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16/07/2013

Bal tragique à Villé II le retour ... encore un mort à Décibulles

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à relire : 

Bal tragique à Villé = 1 mort à Décibulles

19:09 | Lien permanent | Commentaires (0) |

18/06/2010

CAMERONE II - Bigeard est mort - il n'a pas supporté la seconde défaite de la France face au Mexique ?

DOMENECH M'A TUER ?

 

Le général Marcel Bigeard s'est éteint ce matin, à son domicile de Toul, vient d'annoncer son épouse. Il avait 94 ans.


L'ancien combattant, grande figure de la Seconde Guerre mondiale et des conflits d'Indochine et d'Algérie, avait déjà été soigné plusieurs jours en mars et en mai au centre hospitalier universitaire de Nancy.

Employé de banque à 14 ans

Né le 14 février 1916 à Toul (Meurthe-et-Moselle), il fut d'abord employé de banque à la Société générale avant de combattre dans l'armée lors de la défaite de juin 1940. Blessé puis fait prisonnier, il s'était évadé avant de rejoindre les Forces françaises libres en Afrique.

Il est surtout connu pour son action lors de la bataille d'Alger en 1957, lorsque les parachutistes qu'il commandait avaient repris le contrôle de la ville aux indépendantistes. Les opposants au conflit avaient alors dénoncé des actes de torture et des exécutions sommaires.

Il fut dans les années 1970 secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Défense dans le gouvernement Chirac, sous Valéry Giscard d'Estaing, puis député de la Meurthe-et-Moselle.

Piqué au tas sur surlering.com - 18/06/2010

 

14:55 | Lien permanent | Commentaires (0) |

27/05/2010

Accidents du travail : faut-il armer tous les salariés ?

"C'en est trop. On ne peut pas laisser nos collègues tomber comme des mouches !" Après le drame de Villiers-sur-Marne, les salariés du bâtiment expriment leur ras-le-bol. Jeudi dernier, Carmelo M., un maçon de 36 ans père d'une petite fille de 18 mois, est décédé en chutant d'un échafaudage. Au mépris de toutes les consignes de sécurité, son patron l'avait forcé à monter. Une mort inacceptable, qui vient rappeler des statistiques effarantes. Pour la seule année 2008, plus de 700 000 personnes ont été victimes d'un accident du travail, pour 569 décès.

"Si j'avais un taser je ne me ferais pas toutes ces ampoules aux mains avec ma matraque!"

"La sécurité est la priorité des français. Risquer sa vie en venant travailler relève de la barbarie pure et simple". Brice Hortefeux n'a pas mâché ses mots. Tout en précisant que les "coupables seraient inéluctablement interpelés", il entend mener "une guerre sans pitié aux patrons voyous, (...) ces patrons qui volent, ces patrons qui tuent". Mais face à une menace qui a évolué, il faut imaginer des solutions nouvelles. Le criminologue Xavier Raufer se veut précis : "Le capitalisme de papa c'est terminé. Les salariés ont face à eux des patrons sans scrupules qui cherchent le profit immédiat. Soutenus par des mafias internationales, ils n'accordent aucune valeur à la vie". D'où l'idée du ministère du travail de donner aux salariés les plus précaires les moyens de se défendre. "L'idée serait de permettre aux gens de se syndiquer sans représailles, ou alors de posséder une arme non létale comme le code du travail". Une idée d'emblée rejetée par le Medef, qui craint de voir les relations "se tendre" dans les entreprises.

Les accidents du travail touchent toutes les catégories socio-professionnelles.

Les collègues de Carmelo se montrent eux aussi perplexes sur l'efficacité de telles mesures et réclament des "tasers". "Si à l'époque le taser avait existé, le baron Empain pourrait peut être encore se gratter l'oreille gauche". A bon entendeur...

Piqué au tas chez "Le blog de Jean-Pierre Martin, un petit cadre dans une grosse boiboite"

 

07:20 | Lien permanent | Commentaires (0) |

14/05/2010

Politique : Mourir au travail OUI ! Mourir à l'apéro NON !

Au lendemain de la mort d'un jeune homme de 21 ans qui participait à un apéro Facebook à Nantes, le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux a annoncé qu'il présiderait la semaine prochaine une "réunion de travail" sur les "apéros géants".

