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19/03/2012

Les Identitaires veulent créer deux types de Français

 

Samedi 10 mars se sont déroulées les « Assises de l’identité » durant lesquelles les Identitaires ont repris une proposition avancée par le GRECE: scinder citoyenneté et nationalité.

Environ 500 personnes ont assisté à ces Assises organisées à Paris par une nouvelle association, propulsée par le Bloc identitaire, baptisée Nationalité, citoyenneté, identité (NCI). Les Identitaires et leurs orateurs invités se sont employés tout au long de la journée à pourfendre immigration et islam, perçus comme la source de tous les maux de notre société.

Catherine Blein, organisatrice de la journée et présidente de NCI, outre son rejet du droit de vote des étrangers, a ainsi proposé que les notions de citoyenneté et de nationalité soient scindées. Une idée qu’Alain de Benoist avançait déjà en son temps dans le Manifeste du GRECE. Catherine Blein la reprend en la modifiant dans un sens identitaire :

Les notions de nationalité et de citoyenneté doivent être considérées de façon distincte. La nationalité doit relever de l’appartenance identitaire et de la filiation, la citoyenneté relevant exclusivement de l’appartenance administrative, c’est à dire les Français de papiers. On pourrait être citoyen français, régit par la République française, sans pour autant être de nationalité française.

Une distinction que Mme Blein a fait valoir, à titre d’exemple, pour les Mahorais, les Martiniquais, les Guadeloupéens, mais également les Algériens ou Ivoiriens, qui pourraient être, à ses yeux, citoyens français, sans être Français. Le tout pour accorder à ces derniers « une prééminence réelle de statuts de droits et d’avantages propres sur les simples citoyens ». Bref, avec d’autres mots, de créer deux catégories de Français, dont l’une, supérieure à l’autre, serait héréditaire. Le tout accompagné d’un rejet équivoque des territoires ultramarins, justifié par un ethno-différentialisme affirmé. Une vision qui n’est pas isolée à l’extrême droite. Il n’est pas inintéressant de mettre en parallèle ces propos et ceux de l’ancien gréciste et patron de l’association politico-culturelle Terre et peuple, Pierre Vial. Celui-ci déclarait, il y a une dizaine d’année, dans son livre Une Terre, un peuple (1):

Les DOM-TOM ont une population qui n’est pas, dans son immense majorité, d’origine européenne. C’est pourquoi j’aurai toujours plus de choses en commun avec un Russe, un Irlandais, un Italien ou un Serbe qu’avec un Martiniquais ou un Guadeloupéen, même si ces derniers possèdent la même carte d’identité que moi. Il faut en tirer la conclusion logique si l’on se place dans notre perspective qui est « Une terre, un peuple ». C’est-à-dire exclure ces territoires du cadre européen, pour leur donner un cadre institutionnel spécifique, d’association avec l’Europe sous forme d’accords mutuels où chacun puisse trouver son compte.

De l’ethnodifférentialisme au racialisme, il n’y a qu’un pas, franchi samedi par l’invité vedette des Assises, Jared Taylor, présenté comme « l’homme le plus dangereux des Etats-Unis ». Dans un français parfait, celui-ci a pourfendu « le culte de la diversité », s’excusant d’avoir à employer le mot « race », couramment utilisé dans son pays. Celui qui explique sur le site Internet de sa revueAmerican renaissance, que « le progrès exige l’étude de tous les aspects de la race, que ce soit historique, culturel, ou biologique. Cette approche est connue sous le nom de race realism » a mené une violente charge contre certaines communautés face « aux américains de souche ». Les accusant, rien de moins, que de retard scolaire, culturel, d’avoir provoqué le dépeuplement de villes telles que Détroit…

Un discours conclu sur un appel à l’union des populations blanches à travers le monde: « Ce n’est pas seulement la France qui est en danger: quand vous luttez pour la France, quand vous luttez pour l’Europe, vous luttez aussi pour les enfants de l’Europe qui habitent outre-mer, comme moi, comme les camarades au Canada. Nous sommes tous des compagnons d’armes. »

A côté de lui, Fabrice Robert, président du Bloc identitaire, a tenu un discours presque modéré. Moins idéologique et plus politique, il a pris publiquement acte de la consultation interne de son parti, qui a décidé de n’apporter aucun soutien officiel pour l’élection présidentielle. M. Robert semble mettre de côté pour l’instant la démarche électoraliste: il a ainsi estimé  que « c’est le travail sur les idées associé à de l’action spectaculaire qui caractérisent les Identitaires ». Le président du Bloc a sans les nommer, pris ses distances avec Philippe Vardon et la section niçoise des Identitaires, Nissa Rebella. Ces derniers ont décidé d’apporter, à la différence du Bloc, leur soutien à Marine Le Pen pour la présidentielle et avait conclu une alliance  aux cantonales de mars 2010 avec Jacques Peyrat, le tout béni par le FN: « L’apéro saucisson-pinard a plus fait pour populariser nos idées auprès du grand public que l’élection de quelques conseillers généraux d’opposition », a ainsi tranché Fabrice Robert.

Julien Licourt

(1) Pierre Vial et Olivier Chalmel, Une Terre, un peuple, Ed. Terre et peuple, Paris, 2000, p. 134.

 

via Préférence nationale

17:45 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Stanko, c'est le contraire : fils de prolo-coco, victime de la casse de l'industrie dans le nord,

 

 

passé à l'extrême-droite parce que tout ça c'est la faute aux "youtres, muzz, faces de citrons" (un peu dur à écrire, me demande comment il a fait, Leroy). Stanko a été de tous les coups bas, c'est en partie grâce à lui si le "Bloc" en est à ce point de notoriété, à un point tel qu'il est en pleines négociations pour entrer au gouvernement. Stanko est un baroudeur, un meurtrier, il n'est pas le seul, mais il est sans pitié, il est devenu une machine à tuer, très difficile par contre à attraper. Car il faut l'éliminer, non seulement à cause d'une sombre histoire de vengeance mais aussi parce qu'il fait tâche : maintenant que le "Bloc" a besoin de respectabilité, il ne sera qu'un dégât collatéral parmi d'autres.


piqué au tas sur forum.polarnoir.fr - Le bloc - Jérôme Leroy

11:51 | Lien permanent | Commentaires (0) |

28/02/2012

Jacques Kotoujansky, conseiller santé de Marine Le Pen...

Capture d'écran du site de Jacques Kotoujansky

Le docteur Jacques Kotoujansky gagne à être connu. Ce gynécologue-obstétricien de 58 ans, diplômé de Science-Po Strasbourg, a rejoint le Front national après être passé par le MPF de Philippe de Villiers, le Rassemblement pour l'Indépendance de la France (RIF) de Paul-Marie Coûteaux et le parti de Nicolas Dupont-Aignan (Debout La République). Conseiller municipal de Lasson (Yonne) et candidat frontiste l'année dernière dans son canton, il est aujourd'hui membre du comité d'action programmatique du FN sur la santé.

A l'instar de Jean-Marie Le Pen, Kotoujansky est un adepte des thèses de Thierry Meyssan sur le 11-Septembre. En 2008, il avait envoyé par e-mail à 3000 « cadres politiques, sociaux et culturels de la France » une longue lettre ouverte développant la thèse d'un « complot intérieur » et renvoyant au site conspirationniste ReOpen911.

Le texte avait essaimé sur des sites d'extrême droite (Géostratégie.com, Generationfa8.com...) ou altermondialiste (Bellacio.org). Dans la foulée, on avait applaudit, sur le forum de discussion de ReOpen911, le « courage » de ce « scientifique ». Si Atmoh, le président de ReOpen911, avait appelé à la prudence sur les données invérifiables que comportait la lettre ouverte de Kotoujansky, il n'hésitait pourtant pas à la qualifier de « précieuse ». Quant à Kotoujansky, il était intervenu en personne : « Merci d’avance à tous les internautes et aux amis de ReOpen (à qui je dois presque tout !) qui ont la gentillesse de commenter favorablement mon travail (...) Courage à toutes et tous, on les aura ! ».

''Bienvenue au Front'', de Claire Checcaglini
 
Après avoir donné des conférences sur le 11-Septembre à l'invitation de Terre et Peuple (en janvier 2009) et du Local (en septembre 2010), Jacques Kotoujansky a fondé sa propre association conspirationniste, "Vérité & Liberté", adossée à un site, kotou.fr dédié à la théorie du complot. En août 2011, quelques jours avant la commémoration du dixième anniversaire des attentats, il diffuse une seconde lettre ouverte dans laquelle on peut lire : « Je suis militant au Front National et si je milite au Front, c’est parce que je sais depuis longtemps la vérité sur le 11-septembre, que j’en mesure toutes les conséquences et que le FN est le seul parti en France à même d’assumer les implications de cette vérité, avec les risques que cela comporte ».

Auteure de Bienvenue au FN, journal d'une infiltrée (éditions Jacob-Duvernet, 2012), la journaliste Claire Checcaglini révèle que Jacques Kotoujansky n'est pas seulement un adepte de la théorie du complot sur le 11-Septembre : il nierait également la réalité des chambres à gaz. Au cours d'un dîner organisé pendant les universités d'été du FN à Nice en septembre dernier, il aurait ainsi défendu les thèses négationnistes de Robert Faurisson. Voici le témoignage de Claire Checcaglini :

 


La soirée de gala des universités d'été FN par Mediapart

via conspiracywatch.info (avec les réserves qu'on peut avoir)

 

Infos supplémentaires [Probe] :

Jacques Kotoujansky, Terre et Peuple, île de France,

Conférence du Dr Jacques Kotoujansky, spécialiste auto/proclamé des attentats du 11 septembre 2001 - page de Synthèse nationale.

Jacques Kotoujansky, Terre et Peuple, Synthèse Nationale, Front Comtois,Roland Hélie, Robert Spieler, André Gandillon, Directeur de Militant, Jérôme Bourbon, Jean-Paul Chayrigues de Olmétta,Pierre Vial,Marie-Paule Darchicourt,Yves Darchicourt, enseignant, Marc Rousset,Serge Ayoub,Martin Peltier,Franck Abed, Anne Kling, Jean-Claude Rolinat, Christian Perez, Dr Jacques Kotoujansky, René Delacroix, Olivier Grimaldi,Arnaud Raffard de Brienne, François Ferrier, Pierre Descaves,

Appel national "à la sécession" - page de Front Comtois.

 

On y retrouve :

 

- Roland Hélie, avec Robert Spieler, qui ont lancés la maison d’édition Semis Diffusion, copinant avec Anne Kling (1). Roland Hélie est, depuis novembre 2011, le Secrétaire national de l'Union de la droite nationale (UDN), structure rassemblant la NDP dirigée par Robert Spieler, le Parti de la France de Carl Lang et le MNR fondé par Bruno Mégret.

- André Gandillon, actuel rédacteur en chef de Militant, une revue  " gardien[ne] de la mémoire du nationalisme français, avec l’Œuvre Française, en organisant des commémorations à la mémoire de Brasillach, François Duprat, mais également en l’honneur de La Commune par le biais de l’Association des Amis du Socialisme Français (ceux-ci se revendiquant de l’héritage de la Commune de Paris) ou encore en organisant un banquet annuel. Lors de ces initiatives la Gauche Nationale de Kavan Herbin vient renforcer les maigres troupes de sympathisants de la revue, abaissant sensiblement par la même occasion la moyenne d’âge de toute la petite troupe." (2).

- Jérôme Bourbon, directeur de Rivarol, hebdo d'extrême droite, héritier d'une "tradition polémique et pamphlétaire" qui s'est encore vu condamné par "quelques segments de phrase jugés corrosifs d'Hervé Ryssen sur le «peuple sûr de lui et dominateur».

- Pierre Vial, l'indécrottable amateur de solstice, compagnon de route au GRECE (Groupement de recherche et d'études pour la civilisation européenne ) de Guillaume FAYE (dictionnaire fondamental de 177 mots-clés) et Jean-Yves Le Gallou (président de la fondation Polémia et promoteur du Gramscisme technologique). Vial cherche à unifier "un courant identitaire [,] une véritable doctrine de synthèse idéologique et politique qui au-delà de tous les partis (3)

- Serge Ayoub, énergique animateur du club de rencontre "Le Local", également présent à la 5ème journée de synthèse du 11/11/11 à 11h00 (4)

 

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- Olivier Grimald, activiste français d'extrême droite de longue date : il fut notamment membre du mouvement Ordre Nouveau, du Parti des forces nouvelles (dans les années 1970-1980) et du comité Espace nouveau (regroupant dans les années 1990 des dissidents du FN). Il est surtout connu comme étant le président du Cercle franco-hispanique (CFH), dès son apparition en 1982.(5)

- Christian Perez qui cultive les relations du parti Populiste sur Pearltree (6)

- François Ferrier, responsable lorrain de la NDP, ex RPR, ex conseiller régional FN de Lorraine élu en 2004.

