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09/11/2011

MILIPOL : Les dessous du Continuum sécurité défense... ou la répression durable

Le continuum sécurité défense, concept marketing de la lutte des classes dans ce bas monde marchand.

caméra,épicerie tapie dans l'ombre

"La caméra était tapie dans l'ombre"

 

"Défense et sécurité : un même business !" 

"Finie la frontière entre sécurité et défense. Dorénavant pour capter les marchés, les industriels de l’armement comptent vendre les mêmes équipements aux militaires et aux civils. Le journal de l’Intelligence économique explique comment les anglo-saxons font des affaires avec le concept de Continuum Sécurité défense." voir la vidéo (1)

En octobre 2011, selon le préfet "hors cadre" Alain Rondepierre (2), président de Milipol et également PDG de Civipol Conseil, « la profession n'est pas complètement sortie de la crise », la menace terroriste reste une constante trouble sur la-quelle certains "experts es-sécurité auto-proclamé" font leur beurre (3).

Et ceci grâce à qui ? Je te le donne en mille : Ben Laden... Ben la menace ... Ben qui, tout seul comme un grand, via la spectaculaire médiatisation du 11 septembre, a chamboulé le classique plon-plon du contrôle de la violence en réussissant ce tour de passe-passe qui nous amenait droit vers le "Global War on Terror"...

Milipol a lieu tous les deux ans à Paris, en alternance avec Doha au Qatar, est l'enfant du 11 Septembre et des attentats terroristes aux États-Unis. «Certes, il est né en 1984 mais c'est en 2003 que le concept de marché de la sécurité intérieure a émergé en se distinguant du marché de la défense proprement dit» dixit le préfet/homme d'affaire Alain Rondepierre.(Le Figaro)

Je ne sais pas si tu te souviens de son rôle dans l'affaire Miksa (4)?

... ". A peine entré en fonctions [Nicolas Sarkozy], il écrit dès le 8 juillet 2002 au prince Naïef, inamovible ministre de l'Intérieur saoudien, qu'il « propose à Votre Altesse royale de signer avec Elle dès qu'Elle le souhaitera l'accord de coopération préparé par nos services ». En fait de «nos services»,le côté français est représenté par Thales,chef de file désigné dès le départ par Charles Pasqua et par une société anonyme proche du ministère de l'Intérieur présidée par Alain Rondepierre.Mais, dès la reprise en main de ce dossier par Nicolas Sarkozy, deux hommes vont en fait le traiter directement: Claude Guéant,le directeur de cabinet,et Brice Hortefeux,l'ami et conseiller politique du ministre. Alors que leurs fonctions ne les y prédis-posent pas, ces deux hommes vont effectuer des voyages en Arabie saoudite. Le début des soupçons"...(Le Point)

http://markpowerblog.com/wp-content/uploads/2008/10/anarchist_ammunition.gif

artisanat local


Avant c'était mieux

..."Pour Patrick Haas, directeur d'En Toute Sécurité, c'était relativement simple : des groupes terroristes ou des mouvements de guérilla s'attaquaient à des cibles (représentations d'une entreprise à l'étranger ou personnalités politiques) bien identifiées. Avec Ben Laden, changement d'échelle, puisqu'il s'agit désormais de frapper le plus de monde possible.

Même si certains experts estiment qu'elle a été surestimée, la menace terroriste reste une constante, beaucoup plus diffuse et invisible désormais. Au lieu de ne protéger que quelques bâtiments, les Etats sont obligés depuis dix ans de penser globalement, pour sécuriser gares, aéroports, monuments historiques... Conséquence, « les méthodes et les systèmes ont complètement changé, faisant la part belle aux télécommunications, à l'informatique et à l'ingénierie », poursuit Patrick Haas."...

Et ce qui vaut pour la lutte contre le terrorisme vaut pour quasiment tous les autres segments du marché. Police scientifique, lutte contre tous les types de trafic, prévention des risques majeurs : la sécurité est devenue un métier où l'on manipule des technologies toujours plus sophistiquées. Une aubaine pour les PME innovantes. Certains logiciels de vidéosurveillance, par exemple, permettent de détecter automatiquement dans une foule une personne recherchée, même grimée ! (Les Echos)

 milipol,défense,sécurité,entreprise

"Bernard, au temps bonnes vieilles écoutes"

Salon mondial
de la conspiration sécurité intérieure des États

En observant la structure complète de MILIPOL , nous pouvons définitivement en déduire que les budgets de l’armée stagnant, pour ne pas dire diminuant. L’industrie de la défense a alors du trouver d’autres sources de financement par la mise en œuvre du Continuum sécurité défense, c’est-à-dire, des équipements pouvant servir à la fois aux civils et aux militaires.

Christian Mons, le PDG de la marque Panhard présente, par exemple, des modèles de PVP (« petit véhicule protégé ») en beige-kaki pour la version armée et en bleue pour la version gendarmerie : « Dans certains cas, les gendarmes sont confrontés à des situations comparables à celles de l’armée, donc ce PVP leur permet d’être protégé au même titre que s’ils employaient des véhicules militaires stricto sensu », explique-t-il …

C’est à une véritable révolution de la sécurité que nous sommes conviés. Demain elle touchera tous les secteurs de l’organisation des états.

Comme le dit Nicolas Tenzer dans son rapport : L’expertise internationale au cœur de la diplomatie et de la coopération du XXIe siècle « Une réflexion stratégique et prospective doit être engagée dans les ministères « sectoriels » (Défense, Intérieur, Agriculture, Développement durable, Énergie et Équipement, Affaires sociales, Santé, Enseignement supérieur et Recherche, Éducation nationale) qui ont une mission d’expertise. Cette réflexion opérationnelle devrait notamment dégager les dimensions suivantes : objectifs visés, zones et pays prioritaires, priorités par sous-secteurs, organisations internationales cibles, identification des relais d’influence (ONG, media, personnalités étrangères, think tanks, etc.), réseau de personnes mobilisables (fonctionnaires, experts dans les organisations internationales, y compris fonctionnaires internationaux , et assistants techniques, centres de recherche dans les nations et centres à l’étranger, secteur privé, ONG, etc.), informations pertinentes attendues, partenaires publics et privés sur lesquels nous pouvons nous appuyer, têtes de réseau et référents sectoriels possibles du côté de l’administration et de l’opérateur de référence, etc. Cette cartographie générale et la constitution de réseaux en temps réel seront la base du développement d’une politique d’expertise de sécurité internationale orientée par des objectifs clairs et cohérents »

Pour s’en convaincre il suffit de rappeler que le prochain MILIPOL aura lieu au Qatar du 26 au 28 novembre 2012. Il se tient les années impaires à Paris et les années paires au Qatar.

Depuis la guerre du Golfe, la coopération militaire fanco-qatarienne est au beau fixe. La France est l’un des principaux alliés de l’Émirat avec lequel elle a signé en 1994 un accord de défense. La relation militaire entre les deux pays est essentiellement commerciale et industrielle. Le Qatar a en effet passé pour plus de 80 millions d’euros de commandes au cours de la dernière décennie. Ainsi, 80% de l’équipement militaire du Qatar est de fabrication française. La France s’implique désormais aussi dans un projet de système complet de défense aérienne.

