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02/10/2011

Sur un fascisme imaginaire : à propos d'un livre de Zeev Sternhell

Citer ce document / Cite this document :
Julliard Jacques. Sur un fascisme imaginaire : à propos d'un livre de Zeev Sternhell. In: Annales. Économies, Sociétés,
Civilisations. 39e année, N. 4, 1984. pp. 849-861.
doi : 10.3406/ahess.1984.283100
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/ahess_0395-2649_1984_num_39_4_283100

Extrait :

Voici un livre qui dès sa parution donné lieu un ample débat et des controverses passionnées : articles dans les quotidiens, les hebdomadaires, les mensuels, interviews, polémiques, procès même. Ce n'est pas un mince mérite : l'historiographie française aborde souvent les sujets d'histoire contemporaine avec tant de retenue et de timidité qu'il faut l'intervention d'historiens étrangers - Zeev Sternhell, excellent connaisseur de la France, est Israélien - pour que soient débloqués des problèmes considérés comme tabous. D' ores et déjà, on peut dire que sur la question du "fascisme la française", le livre de Zeev Sternhell, nourri d'innombrables lectures et d'une grande érudition, jouera le rôle de brise-glace tenu naguère par Robert Paxton à propos du vichysme. Rien d'étonnant, dans ces conditions, que le débat politique s'en soit emparé avant les historiens eux-mêmes : la généalogie du fascisme est un formidable thème polémique où chacun des camps s'efforce de rejeter sur l'autre sa part de responsabilité dans cette tératologie politique.


Au fait, qu'est-ce que le fascisme ? On n'entrera pas, que l'on se rassure, dans un débat qui remplit des rayons entiers de bibliothèque. Contentons-nous de remarquer que le mot connaît, dans usage courant, trois acceptions différentes, et qu'une des difficultés de son emploi est justement constituée par les confusions et empiétements permanents entre ces trois sens. Fascisme désigne d'abord (sens n°1) le régime mussolinien, tel il prévalu de 1922 à 1943. C'est alors un terme spécifique qui appartient en propre Italie contemporaine. Par extension, on s'est habitué à désigner (sens n°2) sous le terme générique de fascisme tous les régimes de nature analogue, surgis entre les deux guerres mondiales, sans que l'Italie mussolinienne fasse ici fonction archétype : ce serait plutôt le régime hitlérien (1933-1945) qui servirait de modèle - un modèle jamais égalé. Enfin (sens n°3) dans le langage politique courant, le mot fasciste est devenu une injure passe-partout, destinée disqualifier adversaire: un fasciste est un violent, le plus souvent raciste, hostile aux règles de la démocratie libérale. Il y a naturellement beaucoup de points communs à ces trois acceptions mais non recouvrement absolu: ainsi l'Italie fasciste s'abstint jusqu'en 1938 d'antisémitisme; une fois installé, le régime y fut plutôt moins sanglant que beaucoup de gouvernements contemporains, par exemple du tiers monde actuel, auxquels on hésiterait à accoler l'étiquette de fasciste, même en un sens polémique. Pour toutes ces raisons, et malgré qu'on en ait, le mot possède une charge émotionnelle très forte, avec pour arrière-plan les pires horreurs du nazisme. Lorsque Zeev Sternhell fait de Barrés ou de Sorel les ancêtres de l'idéologie fasciste en France, et pis, d'Emmanuel Meunier une sorte de compagnon de route des idéologues fascistes, il ne suggère évidemment pas que ces hommes ont une responsabilité, même indirecte, dans les chambres gaz; et pourtant, si le débat sur le sujet atteint d'emblée un tel degré de tension, c'est parce que, au-delà de la discussion scientifique, l'enjeu politico-éthique d'un pareil qualificatif est extrêmement lourd. Si, par hypothèse, Sternhell s'était contenté de décrire les tendances antidémocratiques et antilibérales qui se sont fait jour dans la pensée politique française, sans affirmer qu'elles constituaient la matrice d'une véritable idéologie fasciste, la nature du débat en eût été changé.

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19/07/2011

Manuscrit du " projet " (de la proposition) de loi pour l’amnistie de tous les condamnés pour actes relatifs aux événements de mars, avril et mai 1871

déposé par Victor Hugo, A. Peyrat, Victor Schoelcher, Laurent Pichat, A. Esquiros, A. Scheurer-Kestner et J. Ferrouillat, sénateurs.

Le 21 mars 1876, Victor Hugo et plusieurs de ses collègues sénateurs déposent un projet de loi dont l’article 1er dispose :

" Sont amnistiés tous les condamnés pour actes relatifs aux événements de mars, avril et mai 1871. Les poursuites pour faits se rapportant aux dits événements sont et demeurent non avenues."

En effet, suite à la Commune, plusieurs milliers de condamnations avaient été prononcées. Outre des peines de travaux forcés, de bannissement et d’emprisonnement, des condamnations à la déportation ( 7500 ) et à la mort (95 condamnations dont 23 exécutions effectives) furent également infligées. Dès novembre 1871, des tentatives pour obtenir la clémence se firent jour.

