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18/02/2011

« Police d'agglo » :Hortefeux confirme les réorganisations

 

réorganisations_police.jpg

Fusion entre la brigade fluviale et le bureau des objets trouvés de Dunkerque

 

 

La police d'agglomération, testée à Paris, Lille et Lyon, est un succès. Et s'étend donc, malgré « quelques inquiétudes  », à l'ensemble du département du Nord, avant, bientôt, Marseille et Bordeaux. Voilà le message essentiel qu'est venu délivrer hier, dans la métropole lilloise, le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, en visite à Lille, puis à Marcq-en-Baroeul. ...

 

Depuis 2009, les circonscriptions de police de Lille, Roubaix, Tourcoing et Armentières ne forment plus qu'une seule entité, « pour mieux correspondre aux zones de délinquance, être plus réactif ». Alors que « les violences aux personnes ont continué à augmenter de 2,5 % » en 2010 en France, « sur la même période, ces atteintes à l'intégrité physique des personnes ont reculé de 2,7 % sur le ressort de la police d'agglomération de Lille. C'est à l'inverse de la tendance nationale », s'est félicité le ministre.

« À armes égales »

« Parce qu'elle supprime les cloisonnements administratifs, la police d'agglomération permet aux forces de sécurité de lutter davantage à armes égales avec les délinquants. » Aussi, a-t-il confirmé les décisions annoncées ces derniers mois : l'ancienne circonscription de Bailleul rejoint la police d'agglo de Lille. Des fusions de circonscriptions sont opérées à Dunkerque, Maubeuge, Valenciennes et Douai et la circonscription de Fourmies basculera en zone gendarmerie « au plus tard au 1er juillet ». « Ces transformations suscitent encore quelques inquiétudes, mais je veille à ce que les équilibres gendarmerie-police soient maintenus. Et surtout, aucun territoire n'est négligé, aucun territoire n'est oublié. La délinquance, ce n'est pas une fatalité », a conclu le ministre, après avoir visité le centre de supervision urbaine de Marcq, qui pilote 65 caméras de vidéoprotection dans cette ville de 40 000 habitants.

 

piqué au tas sur www.lavoixdunord.fr - 18/02/2011

20:11 | Lien permanent | Commentaires (0) |

13/01/2011

Alain Bauer et Michel Gaudin : nouveau livre blanc sur la sécurité

Le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, a demandé au préfet de police de Paris Michel Gaudin et au criminologue Alain Bauer d'établir un "livre blanc sur la sécurité publique pour les dix ans à venir".

« Ce livre blanc », écrit le ministre dans une lettre aux syndicats de police datée du 11 janvier 2011 « à partir d’une analyse de l’existant et des adaptations en cours telle que la police d’agglomération à Paris et dans les départements de la petite couronne, identifiera, recensera, évaluera les évolutions possibles en matière de sécurité publique ».

Il devra, « d’ici la fin du mois de juin 2010″, également présenter « des propositions concrètes d’aménagement et d’évolution des métiers, structures et organisations » de la police.

Le ministre confirme dans sa lettre que quatre groupes de travail créés en 2010, associant la parité syndicale, vont se « réunir prochainement » pour « évoquer des sujets majeurs ».

Le premier, explique-t-il, « aura trait au périmètre et à la définition des missions régaliennes » des forces de l’ordre, le second portant sur l’examen d’un rapport qui lui a été remis fin 2010 sur les polices municipales.

Toujours au chapitre des grands chantiers fixés par M. Hortefeux figure celui assigné récemment par le président Nicolas Sarkozy « de renforcer encore la présence sur la voie publique et les tâches d’investigation ».

Parité entre police et  gendarmerie - Enfin, M. Hortefeux confirme aux syndicats son intention de poursuivre les travaux sur la parité police/gendarmerie, rattachée à lui depuis 2009, pour ce qui a trait aux rémunérations, à la « disponibilité et au logement des personnels », des écarts existant actuellement à cet égard entre les deux forces de l’ordre.

L’Intérieur s’est engagé sur certains de ces chantiers depuis quelques mois déjà. Il s’agit de recentrer les policiers et les gendarmes sur leur coeur de métier tout en respectant les restrictions budgétaires de l’Etat.

