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02/02/2009

Non à l'OTAN à Strasbourg-Kehl

lundi 2 février 2009

l'appel national de Strasbourg

 

NON A LA GUERRE : NON A L’OTAN

A l'occasion du soixantième anniversaire de l'OTAN, nous vous appelons à venir manifester à Strasbourg le 4 avril 2009 contre les politiques militaires et nucléaires agressives de l'OTAN et à participer au contre-sommet pour affirmer qu'un monde de justice et de paix est possible.

Nous l’affirmons avec force: la France doit renoncer à son intégration dans le commandement militaire de l'OTAN. Elle doit rompre avec une politique aux visées dominatrices méprisant les droits des peuples.

Nous refusons la vision dangereuse et manichéenne de la "guerre des civilisations" et toutes réponses militaires aux crises mondiales et régionales.

Nous rejetons la course aux armements et refusons de vivre dans la crainte du recours à l'arme nucléaire. Il est inacceptable que les dépenses militaires engloutissent l’argent nécessaire à la satisfaction des besoins vitaux de l’humanité ; d’autant plus que les gouvernements voudraient faire payer aux peuples les dégâts du libéralisme financier

Nous exigeons la fermeture des bases militaires étrangères dans tous les pays. Pour construire un monde plus sûr et plus juste, nous voulons démilitariser et démocratiser les relations entre les peuples et établir de nouvelles formes de solidarité et de coopération.

En Afghanistan, le bilan de l’occupation militaire est dramatique. Les populations afghanes doivent retrouver els moyens de décider de leur avenir. Il est temps de mettre en oeuvre une solution politique internationale fondée sur l’aide d’urgence et la reconstruction dans le respect des droits du peuple afghan, en particulier des droits des femmes. Nous demandons le retrait du dispositif militaire français des troupes de l’Otan.

Fait à Paris le 22 octobre 2008

Signataires Union Pacifiste de France, collectif "la guerre tue" (Toulouse), Les VERTS, Collectif Faty KOUMBA : association des libertés, droits de l'homme et non-violence, MARS GR, PCF, ATTAC, ACDN, Alternative libertaire, les Alternatifs, FSU, M’PEP, Union pacifiste, ATTAC, Droit-Solidarité, PCOF, MRAP, NPA, Parti de Gauche, UJFP, LCR, le Mouvement de la Paix, ACG, Collectif des Iraniens contre la guerre, ACCA, IPAM/CEDETIM, AAW, ARAC, Coordination européenne pour la marche mondiale des femmes.

L'OTAN place Strasbourg en état de siège et prend ses habitants en otage lors du prochain sommet

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L'OTAN place Strasbourg en état de siège et prend ses habitants en otage lors du prochain sommet qui aura lieu pendant la semaine du 1er au 5 avril.

Dans la semaine du 1er au 5 avril 2009 se tiendra à Strasbourg (France) le sommet de l'OTAN (l'Organisation du Traité Nord Atlantique), qui fêtera son 60e anniversaire, avec pour invités une trentaine de chefs d'états, dont M. Barak Hussein Obama.

L'organisation du sommet de l'OTAN et les contraintes supportées par les habitants sont pour nous révélatrices des idées et des valeurs protées par cette institution.

Quelle idée saugrenue d'organiser un anniversaire dans une ville et de mettre en place un système répressif et de contrôle hors du commun empêchant à chacun de circuler librement.

C'est ce qui ressort des premières informations transmises à la presse par les représentants de l'état qui ont en charge d'organiser le sommet (http://www.non-otan-strasbourg.eu/presse) :

  • pour l'instant, deux zones de sécurité: le quartier du PMC/ Wacken et celui de la Cathédrale/ Palais des Rohan
  • D'ici les 3 et 4 avril, d'autres zones de sécurité pourraient voir le jour
  • Le lycée Kléber sera entièrement fermé les 3 et 4 avril
  • Les marchés seront fermés
  • Le nombre de policiers mobilisés du côté français n'a pas été communiqué officiellement, mais les informations reçues du côté allemand (12 000 policiers allemands ) et celles qui ont filtré font penser à un déploiement de forces de police sans précédent dans la capitale de l'Europe (25 000 policiers)

L'OTAN place donc Strasbourg en état de siège pendant plus d'une semaine empêchant les Strasbourgeois de vivre leur ville comme ils le font toute l'année.

Pourquoi avoir choisi Strasbourg, symbole de la réunification franco-allemande, de la paix entre les nations européennes au sortir de la seconde guerre mondiale, en mobilisant un dispositif répressif et de contrôle faisant plutôt penser à une ville en état de siège ?

N'aurait-il pas mieux fallu organiser ce sommet dans un des nombreux châteaux forts que comptent notre région ? Ils sont à l'abri de toute habitation et placés idéalement pour qui veut se sentir en sécurité dans une forteresse.