La coopération bilatérale passe aussi par des opérations d’entrainement commun. Les manœuvres Gulf Falcon qui ont lieu tous les deux ans entre les forces militaires française et qatariennes permettent au Qatar de maîtriser l’utilisation de matériels comparables à ceux de l’OTAN. C’est principalement plus de 300 militaires français, principalement issus des Forces françaises stationnées à Djibouti ( Blindés ERC 90 et infanterie, détachement de commandos marines, Mirage 2000-5 Mk2 ) qui viennent travailler conjointement avec les forces qatariennes…

Simon Licha est consultant pour noetics.ch

 

http://www.leparisien.fr/images/2011/10/20/1675820_ed46390c-fa9a-11e0-bc79-00151780182c_640x280.jpg

Marine au salon du jouet pour adulte

Il est tout à fait propice de se montrer en ce temps de campagne électorale... Mais peu de personnalité politique viennent dans ce genre de salon qui matérialise la réalité du marché de la répression démocratique (5) et laïque du "citoyen-électeur".

D'autres ne peuvent pas rater l'occasion. Leurs propositions ne jurant pas avec la martialité des tenues et la finalité d'usage répressif des materiels exposés. C'est évidement la Marine qui attire les journalistes, au vue des nombreux articles qui sont référencés sur le net.

Il en va même de son "bon mot" que nous rapporte "Le Parisien" du 20/10/2011 :

On y apprend que : « Moi je tire… Et très juste », qu'elle est une habituée des stands de tir, « pour se vider la tête »... et à l'occasion quelques chargeurs, j'imagine... Mais ce n'est pas pour faire son coming-out à la Fédération française de tir qu'elle est là... en plus de son bon mot, la Marine en profite pour présenter un de ses thèmes de campagne, à savoir la défense des PME françaises, une loi « achetons français » pour « donner un accès prioritaire aux PME pour les marchés publics ».

Populisme et défense de "la petite propiété bourgeoise"

Son cheval de bataille ? La rangers, ou BMJA, pour Brodequin de Marche à Jambière Attenante...

"Je me suis laissée dire qu'on faisait fabriquer les chaussures de l'armée en Tunisie. Est-ce qu'il n'y a pas là une trahison éthique et, en tout cas, patriotique ?" feint de s'étonner la présidente du FN.

http://i62.servimg.com/u/f62/14/62/33/34/ranger14.jpg

Symbole de l'éthique patriotique frontiste

Et oui, tu ne le sais pas encore, mais nos vaillants trouffions qu'on a envoyé là-bas, fort fort lointain, boutter les terroristes barbus coupeurs de main d'enfant hors d'Afghanistan ne sont pas chaussé français, môssieur... ben du coup, ils vont essayer de revenir avec sans faire trop de bruit, vu qu'ils se sont fait botter les fesses par les montagnards hirsutes en sandales, maintenant que l'Otan a sifflé la fin des hostilitées...

Donc, cette soit-disante trahison à la fabrication patriotique des rangers, le journal Sud-Ouest en parlait en février 2009 :

"Le tribunal administratif a rejeté le recours déposé par l'entreprise neuvicoise qui, du coup, devra serrer les vis dès la fin du mois
C'est un coup dur pour Marbot-Bata. Mardi, le recours précontractuel déposé en janvier par l'entreprise auprès du tribunal administratif de Versailles a en effet été rejeté. La société de Neuvic, spécialisée dans la fabrication de brodequins militaires, perd donc définitivement l'appel d'offres pour la réalisation annuelle de 100 000 paires de rangers devant équiper l'armée de terre française.
Le ministère de la Défense lui a en effet préféré les sociétés allemande Meindl et française Argueyrolles (filiale du groupe Noël), cette dernière faisant réaliser une partie de sa production en Tunisie. "

Tu te rends comptes ? Le Ministère de la Défense, un des ministères qui bouffe le plus de budjet... Préférer des grolles allemandes et une usine qui délocalise... tout ça pour aller essayer de déloger le moudjahidine hors de ses montagnes... et pour finalement devoir se rabattre sur le manifestant social-démocrate indigné ou à "mortellement blesser", en tirant de nuit dans le dos d'un autre Joseph Guerdner menoté (6).

Et que donc, comme on peut le lire ici (7) :

"M. Pascal Deguilhem attire l'attention de M. le ministre chargé de l'industrie sur le devenir de l'usine de chaussures Marbot-Bata à Neuvic-sur-l'Isle (Dordogne) et de ses salariés. En 2010, les salariés continuent d'être sacrifiés sur l'autel de la désindustrialisation programmée des territoires. Dans son département, l'usine de chaussures Marbot-Bata, dernière de ce type en vallée de l'Isle, dernière du groupe Bata en France, et qui a compté jusqu'à 2 000 salariés, arrête son activité définitivement. Malgré tous les sacrifices consentis par des salariés très qualifiés pour conserver l'unité de production, la décision prise l'an passé par le Gouvernement d'attribuer à une entreprise allemande, fabriquant en Tunisie, le marché des chaussures de l'armée française, a porté le coup fatal à cette usine, supprimant de fait 70 % de la charge de travail. Pendant toute l'année 2009, les salariés ont alterné des périodes de fabrication avec le chômage partiel. Si aujourd'hui les salariés se sont résignés à l'idée de voir fermer leur outil de production, ils ne sont pas prêts à brader leur dignité pour un plan social qui ne mérite pas ce nom : pas d'indemnité de préjudice, pas de cellule de reclassement, pas de préretraite. Ce plan, totalement vide, a été présenté en novembre dernier (refusé par les 73 salariés) et annulé par le tribunal de grande instance car il se contentait de leur offrir le minimum légal après, pour nombre d'entre eux, toute une vie de travail. À ce jour, aucune proposition de la part du groupe BATA n'est venue en remplacement de ce premier plan. Des commandes, qui auraient pu prolonger de quelques mois l'activité de l'entreprise, ont été refusées par la direction, malgré la présence des salariés sur le site, et l'objectif pour le groupe semble être de s'en débarrasser au plus vite et à moindre frais. Alors que les salariés attendent, sans travail, un peu de justice sociale, la direction du groupe envisage un dépôt de bilan qui lui permettrait de faire payer les licenciements par de l'argent public. Le contribuable paiera donc pour une délocalisation de plus pendant que les ouvriers devront se contenter d'une conclusion indigne à leur lutte. Ceci est inacceptable. Si l'État ne peut pas tout faire, il lui demande quelles réponses le Gouvernement peut-il apporter pour faire respecter le droit des salariés."

Tu vois donc que Continuum sécurité défense correspond parallèlement à Continuum délocalisation, chômage, sacrifice sur l'autel de la désindustialisation. Ce qui va immanquablement déboucher sur des conflits sociaux, des grèves, et de la répression... la boucle est bouclée. 

http://www.conflitssansviolence.fr/images/2010/violence-police.jpg

Continuum répression durable

lien vers un PDF de Thales "SecuritydefenseBuiseness" dans lequel, à l'avant dernière page, un tableau sur les marchés financiers des leaders du secteur et qui ensuite pointe le phénomènes du piratage informatique (c'est d'actualité !!!)


COMSCORE

 

Pour les finir en beauté, ils seront doxés
Tous ces cor­rom­pus, mina­bles et vendus,
En hom­mage à CopwatchIDF, cen­suré,
A tous les gardés-à-vue,
Aux ban­lieues kar­che­ri­sées,
Aux mani­fes­tants battus,
Aux jour­na­lis­tes espion­nés,
Aux deman­deurs d’asile igno­rés et matra­qués,
Aux Roms sti­ma­ti­sés, tra­qués et explu­sés,
A toutes les vic­ti­mes de l’UMP :

Nous vous livrons leurs coor­don­nées.

