore faut-il disposer d'un centre d'affaires et de congrès à la hauteur des ambitions. Le Palais Acropolis semble sur ce point un peu en deçà des critères exigés par les clients. D'içi à ce que cela devienne le prochain grand chantier du maire de Nice, on ne sait jamais. Ce ne serait pas superflu pour une fois. Jean-Christophe DIMINO

piqué au tas chez www.hyperlocalnews.fr - 27/06/2010

 

Le prochain G8/G20 se tiendra à Nice

Deauville était sur les rangs. Ce sera Nice. Le prochain sommet du G8 «se tiendra à Nice vraisemblablement à une date autour du printemps que nous sommes en train de rechercher en consensus avec nos partenaires», a déclaré M. Sarkozy lors d'une conférence de presse.

Interrogé sur la polémique provoquée au Canada par le prix de l'organisation des sommets des G8 et G20, estimé à près d'un milliard de dollars, Nicolas Sarkozy a assuré que les sommets des deux instances qui seront organisés en France l'an prochain coûteraient «dix fois» moins.

«S'agissant du G8-G20 français, même si je ne peux pas confirmer les chiffres que vous indiquez sur le coût du G20 au Canada, ils seront dix fois inférieurs, exactement», a-t-il promis.

En plus de la présidence du G8 à partir du 1er janvier 2011, la France prendra pour un an les commandes du G20 après son sommet de Séoul prévu les 12 et 13 novembre prochains.

piqué au tas chez Ouest-fRance - 26/06/2010

01:03 | Lien permanent | Commentaires (1) |

25/06/2010

Toronto G8-G20 : une loi qui augmente les pouvoirs des policiers - décision sur l'utilisation des canons à sons

 

Une loi secrète pour accroître le pouvoir policier

 

Le gouvernement libéral de l'Ontario défend sa décision d'avoir adopté en secret une loi qui accroît les pouvoirs des policiers de procéder à des arrestations durant les sommets du G8 et du G20.

Les détracteurs de la mesure affirment toutefois que l'Ontario ressemble maintenant à une «dictature de bananes».

Le ministre de la Sécurité communautaire et des Services correctionnels, Rick Bartolucci, a expliqué vendredi que la réglementation permet aux policiers d'interpeller toute personne qui s'approche à moins de cinq mètres des clôtures de sécurité entourant le site du sommet du G20 à Toronto.

Les contrevenants pourront ensuite être arrêtés s'ils ne sont pas en mesure de s'identifier.

Il a précisé que c'est la même vieille loi, datant de 1939, qui permet aux policiers de fouiller des personnes qui se présentent à la cour et qu'on vient tout simplement d'étendre au périmètre de sécurité du G20 pour une semaine. Les policiers peuvent exiger une pièce d'identité des personnes se trouvant près de clôtures de sécurité et toute personne qui refuse s'expose à deux mois de prison et à une amende pouvant atteindre 500 $.

Les nouvelles règles ont été adoptées le 2 juin par un comité du cabinet provincial. Leur existence n'a été révélée que lors de l'arrestation d'un homme de 31 ans.

«Il n'y a rien eu de secret, s'est défendu le ministre. Le procédé normalement appliqué aux règles a été respecté.»

Il estime aussi qu'il revient à la police d'expliquer pourquoi les nouvelles règles n'ont pas été rendues publiques.

M. Bartolucci a beau insister pour dire que des mises à jour semblable sans débat au Parlement sont routinières, l'opposition fulmine.

«Les lois secrètes qui mènent à l'arrestation et à la détention des gens, comme celle-ci, sont les caractéristiques d'une dictature de bananes», a dit le député néo-démocrate Peter Kormos.

L'Association canadienne des libertés civiles estime pour sa part que les nouvelles règles sont dangereuses. Octroyer plus de pouvoirs aux policiers pour le sommet du G20 est une utilisation «inappropriée» d'une loi qui vise à protéger les édifices publics, dit l'organisme.