Les documents distribués par les services de la préfecture (voir http://www.non-otan-strasbourg.eu/presse ) en vue d'informer les habitants de Strasbourg des "zones de filtrage" ainsi que de mettre en place par la police un fichage des résidents sont inquiétants.

Cette mise en scène du sommet, avec des chefs d'états au centre de Strasbourg dans une ville bouclée et des habitants privés de leurs activités de vie quotidienne (écoles, marchés, musées, ...) ainsi que de leur liberté de circulation montre la distance qu'il y entre les valeurs affichées par l'OTAN et la réalité de leur pratique.

Nous invitons tous les citoyens du monde à venir à Strasbourg le 4 avril 2009, capitale de l'Europe et symbole de paix en Europe, pour affirmer qu'un autre monde est possible.

Tous à Strasbourg le 4 avril 2009 pour accueillir les chefs d'état et leur dire que nous voulons construire un monde plus sûr et plus juste, nous voulons démilitariser et démocratiser les relations entre les peuples et établir de nouvelles formes de solidarité et de coopération.

Nous demandons aux chefs d'état qui se rendront à Strasbourg pour le sommet de l'OTAN le 3 et 4 avril de faire en sorte que Strasbourg ne soit pas en état de siège et que l'expression citoyenne puisse s'exprimer dans Strasbourg pour en faire une capitale de la paix et une ville ouverte.

OTAN à Strasbourg : une piste pour le village alternatif

POLITIQUE - Le village alternatif prévu par les organisateurs du contre-sommet de l'OTAN pourrait s'installer du 1er au 5 avril sur un terrain de 10 hectares au sud de Strasbourg. "Cette proposition correspond a priori à notre demande", indiquent en tout cas dans un communiqué commun le collectif anti-OTAN (voir l'article du 20 janvier), la coordination anti-OTAN (Fédération anarchiste, Alternative libertaire, No Pasaran, SUD Education, CNT...) et le réseau allemand Résistance des deux rives, reçus hier à la préfecture pour aborder le sujet. Une nouvelle réunion est prévue le 4 février. D'ici là, les trois organisations comptent proposer leur propre projet de parcours pour la manifestation prévue le 4 avril, celui qui leur a été présenté hier étant jugé "difficilement acceptable" car trop éloigné (au sud-est) du coeur de l'agglomération. T.C.Libération

Otan : un sommet sous haute surveillance à Strasbourg

27 chefs d’État ou de gouvernements, dont le président des États-Unis Barack Obama, un contre sommet de contestataires, Strasbourg se prépare à vivre un début avril agité à l’occasion du 60e sommet de l’Otan. Strasbourg, Kehl et Baden-Baden, accueillent les 3 et 4 avril prochains, le 60e sommet de l’Otan, l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord, fondée en avril 1949 pour faire face à la menace militaire de l’Union soviétique. Ce sommet revêt un caractère particulier, puisqu’il célébrera le 60e anniversaire de l’organisation dans un contexte modifié. L’URSS a disparu mais un antagonisme demeure entre l’Ouest et Moscou et le sommet sera conjointement organisé par deux pays, la France et l’Allemagne. Entre Baden-Baden et Strasbourg Nicolas Sarkozy et Angela Merkel l’avaient proposé lors du précédent sommet, en 2008, à Bucarest en Roumanie. Hier, à Strasbourg, Jean-Marc Rebière, préfet du Bas-Rhin, et l’ambassadeur Jean-Marc Rives, secrétaire général de la préparation du sommet, ont fait un premier point sur l’organisation de l’événement et ses conséquences sur la vie des Strasbourgeois. Après le Conseil européen de décembre 1989 et le deuxième sommet des chefs d’État et du gouvernement du Conseil de l’Europe, en 1997, ce sommet est le troisième plus important rendez-vous international accueilli, pour une bonne part, par Strasbourg. Ce sommet binational se partagera entre Baden-Baden et Strasbourg. Baden-Baden accueillera le vendredi 3 avril le dîner d’ouverture, et le Palais de la musique et des congrès (PMC) de Strasbourg, le samedi 4, la tenue du sommet. À Strasbourg, cette réunion entraînera des mesures de sécurité maximum. 2000 habitants proches du PMC ont déjà reçu des courriers les avertissant du blackout qui touchera leur quartier. Écoles fermées Plus globalement le secteur du PMC, qui englobe FR3 Alsace, le Conseil régional et le Wacken, ainsi que l’hyper-centre ville seront soumis à de sévères interdictions ou restrictions de circulation. Sans que cela soit définitif, 13 établissements scolaires devraient être fermés, le vendredi 3. D’ores et déjà, les services de l’État ont vérifié que ces établissements scolaires ne programmaient pas d’examens ce jour-là. Où va dormir Obama ? Beaucoup d’autres questions restent ouvertes. À commencer par les demandes de déplacements particuliers que pourraient souhaiter les chefs d’États, voire l’hébergement de Barack Obama. Début janvier, il semblait acquis que le président américain dormirait en Allemagne. « À ce jour, je ne sais pas où résidera le président américain », reconnaissait hier le préfet, cultivant un refus de transparence assumé. Interrogé sur les forces de l’ordre mobilisées coté français, il s’est contenté de faire valoir une différence culturelle avec l’Allemagne qui a donné des chiffres : « Je ne communique pas les chiffres, seul le résultat compte. »

