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31/01/2011

La Ligue du Nord joue les censeurs

Aux commandes de la Vénétie, le parti a annoncé qu'il comptait bannir certains ouvrages des bibliothèques municipales et établissements scolaires de la région. Ceux du journaliste Roberto Saviano et des écrivains qui soutiennent Cesare Battisti sont les premiers visés.

Il flotte un air de censure dans la Vénétie de la Ligue du Nord [parti populiste, fédéraliste et xénophobe]. Les écrivains pro-Battisti, d’abord spécifiquement pointés du doigt par un conseiller régional de Vénétie, sont maintenant mis au ban des écoles. Pendant ce temps, dans le silence général, les œuvres des auteurs politiquement gênants disparaissent des étagères dans les bibliothèques municipales.

"Nous n’avons aucune intention de réclamer un quelconque autodafé. Simplement, nous inviterons toutes les écoles de Vénétie à ne pas approuver, faire lire ou conserver dans leurs bibliothèques les textes 'non éducatifs' des écrivains italiens qui ont signé l’appel* [en 2004] en faveur de Cesare Battisti", précise Elena Donazzan, la conseillère régionale chargée de l'éducation et de la formation. Âgée de 39 ans, cette fervente catholique a fait ses armes au Front de la Jeunesse [organisation étudiante du MSI, Mouvement social italien, parti néo-fasciste] avant de passer à l’Alliance nationale (AN, héritier du MSI). "Un boycott civil est le minimum qu’on puisse demander à l’encontre des intellectuels qui réclament l’impunité pour quelqu’un qui a été condamné pour des crimes odieux", s’insurge-t-elle dans une lettre envoyée à tous les proviseurs de la région.

Elena Donazzan a lancé sa croisade après le "coup d’éclat" du conseiller à la culture de Vénétie, Raffaele Speranzon, qui a récemment attaqué les écrivains pro-Battisti, en lançant : "Hors des bibliothèques publiques, tous ces auteurs !" Maintenant, la conseillère régionale en demande officiellement la censure dans les écoles. Le président [Ligue du Nord] de la Vénétie, Luca Zaia, se range à ses côtés, qualifiant d'"abominable" l’affaire Battisti. "Les délinquants, on les jette en prison, on ne les laisse pas en liberté !", tonne-t-il.

En attendant, plusieurs bibliothèques de la région ont dénoncé des cas de censure de la Ligue du Nord - rampants ou explicites. Les livres de Roberto Saviano sont particulièrement visés. En novembre dernier, le directeur d’une bibliothèque de la province de Trévise a signalé que le maire Ligue du Nord de la ville avait explicitement demandé que les livres de l’auteur de Gomorra disparaissent des étagères. Une demande survenue quelques jours après la diffusion de l'émission de Saviano "Vieni via con me" et la polémique qui l'avait opposé au ministre de l'Intérieur Roberto Maroni [Ligue du Nord] - Saviano avait explicitement accusé le parti xénophobe d'avoir favorisé l'inflitration de la Camorra (mafia napolitaine) dans tout le Nord de l'Italie.

Il est difficile de prévoir les effets réels de cette fronde anti-écrivains. Giorgio Corà, proviseur du lycée à Vicence, est convaincu qu’on a “davantage affaire à une provocation politique qu’à une vraie volonté de mettre à l’index des livres. En tout cas, s’il existait des œuvres de ces auteurs dans la bibliothèque de mon école, je n’en empêcherai pas la libre consultation”. La combative Mme Donazzan a récemment défrayé la chronique pour avoir décidé de distribuer à tous les élèves des écoles primaires un exemplaire de la Bible. Cette fois-ci, elle s’est placée en première ligne de la campagne contre les intellectuels pro-Battisti. “Un auteur, un intellectuel, existe par ce qu’il écrit, souligne Mme Donazzan. C’est son rôle dans la société. La pétition en faveur de Battisti est un message aberrant de la part d’intellectuels. La seule chose que nous puissions faire, c’est boycotter leurs livres. De cesser de les lire. De ne pas les accueillir dans les bibliothèques publiques et dans les écoles”. Voici donc le dernier épisode d’une campagne politique lancée la semaine dernière par deux représentants du Peuple de la liberté (PDL, droite) de Vénétie, Roberto Bovo et Paride Costa, en solidarité avec les familles des victimes. Hier, à Strasbourg, ils ont exhorté l’Union européenne et la France à se prononcer en faveur de l’extradition de Battisti par le Brésil. Le Parlement européen doit adopter une résolution dans ce sens.

* En 2004, plus de 500 écrivains ont signé l'appel en faveur de Battisti lancé par le webzine italien Carmilla. Parmi eux : Daniel Pennac, Wu Ming, Massimo Carlotto, Nanni Balestrini, Valerio Evangelisti, etc.

 

L'écrivain Antonio Tabucchi est "consterné" par l'initiative de la conseillère régionale de la Vénétie. "Ça ne m'étonne pas, témoigne-t-il dans La Repubblica. La Vénétie a déjà tenté de retirer la Constitution italienne des bibliothèques". Antonio Tabucchi a récemment publié une tribune retentissante au sujet de l'affaire Battisti dans les colonnes du Monde. Il y dénonçait notamment la complaisance des intellectuels français, en particulier Bernard Henri-Lévy, à l'égard de l'ex-terroriste italien. Bien que favorable à l'extradition de l'ex-terrorriste en Italie, il déplore fermement cette volonté de censure. "Une initiative scandaleuse, un point c'est tout".

piqué au tas sur www.courrierinternational.com - 21/01/2011

09:52 | Lien permanent | Commentaires (0) |

30/01/2010

Pourquoi Benito Mussolini marche maintenant sur l'iPhone...



ARTE - Le Fascisme Italien En Couleurs 2/3
http://www.dailymotion.com/video/x5wywn_arte-le-fascisme-...

ARTE - Le Fascisme Italien En Couleurs 3/3
http://www.dailymotion.com/video/x5wxnr_arte-le-fascisme-...

20:12 | Lien permanent | Commentaires (0) |

13/01/2010

Les habitants de Rosarno, en Italie du Sud, ont ouvert la "chasse à l'immigré" avec l'aide des autoritées, et de la mafia...

La population "souchienne" du Sud de l'Italie est incapable de communiquer avec les "immigrés" venant travailler aux durs travaux saisonniers (récoltes des oranges, mandarines).

Politique populiste, peur de l'autre, racisme ordinaire...

 

Le témoignage d'un travailleur Malien victime de jeunes Italiens:

 

article de presse:

Voici pourquoi les ramasseurs d’oranges gagnent une misère

CALABRE | Les violents affrontements de la semaine dernière dans la petite ville de Rosarno ont braqué les projecteurs sur l’exploitation des sans-papiers qui récoltent les agrumes pour une paie dérisoire. Décryptage.

© EPA | De nombreux sans-papiers africains


BERNARD BRIDEL | 12.01.2010 | 00:00

Un euro de l’heure, soit une dizaine par jour pour un travail exténuant: tel est le «salaire» de misère moyen des travailleurs clandestins affectés à la récolte des agrumes (oranges et clémentines) dans la plaine de Gioia Tauro en Calabre. Moins d’une semaine après les violents affrontements qui ont opposé, jeudi dernier, sans-papiers africains et habitants de la petite ville de Rosarno, on commence à y voir un peu plus clair dans les raisons et les mécanismes de cet esclavagisme moderne.