«Ça a été fait en secret, a déclaré la porte-parole Nathalie Des Rosiers. Ça n'a pas été fait d'une manière qui aurait permis une contestation devant les tribunaux.»

Le chef de police Bill Blair, qui a réclamé la nouvelle loi, insiste pour dire que son service n'a pas obtenu de nouveaux pouvoirs radicaux, ajoutant que tout ce que veut la police est d'avoir l'autorité indiscutable de maintenir un périmètre de sécurité le long des clôtures de la zone interdite.

«Nous ne voulons pas nous trouver dans une situation, et nous ne demandons pas, des pouvoirs extraordinaires pour arrêter nos citoyens», a dit M. Blair.

Un groupe d'opposants a été créé vendredi sur le site Facebook pour condamner la réglementation, la qualifiant d'atteinte sérieuse aux droits et libertés.

La réglementation est entrée en vigueur lundi et le demeurera jusqu'à lundi prochain, lorsque le sommet du G20 prendra fin à Toronto. Keith Leslie

 

piqué au tas chez La Presse Canadienne - Toronto - 25/06/2010


Canons à son trop forts aux G8-G20

Un tribunal canadien a ordonné aux policiers assurant la sécurité des sommets du G8 et du G20 de ne se servir de leurs quatre canons à son, utilisés notamment contre les manifestants, qu'en réduisant leur puissance. La Cour supérieure de l'Ontario a ainsi donné seulement en partie raison à l'Association canadienne des libertés civiles qui cherchait à obtenir une injonction interdisant totalement le recours à ces engins qu'elle considère comme des armes dangereuses.

Les engins appelés LRAD (Long Range Acoustic Devices) peuvent émettre des sons de 150 décibels capables d'atteindre une personne à deux cents mètres. Ils sont audibles à plusieurs kilomètres. La police, pour qui les canons à son sont à la fois un outil anti-émeute et un moyen de communication, ne pourra donc les utiliser qu'en réduisant le volume au maximum, pour diffuser des messages adressés aux manifestants.

Le juge David Brown a ordonné à la police de "s'abstenir d'utiliser la fonction Alerte" des canons à son. Ce mode de fonctionnement consiste à émettre un son strident de grande puissance pouvant endommager l'ouïe de la personne visée. Devant la cour, le président de l'organisation syndicale du Congrès du travail du Canada, Ken Georgetti, également opposé à l'usage des canons à son, a regretté leur présence dans les rues de Toronto, y compris s'ils ne sont pas utilisés, en affirmant qu'elle dissuadait de manifester des personnes ayant le droit légal de le faire.

piqué au tas chez Le Figaro - 25/06/2010

 

Le pouvoir policier accru

 

Les policiers sont prêts à faire face aux manifestants.

Photo: AFP/Jemal Countess/Getty Images

Les policiers sont prêts à faire face aux manifestants.

Le 2 juin dernier, le gouvernement ontarien a adopté une loi secrète qui augmente le pouvoir policier durant les sommets du G8 et du G20. Des critiques comparent cette loi à la Loi sur les mesures de guerre.

Ainsi, la réglementation permet aux policiers d'appréhender toute personne qui s'approche à moins de cinq mètres des clôtures de sécurité entourant le site du sommet à Toronto.

Les policiers peuvent également exiger une pièce d'identité des personnes se trouvant près de clôtures de sécurité. Toute personne qui refuse de s'identifier s'expose à deux mois de prison et à une amende pouvant atteindre 500 $.

Une porte-parole du ministère de la Sécurité communautaire de l'Ontario affirme que la Loi ontarienne sur la protection des biens publics existe depuis 1939 et qu'elle a tout simplement été étendue au périmètre de sécurité du G20 pour une semaine.

La loi en question donne aux policiers le pouvoir de demander aux gens de s'identifier et de fouiller n'importe qui.