.Oeil pour oeil, dent pour dent.

…UMP Doxed…

 

..Expect Us..

pastebin  |  #1 paste tool since 2002

 

  1. France 24 article d'Hermine MAUZÉ.

  2. Alain Rondepierre est PDG de http://www.civipol.fr . C'est la société de conseil et de service du ministère de l'Intérieur français.

  3. Les Marchands de peur (Mathieu Rigouste) // Les éditions Libertalia

  4.  EADS vs THALES Le projet MIKSA, guerre franco-française depuis 1986

  5. http://www.article11.info/spip/Flash-ball-et-maintien-de-...  (vive A.11 !)
  6. http://www.francesoir.fr/actualite/faits-divers/accuse-d%...
  7. http://questions.assemblee-nationale.fr/q13/13-932QOSD.htm


17:51 | Lien permanent | Commentaires (0) |

21/11/2009

Au salon Milipol, Taser sans fil et flashball (un peu) létaux

pris sur Rue89

Au salon Milipol, Taser sans fil et flashball (un peu) létaux

Armes non-létales, moins létales, sublétales… au salon de la sécurité, les fabricants se prennent les pieds dans le tapis.

Antoine Di Zazzo, de Taser France, fait une démonstration au salon Milipol de Paris, le 18 novembre (Chloé Leprince/Rue89)

Milipol, le salon de la sécurité intérieure, s'achève ce vendredi, Porte de Versailles, à Paris. Quatre jours de travées musclées, près d'un millier d'exposants, des attributs virils à foison, et des gâchettes du monde entier. Le raout (d'envergure mondiale, attention) a eu lieu alors que les polémiques se multiplient en France sur l'utilisation d'armes réputées non mortelles, flashball ou taser en particulier. Par exemple après que Joachim Gatti a perdu un oeil dans une manifestation, à Montreuil, à l'été 2009.

Une publicité pour Flashball (DR)Petit tour d'horizon des stands qui vantent ces armes à « létalité réduite ». Premier constat : les difficultés lexicales. Ainsi, chez le fabricant stéphanois Verney-Carron, qui distribue l'essentiel des flashballs utilisés par la police en France, on se tire beaucoup les cheveux au rayon traduction.

Sans que personne à la direction ne se souvienne officiellement à quand remonte le changement, on est ainsi passé du terme « arme non létale » à « arme sublétale » ( »relatif à un état proche de la mort »). Sur le site, on parle toujours d'« arme à létalité atténuée ». Officiellement toujours, « ce changement n'a aucune signification », assure Guillaume Verney-Carron. Sauf que, sur les affiches du stand, rédigées en anglais, on lit « less lethal weapons » (« armes moins létales »).

Une traduction maladroite qui en dit long

Quelques allées plus loin, les Brésiliens Taurus (les pistolets) et Condor (les munitions) n'ont pas vu le magazine distribué à l'entrée du salon à plus de 20 000 visiteurs. Une bourde attire pourtant l'attention : l'article qui est consacré à l'arsenal de caoutchouc qu'ils commercialisaient dès 1985 est titré « Létales, mais efficaces » :

« Les produits de Condor Tecnologias Nao-Letais (Brésil) sont non-létaux et avant tout destinés au maintien de l'ordre et au contrôle des émeutes. »

L'article consacré aux produits Condor (DR)

Alors, létal, un peu létal, moins létal, moyennement létal, pas vraiment létal ? Visiblement, les exposants brésiliens, non francophones, n'avaient pas remarqué l'erreur, modérément à leur goût. Quand on lit la suite de l'article, on comprend en fait que deux des révolvers sont utilisables aussi bien à balles réelles qu'avec des projectiles en caoutchouc.

Distribution de Que-sais-je à volonté

Pour sa part, la société SMP Technologies, le distributeur français de Taser, ne s'embarrasse pas de pirouettes lexicales, et affiche un moral d'acier pour vendre ses armes explicitement « non létales ». Sans ciller ? Voire. Le PDG, Antoine Di Zazzo, accusé d'avoir espionné son détracteur Olivier Besancenot, a tout de même investi dans des centaines d'exemplaires du « Que sais-je » publié aux PUF et intitulé « Les armes non létales ».

Le bouquin part comme des petits pains, sur le stand, tandis que les candidats défilent pour tester à quoi ça ressemble, de se faire taser en direct.

Avec Antoine Di Zazzo, pas de circonvolutions pour savoir s'il fait bon appeler « non létale » une arme qu'Amnesty International accuse d'avoir tué plusieurs centaines de personnes outre Atlantique. Même si le Conseil d'Etat a rendu cette année une décision sanctionnant la généralisation des pistolets X26 dans la police municipale faute d'instruction suffisante, le distributeur trace sa route.

Pour le salon Milipol, il venait de recevoir de la maison mère, basée en Arizona, deux nouveaux modèles qu'il espère bien vendre aux forces de l'ordre françaises.

Deux nouveaux modèles fraichement déballés

Deuxième constat : les armuriers eux-mêmes ne savent pas toujours très bien de quoi on parle, à force de louvoyer face aux critiques.

Le X3, dernier modèle de pistolet électronique Taser, a pour spécificité un double laser permettant de voir si l'interpellé a déjà été touché, et trois cartouches adaptées à la distance de tir. Di Zazzo, qui affirme « avoir écouté les critiques et fait modifier le produit aux Etats-Unis », et précise que la différence entre l'ancien et le nouveau modèles réside dans l'intensité de la douleur provoquée par le courrant électrique - désormais plafonnée. (Voir la vidéo)

 

Après vérification sur le stand de Taser US, où le fondateur de la société américaine répond en anglais et en personne, il n'y a pas de caméra sur le pistolet X3. Contrairement à ce qu'affirmaient la chef de produit chez Taser France et Antoine Di Zazzo.

Simple boulette ? Pas sûr, car l'argument de l'enregistrement automatique de l'action est servi en permanence par les défenseurs des armes non létales en France. Antoine Di Zazzo, qui sait que l'Hexagone est frileux sur ce point, affirme que la quasi totalité des pisolets X26, seul modèle actuellement en service en France, ont été commandés équipés d'une caméra. On peut en douter vues les statistiques fournies par Tom Smith, patron de Taser US :

« Depuis le lancement, en 2003, nous avons produit 350 000 pistolets Taser, et 40 000 caméras à intégrer dedans. Les caméras n'ont été vendues qu'à partir de 2006. En fait, c'est pour éviter l'escalade de la violence que nous avons décidé de supprimer la caméra insérée dans la crosse.

Parce que, pour enregistrer une séquence et donc un suspect, il fallait obligatoirement lui braquer l'arme dessus. On a préféré commercialiser un casque équipé d'une caméra qui ressemble davantage à une oreillette bluetooth. »

Autre nouveauté de ce rayon qu'on est à deux doigts d'appeler « paralétal » : le fusil à pompe pour munitions de 12 mm -jaune, « pour ne pas confondre avec un fusil classique“- et sa nouvelle munition, la XREP -une balle d'aspect un peu bizarre qui semble inventée par Géo-trouvetout.

