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22/02/2011

Le parquet bloque la semi-liberté de Jean-Marc Rouillan

Le tribunal d’application des peines de Paris a accordé, hier, un régime de semi-liberté à Jean-Marc Rouillan, 58 ans, qui était le dernier membre d’Action directe (AD) à passer jour et nuit en prison. Mais le parquet a bloqué cet aménagement de peine en faisant immédiatement appel. L’ancien leader d’AD est en prison depuis près de vingt-quatre ans pour les assassinats du PDG de Renault, Georges Besse, en 1986, et d’un ingénieur général de l’armement, René Audran, en 1985. L’appel suspend de fait la mise en place du régime de semi-liberté, censé entrer en vigueur le 7 mars. Il reviendra donc à la chambre de l’application des peines de la cour d’appel de Paris d’examiner dans plusieurs semaines la demande de semi-liberté, qui ouvre la voie au bout d’un an à une éventuelle libération conditionnelle. Jean-Marc Rouillan avait déjà bénéficié d’une mesure de semi-liberté en 2007, mais elle avait été révoquée quelques mois plus tard, après des déclarations dans la presse selon lesquelles il ne «crachait» pas sur tout ce qu’il avait fait.

piqué au tas sur libé.com - 16/02/2011

10:37 | Lien permanent | Commentaires (0) |

30/09/2010

Happy birthday !

Ce vendredi 2 octobre, Jean-Marc Rouillan fête le deuxième anniversaire de sa réincarcération. Deux années de prison pour quelques mots.

Deux années d’emprisonnement pour une phrase dans une interview. Qui n’annonce aucune dévastation apocalyptique. Même pas sulfureuse. Une phrase que la Cour d’appel a qualifiée d’« ambiguë ».

Deux années d’emprisonnement pour des mots… Moi qui, à la sortie de Mai 68, ai fait le choix des armes et de l’action révolutionnaire, me voici, à cinquante-huit ans, incarcéré, suprême ironie, « sur parole ».

la suite sur Agone

 

15:56 | Lien permanent | Commentaires (0) |

02/04/2010

Georges Cipriani semi-libéré. Liberté pour Jean-Marc Rouillan !


le 01/04/2010 à 22:03

La cour d’appel de Paris a accordé cet après-midi une semi-liberté à Georges Cipriani. Une épreuve obligatoire avant une libération conditionnelle. La lutte continue pour les comités de soutien qui réclament la libération de Jean-Marc Rouillan.

Dans les comités de soutien aux prisonniers d’Action Directe, on redoutait aujourd’hui un poisson d’avril bien pourri. Et puis non, la bonne nouvelle est arrivée. Après vingt-quatre années de cabane dans des conditions extrêmes, après vingt-quatre années sans jamais mettre un pied dehors, après une interminable procédure pour demander une libération conditionnelle, après un cruel jeu de yoyo entre décisions favorables et appels du Parquet, Georges Cipriani sera semi-libre dans une quinzaine de jours.

Le comité qui anime le blog d’information et de mobilisation pour la libération des deux derniers militants d’Action Directe emprisonnés précise que Georges Cipriani connaîtra les détails de son aménagement de peine la semaine prochaine à l’occasion d’une visioconférence avec un juge. Pour ce comité, les choses ne s’arrêtent pas là. « Georges Cipriani était libérable depuis février 2005. Nous devons continuer à le soutenir dans cette étape vers la libération complète. »

Même état d’esprit sur le blog L’Inter : « On ne dit pas merci à un camarade, dit-on, et pourtant, c'est bien le premier mot qui nous vient aujourd'hui à l'esprit. Merci Georges. Et merci à ces camarades pour leur résistance acharnée depuis vingt-quatre ans. Merci pour ce collectif qu'ils ont formé pendant toutes ces années et qui a montré la force d'une résistance collective. Merci pour cette résistance qui les fait sortir debout. Malgré l'ensemble des mesures d'exception qu'ils ont connues. Rappelons, l'arrestation et les conditions spéciales aussitôt créées en prison. Malgré des procédures d'exception mises en place. Jusqu'à cette rétroactivité de la loi Dati qui a reculé de plus de deux ans encore la décision qui tombe enfin aujourd'hui. (…) Cette résistance au long terme est un message d'espoir pour tous ceux qui subissent ce système, son exploitation, sa répression. Et pour tous ceux qui mènent un combat. Le monde est dur dehors. Evidemment, puisque c'est ce qui nous conduit à lutter. Aussi, notre solidarité ne doit pas s'arrêter. Soyons conscients qu'il ne s'agit pas encore de liberté, mais de vie semi libre. »