Dans une enquête très fouillée publiée hier, le quotidien La Repubblica rappelle que, a priori , l’exploitation des clandestins n’est pas une fatalité, dans la mesure où, dans le Trentin, au nord du pays, les ouvriers agricoles déclarés qui ramassent les pommes sont payés en moyenne 7 euros de l’heure et sont souvent nourris et logés par leurs employeurs.

Revenant sur les conditions de vie des clandestins de Calabre – dont près d’un millier ont été évacués ce week-end de ­Rosarno – La Repubblica explique comment le «marché aux esclaves» est parfaitement organisé par des «caporaux» qui recrutent les sans-papiers, leur «recommandent» où faire leurs maigres achats, les orientent vers les hangars dortoirs… le tout pour un montant d’une vingtaine d’euros par travailleur facturé à l’employeur!

La pointe de l’iceberg

Mais il y a pire, explique au journal Pietro Molinaro, président de la Coldiretti de Calabre (la principale association de producteurs d’Italie): «Rosarno n’est que la pointe de l’iceberg» d’un immense système de fraude et d’exploitation dans lequel la criminalité organisée cherche à tirer un profit maximum. «En Calabre, poursuit Pietro Molinaro, il n’y a pas que les «baraques en papier» des clandestins, mais il y a aussi les «oranges et l’huile de papier», soit ces entreprises bidon qui n’ont ni oranges ni oliviers mais réussissent à encaisser les subventions de l’Union européenne.

Sur le fond, et sans s’étendre sur le rôle joué par la ’Ndrangheta (la mafia calabraise) dans les événements de Rosarno, les producteurs d’agrumes expliquent que sans le travail des immigrés africains, c’est l’agriculture même de la plaine de Gioia Tauro qui serait menacée.

Secteur en crise

Pourquoi? La concurrence internationale, dit Molinaro. Et de citer ces bateaux-citernes de jus d’orange en provenance du Brésil ou ces cargos d’oranges d’Espagne qui débarquent leur cargaison dans ce même port de Gioia Tauro… le tout étant revendu comme produits «made in Italy».

Leurs marges ayant fondu, leur main-d’œuvre bon marché partie, les producteurs craignent un avenir sombre. Et certains assurent déjà que l’an prochain, ils laisseront les fruits pourrir sur les arbres.

http://www.tdg.ch/actu/monde/ramasseurs-oranges-gagnent-misere-2010-01-11

 

témoignage de travailleurs Marocains et Africains

 

 

article de presse:

Chasse aux noirs en Italie : la mafia accusée
La Ndrangheta est suspectée d’avoir provoqué les violences contre les travailleurs saisonniers africains

En fin de semaine dernière, plus d’un millier d’ouvriers agricoles africains ont été contraints de fuir le sud de l’Italie, après des affrontements sur fond de xénophobie qui les ont opposés à la population locale. Soixante sept personnes ont été blessées. Mardi, la police italienne qui soupçonne la Ndrangheta, l’une des quatre familles mafieuses les plus puissantes du pays, d’avoir provoqué les émeutes, a procédé à l’arrestation de onze personnes.

Premier pays africain à réagir après la chasse aux immigrés africains qui a secoué le sud de l’Italie en fin de semaine dernière, l’Egypte a dénoncé mardi, dans un communiqué, « les pratiques racistes » et « la propagation d’un discours de la haine ». « Le ministère des Affaires étrangères dénonce les violences qui se sont produites dans la localité italienne de Rosarno et la vaste campagne d’agression » contre les immigrés, lit-on dans le communiqué. Pour la diplomatie égyptienne, « Ces dernières violences en date ne sont qu’une facette des nombreuses violations auxquelles font face les immigrés et les minorités en Italie, y compris les minorités arabe et musulmane ».

Il y a deux jours, le Vatican dénonçait également la xénophobie dans le sud de l’Italie. Un « Immigré est un être humain, différent de par sa provenance, sa culture et (ses) traditions mais c’est une personne à respecter et qui a des droits et des devoirs » a déclaré, dimanche, le pape Benoît XVI.

Jeudi dernier, des ouvriers noirs de la ville de Rosano en Calabre (sud de l’Italie) rentrent d’une journée de travail, quand, d’une voiture, on leur tire dessus avec une carabine à air comprimé. Certains d’entre eux sont blessés. Cet incident n’est pas le premier. L’année dernière déjà, dans la même région, des journaliers africains préposés à la cueillette des mandarines avaient été la cible de tirs. Ils avaient ensuite assisté impuissants, à l’incendie des campements de fortune dans lesquels ils vivaient.

Les Africains excédés

Les Africains, sans-papiers pour la plupart, qui sont plus d’un millier à travailler dans la région, sont excédés par cette deuxième agression. Jeudi soir, plusieurs d’entre eux manifestent dans les rues de la ville. Ils brisent des vitres, mettent le feu aux poubelles et brûlent des voitures. Vendredi, les habitants de Rosarno organisent leur réplique. Des barricades sont dressées sur la voie ; on prépare des bidons d’essences ; on brandit des fusils de chasse. Une véritable chasse à l’immigré est lancée. Les affrontements font 67 blessés, dont 31 étrangers, 19 policiers et 17 habitants italiens. L’intervention de la police permet de limiter les dégâts. Les immigrés s’enfuient, abandonnant sur place leurs affaires. Un millier d’entre eux est acheminé par car, vers des centres d’hébergement.

Le dimanche, des bulldozers entrent en action, détruisant les abris sommaires dans lesquels ils vivent. Lundi, la préfecture de police de Reggio de Calabre chiffre à 1.128, le nombre d’immigrés qui ont quitté la région. Le même jour, une manifestation pacifique et silencieuse rassemble, selon les organisateurs, 5 000 personnes (2 000 selon la police) dans les rues de Rosarno, soit le tiers de la population de la ville. Une manifestation contre le racisme, à laquelle participent quelques Africains encore présents dans la cité.

La justice italienne a, de son côté, ouvert une enquête pour déterminer le rôle qu’a pu jouer la Ndrangheta, la maffia locale dans l’agression des noirs. Celle-ci est soupçonnée d’organiser le travail au noir des immigrés surexploités, qui sont payés un euro le cageot de fruits, et doivent s’acquitter d’une « taxe » de 5 euros, pour « frais de transport aux champs ».

Mardi, le parquet a émis 17 mandats d’arrêts, et procédé à l’interpellation de 11 personnes soupçonnées d’appartenir à la maffia. Des biens de plusieurs millions d’euros ont également été saisis.

mardi 12 janvier 2010 / par René Dassié


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12/12/2009

« Opération Parabellum » Enquête sur un trafic d’armes aux sommets de l’État libyen

Luc Mampaey , Federico Santopinto-ITRI-Institut tunisien des Relations Internationales-02-12-09
jeudi 3 décembre 2009

Une affaire pénale a conduit le procureur anti-mafia de Pérouse (Italie) à révéler l’achat de 500 000 fusils d’assaut chinois et de leurs munitions par des négociants italiens à la demande de proches du colonel Kadhafi. L’importance de ce transfert d’armes et la qualité des responsables impliqués à Tripoli laissent à penser que la Libye entend armer discrètement des protagonistes au Proche-Orient ou en Afrique.

En mars 2006, le procureur anti-mafia du parquet de Pérouse (Italie), Dario Razzi, lançait l’Opération Parabellum », une enquête sur un vaste trafic d’armes destinées à la Libye par l’intermédiaire de courtiers italiens et chinois, via des sociétés off-shore. Le procureur Razzi enquêtait initialement sur une affaire de trafic de drogue.