La munition (199 euros pièce pour info) a pour spécificité d'agir comme un projectile qui vient se planter dans les vêtements et se déplie en deux impacts. Si la personne interpellée arrache ce ‘Taser sans fil’, il reçoit une décharge électrique. Nouvelle démonstration par Antoine Di Zazzo, qui précise que la chose se tire aujourd'hui à 32 mètres et qu'elle n'équipe pas encore les forces de l'ordre françaises. (Voir la vidéo)

 

Antoine Di Zazzo, de Taser France, fait une démonstration au salon Milipol de Paris, le 18 novembre (Chloé Leprince/Rue89)



 

21:04 | Lien permanent | Commentaires (0) |

16/11/2009

A Milipol, le militaire décomplexé...en toute sécurité...entre le Qatar et la France...

 

Milipol Paris fête ses 25 ans du 17 au 20 novembre 2009 au Parc des Expositions de Paris Porte de Versailles - Pavillon1.

Guest star Brice"not nice" hortefeux...


La Visite Officielle du Salon par le Ministre de l'Intérieur, de l'Outre-Mer et des Collectivités Territoriales aura lieu le mercredi 18 novembre 2009 à 9H45. (et certainement une délégation venue d'Irak, les vieux amis de trente ans...)


A Milipol, le militaire décomplexé

 

 

A Milipol, salon de la sécurité intérieure des Etats réservé aux professionnels de la sécurité, et “interdit aux mineurs de moins de 18 ans”, j’ai appris que la biométrie débarquait en crèche, et puis qu’elle équipait 100 des 190 prisons françaises, qu’il existait des grenades “à effet moral”, “d’identification”“de distraction” ou “à lumière et son”, j’ai vu un drone à plumes et une ceinture de chasteté en fils de fer barbelée, et puis le ministère de l’intérieur a refusé de répondre à mes questions sur sa contribution à la plus grande base de données biométriques mondiale (qui, sous couvert de ficher les demandeurs de visas, servira aussi à “l’identification des étrangers sur le territoire national”)…

J’ai aussi pu mesurer à quel point certains marchands de sécurité se posent bien des questions au sujet de la loi informatique et libertés, censée protéger nos vies privées, du fait de leurs clients, qui sont pourtant censés, précisément, faire respecter la loi, et l’ordre : “Vous comprenez, moi, je vends des systèmes, mais les utilisateurs ne les déclarent pas à la CNIL. Alors elle se retourne vers moi, et tout ceci me cause bien des soucis”

La suite dans mon reportage pour lemonde.fr, là : Milipol, la sécurité décomplexée.

Voir aussi les reportages d’Hervé “un temps de” Pauchon sur France Inter.

MaJ : Hubert me faisant remarquer, en commentaire de ce billet, que “ça clignote tellement dans tous les sens qu’on se demande encore si c’est un article ou un arbre de noël qu’ils t’ont mis en page au Monde“, ses formats (actuels) ne permettant pas (encore) d’exposer proprement ce type de reportage, je me permets donc de le republier ici même (vous pouvez aussi cliquer sur les petits photos, pour les voir en grand) :

Une vitrine des nouvelles technologies sécuritaires


Développé par Thalès et promu par l’armée française, 3DRV est un simulateur 3D qui combine un joystick, de grosses lunettes et un rétroprojecteur vidéo… Le Monde.fr

Le Salon présentait de nombreuses reconstitutions de scènes de crime ou d'interventions policières.
Milipol, organisé sous les auspices du ministère de l’intérieur, est un des trois plus importants Salons mondiaux consacrés à la “sécurité intérieure des Etats”. Quelque 950 exposants venus de 44 pays s’y sont retrouvés du 9 au 12 octobre, porte de Versailles, à Paris.

Réservé aux professionnels de la sécurité (et “interdit aux mineurs de moins de 18 ans”), on y découvrait les dernières innovations en matière de police scientifique et technique, d’équipements paramilitaires ou policiers, de systèmes de “détection acoustique de snipers” ou de vidéosurveillance “encore plus intelligente qu’avant”, de drones “de plus en plus minuscules”, etc.

Biométrie en prison, mais aussi en crèche

Zalix biométrie
Quelques-unes des bornes d’identification biométriques de Zalix. Le Monde.fr

La biométrie était une des vedettes de ce Milipol 2007. En 2005, la société Zalix, l’un des acteurs français les plus en vue sur ce secteur, présentait déjà ses solutions d’identification sur le stand de l’administration pénitentiaire. Celle-ci venait de décider de déployer des bornes biométriques afin d’éviter les évasions par substitution : le frère d’un détenu avait profité du parloir pour prendre sa place en prison.

Traces d'empreintes digitales sur une borne de contrôle biométrique.Aujourd’hui, Zalix a équipé de systèmes de contrôle biométriques une centaine des 190 établissements pénitentiaires, une soixantaine d’établissements scolaires, et même trois crèches, dont deux à Neuilly-Plaisance (Seine-Saint-Denis). La mairie se targue ainsi d’avoir équipé sa nouvelle crèche, dénommée “Abbé-Pierre”, d’un système de pointage biométrique afin de contrôler qui amène et vient chercher les enfants, et simplifier le système de facturation.

Le sujet est polémique : en 2004, le Groupement des industries de l’interconnexion des composants et des sous-ensembles électroniques (Gixel) avait fait scandale en proposant, dans son Livre bleu, d’“éduquer” à ces technologies de surveillance les enfants et leurs parents “dès l’école maternelle”. Déplorant le fait que “la sécurité est très souvent vécue dans nos sociétés démocratiques comme une atteinte aux libertés individuelles”, le Gixel estimait alors qu’“il faut donc faire accepter par la population les technologies utilisées et parmi celles-ci la biométrie, la vidéosurveillance et les contrôles”.

Visabio, la plus grande base de données biométriques mondiale

Le ministère de l’intérieur français présentait diverses innovations, dont Visabio. Visabio est la composante française du Système d’information sur les visas (VIS, en anglais), la plus grande base de données biométriques mondiale, qui a pour vocation de centraliser les photographies et les empreintes digitales des dix doigts de tous les demandeurs de visas de l’Union européenne soit, à terme, les identifiants de quelque 100 millions d’individus.

L’objectif est de “respecter la législation française sur l’immigration”, mais aussi de “répondre plus librement en matière de lutte antiterroriste aux demandes spécifiques de nos services de renseignement”. Le système permettra d’ailleurs de consulter un certain nombre d’autres bases de données nationales, européennes et internationales. Les données y seront stockées cinq ans, et tenues à la disposition des services de police, de gendarmerie et des douanes, tant pour le contrôle aux frontières que pour “l’identification des étrangers sur le territoire national”.

Alors que le programme est d’ores et déjà lancé, certains de ses aspects n’ont toujours pas reçu l’aval des autorités européennes de protection de la vie privée, qui contestent notamment les modalités d’accès à la base de données, ainsi que le fait qu’il est prévu de ficher les enfants dès l’âge de 6 ans.

La liste des postes consulaires équipés pour les visas biométriques.La responsable de cette toute nouvelle base de données nationale de “visas biométriques”, présente lors du Salon Milipol, n’a toutefois pas souhaité répondre aux questions du Monde.fr sur l’interconnexion de Visabio avec les autres systèmes européens, notamment avec la base de données Eurodac des demandeurs d’asile. Elle n’a pas non plus souhaité commenter le lien éventuel, établi par Frank Paul, un responsable de la Commission européenne, entre le déploiement de ces dispositifs biométriques et la réduction du nombre de consulats où obtenir des visas, et donc, mécaniquement, la réduction du nombre de migrants.

