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10/06/2011

MBF (Manzoni Bouchot Fonderie) : « Peugeot et Renault, ils n’en ont rien à foutre de nous ! » ... les grévistes retiennent la direction et son avocat.

Social - MBF annonce la suppression de 199 postes à Saint-Claude, les grévistes retiennent la direction et son avocat

« On ira jusqu’au bout »

Les fondeurs ne mâchent pas leurs mots. Photos Ludovic LAUDE

Saint-Claude. « Cassez-vous, voyous ! » Quand l’équipe de direction apparaît chez MBF pour la première réunion du comité d’entreprise relative au plan de sauvegarde de l’emploi, elle est accueillie sous les huées. « Assassins ! ».

Manzoni Bouchot Fonderie travaille pour l’automobile et emploie 450 personnes. Ce site fait partie du groupe Arche depuis quatre ans et la direction a annoncé récemment sa volonté de supprimer 199 postes dans l’usine jurassienne. Dans un communiqué, le groupe met en avant des contraintes économiques pour justifier cette restructuration.

Mais les fondeurs ne sont pas du genre à se laisser faire. « On n’est pas des couilles molles ! ». Ce sont des métallos qui ne mâchent pas leurs mots. Au début du mois, ils ont déjà retenu leur direction pendant une nuit. « Attention, on ne leur a pas fait de mal, on leur a apporté une pizza. »

Hier, en fin d’après-midi, c’est toute l’équipe de direction (directeur industriel du groupe, responsable du site, DRH et avocat de la direction) qu’on empêche de sortir.

Trois cents personnes environ sont massées devant l’usine. Le maire de Saint-Claude, Francis Lahaut, indique : « Nous avons 15 % de chômeurs dans la ville, 748 demandeurs d’emploi. En 2008, on a déjà eu le séisme Smoby Toys avec 400 licenciements, dont 200 dans le Jura. Il y a des dégâts sociaux et humains dont on ne parle suffisamment. »

Un cariste est là avec sa femme et l’un de ses enfants : « Quand j’ai commencé, je n’étais pas majeur, c’est ma mère qui m’amenait au travail. Cela fait mal quand on a donné vingt-six ans de sa vie à une entreprise et que, pour gagner toujours plus, elle vous laisse sur le carreau. Il y a de quoi être triste… Et amer. »

« Peugeot et Renault, ils n’en ont rien à foutre de nous ! »

Raphaël Perrin, vice-président du conseil général, chargé de l’économie, se lance dans un discours un peu déroutant où il est question des conflits internationaux passés. « On n’en a rien à foutre ! ». L’élu dit qu’il va bien falloir se remettre autour d’une table pour discuter. « Ouais, avec une carabine à plomb ! ».

Il ne faut pas croire que tous les salariés braillent, non, les plus en colère seulement. Beaucoup se taisent et d’autres sont là pour dire : « Il faut rester humain. » Ce qui frappe surtout, c’est le désarroi : « Avant qu’on soit racheté par Arche, on faisait partie des meilleurs en France et dans le monde , il y a encore des pièces qu’on est les seuls à faire ! Depuis quatre ans, ils n’ont fait aucun investissement, des machines se transforment en cadavres. » Et l’atelier prend l’eau à divers endroits.

La qualité du travail réalisé ici n’est pas remise en cause, MBF fabrique des pièces pour Peugeot et Renault. « Pourquoi Peugeot ne soutient pas cette entreprise ? », interroge un salarié d’une entreprise voisine. Le maire explique qu’un donneur d’ordre ne peut pas soutenir un site en particulier. « Ouais, c’est ça, Peugeot et Renault, ils n’en ont rien à foutre de nous ! ».

La détresse s’exprime sur tous les tons. La CGT réclame la suspension de la procédure en attendant que des solutions alternatives soient trouvées : « La situation est incompréhensible quand on voit les bénéfices dégagés par Peugeot et Renault, plus d’un milliard en 2010 ! » dénonce Jacques Bauquier, responsable régional CGT.

Au cours du comité d’entreprise, un délégué syndical est pris d’un malaise, la séance est suspendue, il faut appeler les secours. « Pourquoi il a crisé, ça se passe mal ? » interrogent des salariés dehors. Les élus du personnel sont préoccupés pour leurs collègues, des grévistes s’énervent. Au départ, ils voulaient que la direction quitte l’usine. Finalement, elle semblait bien partie pour y passer la nuit.

Michèle YAHYAOUI

piqué au tas sur l'estrépublcain.fr - 10/06/2011

 

12:21 | Lien permanent | Commentaires (0) |

21/11/2010

Sur Facebook, tes faux-amis sont les vrais amis de ton patron...

Dénigrer son entreprise sur Facebook peut justifier un licenciement

extrait :

"La direction de l'entreprise, prévenue par un salarié qui avait eu accès aux échanges en tant qu'« ami », avait décidé de licencier les trois salariés pour « faute grave », considérant leurs propos comme un « dénigrement de l'entreprise » et une « incitation à la rébellion ».

Le conseil des prud'hommes a fait valoir que « la page mentionnant les propos incriminés constitue un moyen de preuve licite du caractère bien-fondé du licenciement » et « pas une violation de la vie privée des salariés »." lavoixdunord.fr

 

[Les patrons ont besoins de vous sous certaines conditions]


Bill Hewlett (1913-2001) et David Packard (1912-1996), HP : ils ont libéré la créativité des salariés en leur accordant une confiance totale

Bill Hewlett (1913-2001) et David Packard (1912-1996), HP : ils ont libéré la créativité des salariés en leur accordant une confiance totale

Le garage est-il le paradis de l’innovation technologique ? Comme Apple trente ans plus tard, Hewlett-Packard (HP) est né dans la remise d’une villa californienne. Le premier fabricant d’ordinateurs au monde, dont le chiffre d’affaires a atteint 115 milliards de dollars en 2009, a vu le jour en 1938 à Palo Alto, chez le couple Packard. La salle à manger faisait alors office de bureau et le garage d’atelier.

Pêche et camping. En 1989, cette maison a été officiellement déclarée «lieu de naissance de la Silicon Valley». Car David Packard et William Hewlett ne se sont pas contentés d’y créer l’un des plus grands groupes de high-tech. Ils ont révolutionné le management et inspiré des milliers de fondateurs de start-up. Leur apport : considérer que ce sont les salariés, et non les produits, qui constituent la ressource la plus précieuse d’une entreprise.

Une approche désormais connue sous le nom de «The HP Way». Son origine, c’est l’amitié de deux étudiants en électronique à l’université de Stanford : Packard, le sportif charismatique et audacieux, et Hewlett, l’intellectuel dyslexique et inventif. Ils ont alors une passion commune pour la pêche et le camping. Lors d’un séjour dans le Colorado, en 1934, ils font un pacte : un jour, ils feront des affaires ensemble. Dès lors, ils réfléchissent à des produits pouvant intéresser les grands groupes. Cinq ans plus tard, ils décident de fabriquer des oscillateurs audio de précision.

 

piqué au tas sur Capital.fr

14:16 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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