La proposition, déposée par Victor Hugo dans le but " d’effacer toutes les traces de la guerre civile ", fut discutée au Sénat les 21 mars et 22 mai 1876. Le projet fut finalement rejeté. Il fallut alors attendre la loi du 11 juillet 1880 pour que les individus ayant participé aux événements insurrectionnels de 1870-1871 bénéficient d’une amnistie.

piqué au tas sur senat.fr

 

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29/09/2010

La vie reprend son train-train quotidien...

Image

Photo prise à Limoges le 20 octobre 2009

13:38 | Lien permanent | Commentaires (0) |

05/08/2010

A propos de « Les terroristes disent toujours ce qu’ils vont faire »

http://www.lepolitique.com/actu/affiches/histoire/giscard.jpg

[illustration ne faisant pas partie de l'article]

 

 

par Yves, le mercredi 4 août 2010

 

« Les ter­ro­ris­tes disent tou­jours ce qu’ils vont faire », Alain Bauer et François-Bernard Huyghe, Editions PUF, 2010, 29 euros

Sous-titré « Terrorisme et révo­lution par les textes » et prét­endant nous offrir un tra­vail aussi appro­fondi que « Al-Qaida dans le texte : Ecrits d’Oussama ben Laden, Abdallah Azzam, Ayman al-Zawahiri et Abou Moussab al-Zarqawi » recueil publié aux PUF sous la direc­tion de Gilles Keppel et Jean-Pierre Milleli, ce livre est bien davan­tage une ana­lyse de ce que fut « l’euro­ter­ro­risme d’extrême gauche » qu’une com­pi­la­tion de textes des grou­pes pra­ti­quant l’action armée en Europe, des années 1960 à nos jours. D’ailleurs, il n’est pas sûr qu’une telle com­pi­la­tion aurait eu un grand intérêt, tant ces textes sont écrits dans une langue de bois et un style illi­si­bles.

Un ouvrage grand public

Les fins connais­seurs de l’his­toire grou­pus­cu­laire europé­enne relè­veront cer­tai­ne­ment des erreurs dans le récit des mul­ti­ples scis­sions des grou­pes d’extrême gauche (nous en avons trouvé quel­ques-unes, dont l’effet négatif est ren­forcé par les fautes d’ortho­gra­phe, coquilles ou mots man­quants – les PUF se refu­sant sans doute à employer des cor­rec­teurs...).

Objection plus impor­tante, cer­tains remet­tront sans doute en cause les clas­si­fi­ca­tions idéo­lo­giques établies par les auteurs, clas­si­fi­ca­tions qui leur sem­ble­ront injus­tes ou inexac­tes. Soucieux de pro­duire un livre déli­bérément péda­go­gique et grand public, Bauer et Huyghe n’ont pas voulu écrire une minu­tieuse his­toire cri­ti­que des faits et des théories poli­ti­ques rele­vant de l’ « euro­ter­ro­risme d’extrême gauche ».

Une tâche impos­si­ble

Il est de toute façon impos­si­ble (sauf si l’on pioche sans ver­go­gne dans les archi­ves poli­cières – de toute façon fermées puis­que trop réc­entes – et les tém­oig­nages d’indi­ca­teurs) de dres­ser en 200 pages (les 90 pre­mières pages for­mant l’intro­duc­tion et les 10 der­nières une annexe sur les théo­riciens et arti­sans du tyran­ni­cide à tra­vers l’his­toire et sur les « sectes tueu­ses » avant le XXe siècle) un pano­rama com­plet de tous ces grou­pes, de l’his­toire de leurs mili­tants, sans oublier l’évo­lution du contexte poli­ti­que, social et idéo­lo­gique des années 60 à aujourd’hui en France, en Italie, en Allemagne, en Belgique, etc. D’ailleurs les auteurs évitent de se pen­cher en détail sur les causes socia­les pro­fon­des du ter­ro­risme d’extrême gauche dans les mét­ro­poles « impér­ial­istes ».

La guér­illa n’est pas le ter­ro­risme

Bauer et Huyghe établ­issent une différ­ence entre ter­ro­risme et guér­illa. « Le ter­ro­risme, mét­hode asymét­rique de lutte du faible au fort, s’ins­crit dans la gamme d’actions de contrainte, quel­que part au-dessus de la pro­tes­ta­tion ou de la mani­fes­ta­tion qui dégénèrent, quel­que part en des­sous de la guerre civile ou de la révo­lution où les masses s’affron­tent de façon per­ma­nente ». On a affaire à du ter­ro­risme quand des « orga­ni­sa­tions clan­des­ti­nes » se lan­cent dans des « atten­tats » sur « des cibles sym­bo­li­ques dans un but poli­ti­que, entraînant ou ris­quant d’entraîner mort d’homme ». Ils font remar­quer que l’usage de termes comme guér­illa urbaine ou mét­ro­po­lit­aine est « une façon pom­peuse d’éviter les termes (...) d’atten­tats » car « la guér­illa est un phénomène trop lié au ter­ri­toire (voire sa conquête) pour être confondu avec le ter­ro­risme, suite dis­conti­nue d’actions menées par sur­prise, pres­que tou­jours sur des cibles urbai­nes, par des acteurs mobi­les ».