Mitraillettes de collection et pistolets électroniques

Pin's Taser "made in China"
La société Taser France distribuait à Milipol 2007 des pin’s “made in China”, ainsi qu’une brochure du SAMU sur les “implications cliniques de l’utilisation du Taser”. Le Monde.fr

Le fonds de commerce du Milipol reste la vente d’armes, factices ou non, et de vêtements et autres équipements militaires.

Mitraillette de collection à Milipol 2007Pistolets, fusils, mitraillettes (y compris de collection), grenades (“à effet moral”, “d’identification”, “poivrée”, “offensive”, “de distraction” ou “à lumière et son”), des balles, létales ou non, de toutes les couleurs et de toutes dimensions, et puis des stands de tir, pour s’exercer sur des écrans virtuels, ou des cibles bien réelles reprenant l’iconographie des bandes dessinées américaines des années 60-70.

Sur le stand du distributeur de pistolets électroniques Taser, on trouvait un petit livret, extrait de La Revue du SAMU, sur les “implications cliniques de l’utilisation du Taser®”. La société en a aussi inondé les rédactions de journaux, avec une invitation au Salon Milipol, où elle distribuait, en sus, des pin’s “made in China”.

Signe de son succès, on trouvait aussi de nombreuses répliques du Taser sur les stands des armuriers chinois. Et signe de leur peu de moyens, les fiches de présentation de leurs armes high-tech étaient écrites… à la main, sur de petites feuilles de papier, sans en-tête ni logo.

Caméras espionnes pour zones sensibles

Balles rebondissantes de surveillance
Ces caméras de vidéosurveillance, présentées à Milipol 2007, peuvent être lancées comme des balles, et sont capables de filmer à 360°. Le Monde.fr

De plus en plus petites, de plus en plus sophistiquées, de plus en plus “intelligentes”, les caméras de vidéosurveillance apprennent à se dissimuler dans une crotte de chien, ou sous le ventilateur du tableau de bord, la plaque d’immatriculation ou encore le logo d’une camionnette banalisée.

Il ne s’agit plus seulement de surveiller l’espace public, mais aussi de pouvoir espionner, sans se faire repérer.

Mini Drone Elsa de surveillance urbaineC’est d’ailleurs tout l’intérêt d’ELSA, pour “engin léger de surveillance aérienne”, l’une des vedettes du “commissariat du futur” présenté par le ministère de l’intérieur. Furtif et léger, il pèse moins d’un kilo, peut voler 45 minutes à 70 km/h, filmer de jour, comme de nuit, dans un rayon de 2 km, le tout étant, bien évidemment, géolocalisé. Son objectif affiché : surveiller les “zones urbaines sensibles” ou les manifestations.

Autre innovation française mise en avant, mais par l’armée cette fois, la Spybowl de la société Exavision, une caméra de la taille d’une boule de pétanque, recouverte de caoutchouc, que l’on peut lancer, et qui permet de visualiser une scène sur 360°. Etonnamment, c’est la version de son concurrent israélien qui vient d’avoir les honneurs du JT de 20 heures sur TF1.

Trottinette et drone à plumes

Véhicule blindé quelque peu endommagé
Un véhicule blindé, et quelque peu endommagé, en provenance directe de l’Irak, exposé dans les travées de Milipol. Le Monde.fr

Segway version policeDéjà mis en scène lors d’un précédent Salon, le véhicule blindé rapatrié d’Irak où il a résisté aux balles ou aux missiles occupait cette année encore une place de choix. Aux côtés des “robocops en véhicules blindés” – selon le terme employé par la police nationale pour désigner ces policiers revêtus des dernières tenues anti-émeutes –, mais aussi de la version policière du Segway, la trottinette auto-équilibrée qui “permet aux officiers de devenir plus accessibles, plus communicatifs tout en dominant toujours leur interlocuteur, contrairement au vélo” (prix public conseillé : 7 399 € TTC).

Caméra buche de vidéosurveillanceCar Milipol est aussi l’occasion pour les Géo Trouvetout de présenter leurs dernières inventions. Ainsi le constructeur Tecknisolar propose une “bûche de bois caméra” de vidéosurveillance qui peut, précise l’entreprise, être dissimulée dans une plaque de rue, un candélabre, un Abribus… Cette société d’ingénierie malouine est aussi à l’origine d’un drone recouvert de plumes qui vole comme un vrai oiseau en battant des ailes, mais aussi d’un drone contrôlé par un casque à énergie solaire et doté, sous son hélice, d’un Flash-Ball.

PC sous Linux des unités anti cybercriminalitéLes forces de l’ordre n’hésitent pas à utiliser des méthodes de pirates informatiques. Les Italiens de HackingTeam vendent un cheval de Troie permettant aux forces de l’ordre de prendre le contrôle et d’espionner n’importe quel PC tournant sous Windows. A 100 mètres d’eux, les spécialistes policiers de la cybercriminalité ont, quant à eux, un faible pour les ordinateurs “libres” fonctionnant sous GNU/Linux, mais sont obligés de travailler avec des systèmes “propriétaires” sous Windows : les logiciels libres ne sont pas habilités.

Un éléphant orange et une ceinture de chasteté barbelée

Un énorme éléphant orange rétroéclairé trônaît dans l'une des travées de Milipol 2007.
Un énorme éléphant orange rétroéclairé trônaît dans l’une des travées de Milipol 2007. Le Monde.fr

On ne saurait clore ce tour d’horizon du Milipol 2007 sans évoquer ces “petits plus” qui font des visiteurs de ce Salon “de grands enfants dans un immense magasin de jouets”, comme le reconnaissait, selon News.fr, un gradé de la gendarmerie qui, souriant, testait un fusil d’assaut.

Une ceinture barbelée de chasteté présentée dans un des bars de Milipol 2007.Outre les pin’s, stylos, petits carnets, échantillons et autres gadgets gracieusement proposés par Taser et autres marchands d’armes, on pouvait voir un petit bonhomme virtuel amadouer un client potentiel en lui demandant, à la manière des camelots sur les marchés, s’il avait déjà reçu “son petit cadeau”.

Dans les poubelles de Milipol, le soir à la fermeture, on trouvait aussi, par dizaines, les douilles des munitions qui avaient fait le bonheur des visiteurs sur les stands de tir.

Plus incongrus, on pouvait également découvrir, dans les travées de ces 18 000 m², un éléphant orange reproduit à l’échelle, et même une ceinture barbelée de chasteté, en marge du plus convivial des bars du Salon.

Un business très juteux

Le boom boursier des sociétés de sécurité
L’indice des 100 principales sociétés de sécurité cotées en Bourse, comparé au Dow Jones, au Nasdaq et à l’indice des 500 sociétés notées par Standard & Poor’s.

Le 11 septembre, la Commission européenne annonçait le lancement d’un partenariat public-privé en faveur de la recherche et l’innovation en matière de sécurité. Ce dernier fera passer le budget consacré à la recherche en la matière de 15 millions d’euros à 200 millions d’euros par an, soit + 1 333 %.