Des tâches dites indues, telles que le transfert des détenus ou la police des audiences de justice, assurées jusque là par les policiers, sont progressivement transférées, depuis début janvier, à la pénitentiaire par exemple.

piqué au tas sur www.lagazettedescommunes.com - 12/01/2011

 

09:16 | Lien permanent | Commentaires (0) |

18/09/2010

Fumer tue (surtout dans une gendarmerie)...

Gendarme de Draguignan: les raisons d'un non lieu

JUSTICE. Selon l'ordonnance de non lieu du 18 août, que « Libération » a pu consulter, le gendarme, qui a tué le 23 mai 2008 un fuyard menotté, a fait un usage légal de son arme. La partie civile conteste. Lire la suite

 

Pour la juge d'instruction du tribunal de Draguignan en charge du dossier, « bien que l'on ne puisse que déplorer la mort d'un homme et compatir à la douleur de sa famille, il apparaît que toutes les conditions d'usage des armes sont au cas d'espèce remplies ».

Le gendarme mis en examen pour « coups mortels aggravés » bénéficie donc à ses yeux du « fait justificatif » l'autorisant à tirer.

 

QUI ÉTAIT LA VICTIME?

Pour la magistrate, Joseph Guerdner, 27 ans, était un « délinquant d'habitude » à la « dangerosité croissante ».

Il faisait l'objet d'un contrôle judiciaire pour des « vols aggravés » et pour « dégradation d'un véhicule de gendarmerie qu'il n'avait pas hésité à percuter de face pour ménager sa fuite et celle de ses comparses, blessant légèrement à cette occasion un gendarme ».

Pour ces faits remontant à février 2006, il avait été placé sous contrôle judiciaire et devait pointer régulièrement à la brigade de Brignoles (Var).

C'est là que les gendarmes l'interpellaient, le 22 mai 2008, quand il venait émarger pour ce contrôle.

Il était cette fois suspecté d'avoir participé au vol d'un camion de matériel vidéo avec séquestration du chauffeur-livreur, le 21 avril, au Luc-en-Provence.

Des faits qualifiés de « vol avec arme et en bande organisée, enlèvement et séquestration de personne » et passibles des assises.

Dans son véhicule, les gendarmes saisissaient un pistolet calibre 45 dérobé au cours d'un vol à main armée chez un particulier, en 2007, à Orange (Vaucluse).

 

COMMENT LES FAITS SE SONT-ILS DÉROULÉS?

Placé en garde-à-vue à la gendarmerie de Draguignan, Joseph Guerdner porte des menottes aux poignets.

« Pour limiter les risques d'évasion », une autre menotte est passée au-dessus de sa cheville droite, au niveau du tendon d'Achille, afin de limiter la flexion et de gêner sa marche.

A 21h30, le 23 mai, Joseph Guerdner, qui nie les faits reprochés, est autorisé à fumer.

Comme il est interdit de fumer dans les locaux,le gendarme M. l'accompagne dans la cage d'escalier.

Le militaire est seul alors que, pour les pauses cigarettes précédentes, les gendarmes étaient à deux pour le surveiller.

A un moment, la minuterie s'éteint.

Le gendarme monte quelques marches pour rallumer.

Il voit Joseph Guerdner écarter le ventail de la fenêtre, se hisser sur le rebord, et sauter dans le vide, à 4,60m de haut.

Arrivé en bas, il se relève et s'enfuit.

 

Y-A-T-IL EU SOMMATIONS?

Interrogé une première fois après les faits, le gendarme M. affirme avoir crié « Evasion » et « il se barre », puis avoir fait feu. Il tire sept fois, touchant trois fois le fuyard.

Lors d'une seconde audition, le gendarme ajoute qu'il a lancé une sommation « arrête ou je tire ».

Les sommations ne sont donc pas établies et pour la partie civile, le gendarme était plus animé par « la colère, la rage et une intetion homicide ».

Mais pour la juge, « aucun élément objectif du dossier ne vient contredire le gendarme ».

Conclusion: « Joseph Guerdner a sciemment refusé d'obtempérer aux sommations qui lui étaient adressées. »

Les quatre premiers tirs ratés auraient dû sonner à ses oreilles comme autant de « coups de semonce », « ce qui aurait dû l'inciter à stopper sa course, ce qu'il n'a pas fait ».


OÙ LE GENDARME A-T-IL VISÉ?