Le jeune homme, maçon de profession, est décédé dans la nuit de mercredi à jeudi en chutant par-dessus la rambarde d'un escalier alors qu'il était en état d'ivresse (Lire notre article). Il s'agit du premier drame survenu depuis le début du phénomène des "apéros Facebook", il y a six mois.

Extrait d'un article  TF1 News (Avec agence) -14/05/2010

 

SANTE - Une personne par jour serait morte...

Un bilan lourd, qui pousse à l'action. Selon les chiffres révélés par le ministère du Travail mardi, plus d'une personne par jour serait morte en 2008 à la suite d'un accident du travail (soit 569 décès). « Leur nombre stagne à un niveau trop élevé, soit 700 000 accidents du travail en 2008 », a déploré le ministre du Travail, Eric Woerth. Et ce n'est pas tout : les maladies professionnelles sont, elles aussi, en pleine expansion (45 000 en 2008) et prennent des formes variées : troubles musculo-squelettiques, affections de la colonne vertébrale, maladies liées aux risques chimiques…

Extrait d'un article de 20 minutes - 12/05/2010

 

Les accidents du travail en hausse chez Disney

Les accidents du travail sont plus fréquents et plus graves chez Disney. Il s’agit surtout de chutes et de blessures liées à la manutention.

Au Val-d’Europe, Disney affiche désormais plus d’accidents du travail que les entreprises du BTP! Selon le dernier rapport de la médecine du travail de Disneyland , 1500 des 13000 employés du géant du loisir ont été victimes d’un en 2009, dont 1165 ayant entraîné un arrêt maladie. D’après ce document, la fréquence des accidents a augmenté de 8,6% pour s’établir à un taux de 62,97 pour 1000 employés.

Extrait d'un artilcle du Parisien - 11/05/2010

 

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Intermittent du Spectacle et Paparazzi - That's all Folks !

16:01 | Lien permanent | Commentaires (2) |

18/04/2010

Mort d'un ado afghan de 16 ans en tentant le passage

 

Loon Plage, près de Dunkerque, selon une personne de Salam:

 

Ramahdin était afghan et il avait 16 ans . Il a trouvé la mort dans la nuit de samedi à dimanche en tentant de passer en angleterre. Caché sous un camion qui montait sur le ferry boat de Loon Plage pour rejoindre son eldorado. Un contrôle de police d'après le camarade qui était avec lui et il  a perdu la vie sous les roues du semi remorque. Personne n'en a parlé, la presse n'était pas au courant. La mort d'un jeune de 16 ans est-elle si banale que ça?

Nous étions plusieurs à le connaitre puisqu'il était allé avec son cousin à Bailleul pour une convalescence, deux gentils garçons d'ailleurs.

Qu'en est-il actuellement? Le corps serait rapatrié en afghanistan via l'ambassade.

Combien devra -t-il  encore y avoir de morts ? "

http://permalink.gmane.org/gmane.politics.activism.zpajol/26151

17:15 | Lien permanent | Commentaires (0) |

17/03/2010

De la pratique matinale du vélo...ou pourquoi le Parquet n’a pas jugé nécessaire d’ordonner l'autopsie de Jean Edern-Hallier

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Hallier, des dangers de la bicyclette

lundi 12 février 2007 par Michel Ousseuga
Bakchich info

Polémiste enragé, plumitif ingérable, patron de presse qui érigea la diffamation en art de vivre, Jean Edern-Hallier était aussi un piètre cycliste. Ce qui lui coûta la vie il y a 10 ans. Dans une étrange indifférence des journaux et de la justice

Le 12 janvier 1997, en villégiature à Deauville à l’hôtel Normandy, Jean-Édern comme d’habitude se lève tôt. Bien qu’à moitié aveugle, il enfourche sa bicyclette pour rallier le Cyrano, bar des jockeys. Toujours très entouré, cette escapade matinale, est l’un des très rares moments de solitude du polémiste. En guise de petit-déjeuner, un viandox. C’est sur le chemin du retour, peu avant 8 heures que se produit l’accident. Sans témoins. C’est l’employé d’un casino qui découvre son corps. Son visage face contre le bitume baigne dans une mare de sang. Des ecchymoses sur le dessus des mains laissent à penser qu’il n’a pas eu le réflexe de se protéger lorsqu’il a chuté, sans doute déjà inconscient. « Malaise cardiaque » pour les uns, « embolie cérébrale » pour d’autres, autant d’hypothèses qui ne seront jamais confirmées. Faute d’autopsie.