- Pierre Descaves, ancien activiste de l'OAS et conseiller régional en 2004 au FN qui, depuis qu'il a "entendu le message christique de Jean-Paul II", s'est rangé des camions et de l'action directe en tentant une reconvertion dans l'écriture. Il rejoint Arnaud Raffard de Brienne autour des Ateliers Fol'Fer (7)

 

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Jacques Kotoujansky, lecteur de Pierre Hillard depuis 2007, s'est aussi essayé au "journalisme citoyen" sur agoravox (8)

 


1 - http://probe.20minutes-blogs.fr/archive/2011/10/22/au-sec...

2 - http://reflexes.samizdat.net/spip.php?article345

3 - http://tempspresents.wordpress.com/2009/03/03/reflexions-...

4 - http://probe.20minutes-blogs.fr/archive/2012/01/04/herve-...

5 - http://www.resistances.be/fnaced03.html

6 - http://www.pearltrees.com/#/N-f=1_2287459&N-fa=44899&...

7 - http://www.atelier-folfer.com

8 - http://www.agoravox.fr/actualites/europe/article/traite-europeen-ce-que-veut-l-27636

15:27 | Lien permanent | Commentaires (0) |

11/10/2011

Après la maison de l'artois, Vlaams huis, troisième voie : opstâne des bourricots deracines.

C8M.jpeg

Le comité du 8 octobre, appelle à manifester le 8 octobre à Lille !

Pourquoi le 8 octobre ?

Non pas pour commémorer la mort de Sébastien deux-yeux, parce que pour cela il y a déjà le C9M mais parce qu'il fallait bien choisir une date !

Revendiquons plus de paille dans les pâturages !

Parce qu'il y en a marre de se faire exploiter comme des chiens par un fermier. Opstâne et 3ième champ, appellent à former un front populaire des équidés! Au préalable, une distribution de stéroïde sera réalisée par nos deux organisations. Au pays des nigauds, les ânes doivent être maitre de leur destin !

 

la suite sur ventlibertaire33


11:05 | Lien permanent | Commentaires (0) |

20/09/2011

Sous couvert de défense de l'identité de l’Alsace : plasticage de la Croix du Staufen à Thann par les Loups Noirs le 20 septembre 1981

mcl SWthann

Croix de Lorraine du Stauffen à Thann, dynamitée à deux reprises par les Loups Noirs en 1981.

02_Incendie_MS22

Incendie du musée du Struthof en 1976, revendiqué par les "Loups Noirs"

via jboehler.canalblog.com

A leur tête, Pierre Rieffel, distillateur dans le Val de Villé mais notoirement connu pour être un collabo !

Pour la fête de rentrée 2009, Alsace d’Abord nous explique, qu’ils ont « eu le plaisir de recevoir Pierre Rieffel, ardent défenseur de l’Alsace et bien connu des milieux autonomistes. »

Les ramifications entre les négationnistes néo-nazis et Alsace d’abord et Jeune Alsace sont là. Comme le disaient nos camarades de l’Action Antifasciste de Bordeaux dans l’article « Dies irae montre son vrai visage » du 21 avril 2010 (à lire ici http://aabdx.lescigales.org/index.html#21042010) :

« Les fascistes ont toujours procédé par étapes: ils commencent avec une image soft de gentils défenseurs du patrimoine culinaire (« anti mac do », « pour une nourriture saine »…), font un coup de pub en disant aider un « artisan ruiné par la crise », organisent des « services pour les mamans », des braderies de solidarité pour les blancs puis passe au sport, une fois que le groupe se sent suffisamment fort, après avoir répété des arguments anti-musulmans qu’il partage avec la petite bourgeoisie colonialiste, raciste et laïciste, il passe à l’attaque et finit par montrer son vrai visage génocidaire. »

Vidéo Ina :  http://www.ina.fr/art-et-culture/musees-et-expositions/vi...

via antifalsace.wordpress.com

Ci-dessous, interview du principal intéressé trouvée sur le site identitaire breton (ar vro), pour te faire une idée de l'état d'esprit du bonohmme qui cherche à se faire passer pour une victime de l'épuration et "explique" ses actions sous couvert de défense de la langue alsacienne :

Interview avec Pierre Rieffel pour Magyar Jelen

Pierre Rieffel était le leader de l’unique groupe terroriste alsacien de l’Histoire, les Schwarze Wölfe (Loups Noirs). Ce groupe a agi entre 1976 et 1981, pour défendre l’autonomie de l’Alsace. Pierre Rieffel a aujourd’hui 81 ans. Nous l’avons rencontré, et il a accepté de revenir sur son passé.


Pierre Rieffel, pouvez-vous nous raconter votre enfance et la guerre comme vous l’avez vécu ?

Je suis né en 1928 à Breitenbach, où je vis toujours. Mes parents étaient exploitants agricoles.

Mon père avait des sympathies pour les autonomistes alsaciens, sans toutefois être un militant actif. Il avait combattu durant la première guerre mondiale dans l’armée allemande – comme tous les Alsaciens – et avait passé l’essentiel de la guerre en Transylvanie et en Roumanie.

Mon père est devenu Maire du village en 1938. Les Allemands sont arrivés en mai 1940, et mon père a considéré qu’il était de son devoir de rester Maire du village pendant cette période.

Pour ma part, j’ai fait partie de la Hiterjugend (HJ) quand j’étais jeune, comme tous les enfants de mon âge. Même si l’aspect fanatique et idéologique de cette organisation ne me plaisait pas particulièrement, la HJ était quand même quelque chose de formidable pour la jeunesse : nous faisions des activités diverses, des camps, nous vivions une jeunesse épanouie, nettement préférable à la jeunesse actuelle désœuvrée.

En 1943, mon père a démissionné de son poste de Maire du village, car il était en désaccord avec le caractère trop fanatique du régime nazi.

A la fin de l’année 1944, l’Alsace est « libérée » par les Alliés. C’est à ce moment que mon père a été envoyé en camp de concentration pour « collaboration ».


Pourquoi votre père a-t-il été déporté ?

Il a été dénoncé par le prêtre de notre village. Il ne cessait de faire des prêches anti-allemandes lors de la Messe du dimanche, et les Allemands voulaient le déporter à Dachau.

Mon père, qui était Maire du village, a été convoqué par les autorités allemandes en 1942 qui lui ont signifié leur intention de déporter le prêtre. Mon père a tout fait pour empêcher cela, et finalement il a simplement été changé de paroisse. Lorsque les Allemands sont partis, le curé est revenu et a porté plainte contre mon père car celui-ci était « responsable » de son déplacement : il avait évité la mort de ce minable, et il était maintenant déporté pour cela…

Il faut savoir que de très nombreuses déportations après la guerre ont été faites sur la base de ce type de « dénonciations », de gens qui dénonçaient leurs voisins par jalousie, etc…

Des milliers d’Alsaciens ont été déportés vers le camp du Struthof qui avait été utilisé par les Allemands pendant la guerre. Mais l’Histoire officielle « oublie » de parler des déportations de familles entières et d’enfants dans ce camp après 1945…

Tous ces pauvres gens ont été déportés en janvier 1945 en plein hiver, sans vêtements, et ils recevaient une nourriture nettement insuffisante. Un garçon de 15 ans – déporté avec toute sa famille – a réussi à s’échapper et est venu me prévenir que mon père mourrait de faim dans le camp.


Vous avez essayé de venir en aide à votre père ?

Le 2 février 1945, j’ai chaussé mes skis et je suis parti au camp apporter de la nourriture à mon père. Après 6 heures de route, je suis arrivé au Struthof.

J’ai vu mon père, et je lui ai lancé la nourriture par-dessus au dessus des barbelés. Mais le chef du camp m’a vu : il a piétiné toute la nourriture, et m’a tabassé. J’ai été laissé pour mort dans la neige. Je n’ai dû mon salut qu’à des soldats américains qui sont passés par là et m’ont ramené chez moi.

Nous n’avions pas d’argent pour me soigner : je suis resté chez moi plusieurs semaines et j’ai été soigné par ma mère. Je garde encore de cela une fracture du crâne.

J’ai juré de me venger lorsque je serai assez fort pour le faire…


Comment s’est passé l’après-guerre pour votre famille ?

Le 8 mai 1945, la guerre s’est terminée. Sur toutes les maisons flottait le drapeau français bleu blanc rouge. Sur notre maison, nous avons préféré mettre le drapeau alsacien rouge et blanc.

Mon père a été condamné à 6 ans de prison. Notre famille, qui n’avait pas de ressources et dont le chef de famille manquait pour l’exploitation agricole, a connu des heures extrêmement difficiles. Nous étions considérés comme la peste, notre maison était régulièrement taguée de swastikas, ma mère n’avait plus de quoi nourrir ses enfants.

Pour ma part, personne ne voulait m’embaucher pour travailler, tandis que mes « amis » ne me parlaient plus et crevaient les pneus de mon vélo avec lequel j’allais visiter mon père en prison.

Au bout de 2 ans, j’ai enfin pu trouver un travail et nous avons progressivement pu reprendre une vie normale…


Qu’est-ce qui vous a alors incité à passer aux actes 30 ans plus tard ?

J’étais – et je le suis toujours – révolté par l’assimilation forcée de l’Alsace par la France, et par la disparition de notre langue alsacienne.

Les enfants qui parlaient alsacien à l’école étaient sévèrement punis. Mon fils revenait souvent de l’école en pleurs après avoir reçu des punitions ou subi des humiliations de son professeur.

Je suis bilingue et je connais donc l’avantage et la richesse de parler plusieurs langues. Au Luxembourg par exemple le bilinguisme français-allemand est un grand avantage. Et en aucun cas je ne puis accepter que l’on efface la langue de notre peuple.

En 1978, le Maire de Breitenbach a décidé de « moderniser » les noms des rues du village. En fait, c’était un changement total et une francisation radicale des rues de notre village. Une partie importante des habitants du village s’y opposait fortement. Moi non plus je ne pouvais pas admettre que l’on change tout.

Nous avons vainement protesté. J’ai alors décidé de passer à l’action, en utilisant cette fois l’humour. Une nuit, j’ai changé les pancartes à l’entrée du village indiquant le nom du village : Breitenbach signifie « Large Rivière » en français, j’ai donc changé le nom du village que j’ai francisé. J’ai également distribué un tract dans toutes les boîtes aux lettres du village, pour féliciter le maire de notre village de son initiative de dégermanisation de notre village, et l’encourager à aller plus loin en changeant aussi le nom de notre village.

Vous avez aussi entrepris des actions plus radicales ?

Je connaissais bien la situation du Tyrol du Sud, qui a des similitudes avec celle de l’Alsace. Nous savions aussi que les Tyroliens n’avaient obtenu leur autonomie et la défense de leurs droits qu’en entreprenant des actions radicales contre l’Etat italien. Nous avons pensé qu’il fallait faire pareil.

En 1976, j’ai visité le Musée du camp de concentration du Struthof où mon père avait été déporté. J’ai découvert avec dégoût que le musée n’était là que pour alimenter la haine anti-allemande, et n’évoquait jamais les souffrances des Alsaciens déportés là-bas après la guerre.

Avec mon ami René Woerly – qui avait comme moi été dans la Hitlerjugend et avait été tabassé par des « résistants » après la guerre – nous avons incendié le musée du Struthof dans la nuit du 12 au 13 mai 1976. J’avais peint sur le mur d’entrée la date du 27.01.45, date à laquelle 1200 Alsaciens ont été déportés au camp, dont mon père.
Dans une lettre anonyme que nous avons envoyé au Ministre des Anciens Combattants, nous exigions que ce musée soit dédié à la mémoire de toutes les victimes de la guerre.