Le gendarme affirme avoir visé la partie inférieure du corps. Mais la victime n'a été touché qu'en haut du corps, ce qui, pour les parties civiles, témoigne d'une intention homicide.

La juge conteste, relevant « le caractère nécessairement imprécis d'un tir dans l'obscurité sur une silhouette en mouvement ».

Conclusion: « Eu égard aux difficiles conditions de tir […], le gendarme M. ne pouvait effectuer que des tirs d'arrêt dont l'impact réel lui était nécessairement ignoré. »

Trois balles sur les sept tirées l'ont touché, dont une, mortelle, a traversé le thorax.

C'est la première fois en 18 ans de carrière que le gendarme M. faisait usage de son arme.

Il s'est décidé à tirer en une demi-seconde.


COMMENT JOSEPH GUERDNER EST-IL MORT?

Bien que touché, Joseph Guerdner a pu franchir un grillage de deux mètres pour se réfugier dans l'institution religieuse Saint-Joseph voisine, un internat pour jeunes filles.

Les gendarmes partis à sa recherche ont entendu un craquement dans un arbre et la chute d'un corps.

Ils ont découvert Joseph Guerdner allongé sur le dos, mais continuant à se débattre.

Trois gendarmes se sont employés à le maîtriser, « sous les yeux de religieuses et de plusieurs de leur jeune pensionnaires », rapporte la juge d'instruction.

Joseph Guerdner est mort sur place malgré l'arrivée des secours et les premiers soins.

Pour la juge, « compte tenu de l'avance [qu'il] avait prise et de l'extrême détermination qu'il manifestait à s'évader, […] l'usage des armes constituait à ce moment le seul moyen dont disposait le gendarme M. pour stopper la fuite de Joseph Guerdner et empêcher son évasion ».

Les parties civiles ont fait appel.

MICHEL HENRY

piqué sur www.libemarseille.fr - 31/08/2010

 

Article 174
Modifié par Décret 43-1969 1943-07-22 art. 1 JORF 18 septembre 1943
Abrogé par LOI n°2009-971 du 3 août 2009 - art. 25

Les officiers, gradés et gendarmes ne peuvent, en l'absence de l'autorité judiciaire ou administrative, déployer la force armée que dans les cas suivants :

 

Lorsque des violences ou des voies de fait sont exercées contre eux ou lorsqu'ils sont menacés par des individus armés ;

 

Lorsqu'ils ne peuvent défendre autrement le terrain qu'ils occupent, les postes ou les personnes qui leur sont confiés ou, enfin, si la résistance est telle qu'elle ne puisse être vaincue autrement que par la force des armes ;

 

Lorsque les personnes invitées à s'arrêter par des appels répétés de : "Halte gendarmerie", faits à haute voix, cherchent à échapper à leur garde ou à leurs investigations et ne peuvent être contraintes de s'arrêter que par l'usage des armes ;

 

Lorsqu'ils ne peuvent immobiliser autrement les véhicules, embarcations ou autres moyens de transport dont les conducteurs n'obtempèrent pas à l'ordre d'arrêt.

 

Ils sont également autorisés à faire usage de tous engins ou moyens appropriés tels que herses, hérissons, câbles, etc., pour immobiliser les moyens de transport quand les conducteurs ne s'arrêtent pas à leur sommation.

www.legifrance.gouv.fr

 

Depuis un arrêt de la Cour de cassation en 2003, les gendarmes ne peuvent plus faire usage de leur arme qu'en cas "d'absolue nécessité."

Jusqu'en 2003, il n'aurait pas été certain qu'il soit renvoyé devant un tribunal, si, comme l'indiquent les premiers éléments de l'enquête, le gendarme a fait des sommations, avant d'ouvrir le feu. L'article 174 du décret de 1903 sur l'organisation de la gendarmerie précise en effet que les militaires peuvent faire usage de leur arme après sommation.