M.A.l'ALSACE.

dimanche 1 février 2009

L'OTAN, quelques repères historiques

L'OTAN est un enfant survivant de la guerre froide progressivement installée dans les années 46 - 47. En mars 1947, le président Truman avait annoncé sa volonté de venir en aide aux pays « libres » menacés par la « subversion », en l'occurrence la Grèce et la Turquie. En septembre de la même année, lors de la création du Kominform, les Soviétiques lui avaient répondu en proclamant la théorie des deux camps, le camp « impérialiste », dirigé par les Etats-Unis, et le camp « démocratique », rassemblé derrière l'Union soviétique.

C'est dans ce contexte que l'Alliance atlantique fut signée le 4 avril 1949 par 12 pays. Pour ses promoteurs, il s'agissait de garantir que, contrairement à ce qui s'était passé au cours des deux guerres mondiales, les Etats-Unis soient physiquement présents sur le sol européen dès le déclenchement d'un éventuel troisième conflit. Les architectes du « containment » (G. Kennan, P. Nitze, D. Acheson) considéraient en effet que les Etats-Unis avaient gravement pâti de leur engagement tardif, en 1917 et en 1941. Les politiques ouest-européens qui avaient été à l'origine de la fondation de l'UEO en mars 1948 partageaient ce point de vue. Il s'agissait donc d'un changement majeur de politique : la nouvelle ligne de front devenait la « menace » soviétique et les Etats-Unis devaient prendre la tête de cette nouvelle alliance. La Grande Alliance de l'époque rooseveltienne fut donc ainsi rompue. Ce changement de ligne correspondait pour une part à une réponse à l'intransigeance soviétique sur les questions de sécurité en Europe (question allemande et reconnaissance des nouveaux régimes est-européens), mais aussi à un retour des élites américaines à des convictions anti-soviétiques datant de 1917, dont Truman était un digne représentant.

L'alliance ainsi conclue était absolument inédite en temps de paix. Elle couvrait l'ensemble nord-américain, l'océan atlantique et une grande partie de l'Europe occidentale. Avec la création par l'URSS de l'organisation du Traité de Varsovie et le réarmement allemand en 1955, on assista à la division militaro-stratégique du vieux continent en deux systèmes clairement délimités géographiquement et idéologiquement, chacune des deux coalitions fortement armées adoptant une posture hautement offensive. Peu de temps après la signature de l'Alliance atlantique éclata la guerre de Corée, qui fut largement considérée à l'Ouest comme une répétition générale de ce qui pourrait advenir en Centre-Europe. On assista donc au développement rapide d'une double structure politique et militaire. La structure politique, administrative et parlementaire était et reste coiffée par un secrétaire général issu d'un pays européen. La structure militaire est chapeautée par le Conseil militaire où siègent les états membres (12 à l'origine, 28 aujourd'hui depuis l'adhésion de l'Albanie et de la Croatie), mais son commandement opérationnel, le SACEUR, est toujours exercé par le commandant en chef des forces américaines en Europe. La subordination de l'OTAN aux intérêts principaux de la politique américaine a donc été immédiate. Quant à l'instrumentalisation constante du thème de la « menace »soviétique, elle a été un puissant moyen pour obtenir l'alignement des alliés européens en même temps qu'un facteur déterminant de la course aux armements.

Parallèlement au développement de ces structures, la doctrine militaire de l'OTAN s'est rapidement nucléarisée. Lors du sommet d'Athènes en 1967 fut adoptée la doctrine dite de riposte graduée formulée dès 1962 par le secrétaire à la Défense Robert Mac Namara. En fait, les stratèges de l'Alliance avaient accepté l'idée qu'une guerre nucléaire limitée puisse être circonscrite à l'Europe. L'Europe n'était plus à leurs yeux qu'un « théâtre » où devaient être franchis les premiers pas de l'escalade nucléaire. Ces vues quelques peu aventureuses reposaient sur la conviction qui a perduré tout au long de la guerre froide selon laquelle les défenses de l'OTAN ne pourraient pas résister à une poussée conventionnelle soviétique. C'est notamment le refus français de la riposte graduée et de la guerre nucléaire limitée qui poussa en 1966 le général de Gaulle à faire sortir la France des organismes militaires intégrés.

