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09/09/2011

Namaste - Massoud

http://s1.e-monsite.com/2010/06/08/01/resize_550_550//massoud_ponfilly.jpg

Afghanistan. L'héritage du commandant Massoud

9 septembre 2011 -

Le monde a actuellement les yeux tournés vers les États-Unis qui s'apprêtent à commémorer les dix ans des attentats du11-Septembre. Loin de New York, en Afghanistan, un Breton, Ashmat Froz, se recueillera et se souviendra d'un autre triste anniversaire: celui des dix ans de l'assassinat du commandant Massoud. C'était un 9 septembre....

«En septembre 2001, al-Qaïda a visé deux symboles: les tours et le commandant Massoud. Leur but était d'attirer les États-Unis en Afghanistan et de s'assurer qu'ils ne recevraient pas l'appui de l'Alliance du nord qui s'était constituée autour de Massoud». Dans sa demeure rennaise, Ashmat Froz conserve avec dévotion la mémoire du lion du Panshir, assassiné le 9septembre 2001, par deux terroristes tunisiens se faisant passer pour des journalistes. «J'étais avec Massoud trois semaines avant son assassinat. Il en était certain: Ben Laden allait frapper aux quatre coins du monde et c'était un piège monté par le Pakistan. À présent qu'on sait où se terrait Ben Landen, c'est difficile pour le Pakistan et ses services secrets, l'ISI, de se cacher».

La légende demeure

Il y a quelques jours, Ashmat Froz a quitté la Bretagne pour se rendre sur la terre de ses ancêtres. Aujourd'hui, en compagnie de milliers d'Afghans, il se recueillera dans la vallée du Panshir, à une centaine de kilomètres au nord de Kaboul, sur la tombe d'Ahmad Shah Massoud, non loin du mausolée en construction. Ce sera le prélude à une semaine de célébrations. «En Afghanistan, les photos de Massoud sont présentes partout, sur les murs, dans les commerces... L'héritage du commandant n'est pas mort. Des gens qui étaient très proches de lui sont aujourd'hui au gouvernement, comme le ministre de l'Intérieur, Bismillah, son ancien bras droit. Massoud est devenu un repère pour nous». D'un homme qui se battait contre l'envahisseur, l'image de Massoud a évolué vers une figure de légende, un mythe qu'on évoque pour se redonner du courage dans les heures noires. «Comment se fait-il que Massoud combattait seul les talibans et qu'aujourd'hui, avec l'aide du monde entier, on n'y arrive pas?», demande celui qui partage sa vie entre l'Afghanistan et la Bretagne depuis trente-cinqans. «J'ai bénéficié d'une bourse du gouvernement français pour faire mes études d'architecture àRennes». L'architecte, qui construit ici et là-bas, a exercé son art de bâtir auprès de Massoud. «Mon rôle était de réaliser les projets qu'il esquissait lors des nuits de veille», se remémore l'ancien représentant en France du commandant. «Quand les islamistes ont pris le pouvoir, j'ai accompagné des politiques français pour rencontrer Massoud. On fréquentait le même lycée et on habitait le même quartier. Quand les Russes sont entrés en Afghanistan, il a pris le chemin de la résistance. Massoud n'était pas un homme de guerre mais il n'avait pas d'autres choix que de la faire pour ramener la paix».

Un bâtisseur

Ashmat Froz a connu un autre Massoud, différent du chef de guerre portant l'AK 47 en bandoulière. Lui se rappelle d'un homme amoureux de la poésie, un esthète et un architecte d'un pays sans cesse à reconstruire. «C'était un bâtisseur qui rêvait des plans de villes idéales». Avec son association Afghanistan-Bretagne, Ashmat milite pour un développement économique de son pays d'enfance. «On sait que les Américains cherchent à installer des bases permanentes. Il y a quelques semaines, j'étais à Kaboul lors du passage de Nicolas Sarkozy à l'ambassade. Il me confirmait que la France retirerait ses troupes mais d'une manière progressive et en tenant compte de la situation». L'architecte est inquiet: «Si le pays ne se développe pas, l'Afghanistan reviendra vers le terrorisme. Mais la solution n'est pas militaire. La politique de Massoud était très simple: il responsabilisait les locaux, village après village. Il agissait autant sur le militaire que l'économique. La seule façon de lutter contre les talibans, c'est d'aider la population à se hisser vers le haut grâce à l'économie». Et le meilleur moyen de rendre hommage au lion du Panshir.

Gwen Rastoll

piqué au tas sur www.letelegramme.com

«J'étais à côté de la bombe qui a tué Massoud»«J'étais à côté de la bombe qui a tué Massoud»

Deux jours avant les attentats aux Etats-Unis, Massoud a été assassiné en Afghanistan. À plusieurs reprises, il avait attiré l'attention de la communauté internationale sur le danger représenté par Ben Laden.

Le 9 septembre 2001, le journaliste afghan Fahim Dashty était à moins d'un mètre de la bombe qui a tué le commandant Ahmad Shah Massoud, alors chef de la résistance contre les talibans, mais il fut l'un des derniers à apprendre sa mort.

Ce jour-là, Massoud, ultime chef militaire à empêcher les talibans, alors maîtres d'environ 95% du territoire, de contrôler l'ensemble de l'Afghanistan, est dans l'un de ses QG du nord-est, à Khwaja Bahauddin. Sur place, deux prétendus journalistes arabes, qui ont rejoint les lignes de Massoud depuis 22 jours, sollicitent une interview filmée. «Ils étaient très pressés, ils demandaient deux à trois fois par jour» à le rencontrer, se souvient Fahim Dashty, qui les côtoya neuf jours.