Une autopsie relève de l’autorité judiciaire lors d’un accident sur la voie publique. Elle est réclamée par le Parquet dans le cas d’une mort brutale ou simplement suspecte. N’importe quel quidam un tant soit peu connu a droit à son autopsie. C’est le privilège de la notoriété, une façon pour les autorités de se prémunir contre les rumeurs qui accompagnent souvent le décès d’une « personnalité ».

Hallier n’y a donc pas droit. On prend quand même soin de lui pourtant.

Moins de deux heures après son décès, ses proches ont la surprise de constater que son visage a été embaumé à la morgue. Il est comme « plâtré ». Initiative prise sans autorisation de la famille, par on ne sait qui, avec pour seule explication le souci de le rendre « présentable ».

Au même moment, sa suite de l’hôtel Normandy reçoit beaucoup de visiteurs. Un mystérieux policier qui exhibe une carte tricolore, d’autres non identifiés mais bien renseignés. Dans la confusion des allées et venues qui suivent le décès, disparaissent du coffre de sa chambre une importante somme d’argent (1 million de francs), un dessin de Picasso et plusieurs dossiers confidentiels concernant ses têtes de turcs préférées : Mitterrand, Dumas et quelques autres. Indélicatesse d’un proche ? Barbouzerie ? Aucune enquête ne s’attachera à l’élucider. Toutes les plaintes déposées par sa garde rapprochée et notamment pour « assassinat » sont classées sans suite sous des prétextes divers.

Mais y a-t-il une affaire Hallier ? Pas pour la presse. Pourtant habituellement friande de « mort mystérieuse », elle traite cette disparition comme un non événement. Depuis des années sa religion est faite. Mythomane, maître chanteur, alcoolique, mégalo, escroc, le triste sire ne mérite guère que l’on s’attarde sur son cas.

Voilà le portrait que dresse Dominique Jamet : « Menteur, mythomane, escroc, plagiaire, comploteur, cynique, voyou. Hallier n’avait pas l’ombre d’une conviction. La bassesse conformiste de l’époque a seule fait de l’équipée de l’Idiot international, pépinière de talents, une aventure, la routine de la télévision a donné du relief à son émission littéraire. Ci-gît Jean-Édern Hallier, connu surtout par sa notoriété. » Tontonphile notoire, Jamet sera remercié de sa fidélité par la présidence de la Très Grande Bibliothèque de France, mais c’est lui qui tient à souligner dans cette nécro la « bassesse conformiste » des années Mitterrand.

Hallier lui, pour le dixième anniversaire de sa disparition refait néanmoins surface dans plusieurs ouvrages.

Le plus captivant, La mise à mort de Jean-Édern Hallier [1], n’est pas le plus chroniqué. Rien que de très normal. Ne commettant pas l’erreur de s’embarquer sur des hypothèses invérifiables, de vraies fausses pistes sur ce qui a pu se passer ou pas à Deauville ce 12 janvier, les auteurs Dominique Lacout et Christian Lançon se contentent, si l’on peut dire, de nous faire revivre la longue traque dont Hallier fut l’objet sous deux septennats sans que personne n’y trouve à redire.

Ils dressent en particulier l’inventaire effarant des moyens de l’État et d’ailleurs, mobilisés pendant ces années pour réduire au silence un homme qui, quoique puissent être par ailleurs ses diverses tares, y avait ajouté celle de refuser de se taire ou tout simplement de se soumettre. Enjeu principal de ce duel, on le sait, la vie privée du chef de l’État, sa deuxième famille et bien au-delà son passé interdit : les relations avec Pétain, la Francisque, et encore son cancer que Jean-Édern Hallier avait tenté - sans succès - de mettre sur la place publique quelques semaines seulement après le 10 mai 1981, dans son bloc-notes du Matin de Paris.

L’homme le plus écouté de France

Secrets de famille, secrets de jeunesse, secrets médicaux, que la raison d’État imposait à Mitterrand de préserver. Hallier allait, plus tard, aggraver son cas en s’attaquant à quelques-uns des puissants barons de la mitterrandie. Avec ceux-là Dumas, Kiejman, Lang, Hernu, Tapie, Charasse, Hallier n’avait jamais rien partagé. Mitterrand lui avait octroyé le privilège rare d’être son avocat, et c’est le même Mitterrand qui l’avait placé comme écrivain « au premier plan de sa génération ».