Le 9 décembre 1980, nous avons dynamité le monument à la gloire du Maréchal français Turenne qui se trouve dans la ville de Turckheim. Nous avions déjà, en 1976, dégradé ce monument en le recouvrant de peinture rouge et blanche (les couleurs de l’Alsace).
Ce monument était une honte et une glorification d’un criminel de guerre : lorsque les armées françaises de Turenne ont conquis Turckheim le 5 janvier 1675, plus de tiers de la population de la ville a été massacrée, afin de faire savoir que toutes les autres villes qui résisteraient subiraient le même sort. Ce monument a été construit en 1933 – lorsque l’Alsace était redevenue française – puis enlevé par les Allemands en 1940, et enfin réinstallé en 1958.
Nous avons détruit ce monument qui n’a été reconstruit qu’en 1998.

A Turckheim, un troisième membre était avec nous : Ewald Jaschek. Il était l’artificier du groupe.
Ewald est un Allemand de Silésie : cette région, annexée par la Pologne en 1919 mais où vivaient beaucoup d’Allemands, a été récupérée par l’Allemagne en 1939. Tous les Allemands ont été enrôlés dans l’armée, Ewald aussi. A la fin de l’année 1944, Ewald s’est retrouvé en Alsace : il en avait assez de la guerre, et s’est tiré une balle dans la cuisse pour être blessé. Il a été hospitalisé et c’est à l’hôpital qu’il a rencontré sa future épouse, Augustine.
Après la guerre, Augustine a été accusée de collaboration car elle avait été infirmière dans l’armée allemande : on lui a rasé la tête. Ewald a été tabassé par des « résistants », et plus tard on a rendu la vie difficile à leurs enfants à l’école, qui étaient traités de « sales boches ».

Notre action à Turckheim est la première que nous avons faite en tant que groupe revendiqué : Elsässische Kampfgruppe die Schwarzen Wölfe (Groupe de combat alsacien Les Loups Noirs). J’ai choisi de nom car après la guerre les Français disaient des Alsaciens qu’ils étaient des « moutons noirs », c'est-à-dire de « mauvais Français ». Les moutons étaient devenus des lions !

Nous avions envoyé une lettre de revendication de l’attentat à la presse, dans laquelle nous prévenions que cette action était la première d’une série contre la « puissance coloniale française de Paris ». Nous exigions l’enseignement de la langue allemande dans toutes les écoles alsaciennes, et notre lettre se concluait par cette phrase : « Wir wollen sein, ein freies Volk im eigenem Land » (Nous voulons être un peuple libre dans son propre pays).

Après l’attentat de Turckheim, quelles ont été les cibles suivantes ?

Le plus grand attentat des Loups Noirs est la double destruction de la Croix de Lorraine, à Thann.

Cette croix de Lorraine avait été construite sur la colline de Thann afin d’être visible depuis l’Allemagne, et de montrer que l’Alsace resterait toujours une possession française.
Au pied de cette gigantesque croix de 12 mètres de haut et 5,50 mètres de largeur se trouvait une plaque en bronze qui rappelait « trois siècles de lutte » contre « l’envahisseur allemand », de 1648 à 1948.

Nous avons dynamité une première fois la croix le 16 mars 1981. Comme d’habitude, dans notre lettre de revendication, nous demandions le démantèlement des monuments « coloniaux » et l’enseignement de l’allemand dans les écoles alsaciennes.

Le scandale a été immense en Alsace. Les hommes politiques se sont tous indignés de cette destruction, et très rapidement de l’argent a été collecté pour construire une nouvelle croix. Nous ne comprenions pas pourquoi ils voulaient reconstruire la croix aussi rapidement.
Nous avons-nous aussi envoyé le papier pour collecter de l’argent. A l’endroit où il fallait écrire la somme d’argent donnée, nous avons écrit : « 30 kilos de dynamite » !

La deuxième croix a été inaugurée le 18 juin 1981. Le 18 juin est une date symbolique : le 18 juin 1940, le Général de Gaulle a lancé son appel à la Résistance pour continuer le combat contre l’Allemagne. Il faut savoir que la Croix de Lorraine est le symbole du gaullisme.

Puisque le pouvoir français ne voulait pas comprendre, nous avons recommencé : le 20 septembre 1981, nous avons de nouveau dynamité la Croix de Lorraine. Les autorités étaient d’autant plus mécontentes qu’un système d’alarme allait bientôt fonctionner ! La reconstruction a été immédiatement annoncée, et l’inauguration a été annoncée pour le 18 juin 1982.

Nous pensions mener de nouvelles actions, mais notre arrestation nous en a empêché…

Comment s’est passée votre arrestation ?

Nous avons été arrêtés le 14 octobre 1981. Après l’attentat de Turckheim, René Woerly avait jeté dans la rivière le carton qui avait contenu les explosifs : c’est avec ce carton que les enquêteurs ont réussi à nous retrouver.

D’octobre à décembre 1981, j’ai été mis à l’isolement absolu : dans ma cellule, il n’y avait pas de chauffage, je n’avais aucune lecture, et je n’avais droit qu’à 20 minutes de promenade par jour. Cela a été une épreuve extrêmement difficile pour moi.

Notre procès a permis de faire naître un véritable débat sur la question alsacienne : beaucoup d’hommes politiques ou de journalistes ne voulaient voir dans notre action que des actes « néo-nazis ». Malgré cela, le procès a permis de faire comprendre à beaucoup de personnes que nos motivations étaient la défense de la langue et de l’identité de l’Alsace.

J’ai été condamné à 2 ans de prison. Les autres Loups Noirs ont reçu des condamnations plus légères. Nous avons également reçu de très lourdes amendes pour payer les réparations de nos dégâts. De nombreuses personnes nous ont aidé à cette occasion.
Mon séjour en prison a d’abord été difficile, les gardiens me considéraient comme un monstre néo-nazi. Puis ils ont compris que je n’étais pas la personne qu’avaient décri les médias : j’ai passé le reste de mon séjour en tant que responsable de la bibliothèque de la prison !

Que s’est-il passé après votre sortie de prison ?

Nous n’avons évidemment jamais repris nos activités des Loups Noirs : à la première affaire, nous serions les premiers soupçonnés !
Pour payer mes amendes, j’ai repris mon activité de distillateur, et je vends encore aujourd’hui ma liqueur aux œufs. En la vendant sur les marchés, il m’est même arrivé de croiser les policiers qui avaient mené l’enquête sur les Loups Noirs !

René Woerly s’est présenté en 1985 aux élections cantonales dans sa ville. Cela avait fait scandale à l’époque ! Il avait obtenu 2% des voix, ce qui montre que nous n’avions pas que des ennemis…

Comment voyez-vous l’Alsace aujourd’hui et dans l’avenir ?

Je me sens aujourd’hui étranger dans mon propre pays : les enfants ne parlent plus l’alsacien ou l’allemand.

Je rencontre souvent des Alsaciens âgés – qui parlent parfaitement le dialecte alsacien – et qui ne me parlent qu’en français par « fierté ».

Il y a toutefois quelques initiatives timides qui voient parfois le jour en Alsace : dans mon village à Breitenbach, la Mairie a comme projet de faire des plaques de signalisation bilingues pour les rues.
Plus de 20 ans après mon action ! Cette initiative est évidement sympathique, mais elle arrive tardivement puisque les jeunes générations ne parlent plus l’alsacien ou l’allemand.

Il faudra que des événements exceptionnels viennent à nous – comme cette crise économique qui menace le monde moderne d’effondrement – pour que les gens se demandent comme l’Alsace et le monde ont
pu en arriver là. Peut-être alors qu’ils comprendront le sens de rester attaché à ses racines.

Regrettez-vous ce que vous avez fait avec les Loups Noirs ?

Regretter ? Pourquoi regretter ? Nous avons accompli notre devoir pour l’Alsace, notre Patrie, même si beaucoup de gens n’ont pas compris le sens de notre action.

Cela nous a beaucoup coûté, mais nous avons accompli notre devoir, et cette satisfaction n’a pas de prix.

 

Les suites des collusions identitiares-ump-extrêmes droites en Centre-Alsace:

Quand Chaton danse avec les loups

christian_chaton

Christian Chaton est certes un conseiller général d'extrême-droite, mais comme les élus de tous bords il doit penser à sa réélection et pas seulement le matin en se rasant. Or, l'extrême-droite est en chute libre, alors il chercherait un autre créneau. D'aucuns le voient déjà rejoindre l'UMP. D'ailleurs, le député UMP Christ a même accepté de poser en photo avec lui devant l'Assemblée Nationale, photo largement diffusée par Chaton sur son blog ! De la part du député, ou c'est de la naïveté, ou vraiment une ouverture de l'UMP sarkozyenne vers l'extrême-droite ! 432186974On peut aussi se demander si la distance est énorme entre l'idéologie de notre président et celle de cette extrême, lorsque ce dernier parle de "karchériser la banlieue" et de la débarrasser de "la racaille". Par ailleurs, au mois de septembre, Chaton termine une interview en concluant : "Localisme, Identité, Régionalisme, Europe… Le temps de faire de la politique est enfin venu !" Alors, qu'a-t-il fait jusqu'à maintenant ? Notamment, en cette fin du mois d'août, où il a organisé la journée d'été d' "Alsace-D'Abord" à l'étang de pêche de Rombach-le-Franc en y invitant l'ancien responsable des Loups Noirs, terroristes alsaciens nostalgiques du nazisme dans les années 70/80 ! Lire leurs "exploits" sur Wikipedia : Loups_Noirs et la très intéressante video concernant l'incendie du musée du Struthof en 1976.

 

via jboehler.canalblog.com

Lien vers la page wiki : http://fr.wikipedia.org/wiki/Loups_Noirs

 

10:28 | Lien permanent | Commentaires (0) |

16/09/2011

Manif identitaire à Lille : tant qu'il n'y a pas de "trouble de l'ordre public"

Martine Aubry et les "autoritées" ne combattent pas les idées véhiculées mais se cachent derrière le faux-nez de " craintes de débordements éventuels"...

La manifestation identitaire nationale à Lille inquiète les autorités

Une "association culturelle"

Ouverte en 2010 à Lambersart, la Maison flamande se présente comme une “association culturelle". Celle-ci organise tout de même des stages de sport de combat, de paint-ball ou encore des soirées et rassemblements controversées. Fin octobre 2010, une soixantaine de militants de l'association de jeunes identitaires Opstaan s'étaient rassemblés devant le tribunal de Lille, avec à la clé un face-à-face très tendu avec 80 militants antifascistes.

En juin 2010, un concert de groupes néonazis dans la Maison flamande avait également entraîné une contre-manifestation de l’extrême gauche à Lille. En octobre 2010, une “grande soirée non halal” avait aussi créé la polémique.

Un activisme qui démontre l'activité florissante du mouvement nationaliste dans la région. Pour preuve, la Maison flamande a fait un petit en mai dernier. C'est à Auchel, au cœur du bassin minier, que le réseau identitaire a décidé d'ouvrir un deuxième pied-à-terre, baptisé la "Maison de l'Artois". Avec à la clé déjà quelques bagarres avec des membres de l'extrême-gauche locale...

extrait article www.metrofrance.com - 15/09/2011

Ci-dessus, exposition de toiles par l'association culturelle "Vert de Gris"

07:31 | Lien permanent | Commentaires (0) |

28/07/2010

Pas de quartiers

PDF - 316.5 ko
Bases de données anarchistes - 25/07/2010

11:59 | Lien permanent | Commentaires (0) |

01/03/2010

Le Quick Hautepierre n'a pas cédé sous la pression des identitaires de jeune alsace

antifafs quick.JPG
(photo La feuille de Choux)

Retour sur une non-manifestation annoncée

 

Tu m'excusera de ce titre un peu accrocheur mais il fallait bien attirer le chaland..

Tu l'avais vu venir, et comme nous tu te doutais bien que l'«Appel à la manifestation devant le Quick Hautepierre pour dénoncer la politique de la chaîne de ne proposer à ses clients que des hamburgers halal dans un certain nombre de restaurants» fait par jeune Alsace dans les DNA du 26/02/2010 allait partir en eau de boudin...mais il fallait en avoir le coeur net, et Probe a donc rejoint Hautepierre par le tram, ce matin, comme un grand...d'abord seul, puis rejoint au Quick par des petits groupes de gens au fur et a mesure que le coup des 11h approchait.