Vers midi, l'interview est enfin accordée. Fahim Dashty se joint à eux. Après avoir écrit entre 1993 et 1996 dans le «Kabul Weekly», fondé par Massoud, il archive en vidéo toutes les activités du héros de la résistance anti-soviétique.

Dans la pièce, Massoud est là. A sa droite, Massoud Khalili, un de ses principaux conseillers et amis. «Tout le monde se salue normalement, chacun s'assoie. Khalili traduit», raconte Fahim Dashty. A la demande de Massoud, surnommé le «Lion du Panchir», les deux Arabes égrènent les questions qu'ils prévoient de poser.

«Pourquoi dites-vous qu’Oussama est un terroriste?»

«Ils avaient une quinzaine de questions, la plupart concernant les talibans et Oussama ben Laden. Du genre : si vous conquérez l'Afghanistan, qu'allez-vous faire d'Oussama?, Pourquoi qualifiez-vous Oussama et les talibans de terroristes?», se rappelle Fahim Dashty.

Pendant ce temps, ce dernier cherche le meilleur angle pour filmer et choisit de s'asseoir juste en retrait du caméraman arabe, placé à 2,50 m devant Massoud. «La lumière d'arrière-plan était très mauvaise, je me mets à régler ma caméra, ça m'occupe 20-30 secondes et j'entends soudain le bruit d'une explosion; comme un ballon qui explose, ce n'était pas très fort; puis je sens que mes mains et mon visage me brûlent et que je suis blessé aux jambes».

Une caméra de faux journalistes piégée

La caméra piégée des deux Arabes vient d'exploser. «J'étais celui qui était le plus près de la bombe, à moins d'un mètre, mais j'ai eu de la chance», sourit Fahim Dashty. «Les gens m'ont dit plus tard que l'explosion était si forte qu'ils ont cru à un bombardement aérien. Moi, ça ne m'a pas paru si fort, j'ai juste entendu un bang ! », poursuit-il. «La première idée qui me vient alors à l'esprit est que peut-être ma caméra a explosé à cause d'un choc électrique et je sors en courant».

Il ne réalise qu'arrivé dans la cour: fenêtres et portes du bâtiment sont soufflées, de la poussière et de la fumée s'en échappent. Deux gardes sortent Massoud, «grièvement blessé au visage et sur tout le corps». Massoud, Khalili et Dashty, grièvement blessés, sont emmenés en hélicoptère dans une petite clinique juste de l'autre côté de la frontière tadjike. Fahim Dashty voit Massoud pour la dernière fois, alors qu'il est emmené par des médecins.

Il apprend la mort de Massoud 12 jours après

Le 11 septembre, tard dans la nuit, à l'occasion d'une visite, il apprend, sur son lit d'hôpital à Douchanbé, la capitale tadjike, où il vient d'être transféré, les attentats qui ont frappé les Etats-Unis. Au bout d'une semaine, les médecins le renvoient chez lui. «A ce moment, de mes deux mains, je ne pouvais bouger que ce doigt», dit-il en montrant son pouce droit. Dix ans après, son corps porte encore les cicatrices des brûlures et héberge toujours des éclats de métal.

En convalescence chez un de ses frères au Tadjikistan, ses différents visiteurs lui assurent que Massoud va bien, qu'il a repris certaines activités. En fait, quelques jours auparavant, le 16 septembre, le «Lion du Panchir» a été enterré devant une foule nombreuse dans sa vallée natale, au lendemain de l'annonce officielle de sa mort, un temps tenue secrète.

«Un jour, mon frère n'en pouvait plus de cette situation. Il est venu s'asseoir au bord de mon lit et m'a parlé d'un projet de musée pour le commandant». «Je lui ai répondu qu'on ne faisait pas de musée pour les gens en vie. Il s'est mis à pleurer et j'ai compris», se rappelle-t-il avec émotion. «C'était douze jours après l'explosion».

Les dernières images de Massoud vivant:
En grand format sur notre portail vidéo Videoportal

(Source: Youtube.com)
via www20.min.ch

La caméra qui a tué Massoud
avait été volée à Grenoble

Publié le 17-10-03 à 16:24    Modifié à 16:24    

La DST a établi que la camera qui a servi dans l'attentat contre le "Lion du Panchir", avait été volé à Grenoble quelques jours auparavant.

La piste française se confirme dans l'attentat contre Ahmed Shah Massoud. Alors que la justice enquête depuis décembre 2000 sur un réseau de soutien aux assassins du "Lion de Panchir", la Direction de la surveillance du territoire a établi que la caméra vidéo utilisée par les auteurs de l'attentat avait été volée à Grenoble (Isère).
A partir du numéro de série de l'appareil de type Beta SP BVW200, retrouvé sur le lieu de l'attentat en Afghanistan, la DST a pu vérifier qu'il s'agissait de la caméra d'un journaliste français volée le 24 décembre 2000 à Grenoble, a-t-on appris jeudi de sources policières.
Selon l'enquête, la caméra a transité par le sud de la région lyonnaise avant d'être confiée aux deux auteurs de l'attentat qui a coûté la vie au "Lion du Panchir" le 9 septembre 2001 soit deux jours avant les attaques contre les Etats-Unis le 11 septembre, a-t-on précisé de mêmes sources.
Entendu par la DST, le journaliste reporter d'images indépendant travaillant dans la région grenobloise a tenu à conserver l'anonymat. Joint par l'Associated Press il s'est refusé mercredi à donner toute précision sur cette affaire couverte, selon lui, par le secret défense.