L'Otan traversa alors une crise profonde, à la fois politique et militaire, l'OTAN se trouvant ainsi privée de son « arrière »stratégique. Les stratèges de l'OTAN furent ainsi conduits à rechercher les moyens de porter la guerre le plus à l'Est possible dès la phase initiale d'un conflit.

Depuis sa création, l'histoire de l'OTAN fut marquée par des périodes de tensions internationales très vives. En tant que telle, l'Otan a rarement contribué à l'apaisement de ces tensions, mais a souvent fait beaucoup pour les exacerber. Ce fut le cas lors du réarmement allemand, ainsi que lors de la « double décision » de décembre 1979 sur les euromissiles et lors de l'adoption du concept « FOFA » pour les opérations aéroterrestres au début des années 80. Il en résulta que l'année 1983 fut certainement l'année à plus haut risque de toute la guerre froide. Il en va de même du feu vert donné par le sommet de Bucarest aux plans américains d'installation de systèmes anti-missiles en Pologne et en république tchèque. En revanche, l'OTAN joua sa partition dans la fin de la guerre froide lorsqu'à la réunion de Londres en juillet 1990 elle renonça à la doctrine de riposte graduée et cessa de considérer l'Union soviétique comme une menace.

Avec la fin de la guerre froide, la disparition de l'Union soviétique et le recul spectaculaire de la frontière russe en Europe, au tournant des années 90, aucune des bases sur lesquelles l'OTAN s'était édifiée n'existait plus. Elle avait perdu sa fonction en tant qu'alliance militaire stratégique défensive. La dissolution du Traité de Varsovie en 1991 aurait dû entraîner celle de l'OTAN également. Mais il n'en fut pas ainsi. Les dirigeants occidentaux, se considérant comme les vainqueurs de la guerre froide, ne purent se résoudre à envisager la disparition de l'alliance victorieuse. Il n'y eut alors au sein de l'OTAN aucune réflexion sur les buts de l'alliance dans ce nouveau contexte ni aucun réexamen des orientations stratégiques. On observe que l'alliance a cependant évolué dans deux directions principales.

Premièrement, l'OTAN a montré une véritable boulimie de nouveaux territoires toujours plus à l'Est. Très vite, elle a créé des antichambres multiples pour faire patienter les états candidats, d'abord le COCONA, puis le Partenariat pour la paix, aujourd'hui le MAP. Elle a peu à peu absorbé tous les anciens pays du Traité de Varsovie et a même, dans le cas des trois républiques baltes, intégré d'anciens territoires ayant appartenu à l'Union soviétique elle-même. Ce faisant, les Etats-Unis et l'OTAN ont violé la parole donné par le secrétaire d'Etat James Baker en 1990, lorsqu'il avait promis à M. Gorbatchev que l'OTAN ne s'étendrait pas à l'Est. La nouvelle Russie a tendance à voir dans ce manquement une sorte de retour à la politique de « cordon sanitaire » des années 20. Dans l'esprit des responsables américains, il est clair que l'alliance a vocation à aller de l'Islande aux rives de la Caspienne. Ils soutiennent l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne car dans cette hypothèse les deux cartes de l'Union et de l'OTAN coïncideraient presque parfaitement. Pourtant, lors du sommet de Bucarest début avril 2008, l'administration américaine n'a pu obtenir le feu vert des alliés à l'adhésion de l'Ukraine et de la Géorgie. Il s'agit là pour la diplomatie américaine d'un échec provisoire puisque la question a été reportée à 2009. C'est quand même pour l'administration Bush un revers d'autant plus notable qu'elle avait beaucoup investi dans l'adhésion de ces deux pays.