Selon l’enquête du procureur Dario Razzi, de hauts responsables libyens voulaient acheter 500 000 fusils d’assaut chinois SMG T-56 7.62mm (une variante de la Kalachnikov AK-47) et 10 millions de munitions par le biais d’intermédiaires italiens et de leurs sociétés chypriotes et maltaises. La valeur de la transaction, qui, initialement, ne devait pas dépasser 40 millions de dollars, a été fixée par les intermédiaires italiens à 64 millions de dollars, compte tenu des commissions et du coût de la corruption des fonctionnaires libyens. Les médiateurs italiens avaient déjà fait parvenir aux Libyens six T-56 à titre de démonstration. Au moment de leur arrestation, ils étaient sur le point de sceller l’accord de vente pour l’ensemble de la transaction.

L’entreprise chinoise qui produit les T-56 est la China North Industries Corp., connue aussi sous le nom de Norinco. La médiation entre les courtiers italiens et Norinco était assurée par une société chinoise d’import-export, China Jing An, représentée par M. Luming. Selon le rapport d’enquête italien, la China Jing An était aussi en mesure de proposer à la vente d’anciennes armes de la FN Herstal.

La destination de ces grandes quantités d’armes n’est pas établie. Les quantités évoquées dépassent cependant largement la capacité d’absorption légitime de la Libye, un pays de 6 millions d’habitants et d’environ 120 000 hommes et femmes en armes (armée nationale et milices populaires). La justice italienne suspecte la Libye de vouloir réacheminer ces armes vers d’autres pays, et cite notamment la République démocratique du Congo, le Tchad, le Soudan et l’Irak. Les écoutes téléphoniques menées par les enquêteurs italiens révèlent en outre que les intermédiaires italiens étaient parfaitement conscients de ce que la Libye ne pouvait être la destination finale.

Les écoutes téléphoniques indiquent aussi que l’intérêt des commanditaires libyens ne se limitait pas à l’achat des fusils d’assaut chinois. Ils avaient au départ manifesté la volonté d’acquérir un million de Kalachnikov AK-47 russes. Les intermédiaires italiens sont apparus étonnés et embarrassés face à une telle demande. Le choix de se tourner dans un premier temps vers Norinco, en Chine, pour l’achat de 500 000 T56 aurait été dicté par des raisons de disponibilité et de rapidité.

La justice italienne n’aura évidemment à juger que des faits reprochés aux présumés trafiquants italiens : participation à une transaction d’armes sans être inscrits au registre national des entreprises autorisées à acheter et à vendre des armes, ne pas avoir informé le ministère de la transaction en question, être dépourvus des autorisations nécessaires, corruption de fonctionnaires libyens. En effet, bien que les prévenus aient opéré via des sociétés off-shore établies à Malte et à Chypre, la justice estime que l’essentiel de leur activité s’est exercée sur le territoire italien.

Le rôle des intermédiaires italiens
Le 12 février 2007, la justice italienne a procédé à l’arrestation de quatre présumés trafiquants italiens : Ermete Moretti, Gianluca Squarzolo, Massimo Bettinotti et Serafino Rossi. La cinquième personne, Vittorio Dordi résidait en République démocratique du Congo au moment des arrestations. Il a entretemps été extradé vers l’Italie et placé en résidence surveillée dans la province de Piacenza, dans le nord de l’Italie.

Squarzolo était sous contrôle téléphonique depuis 2005, dans le cadre d’une enquête sur un trafic de drogue dans la province de Terni. Il est apparu que Squarzolo, que la justice italienne considère comme un petit trafiquant, était en contact avec Moretti. L’enquête s’est ainsi étendue à ce dernier, propriétaire d’au moins deux sociétés dont il est l’unique administrateur : Middle East Export srl à Milan, et Middle East Engineering ltd basée à Malte.

L’enquête indique que Moretti était en contact avec les milieux militaires libyens, et notamment avec le colonel Tafferdin Mansur. C’est au cours d’un appel téléphonique à Moretti, le 8 mars 2006, que le colonel libyen Mansur fait part à son interlocuteur de sa volonté d’acheter une grande quantité de fusils d’assauts de type Kalachnikov. Moretti s’est saisi de l’affaire et aurait envoyé, en mars 2006, Squarzolo en Libye pour y rencontrer le colonel Mansur afin « d’acheter du ciment », selon les conversations téléphoniques interceptées. Au cours d’une fouille à son retour à l’aéroport de Fiumicino (Rome), les douaniers ont saisi dans les bagages de Squarzolo des catalogues d’armes.

Le rôle de Bettinotti, également en contact avec Moretti, aurait été d’identifier les armes qui correspondaient le mieux aux exigences des Libyens. Bettinotti est un expert en armes et directeur général de Military Industrial Representatives (MIR), basée à La Spezia, en Ligurie, mais qui dispose aussi d’un siège à Malte. Bettinotti serait en outre étroitement lié aux entreprises de Moretti. Quant à Rossi, présenté comme un expert en armes légères, il aurait été au courant des négociations et assistait Bettinotti.

C’est cependant Vittorio Dordi qui semble jouer un rôle clé dans l’affaire. Il ressort des interceptions téléphoniques que Dordi, qui entretenait des liens directs avec les autorités libyennes, s’est rendu plusieurs fois à Tripoli pour discuter de ventes d’armes, dont le million de Kalachnikov et ensuite les T-56 chinois.

Vittorio Dordi, très bien introduit auprès des milieux militaires russes, est le directeur général de Gold Rock Trading Ltd, une société basée à Chypre, mais possédant un bureau à Pontetaro (province de Parme en Italie) et spécialisée dans la vente d’armes de tout type. La Gold Rock serait en outre en partenariat avec la société géorgienne Tam (Tbilisi Aviation Manufacturing), qui produit les Sukhoi 25, et la société russe MI-Helicopters basée à Kazan. Ces trois sociétés ont créé en 2002 une nouvelle société nommée Aerosonic Ltd.

Mais ce sont surtout les relations congolaises de Dordi qui préoccupent les enquêteurs. Selon nos sources, Vittorio Dordi bénéficiait d’amitiés au plus haut niveau à Kinshasa, et aurait d’ailleurs été en possession d’un passeport diplomatique congolais. Selon le compte-rendu des interceptions téléphoniques figurant dans le rapport d’enquête, au moment de quitter le Congo pour rentrer en Italie, un émissaire de la présidence congolaise lui aurait signifié la volonté du président de lui parler personnellement et immédiatement, l’obligeant à retarder son voyage.

Selon l’enquête, Moretti et Bettinotti entretenaient de longue date d’excellents contacts avec les autorités libyennes et n’avaient donc, a priori, pas réellement besoin de Dordi pour conclure la transaction entre la Chine et la Libye. Il n’est dès lors pas à exclure que le rôle de Dordi puisse être plutôt lié aux filières supposées de réacheminement de ces armes après livraison à la Libye, notamment vers des groupes indéterminés en République démocratique du Congo.

Les contacts du GRIP auprès du panel d’experts attaché au comité des sanctions du Conseil de Sécurité des Nations unies, chargé de contrôler l’application des restrictions internationales en matière de vente d’armes en République démocratique du Congo, confirment que ceux-ci s’intéressent de très près à cette affaire, et en particulier au rôle de Vittorio Dordi.