Ils tra­cent ensuite un por­trait assez « jour­na­lis­ti­que » des prin­ci­paux grou­pes ter­ro­ris­tes européens (Fraction Armée Rouge (1), Brigades rouges, Cellules com­mu­nis­tes com­bat­tan­tes, Action directe), mêlant récits auto­bio­gra­phi­ques (sur­tout ceux tra­duits en français donc en petit nombre et pas tou­jours les plus intér­essants, notam­ment pour ce qui concerne l’Italie) de quel­ques « ex », rés­ultats des enquêtes poli­cières et judi­ciai­res (évid­emment sujet­tes à cau­tion), et un flo­rilège de cita­tions qui illus­trent, certes, le point de vue cri­ti­que déf­endu par les auteurs mais dont on ne peut pas dire qu’elles tra­his­sent les idées de ceux qui ont « pensé » et pra­ti­qué l’« euro­ter­ro­risme d’extrême gauche ».

Notre compte rendu se comp­tera de rele­ver les points les plus intér­essants, sans entrer dans une polé­mique sté­rile avec les posi­tions poli­ti­ques des auteurs, dont il nous faut quand même com­men­cer par pré­ciser les fonc­tions.

Deux réacs poly­va­lents

Alain Bauer est un habi­tué des pla­teaux de télé­vision, des émissions sen­sa­tion­na­lis­tes et un « spéc­ial­iste des ques­tions de sécurité » ; il ensei­gne ou a ensei­gné dans des ins­ti­tu­tions aussi émin­emment sym­pa­thi­ques que le Centre natio­nal de for­ma­tion judi­ciaire de la Gendarmerie natio­nale, l’Ecole natio­nale supéri­eure de la Police en France ou l’Académie de Police cri­mi­nelle de Chine ! Il conseille ou a conseillé les gérants du pou­voir éco­no­mique (Air France ; Générale des Eaux, devenu aujourd’hui Vivendi ; Groupe SARI du pro­mo­teur Christian Pellerin, etc.) et poli­ti­que (Rocard) fonc­tions qui ne peu­vent que nous le rendre à la fois sus­pect et anti­pa­thi­que. Sans comp­ter la société dont il est le PDG (AB asso­cia­tes SA) dont les « domai­nes de compét­ence » sont, d’après son site, les « diag­nos­tics de sécurité », « l’insé­curité intéri­eure et la déf­ense natio­nale ». Et nous ne men­tion­ne­rons pas tout ce que raconte le Réseau Voltaire sur Alain Bauer, car nous ne sommes pas en mesure de vérifier les infor­ma­tions de ce site expert en théories du com­plot et pour qui Bauer serait un cheval de Troie de l’impér­ial­isme amé­ricain – un comble pour un mon­sieur qui se ver­rait plutôt comme un chevè­nem­ent­iste, ou un « vall­sien » bon teint !

De toute façon, ce ne sont pas non plus ses fonc­tions d’ex-Grand maître, entre 2000 et 2003, du Grand Orient de France qui le feront remon­ter dans notre estime, la franc-maç­on­nerie ayant tou­jours pra­ti­qué la col­la­bo­ra­tion de classe et les magouilles poli­ti­ques. Certains ne man­que­ront pas de sou­li­gner que son itinér­aire – de la MNEF à la franc-maç­on­nerie en pas­sant par FO – res­sem­ble furieu­se­ment à celui de cer­tains mili­tants par­ti­sans de l’entrisme dans ces ins­ti­tu­tions, mais ce n’est sans doute qu’une mal­heu­reuse coïn­cid­ence…

Quant à son par­te­naire d’écri­ture, François Bernard Huygue, il a deux cas­quet­tes, l’une d’uni­ver­si­taire, doc­teur en scien­ces poli­ti­ques, l’autre de gérant de la Sarl « Huyghe Infostratégie » qui four­nit des « pres­ta­tions intel­lec­tuel­les et de conseil à des orga­ni­sa­tions et à des entre­pri­ses dans le domaine de l’intel­li­gence éco­no­mique, de la stratégie de l’infor­ma­tion, de l’édition, de la sécurité ». Cette double acti­vité res­sem­ble fort à celle (plutôt banale aux Etats-Unis) d’un intello proche des ser­vi­ces de ren­sei­gne­ments ou des direc­tions des gran­des entre­pri­ses, mais nous igno­rons ses sym­pa­thies poli­ti­ques exac­tes et n’avons lu aucun de ses ouvra­ges. Cependant un rapide coup d’œil sur son site (http://www.huyghe.fr/index.htm) laisse penser que les pas­sa­ges les plus intér­essants et les plus sub­tils de ce livre ont été écrits par Huyghe et non par Bauer.