Georges Cipriani, 59 ans, sera semi-libre le 14 avril. Il pourra travailler pour la Banque alimentaire de Strasbourg et soutenir bénévolement le Secours Populaire. La bonne nouvelle n’occulte pas les inquiétudes qui demeurent pour Jean-Marc Rouillan. Le taulard-écrivain croupit toujours en prison à Muret, près de Toulouse, malgré le fait qu’il souffre du syndrome de Chester-Erdheim. « Il avait obtenu une semi-liberté en 2007 qui a été révoquée le 16 octobre 2008 pour quelques lignes d'une interview, rappelle le blog Action Directe. Une nouvelle demande a été déposée mi-novembre 2009. Jean-Marc a été transféré à la fin janvier 2010 pour six semaines au Centre National d'Observation (CNO) de Fresnes. Le 1er mars, il a été transféré à l'UHSI de la Pitié-Salpétrière pour une semaine d'examens médicaux. Il a été depuis de nouveau retransféré à la prison de Muret en attente du rapport du CNO et de la date de l'examen de sa demande de semi-liberté. » Une situation complètement dingue.

« La mobilisation pour la libération des prisonniers d’Action directe continue, sans faiblir », assurent d’une même voix les collectifs de soutien. Les initiatives se poursuivent. Projections de films, débats, lectures, concerts… demandez le programme :

Jeudi 1er avril, à Saint-Etienne, au Misanthrope, projection du film Retour sur mon parcours militant (derniers entretiens avec Joëlle Aubron) + Spoken Word.

Vendredi 2 avril, à Saint-Etienne, au Sfero Squat, Les Kamioners du Suicide (reggae punk/Florac) + Bière Sociale (punk/Paris) + guests

Lundi 5 avril, à Saint Denis, au Théâtre La Belle étoile (Cie Jolie Môme), projection du film Rouge Bandit et débat avec Charlie Bauer.

Dimanche 18 avril, à Paris, au CICP, projection, débat et concert.

Vendredi 23 avril, à Tours, à la librairie libertaire La Niche, projection de Retour sur mon parcours militant, débat et repas collectif.

Vendredi 30 avril, au Havre, à la librairie Le Bouqui'n'oir, lecture des Chroniques carcérales de Jann-Marc Rouillan.

Plus d’informations sur le blog d’information et de mobilisation pour la libération des militants d’Action Directe, sur le blog L’Inter et sur le site Ne Laissons pas faire !

Lire sur Le Post : Une projection de Rouge Bandit pour Rouillan et Cipriani.