Des identitaires de Jeune Alsace et Alsace d'Abord allaient-ils réellement descendre de "leurs" collines du 68 pour venir aux abords du quartier de Hautepierre ? Evidement que non !

Malgré les appels virtuels et les gesticulations dématérialisées des régionalistes européens, les effets d'annonces sur fonds de xénophobie et de pratique d'abattage n'ont éclos d'aucun mouvement.

La vigilance des réseaux solidaires a encore une fois manifesté son efficacité sur le terrain.

Les journalistes-reporters d'investigations aggréés sont restés sur leur fin, trois véhicules, caméras...aucun affrontement, aucun incendie, même pas quelques injures. Pourquoi ? Pas un identitaire n'était présent...

La police a assurée une présence syndicale minimum avec 1 fourgon, doutant certainement, avec leur clairvoyance habituelle (ou un coup de fil anonyme ?), que la manifestation n'allait pas avoir lieu et n'a donc pas jugé nécessaire de redéployer le même dispositif que devant l'Ancienne Douane...

Étions nous encore en alerte météo « vigilance orange » ?

Le choix de la date du 1er mars paraissait bien choisie...Mars, dieu de la guerre, fils de Jupiter et de Junon...mais manifestement, la conjoncture des astres n'était pas de bonne augure en ce lundi...en tout cas pas du côté des identitaires dont finalement personne n'a de nouvelles...tant mieux, diras-tu.

 

guerrier.jpg

dessin piqué sans demander chez lui

Mais où sont donc passés les régionalistes ?

Les Identitaires sur Google

En apparence, Novopress a tout d'une agence de presse ordinaire, au même titre que l'Agence France Presse, Reuters ou Associated Press. Google, sur sa page d'information continue, reprend régulièrement ses dépêches: mi-mai sur les violences en Afrique du Sud, voilà quinze jours sur Yannick Noah. Mais Novopress n'est pas l'agence "indépendante" qu'elle prétend être.

Elle a été créée il y a deux ans par le Bloc identitaire, formation d'extrême droite qui compte parmi ses responsables Fabrice Robert, ex-dirigeant d'Unité radicale (organisation dissoute après la tentative d'assassinat de Jacques Chirac par l'un de ses militants, Maxime Brunerie, le 14 juillet 2002), et Guillaume Luyt, ancien dirigeant du Front national de la jeunesse. Refusant toute participation aux élections, les Identitaires préfèrent "une prise du pouvoir via un enracinement local"? ou "via Internet".

Google France continue à y voir une source d'information

Animée par une trentaine de bénévoles, Novopress produit des dépêches rarement neutres idéologiquement. Celle concernant Noah n'était que la reprise d'un article du journal d'extrême droite Présent. Parfois, le début du texte est trompeur, apparemment objectif. Mais la suite ne laisse que rarement place au doute.

Contacté par le JDD, Google France s'étonne, découvre le côté tendancieux de Novopress mais continue à y voir une source d'information répondant aux critères exigés: "Un organe de presse collectif qui ne lance pas d'appels à la haine raciale, n'a aucun contenu pornographique et est régulièrement mis à jour." "Ce n'est pas à nous de les interdire ni de les juger", ajoute une porte-parole. Avant d'ajouter, gênée aux entournures: "Nous allons tout de même regarder avec beaucoup plus d'attention le contenu de ces dépêches." Depuis cet entretien, en huit jours, Novopress a été reprise une demi-douzaine de fois sur Google Actualités.(le JDD 8/6/2008)

 

Tu ne sera donc pas étonné de voir tartiné en long, en large et en travers, des articles concernant nos « preux » gardiens de la consanguinité dans les régions sur Novopress.

Internet est pour eux un excellent moyen d'avancer masqué.

Je te recommande, lors de tes lectures, de toujours vérifier les sources et les liens des articles qui te sont proposés hors de la sphère "classique".

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Peinture rupestre Akakus

21:06 | Lien permanent | Commentaires (0) |

23/01/2010

Lyon, Eric Besson, l'identité nationale et les supporters de foot identitaires

Identité nationale à Lyon : Fascistes et flics main dans la main.

 

A Lyon, les fachos protègent Eric Besson et son débat sur l’identité nationale

Vendredi 22 janvier, le rassemblement contre le débat sur l’identité nationale a été attaqué par une trentaine de fachos. Alors que l’impressionnant dispositif policier laissait faire, les antifascistes ont mis les fachos en déroute.

La préfecture avait bloqué et interdit aux piétons les abords immédiat de la préfecture pour permettre la tenue du pseudo-débat sur l’identité nationale. Sur invitation (faut être membre de l’UMP ?) et derrière un impressionnant dispositif policier [1], Besson, Gérault [2] et leur clique ont donc brassé leur discours nationaliste aux relents passéistes pour légitimer leur politique xénophobe de chasse au sans-papiers.

Pendant ce temps, suite à l’appel de plusieurs organisations politiques (voir l’appel) environ 500 personnes s’étaient rassemblées pour protester contre l’hypocrisie de ce débat et la xénophobie des mesures gouvernementales.

Un petit groupe de fachos avait été vu dès le début du rassemblement, derrière les CRS à proximité du Cours Lafayette. Peu avant 18h ils se sont dirigés vers le rassemblement en remontant l’avenue de Saxe du côté opposé à la manifestation en brandissant un drapeau bleu blanc rouge. Quelques-uns étaient restés de l’autre côté de l’avenue et ont tenté d’attaquer des manifestants qui se sont défendus.

Ils ont ensuite traversé la rue pour attaquer le rassemblement, brandissant chaînes ou ceinturons à la main. Quelques antifascistes ont retenu la première attaque pendant qu’un policier lâchait sur les manifestants (et non pas sur les fachos) un jet de gaz lacrymogène. Après quelques minutes d’insultes ils ont retraversé l’avenue pour attaquer à nouveau les manifestants qui, plus nombreux pour faire face, ont réagi en repoussant les fachos jusque dans une rue de l’autre côté de l’avenue où ces derniers, après quelques derniers coups, ont pris la fuite sans plus de cérémonie, abandonnant leur drapeau sur place.

Pendant ce temps des CRS se sont massés le long de l’avenue mais avaient laissé les fachos attaquer le rassemblement sans réagir, puis les ont laissé partir sans être inquiétés, avant de former un cordon autour des antifascistes.

Un manifestant a eu la jambe cassée dans l’attaque et a dû être emporté par les pompiers. Deux autres ont à déplorer des blessures légères.

Les manifestants ont plus tard quitté la préfecture en cortège en scandant "français, immigrés, même patrons, même combat", et le nouveau slogan de la soirée “JI au lit la leçon est finie !", avant d’aller se disperser place Gabriel Péri à la Guillotière.

Ce soir a été un double échec pour les fachos, ceux du gouvernement d’abord, qui ont, par l’organisation de ce débat et la connivence avec les militants d’extrême-droite, montré une fois de plus l’hypocrisie de leur politique ; ceux venus attaquer le rassemblement d’autre part qui n’ont pas fait le poids face à la réactivité antifasciste des manifestants.

Pas de fachos dans les quartiers, Pas de quartiers pour les fachos ! Source :

http://rebellyon.info/

Un groupe d’extrême droite attaque la manif anti-Besson Par Laurent Burlet

Un groupe d’une trentaine de personnes a agressé des manifestants rassemblés contre le débat sur l’identité nationale, organisé ce vendredi 22 janvier à Lyon.

Il est 17h45, à l’angle de la rue Dunoir et de l’avenue de Saxe (Lyon 3e). Rassemblés à l’appel de plusieurs organisations politiques* (lire article) depuis plus d’une heure contre la tenue d’un débat sur l’identité nationale, environ 400 manifestants crient et lancent des slogans hostiles à Eric Besson,à son ministère de l’immigration et à son débat. C’est à ce moment-là qu’un groupe d’une trentaine d’individus foncent sur la queue du rassemblement. Les slogans fusent “la France aux Français”, des bras se tendent façon salut nazi. Rapidement, ils sautent sur les personnes à leur portée. Certains utilisent des bombes lacrymogènes, d’autres sont armés de chaînes de vélos.

Les militants anti-fascistes, présents sur les lieux, répondent. Bagarre. Après plusieurs assauts, ils parviennent à chasser le groupe d’extrême droite de l’autre côté de l’avenue. Ceux-ci prennent la fuite dans les rues du quartier. Bilan de l’affrontement côté manifestants : un arcade sourcilière ouverte, un haut de crâne sanguinolent et, manifestement, une jambe cassée. Les pompiers, prudents sur le diagnostic, ont emporté la personne à l’hôpital, la jambe immobilisée.

La police protège Besson mais pas les manifestants

La poignée de membres de la police nationale n’ont pu qu’asperger de bombe lacrymogène les assaillants, arrosant au passage davantage les manifestants que les contre-manifestants d’extrême droite. Les CRS, quant à eux, sont arrivés après l’affrontement. Et à l’heure où nous postons cet article, aucune personne n’a été arrêtée. Pourtant, le quartier a été placé sous haute sécurité. Bouclé. Depuis 16 heures, les rues proches de la préfecture sont interdites au stationnement et à la circulation automobile. La ligne T1 du tramway ne fonctionnait plus. Environ quatorze camionnettes de CRS et dix cars de gendarmes mobiles stationnaient sur les voies au niveau de l’arrêt Saxe-Préfecture. Sans compter les autres véhicules positionnées dans les rues adjacentes.

“Les individus d’extrême-droite ont passé un par un les barrages de police”, justifie un policier en civil. Difficile à croire pour les premiers manifestants qui ont vu débouler sur l’avenue de Saxe les assaillants en groupe. En tout état de cause, le dispositif de sécurité n’était pas pensé pour protéger les manifestants d’une agression d’extrême droite.

Les Identitaires et “Indépendants du stade" accusés

Pour les militants antifascistes, aucun doute, ils ont repéré des militants des Jeunes identitaires lyonnais, baptisés Rebeyne. Un groupe d’extrême droite, affilié au Bloc identitaire, qui revendiquent une cinquantaine de membres à Lyon. Selon ces mêmes militants antifascistes, parmi les gros bras, il y avait des "supporters de l’Olympique Lyonnais Indépendants”. Peu avant l’agression, le président de SOS Racisme Rhône, Bruno Sauvé, avait pris la parole au mégaphone pour expliquer ce rassemblement contre le débat sur l’identité nationale : “ce débat a libéré les paroles racistes”. Le débat de Lyon sur l’identité nationale a démontré qu’il n’avait pas libéré que la parole.

Source :

http://www.lyoncapitale.fr/

 

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Eric Besson regarde les miliciens consanguins manoeuvrants avenue de Saxe (photo André Zucca)

17:23 | Lien permanent | Commentaires (0) |

16/01/2010

Les identitaires souchiens consanguins ratissent large

 

 

21-12-2009 08:01

Auteur : vigilance anti fasciste suisse romande

 

A chaque fois c'est pareil il suffit d'un article critiques sur certains sujets ( sur le proche orient) pour voir apparaitre des spams nauséabonds qui semblent bien provenir et postés vu le langage employé par les gens proche ou membres de "unité populaire" un groupuscule d'extrême suisse droite proche effectivement comme il a été dis par ces contributeurs de Alain Soral un antisémite et un négationniste français particulièrement Odieux et Violent

Soral est aussi un allié entre autre au front national, au mouvement néo nazi du "mouvement des damnes de l'impérialisme" ou l'on retrouve le raciste noir "ethno différencialiste" Kemi Seba et un certain Thomas Verlet membre d'un groupuscule néo nazi nommé "la droite socialiste" devenu le "parti français solidaire" responsable de nombreuses agressions racistes dans les transports parisien, et dont l'un des membres, un boneheads néo nazi fut arrêté pour avoir tiré au fusil mitrailleur sur une cité Hlm de la banlieue parisienne.

 

 

 

 

 

 

Après la grippe A ... la peste brune !

 

mis en ligne vendredi 25 septembre 2009 par jesusparis

 

En ces temps de crise, la bête fasciste refait surface. Affiches, autocollants, agressions verbales et physiques, les militants d’extrême-droite sont toujours aussi actifs. Dieudonné, Soral et consorts viennent renforcer les rangs des vieux chefs Le Pen et Spieler. Avec la complicité du gouvernement, du patronat et des notables de fond de vallée, ils rêvent de rétablir l’ordre moral et racial et d’étouffer le vent de révolte qui souffle à travers toute l’Europe. Comme en 1936, la menace est réelle et c’est à nous de lutter et de résister.