Les autorités libyennes impliquées
Parmi les autorités libyennes suspectées figure le colonel Tafferdin Mansur, haut fonctionnaire du ministère de la Défense. Mansur était le principal contact des présumés trafiquants italiens qui, selon l’enquête, lui auraient régulièrement versé des pots-de-vin. Il est identifié dans l’enquête comme l’acheteur. Il devait en outre organiser le séjour des présumés trafiquants italiens qui se rendaient à Tripoli. Les actes de l’enquête démontrent toutefois que les intermédiaires italiens se rendant à Tripoli étaient toujours accueillis à l’aéroport par des militaires afin de faciliter le passage des contrôles.

Des suspicions pèsent aussi sur le chef d’état-major libyen, Abdulahim Ali al Sied, responsable du bureau des achats du ministère de la Défense de Tripoli. À la demande de Mansur, Sied aurait signé le certificat d’utilisation finale que l’entreprise chinoise Norinco avait demandé avant d’envoyer les six premiers T-56 à des fins d’évaluation.

Parmi les autres autorités libyennes impliquées figurent l’ingénieur Usama Ahnish et un certain Mahmmud, dont le nom de famille est inconnu, apparemment eux-aussi fonctionnaires du ministère libyen de la Défense. Usama Ahnish serait venu en Italie pour présenter l’offre à Moretti, mais aussi se faire rémunérer pour son rôle et les informations fournies. L’enquête a aussi identifié un Libyen du nom de Mohamed el Masdub, titulaire d’un compte auprès de la Banca Popolare di Vicenza sur lequel Moretti aurait versé 50 000 euros depuis sa société de Malte, Middle East Engineering. Il est probable qu’il s’agisse de pots-de-vin destinés à Mansur et Usama. De nombreux autres pots-de-vins auraient ensuite été payés selon le même mode opératoire.

Selon nos sources proches de l’enquête, la principale entreprise publique libyenne, ENG Holding, qui contrôle directement ou indirectement l’essentiel de l’économie du pays, serait aussi impliquée dans l’affaire. ENG Holding est dirigée par un gendre de Kadhafi, Khaled El-Khweldi El-Hamedi, fils d’un membre important du Conseil du commandement de la révolution. L’enquête fait apparaître qu’ENG Holding était au courant de la transaction d’armes avec la Chine.

Khaled El-Khweldi El-Hamedi est aussi à la tête de l’IOPCR, International Organisation for Peace, Care and Relief, la plus grande ONG libyenne dont la vocation officielle est de promouvoir la paix et l’aide humanitaire. ENG Holding et IOPCR sont établies à la même adresse et partagent les mêmes numéros de télécopie et de téléphone. C’est sur leur télécopieur (+218 21 47 80777) que Bettinotti a transmis le bordereau de livraison relatif aux six fusils d’assaut T-56 envoyés à Tripoli afin d’être évalués.


Conclusion

Moretti et Bettinotti ont reconnu leur culpabilité et négocié une peine de quatre années de prison avec la justice italienne. Le procès des autres prévenus italiens est prévu pour le début du mois de décembre 2009. Il mérite un suivi attentif, et promet d’être fort instructif quant aux mécanismes des trafics d’armes qui multiplient courtiers, intermédiaires et sociétés écrans off-shore.

Il conviendrait de rester très attentif aux implications et complicités des personnalités libyennes citées dans le dossier. Leur rang et proximité avec le pouvoir indiquent que cette affaire ne pourrait être ramenée à une banale affaire de corruption de fonctionnaires, à l’insu du « Guide suprême de la révolution » ou de son entourage immédiat.

Luc Mampaey

Chercheur au Groupe de Recherche et d’Information sur la paix et la Sécurité (GRIP) depuis 1994. Ancien sous-officier des forces armées belges, il est docteur en sciences économiques (Université de Versailles Saint-Quentin), ingénieur commercial (HEC Saint-Louis), et titulaire d’un DES en gestion de l’environnement (ULB/IGEAT).

Federico Santopinto

Chercheur au Groupe de Recherche et d’Information sur la paix et la Sécurité (GRIP). Dernier ouvrage publié : Le développement, une arme pour la paix : Les stratégies de la coopération européenne face aux conflits armés africains.

http://issikta.blogspot.com/2009/12/enquete-sur-un-trafic-darmes-aux.html

 

Rudy Demotte, Ecolo, et le choix des armes

11/06/2009 15:39

Le n°1 wallon a attendu le lendemain des élections pour dire oui à la vente de fusils d'assaut au colonel Kadhafi. Il étouffe ainsi le feu de la polémique. Pour preuve: ce n'est que ce jeudi qu'Ecolo a réagi par voie de communiqué.

Fallait-il vendre des armes à Libye? Bien sûr, l'Union européenne a levé l'embargo militaire, en octobre 2004, après que le colonel Kadhafi eut accepté le démantèlement de tous ses programmes secrets d'armement.

A 62 ans, le dirigeant libyen bénéficie d'un retour en grâce auprès des puissances occidentales. Il plante sa tente en face de l'Elysée. Son ministre des Affaires étrangères est même reçu à la Maison Blanche. Et son pays s'est vu élire au Conseil de sécurité de l'ONU, alors que ce dernier lui avait infligé le statut de paria pendant plus de dix ans à cause de ses liens avec le terrorisme.

Belga

Sur le plan intérieur, toutefois, son bilan reste déplorable en matière de droits de l'homme. Selon Amnesty, le "guide de la révolution libyenne" ne tolère toujours aucune contestation de la part de ses compatriotes sous peine de les torturer. Par ailleurs, Luc Mampaey du Grip (Groupe de recherche et d'information sur la paix) rappelle que, depuis 2006, le parquet de Pérouse, en Italie, enquête sur une contrebande de 500.000 fusils d'assaut chinois entre de hauts gradés de l'armée libyenne et des intermédiaires italiens liés à la mafia. Des rapports d'enquête de l'ONU ont également dénoncé des transferts d'armes par la Libye vers le Darfour en guerre.

http://levif.rnews.be/actualite/belgique/72-56-34827/rudy-demotte--ecolo--et-le-choix-des-armes.html#





08:33 | Lien permanent | Commentaires (0) |

12/07/2009

Pour une terre sans bases de guerre No Dal Molin

Avant le sommet du G8:

gesso no dal molin.jpg

Italie: manifestation contre une base US

AFP
04/07/2009

Plus de 3.000 personnes ont commencé à manifester aujourd'hui contre l'agrandissement d'une base américaine à Vicence (nord-est de l'Italie), à quelques jours de la venue du président Barack Obama en Italie pour le G8. Des pacifistes, des altermondialistes, des militants d'extrême gauche participent à la manifestation organisée par le comité "non à Molin", le nom de l'ancien aéroport où se déroulent les travaux d'agrandissement de la base.