la suite sur mondialisme.org

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18/07/2010

Grenoble City is burning II - De l'établissement d'un ordre public à la pacification sociale

Le_Pacificateur.jpg

DR. Ordre public. ,,Ensemble des institutions et des règles destinées à maintenir dans un pays le bon fonctionnement des services publics, la sécurité et la moralité des rapports entre les particuliers`` (Cap. 1936). Contraire à l'ordre public; troubler l'ordre public. C'est quand l'État est en danger, c'est quand l'ordre public est troublé, qu'il faut demander à la justice et aux lois un appui contre la révolte (Scribe, Bertrand, 1833, iv, 5, p.198). L'ordre public et la sécurité des citoyens ne demandaient que la garantie des possessions; pourquoi la loi a-t-elle créé des propriétés? (Proudhon, Propriété, 1840, p.203). Le maintien de l'ordre public appartient exclusivement à l'autorité française (De Gaulle, Mém. guerre, 1954 p.560).P. méton. Stabilité sociale, respect des institutions en vigueur, de la hiérarchie sociale. Partisan de l'ordre. La France, sous un ordre apparent, est toujours en révolution (Michelet, Journal, 1856, p.309). Comme ils [des sergents de ville] arrêtaient les voitures pour ne laisser passer personne, le jeune homme traversait, sans en avoir besoin, pensant faire plaisir à ces soutiens de l'ordre (Montherl., Bestiaires, 1926, p.395):
11. «Le parti de l'ordre a toujours été le même» dit Renan. C'est l'organisation des maîtres du monde, profitant de l'ordre établi (...). C'est le parti des plus forts, où toutes les puissances sociales se concentrent. Avec la loi pour théorie, avec la force pour ultima ratio, il fera jouer tous les ressorts pour garder la possession d'État.
Clemenceau, Vers réparation, 1899, p.IV.
En partic. Absence de troubles dans la rue. Maintien de l'ordre; maintenir, faire régner l'ordre; forces de l'ordre (v. force I C 2). Il y eut des scènes sanglantes; des barricades se formèrent, et les troupes envoyées pour rétablir l'ordre furent obligées de faire feu (Chateaubr., Mém., t.3, 1848, p.295). [P. allus. hist.] L'ordre règne à Varsovie. Les Prussiens entreront dans Paris et «l'ordre régnera à Varsovie»! (Flaub., Corresp., 1871, p.216):
12. Vous serez consigné quatre jours pour me poser des questions ridicules! Cette petite exécution fit son effet: on n'insista pas davantage, et les hommes, traînant leurs sabots, leurs gamelles au poing et leurs pains sous l'aisselle, s'en allèrent achever leurs repas où ils purent, sur le pied de leurs lits ou sur l'appui des fenêtres. Une fois de plus l'ordre régnait dans Varsovie.
Courteline, Train 8 h 47, 1888, 1re part., VI, p.74.


Action de pacifier; rétablissement de la paix. Depuis la bataille de Platée jusqu'à la pacification générale, il s'écoula trente années (Chateaubr., Essai Révol., t.2, 1797, p.46). Ainsi fut consommée la pacification de la cité, le mariage des deux ordres, l'unité de Rome (Michelet, Hist. romaine, t.1, 1831, p.150):
1. Grâce au progrès de la pacification, au progrès démocratique, au progrès social, on peut maintenant envisager le jour où les hommes et les femmes qui habitent l'Algérie seront en mesure de décider de leur destin, une fois pour toutes, librement, en connaissance de cause.
De Gaulle ds Doc. hist. contemp., 1959, p.217.
HIST. Édits de pacification. ,,Plusieurs édits des rois, qui avaient pour but d'apaiser les troubles de religion, dans le xvie siècle`` (Littré). Le traité conclu avec les révoltés fut accompagné d'un édit qui révoquait tous les édits de pacification accordés jusque là aux calvinistes (Thierry, Tiers État, 1853, p.138).


Contre l’ordre impérial, un ordre public démocratique et universel

La société mondiale est entrée dans une forme d’impérialisme qui n’est pas seulement le fait d’un gouvernement mais d’un système, celui d’un capitalisme financier multinational et intergouvernemental à la fois. Aucune résistance n’est tolérée à l’ordre ainsi imposé. Incapacité après le 11 septembre 2001 à s’opposer à la guerre en Afghanistan, silence de plomb sur la Tchétchénie, mutisme douloureux sur la Palestine, faiblesse de l’opposition à la guerre contre l’Irak par crainte d’apparaître comme favorable au régime en place à Bagdad, telles sont, sur les conflits les plus graves, les victoires de l’ordre impérial qui prend désormais l’humanité en otage et jette les plus déséquilibrés de ses membres dans l’impasse funeste du terrorisme. Sommes-nous condamnés à laisser faire ou obligés à pousser la seule communauté politique encore en état de s’exprimer, à savoir l’Europe, à s’engager dans la compétition militaire pour revenir (mais dans combien de temps et dans quel but ?) à une situation bipolaire ? Non, car il nous reste une arme trop peu utilisée : celle des idées, donc des valeurs qu’elles expriment.