Les policiers, eux, sont soumis à la règle de la légitime défense. Pour utiliser leur arme de service, ils doivent être l'objet d'une menace réelle, et leur riposte doit être proportionnée. Mais le 18 mars 2003, un arrêt de la Cour de cassation a ajouté aux règles en vigueur dans la gendarmerie un impératif « d'absolue necessité», qui aboutit, de fait, à l'abrogation de l'article 174.

piqué sur www.lexpress.fr - 26/05/2008

 

http://image.toutlecine.com/photos/l/a/0/la-chasse-a-l-homme-22-09-1964-2-g.jpg

09:30 | Lien permanent | Commentaires (2) |

31/08/2010

Alain Bauer contre les Chronophages

http://www.lefrelonvert.com/wp-content/uploads/2010/07/jason-and-the-argonauts.jpg

Les suppressions de postes se poursuivent dans les commissariats, au grand dam des syndicats. La Place Beauvau veut limiter le temps passé par les policiers aux “charges judiciaires”.

Le mécontentement monte dans les commissariats. Surveillance dans les quartiers et banlieues difficiles, lutte contre les cambriolages ou les violences domestiques… Le besoin de sécurité se fait croissant, tandis que les effectifs, eux, poursuivent un mouvement inverse. Sous l’influence de la Révision générale des politiques publiques et du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux, qui conduit à la suppression de 10 000 postes entre 2004 et 2012 – dont 4 000 rien que cette année –, il ne restera plus que 100 000 policiers à terme pour effectuer l’ensemble des missions de sécurité sur le territoire.

Il faut “faire plus avec moins”, regrette Nicolas Comte, secrétaire général d’Unité police (premier syndicat des gardiens de la paix), pour qui cette politique pose “un problème de présence sur le terrain”. Et ce n’est pas la création de nouvelles “unités territoriales de quartiers” (Uteq), qui vont changer la donne. Ce déploiement, ou plutôt ce redéploiement, se fait à “effectifs constants”, déplore le responsable syndical.

Tâches chronophages

Au lieu de se polariser sur les effectifs de policiers, auxquels il faudrait ajouter quelque 98 000 gendarmes, le secrétaire général du syndicat Alliance, Jean-Claude Delage, appelle pour sa part à décharger les policiers de certaines tâches indues, comme le transfert ou la garde des détenus. Une option également retenue par Alain Bauer qui, dans son dernier rapport publié en avril dernier, intitulé Où sont les policiers et les gendarmes ?, appelait à limiter les charges judiciaires (audiences, escortes des détenus pour soins ou présentation, comparution, extraction, etc.), très chronophages. Selon le criminologue, ces tâches ont, en équivalent temps plein, augmenté de 4 % pour la police et de 16,8 % pour la gendarmerie entre 1998 et 2008.

Le ministère de l’Intérieur semble décidé à explorer cette piste, puisqu’il a mis en place plusieurs groupes de travail chargés de plancher sur la question.

Xavier Sidaner

piqué sur www.acteurspublics.com - 30/08/2010

 

15:44 | Lien permanent | Commentaires (0) |

29/08/2010

[Seul contre tous] ... Il s’attaque à huit gendarmes dans les locaux de la brigade

seul-contre-tous.jpg
la photo ne fait pas partie de l'article

Agression hors du commun à l’intérieur même des locaux de la brigade de gendarmerie de Fosses et sur des gendarmes! Un jeune homme de 19 ans, visiblement dans un état d’excitation incroyable, a insulté puis porté des coups aux huit hommes en uniforme qui se trouvaient là. La trentaine de gendarmes appelés en renfort pour permettre de ramener le calme a par la suite dû faire face à des jeunes du quartier.

Ces derniers ont profité de cette confusion pour tenter d’en découdre. Hier après-midi, le tribunal correctionnel de Pontoise a décidé de reporter l’examen de cette affaire au mois d’octobre. En attendant, l’homme a été incarcéré à la maison d’arrêt d’Osny.

Mis hors de lui par une rumeur infondée

Il est 18 h 50 mercredi quand le jeune homme, bien connu des autorités, se présente à l’accueil de la brigade locale. Une rumeur court, selon laquelle les gendarmes doivent venir l’interpeller chez lui. Son sang ne fait qu’un tour. Il se demande bien ce que les militaires ont à lui reprocher encore cette fois-ci… Dès qu’il arrive chez les gendarmes, ceux-ci lui indiquent clairement qu’ils n’ont nullement prévu d’aller le chercher, mais cela ne suffit pas à le rassurer et à le calmer. Le jeune homme ne veut rien savoir et commence à insulter les gendarmes. Il voit rouge quand ils décident de l’interpeller pour outrage.