Une plainte avait été déposée

De sources policières, on ajoute que la caméra a été volée alors que le journaliste effectuait un reportage le 24 décembre 2000 en début de soirée dans le centre-ville de Grenoble. L'appareil d'une valeur à l'achat de 38.100 euros et équipé d'une optique de marque Canon 16x9 a été dérobé sous les yeux de son propriétaire et sans violence dans son véhicule.
Au Parquet de Grenoble, on confirme que le journaliste avait par la suite déposé une plainte pour vol, classée sans suite. Aucune assurance n'a couvert le vol de la caméra achetée d'occasion, environ 16.000 euros, six mois plus tôt.
Quatre hommes sont déjà poursuivis en France en relation avec l'attentat contre le commandant Massoud. Un juge d'instruction antiterroriste enquête en effet depuis le 6 novembre 2000 sur un réseau de falsification de documents ayant pu aider les assassins du "Lion du Panchir".

Un trafic de faux passeports belges

Depuis le 18 janvier 2002 l'Algérien Abderammane Ameuroude, et le Franco-Tunisien Mehrez Azouz sont donc mis en examen pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste" et "falsification de faux documents administratifs".
Le 30 novembre 2001 le juge Jean-Louis Bruguière avait mis en examen le Français Youssef el Aouni des mêmes chefs, ainsi que trois jours plus tard le Franco-Tunisien Abdel Tebourski.
Les deux derniers avaient été arrêtés à la demande de la justice belge qui enquête sur un trafic de faux passeports belges. Ce trafic pourrait avoir un lien avec les assassins du commandant Massoud, qui étaient détenteurs de passeports belges.
Le destin de la caméra volée à Grenoble, confirme par ailleurs une fois de plus l'importance de la région sud-lyonnaise dans les enquêtes terroristes.
Le Français Pierre Robert, condamné le 18 septembre à la réclusion à perpétuité au Maroc, est originaire de la région de Saint-Etienne (Loire). Il a longtemps fréquenté les mosquées de la vallée du Rhône avant de partir en 1996 au Maroc.
Deux français originaires des Minguettes (quartier lyonnais) ont été interpellés par les forces américaines en Afghanistan et sont actuellement détenus à Guantanamo. Nizar Naouar, l'auteur de l'attentat de la mosquée de Djerba (Tunisie) en avril 2002 est lui aussi originaire de Saint-Priest dans la banlieue sud de Lyon, tout comme Khaled Kelkal, soupçonné de plusieurs attentats, dont celui manqué en août 1995 sur la ligne du TGV Paris-Lyon.

piqué au tas sur tempsreel.nouvelobs.com

Massoud : la caméra piégée avait été volée en France

FRANCE - TERRORISME

-La caméra piégée dont l'explosion a tué le commandant Ahmad Shah Massoud en septembre 2001 en Afghanistan a été volée en décembre 2000 à un cameraman en France, a-t-on appris hier de source policière.

Selon cette source, des policiers de la DST (Direction de la Surveillance du Territoire) ont établi que le numéro de série de la caméra piégée était le même que celui d'une caméra volée à un cameraman de Grenoble.

La DST a confirmé avoir « rencontré » ce cameraman, dont l'identité n'a pas été révélée, et une procédure judiciaire devrait bientôt être ouverte, a-t-on ajouté de même source.

Rappelons que le 9 septembre 2001, deux faux journalistes tunisiens disposant de passeports belges falsifiés avaient fait exploser leur caméra au début de leur entretien avec Ahmad Shah Massoud, chef de l'Alliance du Nord et héros de la lutte anti-talibans, à Khwaja Bahuddine, en Afghanistan.

Le « lion du Panshir » avait succombé à ses blessures, tout comme ses assassins.

Le cameraman indépendant a signalé que sa caméra lui avait été « volée quelques jours avant Noël 2000 alors qu'il tournait un sujet sur les vitrines de Noël devant les Galeries Lafayette de Grenoble (Isère) ».

Il avait alors été « agressé par trois hommes » qui s'étaient emparés de sa caméra Beta Sony BVW 200 AP [lien Probe] avant de prendre la fuite.

Il avait déposé une plainte au commissariat de Grenoble le 28 décembre 2000 et sa plainte avait été, selon lui, classée sans suite en mai 2001.

Publié le 17/10/2003 | La Dépêche du Midi

 

16:42 | Lien permanent | Commentaires (0) |

13/11/2010

Coefficient balistique : un pompier blessé par balle

Un sapeur-pompier blessé par balle à la Villeneuve

Un sapeur-pompier professionnel âgé de 24 ans a été blessé par balle, hier soir, dans le quartier de La Villeneuve à Grenoble alors qu’il éteignait un feu de voiture, avec plusieurs de ses collègues.

Alertés par des témoins vers 22?h?30 qu’un véhicule stationné devant le 170 galerie de l’Arlequin était en train de brûler, les sapeurs-pompiers du centre opérationnel d’incendie et de secours de l’Isère avaient aussitôt dépêché sur place leurs collègues du centre de secours de Saint-Martin-d’Hères “dans un contexte relativement calme, alors qu’aucune tension particulière ne semblait régner dans le quartier”, indiquait un secouriste, hier soir. Alors que les soldats du feu étaient en pleine intervention et qu’aucun incident notable n’était jusque-là survenu, l’un d’eux a subitement ressenti une vive douleur au bras et s’en est plaint auprès de l’un de ses supérieurs. C’est en y regardant de plus près que ce dernier s’est aperçu que le jeune homme avait été atteint d’un projectile au bras.