En vertu de quoi, Hallier sera l’homme le plus écouté de France. 640 écoutes téléphoniques illégales (prouvées !) pour la seule période du 4 septembre 1985 au 19 mars 1986 et réalisées par la fameuse cellule de l’Élysée dont la mission originelle consistait à lutter contre le terrorisme. Femmes de chambre, imprimeurs, relations, bistrots fréquentés par l’écrivain, aucune ligne n’échappe ainsi à l’indiscrétion des hommes du Président. Autant d’informations qu’il s’agit ensuite d’exploiter. C’est l’ensemble des moyens de l’État qui est ainsi mis à contribution pour le réduire au silence. Les banques sont invitées à lui couper les vivres, le fisc à lui réclamer subitement de régler ses impôts. Éditeurs, imprimeurs sont eux informés des « risques » encourus à le publier.

Soumis à pareil harcèlement, la vie quotidienne devient rapidement très difficile. Ainsi partant du constat que Hallier, personnage excentrique qui revendique « 2 litres de vodka et 30 à 40 paquets (sic) de cigarettes jour » est déjà à « demi-fou », la cellule entreprend de le rendre totalement fou et de le brouiller avec les rares amis qui lui restent fidèles au sein de « l’establishment ».

Un individu est ainsi recruté aux seules fins de s’habiller avec suffisamment d’originalité pour être remarqué puis de se placer plusieurs fois par jour sur le trajet de Jean-Édern. De quoi alimenter la « parano » de la cible. L’écrivain Michel Guy est aussi approché et reçoit en confidences les propos odieux que son « ami Jean-Édern » est supposé colporter dans son dos. Il s’en émeut, Édern est contraint de se justifier…

On va te buter ! On va te buter !

Patron de L’Idiot International, Hallier est à ce titre l’homme le plus poursuivi de France. Les poursuites sont parfois largement fondées. Mais le montant astronomique des condamnations dont écope le journal témoigne surtout du zèle d’une justice à la botte qui a reçu mission de l’étrangler financièrement. Son appartement est ainsi mis aux enchères au profit de… Bernard Tapie. Bien que le nouveau ministre de la Ville traîne une réputation sulfureuse, les archives auraient été bien nettoyées. Ce qui autorise Tapie à fanfaronner sur les plateaux télé en mettant au défi de prouver qu’il ait fait l’objet d’une condamnation. Ses condamnations sont multiples mais amnistiées. L’Idiot relève le défie et publie néanmoins son casier judicaire. Coût de l’opération « vérité judicaire » : près de deux millions de francs d’amendes pénales.

Tapie et Hallier ont déjà eu l’occasion de se croiser en 1989 lors des élections législatives à Marseille. Jean-Édern avait estimé que ce serait un bon coup de pub que de descendre sur la Canebière afin de porter contradiction à « l’affairiste ».

Et de lire le récit hallucinant des auteurs de cette équipe de tueurs liés à Francis Le Belge investissant calibre au poing sa chambre d’hôtel en hurlant « on va te buter ! on va te buter ! ». Une scène à laquelle, affirment les auteurs, assisterait le candidat Tapie qui, sans approuver l’intervention de ces gangsters, explique son impuissance à contrôler les hommes de mains qui « encadrent » sa campagne. Hallier porte plainte. Il alerte la presse. L’affaire est classée et n’a pas droit à une ligne dans la presse.

Ce n’est pas le seul moment où l’on croise la pègre. Un ex-lieutenant de Mesrine confie finalement qu’il a reçu la mission très spéciale de s’arranger pour que l’on retrouve le patron de L’Idiot attaché à un arbre du bois de Boulogne, drogué et sodomisé, ce qui ne devrait pas étonner grand monde…

Il y a encore l’affaire Bistoquet, un petit truand qui se fera pincer après avoir pris en otage le conseiller fiscal (placé sur écoutes par la cellule) de Jean-Édern. En dépit de son peu d’envergure (et de moyens), le voyou saura s’attacher pour sa défense, les services d’un des avocats les plus chers de Paris qui –mais c’est bien entendu un hasard– se trouve aussi être le conseil de l’un des responsables de la cellule.