Les menaces s’accompagnent de griffures et même de coups… Un gendarme est d’ailleurs mordu dans la bagarre. Le lieutenant, commandant de la brigade, malgré ses galons, n’est pas épargné. Au total, ce sont huit gendarmes qui prennent des coups. L’alerte est donnée et, rapidement, c’est une trentaine de collèges qui arrivent sur place en renfort. A l’extérieur des locaux, ils se retrouvent face à face avec quatre jeunes du Plateau, ce quartier sensible de Fosses où se trouve implantée la gendarmerie. Ceux-ci cherchent l’affrontement, mais sont rapidement dissuadés avant que le calme ne finisse par revenir. (DANIEL PESTEL)

piqué chez Le Parisien- 28/08/2010

10:12 | Lien permanent | Commentaires (0) |

21/03/2010

Fée électricité : Incendie d'un garage du groupement de gendarmerie à Colmar

 

Neuf voitures et huit motos de la gendarmerie nationale ont été détruites hier, vers minuit, par un incendie qui s’est déclaré dans un garage du groupement de gendarmerie du Haut-Rhin, au quartier Lacarre, rue de la Cavalerie à Colmar. (l'Alsace)le feu, ça brûle....jpg

Au total, le feu a réduit à l'état de carcasse une vingtaine de véhicules notamment des motos Yamaha et BMW qui étaient utilisées par l'escadron de sécurité routière, des véhicules de gendarmerie dont le break embarquant le radar automatisé mais aussi la camionnette des techniciens en identification criminelle ainsi que le véhicule servant aux actions de prévention routière.(le blog 100% radar)

L' a été confiée à la brigade de recherches de Colmar et un expert a été envoyé sur place pour déterminer l'origine de l'incendie. En juillet 2008, un incendie s'était déclaré dans un garage des gendarmes de la brigade motorisée de Soultz, détruisant huit véhicules. (Le parisien)

07:24 | Lien permanent | Commentaires (0) |

31/08/2009

Cas de grippe H1N1 dans une gendarmerie en Corse...ou grippe aviaire ?

poulet cage.jpg

La gendarmerie sous "influenza" ?

Ce n'est pas la grippe du poulet, mais c'est peut-être bien la grippe porcine, autrement dit le virus H1N1 (« influenza virus A, sous type H1N1 »).

Depuis hier, plusieurs gendarmes de la brigade de Bonifacio et leurs familles seraient en quarantaine dans leur caserne.

L'information n'est pas confirmée par les autorités militaires locales et régionales, mais elle n'est pas démentie non plus. Fidèle à sa tradition de « grande muette », l'armée n'est pas vraiment encore à l'ère de la communication et de la transparence, même en matière de santé publique. Des qualités qui, concédons-le, ne sont pas propres à ce ministère. Seul commentaire d'un responsable de la gendarmerie hier : « La continuité du service public est assurée et c'est la seule chose qui intéresse les citoyens »...

Quoi qu'il en soit, selon nos informations, plusieurs gendarmes se sont présentés hier dans un établissement hospitalier de l'Extrême-Sud pour se faire soigner et il leur a été demandé d'appliquer les consignes de sécurité en vigueur. Ils sont donc retournés dans leur caserne où ils seraient, depuis, consignés, dans l'attente d'analyses appropriées.

Pour l'instant, ce sont donc d'autres militaires qui ont pris la relève. On voit mal en effet des gendarmes masqués accueillir le public ou arrêter les automobilistes sur le bord de la route.

Pierre Ciabrini

19:11 | Lien permanent | Commentaires (0) |

25/07/2009

Après les sommations,Hortefeux Tir à vue...



A propos du vote parlementaire d’hier jeudi qui a définitivement adopté le rattachement du commandement de la gendarmerie au ministère de l’intérieur (par les préfets),

un article paru ce matin vendredi 24 juillet dans Ouest-France (page France, toutes éditions) ajoute en conclusion que :

” Un décret en Conseil d’Etat fixera les conditions d’ouverture du feu pour la police comme pour les gendarmes dans les opérations de maintien de l’ordre.”

Quel sens de l’à-propos, cet Hortefeux !