Le peuple vietnamien, le peuple algérien, les peuples d’Afrique sous colonisation portugaise n’ont pas gagné leurs guerres contre l’Occident sur un rapport de forces matérielles favorable, bien au contraire. Ils les ont gagnées par la force d’une idée, celle d’émancipation, et l’irruption d’un changement de la norme juridique, avec l’affirmation du principe du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, qui a renversé la validité du colonialisme jusqu’alors reconnue.

Monique Chemillier-Gendreau

la suite ici :

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Aux Insoumis de la pacification sociale

Il y a de plus en plus d’indésirables dans le monde, d’hommes et de femmes pour qui cette société n’a prévu qu’un rôle, celui de crever. La société ne nous désire qu’ainsi : morts pour le monde ou pour nous-mêmes.

Parce que l’exploitation, l’enfermement, le contrôle, l’isolement ou la domination ne sont pas que des mots, on peut se briser les os courbé sur une machine à coudre, comme derrière une chaîne de montage ; on peut tourner en rond dans une cage en attendant d’être ligoté dans un charter, comme compter les jours en attendant le prochain parloir derrière l’hygiaphone ; on peut aller chercher des mômes à l’école avec l’angoisse de se faire arrêter à la sortie, comme les y abandonner pour regarder tranquillement sa télé ; on peut s’entasser à dix dans une cave, comme on peut se croire chanceux dans une cage à poule ; on peut échapper à la rafle des flics pour retomber dans les filets de la communauté, comme on peut esquiver le contrôle de la BAC pour finir sous la coupe de ses grands frères ; on peut interpeller les petits voleurs en faisant le vigile, comme on peut dénoncer les incendiaires de poubelle de derrière sa fenêtre.

Dans cette guerre sociale sans trêve, ce n’est pas notre misère commune, mais la vigueur avec laquelle nous la combattons, qui nous permettra d’abattre ce système. Si nous nous sentons en l’occurrence solidaires des sans-papiers révoltés, ce n’est pas pour déverser un racket politique de souteneurs et créer un énième sujet politique qui serait vertueux de par sa condition. Et ce n’est pas non plus pour assister une victime en péril, à la façon des charognards humanitaires. Nous ne sommes pas du côté des indésirables, nous en sommes. L’entr’aide et la lutte ne peuvent ainsi se construire entre nous qu’à partir de bases de réciprocité et d’offensive.

Quand on nous vend l’image de la mère de famille élevant seule ses six enfants, de l’honnête ouvrier qui œuvre – pourtant – à la bonne santé de l’économie nationale, de l’enfant séparé de ses parents mais entouré de camarades de classe aimants, voire de l’universitaire reconnu jusque dans son bled, c’est la tactique du scandale qui pointe sa sale gueule de bonne sœur. S’indigner à grand renfort d’affect sur les « bons sans-papiers injustement réprimés », c’est faire comme si l’occupation policière, les rafles, les camps, les expulsions, mais aussi les marchands de sommeil ou de sueur, étaient des « dérives » à rectifier. C’est oublier que c’est aussi une conséquence très démocratique d’un monde qui transforme tout et tous en marchandise.

Des mutinés du vaisseau des morts

La suite ici : Aux insoumis de la pacification sociale

 

La pacification sociale, c'est l'assassinat !

Pourrions-nous encore nous duper ? L’image trompeuse de la paix sociale se tache de sang. Dans lombre de la course habituelle des choses, lordre prédominant exige une vie après lautre. À present, les lois et ses représentants révèlent assez clairement ce qu’ils étaient depuis toujours par essence : des assassins au nom de l’État. Pendant que les gens flânent apathiquement le long des rues commerciales, un homme se fait tuer lors dune tentative de déportation à Zurich. Au milieu des insignifiances quotidiennes, avec lesquelles les médias nous bourrent, en Bochuz (VD) les matons laissent étouffer un détenu rebelle dans sa cellule brûlante. Près du Fribourg les flics tuent un mec de 18 ans, suspecté davoir volé une voiture, par plusieurs coups de feu dans une embuscade. Mais le rythme monotone du monde du travail ne laisse guère le temps pour réfléchir sur de tels événements. Peu de temps après, deux hommes de plus meurent, cette fois dans une prison de Zurich et de Schaffhouse. Chaque mort en prison est un assassinat, parce quelle est provoquée par une violence extérieure qui se pose au-dessus de nous. Et si ce nest pas la matraque dun maton, cest lexistence réduite à quelques mètres carrés. À Pfäffikon se pend un homme de 40 ans, qui était en prison pour vol. Une personne de plus est grièvement blessée par un feu dans sa cellule. À nouveau un réfugié tombe de la soute dun avion.