L'utilisation du canon sonore permise

Par ailleurs, la Police provinciale de l'Ontario (PPO) modifie ses règles d'utilisation du canon sonore durant les manifestations du G20.

Elle se plie ainsi à une ordonnance de la Cour supérieure, qui vient de statuer que la fonction alerte de ces porte-voix doit être utilisée de façon limitée et à une distance d'au moins 75 m des manifestants pour protéger l'ouïe des personnes.

Le juge rejette toutefois l'argument de l'Association canadienne des libertés civiles selon lequel les canons sonores violent la liberté d'expression des manifestants. Ainsi, leur utilisation sera permise.

Le canon sonore émet un son strident qui aide les policiers à disperser les manifestants.

Des groupes de défense des droits civils demandaient une injonction pour interdire son utilisation.

Un policier tient le canon sonore LRAD-X 100 au cours d'un exercice de sécurité et de contrôle des foules tenu à Toronto le 3 juin dernier, en prévision du sommet du G20.

Photo: La Presse Canadienne /Frank Gunn

Un policier tient le canon sonore LRAD-X 100 au cours d'un exercice de sécurité et de contrôle des foules tenu à Toronto le 3 juin dernier, en prévision du sommet du G20.

piqué au tas chez www.radio-canada.ca - 25/06/2010

21:18 | Lien permanent | Commentaires (0) |

13/06/2010

Sommet du G8 G20 Toronto 25, 26 et 27 juin 2010 - J'ai 20 va chier

Dans deux semaines le monde entier aura les yeux rivés sur le Canada. Des dizaines de grosses huiles d'états s'emmènent au pays du castor pour le G8/G20. Ces messieurs (pour la plupart) prendront alors des décisions pour votre avenir sécuritaire et économique sans que vous ne soyez consulté. Déjà, les dépenses pour les dispositifs de sécurité s'annoncent encore plus salé que lors des jeux olympiques qui avaient pourtant duré deux semaines. Le subtil gouvernement conservateur a même construit un fantastique club med hawaïen pour l'espace barricadé réservé aux journalistes, à vos frais, pour vanter les vertus touristiques de la région (Et incidemment, occulter les enjeux du G8/G20).

Heureusement, la mobilisation des opposants s'active. Les musiciens, entre autre, mettent leur grain de sable dans la machine capitaliste. Voici deux hymnes libertaires anti-g20.

Mise en demeure vous offre ainsi un splendide fond d'écran et une toune. Elle s'intitule, amoureusement, J'ai 20 va chier.
J'ai 20 va chier.mp3

Les rappeurs AK et Illogik quant a eux, vous proposent quant a eux un rap réfléchit qui apporte, en prime, un louable effort pédagogique.

piqué chez Voix de faits

Le RAGE, conjointement avec la CLAC 2010, organise un transport collectif par autobus vers Toronto à l’occasion du G20

Si vous partez en voiture ou si vous vous rendez à Toronto avant vendredi, des informations sont disponibles à ce sujet un peu plus bas.

Vous voulez réserver une ou plusieurs places sur un autobus qui se dirige vers Toronto pendant le sommet du G20 les 25, 26 et 27 juin? Communiquez avec le Comité transports de la Convergence de luttes anticapitalistes/Regroupement anti-G20 étudiant (CLAC/RAGE) à l’adresse suivante : transportg20@gmail.com avant le dimanche 20 juin.

Ce que vous devez préciser dans votre e-mail :

-Le nombre de places que vous réservez

-L’heure de départ que vous souhaitez (matin / soir)

-Le montant de votre contribution (20$ nécessaire, contribution suggérée de 20$-40$)

- Si vous avez besoin d’hébergement, pour combien de personnes, apportez-vous votre tente, etc? (Voir la section sur l’hébergement pour plus de détails)

Si vous prévoyez utiliser le transport collectif organisé par la CLAC et le RAGE, NOUS VOUS PRIONS DE RESPECTER LA SÉCURITÉ DE TOUTES ET TOUS. N’apportez pas de drogues ou d’armes dans vos bagages ou sur votre personne, ou quoi que ce soit d’autre qui puisse compromettre la sécurité des autres passager-e-s.