On ignore d’où le tireur a visé le secouriste

La victime n’a apparemment pas vu le tireur qui l’a visée et n’a pas plus distingué l’endroit d’où ce dernier a agi. Une équipe du SAMU 38 a alors été sollicitée et le blessé a pu être médicalisé sur place avant d’être transporté à l’hôpital Michallon de Grenoble-La Tronche. On ignorait, hier soir, le calibre de l’arme utilisée mais les blessures dont souffre le jeune homme semblaient heureusement superficielles, hier soir. Les policiers grenoblois (évidemment informés de ces faits d’une extrême gravité) se sont immédiatement rendus sur les lieux pour procéder aux constatations et ont ouvert une enquête afin d’identifier le tireur.

par Vanessa LAIME

piqué au tas sur le daubé - 13/11/2010

Grenoble : un pompier blessé par balle

Un pompier de 24 ans a été blessé par balle vendredi soir à Grenoble. Alors qu'il était en train d'éteindre un feu de voiture avec plusieurs autres soldats du feu, l'homme a été touché au bras. Immédiatement hospitalisé, il ne serait que «légèrement blessé», indique ce samedi matin la préfecture de l'Isère.

Les faits se sont déroulés vers 22h30 quand un coup de feu, dont on ignorait encore l'origine exacte, a «perforé le biceps» du jeune homme, selon la préfecture qui a confirmé une information du Dauphiné Libéré.

En outre, la voiture des policiers, qui accompagnent systématiquement les pompiers en intervention dans ce quartier sensible, a essuyé deux impacts de balles, respectivement «sur le capot et sur la plaque d'immatriculation».

Par d'interpellation

Secourus par ses collègues, le pompier blessé a été emmené à l'hôpital d'où il devait sortir samedi dans la matinée, son état de ayant été «jugé satisfaisant».

Aucune interpellation n'a eu lieu à la suite de cet incident, selon la direction départementale de la sécurité publique, qui notamment pour déterminer «le type d'armes utilisé». L'ambiance restait également «calme» dans le quartier.

L'agression a eu lieu dans le quartier de la Villeneuve, à l'endroit où des policiers avaient été visés lors d'émeutes consécutives à la mort d'un braqueur de casino en juillet.

piqué au tas sur leparisien.fr - 13/11/2010

09:46 | Lien permanent | Commentaires (0) |

12/08/2010

La police continue à faire son travail ?

 

Après les morts suspectes d’Ali Ziri (69 ans), Hakim Djelassi (31 ans) et Mohamed Boukrourou (41 ans) suite à leur embarquement dans un fourgon de police, et après la médiatisation de l’interpellation brutale et raciste d’Anyss Arbib (21 ans), les grands médias se remettent à évoquer, timidement, le problème de la violence et de l’impunité policière. Nous en profitons, avant que la chape de silence ne retombe comme à l’accoutumée sur cette violence « quasi-légitime », pour livrer quelques éléments au débat, en republiant la présentation d’un rapport réalisé il y a quelques mois par Amnesty International et intitulé : Des policiers au-dessus des lois.

« Il vaut mieux être policier que simple citoyen. Ils sont couverts. »

la suite ici


09:33 | Lien permanent | Commentaires (0) |

08/08/2010

Brice n’acceptait pas qu'un groupuscule d'extrême gauche ait pu appeler à la destruction par le feu du centre de rétention administrative du Mesnil-Amelot.

grenoble_en_feu.jpg

incendie d'un CRA, nuit du 27 au 28 février 1933

 

 

Immédiatement exploité par le gouvernement à des fins politiques, il est suivi par le déploiement du Groupe d'intervention régional (GIR), qui suspend sine die les libertés individuelles et par une campagne de répression dirigée contre la mouvance d'ultra-gauche anarcho-autonome.

 

18:10 | Lien permanent | Commentaires (0) |

04/08/2010

Grenoble : opération de pacification sociale dès l'aube

 

http://i338.photobucket.com/albums/n432/vonsontag/archive-guerre-algerie-aures-bouhma.jpg

 

Descente de police à Grenoble

 

Quatre personnes ont été placées en garde à vue, mercredi.

Une opération de police a eu lieu mercredi à l'aube dans le quartier de la Villeneuve à Grenoble, théâtre de récentes violences urbaines, après la mort du braqueur Karim Boudouda, le 16 juillet, au terme d'une course-poursuite avec la BAC et d'échanges de tirs au pied des barres d'immeubles.

Des opérations ont été menées simultanément mercredi pendant près de deux heures dans plusieurs lieux du quartier, des policiers du Raid et du GIPN pénétrant dans des immeubles gardés par des CRS. Une opération menée dans le cadre de l'information judiciaire sur le braquage du casino d'Uriage. Objectif numéro un : retrouver le complice du braqueur Karim Boudouda, toujours en fuite.

A la veille d'une visite d'Hortefeux

Quatre personnes ont été interpellées, mercredi, et placées en garde à vue.

Brice Hortefeux est attendu à Grenoble jeudi afin de "faire le point de la situation" avec le nouveau préfet de l'Isère, l'ancien policier Eric Le Douaron, nommé par le chef de l’Etat la semaine dernière.

piqué au tas sur www.europe1.fr - 04/08/2010

 

Vaste opération policière à Grenoble

Les forces de police ont investi mercredi matin plusieurs immeubles du quartier de la Villeneuve, théâtre de violences urbaines il y a une quinzaine de jours, et mis en garde à vue quatre personnes.