 

Et tout ça, ce ne sont que les choses, qui ont surpassé les murs et les medias pendant les trois derniers mois ici en Suisse…

 

Les mesures politiques et juridiques avec lesquelles on prétend soccuper de tels «malheurs», ne servent quà maintenir la paix sociale. Pourquoi sengager encore dans cette duperie qui ne fait rien que nous empêcher de transformer la rage en révolte. En révolte contre cette course bien trop habituelle des choses… La prison, cest la torture, là il ny a pas de question. Et la société qui en a besoin ? Qui accepte et justifie de tels assassinats ?

La suite ici : La pacification sociale, c'est l'assassinat !

http://toofik.com/IMG/jpg/pacification.jpg

Pacification 1 Algerie 1954. Huile sur rhodoïde - 25,3/19,1 cm  2007

16:53 | Lien permanent | Commentaires (0) |

01/07/2010

iCasualties.org: Operation Enduring Freedom - Afghanistan: 100 soldats "étrangers" ont été tués en juin.

Fatalities by Year and Month


Year Jan Feb Mar Apr May Jun Jul Aug Sep Oct Nov Dec Total
2001 0 0 0 0 0 0 0 0 0 3 5 4 12
2002 10 12 14 10 1 3 0 3 1 6 1 8 69
2003 4 7 12 2 2 7 2 4 2 6 8 1 57
2004 11 2 3 3 9 5 2 4 4 8 7 2 60
2005 2 3 6 19 4 29 2 33 12 10 7 4 131
2006 1 17 13 5 17 22 19 29 38 17 9 4 191
2007 2 18 10 20 25 24 29 34 24 15 22 9 232
2008 14 7 20 14 23 46 30 46 37 19 12 27 295
2009 25 25 28 14 27 38 76 77 70 74 32 35 521
2010 43 53 39 34 51 102 1 0 0 0 0 0 323


Afghanistan: 100 soldats étrangers ont été tués en juin, ce qui en fait le mois le plus meurtrier

29 juin 2010 07:45

piqué chez tsr.ch - info -29/06/2010

 

Afghanistan: Un général français critique

Le général Vincent Desportes, directeur du Collège interarmées de défense (CID), a émis dans une interview au Monde daté de vendredi des doutes sur la stratégie américaine en Afghanistan qui, selon lui, "ne semble pas fonctionner". "Factuellement, la situation n'a jamais été pire", déclare ce général d'active, à la tête de l'organisme qui forme l'élite des officiers supérieurs, rappelant que le mois de juin a été le plus meurtrier pour la coalition internationale depuis son engagement en Afghanistan, fin 2001. Selon lui, "la doctrine de contre-insurrection traditionnelle, telle que l'a engagée Stanley McChrystal (le commandant des forces américaines et alliées limogé par le président américain) depuis un an, avec un usage restreint de l'ouverture du feu, des moyens aériens et de l'artillerie pour réduire les dommages collatéraux, ne semble pas fonctionner".

piqué chez Europe 1.fr - 01/07/2010

 

La guerre probable, penser autrement , Général Vincent Delporte, Economica, 2007

À la veille de la Seconde Guerre mondiale, Hitler aurait dit à ses généraux qu’il ferait tomber la guerre des mains des démocraties. Il le fit le temps de la campagne de France, avant que les So Few de la RAF ne la lui arrachent à leur tour.

Un demi-siècle plus tard, les nouveaux barbares nous contraignent à venir sur leur terrain [ tu vois, ce n'est absolument pas à cause du pétrole ], alors que l’accumulation de sciences, de savoir, de technique et de réflexion qui sont les nôtres devrait conduire à l’inverse. Ce que le Führer n’avait pas réussi à faire, Ben Laden et Al-Qaïda y sont parvenus en quelques années [ oui, on se lâche bien sur betapolitique ].

Comment en est-on arrivé là ? Comment, plus de deux millénaires après Thucydide, l’Europe |entendre les démocraties chrétiennes blanches], enfin en paix avec elle-même, se retrouve-t-elle piégée par des guerres qui ne sont plus les siennes ? Dans ce contexte, à quoi servent les armées européennes ? Voilà la question à laquelle tente de répondre le général Vincent Desportes. Elle est celle qui devrait occuper la Commission Mallet et tous les décideurs politiques auquel l’ouvrage est destiné. Mais comprennent-ils seulement ce qu’est la guerre ?

Certes celle-ci peut être vue comme un phénomène historique ; mais les Européens démontrent depuis 1945 que la fatalité de la guerre n’en est pas une, qu’elle ne relève pas d’un déterminisme universel. L’idée de guerre probable ne serait-elle pas la vision étatsunienne d’un monde hobbésien, comme les neocons aiment à l’écrire ? Les politiques ne cherchent-ils pas à sauver la guerre en nous faisant croire qu’elle a changé de nature, et que les attentats du 11 septembre 2001 sont le nouveau déterminant de l’histoire ? 