Soumis à un tel harcèlement Hallier plie parfois mais en définitive ne rompt pas. C’est ainsi qu’il négocie sa reddition auprès du Président en acceptant de livrer son fameux manuscrit : L’honneur perdu de François Mitterrand. Ceci en échange de l’abandon de 300 000 francs de dettes fiscales. C’est Roland Dumas lui-même qui, dans ses mémoires, relate la scène d’un François Mitterrand prenant possession du livre scandale et qui se plonge aussitôt, stylo à la main dans une lecture concentrée.

Toujours est-il que Hallier a alors bien négocié avec le pouvoir. Mais « le marché » ne tient en réalité que quelques heures. « On peut payer Jean-Édern mais on ne l’achète pas » assurent les auteurs pour démentir les accusations récurrentes de chantage portées contre Hallier.

Et de rapporter comment l’Élysée, quelques heures après avoir récupéré le brûlot, décide d’expédier une équipe télé au domicile d’Édern pour officialiser médiatiquement sa reddition. Ce dernier considère qu’une dépêche AFP c’est déjà beaucoup. Alors oui, bien volontiers il confirme. À sa façon. Tandis que la caméra tourne, il ouvre la fenêtre de son appartement de la place des Vosges et commence à rameuter les badauds en déclamant les passages les plus diffamatoires d’un livre dont il a naturellement conservé de nombreuses copies.

Tout le monde ne rit pas.

Les « puissances du mal »

Ce n’est qu’en février 1996 que sera publié L’honneur perdu de François Mitterrand, manuscrit refusé durant 13 ans par toutes les maisons d’éditions. François Mitterrand est mort le 8 janvier précédent… Les volontaires pour la curée retrouvent le chemin du courage. Avec 400 000 exemplaires vendus Hallier récupère de l’oxygène, de la notoriété, et même de la notabilité. Il retrouve le chemin des plateaux de télévision. Son « Jean Edern’s club » sur le câble est à la fois objet de scandales mais aussi un succès d’audimat. Hallier y balance les livres qui ne lui plaisent pas, en arrache les pages. Mais il y reçoit aussi Giscard d’Estaing qu’il a pourtant contribué à faire battre en 1981 avec sa fameuse « lettre au colin froid ».

Redevenu fréquentable, Mitterrand mort, Hallier a t-il cessé d’inquiéter ? Non à en croire un personnage aussi influent qu’André Rousselet qui l’appelle pour le mettre sérieusement en garde.

Hallier s’est en effet trouvé une nouvelle croisade. Contre « Les puissances du mal », titre de son nouveau pamphlet (100 000 exemplaires) publié à l’automne 96. Une charge féroce contre ceux qu’il nomme les « tontons flingueurs » et qui vise particulièrement Roland Dumas dont il entreprend de revisiter le passé sous l’occupation. Autre cible, un très vieil ami de Dumas et de Mitterrand, le « banquier mystère » Jean-Pierre François. Souvent présenté –sans preuves– comme le banquier occulte de Mitterrand, J.P François n’est pas un rigolo et certains « maîtres chanteurs » ont déjà payé le prix fort pour le savoir. Dans le collimateur également « Michou-les-belles-bretelles-et-les-gros cigares » soit Michel Charasse, un autre dur à cuire. À son propos les auteurs assurent que Hallier avait décidé de « se le garder pour plus tard, pour la bonne bouche ».

Autant de « cibles » idéalement placées pour apprécier la puissance de feu du pamphlétaire comme sa capacité à résister aux pressions ordinaires.

Depuis 1995 c’est Jacques Chirac qui est à l’Élysée.

Cherchant à se couvrir, Hallier le courtise honteusement. De Chirac, Édern assure ainsi que « c’est un honnête homme [qui] a admirablement géré la ville de Paris » . Quant à Bernadette il s’adresse désormais à elle en l’appellant « ma chère cousine » ce qu’apprécie très modérément l’intéressée.

Hallier fréquente beaucoup Bernard Pons comme Jean-Louis Debré. Ce dernier est alors ministre de l’Intérieur. C’est Debré qui à l’automne 96 prend la décision de placer Hallier sous protection policière. Sur quelle base ? Pour lui faire plaisir ? Seul le futur Président du Conseil Constitutionnel pourrait le dire.