Bonne journée,
Luc Douillard



 


 

Article 174
Modifié par Décret 43-1969 1943-07-22 art. 1 JORF 18 septembre 1943

Les officiers, gradés et gendarmes ne peuvent, en l'absence de l'autorité judiciaire ou administrative, déployer la force armée que dans les cas suivants :

 

Lorsque des violences ou des voies de fait sont exercées contre eux ou lorsqu'ils sont menacés par des individus armés ;

 

Lorsqu'ils ne peuvent défendre autrement le terrain qu'ils occupent, les postes ou les personnes qui leur sont confiés ou, enfin, si la résistance est telle qu'elle ne puisse être vaincue autrement que par la force des armes ;

 

Lorsque les personnes invitées à s'arrêter par des appels répétés de : "Halte gendarmerie", faits à haute voix, cherchent à échapper à leur garde ou à leurs investigations et ne peuvent être contraintes de s'arrêter que par l'usage des armes ;

 

Lorsqu'ils ne peuvent immobiliser autrement les véhicules, embarcations ou autres moyens de transport dont les conducteurs n'obtempèrent pas à l'ordre d'arrêt.

 

Ils sont également autorisés à faire usage de tous engins ou moyens appropriés tels que herses, hérissons, câbles, etc., pour immobiliser les moyens de transport quand les conducteurs ne s'arrêtent pas à leur sommation.

 

 

De plus:

Les policiers, eux, sont soumis à la règle de la légitime défense. Pour utiliser leur arme de service, ils doivent être l'objet d'une menace réelle, et leur riposte doit être proportionnée. Mais le 18 mars 2003, un arrêt de la Cour de cassation a ajouté aux règles en vigueur dans la gendarmerie un impératif « d'absolue necessité», qui aboutit, de fait, à l'abrogation de l'article 174.

 

 

 

 

 


 

Article 4

Dans le cas d'une intrusion ou d'une tentative d'intrusion d'un ou de plusieurs individus au sein d'une zone de défense hautement sensible, hormis les cas de légitime défense, le militaire chargé de la protection doit, pour faire cesser cette action, avant de faire usage de son arme, procéder aux sommations suivantes :

 

1° Il annonce son intention d'empêcher ou d'interrompre l'intrusion en énonçant à voix haute : " Halte " ;

 

2° Il procède à une deuxième sommation, si le ou les individus n'obtempèrent pas, en énonçant à voix haute : " Halte ou je fais feu " ;

 

3° Il procède à une troisième et dernière sommation, si le ou les individus n'obtempèrent pas à la deuxième sommation, en énonçant à voix haute : " Dernière sommation : halte ou je fais feu ".

 

Lorsque le militaire intervient avec un chien, la deuxième et la troisième sommation sont remplacées par la suivante : " Halte, attention au chien ".

 

Dans tous les cas, il ne doit être fait usage que de la force armée absolument nécessaire.

 

 

 

00:13 | Lien permanent | Commentaires (0) |

18/07/2009

Collaboration

Une rafle est une opération policière d’arrestation de masse.

En 1941 -1942, les allemands n’avaient pas les effectifs nécessaires pour procéder à des rafles massives.

Ils devaient s’en remettre à la collaboration de la police et de la gendarmerie française pour arrêter les juifs et résistants.

 

 

 

 

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En application des accords policiers Oberg-Bousquet, c'est la police française qui a assuré seule la rafle du vel' d'Hiv à Paris, aucun Allemand ne participant techniquement à l'opération. Les personnes raflées furent dirigées vers des camps, dont Drancy, où la surveillance était assurée par la gendarmerie française.

 

 

 

La rafle, d’abord prévue aux 13 et 14 juillet est reportée aux 16 et 17, pour éviter qu’elle ne coïncide avec le jour de la fête nationale.

 

Rafle du vel d'hiv 1.jpg

 

 

Au mois de décembre 1940, le maréchal Pétain nommait le général Dentz haut-commissaire et commandant en chef au Levant. L’auteur décrit l’ambiance visqueuse qui animait alors la petite colonie française du Mandat où, avec autant d’enthousiasme qu’en Métropole, on célébrait le culte du Maréchal.

 

La région aurait pu demeurer à l’écart du tumulte de la guerre et continuer de pratiquer tranquillement la Révolution nationale si Vichy n’avait autorisé secrètement les Allemands à installer des escales aériennes en Syrie. L’auteur met ici au jour un épisode peu connu de la Seconde Guerre mondiale et de l’histoire du régime de Vichy : jamais sans doute ne fut-il aussi proche d’une entrée en guerre aux côtés de l’Allemagne; le 15 mai 1941, dans un télégramme à Dentz, le Maréchal lui ordonnait de donner "la mesure de notre désir de collaboration à l’ordre nouveau"… (p. 136).