On peut trouver que le général Desportes sacrifie un peu sur ce point au discours ambiant, mais c’est assurément pour tenter de sensibiliser ceux qu’il cherche à convaincre et mieux leur démontrer leur erreur. Droit d’ingérence ou nation building ne veulent plus rien dire lorsqu’il s’agit de gérer des populations au milieu desquelles nos soldats n’ont historiquement [et juridiquement ] rien à faire depuis la décolonisation [ et pas plus que du temps des colonies ], et où nos adversaires évoluent — comment en serait-il autrement et pourquoi s’en étonner, ils sont chez eux et nous y sommes également ? — comme des poissons dans l’eau. Car ce fervent lecteur de Foch et de De Gaulle qu’est l’actuel patron du CDEF sait bien que par-delà les concepts, les modes et les époques, la guerre reste la guerre. En tous les cas, c’est bien ainsi que la comprennent nos adversaires, et c’est pour cela qu’ils nous ont piégés avec leur Blitzkrieg terroriste.

Nos armées et nos gouvernements otanisés se sont précipités dans la nasse, comme Gamelin en Belgique. On sait le général Desportes depuis longtemps critique lorsqu’il aborde le délire technolâtre américain : il le redit longuement dans son dernier opus. Les généraux américains sont, comme les nôtres en 1940, « vaincus par leur doctrine » (Charles de Gaulle). Cette faillite n’est-elle pas celle de leur pensée managériale, celle d’un monde modélisable et maîtrisable dans laquelle ils ont intégré leur guerre technologique ? [L'esprit fantassin se perd, c'est un tort !] Aussi le barbare [entendre barbus ] ne se place pas simplement hors de portée de nos armes, il sort surtout de nos modèles théoriques [ c'est un fourbe ] et de ce déterminisme étroit et verrouillé qui, par définition, ne conçoit pas d’alternative à sa vision du monde. Les politiques, qui ont abdiqué devant la « globalisation », sont bien incapables de le [ barbare alternatif ] comprendre. Le résultat, qui trouble le général Desportes et nous déconcerte, c’est la défaite militaire de l’Occident, prélude à une autre débâcle, de civilisation cette fois [ les mauvais jours finiront ].

Comment en sortir ? Comment faire en sorte que demain nous choisissions le terrain et y attirions l’adversaire pour l’y battre, comme nous savions le faire autrefois [ oui, enfin, il y a très très longtemps ...] ? En ces temps d’adoration béate de l’Amérique, et alors que les petits marquis atlantistes au pouvoir cherchent à nous vassaliser à un modèle qui échoue lamentablement, le général Desportes ne prêche-t-il pas dans le désert lorsqu’il exhorte à sortir d’un mode de pensée aberrant ? Penser autrement, oui ! Mais avec qui aujourd’hui, en France ? [L'armée des 400 000 ?]

Jean-Philippe IMMARIGEON

piqué sur www.betapolitique.fr- 06/01/2008

 

 

 

 

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14/12/2009

L'insurrection qu'on vit

Undgohmsuseht, Tarnac, les batailles de Strasbourg (Otan), Calais (No border), Poitiers, Genève (Omc), Grèce (insurrection généralisée), Copenhague, tous les ouvriers qui sabotent leurs usines ou menacent de les faire sauter, les occupations de lycées et de facs dans toute l’Europe…


Les batailles se multiplient et gagnent en intensité ;

De mauvaises graines, nous sommes devenus mauvaise herbe qui partout se répand.

Partout la guerre sociale fait rage, il n’est pas un jour, une heure, sans que quelque part en Europe une émeute fasse trembler le vieux monde, sans qu’un squat s’ouvre, sans qu’une frange toujours plus large du peuple sabote les dispositifs de contrôle et s’organise à ne plus payer, les loyers, les péages, les licenciements, la bouffe ; il n’est pas un jour, pas une heure, sans que quelque part en Europe la résistance s’organise contre l’Ordre Nouveau.

Arracher la vraie mauvaise herbe, cette société qui pousse et nous repousse de son sale engrais, celui de l’exploitation et de la domination. Arracher la vraie mauvaise herbe, brûler les ronces de la répression, détruire les racines de la marchandise, qui nous grattent et nous étouffent. Arracher la vraie mauvaise herbe, la propriété et le profit.
Puis, enfin, labourer la terre, la retourner, la faire respirer, d’où naîtra et émergera une nouvelle possibilité du vivre-ensemble.

Depuis quelques années jusqu’aux derniers mois, aux dernières semaines, l’État recule et rétrécit sa zone de barbelés ; les combats de rue et les brèches de vie pullulent dans une permanence non-linéaire, dans toutes les strates de la société, dans tous les coins et recoins du monde occidental, à toutes les échelles locales et internationales, et s’exposent à toutes les répressions qui ne pourront empêcher l’effondrement en cours des rouages du pouvoir.