La riposte policière a démarré à Grenoble. Mercredi matin, soit une quinzaine de jours après les violences urbaines qui ont suivi la mort d'un jeune braqueur tué par la police, une vaste opération de police a été organisée. Vers 6 heures, une trentaine de véhicules aux vitres teintées a conduit des CRS, des hommes du Raid et du GIPN depuis l'hôtel de police vers le théâtre des récents affrontements armés entre policiers et habitants du quartier grenoblois de la Villeneuve. Plusieurs immeubles ont été simultanément investis dans le calme par les forces de police. Quatre personnes ont été arrêtées et sont désormais en garde à vue.

Cette opération intervient la veille de la visite du ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux à Grenoble. Il doit s'entretenir avec le nouveau préfet de l'Isère, Eric Le Douaron, afin de «faire le point sur la situation».

Vendredi dernier, Nicolas Sarkozy s'était déjà rendu à Grenoble et avait promis lors d'une rencontre à huis-clos au commissariat de renforcer les effectifs grenoblois de 38 policiers supplémentaires. Des membres de brigades spécialisées GIPN, Raid et BRI devaient venir grossir les rangs de la police grenobloise «pour appréhender rapidement les délinquants, récupérer les armes et appréhender les commanditaires» des violences urbaines qui avaient coûté son poste à l'ancien préfet, Albert Dupuy.

Le président avait alors également promis que les résultats de l'enquête sur les menaces reçues par des policiers de la brigade anti-criminalité (BAC) n'allaient «pas tarder». D'autres enquêtes, notamment une visant à retrouver le complice du jeune braqueur tué dans la nuit du 15 au 16 juillet, sont toujours en cours.

piqué au tas sur www.lefigaro.fr - 04/08/2010

 

09:03 | Lien permanent | Commentaires (0) |

30/07/2010

Horizon 2012 sur le thème de l'Insécurité: Zorro à Grenoble

 

http://www.udenap.org/Photos/d/delon_alain_en_zorro.jpg

 

Insécurité: Sarkozy Zorro à Grenoble


Le président de la République se rend en personne à Grenoble vendredi pour y installer le nouveau préfet de l'Isère, Eric Le Douarnon. Une manière de reprendre en main le thème de la lutte contre l'insécurité, très cher à Nicolas Sarkozy, à moins de deux ans de la présidentielle.

Ensuite, ce sera l'heure des vacances pour Nicolas Sarkozy qui partira, dès la fin du conseil des ministres du 3 août, pour le Cap Nègre, dans le sud de la France. Une pause de trois semaines pour préparer la rentrée, qui s'annonce déjà très chargée avec, entre autres, le projet de réforme des retraites.

Nicolas Sarkozy sera à Grenoble vendredi. Souhaitant reprendre en main la sécurité du Sarkozy à Grenoble .jpgpays, secoué ces dernières semaines par des violences en Isère ou encore dans le Loir-et-Cher, le chef de l'Etat a tenu à venir en personne à Grenoble pour y installer le nouveau préfet, Eric Le Douaron. Ce dernier, nommé par le président en remplacement d'Albert Dupuy, à la suite des violences urbaines dans le quartier de La Villeneuve, a pris officiellement ses fonctions jeudi. Agé de 59 ans, Eric Le Douaron – un ancien policier – est allé déposer, comme le veut l'usage, une gerbe au mémorial de la Résistance de Grenoble, puis une autre au monument aux morts de la ville.

"L'autorité de la loi doit être respectée sur l'ensemble du territoire national. C'est pourquoi, j'ai décidé de nommer préfet de l'Isère, Eric Le Douaron, un policier de métier, préfet de la Meuse, qui a été durant six ans, un très remarquable directeur de la sécurité publique à Paris", avait déclaré Nicolas Sarkozy, le 21 juillet dernier, lors de la nomination du préfet. Et d'ajouter: "Le gouvernement mène une lutte implacable contre la criminalité. C'est une véritable guerre que nous allons livrer aux trafiquants  et aux délinquants".

Lors de cette visite symbolique, placée sous le thème de la lutte contre la criminalité, Nicolas Sarkozy sera accompagné par les ministres de la Justice et de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie et Brice Hortefeux, mais aussi par le secrétaire d'Etat à la Justice, Jean-Marie Bockel.

Un thème de campagne

Dès son arrivée, Nicolas Sarkozy se rendra à l'Hôtel de police de Grenoble pour rencontrer les forces de l'ordre de la ville. Visés par des menaces de morts suite au décès du braqueur présumé du casino d'Uriage, Karim Boudouda, une vingtaine de policiers de la Brigade anti-criminalité (BAC) ont été placés sous protection et éloignés de la ville. Suivra ensuite une réunion avec les représentants locaux et nationaux de la lutte contre l'insécurité, à la préfecture. Nicolas Sarkozy conclura sa visite iséroise par un discours. Une manière, pour le chef de l'Etat, de renouer avec le thème très porteur du combat contre l'insécurité – "la lutte implacable" menée par le gouvernement – à moins de deux ans de la présidentielle de 2012.

piqué au tas chez www.lejdd.fr - 30/07/2010 et retourné

 

 

Et alors ? Et alors ? Et alors ? Et alors ?

http://www.gorjeios.blogger.com.br/zorro_est_arrive__.JPG

11:55 | Lien permanent | Commentaires (0) |

28/07/2010

Grenoble et la fabrique d'amalgame du terrorisme d'Etat : faire d'un lieu d'entraide et de solidarité un stand de tir clandestin ...

amalgame

n.m. amalgame (lat. amalgama, de l'ar. al-madjma, fusion)
1. Alliage du mercure et d'un autre métal: L'amalgame d'étain sert à étamer les glaces.
2. Alliage d'argent et d'étain employé pour les obturations dentaires; plombage.
3. Mélange de choses ou de personnes très différentes dont on a fait un tout: Ce conte est un amalgame de plusieurs légendes (assemblage, combinaison).
4. Assimilation abusive, notamm. en politique, afin de créer une confusion: Faire l'amalgame entre des manifestants et des casseurs.