En second lieu, l'OTAN a manifesté depuis 1994 des tendances de plus en plus prononcées à l'interventionnisme tous azimuts, hors de la zone qui lui était originellement dédiée. C'est ce qu'on appelle parfois « l'OTAN globale », vouée à jouer un rôle de gendarme non dans toutes les affaires du monde, mais dans certaines crises jugées prioritaires du point de vue de la politique extérieure américaine. L'OTAN a mis au service de ce nouvel interventionnisme sa capacité sans égale à gérer de grandes coalitions multinationales complexes. Les interventions balkaniques ont marqué une étape décisive dans la redéfinition stratégique des fonctions de l'OTAN après la guerre froide. Dès févier 1994, elle est intervenue directement dans les conflits yougoslaves en bombardant les positions d'artillerie lourde serbe autour de Sarajevo, sur la base d'une incapacité de l'Onu à les gérer et avec une certaine volonté de se substituer à l'organisation internationale. Après les accords de Dayton de décembre 1995, l'OTAN a mis en place en Bosnie une force permanente lourdement équipée de 60 000 hommes, l'IFOR devenue plus tard la SFOR afin de remplacer la FORPRONU. En avril 1999, pour la première fois de son histoire, l'OTAN est entrée en guerre contre un état souverain en prenant partie contre la Yougoslavie dans le conflit kosovar. Elle répondait ainsi au désir qu'avait l'UCK d'internationaliser le conflit. La légitimité de cette intervention a été fortement contestée, la Yougoslavie n'ayant agressé aucun des états membres. Au cours de cette guerre, l'OTAN a eu l'occasion de tester l'évolution technologique vers les armes dites intelligentes en cours depuis le milieu des années 70. Ces armes ne firent pas totalement leurs preuves. Les pertes de l'armée serbe furent assez faibles au regard des moyens engagés contre elle. En revanche, la campagne aérienne de l'OTAN fut émaillée de nombreux « dommages collatéraux » et de nombreuses « bavures » aux dépens des populations civiles. Finalement, les trois semaines de combat prévues par le SACEUR le général Wesley Clark devinrent trois mois et l'OTAN n'osa pas passer à une offensive terrestre. Ce fut une sage décision qui lui évita l'enlisement dans la région. Au final, il fallut bien réintégrer le cadre de l'ONU en faisant avaliser les accords de Kumanovo par le conseil de sécurité (résolution 1244). Aujourd'hui, l'OTAN agit militairement en Afghanistan, dans le cadre de la conception américaine de la « guerre contre le terrorisme ». La force d'assistance à la sécurité (ISAF) a été mise en place en août 2003 après que la décision eut été prise à Bonn en décembre 2001. Initialement, l'aide de l'OTAN avait été refusée par l'administration Bush, qui préférait intervenir de façon totalement unilatérale, hors du cadre formel qui implique de négocier à la fois des objectifs et des moyens. Les Etats-Unis se sont rapidement ravisés, et ont invoqué à nouveau le vieux thème du « partage du fardeau » (burden sharing) dont on avait déjà usé et abusé tout au long de la guerre froide pour inciter les alliés européens à augmenter leurs dépenses militaires. Même si aucun membre européen de l'Alliance n'a fait totalement siens les concepts néoconservateurs qui sont à la base de cette guerre, la participation à la guerre en Afghanistan constitue pour l'alliance une véritable épreuve de vérité, car c'est dans les montagnes d'Afghanistan que pourrait bien se jouer l'avenir de l'alliance. Elle met aussi à l'épreuve la fidélité des alliés envers la politique américaine. Lors du sommet de Bucarest, l'administration Bush a eu difficilement gain de cause dans ses demandes de renforcement des forces non américaines de l'OTAN, grâce notamment au président Sarkozy, nouveau « bon élève » de la classe atlantique. L'OTAN est aujourd'hui à la croisée des chemins : elle est apparemment forte si l'on considère son extension et le nombre d'états postulants qui se pressent à sa porte. Pourtant le secrétaire à le Défense Robert Gates a mis en garde contre les risques « d'implosion » si le succès n'était pas au rendez-vous en Afghanistan.

Claude Cartigny . Collaborateur de la revue Recherches Internationales. Copyright © Fondation Gabriel Péri

vendredi 30 janvier 2009

"non à la guerre, non à l'OTAN" tous à Strasbourg le 4 avril 2009

 

Le contre-sommet de l’OTAN
Le point culminant en sera la manifestation internationale du 04 avril 2009 à Strasbourg. Elle rejoindra celle qui viendra de Kehl. Programme provisoire :
o Une Conférence internationale du 1er au 5 avril 2009
o Un village alternatif
o Une manifestation internationale le 4 avril à Strasbourg
L’OTAN (Organisation du Traité de l’Atlantique Nord) fêtera son 60ème anniversaire du 1 au 5 avril 2009 à Strasbourg, sinistre anniversaire, s’il en est, à l’occasion duquel elle annoncera un « nouveau concept
stratégique » par lequel elle entend se substituer progressivement à l’ONU dans l’organisation militaire du monde. C’est à cette occasion que Nicolas Sarkozy veut annoncer la réintégration de la France au sein du commandement militaire et ainsi s’aligner sur la vision américaine du « choc des civilisations ».

A l’heure où :

- dans le cadre de l’Union européenne, par le biais du Traité de Lisbonne, l’OTAN « reste pour les Etats qui en sontmembres, le fondement de leur défense collective »
- il est question pour les Etats-Unis d’intensifier par ce biais la guerre en Afghanistan par l’envoi de troupes supplémentaires (rappelons qu’un tel envoi a déjà été effectué par la France, cela en dépit de l’opposition de 67% de la population, rappelons également le décès de 10 soldats français en août dernier)
- la crise financière, économique, environnementale et sociale prend une ampleur phénoménale dans le monde entier, ouvrant la voie à des tensions sociales toujours accrues

Que faire ?