 

Boycotter les bases de guerre
Depuis quelques mois, au sein de l’Assemblée permanente du Préside – Q.G. – pour le « NO DAL MOLIN », s’est constitué un Groupe Boycottage, pour étudier, projeter, programmer et réaliser des activités qui visent à la promotion du boycottage des produits, services et offres de quelque nature que ce soit de la part d’acteurs qui, sur échelle locale, nationale ou internationale montrent d’être favorables et donc de promouvoir le projet et la réalisation de la nouvelle base militaire sur le sol de Vicence.
La pratique du boycottage, de nature non violente, consiste à suggérer à chaque citoyen, aux associations sociales e culturelles, aux coopératives de production et de services, et en général à toutes les réalités sensibles aux thèmes de la justice sociale, de la paix et du respect de la dignité des enfants, des hommes et des femmes, des comportements et des pratiques de consommation de façon à exercer des pression sur les entreprises et les institutions qui au contraire oeuvrent contre de telles instances.
Le Groupe Boycottage pour le « NO DAL MOLIN », spontané, autogéré et indépendant de toute institution ou parti, a jusqu’à présent promu les actions suivantes :
• Campagne d’information sur les questions controversées qui voient la «Banca Popolare di Vicenza», présidée par l’entrepreneur Gianni Zonin, associée de Aeroporti Vicentini s.p.a., impliquée dans l’agrandissement de la base U.S.A. de Sigonella, impliquée dans le transport vers l’Irak de matériel de guerre, sujet qui ne respect pas les bons propos de son Code Ethique pour la sauvegarde de l’environnement et du contexte socio-culturel local e national. A ce propos nous invitons les associés et les clients à interrompre chaque rapport avec la Banque.
• Campagne de non achat des produits de la maison vinicole Zonin. L’entrepreneur vicentin, Gianni Zonin, le 9 janvier 2007 pendant la brève visite à Vicenza de l’ambassadeur U.S.A. in Italie, M. Roland P. Spogli, - objecte « une descente à la base militaire américaine Camp Ederle et à l’aéroport Dal Molin » - a été le seul entrepreneur local à être admis à un entretien privé avec le diplomate ; la rencontre a eu lieu justement auprès du siège central de la Banca Popolare di Vicenza. Dans une interview donnée le 15 janvier au journal « Il Corriere della Sera », M. Zonin, après avoir exprimé un net avis favorable à la base U.S.A Dal Molin, affirma : « Des citoyens de Vicenza opposants ? Je n’en connais pas. J’ai parlé avec une centaines d’entrepreneurs. Pas un qui ne soit contraire. Dans la même interview M. Zonin minimise l’impact environnemental de la base mettant en priorité sur cet argument les avantages économiques de quelques Elus.
• Nous sommes et serons présents aux évènements locaux ou nationaux, promus ou financés par les sujets politiques ou économiques qui soutiennent la nouvelle base de guerre, avec la
campagne informative de distribution de tracts, manifestations et autres initiatives aptes à éclairer les respectives positions sur le projet en question, permettant ainsi à la population de discerner les réelles utilités sociales et collectives des simples intérêts individuel ou de catégorie.
Nous vous invitons à vous unir à nos actions dans le cadre de vos activités.
Que pouvez vous faire ?
1. Adhérer aux actuelles campagnes boycott lancées par le groupe :
• Ne pas acheter, vendre, consommer les produits vinicoles Zonin y compris toutes les étiquettes (Podere il Giangio, Cà Bolani, Masseria Altemura, Feudo Principi di Butera, Rocca di Montemassi, Castello D’Albola, Azienda Monte Oliveto, Castello del Poggio, Tenuta il Bosco, Tenuta Ca' Vescovo).
• Ne pas utiliser les services de la Banca Popolare di Vicenza, en fermant les éventuels comptes courants (nous vous aidons dans cette opération en vous fournissant un modèle standard de lettre), en n’ayant pas recours à ses services de trésorerie, en laissant la position d’actionnaire.
2. Unissez-vous à nous avec des nouvelles propositions et idées pour ce qui concerne le boycottage.
3. Insérez dans vos contacts notre site.
Contactez-nous directement pour plus d’information:
• Chaque lundi soir à 21.00 auprès du Q.G. de Rettorgole (zone proche de l’ aéroport Dal Molin);
• En consultant nos documents sue les sites www.altravicenza.it et www.nodalmolin.it;
• En contactant l’adresse suivante info@altravicenza.it avec objet: boycottage.
Le futur est dans nos mains
Pour une terre sans bases de guerre
Groupe Boycott de l’Assemblée Permanente

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Des milliers d'Italiens ont manifesté en signe de protestation contre l'extension de la base militaire américaine dans leur pays. Selon le correspondant de l'Irib à Rome, plus de 15.000 personnes ont participé ce samedi à une manifestation à Vicenza, une ville dans le Nord d'Italie qui abrite une base militaire américaine; une manifestation dégénérée en violence par l'intervention de police qui a utilisé le gaz lacrymogène et passé à tabac les protestataires réclamant la fermeture de cette base. Selon un accord conclu entre Rome et Washington, les Etats-Unis vont débloquer 500 millions de dollars pour faire de leur base à Vicenza la plus grande base militaire américaine sur toute l'Europe. Environ 3.000 soldats américains sont actuellement installés dans cette base dans le Nord italien qui sert aussi de commandement central de 5 autres bases états-uniennes en Italie.

http://french.irib.ir http://french.irib.ir

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29/06/2009

G8 L'Aquila Rome 2009

Du 1er juin au 10 juillet 2009 -

Le G8 2009 sous présidence italienne se tiendra à L’Aquila, en Italie, du 8 au 10 juillet 2009.

Il conclura une série de rencontres ministérielles :

24 et 25 mai- Rome Réunion des ministres de l’Energie du G8

29 et 30 mai- Rome Réunion des ministres de la Justice et des Affaires intérieures du G8

11 et 12 juin- Rome Réunion des ministres du Développement du G8

12 et 13 juin- Lecce Réunion des ministres des Finances du G8

22 au 24 juin- Monza (Milan) Réunion des ministres des Sciences et Technologies du G8

25 au 27 juin- Trieste Réunion des ministres des Affaires étrangères du G8

A l’agenda du G8 :

- la poursuite du dialogue avec les pays émergents ; - la réalisation des objectifs du millénaire pour le développement ; - les négociations sur le changement climatique ; - le développement de l’Afrique autour de 4 enjeux (sécurité alimentaire, santé globale, eau, éducation).

Les informations relatives à ce G8 seront publiées sur cette page tout au long du processus de négociation. Pour en savoir plus, voir le site officiel du G8

 

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Une motivation prime sur toutes les autres : le plaisir est révolutionnaire

 

L'ensemble du programme d'actions contre le sommet de juillet.
Des actions décentralisées. Il n'y a pas d'accord sur le cortège à L'Aquila.