08:40 | Lien permanent | Commentaires (0) |

15/11/2009

Liberté pour Jean-Marc Rouillan et Georges Cipriani

Lu sur le Post : Peu à peu, des initiatives émergent pour sortir Jean-Marc Rouillan et Georges Cipriani, ex-militants d’Action Directe, de prison. Trois rendez-vous sont à noter pour le 21 novembre.
« Ceux de l’Extérieur tressaillent en lisant les anciens récits des rituels sanguinaires d’Amérique centrale. Mais à l’Intérieur, où a cours la religion du droit d’exception, on pratique encore le sacrifice humain. Comme le prêtre maya chantait, dansait et priait pour que les dieux fassent pleuvoir ou repoussent l’envahisseur, l’administration promulgue, décrète et verdicte pour faire régner l’ordre comme la sécurité et contenir les hordes d’immigrés. Mais l’ordre pénitentiaire ne serait pas ce qu’il est s’il ne remplissait aussi sa fonction à destination de ceux de l’Extérieur : le sacrifice carcéral rend supportable la servitude salariale. La voilà la place centrale de la prison dans la gestion postmoderne de l’ordre social ! Pour l’essentiel, rien n’a changé depuis les jeux du cirque de la Rome antique : l’homme ne se croit libre que de côtoyer des esclaves et d’avoir l’occasion d’exercer son droit d’un tour de pouce – plutôt vers le bas. Halte aux prisons quatre étoiles ! Il faut faire preuve de fermeté ! Finalement ils ont peut-être raison. Je refuse cette civilisation. Pour sa barbarie. Parce que je porte en moi les graines d’un monde sans cirque ni esclavage. »
Ces quelques lignes, signées Jann-Marc Rouillan, nous les retrouverons en janvier prochain dans Paul des épinettes et moi à paraître aux éditions Agone (où l’auteur de La Part des loups a travaillé, de décembre 2007 à octobre 2008, durant sa période de semi-liberté). Édité en 2002 par L’Insomniaque sous le titre Paul des épinettes, le livre sera enrichi par des pages qui traiteront notamment de la « justice », de la semi-liberté, de la maladie et de la mort en prison.
Si les écrits arrivent à passer relativement bien les murailles, ce n’est pas aussi simple avec les corps, même malades comme c’est le cas avec Jean-Marc Rouillan, ex-militant d’Action Directe et actuellement membre du NPA. Incarcéré depuis près de 23 ans, il est aujourd’hui, atteint du syndrome de Chester-Erdheim (maladie auto-immune rare et évolutive qui exige un traitement expérimental légalement impossible à administrer en prison) et demande à bénéficier d’une suspension de peine pour raison médicale comme le prévoit la loi du 4 mars 2002, dite « loi Kouchner ».
Aux Baumettes, à Muret ou ailleurs, Jean-Marc Rouillan n’a plus rien à faire en prison. Comme Georges Cipriani, il a terminé sa peine de sûreté depuis 2005. Jusqu’où ira la vengeance de l’État ? Privé de soins, Jean-Marc Rouillan serait-il condamné à une peine de mort lente ? Rappelons que Maurice Papon, condamné pour complicité de crimes contre l’humanité, a pu profiter de la « loi Kouchner » fin 2002. Et, avec ça, entre autres choses, il serait interdit de trouver cette France-là monstrueuse...
Des voix s’élèvent pour faire sortir Jean-Marc Rouillan et Georges Cipriani de cabane. L’Organisation communiste libertaire (OCL) et le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) ont récemment dénoncé l’acharnement de l’État contre ces deux prisonniers politiques. En plus des rassemblements mensuels devant la direction de l’Administration pénitentiaire et après un concert donné par Dominique Grange dans le Nord, trois rendez-vous sont à noter pour le samedi 21 novembre :
À Marseille, les camarades et groupes de défense et de soutien aux militants d'Action Directe emprisonnés (Jean-Marc Rouillan et Georges Cipriani) et tous ceux qui voudront répondre à l'appel se réuniront autour du thème « Histoire sans parole », à 15h30, à l’Équitable Café, 54 Cours Julien (13006). Infos : http://equitablecafe.org/
À Toulouse, dans le sillage des actions de l’ARPPI contre les longues peines et les mitards, pour la libération des malades, des handicapés…, une déambulation est organisée en ville par L’Échappée. Rendez-vous devant la prison Saint-Michel à 14h. Un rassemblement-concert est également annoncé devant la prison de Muret (où est Jean-Marc Rouillan), à 17h30. Faîtes du bruit ! Infos : http://www.arppi.info/
Au Havre, le groupe Zéro de conduite organise un concert avec les Porcs autonomes, à 20h30, aux Lucioles 31, rue Casimir-Delavigne. Des textes puisés dans les livres de Jann-Marc Rouillan seront également lus. Infos : http://www.myspace.com/lolalucioles

Paco

Pour écrire aux prisonniers:
- Jean-Marc Rouillan, 9496 A 109, CD de Muret, Route de Seysses, 31600 Muret.
- Georges Cipiani, 5250 MC Ensisheim, 40 rue de la 1ère Armée, 68190 Ensisheim.

http://endehors.org/news/liberte-pour-jean-marc-rouillan-et-georges-cipriani



18:40 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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