Le Collectif anti-OTAN de Strasbourg, qui regroupe de nombreuses associations, syndicats et partis politiques appelletou-te-s celles et ceux qui refusent cette logique à se mobiliser pour montrer aux grands de ce monde que la société civile ne les suivra pas aveuglément dans cette logique.
Dans cette optique, le Collectif organise un contre-sommet du 1er au 5 avril 2009, à Strasbourg, Kehl et Baden-Baden. Nous voulons dénoncer l’idée selon laquelle l’OTAN se présente comme une structure oeuvrant pour la paix.
Le Collectif organisera une série de conférences, réunions de quartiers, projections de films, présence sur les marchés, etc.

Pour que Strasbourg ne soit pas en état de siège et qu’elle reste une ville ouverte, de débats, de paix, il est urgent de nous mobiliser pour marquer notre opposition à cette logique guerrière d’escalade de la violence et du surarmement portée par l’OTAN. Le collectif Strasbourg anti-OTAN

Les autorités évasives sur la sécurité et les sites retenus

Devant une quarantaine de journalistes français et allemands réunis ce matin à Strasbourg, les principaux organisateurs du futur sommet de l'Otan ont évoqué quelques principes sur cet événement qui bouleversera le quotidien des Strasbourgeois. Cependant, très peu d'informations pratiques ont filtré. Les Strasbourgeois devront s'armer de patience pour savoir concrètement à quoi s'en tenir les 3 et 4 avril.

Pas de grande annonce ce matin mais une promesse: plus d'informations... à la mi-février sur l'organisation pratique du sommet de l'Otan. Les autorités locales sont tributaires du conseil de l'alliance transatlantique, laquelle semble attendre encore pour valider le programme et les sites proposés. «Il n'est ni question d'interdire les mariages, ni les enterrements»

Première mesure concrète, une lettre d'information a déjà été envoyée aux riverains du Palais de la musique et des congrès, a indiqué Jean-Marc Rebière, préfet de la région Alsace. Deux milles foyers auraient déjà reçu cette lettre et d'autres devraient la recevoir bientôt.

Jean-Marc Rebière précise les mesures prises pour les riverains

Les établissements scolaires situés à proximité des sites sensibles (dont la liste n'a pas été communiquée) seront fermés le vendredi et le samedi. Une vingtaine de ces établissements sont susceptibles d'être concernés. Il s'agit de prévenir les difficultés de circulation, a précisé Robert Hermann, premier adjoint à la Ville de Strasbourg. Et de poursuivre «nous rencontrerons les commerçants». Car en raison de effets pénalisant d'une fermeture pendant ces deux jours, la mairie envisage la possibilité pour les magasins concernés d'ouvrir le dimanche suivant.

Quant à la possibilité d'annuler les mariages à la cathédrale, Robert Hermann a répondu qu' «il n'est ni question d'interdire les mariages, ni les enterrements !»

Très peu d'information chiffrée

Concernant les chiffres de fréquentation ou de déploiement de forces de l'ordre, peu d'indication a été donnée ce matin, ni même sur le coût du sommet. Car si du côté allemand on mise sur la transparence -le chiffre de 50 millions d'euros a été avancé-, côté français en revanche, le sujet semble être hautement sensible. «La transparence sera faite en temps et en heure» a conclu le premier adjoint au maire de Strasbourg.

Un seul chiffre a été annoncé, celui du nombre de journalistes présents lors du sommet. Ils seraient entre 2000 et 2500 les 3 et 4 avril à Strasbourg. Un minimum de 30 personnes accompagneraient chacune des 29 délégations officielles mais aucune précision n'a été fournie sur le nombre de personnels des forces de l'ordre déployés.

Mickaël Brunner

L'Otan à Strasbourg, un sujet à discuter dans les forums des DNA.

Ecoles fermées, quartiers bouclés: Strasbourg s'apprête à accueillir l'Otan

eux quartiers strasbourgeois seront bouclés, 13 établissements scolaires fermés et la circulation fortement perturbée à Strasbourg lors du sommet de l'Otan qui se tiendra début avril à Strasbourg et à Baden-Baden (Allemagne), ont annoncé vendredi les autorités. Le sommet organisé pour le 60e anniversaire de l'Alliance atlantique commencera le 3 avril par un dîner de gala dans la ville d'eau allemande et les réunions officielles se tiendront samedi à Strasbourg.

Des mesures de sécurisation importantes sont en préparation, a indiqué le préfet du Bas-Rhin Jean-Marc Rebière lors d'une conférence de presse vendredi à Strasbourg.