 

A Neudorf comme ailleurs, ne les laissons pas passer !

La bataille de la rue

 

Depuis plusieurs mois, la présence des mouvements d’extrême-droite est de plus en plus visible. Les murs de Neudorf sont couverts d’autocollants du Front National et du Renouveau Français (groupuscule ultranationaliste et ultra-catholique). A l’approche des élections régionales, on commence à revoir des affiches d’Alsace d’Abord en ville et dans les campagnes. Ce harcèlement mural de propagande raciste et injurieuse banalise les mots d’ordre de ces groupuscules, espérant ainsi faire croire qu’ils dominent la vie politique locale.

 

Malheureusement l’action des militants fascistes ne se limite pas à la décoration urbaine de mauvais goût : prétendant nettoyer plus blanc que blanc, les fachos n’hésitent pas à passer à l’action - violente le plus souvent. Les nervis de Jeune Alsace (la classe bébé d’Alsace d’Abord) s’illustre en menaçant des militants et des militantes de gauche et d’extrême gauche.

 

Cet été, les néo-nazis de l’Elsass Korps (groupuscule ultra-violent officiellement dissout en 2002) ont fait une descente à Strasbourg et ont agressé physiquement des résidents et des résidentes du quartier de la Krutenau. Lors du mouvement universitaire de l’année dernière, on a vu débarquer une trentaine de militants nationalistes qui s’en sont pris aux piquets de grève à coup de barres de fer avant de se réunir sur les marches de la faculté de droit pour chanter la marseillaise.

 

Toutes ces actions révèlent une volonté d’occuper le terrain des idées et de la rue. Comme on a pu le voir à la faculté de droit d’Assas à Paris ou à l’université Lyon II, les mouvements d’extrême-droite tentent de créer des bastions où ils sont tous puissants. Ils pensent qu’ils sont chez eux en Alsace, à nous de les en déloger !

Le nouveau visage de la bête

 

De telles agressions se produisent partout en France. A Tours la semaine dernière, deux jeunes ont été battus très violemment par un groupe de fascistes : l’un est aveugle d’un œil. Sur un marché parisien cet été, une cinquantaine d’amis de Dieudonné ont chargé un cortège antifasciste pacifique venu protester contre leur discours antisémite.

 

Depuis la soi-disant mort du FN, Marine Le Pen prépare activement la succession de son père et tente de donner une image respectable de son parti. Du coup, les militants radicaux en manque de sensations fortes tentent de reprendre la rue et certains cadres créent de nouvelles organisations. L’exemple le plus frappant est sans doute celui d’Alain Soral, ancien communiste qui a rallié le FN avant de le quitter pour se ranger derrière le clown néo-fasciste Dieudonné. Le Parti des Musulmans de France , très présent à Strasbourg, est une autre facette de cette nouvelle extrême-droite islamiste antisémite.

A qui profite la crise ?

 

Mais ces scissions et ces recompositions ne doivent pas nous faire oublier que les anciens et les nouveaux fascistes ont les mêmes objectifs. Le discours et les hommes d’extrême-droite sont présents au sein même du pouvoir dans beaucoup de pays d’Europe. En France, Sarkozy a récupéré le langage du FN sur l’ immigration et la sécurité, et il a accueilli à bras ouverts des transfuges de toute l’extrême-droite, de Villiers à Devedjian. En Italie, les partis néo-fascistes Lega Norte et Alliancia Nazionale participent au gouvernement de Berlusconi. Récemment, ils ont remis au goût du jour les « milices citoyennes » anti-immigrés créées du temps de Mussolini. De nouvelles lois racistes votées cette été en Italie dénient tout humanité aux immigrés sans papiers, en leur interdisant le mariage, la reconnaissance de leurs enfants (condamnés au statut d’orphelins), et donc l’accès à tous les services qui permettent de vivre. En Allemagne, les militants néo-nazis sont toujours plus nombreux, comme en Espagne, en Grèce et dans les pays de l’Est.

 

Comme l’histoire nous l’a prouvé, les grandes crises économiques sont des moments où les idées d’extrême-droite se développent et prolifèrent. Les gouvernements et le patronat n’hésitent pas à employer ces méthodes pour étouffer la colère des « classes dangereuses » et rétablir l’ordre moral et capitaliste. Dans la politique du tout répressif, les idées et les pratiques de l’extrême-droite sont utilisées sans vergogne, les mêmes boucs-émissaires (immigrés, syndicalistes…) sont constamment désignés et accusés de tous les maux.

 

Aujourd’hui, c’est à nous d’agir contre la banalisation des discours et des pratiques racistes et agressives de l’extrême-droite et de nous organiser pour s’opposer à la violence des racistes et des fascistes de tout poil et de tous horizons.

 

Ne les laissons pas occuper nos quartiers !

 

Restons vigilants et résistons partout et tout le temps !

 

Le fascisme c’est la gangrène : On l’élimine ou on en crève.

Faites un geste pour l’environnement : arrachez les affiches d’extrême-droite !

 

En septembre, Alternative Libertaire vous propose quelques petits gestes simples pour protéger votre cadre de vie :

 

- arrachez toutes les affiches d’extrême-droite dans votre rue !

 

- arrachez ou recouvrez les autocollants !

 

- soyez attentifs à toute forme de violence raciste !

 

- organisez ou participez à des actions de résistance !

 

Pour sauver la planète, éliminons le fascisme !

 

AL Alsace

Source / auteur : Alternative libertaire

 

 

 

L’extrême-droite gangrène nos luttes ! Stop à la récupération par les identitaires de « Jeune Bretagne » !

 

mis en ligne mardi 12 janvier 2010 par jesusparis

 

Le 20 décembre dernier, des membres du groupuscule « Jeune Bretagne » se sont réunis devant l’hôtel de ville de Nantes et ont déployé une banderole sur laquelle était inscrite 44=BZH / Naoned e Breizh.

 

Une mise au point sur cette mouvance s’impose. « Jeune Bretagne » est une branche locale du Bloc Identitaire. Pour ceux qui ne connaissent pas la groupusculogie fasciste, le Bloc Identitaire est un mouvement qui s’est construit sur les cendres d’ « Unité Radicale », un parti interdit à la suite de l’attentat raté contre Jacques Chirac en 2002, l’auteur de cette tentative était un sympathisant de ce parti. Le Bloc Identitaire est un mouvement d’extrême droite ouvertement racialiste et xénophobe.

 

Le mouvement identitaire fait donc sont retour en Bretagne après avoir connu un échec il y a quelques années. Avec « Jeune Bretagne », il tente de développer une stratégie de réappropriation de l’identité bretonne pour étendre leurs idées pernicieuses. Les membres de ce mouvement prétendent défendre la culture bretonne, promouvoir la solidarité et l’écologie mais ils retombent rapidement dans l’islamophobie, la xénophobie la plus exacerbée. En décembre par exemple, ils se sont rassemblés à St Jacques de La Lande pour réclamer la fermeture du centre de rétention administrative et l’expulsion immédiate des sans-papiers. Les membres de « Jeune Bretagne » se sont aussi rassemblés à Vannes en décembre pour s’opposer à l’édification d’une mosquée, car ils prétendent que « l’immigration n’enrichit que les patrons », c’est écrit sur leurs autocollants. Ils publient sur leur blog des articles concernant l’édification de lieux de culte musulman en titrant « La colonisation est en marche ». Leur site regorge de propos de ce type, il n’y a pas grand-chose à rajouter, leur blog révélant sans peine leur véritable idéologie, un fouillis puant d’antimondialisme et de racisme, sous couvert d’écologie politique et de défense de la culture bretonne. « Jeune Bretagne » s’est implanté en avril 2009 à Guerlesquin dans le Trégor. Ne les laissons pas propager leurs idées haineuses en Bretagne ! Soyons clair, la soi-disant identité que « Jeune Bretagne » défend ne sert qu’à exclure l’identité des autres individus et à bafouer leurs droits. Les identitaires n’ont rien à faire en Bretagne ni ailleurs ! Enfin, ils n’ont absolument aucune légitimité dans la lutte pour la réunification qui s’inscrit dans un combat pour une Bretagne solidaire, ouverte sur le monde et respectueuse des différences !

 

Le Collectif 44=BREIZH

 

 

COMMUNIQUE N°19

Juin 2009


LES SOTS RÂLENT ET LA BOURGEOISIE SE PRELASSE (1)

 

Exécution sommaire des aboyeuses sous-fascistes

 

Alain Soral, président d'Egalité et Réconciliation
Tariq Ramadan
Dieudonné M'bala M'bala
Yahia Gouasmi, président du Parti Antisioniste
Fouad Alaoui, vice-président de l'Union des Organisations Islamiques de France
Houria Bouteldja, porte-parole du Mouvement des Indigènes de la République
Thierry Meyssan, président du Réseau Voltaire
Gilles-William Goldnadel, président de France-Israël
Kemi Seba, président du Mouvement des Damnés de l'Impérialisme
Thomas Werlet, président de la Droite Socialiste

Depuis quelques années, une coalition d’énergumènes identitaires tente laborieusement d’engrainer les plus crédules issus des classes opprimées (sous-prolétariat, prolétariat, petite bourgeoisie) pour escorter les exactions ad nauseam de l’ultra réaction institutionnalisée.
La posture offensive de ces guignols, caractérisée par une hargne sans limite doublée d’une stupidité crasse, renvoie à des marottes idéologiques par trop éculées d’avoir pourri dans la gueule du fascisme. Ceci dit, leur mode d’action peut impressionner au premier abord. Tranchant avec la docilité d’une gauche et d’une extrême gauche putréfiées, le ton colérique d’un Alain Bonnet de Soral, les assertions tonitruantes de Thierry Meyssan ou le verbiage comminatoire d’un Stellio Gilles Robert Capochichi (dit « Kemi Seba »), sont autant d’apparats séducteurs pour qui se trouve légitimement submergé par les motifs de révolte sociale. Mais, alors que cet assemblage bricolé de pourfendeurs du sionisme mondialiste s’épanche dans un tapage très médiatisé, on pourrait croire qu’une énième résurgence du fascisme est en marche. Pourtant, loin de constituer des forces anciennes sous des apparences nouvelles, ce secteur d’agitateurs est, en vérité, un agglomérat mal agencé de groupuscules politico-religieux guidés par d’arrivistes transfuges venus ramasser la matraque d’une extrême-droite dissoute dans la dictature en construction. Le vieux fascisme est vaincu et ne reviendra plus, mais il n’en constitue pas moins une base idéologique et organique du présent capitalisme suicidaire. En 60 ans, jamais l’appareil d’Etat n’a été aussi répressif, omnipotent et doté d’institutions anti-démocratiques. Jamais les organisations patronales n’ont été autant articulées sur des principes et méthodes réactionnaires. Jamais l’ensemble des représentations ouvrières n’a été aussi intégré à la gestion de la déroute du prolétariat. La dictature à l’œuvre, fille de tous les fascismes, n’a plus besoin de formules politiques jadis nécessaires à d’aventuristes dévalorisations du coût du travail qui ne pouvaient reposer que sur l’embrigadement massif.

Pour autant, les gesticulations de ce nationalisme bigarré sont bel et bien dangereuses, sa fonction objective étant de semer des frontières ethniques, religieuses et communautaires à l’intérieur du camp des exploités afin de participer à leur pacification, exigence permanente de la gouvernance globale.
Les dégâts potentiels de tels saboteurs sont d’autant plus graves que la culture et la mémoire prolétariennes ont subi ces 5 dernières décennies les assauts les plus violents d’une société spectaculaire marchande à la force de pénétration inédite. La régression de la conscience de classe au profit de l’individualisme consumériste est le creuset d’une réceptivité populaire aussi désemparée que naïve face aux charlatans du conservatisme contestataire. Incomparables avec les vieilles formations d’extrême droite, tant dans leurs moyens (une capacité d’enrégimentement relativement faible au regard des ligues fascistes), leur forme d’expression (un charabia pauvre comparé à l’intellectualisme des vieilles élites fascistes) et d’organisation (des réseaux souples, peu exigeants avec leur membres, attirés par le coup d’éclat et non par l’action séditieuse) que dans leur but réel (accompagner le pouvoir et non le prendre), ces formations d’appui aux frappes bourgeoises peuvent donc revêtir, par soucis de clarification, le qualificatif de sous-fascistes. Le combat révolutionnaire ne saurait ainsi se priver de conceptualiser des réalités nouvelles contre lesquelles le pouvoir de classe espère le voir inadapté et donc désarmé. Par conséquent, il convient de procéder méticuleusement à une exécution sommaire de ces bouffons criards qui, affublés d’attributs propres à notre classe, croient pouvoir substituer leur chauvinisme capitulard à la révolution prolétarienne salvatrice.