Larousse Pratique. © 2005 Editions Larousse.

 

Des armes à feu saisies dans le sous-sol d'un bar de La Villeneuve


Hier matin, les policiers grenoblois ont découvert une cache d'armes dans le sous-sol d'un bar du quartier de La Villeneuve à Grenoble. Travaillant sur commission rogatoire d'un juge d'instruction sur les tirs à balles réelles dont les forces de l'ordre ont, à plusieurs reprises, été la cible lors des nuits d'émeutes qui ont embrasé le quartier, entre le 16 et le 19 juillet dernier, les enquêteurs de la Sûreté départementale de Grenoble se sont d'abord rendus, dès 6 heures, au domicile du gérant du bar. Il n'y ont trouvé personne et la perquisition réalisée dans l'appartement n'a rien donné.
Celle effectuée dans la foulée dans le bar "Le Yaz Café", situé place du Marché en plein cœur du quartier, s'est en revanche révélée plus fructueuse. Au sous-sol de l'établissement, les policiers ont en effet relevé de nombreux impacts de balles dans les murs et recueilli des étuis de projectiles de divers calibres qui jonchaient le sol. Ils ont surtout découvert et saisi deux pistolets de calibre 9 mm, un autre de calibre 7,65 ainsi qu'un pistolet-mitrailleur de marque Uzi, le même, en l'occurrence, que celui utilisé par Karim Boudouda et son complice (qui n'a toujours pas été identifié) pour braquer le casino d'Uriage dans la nuit de 15 au 16 juillet. Un braquage après lequel les malfaiteurs avaient été pris en chasse par un équipage de la brigade anticriminalité de Grenoble. La course-poursuite s'était achevée en fusillade, dans le quartier de La Villeneuve, au cours de laquelle Karim Boudouda avait été tué.
par Vanessa LAIME le 26/07/2010 à 16:51 - www.ledauphine.com

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Association : ASSOCIATION VILLENEUVE PETANQUE.

Identification R.N.A. : W381008967

No de parution : 20090042
Département (Région) : Isère (Rhône-Alpes)

Lieu parution : Déclaration à la préfecture de l'Isère.
Type d'annonce : ASSOCIATION/CREATION


Déclaration à la préfecture de l’Isère. ASSOCIATION VILLENEUVE PETANQUE. Objet : entraide et solidarité dans l’action sociale parmi les habitants de l’Arlequin et de la Villeneuve, actifs, jeunes, chômeurs et retraités pour renforcer la solidarité morale des habitants en pratiquant le jeu de pétanque en tant que loisir. Siège social : bar Le Yaz Café, 109 Galerie de l’Arlequin, 38100 Grenoble. Date de la déclaration : 7 octobre 2009.

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http://www.lalsace.fr/fr/images/get.aspx?iMedia=8028970

 

La F.S.P.F (Fédération Sportive de la Police Française), qui compte au total 25 000 licenciés policiers ou retraités de la police et qui regroupe treize ligues régionales a organisé dernièrement au boulodrome du Parc des Sports de Sochaux le championnat interrégion de pétanque en doublettes.
Plusieurs doublettes de l’USPM (Union Sportive de la Police de Montbéliard) qui compte en son sein 50 licenciés, ont participé à cette épreuve qui regroupaient les écoles de police du Grand Est, commissariats et réservistes.
Tous les championnats régionaux, qualificatifs pour les championnats de France Police, sont organisés par les associations, les championnats de France sonr organisés par les Ligues. « Cette année, explique Fabrice Petitjean, responsable de l’association USPM Montbéliard, Nous étions chargés d’organiser ce championnat régional Ligue Est de pétanque en doublette. Pas moins de 32 doublettes y ont participé. »

Les Bourguignons dominent leur sujet

C’est la doublette Olivier Ubrig-Florian Cordier de l’école de police nationale de Sens (Yonne), qui s’est imposée en finale du concours principal en disposant de la doublette dijonnaise Patrick Vachon-Patrick Rodriguez (retraités CRS 43 Dijon).
Quant au tournoi consolante, il est revenu à la doublette Hervé Forestier-Christian Geoffroy (DIPJ Dijon), vainqueur de l’équipe montbéliardaise Jacques Mougin-Gilles Recio (USP Montbéliard).
Au mois de novembre prochain, l’association USPM sera chargée d’organiser le championnat régional de futsal.

L'Alsace.fr - 28/06/2009


13:50 | Lien permanent | Commentaires (0) |

17/07/2010

Grenoble City is burning, ou du confusionnisme laïque dans les Médias.