Un premier envoi de 2.000 courriers a été adressé mercredi aux habitants du quartier de la cathédrale à Strasbourg pour les prévenir que "seules les personnes recensées et dûment identifiées seront autorisées à pénétrer et circuler" dans leur zone, grâce à un badge, a-t-il indiqué.

Les responsables des 13 écoles et lycées se trouvant dans le périmètre de la cathédrale et dans celui du Palais de la musique et des congrès, où doivent se réunir les chefs d'Etat de l'Otan, ont déjà été avertis de la fermeture de leurs établissements.

Les commerces seront également fermés dans ces zones ainsi que les théâtres. Des axes routiers seront fermés et le stationnement interdit localement.

Vingt-sept chefs d'Etat et de gouvernement de l'Otan sont attendus au sommet, dont le président américain Barack Obama et les responsables des deux nouveaux Etats membres, l'Albanie et la Croatie.

Chaque chef d'Etat devrait être accompagné d'une délégation d'au moins 30 personnes et 2.500 journalistes sont attendus à Strasbourg, selon le préfet Rebière. Leur résidence en Allemagne ou en France pendant leur séjour n'est pas encore connue.

Le préfet et l'ambassadeur Jean-Marc Rives, secrétaire général de la préparation du sommet, sont restés très discrets sur le dispositif, le périmètre précis et les moyens mobilisés pour la "sécurisation du sommet".

"Nous avons toute une série de scénarios très nombreux et élaborés, ils sont prêts, nous en sommes à l'ajustement fin", a déclaré M. Rives, tandis que le préfet se distançait de "la culture de la transparence" pratiquée en Allemagne en revendiquant "une culture différente" en France.

L'Allemage a dévoilé un budget de 50 millions d'euros et la mobilisation d'au moins 12.000 policiers pour la protection des personnalités.

Les nombreuses manifestations des opposants au sommet, prévues dans les deux villes, n'ont pas encore reçu d'autorisation ni en Allemagne, ni en France.

En marge du sommet, les opposants négocient avec les autorités préfectorales pour obtenir un emplacement pour un "village alternatif" et un trajet pour une grande manifestation le 4 avril à Strasbourg.

"Le projet de parcours qui nous a été soumis nous semble difficilement acceptable", a indiqué jeudi le collectif anti-Otan Strasbourg, qui va proposer un autre trajet d'ici le 4 février.

Le Monde. 30.1.09

Le dispositif de zonage et de fichage

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Les premières mesures annoncées par les autorités par voie de presse :

  • Pour l'instant, deux zones de sécurité: le quartier du PMC/ Wacken et celui de la Cathédrale/ Palais des Rohan
  • D'ici les 3 et 4 avril, d'autres zones de sécurité pourraient voir le jour
  • Le lycée Kléber sera entièrement fermé les 3 et 4 avril
  • Quand est-t'il des marchés ?
  • Combien de policiers côté français? "Je ne communique jamais le nombre de policiers" a déclaré Jean-Marc Rebière, préfet de la région Alsace (DNA du 31/01/09)

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Les résidents disposeront d'un laissez-passer nominatif, après déclaration à la police qui se déplacera chez vous pour récupérer le document ...

Strasbourg / Fortes perturbations dans la ville les 3 et 4 avril

Lumineuse dans sa robe immaculée, Amelle lui dira « oui » pour la vie. Les alliances s'échangeront. Un doux baiser unira les jeunes mariés. Sous une volée de riz, ils salueront la foule, du haut du balcon de l'hôtel de ville, place Broglie. Instant d'absolu bonheur : nous serons le samedi 4 avril. Le hic, c'est qu'une autre noce aura lieu ce jour-là à Strasbourg : la célébration du retour de la France au commandement intégré de l'Otan. Cette cérémonie-là se fera en présence d'un témoin de choix : Barack Obama, qui effectuera ce jour-là son premier déplacement dans l'Hexagone, accompagné de quelque 25 autres chefs d'État ou de gouvernement. Rien de moins. Face à cette armée - l'organisation du traité de l'Atlantique Nord -, les maigres arguments de « droit au bonheur » de la belle risquent de ne pas peser bien lourd.

Pas de limousine à l'hôtel de ville

C'est un coup de fil des services municipaux de l'état civil à son conjoint qui a ! mis le feu aux poudres : « La ville sera entièrement bouclée, aucun véhicule ne pourra espérer traverser le centre-ville et si l'on voulait se rendre à l'hôtel de ville, il faudra soit prendre le tram (si par bonheur il y en un a qui circule), soit marcher depuis la place de l'Esplanade... », lui explique-t-on, en lui proposant de « reporter », voire « d'annuler ». Exit ce jour-là, les arrivées en limousine sur la place Broglie - à moins d'en avoir une blindée et de s'appeler Barack Obama... Pour Amelle, cette mauvaise farce est « scandaleuse » : « Nous avions décidé de choisir cette date du 4 avril à la mairie, en décembre dernier », ne décolère pas la jeune femme - qui indique que son traiteur est réglé et que les alliances sont déjà gravées... « Ne peut-on pas trouver d'autres alternatives pour célébrer les unions en dehors de Strasbourg ? », s'indigne-t-elle.