De l’avis général, le marché de la sécurité est en pleine “explosion”. Le magazine spécialisé En toute sécurité estime ainsi qu’il a atteint les 350 milliards d’euros en 2006 (dont 145 milliards pour les Etats-Unis, et 100 milliards pour l’Europe), en progression de 9 % par rapport à 2005. Les entreprises américaines rafleraient 45 % de la mise, l’Europe 31 %, la France 5 %.

Selon SecurityStockWatch, l’index des cent plus importantes sociétés cotées de ce secteur a progressé, lors des cinq dernières années, plus fortement que le Dow Jones ou le Nasdaq. Ce boom profite tout particulièrement aux entreprises spécialisées dans l’antiterrorisme : elles enregistrent une croissance de 25 % par an depuis les attentats de 2001.


- blogosphère

Un article issu de : Rewriting.net

À voir en ligne ici : http://rewriting.net/2007/10/17/milipol-ou-le-securitaire...

 

 

 

Avec Thales, pub et vidéosurveillance font bon ménage

Le groupe de défense a été retenu par la RATP pour installer 5.500 caméras de vidéosurveillance dans ses bus parisiens. Une première étape pour Thales qui prévoit déjà d’ajouter, aux futures infrastructures, des écrans pour diffuser de la pub.

Le groupe français Thales, spécialisé dans les technologies de sécurité et de défense, vient de remporter l'appel d'offres de la RATP pour équiper 1.200 bus parisiens de systèmes de vidéosurveillance. Le contrat, dont le montant n'a pas été communiqué, porte sur la fourniture de 5.500 caméras couleur, dont 1.300 avec un dispositif audio, ainsi que 1.400 disques durs amovibles et 220 écrans machinistes.

Selon les deux entreprises, il s'inscrit dans le plus important projet européen de vidéosurveillance numérique embarquée. Depuis 2000, la RATP a déjà équipé plus de 2.000 bus sur les 4.000 en circulation, dans le cadre de précédents appels d'offres.

Pour la Régie, il s'agit bien entendu de lutter contre l'insécurité dans les transports publics en adoptant une solution tant dissuasive (aucune caméra n'est cachée) que répressive. «Les systèmes de vidéosurveillance fournis doivent permettre l'identification des personnes et de leurs mouvements par l'enregistrement numérique des images, provenant des caméras installées à l'intérieur des bus. La relecture de ces images est réalisée sur stations fixes dans des centres de supervision distants», explique la RATP dans un communiqué.

«Concrètement les quatre caméras réparties dans le bus enregistrent en boucle cinq heures de vidéo, c'est-à-dire en effaçant les enregistrements précédents, selon un mode dit circulaire», précise à ZDNet Philippe Bruneaut, responsable projets vidéo à la RATP.

Un système qui dispose d'une option "multimédia"

«La résolution d'image est de 720x576 pixels avec environ douze images en couleurs par seconde. En cas d'agression par exemple, les enregistrements seront examinés par des agents de sécurité assermentés par le ministère de l'Intérieur, en la présence d'officiers de police», poursuit-il.

Reste que pour Thales, les ambitions dépassent le simple contrat de fourniture de matériels. L'infrastructure qu'il va installer dans chaque bus dispose d'une option dite «multimédia». En plus d'enregistrer de la vidéo, le système pourra en diffuser, en ajoutant simplement quelques écrans et un disque dur plus conséquent.

«Cela permettra, par exemple, de donner des informations touristiques ou commerciales tout au long du trajet», nous confie Serge Porquet, responsable commercial du secteur transports terrestres chez Thales. «La sécurité est le premier pas, l'information et le marketing seront le second». Il précise que le groupe dispose déjà d'une solide expérience sur ces systèmes de diffusion de contenu audiovisuel embarqués, via sa division Thales Avionique, pour l'information culturelle et commerciale dans les transports aériens.

Enfin, Thales envisage également de proposer ses outils de surveillance automatisés. «C'est aussi l'opportunité de proposer par la suite nos logiciels d'identification faciale, de détection de bagages ou de comportements suspects», conclut Serge Porquet.

Par Christophe Guillemin, ZDNet France

 

 

 

 

 

 

SOFREMI / Salon Milipol Enregistrer au format PDF

Nominés Big Brother Awards 2001

 

Cette société qui dépend du Ministère de l’Intérieur organise tous les ans MILIPOL, une foire internationale de l’arsenal sécuritaire destinée tant aux sociétés du secteur privé qu’aux Etats ou administrations de pays dont certains sont réputés les plus totalitaires, comme ceux du Golfe ou la Chine.

 

Considérant par ailleurs que la Sofremi, société dépendant du Ministère français de l’Intérieur chargée d’exporter la technologie française, organise tous les ans MILIPOL, "le salon de la sécurité intérieure des Etats". Cette foire de l’arsenal sécuritaire est destiné tant aux sociétés, officines ou agences du secteur privé, qu’aux Etats ou administrations de pays dont certains sont réputés totalitaires, comme ceux du Golfe et la Chine par exemple. Milipol est organisé en alternance en France et au... Qatar !

 

L’objectif des Big Brother Awards étant aussi de dénoncer les entreprises qui exportent ou facilitent le commerce de matériel sécuritaire et policier dans des régions du monde où les droits de l’individu sont déjà très limités, dans la mesure ou ces technologies de pointe deviennent une arme encore plus redoutable pour restreindre les contestations sociales et la dissidence politique.

 

Ce dossier peut être nominé aussi dans la catégorie "Ensemble de son oeuvre" puisque le salon Milipol est organisé depuis 17 ans !

 

Références / Documents

 

Fiche de présentation de Milipol :

 

"Soyez acteurs d’un marché en pleine évolution

 

En 17 années d’existence et 11 éditions, MILIPOL s’est imposé comme le leader mondial des salons dédiés aux technologies de la sécurité et de la lutte anticriminelle. MILIPOL est désormais le point de rencontre unique de tous les décideurs internationaux de sécurité publique et industrielle.

 

"Au cours de la dernière édition du Salon MILIPOL Paris, les 500 sociétés internationales exposantes, soutenues par la présence active de tous les ministères et des institutions concernés, ont rencontré 18000 professionnels et prescripteurs, venus de plus de 100 pays.

 

"MILIPOL, lieu d’échanges privilégié, est au cœur des évolutions du marché et répond de manière performante à des besoins toujours plus ciblés en matière de protection des personnes et des biens.

 

"Les moyens traditionnels de lutte anticriminelle, de maintien de l’ordre, de contrôle d’accès et de surveillance ont forgé la réputation du Salon MILIPOL. L’entrée remarquée des nouvelles technologies fait également de MILIPOL une vitrine mondiale de la recherche, de l’ingénierie et des équipements de sécurité, en phase avec un marché en constante évolution.

 

http://www.milipol.com/francais/paris/exposants/exposants.html

 

SofremiSofema Groupe

Sofremi propose également des transferts de compétences opérationnelles dans les domaines de la police scientifique et technique. ...
www.sofema-groupe.com/le...et.../sofremi -

Sofema, de la défense vers le "Homeland Security"

Ancien bras armé de l'Etat français pour ses exportations aéronautiques militaires, la Sofema, entièrement privatisée, est en pleine mutation depuis l'arrivée à sa tête du général Bernard Norlain, en janvier 2004.