Si Berlusconi était convaincu de diviser le "mouvement" en déplaçant au dernier instant le sommet international de la Maddalena à L’Aquila, il restera déçu. Il suffit d'écouter l'assemblée du Réseau des comités No-g8 qui s’est réunie dimanche dernier pour organiser les protestations (qui vont durer toute la semaine) : «La population locale a d'abord accueilli avec satisfaction le déplacement- dit Renato De Nicola du forum social des Abruzzes - Mais aujourd'hui elle perçoit la faillite politique du gouvernement et voit ce rendez-vous comme une vitrine pour critiquer le décret pour la reconstruction». De plus , la militarisation du territoire, le contrôle social dans les camps de tentes, l'énorme spéculation en place et le manque de fonds pour la reconstruction font monter le mécontentement. Les premiers à se mobiliser contre le G8 seront les habitants de Vicenza (Vénétie) opposés à la DalMolin, qui prévoient pour le 4 Juillet une manifestation, ayant pour point de départ le rassemblement permanent et se terminant par l'occupation de la base militaire. Il est également à prévoir que des Abruzzeses et d'autres militants no-global viendront à Vicenza pour donner un coup de main à ce qui se présente comme le premier rendez-vous du contre-sommet. Au cours de la nuit, entre le 5 et 6 juillet, exactement à 3h et 32 minutes (l'horaire à lequelle s'est produit le tremblement de terre dévastateur du 6 avril dernier), aura lieu à L'Aquila, la veillée «Mémoire, vérité et justice» pour se souvenir des victimes et des responsabilités. Et notamment celles – dénoncent les comités - des constructeurs et de la protection civile, qui «savait et n'a rien fait». Le jour le plus "turbulent" sera celui du 7, où on prévoit l'accueil des puissants de la Terre. Les modalités n’ont pas été encore décidées. Le réseau romain, pour le moment, parle de « places thématiques » qui conflueront en une contestation unitaire. Pendant ce temps dans la capitale des Abruzzes aura lieu un «forum» dans le parc mis en place par l'UNICEF, dans lequel on débattra avec des communautés locales «rebelles» (comme cela de Chiaiano, la No-DalMolin et la no-Tav) sur les modèles de développement, la démocratie et la participation. Le 8 et le 9 juillet, la révolte deviendra générale, avec des manifestations sur l'ensemble du territoire et des actions surprises. Puis le 10, aura lieu à L'Aquila la manifestation organisée, entre autres, par le Patto di Base (avec les syndicats de base Cobas, Rdb et SDL), Socialismo Rivoluzionario et la Rete dei comunisti. La manifestation commencera à partir de la gare Paganica et atteindra les lieux symboliques du tremblement de terre : les camps de tentes de Onna, Tempera, San Gregorio et Sant’Elia, et terminera à l'entrée du centre-ville. Mais cette manifestation a conduit à des frictions dans l’assemblée des anti-G8, qui n'ont pas finalement trouvé d'accord. « c'est forcer les gens, les Aquilains ne comprendrons pas tous l'arrivée de l'extérieur de milliers de personnes, c’est mieux de respecter leur volonté », explique Sara Vegni du comité 3e32. Certains craignent que la manifestation soit interprétée comme un « appel lancé par le haut » et qu'elle détourne l'attention du problème de la « reconstruction » au profit d'éventuels affrontements. "Il s'agit de la dernière vitrine internationale pour exprimer la colère - continue Vegni – C’est mieux de laisser la contestation seulement aux Aquilains, qui sont de plus en plus enragés. On doit faire un anti-G8 créatif et intelligent et délocaliser la révolte dans tout le pays ». Parmi les partisans de la manifestation il y a par contre Epicentro Solidale, qui affirme qu'il n’existe pas de fossé entre les habitants Abruzzes et les autres. Piero Bernocchi de Cobas garde courage. « Il n’y a pas de divisions entre ceux qui veulent critiquer les dirigeants et ceux qui veulent s'opposer au décret sur les Abruzzes - soutient-il - ce sont les deux faces de la même médaille ». Toutefois, la plupart des comités locaux, tandis qu’ils ne soutiennent pas la manifestation, jetent de l'eau sur le feu: « Nous sommes pourtant tous d'accord pour nous opposer à ce sommet et au gouvernement Berlusconi, après chacun le fait à sa manière ».
Traduction d'un article d' "il manifesto".

 

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Genoa riots: 15 guilty of G8 brutality will not go to jail

The 15 Italian police officers and doctors sentenced to jail for brutally mistreating detainees at a holding camp after the 2001 G8 riots were yesterday celebrating their freedom after it became clear that none of them would actually serve prison terms.

Defendants in Italy do not go to jail for most offences until they have exhausted all the appeals to which they are entitled, normally at least two. And in this case, it emerged, the convictions and sentences alike will be wiped out by a statute of limitations next year.

Late on Monday, judges in Genoa where the summit was held convicted 15 accused and acquitted a further 30. Those found guilty, including the camp commander, Biagio Gugliotta, were given jail sentences ranging from five months to five years. The only real effect of the verdict will be to allow the victims to receive compensation.

The court heard that detainees from Britain, Italy, France, Germany and elsewhere were insulted, kicked, beaten and sprayed with asphyxiating gas in their cells. Some were threatened with rape. Others were forced to shout out chants in praise of Italy's late fascist dictator, Benito Mussolini.

The abuses took place at the camp in Bolzaneto, six miles from Genoa, where more than 250 of those arrested were taken.

Roberto Castelli, Silvio Berlusconi's justice minister at the time of the offences, said the three-year trial had "dismantled the theory" that the violence was organised by the then-new government as a way of putting a stop to rioting by anti-globalisation protesters at the Group of Eight's meetings.

The leader of the right's parliamentary group, Fabrizio Cicchito, said: "There was no systematic repression or torture, but there were mistakes by certain members of the forces of law and order."

But Paolo Ferrero, a Communist minister in the last centre-left government, called the outcome scandalous. He said it was part of an Italian tradition "of not wanting to shed light on events that really happened".

 

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A Toulouse, une commission dénonce violences et impunité de la police

Publié le mai 13, 2009
Dans la Catégorie A la Une, Toulousain(e-s) |

police-place-occitane.JPGLa Commission nationale Citoyens-Justice-Police a rendu mardi son rapport sur les violences policière illégitimes à Toulouse pour 2007-2008.

propos racistes, menaces, coups violents et mauvais traitements

Organisme national sur les rapports entre les citoyens et les forces de sécurité, sur le contrôle et le traitement de ces rapports par l’institution judiciaire, cette commission est composée de la Ligue des Droits de l’Homme, du Syndicat de la Magistrature et du Syndicat des Avocats de France.

En 2007 – 2008, lʼantenne de Toulouse de la Commission Citoyens-Justice-Police a été
saisie 35 fois.

Et 15 affaires ont pu être traitées, dont certaines à titre exceptionnel en dehors de Toulouse.

Parmi les dossiers les plus retentissants : les opérations de contrôle de la Gendarmerie nationale dans des établissements dʼenseignement du Gers en novembre 2008.

Et le constat est accablant.

Difficultés pour porter plainte et classement sans suite systématique

Voilà ce qu’écrivent les membres de la commission :  “A lʼoccasion de simples contrôles dʼidentité, de gardes à vue ou d’éloignement forcé, des provocations, des insultes, des mots blessants, des propos racistes, des humiliations, des menaces, des brutalités et parfois des coups violents (coups de poing, coups de pieds, coups de matraques) ont été portés à notre connaissance. Bien que banalisés, le menottage excessivement serré, les fouilles de sécurité, et les pressions exercées par les policiers, aux fins dʼobtenir la signature des procès-verbaux à la fin des gardes à vue, peuvent apparaître comme constitutifs de mauvais traitements”.

Mais pis encore, les citoyens victimes de ces agissements manifestement déraisonnables,  éprouvent de réelles difficultés à se faire entendre de la justice.

“La fréquence des poursuites pénales pour outrage et rébellion, parfois engagées pour
ces seuls faits, contribue à renforcer la peur des victimes, ce qui les conduit à renoncer
à porter plainte” soulignent les auteurs du rapport qui précisent encore que “La difficulté persiste pour les victimes de faire enregistrer leur plainte dans les commissariats.”

Ainsi “Des fonctionnaires de police ont pu refuser, en effet, en toute illégalité, dʼenregistrer les plaintes des victimes de violences illégitimes”.

Mais une fois passé ce cap, les victimes se heurtent systèmatiquement à l’inertie du ministère public.

Ainsi la conclusion de la commission n’est pas seulement accablante mais scandaleuse “au cours des deux dernières années, et pour ce qui concerne les affaires signalées à la Commission, à Toulouse, aucune plainte pour violence commise par dépositaire de
l’autorité publique dans l’exercice de ses fonctions n’a donné lieu à une suite judiciaire.”

Recemment, Amnesty International avait également dénoncé cette situation en France.