RAPACES

 

 

Dissection d’une pensée sous-fasciste : le cas Alain Soral

 

Analyser la pensée d’Alain Bonnet de Soral, plus connu sous le nom d’Alain Soral, est important dans ce contexte de crise économique propice à la propagation de discours fascistes.
Ce genre de discours a d’autant plus de risques de gagner en influence que ladite crise a révélé la lâcheté, la veulerie, la trahison des partis de gauche et d’extrême-gauche.

En outre, Soral est suffisamment habile pour saupoudrer ses diatribes de réflexions apparemment progressistes et de critiques relativement pertinentes de divers groupements politiques (le NPA, Bertrand Delanoë et son équipe municipale…) ou phénomènes de société (le communautarisme, le « féminisme » de la bourgeoisie…).
Ce faisant, il espère endormir la vigilance de son auditoire et, ainsi, faire passer « en fraude » sa camelote d’extrême-droite.

Nous avons divisé notre analyse visant à démont(r)er l’imposture soralienne en 7 thèmes :

1°) Doubles discours et contradictions ;
2°) Récupération au profit de l’extrême-droite d’auteurs, de pratiques et de combats qui ne sont pas les siens ;
3°) Fascisme et poujadisme ;
4°) Antisémitisme ;
5°) Stalinisme ;
6°) Apologie de régimes répressifs ;
7°) Arrivisme et haine de classe.

Cette division est en partie arbitraire puisque certaines déclarations d’Alain Soral peuvent avoir leur place dans plusieurs des thèmes ci-dessous développés.

 

1°) Doubles discours et contradictions


Soral a compris que, s’il veut « ratisser large », il doit avoir un discours flou et changeant, et savoir « s’adapter à son public ».
Cette faculté d’adaptation lui permet, certes, d’espérer rencontrer du succès au-delà des seuls nostalgiques du IIIè Reich… Mais c’est au prix de ridicules pirouettes théoriques et pratiques.

Soral, qui n’hésite pas à se dire « marxiste », considère pourtant qu’il existe un « intérêt général des citoyens du monde »… Une négation en paroles de l’existence de la lutte des classes… Mais aussi et surtout un propos bien dans l’air du temps qui, n’en doutons pas, plaira aussi bien aux citoyennistes d’ATTAC qu’aux fachos partisans de l’association Capital/Travail !
C’est sans doute en qualité de « marxiste » que Soral qualifie le FN de « mouvement qui évolue vers la vraie gauche, la gauche sérieuse, la gauche économique ». Dans la foulée de cette affirmation hasardeuse, Soral conseille de lire « le programme économique » du Front National. Merci du conseil, Alain ! Une petite visite sur le site du FN peut toujours servir, effectivement ! Même si – crise économique oblige – le FN passe désormais sous silence ses propositions les plus ouvertement pro-patronales (sur la Sécurité sociale, notamment), il reste encore largement assez de « matière » sur leur site pour voir que ce parti est à 100% au service de la bourgeoisie. En vrac : « libérer au maximum l’entreprise des contraintes de toute nature qu’elle subit », « libérer le travail et l’entreprise de l’étatisme, du fiscalisme et du réglementarisme », « renégociation de la durée hebdomadaire du temps de travail par branches d’activité. Permettre en particulier de ‘gagner plus à ceux qui travaillent plus’ », « simplification du Code du travail », « créer un cadre favorable à l’entreprise, notamment aux PME », « baisser la pression fiscale » et notamment l’impôt sur la fortune et l’impôt sur les sociétés, développer les « régimes de retraite complémentaire par capitalisation », « assurer un service minimum dans les services publics », « obtenir des économies budgétaires en réorganisant la Fonction publique, par l’introduction du principe de mobilité et le non-remplacement d’une partie des départs en retraite ». Ah ! c’est donc ça la « vraie gauche » ! ‘fallait y penser… Avec une telle conception de la « gauche économique », il n’est pas étonnant que Soral puisse dénoncer la « société d’assistanat » tout en continuant à se prétendre « marxiste »…

Soral affirme, à propos de la police et de l’armée : « il y a très longtemps que ces gens-là n’ont plus aucun pouvoir en France, on peut leur cracher à la gueule tant qu’on veut » et qualifie les flics de « pauvres fonctionnaires qu’ont le plus haut taux de suicide de France ». Mais il affirme par ailleurs « nous sommes dans un régime totalement policier et totalitaire […] on est dans une société intégralement policière et dégueulasse ». La France, « régime totalement policier et totalitaire »… où les flics « n’ont plus aucun pouvoir » depuis « très longtemps » ? La contradiction est évidente, mais Soral espère probablement séduire les jeunes de banlieue et une partie de l’extrême-gauche avec sa rhétorique pseudo-libertaire et anti-keuf, tout en rassurant ses soutiens (et souteneurs) d’extrême-droite avec un discours plus traditionnel sur le thème de l’autorité qui n’est plus respectée. (Au passage, nous ne saurions trop conseiller aux partisans d’Alain Soral de tester la validité des assertions de leur Grand Chef en « crachant à la gueule » de tous les flics qu’ils croisent. Avec un peu de chance, à force de coups de tonfa et de GAV, ils deviendront d’authentiques révolutionnaires.)

Il y a quelques années, Soral évoquait « l’inculte – et désormais pas drôle – Dieudonné » (Alain Soral, Abécédaire de la bêtise ambiante, Jusqu’où va-t-on descendre ?, Pocket, Paris, 2003, p. 112). Il lui reprochait notamment de ne pas oser montrer du doigt cette « ‘communauté invisible’ certes surreprésentée dans le show-biz en termes de quotas, mais à laquelle il doit aussi son doux statut de rigolo » (Ibid., p. 114). « Communauté invisible », comprendre : les Juifs. Soral fait désormais liste commune avec « l’inculte » Dieudonné aux élections européennes de 2009… L’humoriste ( ?) est pourtant au moins aussi con aujourd’hui qu’en 2002, lorsque Soral écrivait ces lignes… En revanche, il est vrai qu’en matière d’antisémitisme, Dieudonné a accompli d’immenses « progrès » ces derniers temps !

Même type de revirement concernant les Arabes et/ou musulmans. Soral affirmait l’année dernière : « Aujourd’hui, on voit très bien que le Système diabolise les maghrébins. […] Vous Français arabo-musulmans et nous Français du Front National sommes diabolisés par le même système […] Toutes les saloperies qu’on raconte aujourd’hui sur les maghrébins de banlieue, sur les ‘kärchérisables’, c’est les mêmes qu’on a racontées sur Le Pen et les gens du Front National… et elles sont aussi fausses ! » Soral souffre sans doute d’amnésie, il nous faut donc lui rappeler ses positions antérieures sur le sujet : « Leur seul espoir [aux Algériens], c’est qu’on y retourne [en Algérie]. » (Ibid., p. 15) ou « celui qui se comporte en colon, de plus en plus c’est le Beur » (Ibid., p. 99) ou : la France devient « un pays d’Anglo-Saxons névrosés envahis de Maghrébins hostiles » (Ibid., p. 124) ou encore, à propos de la situation en banlieue populaire dans les années 60 : « Les seuls qui posaient problème, déjà, c’étaient les Algériens qui se tenaient à l’écart dans la solitude, la peur, l’islam et la Sonacotra, et dont les jeunes, peu nombreux encore, foutaient déjà la merde » (Ibid., p. 40). Soral est démasqué par ses propres écrits : il fait partie de ce Système qui « diabolise les maghrébins », qui « raconte des saloperies sur eux » ! Il est vrai qu’il a, depuis, changé radicalement de stratégie à leur égard : il espère même les incorporer à l’ « avant-garde » des bataillons d’extrême-droite : « Les premiers qui devraient se battre pour la préférence nationale, ça devrait être les Français d’origine immigrée, parce que c’est eux que [l’immigration] met le plus en danger. » Soral se plaît à répéter que le Système « divise pour mieux régner » : c’est indéniable… Tout aussi indéniable que le fait que lui-même divise pour mieux régner ! Après avoir fait des maghrébins des boucs-émissaires, il leur conseille de se retourner contre les nouveaux arrivants en France et, au passage, il se dédouane de ses propres responsabilités en accusant un « Système » (impersonnel) d’être à l’origine de leur stigmatisation.

Dans cette même optique, lors d’une conférence à Fréjus en 2008, Soral a affirmé à propos des exactions commises aux Invalides lors d’une manifestation le 23 mars 2006 : « Moi j’étais très content de voir, effectivement, le ‘bolossage’ des petits cons du CPE… Tout ça est quelque part bon signe. » Le plus amusant est que les fafs présents dans la salle ont applaudi ces propos d’Alain Soral ! Les mêmes qui, en d’autres circonstances, mettent en avant l’existence d’un racisme anti-blanc pour convaincre les électeurs d’accorder leurs suffrages à l’extrême-droite… Bonjour l’hypocrisie…

Ultime contradiction, à propos de ses opposants, Soral affirme : « ces gens-là ne vous sortent que des références des années 30 »… Or, lui-même ne se gêne pas pour « sortir des références des années 30 », en se réclamant notamment des pacifistes de cette période qui, se plaint-il, ont eu de gros problèmes après la guerre. De deux choses l’une. Ou bien les connaissances historiques de Soral sont très limitées (ce qui, après tout, n’est pas à exclure)... Ou bien il n’ose pas se réclamer trop explicitement de Jacques Doriot, Marcel Déat, Fernand de Brinon et autres « pacifistes des années 30 » qui ont été inquiétés à la Libération, non pas pour pacifisme mais… pour collaboration avec les nazis ! Soral fait parfois preuve d’un peu plus de discrétion et brouille les cartes en se faisant passer pour un « homme de progrès »…

 

2°) Récupération au profit de l’extrême-droite d’auteurs,
de pratiques et de combats qui ne sont pas les siens

 

Les diatribes de Soral sont truffées de références, parfois explicites, à des auteurs qui ne sont pas d’extrême-droite. C’est bien connu : la culture, c’est comme la confiture, moins on en a, plus on l’étale.
Soral tient donc à nous faire savoir qu’il a lu Guy Debord (tout en affirmant par ailleurs qu’il est « la partie de l’œuvre de Marx accessible aux publicitaires », Ibid., p. 96 ), Jean-Claude Michéa, Michel Clouscard (référence à « l’idéologie du désir » ou dénonciation de la récupération de Nietzsche par des intellectuels de gauche), Pier Paolo Pasolini (« codes intégralement fascistes de la mode »), Pierre Clastres…
De là où ils sont, Debord, Pasolini et Clastres ne risquent pas de protester… Concernant Michéa : les thèses qu’il développe dans ses essais sont contestables, mais il n’en reste pas moins évident que c’est de manière abusive que Soral se sert d’elles comme caution à sa prose d’extrême-droite. Nous ne pouvons que vous inviter à vous faire votre propre opinion en lisant L’enseignement de l’ignorance et ses conditions modernes, Impasse Adam Smith, L’empire du moindre mal, et cætera.
Quant à Michel Clouscard (dont les thèses sont, là aussi, contestables – mais, présentement, là n’est pas la question), dans une tribune libre dans L’Humanité (30 mars 2007), il a tenu à préciser qu’ « associer […] d’une manière quelconque nos deux noms [le sien et celui de Soral] s’apparente à un détournement de fonds. Il s’avère qu’Alain Soral croit bon de dériver vers l’extrême droite (campagne pour le FN). Il veut y associer ma personne, y compris en utilisant mes photos à ma totale stupéfaction. Je n’ai en aucun cas autorisé Alain Soral à se prévaloir de mon soutien dans ses menées prolepénistes. Le Pen est aux antipodes de ma pensée. » Clouscard étant décédé le 21 février 2009, gageons que le fossoyeur Soral va pouvoir reprendre tranquillement son « détournement de fonds »…

Soral se plaît également à affirmer que « Marx voterait aujourd’hui Le Pen. » Sans doute conscient que cet « argument » est trop visiblement spécieux, il prétend aussi que votent pour le FN « des branchés, des marginaux, […] des anciens d’Action Directe »… A défaut de correspondre à une quelconque réalité, cette façon de présenter l’électorat FN est bien plus sympatoche que celle qui dépeindrait les partisans de Le Pen sous les traits de bourges de la région PACA, de vieilles rentières, de boneheads alcooliques (ah ouais mais nan… eux, ‘faudrait déjà qu’ils trouvent le bureau de veaute) ou encore de petits patrons/commerçants/artisans (qui ont eu l’occasion de montrer, tout au long du XXe siècle, qu’ils constituaient le terreau de toutes les réactions).
Dans la même veine, Soral reprend à son compte le concept de décroissance, se dit « assez proche de certains écologistes ». Il évoque aussi « un processus de domination par l’intégration du flic ». Ce qui est juste, seulement voilà : ça sonne très « Mai 68 » (cf. les slogans du style « Tue le flic qui est dans ta tête. ») dont Soral est, comme chacun sait, un contempteur ! Plus fort encore, il s’imagine même rejoindre un jour « les anti-système radicaux qui vivent uniquement de récup’ dans les poubelles, et dans des endroits squattés » et il n’hésite pas à prendre la défense de Julien Coupat. Et puis quoi, ensuite ? Une apologie des black-block ? A un tel stade d’opportunisme et de démagogie, tout est possible…

Démagogie toujours, lorsque Soral justifie son soutien aux PME en disant que des « économistes marxistes » prônaient un tel soutien dès les années 90. « Économistes marxistes » que, bien sûr, il ne cite pas… Et pour cause puisque soit ils n’existent pas, soit ils ne sont pas marxistes !