Après avoir dépoussiéré l'organisation de cette "vieille dame" qu'était la Sofema, le général Bernard Norlain et son directeur des opérations Jacques Reboul se sont engagés dans plusieurs opérations de croissance externe dans le domaine de la sécurité. Dans les années à venir, estiment-ils, une partie des budgets de défense va être redéployée vers les activités de Homeland Security ; Sofema doit donc être présente sur ce créneau. L'an dernier, Sofema (55 millions d'euros de chiffre d'affaires annuel) a donc racheté Sécurité sans frontières, une société de sécurité et d'intelligence économique dirigée par Frédéric Bauer (ancien responsable de la sécurité de Dassault) et le général Pierre-Jacques Costedoat (ancien patron du service Action de la DGSE). Au début de cette année, le général Norlain a repris 51% de Sofremi, l'ancienne société d'exportation du ministère de l'intérieur, mise en sommeil après de multiples scandales, mais qui porte encore deux contrats importants. L'un, signé en 1997, d'un montant de 400 millions $, concerne l'équipement de la police brésilienne ; il vient de redémarrer sur un rythme de 40 à 50 millions $ par an. L'autre vise à équiper la ville d'Istanbul contre les risques de catastophe naturelle. Enfin, Sofema est en train de finaliser une autre acquisition majeure, celle de Cofrexport, la plus importante société française spécialisée dans les matériels de sécurité, écoutes, interception, codage, brouillage, vision nocturne, etc. Dirigé par Emmanuel Sebban, Cofrexport vend essentiellement à l'Etat français, et réalise un chiffre d'affaires annuel de 6 à 8 millions d'euros, Cofrexport détient également une participation de 10% dans Milipol, l'un des plus grands salons mondiaux dans les technologies de sécurité.

 

 

 

 

extrait de NOIR CHIRAC, de François-Xavier VERSCHAVE, Ed Les Arènes, 2002, (p 142-146)
de François-Xavier VERSCHAVE

Pasqua contre Chirac, tout contre

Il est difficile de percevoir d’un coup d’oeil toutes les faces d’une montagne. Charles pasqua est une montagne de la République souterraine. D’un côté, vu d’Afrique et des pays arabes, il apparaït clairement jusqu’en 1990 comme un second de Jacques Chirac. En même temps, il a une antériorité considérable dans les positionnements parallèles, qui lui donne une formidable marge de manoeuvre, par des voies ou couloirs spécifiques. Qu’est ce qui l’a amené à se tenir si longtemps dans le sillage de son cadet ?

Né en 1927, un luistre avant Jacques Chirac, Charles Pasqua a connu dès l’adolescence la Résistance et la clandestinité. Il n’a plus guère cessé de participer à des activités en partie secrètes :
- le service d’ordre gaulliste, en "guerre froide" contre les communistes ;
- puis, en 1959, le Service d’action civique (SAC), fondé par Jacques Foccart avec le concours d’Etienne Leandri (un stay behind typique, venu de la collabotation de la mafia, gracié à la demande de la CIA) ;
- la protection du Maroc et de ses trafics sous l’étiquette Pernod-Ricard à la grande époque de la French connection (1).

De cette époque datent les amitiés avec deux riches et troubles personnages : Etienne Leandri et André Guelfi. Ce dernier a fait fortune dans la sardine. Au large du Magreb et de la Mauritanie, la pêche a été pour certains une activité très lucrative, parfois une couverture, ou l’opportunité de naufrages bien assurés. Etienne Leandri, lui, toujours branché sur la mafia italienne (2), s’est tôt construit un triangle pétrole-armes-BTP. Au top niveau. Leandri est aussi relié, comme les mafieux italiens, au Luxembourg des marchands d’armes Henri Leir, Adnan Kashoggi, Akram Ojjeh ou Nadhmi Auchi... Le Grand Duché, "51e Etat des USA", est le support de leurs grandes manoeuvres financières occultes - en correspondances avec Londres, où Auchi et Leandri ont plus qu’un pied-à-terre.

Charles Pasqua, l’ancien vendeur de pastis admet que sa fortune est faite dès le début des années 70. Et pourtant il va servir le jeune loup Jacques Chirac, l’aider à conquérir l’Hôtel de ville de Paris, organiser des meetings monstres, "chauffer" les militants, monter des coups, écarter les gêneurs, faire sauter les obstacles à l’ascension du "Grand" - malgré l’ultime faux-pas de 1995. Il sait aussi donner une nouvelle jeunesse à son réseau. Il dote d’une seconde génération, avec son fils Pierre-Philippe, Pierre Falcone junior et l’associé de ce dernier, le Russo-Israélien Arcadi Gaydamak, ou encore les deux Guillet, Jean-Jacques et Bernard, non apparentés. Idem pour la famille corse : une autre génération s’insinue derrière les Feliciaggi, Tomi, Tosi, Luciani... prête à récupérer leur PMU, casino et autres rentes. Les deux passages de Charles Pasqua au ministère de l’intérieur, avec la tutelle de la DST, lui ont ouvert quantité de portes dans les services étrangers, notamment est-européens et arabes. Jean-Charles Marchiani évolue entre ces mondes, inclassable.

On pourrait croire que Pasqua va jouer en solo. Souvent, il le donne à croire. Mais à observer sa percée dans l’Eldorado pétrolier angolais, avec les Falcone, Gaydamak, Marchiani, Feliciaggi, il est évident qu’elle ne s’est pas faite au détriment des positions chiraquiennes régionales, adossés au Gabon d’Omar Bongo et au Congo de Denis Sassou Nguesso : elle les confortait - du moins jusqu’à l’"Angolagate". Après plusieurs décénnies de passivité craintive ou fasciné, les méthodes pasquaîennes ont fini par indigner certains magistrats, une partie de la presse et de l’opinion publique, sur fond de guerre des services (DGSE contre DST). Pasqua est alors voué au rôle de fusible, et il n’aime pas ça : il est clairement laché après l’arrestation de Falcone, quand l’Elysée et Matignon acceptent conjointement de lever le secret défense sur certains documents compromettants. C’est le signal d’un hallali médiatique, d’un abandon contagieux.

Ce condensé de biograpphie nn’éclaire certe pas assez la deuxième" vie cachée du personnage (3). Il va nous permettre cependant de rattacher à la Chiraquie ce qui lui revient des entreprises pasquaïennes.