Unique certitude, cette protection (trois fonctionnaires qui l’accompagnent dans tous ses déplacements) est levée fin novembre de la même année.

Hallier avait toutefois rendez-vous avec Jean-Louis Debré le 23 janvier pour en demander le renouvellement.

C’est dans ce contexte –hors du commun– celui d’un homme qui fut incontestablement l’objet de persécutions durant plus d’une décennie, que le Parquet n’a pas jugé nécessaire d’ordonner une autopsie.

[1] La mise à mort de Jean-Édern Hallier par Dominique Lacout et Christian Lançon. Presse de la renaissance. 21 euros

 

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07/10/2009

Tout ce qui est noir et casqué n'est pas CRS

REPORTAGE SUR LES CRS. - RD du 4 décembre 1986 : place des Invalides, les CRS attendent dans les cars. Ordre de descendre pour affronter les étudiants qui contestent la Loi DEVAQUET : images de la manifestation Un CRS dans un car : on a un peu peur, il faut obéir. La manifestation se poursuit la nuit et François RIGAL perd son oeil victime d'une grenade lancée à tir tendu. - RD 5/12/1986 : voltigeurs dans le Quartier Latin. Ils vont frapper à mort MALEK OUSSEKINE. - Commentaires d'un CRS, un an plus tard : "malade comme il (M OUSSEKINE) était, il aurait pu rester chez lui". - A Lagny sur Marne, la 4ème compagnie de CRS s'entraîne : tir, [gros plan] de la grenade non toxique de gaz lacrymogène. Interview: quand on lance les fusées grenades c'est sur ordre du commandant ; les tirs tendus sont interdits. Les CRS, gardes mobiles et autres forces de police ont les mêmes armes, mais seuls les CRS ont mauvaise réputation, on les rend responsables de toutes les bavures. - Suite des manoeuvres. - Interview de CRS sur l'attente dans les cars : le plus dur c'est d'attendre comme l'année dernière 3 heures devant les manifestants. / attendre 3 heures dans un car n'est pas important, le pire est d'être 3 heures face aux manifestants. - La compagnie boit et joue au flipper. - Entraînement des appelés dont le responsable mâchant son chewing-gum explique qu'il était en stage lors des événements de déc 1986. - Interview de jeunes recrues : j'ai la vocation de CRS / un ex étudiant : j'ai un peu manifesté à Nancy, je veux être dans la police/ autre ex étudiant : pas intéressé par les manifs, j'étais du côté de la police. - En famille, un CRS : lorsque l'ordre de charge est donné on agit dans un cadre légal, peu importe qui est en face. Ses enfants : c'était pas des CRS pour Malik/ on a fait la grève. Le père CRS : ma fille a SUBI la grève de ses professeurs. La fille : on a participé à la contestation. Le fils déguisé en CRS : je veux être CRS, ça se voit pas ?

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30/06/2009

Bal tragique à Villé = 1 mort à Décibulles

Mort de quoi ? Mort pourquoi ? Les experts vont tenter de nous apporter une réponse cette fois ci, après le fiasco de l'enquête sur le crach de l'A330...

Retour sur l'info :

"Après quelques éditions difficiles, marquées entre autres par une météo décourageante, le festival de rock de la vallée de Villé, Décibulles, a connu ce week-end une édition de la renaissance. Un temps de rêve et 15 000 entrées payantes avaient redonné la joie au cœur des organisateurs.
Et puis, il y a eu la triste nouvelle. Lundi, vers 8 h, un jeune homme a été trouvé inanimé, couché dans l’herbe du camping provisoire aménagé sur le site du festival, près du hameau de Hirtzelbach, sur les hauteurs de Neuve-Église.

Il avait 19 ans".

 

Quel cri de douleur de l'organisation !!! "15 000 entrées payantes qui avaient redonné de la joie au coeur des organisteurs" et l'autre là qui vient s'échouer sur le camping...un nouveau crack...pire que Madoff...on a pas le droit de venir mourrir comme ça en pleine fête, en pleine jouissance de la société spectacle...qu'est ce qui lui a pris ? Parceque c'est bien le but du truc "festival"...le max d'entrées payantes, le max de consos...

 

Il est mort...il est mort tout seul à quelques mètres de ceux qui s'amusaient...il est mort dans l'indifférence de la société spectacle.

08:37 | Lien permanent | Commentaires (80) |

 
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