Alain Soral se réclame abusivement de la « dialectique. » En fait, il ne s’agit que d’un artifice rhétorique bien commode dont il use à chaque fois que son arrivisme ou sa médiocrité intellectuelle menacent d’éclater au grand jour. Ainsi, à ceux qui s’étonnent de sa trajectoire politique, Soral répond qu’elle est « dialectique ». Et sa fâcheuse tendance à faire de Karl Marx un apôtre de l’extrême-droite est – devinez quoi ? – « dialectique » !

Notons que cette tendance à la récupération de tout et n’importe quoi va au-delà du seul Alain Soral : c’est une véritable mode à l’extrême-droite depuis quelques temps. Presque tous se disent maintenant « révolutionnaires » (en période de crise économique, ça passe mieux que « contre-révolutionnaires » ou « royalistes »… mais il s’agit de « révolutionnaires » bien particuliers : des « révolutionnaires » qui sont anticommunistes primaires, qui soutiennent les contre-réformes du gouvernement et qui agressent les grévistes). Et pendant que certains fachos se réclament de Che Guevara, d’autres découvrent les situationnistes… Des identitaires se prétendent même « enfants de la Commune et du 6 février 1934 ». Comme s’il était possible d’établir une filiation entre le premier gouvernement prolétarien de l’Histoire et une tentative de coup d’Etat fasciste ! Cela étant dit, le 6 février 34, on leur le laisse et on confirme : ils en sont bien les héritiers !

 

3°) Fascisme et poujadisme

 

Dans sa préface à Jusqu’où va-t-on descendre ?, Soral supposait que le « libéral libertaire bourgeois bohème » trouverait ses écrits « poujadistes » ou encore « fascistes » (Ibid., p.12).
Eh bien, si tel a vraiment été le cas en 2002 lorsque cet essai est sorti, force est de constater que le « li-li bo-bo » – que pourtant nous n’apprécions pas – aura cette fois-là eu raison. Puisque, quelques années plus tard, Soral se vantera d’avoir écrit certains discours de Jean-Marie Le Pen. Rien d’étonnant quand on voit à quel point les thématiques fascistes et poujadistes sont au cœur de la « pensée » soralienne.

Dans une conférence de mars 2009, entre une référence à la propagandiste du IIIe Reich Leni Riefenstahl et une dénonciation de l’ « idéologie maçonnique », Soral trouve quand même le temps de se montrer choqué par le tribunal de Nuremberg (« On tue tous les nazis, parce que c’était le Mal donc on les raye de la planète terre.») et par l’épuration à la Libération… Cette conférence se déroulait pourtant à l’initiative du Parti Populiste (extrême-droite), dont le programme mentionne le rétablissement de la peine de mort pour les auteurs de « crimes de guerre, […] assassinats, actes de barbarie, tortures d’innocents », donc on ne voit pas trop pourquoi Soral s’indigne des exécutions de nazis et de collabos (à moins qu’il ne considère pas les Juifs, les Tsiganes et autres communistes qui ont été massacrés comme de « vrais » innocents ?). Soral estime aussi que « de toute façon, le métissage c’est la violence » … Assertion guère compatible avec celle-ci, également de son « cru » : « On [le peuple français ?] est un métissage réussi puisque cohérent, lent, accepté, et cætera. » Alors, le métissage c’est la violence, oui ou non ? Comme nous l’avons vu précédemment, Soral se fiche pas mal de s’empêtrer dans ses contradictions puisqu’elles sont « dialectiques ».
Soral nous offre encore un magnifique exemple de « dialectique » quand il déclare : « quand on est marxiste, on doit fonctionner sur des concepts marxistes, quand on abandonne tout ces concepts pour se fonder sur des concepts petits-bourgeois, on se casse la gueule » avant d’affirmer que « pour faire quoi que ce soit de subversif en politique », il a plus confiance dans les « patrons de bistrot, les chauffeurs de taxi et ce qu’on appelle la petite-bourgeoisie » que dans les profs et les étudiants. Karl Marx voyait-il dans ces catégories de population une force révolutionnaire ? A-t-il prôné la dictature des patrons de bistrot ? Ou bien écrit « petits-bourgeois de tous les pays, unissez-vous » ? Soit Alain Soral a accès à des textes cachés de Marx, soit – c’est plus probable – il se sert, pour appuyer ses théories bancales, de ces mêmes « concepts petits-bourgeois » qu’il reproche à d’autres d’utiliser.

Typiquement poujadiste est la défense soralienne du « petit patron », prétendue victime de la « persécution fiscale » et de la « méchanceté des prudhommes ». Soral se livre à cet exercice en se réclamant notamment de « Michéa »… On le comprend : pour réussir la prouesse de défendre ouvertement une fraction du patronat tout en restant « marxiste-compatible », il fallait au moins la caution d’un intellectuel qui se réclame du Socialisme (et pas de la « gauche » : dans l’esprit de Michéa, ce n’est pas la même chose… c’est même antinomique)… Au passage, Soral se livre à des reproches (malheureusement !!!) infondés concernant Arlette Laguiller : selon lui, dans ses discours, elle ne ferait pas de différence entre petit patronat et grand patronat… En réalité, dans ses interventions, cette réformiste patentée flétrit presque uniquement le « grand patronat »… comme si les autres patrons étaient plus respectables !

Soral ressort également une ruse habituelle du fascisme pour servir de « paratonnerre » à la bourgeoisie en temps de crise économique : il dénonce régulièrement et avec insistance le « capitalisme financier spéculatif » et la « finance mondiale spéculative », espérant que les exploités ne s’apercevront pas que le problème est plus global et que c’est toute la société de classe (Alain Soral compris) dont ils doivent se débarrasser. Dans « Qu’est-ce que le national-socialisme ? », texte daté de juin 1933, Trotsky remarquait déjà que « tout en se prosternant devant le capitalisme dans son entier, le petit bourgeois déclare la guerre à l'esprit mauvais de lucre. »

Cette autre sentence soralienne participe de la même logique du « paratonnerre » : « Ce monde [du marché] est porté par les élites blanches occidentales judéo-protestantes ». Il s’agit ici, en réduisant le capitalisme à ses seuls partisans juifs ou protestants, d’épargner le catholicisme (dont Soral se réclame – entre mille autres « étiquettes », il est vrai !) ainsi que les Arabes et/ou musulmans dont Soral veut se faire de nouveaux alliés, convaincu qu’il est que « dans l’imaginaire politique africain ou maghrébin, c’est un type de gauche Le Pen, hein… et même d’extrême-gauche parce que c’est pas des régimes très cools là-bas. »

Au cas où vous en auriez douté, Soral manie fort bien la théorie du complot et a des talents certains en matière de réécriture de l’Histoire : « [Les Noirs] étaient issus de l’empire colonial qu’ils ne détestaient pas particulièrement d’ailleurs, en dehors de certaines élites financées souvent on sait pas trop par qui… » Comme dirait un chanteur sarkozyste : « Ah ! Le temps béni des colonies… » Eh oui, c’est bien connu : les colonisés ne détestaient pas particulièrement la puissance coloniale, cette dernière a décidé d’elle-même, spontanément et sans pression d’aucune sorte, de quitter le continent africain et, d’ailleurs, depuis la décolonisation, la France a totalement cessé de s’immiscer dans les affaires intérieures du Gabon, de la Côte d’Ivoire, du Tchad ou du Togo…

Enfin, dans la rubrique « comment, par la calomnie, l’extrême-droite assassine Jaurès une seconde fois », cette citation : « La position de Le Pen est très respectable et très cohérente, même sur le plan de l’immigration, du racisme, et cætera, elle est très saine, c’est une position de patriote français de gauche du début du siècle, c’est la position… il serait même à la gauche de Jaurès aujourd’hui ! » Sûrement, oui !!! Le Pen est à peu près autant à la gauche de Jaurès que l’était l’homme qui l’a abattu, Raoul Villain, qui fut membre du mouvement catholique du Sillon et du groupe d’étudiants « nationalistes » de la « Ligue des jeunes amis de l’Alsace-Lorraine»…

 

4°) Antisémitisme

 

L’antisémitisme, ce socialisme des imbéciles, est très apprécié d’Alain Soral. Il s’agit, là encore, de détourner la colère populaire vers des boucs-émissaires.
Mais ce brave Soral, décidemment très prévoyant, n’a pas attendu la crise économique pour distiller son poison. En 2004, déjà, il déclarait : « Quand avec un Français, Juif sioniste, tu commences à dire ‘y a peut être des problèmes qui viennent de chez vous. Vous avez peut-être fait quelques erreurs. Ce n'est pas systématiquement la faute de l'autre, totalement, si personne ne peut vous blairer partout où vous mettez les pieds.’ Parce qu'en gros c'est à peu près ça leur histoire, tu vois. Ça fait quand même 2500 ans, où chaque fois où ils mettent les pieds quelque part, au bout de cinquante ans ils se font dérouiller. Il faut se dire, c'est bizarre ! C'est que tout le monde a toujours tort, sauf eux. Le mec, il se met à aboyer, à hurler, à devenir dingue, tu vois. Tu ne peux pas dialoguer. C'est à dire, je pense, c'est qu'il y a une psychopathologie, tu vois, du judaïsme sionisme (sic !) qui confine à la maladie mentale. » Puis, cette année : « Il y a quand même un milliard de chrétiens qui s’excusent face à 15 millions de Juifs… C’est quand même bizarre, il a dû se passer quelque chose pour qu’on soit obligés de s’humilier à ce point là, que notre pape soit obligé de demander pardon parce qu’il y a un évêque ultra-marginal qui a dit trois conneries. » Les « conneries » de Richard Williamson étant « juste », pour rappel, ses déclarations selon lesquelles « 200 000 à 300 000 Juifs ont péri dans les camps de concentration, mais pas un seul dans les chambres à gaz. »

Intéressante également, cette déclaration de Soral qui reprend le stéréotype, popularisé par le Protocole des Sages de Sion, du Juif fauteur de guerre : « M. Finkielkraut était pro-croate, M. Bernard Kouchner… euh… M. Cohn-Bendit… euh nan pas Cohn-Bendit… C’était Bernard-Henri Lévy, il était pro-bosniaque, ils ont chacun choisi leur camp afin d’attiser la haine et la violence. On ne sait pas trop pourquoi, ils ont dû tirer ça à pile ou face... » Au risque de décevoir Soral et ses groupies, il est important de souligner que l’anéantissement de la République fédérale socialiste de Yougoslavie a des causes multiples et complexes, n’ayant rien à voir ni avec Finkielkraut ni avec BHL. Pire encore : Finkielkraut et BHL n’auraient jamais existé que cela n’aurait strictement rien changé au sort des peuples des Balkans.