Un quartier s’enflamme contre la police parce qu’elle a tué un braqueur de casino

 

A Grenoble, dans le quartier de la Villeneuve, rien ne va plus entre jeunes et forces de l’ordre. Voitures incendiées, commerces incendiés et pillés, coups de feu en direction des policiers, tramway attaqué et un jeune arrêté. C’est le bilan de la soirée dernière et de cette nuit. La cause de cette violence urbaine ? La mort dans la nuit de jeudi de Karim Boudouda, jeune du quartier tué par la police alors qu’il venait de braquer un casino à l’aide d’armes lourdes.

piqué au tas sur www.rtlinfo.be - 17/07/2010


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photo AFP/PHILIPPE MERLE





 

[ Sur l'overdose de confusionnisme dans les Médias ]




Hier soir, une prière au mort a été récitée par un imam dans un parc du quartier de la Villeneuve. Une cinquantaine de manifestants y ont assisté en silence, et c’est ensuite* que l’embrasement a eu lieu.
www.france-info.com - 17/07/2010
C'est après* une prière au mort récitée dans la soirée par un imam, écoutée en silence par une cinquantaine de jeunes rassemblés dans un parc du quartier de la Villeneuve, d'où était originaire le braqueur tué, que la situation a dégénéré.
www.lemonde.fr - 17/07/2010

La soirée avait débuté calmement à la Villeneuve, quartier populaire de Grenoble, jusqu'à* une prière au mort récitée par un imam, écouté en silence par une cinquantaine de jeunes rassemblés dans un parc, a constaté une journaliste de l'Agence France Presse sur place. Puis la violence s’est installée.

www.rtlinfo.be - 17/07/2010

C'est après* une prière au mort récitée dans la soirée par un imam, écoutée en silence par une cinquantaine de jeunes rassemblés dans un parc, que la situation a dégénéré.

actu.orange.fr - 17/07/2010



09:52 | Lien permanent | Commentaires (0) |

19/05/2010

Caméra de vidéosurveillance - Conseil municipal de Grenoble - Débat démocratique ?

"Vous n’avez pas la parole, c’est la base de la démocratie"

 

Lundi 17 mai 2010 se tenait le conseil municipal de Grenoble. 4 mois après l’installation en douce des 15 nouvelles caméras, nos élus avaient enfin décidé de causer publiquement de vidéosurveillance au conseil municipal. Mais attention, il ne s’agissait même pas de discuter de l’implantation de nouvelles caméras ! Seulement était-il question de mettre en place un comité d’éthique, qui ne servira à rien, si ce n’est à rassurer les citoyens et faire accepter la vidéosurveillance à la population. (voir l’article du postillon à ce sujet)

Alors que les caméras ont été installées dans l’opacité la plus complète, et sans aucun débat, les opposant-e-s à la vidéosurveillance avaient donné un rendez-vous à 17 heures, afin de faire entendre leur refus de vivre en liberté surveillée.

Devant la mairie de nombreuses personnes distribuent des tracts. Entre autres, un tract intitulé « vive la politique », explique que la vidéosurveillance est une politique, et non pas un simple outil, contrairement à ce qu’en disent nos élus. Des personnes distribuent le troisième tract de la campagne « démontons les caméras ». Le NPA est aussi présent avec un tract contre la vidéosurveillance.

Même le PC est au rendez-vous, avec un papier dénonçant la vidéosurveillance. A ce sujet, il faudra qu’on nous explique pourquoi le PC est contre les caméras à Grenoble, et que le maire communiste d’Echirolles, Renzo Sulli, en installe à tour de bras sur sa commune.

Il faut croire que la mairie n’aborde pas ce conseil municipal de manière très sereine. Elle a mis en place, avec la préfecture, un dispositif policier impressionnant. 3 camions de police nationale sont stationnées dans la rue Haxo en face de la mairie, à côté de la voiture de Cellard, la commissaire de Grenoble. Au moins 3 camions de gendarmes mobiles sont garés dans le Parc Paul Mistral. Deux voitures de la BAC tournent autour de la mairie. Enfin, une douzaine de policiers municipaux se trouvent devant la salle du conseil municipal pour contrôler les entrées et fouillent systématiquement les sacs. A cela, on peut ajouter les personnes de la « sécurité incendie », qui se rapprochent plus du flic que du pompier, et qui tournent un peu partout.

A 17 heures 15, il n’y a plus moyen de rentrer dans la salle. La mairie a fait bourrer la salle de sympathisants, (au moins 15 personnes, soit quasiment un tiers de la salle) à grand renforts de MJS, et malgré les places vacantes, les policiers municipaux ont ordre de refouler le plus possible les personnes qui essaient de rentrer. Des dizaines de personnes restent à la porte. Dans la salle réservée au public, on remarque deux très jeunes flics en civil, plus d’autres qui prennent des photos.

Un certain nombre d’opposant-e-s a quand même réussi à rentrer. Le conseil municipal commence. La mairie a pris soin de placer la question de la vidéosurveillance en toute fin de soirée. Au bout d’une demi-heure, un groupe d’opposants resté à l’extérieur prend place devant les fenêtres avec une banderoles : « Le Parti Sécuritaire installe des caméras en douce, démontons-les ». Ils tapent sur les vitres.

A l’intérieur, des personnes dans le public leur emboîtent le pas. Ils réclament qu’on aborde tout de suite la question des caméras. Safar, l’adjoint à la sécurité, se permet des leçons de démocratie, il se fait remballer. « Ca fait des mois que les caméras sont installées, et ce n’est qu’aujourd’hui que vous en parlez en conseil municipal. La démocratie, c’est de discuter les choses avant ! » Les slogans commencent à fuser : « Destot, Safar, on est pas des pigeons, votre comité d’éthique, il est bidon » « Les caméras, on n’en veut pas » Safar fait suspendre la séance une première fois.

Le conseil reprend un quart d’heure plus tard.

C’est le moment des questions de l’opposition sur le budget. Les interventions sont aussi longues inintéressantes. Le public rebondit sur chacune des phrases des élus, en les attaquant sur la vidéosurveillance. Quand Djellal, le président du groupe PS commence à répondre à la salle, Safar lui rappelle : « pas de débat entre la salle et le public » ! Évidemment, vous ne pensiez pas que les élus allaient s’abaisser à rendre des comptes aux citoyens sur les décisions qu’ils prennent sans nous !