Le cas Marchianni

Cofondateur avec Charles Pasqua du Rassemblement pour la France (RPF), flirtant avec l’extrême-droite, longtemps méprisé par Foccart, on pourrait croire Marchiani aux antipodes du cercle chiraquien. Il en fut pourtant le plus souvent un allié. Comme du noyau dur du parti gaulliste, il entamme sa carrière (4) sous la bannière de l’anticommunisme. Après la "coloniale, il est intégré à 25 ans au Sdece (future DGSE), affecté à la section K (anti-PCF, anti-KGB), à Paris-Invalides (2 bis avenue de Tourville). Plus précisément au Service 6, ultra-gaulliste, lié à Foccart, et qui manipule des "honorables correspondants". C’est la "base bison", située dans les mêmes bâtiments que la sécurité militaire.
Mais il est bientôt taxé d’antipompidolisme primaire, accusé d’avoir fait mousser l’affaire Markovic - ce garde du corps d’Alain Delon, retrouvé assassiné, qui selon la rumeur aurait détenu des photos compromettant l’épouse du futur président. Pompidou, sitôt élu, fait exclure Marchiani. Celui-ci restera pourtant toute sa vie dans la nébuleuse des Services, et postulera même en 1993 à la direction de la DGSE ! Au Sdece, il semble avoir eu le temps de former Roger Delouette, qui se mouillera dans la French Connection et se fera arrêter en 1971, pour l’exemple - bien tardif... Delouette revendique le tutorat de Marchiani. Ses relations sont avérées avec ce dernier, mentionné 26 fois dans son agenda. Il affiche une étique pasquaïenne : « Malheureusement, ou heureusement, je n’en sais rien, les services de renseignement sont toujours à court d’argent. Même la CIA (...) Quand la CIA s’est lancée dans le trafic de drogue au moment de la guerre du Vietnam, c’était oiyr financer des opérations pour lesquelles elle avait besoin d’argent que le Sénat ne voulait pas voter. (...) Il faut toujours des caisses noires, sinon on ne peut pas financer des trucs qui paraissant aberrants. » (5)
Dans ses aveux, Delouette déclare que la livraison d’héroïne s’effectuait pour le compte du colonel Fournier, chef de la base Paris-Invalides. Il s’agissait d’alimenter la caisse noire d’un réseau de renseignement, persiste-t-il à suggérer. Cette piste est confortée par les mémoires d’ex-agents américains, selon lesquels « l’argent provenant d’un trafic de diaments liés aux réseaux Foccart était réinvesti dans le commerce d’héroïne vers l’Amérique, pour en tirer de gros profits et financer d’autres sales boulots en Afrique. (6). » On se croyait pari dans une excroissance pasquaïenne, et l’on se retrouve au cœur de la Françafrique orthodoxe, la foccartienne. Les diaments venaient sans doute du Centrafrique de Bokassa ou du Zaïre de Mobutu. _ Marchiani se recycle au SAC et dans la lutte anti-syndicale, à Peugeot puis Servair, filiale d’Air France. Honorable correspondant de Sdece, il a des opérations financières inexpliquées avec les paradis fiscaux. En 1983, il se met au service d’un important intermédiaire libanais, Iskandar Safa, qui préside Triacorp International SA. Safa entretient des relations suivies avec Gilles ménage et Jeran-Louis Esquivié, adjoint du commandant Prouteau à la "cellule élyséenne". Spécialité de Triacorp : les marchés de compensation, ou "offsets" - de vastes trocs, dont l’un des termes est souvent des ventes d’armes. Collaborateur important de Triacorp Marchiani va croiser « quelques autres intermédiares incontournables des grands contrats mondiaux d’armement (7). » Les grands noms du métier, tous milliardaires : l’Iranien Manucher Ghorbanifar, le Libanais Koraytem, les Saoudiens Akram Ojjeh et Adnan Khashoggi, avec son collaborateur Samir Traboulsi. Nous revoilà dans l’orbite luxembourgeoise.

En 1986, Marchiani pénètre au cœur du système. Charles Pasqua le prend au ministère de l’Intérieur pour traiter les effets non désirés d’un raté de la dissémination nucléaire américano-française : la guerre menée par l’Iran, avec des vagues d’attentats et de prises d’otages, pour récupérer sa part d’uranium enrichi dans l’usine Eurodif et fabriquer sa bombe atomique. Marchiani se déplace énormément en avio privé, sous le pseudonyme d’Alexandre Stephani. Il s’attaque à l’affaire des otages avec l’aide d’Iskandar Safa et son frère Akram, qui joueront un rôle décisif. Désormais familier des fabricants, traficants et intermédiaires en armements, y compris les moins recommandables, il connaît les ingrédients d’une négociation réussie. Il décroche la libération des otages français détenus au Liban juste avant le scrutin présidentiel de 1988 : un superbe cadeau pour le candidat Chirac... qui ne suffira pas à le porter à l’Elysée.
Les secrets que détient désormais Marchiani et son entregent coissant le font entrer à son tour dans le cercle restreint des sadors du commerce des armes, si extraordinairement juteux. En 1992, la vente de 390 chars Leclerc à Abu Dhabi a nécessité 73 commissions occultes, dont un bon paquet est revenu en Chiraquie, pivot des relations avec la région. « De 1988 à 1993, Jean-Charles Marchiani est, selon son CV, conseiller pour le Moyen-Orient au groupe Thomson. Il s’agit (...) d’un euphémisme », résume son biographe Eric Lemasson.
En 1993, réinstallé au ministère de l’Intérieur auprès de Charles Pasqua, Marchiani devient, selon l’Express, "l’un des hommes les plus puissant de France". Il généralise la diplomatie du troc. Missionné par Pasqua, il intervient comme ses amis Falcone et Gaydamak dans un montage armes-pétrole avec le régime angolais. Celui-ci se prépare à une relance de la guerre civile et à une politique d’intervention dans les pays voisins (les deux Congo). C’est au nom de la France, indiquera plus tard Marchiani, que les trois compères ont contribué à surarmer une pétrodictature agressive.
Fin novembre 2000, les enquêteursont saisi un projet de contrat de vente d’armes à destination de l’Angola, annoté de la main de Marchiani. Daté du 21 février 1994, établi au nom d’une société libérienne, la Culworth Investment, le contrat projeté dépasse les 33 millions de dollars. Le général Miala, chef des services secrets angolais, écrit le 29 mars 1995 à son "illustre ami" Marchiani : « J’aimerais vous remercier pour l’engagement personnel que nous avons pu afficher à vos côtés, et nous sauront comment vous rembourser pour tout dans le futur, quand nous seront en paix. » (8)
C’était juste avant l’élection présidentielle française. le grand intérmédiaire est au poste d’aiguillage des contrats d’armement. En toutes ces affaires, il a forcément favorisé Balladur, le choix de Pasqua. Mais il a aussi très probablement ménagé le candidat Chirac, puisqu’il redevient dès 1995 "un habitué du palais de l’Elysée (9). (...)

Ainsi, lorsqu’en novembre 2000 les enquêteurs trouvent à son domicile des borderaux de remise en liquide sur les comptes de ses deux fils, pour un total de 409.000 francs (62.500 euros), Jean-Charles Marchiani peut se permettre d’affirmer que cet argent provient des fonds spéciaux de la République : il ne craint pas d’être contredit par le président (10), qui a usé de la même ficelle.

(1) - lire NOIR SILENCE, QUI ARRETERA LA FRANCAFRIQUE, François Xavier Verschave, Les Arenes, 2000

(2) - Julien Caumer, Les requins, Flammarion, 1999

(3) - Daniel Carton a été l’un des pionnier de ce genre de biographie non autorisée avec "La deuxième vie de Charles Pasqua (Flammarion, 1995)

(4) - Marchiani, l’agent politique, Eric Lemasson, Seuil, 2000.

(5) - Marchiani, l’agent politique, Eric Lemasson, Seuil, 2000.

(6) - Dirty Work, t.2, CIA in Africa, Lyle Stuart Inc, 1979, p31

(7) - Marchiani, l’agent politique, Eric Lemasson, Seuil, 2000.

(8) - d’après Jérôme Dupuis et Glles Gaetner, Interrogations sur les comptes Marchiani, L’Express, 3 mai 2001 (lire l’article ici).

(9) - Marchiani, l’agent politique, Eric Lemasson, Seuil, 2000.

(10) - d’après Jérôme Dupuis et Glles Gaetner, Interrogations sur les comptes Marchiani, L’Express, 3 mai 2001 (lire l’article ici).

 

 

 

 

 

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