 

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15/06/2009

Ronde nere fascisme italie msi non oxi 28 octobre

 

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Presentazione delle «ronde nere» al convegno nazionale dell'Msi a Milano. Il gruppo si chiamerà «Guardia nazionale italiana» (Gerace)

 

 

Italie : vers un retour du fascisme ? C’est hebdomadaire catholique Famiglia Cristiana ("Famille chrétienne") qui a lancé le pavé dans la mare. Dans un éditorial du 13 août, ce journal, vendu à plus d’un million d’exemplaires par abonnement et dans les paroisses, s’interroge : "Espérons que les soupçons d’une renaissance du fascisme, en Italie, sous d’autres formes se révéleront infondés."

Les campagnes électorales d’avril dernier et la victoire d’une droite dure se sont en effet immédiatement traduites par une vaste offensive xénophobe. Les Roms de nationalité italienne ou venant d’autres pays européens ont été désignés comme la source de tous les maux du pays. Cette entreprise incluait une vague de violences contre des camps de Roms, sous l’impulsion notamment de membres de l’extrême droite et d’éléments de la pègre et de la part du gouvernement une campagne de fichage des Roms.

La fiche a été établie à Naples , où le recensement a débuté, avant de s’étendre à Milan et à Rome. Dans ces trois villes, le gouvernement considère que la présence des Roms « crée des troubles ». Leurs préfets respectifs ont été nommés commissaires à "l’urgence nomade" puis convoqués au ministère de l’intérieur pour mettre au point les détails de l’opération. Le fichage comprend, à côté des empreintes digitales et de la photo, des cases "ethnie" et "religion". Ce fichage a provoqué un tollé dans le pays, et alerté l’Union européenne ainsi que des organisations internationales comme l’Unicef et Amnesty international. Malgré les polémiques, le ministre de l’intérieur Roberto Maroni, à l’origine du projet, déclare ne pas vouloir "reculer d’un millimètre". Selon ce haut responsable de la Ligue du Nord, populiste et xénophobe, le recensement est indispensable pour connaître la situation des camps et des nomades qui vivent en Italie, adultes et enfants. Selon lui, "il ne s’agit pas d’un fichage ethnique", mais d’"une garantie supplémentaire pour la protection des droits des occupants des camps nomades".

Il a du reculer sur un point : contrairement à ce qui avait été annoncé dans un premier temps, les empreintes des enfants n’ont pas été relevées. Maroni, qui espérait pouvoir appliquer le fichage aux mineurs, a dénoncé l’"hypocrisie" des réactions à ce sujet. Les empreintes, a-t-il défendu, devaient ainsi servir à vérifier s’ils étaient envoyés mendier par leurs parents. Dans ce cas-là, les enfants auraient pu être retirés à leur famille.

La conférence épiscopale italienne a fait part de sa "forte préoccupation". L’opposition qualifie le fichage de "raciste". Amos Luzzatto, ancien président de l’union des communautés juives, a déclaré que cette décision ravivait en lui le souvenir de ce qu’il a vécu lors de la proclamation des lois raciales de 1938 par Mussolini. Parallèlement, depuis le 4 août plus de trois mille soldats ont commencé à se déployer dans les principales villes italiennes .Leur champ d’action inclut la lutte contre la criminalité, l’immigration clandestine et la menace terroriste.

Le nouveau gouvernement a aussi donné toute liberté aux maires pour prendre des mesures restreignant les libertés dans leurs villes, produisant ce que l’on appelle maintenant les "maires-shérifs" . Avant même le décret autorisant ces dérives locales, le maire de Rome, G. Alemanno (droite) avait prohibé les pique-niques sur les places ou près des monuments du centre historique de la capital et surtout tenté d’interdire aux pauvres de fouiller dans les poubelles. Les associations caritatives romaines organisant les soupes populaires, en majorité catholiques, ont immédiatement protesté, Don Ciotti, de l’association Abele a déclaré : « ceux qui font les poubelles doivent avoir une chance de survivre" ; face au scandale, Alemanno a du reculer.

Le maire de la capitale est d’ailleurs particulièrement représentatif des dangers de la situation actuelle. Giovanni Alemanno a mené une campagne virulente pour battre son adversaire, Francesco Rutelli, maire et ministre de la Culture sortant, en ciblant ses attaques sur l’insécurité et l’immigration. Il a promis l’expulsion de 20 000 immigrés clandestins ayant eu affaire à la justice.

Cet ex-ministre de l’Agriculture de précédents gouvernements Berlusconi, est issu de l’ancien parti MSI, héritier du mouvement fasciste. Il avait participé avec G. Fini, au « recentrage »politique d’Alliance Nationale mais il a gardé des liens étroits avec la frange radicale qui maintient l’ancien cours néo-fasciste.

Ainsi c’est tardivement, sous la pression de la communauté juive de Rome, qu’il a été contraint de récuser son alliance avec la Destra (la Droite), une scission du parti de Fini se revendiquant ouvertement du fascisme, dirigée par Francesco Storace, tout en lâchant : « A propos de Storace, les juifs exagèrent ».

Alemanno, surnommé lors de ses années de jeunesse fasciste "il picchiatore " (le "tabasseur"), avait déjà suscité une vive émotion sur des plateaux de télévision, en exhibant la croix celtique qu’il porte en permanence au cou.

Le même Alemanno a également proposé après son élection de nommer plusieurs rues de la capitale d’après des hommes politiques du siècle dernier, parmi lesquels son mentor Giorgio Almirante, ex-membre de la République sociale de Saló (Etat fasciste du centre et du nord de l’Italie fondé par Mussolini en 1943) et fondateur du néofasciste Mouvement social italien (MSI). La communauté juive de Rome a vivement critiqué cette initiative en rappelant les collaborations, en 1942, d’Almirante à la revue antisémite La défense de la race et les articles dans lesquels ce dernier affirmait que « le racisme doit être la nourriture de tous […]. Autrement nous finirons par faire le jeu des métis et des juifs… ». Le président de la communauté juive de Rome a proposé que le nom de son grand-père mort à Auschwitz, Riccardo Pacifici, soit écrit en lieu et place de Giorgio Almirante. Alemanno, n’a pourtant pas abandonné son projet de lui attribuer une rue. Il a simplement concédé « qu’il cherchera une discussion claire afin d’obtenir le consensus de la communauté juive pour consacrer une via Almirante ». Avant de rectifier : « Nous n’avons jamais pensé déléguer la question à la communauté juive, c’est moi qui décide. »

Les anciens/nouveaux dirigeants italiens entretiennent indubitablement des rapports troubles avec l’histoire de leur pays.

La République italienne est née en s’opposant au fascisme, sur les cendres de la monarchie fasciste de Vittorio Emmanuele III.

Il est d’usage commémorer, chaque 25 avril - jour de la fête nationale -, la sortie de cette période totalitaire.