Des pancartes sont sorties : « Destot, Safar, Super-flics » « Le comité d’éthique est une arnaque » « La première des libertés, c’est la liberté » Plus tard, elles sont accrochées au mur du fond.

Destot et Safar sont sans cesse interpellés : « Michel, assume tes responsabilités jusqu’au bout, parlons-en maintenant de la vidéosurveillance » « Plus de flics, plus de caméras, c’est la seule réponse que le Parti Sécuritaire est capable de fournir » Destot se défile lâchement, comme à son habitude, incapable de tenir tête aux opposants, et d’assumer ses décisions. Deuxième interruption de séance.

L’interruption est assez longue. Quelques débats s’engagent dans le public. La séance reprend par une intervention de Michel Destot. La vidéosurveillance est un sujet qui le perturbe visiblement, puisqu’il nous demande « en cette journée de l’homophobie » (sic) de ne pas perturber le conseil municipal. Dans son discours auquel personne ne croit sur la démocratie et la république, il laissera échapper : « Vous n’avez pas la parole. C’est la base de la démocratie. » Tout est dit.

Le conseil reprend dans le brouhaha. Sans cesse, les opposants continuent leurs attaques et continuent de demander que le sujet de la vidéosurveillance soit abordé. Les élus, de droite comme de gauche sont attaqués, y compris Maryvonne Boileau, chef de file des verts lorsqu’elle fait son intervention. La séance se poursuit tant bien que mal. Le budget est voté. Lorsque Destot revient dans la salle, le brouhaha reprend alors de plus belle. Une banderole est déployée dans le public : « Destot, Safar, on est pas des pigeons, votre comité d’éthique, c’est du bidon ». Les slogans fusent. C’en est trop. Destot lève la séance et demande l’évacuation du public.

La police municipale entre dans la salle et nous demande de quitter les lieux. Pendant ce temps, Maryvonne Boileau donne une interview à Grenews. Bizarrement, la position des verts a évolué ces derniers jours. Ont-ils senti que le vent tournait ?

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Les journalistes de Grenews et du Daubé sont interpellés. « Pourquoi n’avez-vous pas parlé de l’installation de la vidéosurveillance ces derniers mois ? Vous n’étiez pas au courant, ou vous ne vouliez pas en parler ? » Un journaliste, qu’on appellera Stéphane Echinard, nous dit qu’il n’était pas au courant. Deux options : soit les journalistes de Grenews et du daubé sont complètement incompétents, soit ils ne voulaient pas gêner la mairie sur une question sensible. Stéphane Echinard a pourtant bien reçu un tract « démontons les caméras », il y a plus d’un mois, dans sa boite aux lettres personnelle. Il avait dans la main toutes les informations concernant ces installations, il n’avait plus qu’à « vérifier l’info » comme on dit dans le jargon...

A ce moment, c’est la police nationale qui entre en scène. Pas moins de 40 flics nationaux, entrent dans la salle du conseil, et évacuent tout le monde. Les gens sortent en scandant des slogans. Sur la parvis de la mairie, une rangée de 20 gendarmes mobiles en tenue anti émeute, casque, et gazeuse à la main nous attendent.

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Le conseil municipal reprendra plus tard. Cette fois, le public est filtré. Seuls les habitués de l’UMP et du PS pourront entrer. Tard dans la soirée, le comité d’éthique a été institué. Nous reviendrons plus tard sur sa composition.

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Article pris sur Indymédia Grenoble - 18/05/2010

08:28 | Lien permanent | Commentaires (0) |

02/05/2010

Premier mai, quand l’afp déraille

L’afp, sur le site du Figaro, dégaine plus vite que le Daubé mais égale le quotidien local en matière de désinformation.

14H22, voilà ce qu’ils pondent à propos de la manifestation du 1er mai 2010 à Grenoble :

« Une jeune femme appartenant à la mouvance anarchiste a été interpellée et placée en garde à vue samedi à Grenoble en marge de la manifestation du 1er mai après la dégradation de quatre abribus et d’une caméra de vidéosurveillance, a-t-on appris de source policière. Les faits sont intervenus dans le centre-ville à la mi-journée après le passage d’un groupe de 70 personnes appartenant à la mouvance "anarcho-libertaire", qui participait au défilé du 1er mai. Une jeune femme a été arrêtée à la fin de la manifestation par les policiers alors qu’elle venait de casser une caméra de vidéosurveillance en se hissant sur une échelle. Lors de l’interpallation qui a été "mouvementée", une personne, dont l’identité n’a pas été communiquée et qui s’opposait aux forces de l’ordre, a été blessée, ont ajouté les policiers. Elle a été transportée "consciente" à l’hôpital de la ville, ont pour leur part indiqué les pompiers sans préciser la gravité de la blessure ».

On ne se demande bien où les journalistes de l’afp ont appris leur métier. Dans les écoles à larves de journalistes ou à siences po ?

Quoiqu’il en soit, ils n’ont utilisé que des sources policières non vérifiées balancées en pâture. Selon l’afp la personne arrêtées « venait de casser une caméra de vidéosurveillance en se hissant sur une échelle ». Où était donc ces journalistes pour affirmer un tel mensonge ? Au pied de l’échelle ou au téléphone avec le commissariat de Grenoble ?

Notons l’euphémisme « mouvementée » de la dite interpellation. Les coups de matraquent pleuvaient. Un homme hurlait et se tordait de douleur, un monstrueux hématome sur la tête.

Comptons sur Le Daubé pour rectifier ces erreurs...

Des témoins de l’arrestation

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Article de Indymédia Grenoble - 1/05/2010

08:12 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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