Courageux mais pas téméraire, Soral, peut-être lassé des agressions physiques et des décisions de justice défavorables, se replie la plupart du temps sur des propos plus allusifs visant « l’autre d’une telle communauté que je ne nommerai pas », stigmatisant Daniel Cohn-Bendit en tant que « parasite de la société française… qu’il insulte ! » ou affirmant : « La France [que les mecs de banlieue] n’aiment pas, je ne l’aime pas non plus… C’est la France de Bernard-Henri Lévy, je ne l’aime pas non plus. » Que l’on soit bien clairs : les personnalités auxquelles Soral s’en prend sont souvent méprisables. Seulement, bien d’autres le sont tout autant et dont Soral ne pipe pourtant pas un mot. Et il n’est pas compliqué de comprendre quel est sans doute le but – et quel sera assurément le résultat – des envolées soraliennes visant Bernard Kouchner, Alexandre Adler, BHL, Jacques Attali, Laurent Fabius, Alain Finkielkraut, Élisabeth Lévy, et cætera. Ces diatribes permettent à Soral de passer pour un type qui ose s’en prendre aux « puissants » alors qu’elles ont pour fonction objective, en ne visant que des personnalités à l’origine ethnico-religieuse (supposée !) commune, d’épargner la bourgeoisie dans son ensemble en détournant le prolétariat des approches strictement classistes.

 

5°) Stalinisme

 

Soral a gardé de graves séquelles de son passage par le Parti dit « Communiste ». Il n’hésite pas à qualifier la CGT de « réseau de résistance ou d’opposition traditionnelle » alors que cela fait au moins sept bonnes décennies que la Confédération Générale de la Trahison est un obstacle aux tentatives d’émancipation des prolétaires.
Pour Soral, « tout ce qui est de l’ordre de la violence […] et de la guerre civile, c’est forcément un truc qui affaiblit la France. » Ce Soral qui s’oppose à la violence et à la guerre civile au nom du salut de la France n’a, contrairement à ses prétentions, rien d’un marxiste… Mais c’est un parfait stalinien ! C’est avec ce même type d’arguments, avec cette même dévotion envers l’unité nationale que le P « C » F a, à trois reprises, saboté des situations révolutionnaires : en 1936 (Maurice Thorez, secrétaire général du P « C » F : « il faut savoir terminer une grève »), à la Libération (Thorez, toujours : « produire, produire, encore produire, faire du charbon c’est aujourd’hui la forme la plus élevée de votre devoir de classe, de votre devoir de Français » et « La grève, c’est l’arme des trusts. »), en Mai 68 (Georges Séguy, secrétaire général de la CGT : « ce mouvement lancé à grand renfort de publicité qui, à nos yeux, n'a pas d'autre objectif que d'entraîner la classe ouvrière dans des aventures en s'appuyant sur le mouvement des étudiants. »).

Il arrive aussi à Soral de s’attaquer au « Capital apatride » et au « Capital nomade ». C’est cette même idée qu’il développe lorsqu’il affirme dans une interview que « tous les internationalistes aujourd’hui sont des gens de droite, par essence, tu vois… » Notons en passant que, trois minutes plus tôt, dans cette même interview, il affirmait : « Je ne crois pas à l’essentialisme, les gauchistes essentialistes m’emmerdent, ce sont des crétins et des petits cons ». Pour en venir à ce que révèle, sur le fond, cette citation, Soral – ce « crétin » et ce « petit con » d’essentialiste (ce sont ses termes) – reprend à son compte la vieille antienne stalinienne qui affirme que, par opposition au Capital qui n’a pas de frontières, qui est « cosmopolite », les travailleurs se doivent d’être nationalistes. C’est ballot : Soral le stal’ a oublié que le Manifeste du parti communiste se termine par un appel à l’union des prolétaires de tous les pays…

 

6°) Apologie de régimes répressifs

 

Il n’y a pas besoin de creuser bien longtemps pour s’apercevoir que Soral est contre-révolutionnaire : il suffit de regarder quels régimes et quels chefs d’Etat il admire !
Saddam Hussein (entre autres) est rangé par ses soins dans la catégorie des « chefs d’Etat locaux de puissances alternatives ». Alternatives à quoi ? Sûrement pas au capitalisme, en tout cas ! Le premier fait d’armes de Saddam Hussein est la participation à une tentative d’assassinat, en 1959, du général et Premier ministre marxisant Abdul Karim Qasim qui, l’année précédente, avec d’autres militaires, avait renversé la monarchie iraquienne. Une fois arrivé au pouvoir (avec le soutien des Etats-Unis), à la tête du parti Baas, Saddam Hussein a réprimé férocement ses opposants, notamment les membres du Parti Communiste Irakien (ce qui n’a pas empêché Moscou de continuer à soutenir le régime baasiste… ça en dit long sur la teneur en socialisme de la bureaucratie stalinienne).

Soral fait également l’apologie de Poutine, ex-membre du KGB et bourreau du peuple tchétchène qui, en fait d’« alternative », a surtout parachevé le rétablissement du capitalisme privé en Russie (ouverture à la concurrence du fret ferroviaire, baisse du taux d’imposition sur les sociétés…) et restreint les déjà peu nombreuses libertés démocratiques dont bénéficiaient les Russes (journalistes assassinés, opposants emprisonnés, désignation par le Président et non plus élection des gouverneurs des sujets de la Fédération de Russie, grande impunité accordée aux membres des groupes fascistes/néonazis qui commettent de nombreuses exactions).

Autre objet d’admiration de Soral : la République islamique d’Iran, régime théocratique où les militants des organisations de gauche ont été exécutés par milliers suite à la contre-révolution islamique et où les minorités (kurdes, arabes) sont soumises à de multiples brimades. Ce régime qui tente de fédérer sa population autour de discours hostiles à l’Occident, aux Etats-Unis, à Israël, sait pourtant miser sur plusieurs lièvres à la fois : dans les années 80, il n’a pas hésité à acheter des armes aux Etats-Unis (qui se sont servis de l’argent récolté grâce à ces ventes pour financer une guérilla d’extrême-droite au Nicaragua : c’est la fameuse affaire Iran-Contra) et à Israël. Les dirigeants iraniens sont également ravis de la décision des Etats-Unis et de la dictature européiste de classer comme organisation terroriste l’Organisation des Moudjahiddines du Peuple Iranien (OMPI), et ils ont sûrement vu d’un bon œil les perquisitions visant l’OMPI opérées en France en 2003. La « lutte contre le terrorisme » (c’est-à-dire, en réalité : le terrorisme d’État) est décidemment sans frontières...

 

7°) Arrivisme et haine de classe

 

Soral qui reproche à BHL, Finkielkraut, Cohn-Bendit, et cætera (voir 4°)) leur capacité à retourner leur veste n’a peut-être pas tort sur le fond… Mais il est très mal placé pour parler, sa propre trajectoire politique étant marquée par de nombreux retournements de veste.
Après avoir adhéré au mouvement punk, il rejoint le P « C » F. Il finit par quitter ce parti dans les années 90, une fois que l’Union Soviétique s’est cassé la gueule et qu’il s’est rendu compte – soixante ans après tout le monde, mais mieux vaut tard que jamais – que le P « C » F n’est pas révolutionnaire. Il qualifie son Abécédaire de la bêtise ambiante, paru en 2002, de « national-républicain » et paraît alors proche de Jean-Pierre Chevènement. Passade de courte durée puisqu’il se rapproche ensuite à grandes enjambées de l’extrême-droite, jusqu’à rejoindre l’équipe de campagne de Jean-Marie Le Pen en vue des présidentielles de 2007. Mais il est vrai que, dans l’interview où il annonçait son rapprochement avec le FN, Soral affirmait que, faisant cela, il rejoignait un parti « qui pèsera demain 25% minimum » (forcément, puisque « Le Pen, c’est le plus grand résistant au Système de France » !!!). Quelle déception au soir du premier tour des présidentielles quand Le Pen, doublé sur sa droite (extrême) par un Sarkozy vraiment très décomplexé, n’obtient « que » 10,44% des voix. Pas grave, Soral a l’explication : « Le Pen mérite la France, mais je ne suis pas sûr que la France et les Français tels qu’ils sont aujourd’hui méritent Le Pen. » Dit plus clairement : les Français sont des cons. Venant de quelqu’un qui passe son temps à glorifier démagogiquement le « Peuple » et la « Nation », c’est plutôt cocasse… A l’échec du FN aux présidentielles vient s’ajouter l’échec, plus net encore, des municipales en 2008, ce qui fait que Soral doit commencer à se demander s’il a misé sur le bon cheval.
Soral annonce finalement son départ du FN le 1er février 2009, le parti n’ayant daigné lui proposer, en vue des élections européennes, qu’une place d’honneur sur la liste en Ile-de-France. Une simple place d’honneur à lui, Alain Soral, lui qui est « rebelle depuis l’âge de seize ans », vous vous rendez compte ?!? Comme l’aurait dit une de ses défuntes icônes staliniennes : c’est un scandÂÂÂÂle ! Mais puisqu’il ne veut surtout pas sombrer dans l’oubli et qu’il tient à faire parler de lui à tout prix, Soral se contente finalement d’une place de numéro 5 sur la liste antisém… pardon… « antisioniste » de Dieudonné. On ne sait jamais, des fois que… Après tout, « les gens sont tellement cons, ils en redemandent… » et puis « un salarié, c’est comme un enfant ». Alors, qui sait ? Ces ânes-là iront peut-être voter…

Le grandissime Soral qui, lui, n’est ni un con ni un salarié, chie sur la Star Academy, les émissions d’Arthur, celles de Stéphane Bern… Le hic c’est que Soral n’a jamais hésité à aller faire la promo de ses bouquins de merde chez Thierry Ardisson ou Evelyne Thomas ! Faites ce que je dis, mais pas ce que je fais… Soral semble paniqué à l’idée de retomber dans l’anonymat : « Si vous ne faites pas ce qui faut, vous êtes progressivement marginalisés, c’est-à-dire vous ne passez plus dans les grands médias, vous êtes un peu mal vus […] On voit bien ceux qui peuvent se maintenir et ceux qui sont marginalisés, et pourquoi […] Et cette marginalisation elle est bon… au niveau des médias évidemment, c’est-à-dire on est disqualifiés, on n’est plus invités, et cætera... Moi on voit très bien que j’passais beaucoup dans les émissions mais à un moment donné on n’m’a plus vu […] d’ailleurs les gens ne se posent même pas la question ‘tiens, on ne vous voit plus !’ » C’est qu’il doit également se demander comment il va faire pour écouler ses daubes fascistoïdes si, par malheur, il se voit privé de l’accès aux principaux médias et de la notoriété qui va de pair… Aiguillé par son ambition sans scrupules, Soral saura, s’il le faut, changer une énième fois son fusil d’épaule, trouver de nouveaux compagnons de route et de nouvelles tribunes d’où il pourra dégueuler sa prose pseudo contestataire qui, en fait, nuit exclusivement au prolétariat. A moins que ce dernier ne lui en laisse pas l’occasion...


SINISTRE SPECTACLE
http://sinistrespectacle.free.fr

 

Sources :
- Alain Soral, Abécédaire de la bêtise ambiante, Jusqu’où va-t-on descendre ?, Pocket, Paris, 2003
- interview d’Alain Soral après qu’il ait annoncé qu’il rejoignait l’équipe de campagne de Jean-Marie Le Pen, fin 2006
http://www.dailymotion.com/search/alain%2Bsoral/video/xtj...
- interview d’Alain Soral suite au premier tour des dernières présidentielles, 22 avril 2007
http://www.dailymotion.com/related/xtjwl/video/x1td0v_sor...
- Alain Soral, conférence à Fréjus, 23 mai 2008
http://www.dailymotion.com/relevance/search/soral+fr%C3%A...
http://www.dailymotion.com/relevance/search/soral+fr%C3%A...
- Alain Soral, conférence « Vers la gouvernance globale » à l’invitation du Parti Populiste, 9 mars 2009
http://www.dailymotion.com/relevance/search/conf%C3%A9ren...

 

http://rapaces.zone-mondiale.org/communiques/comm19.htm

 

 

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