Berlusconi, en quinze années de vie politique et deux mandats de premier ministre, n’a jamais pris part aux commémorations de la fête nationale italienne. Il a tenu à effectuer, le 25 avril 2008, un geste explicite : alors que le Président de la République célébrait la victoire des alliés sur les nazis, il recevait en consultation officielle dans ses bureaux le sénateur Ciarrapico, qui a fait toute sa campagne électorale sur sa nostalgie pour le régime mussolinien et qui a déclaré haut et fort qu’il n’était aucunement question pour lui de renier le fascisme. Cet homme d’affaires plusieurs fois condamné par la justice, a longtemps dirigé une maison d’édition dont l’activité principale était la publication d’ouvrages fascistes et révisionnistes

Grâce à son appui et aux moyens qu’il a déployé la majorité de droite compte dans ses rangs Alessandra Mussolini, petite-fille du Duce et garante de sa "mémoire idéologique et politique". Déjà euro-députée, elle est remplacée au Parlement européen par le chef des « Naziskins » de Forza Nuova, Roberto Fiore, adorateur proclamé du Duce et de Franco et longtemps exilé en Angleterre pour fuir la justice. La présence au gouvernement de plusieurs ministres de la Ligue du Nord qui a recours à une thématique de droite très radicale est un élément particulièrement préoccupant pour l’avenir. Il est à noter que ce parti qui s’appuie sur une thématique régionaliste et populiste a conquis des voix dans l’électorat ouvrier d’une gauche en déshérence. Le rôle joué par le parti Allianza Nazionale (ex MSI) de Fini, issu du néo-fascisme, accentue la coloration extrémiste d’une droite italienne qui cherche à détruire l’indépendance et le statut de la justice. La violence contre les Roms et les immigrés annonce elle d’autres affrontements ?

http://www.betapolitique.fr/Italie-danger-fasciste-10649.html

 

11/11/2008
Q I (2)
L’Italie toujours séduite par Mussolini


(MFI) Un nombre croissant d’Italiens avouent leur admiration pour Benito Mussolini, estimant que le régime du dictateur qui s’était allié avec Hitler n’a pas été totalement négatif. Parmi ces « nostalgiques » du fascisme, les jeunes sont de plus en plus nombreux.

Le 28 octobre dernier, des milliers de nostalgiques de Benito Mussolini se sont retrouvés – comme chaque année – dans sa ville natale de Predappio, dans le Nord-Est de l’Italie, pour commémorer sa prise de pouvoir, le 28 octobre 1922. Autrefois, le rassemblement ne réunissait qu’une centaine de personnes, souvent âgées, qui préféraient être discrètes. Cette année, ils étaient plus de 10 000, vêtus de la même chemise noire que le dictateur, défilant en faisant le salut fasciste, un drapeau italien à la main. Comme le déclarait au quotidien La Stampa le maire de centre-gauche de la ville, Giuliano Brocchi : « Pendant de nombreuses années, on ne voyait que des nostalgiques d’un certain âge. Aujourd’hui, ceux-ci ont cédé la place à des jeunes de plus en plus nombreux, très revendicatifs, se disant fiers d’être fascistes. C’est inquiétant. »
Le « pèlerinage » suit toujours le même itinéraire : défilé à travers les rues de la ville jusqu’au cimetière de San Cassiano où se trouve la tombe de celui qui dirigea l’Italie d’une main de fer de 1922 à 1943, messe de commémoration puis garde d’honneur et chants fascistes. Les deux magasins de souvenirs de Predappio vendent des briquets, cendriers et autres t-shirts à l’effigie du Duce, mais aussi des matraques et des poings américains sur lesquels est inscrit le nom de Mussolini. « Nous recevons beaucoup de clients pour l’anniversaire de sa naissance le 29 juillet, de sa mort le 28 avril et de la marche sur Rome le 28 octobre. Mais il y a du monde toute l’année ; les affaires marchent de mieux en mieux », reconnait le propriétaire d’un magasin, cité par La Stampa. Visiblement, le culte du Duce se porte bien.

La tentation de réviser l’histoire

Cette année, la commémoration prend un relief particulier du fait de la dérive autoritaire que connaît l’Italie depuis le retour au pouvoir de Silvio Berlusconi en avril 2008. Entre la remise en cause de l’indépendance des magistrats et la rigueur des lois contre les immigrés, entre les dérapages verbaux du Premier ministre et la multiplication des attaques contre les étrangers, certains n’hésitent pas à comparer le berlusconisme au fascisme. Pour Angelo d’Orsi, professeur de sciences politiques à l’université de Turin : « Silvio Berlusconi est l’héritier du Duce. Certes, le pays ne va pas sombrer dans la dictature. Mais Berlusconi est l’inventeur d’un totalitarisme d’un nouveau genre qui prend la forme d’un contrôle des médias, d’une confiscation de l’Etat à des fins personnelles, d’une gestion politique qui oscille entre menaces et séduction. Il met au pas les juges, manipule l’opinion publique, se fait le chantre de l’ordre… Tout cela est loin des normes démocratiques. » On assiste en outre à une tentative de réviser l’histoire. Lors des célébrations de l’anniversaire de l’armistice, le 8 septembre dernier, Ignazio La Russa, le ministre de la Défense, a rendu hommage aux combattants de la république de Salo, qui restèrent fidèles à Mussolini et au nazisme après le renversement d’alliances : « Ils ont combattu avec la conviction qu’ils défendaient leur pays. Je ne considère pas et je n’ai jamais considéré le fascisme comme le mal absolu. » Fureur dans les rangs de la gauche et des associations de défense des Droits de l’homme.

« Un régime qui avait aussi ses bons côtés »

Pas étonnant dans ces conditions qu’un nombre croissant d’Italiens – parmi lesquels des stars du sport ou de la chanson – reconnaissent ouvertement admirer Benito Mussolini et estimer qu’il ne faut pas porter un jugement trop sévère sur cette période, que tout n’était pas si négatif. « Les gens oublient volontairement l’utilisation d’armes chimiques lors de la guerre d’Ethiopie en 1936, les lois raciales contre les juifs, le pacte d’Acier avec Hitler, la participation de l’Italie à la Seconde guerre mondiale aux côtés de l’Allemagne nazie. Ils ne retiennent que l’ordre, la sécurité, le nationalisme, une certaine prospérité, les ambitions de grande puissance de l’Italie. C’est leur moyen de réagir à la mondialisation, à la crise économique, à la société multiculturelle, à la peur du lendemain », déplore l’historien Gianni Malteze, interviewé dans La Repubblica.
Signe des temps : les maires (de droite comme de gauche) des villes de fondation – ainsi qu’on appelle les cités construites sous Mussolini et dont l’architecture était censée symboliser l’ordre fasciste – ont obtenu pour la première fois de larges subventions pour réhabiliter des lieux qui interpellent les mémoires. « Il y a dix ans, nous n’obtenions pas un centime », reconnaît l’un des élus, cité par Le Monde. Pour le maire de Pienza : « L’histoire a condamné le fascisme. Rénover ces villes, c’est servir leurs habitants, pas cautionner un régime qui a bafoué la démocratie et les droits humains. » Mais le premier magistrat de la commune de Sabbioneta est plus ambigu : « Le regard sur le fascisme a changé. Il n’y a pas eu que des moments noirs sous Mussolini. » Parallèlement à Predappio, un commerçant, interviewé par La Stampa, admet que « vivre dans une ville associée à Mussolini et au fascisme est parfois embarrassant. Mais c’est bon pour les affaires, et les admirateurs du Duce sont très polis ; ils ne causent jamais le moindre problème ».

Jean Piel

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

http://www.rfi.fr/fichiers/MFI/PolitiqueDiplomatie/2675.asp

 

 

28 Octobre on fêtera en Grèce le Non ΟΧΙ, c’est la deuxième fête Nationale après celle du 25 Mars.. Il s’agit d’une date historique, le 28 Octobre 1940 la Grèce disait Non à Mussolini et rentrait en guerre.
Chaque année on assiste à des défilés mais contrairement à la fête Nationale du 25 Mars où le grand défilé à lieu à Athènes, pour le 28 Octobre il a lieu à Thessalonique

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