 

Cette attitude décida les Britanniques à se rendre maîtres des possessions françaises au Levant. En juin-juillet 1941, une courte guerre, dont M. Albord nous offre un récit détaillé, opposa les troupes vichystes à celles du Commonwealth et de la France libre. En cette occasion, l’armée de Vichy montra qu’elle n’avait pas su tirer les leçons de la campagne de 1940 et continua de mener une guerre de position fondée sur l’alignement en front de résistance étiré (p. 161).

 

 

 

Le gouvernement de Vichy fut le principal acteur de la collaboration lorsque son vice-président, l'amiral Darlan, signa avec l'ambassadeur Otto Abetz les trois protocoles de Paris du 28 mai 1941.

Ces textes, qui instituèrent une collaboration militaire entre les forces armées allemandes et françaises (Protocole I pour la Syrie-Liban, Protocole II, pour Bizerte et la Tunisie, Protocole III, pour l'A.O.F. et l'A.E.F., et protocole complémentaire, sur les moyens demandés par l'État français pour combattre toute riposte alliée) furent personnellement approuvés par Pétain dans son télégramme du 15 mai 1941 au général Dentz, haut commissaire en Syrie. Ces dispositions furent appliquées totalement en Syrie-Liban et partiellement en Afrique du Nord par la livraison à l'ennemi de pièces d'artillerie lourde et de munitions, que celui-ci allait pouvoir utiliser contre les soldats français à Bir Hakeim puis pendant la campagne de Tunisie.

 

 

 

 

 


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04/07/2009

Rififi à la maison Poulaga

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Gendarmerie: le commandant Matelly menacé de graves sanctions

Le chef d'escadron Jean-Hugues Matelly, bien connu dans la Gendarmerie nationale pour ses positions critiques, est "envoyé devant un conseil d'enquête" à la suite des propos qu'il a publiquement tenus dans les médias à trois reprises. Cette mesure l'expose à être radié des cadres, c'est-à-dire exclu de la Gendarmerie.

Selon Jean-Hugues Matelly : "l'envoi devant un conseil d'enquête est le niveau disciplinaire maximal, habituellement utilisé contre des militaires parallèlement mis en cause devant les juridictions pénales, parce qu'auteurs de crimes ou délits. C'est dire à quel point la possibilité d'exprimer un avis critique est ici "criminalisée".

Pour la direction de la Gendarmerie, l'officier a "commis un manquement grave à l'obligation de réserve", comme l'indique le document que nous publions ci-dessous. "Un tel comportement est contraire à la déontologie et à l'éthique militaire" poursuit la Direction générale de la gendarmerie nationale.

A côté de ses fonctions d'officier, Jean-Hugues Matelly est chercheur associé au Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales (Cesdip) du CNRS. Le Cesdip est dirigé par Laurent Mucchielli, un sociologue connu pour ses positions très critiques à l'égard de la politique pénale actuelle.  Jean-Hugues Matelly est également très proche du forum Gendarmes et citoyens, un groupe qui réclame le droit d'association professionnelle pour les gendarmes.

Le commandant Matelly est dans le collimateur de la Direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN) depuis plusieurs années. Ce qui motive l'envoi devant un conseil d'enquête est la publication de deux articles (sur Rue 89 et Pouvoirs locaux), ainsi qu'un entretien sur Europe 1. Il y critiquait le rapprochement en cours de la Gendarmerie avec la Police, via son rattachement au ministère de l'Intérieur. Un texte actuellement débattu à l'Assemblée nationale.

Au delà de la question très sérieuse de la liberté d'expression des militaires, le paradoxe de cette affaire est que, jusqu'à présent, le commandant Matelly exprimait des positions minoritaires dans la Gendarmerie, que ce soit sur la politique pénale ou le droit de se syndiquer. En revanche, ce qu'il dit des évolutions en cours est partagé par de très nombreux gendarmes, y compris chez les officiers. Et c'est pour ces propos qu'il risque maintenant d'être sanctionné.

 

Piqué chez JDM !

11:10 | Lien permanent | Commentaires (2) |

 
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