Informations

Il y aura deux départs vers Toronto. Les premiers autobus partiront un peu après 6h du matin de Montréal, le vendredi 25 juin. Le deuxième départ se fera à 18h. SVP nous laisser savoir à quel départ vous comptez vous présenter pour que l’on puisse réserver le bon nombre d’autobus en matinée comme en soirée. Pour connaître le lieu du départ, communiquez avec nous par courriel. Le retour de Toronto vers Montréal se fera le dimanche à 16h pour arriver avant minuit.

En raison des coûts élevés des autobus et de l’état dramatique de nos finances, le montant minimal obligatoire de la contribution est de 20$. Elle sera recueillie à l’embarquement. De plus, si vous pouvez donner plus, nous vous invitons à contribuer davantage afin de permettre aux personnes plus démunies d’utiliser également le transport et de nous permettre de rembourser les prêts effectués. Nous vous demandons donc de nous laisser savoir le  montant de votre contribution afin de nous permettre une prévision plus exacte de nos finances. Veuillez noter que personne ne vous refusera l’accès aux autobus si vous êtes à court d’argent, mais tentez tout de même de contribuer dans la mesure de vos moyens.

Au niveau de l’hébergement à Toronto
Afin de vous mettre en contact avec des miliantEs à Toronto et de prévoir la logistique d’hébergement, nous avons besoin de connaître plusieurs détails. Le comité en charge de l’hébergement a aussi besoin de savoir qui a besoin d’hébergement, pour combien de personnes, quels sont vos besoins spéciaux et si vous pouvez apporter une tente et du matériel de camping. S’il vous plaît, réservez votre hébergement avec nous le plus rapidement possible, et non pas avec Toronto Community Mobilization Network.

Si vous n’utilisez pas le transport collectif:

Pour ceux et celles qui partiront en voiture, nous vous invitons à communiquer avec nous si vous avez des places disponibles. Vous pouvez également vous présenter au départ des autobus. Si vous partez vendredi avec les autobus, nous pouvons nous occuper de votre hébergement.

Si vous compter arriver avant vendredi à Toronto (donc par vos propres moyens) et que vous avez besoin d’hébergement, vous devez vous inscrire sur le site de Toronto Community Mobilization Network: http://g20.torontomobilize.org/visitorhousing

Au niveau de la réservation
Un code alphanumérique vous sera transmis en réponse à votre email, afin de vous reconnaître à l’embarcadère, sans pour autant vous identifier par votre nom. Ce code permettra aussi de donner priorité aux personnes ayant réservé une place sur les autobus à l’embarcadère. Sans réservation et confirmation, il est fort probable que vous n’ayez pas de place dans un autobus. Si vous devez annuler, veuillez nous en avisez le plus tôt possible, pour que nous puissions offrir votre place à une autre personne.

De plus, soyez avertiEs que les manifestations contre les sommets du G8/G20 font souvent face à un niveau élevé de répression policière. La police risque de procéder à des arrestations arbitraires et massives dans un but politique afin de nous empêcher de manifester et d’agir. La très vaste majorité de ces arrestations ont comme objet premier de dégager les rues et ne se soldent pas en accusation criminelle ou grave. Il est toutefois d’importance première que vous preniez toutes les précautions nécessaires si votre statut légal pourrait être compromis d’une façon indésirable à vos yeux, par votre participation à la résistance contre les sommets du G8/G20.

piqué chez rage2010.net

12:27 | Lien permanent | Commentaires (0) |

25/09/2009

G20 - répression - fichage -violences policières à Pittsburgh

 

 




 

Les pittbulls se mettent en place...

11:13 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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