Nous en avons tous conscience, notre guerre est latente mais totale, diffuse mais réelle, et l’État ne peut empêcher la guerre civile d’avancer ; notre guerre est pleine de positivité, remplie de tous les élans d’aspirations d’émancipation et de libération des corps, des gestes et des rapports. La contre-insurrection est en marche, l’Europe sombre dans un obscur totalitarisme, dans un sombre absolutisme du marché, dans une guerre ouverte aux squats, aux «déviants», à ceux qui font de leur finalité leurs moyens immédiats. La répression militaro-médiatique est de plus en plus dure, brutale, infernale.

Nous voguons à travers l’océan du vivre que l’on brave sur notre petite barque du vécu, entre les tempêtes du survivre.

Nous refusons de croire en la religion du spectacle qui nous fait marcher sur du vide. Nous assumons, bien au contraire, d’être au fond du ravin et remontons à la surface à partir de la base par l’effectivité de nos luttes ;
Laissons syndicats, gauche bien-pensante et Etat régner sur l’abîme.

Nous ne voulons pas être immortels, mais réels.
Nous ne voulons pas être puissants, mais vivants.
Nous ne voulons pas régner, mais exister.

Au passé que nous n’avons pas choisi, nous préférons un futur qui nous appartient.

Nos pavés sont les graines qui feront germer les rêves, l’amour et la réalité, de par la plage qu’ils libèrent, de par les casques policiers dans lesquels ils seront encastrés.
Nos Molotov chassent la mauvaise herbe du règne mensonger, du spectacle et de la consommation.

Progressivement, les brèches s’élargissent et se stabilisent, par lesquelles nous recréons de nouvelles communautés sans rapports marchands ;
Nous saurons apprécier enfin ce monde que nous ne voulons pas posséder, nous saurons nous laisser bercer par notre libre usage du temps ;
Nous réapprendrons à voir ce qui se trouve sous nos yeux, loin du bruit des villes, nous écouterons pour la première les rumeurs des collines sauvages, nous créerons l’instant perdus dans les grands espaces baignant dans le soleil.
Nous découvrirons un nouveau rapport au monde, à soi, à l’autre ; nous serons une partie du tout, notre joie sera notre confort ; nos nouveaux havres de paix seront les clés qui ouvriront les chaînes du vieux monde en ruines ;

Nous sommes l’accomplissement de l’anéantissement de la société.

Nous sommes les plantes qui émergeront des cendres de l’ancien monde, nous créons le possible. Nous clamons l’absence de gestion : de nos vies, de nos besoins, de nos désirs, de nos amitiés, de nos rires, de nos amours.

Quand les exilés se seront retrouvés pour partout créer des lieux qui détruiront les cartes, nous réapprendrons à voyager entre les communautés ;
Nous rirons devant les ruines d’une folie capricieuse de 2000 ans, nous oublierons ce qu’ont pu signifier le pouvoir, la gloire, la jalousie et la propriété ;
Nous deviendrons les enfants de notre propre existence ; l’ère de la survie, du salariat, de l’isolement et du calcul, du spectacle et de la marchandise, de la domination et de la neutralisation, nous amusera comme un mauvais rêve dissipé.

Nous sommes l’anéantissement de la représentation.

Nous sommes la brèche vivante,
Nous sommes la faille frémissante, d’où s’écroule l’autorité étatique.

Dans l’ancien monde, nos rires sont des étoiles de fissures sur les sinistres vitrines de la marchandise, nos chants sont des slogans dont les accords sont des pavés et les mélodies les crépitements des flammes qui consument les palais du pouvoir ;
Notre imagination collective détraque les machines les plus solides et effrite les usines ;
Nous combattons avec rage mais sans haine.

Rage de vivre, rage de rire, rage d’aimer.

Chaque commune autogérée que nous créons repousse les barbelés qui protègent encore les puissants qui ne règnent plus ;
Chaque ferme de liberté abolira le pouvoir du fait même qu’elle l’ignore, il se résorbera et disparaîtra ;
Les barrières et les frontières de nos têtes tombent d’elles-mêmes dans la réalisation de nos aspirations.

Quand prendra fin la guerre en cours ? Ce n’est pas la question à se poser. Car oui, la guerre est à peine commencée.

Nous sommes la conscience vivante, vibrante et joyeuse d’un monde en dépassement de lui-même.

Les générations futures connaîtront peut-être enfin ce qu’on nous a appris à fuir et à oublier : l’innocente insouciance…

Pour l’amour,
Pour la vie et la réalité,
Viva Insurrection.


guitoto

13 décembre 2009.

pris chez le JL

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07:28 | Lien permanent | Commentaires (2) |

23/09/2009

Petits conseils de guérilla urbaine : qui es-tu pour dire que ça ne servira jamais ?

T’as ta cagoule ? Un pavé et un lance-pierre dans ton sac ? "Le Manuel du guérillero urbain" dans ta poche arrière de pantalon ? Comment ? T’as tout le reste, mais pas l’ouvrage ? Et bien, ça ne va pas du tout : je serais toi, je me bouquinerais vite fait le livre rédigé par Carlos Marighella à l’intention de tous les insurgés avant de repointer le bout de mon nez ici. Hop, exécution !

Lire la suite

15:55 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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