Le plus beau jour de la vie, un parcours du combattant ?

Réponse de l'adjo! inte au maire, chargée de l'état civil : « C'est justement l'objet de notre appel téléphonique », précise Pernelle Richardot, qui a demandé ce « sondage » auprès des six couples qui ont prévu de se marier le 4 avril prochain à l'hôtel de ville - ainsi qu'un septième la veille. « Nous les avons informés que l'accès à la place Broglie serait barré pour que les futurs mariés ne soient pas piégés par les dispositifs de sécurité », poursuit l'adjointe, qui tente de gérer au mieux la situation, « pour que le plus beau jour de la vie ne se transforme pas en un parcours du combattant ». Et pour ce faire, ce sera au procureur de la République de décider s'il est possible de «transplanter» la salle des mariages au centre administratif, de la place de l'Étoile : « Il ne s'agit pas de "déplacer" la date - comme certains ont pu le comprendre - mais le lieu du mariage dans la ville, dans un endroit plus accessible ». Tant pis pour le velours et l'or du salon d'honneur de l'hôtel de vi! lle.

DNA. Philippe Dossmann. Édition du Ven 30 jan. 2009

Un laissez-passer pour le centre-ville ?

Anaïs (*), qui habite rue du Tonnelet-Rouge, une petite ruelle au coeur de l'ellipse insulaire à Strasbourg, a reçu un courrier du ministère de l'Intérieur mardi lui faisant part des mesures de sécurité liées à la venue de « nombreux chefs d'État », présents à Strasbourg pour le prochain sommet de l'Otan. « Un dispositif de filtrage sera mis en place dans votre quartier, selon le courrier. Seules les personnes recensées et dûment identifiées seront autorisées à pénétrer et circuler dans les zones définies ». Anaïs doit ainsi remplir une « fiche de liaison », afin d'obtenir un « laissez-passer individuel » pour... rentrer chez elle. « Je croyais que c'était une blague », a réagi la jeune fille, qui n'était pas au courant. Elle a finalement pris rendez-vous auprès de la cellule Otan de la police nationale. « Un policier va passer chez moi vérifier qui y habite et récupérer les fiches de liaison de toutes les personnes de l'appartement. On doit ensuite me donner un badge », explique-t-elle. Outre l'identité et l'adresse précise (numéro d'appartement, étage), un numéro de carte d'identité, de passeport ou de permis de conduire figurent parmi les renseignements demandés sur la fiche de liaison.

DNA. 30.01.09. A.G.

jeudi 29 janvier 2009

Camp : vers un accord avec la préfecture ?

Collectif et coordination anti-Otan de Strasbourg, accompagnés du groupe allemand « Résistance des deux rives », ont rencontré hier soir les services de la préfecture, qui leur ont proposé un terrain pour installer un camp au sud de Strasbourg, ont-ils fait savoir. « La proposition nous semble acceptable », a estimé un porte-parole du collectif. En revanche, les anti-Otan comptent faire une contre-proposition concernant le parcours de la manifestation. Une nouvelle rencontre est prévue la semaine prochaine avec les autorités.

DNA. Édition du Jeu 29 jan. 2009

Des chiffres qui font froids dans le dos : un monde armé jusqu'au dent

Les dépenses militaires des états en 2006 (1321 Milliards de dollar)

  • Les États-Unis ont déboursé 528,7 milliards (soit 46 % des dépenses militaires de la planète) dont 432 milliards pour mener leur guerre en Irak et en Afghanistan.
  • La Grande-Bretagne 59 Md$
  • La France 53 Md$
  • la Chine 49 Md$
  • Le Japon 43,7 Md$
  • La Russie 34,7 Md$

Les premières entreprises de l'armement (les chiffres d'affaires en milliards de dollar)

  1. - Lockheed Martin (USA) 36,1 Md$
  2. - Boeing (USA) 30,8 Md$
  3. - BAE System (Roy Uni) 25,1 Md$
  4. - Nothrop (USA) 23,6 Md$
  5. - Raytheon (USA) 19,5 Md$
  6. - General Dynamics (USA) 18,8 Md$
  7. - EADS (NDL) 13,2 Md$
  8. - L-3 Communications (USA) 10 Md$
  9. - Finmeccanica (Italie) 9,1 Md$
  10. - United Technologies (USA) 7,7 Md$
  11. - Thales (France) 7 Md$
  12. - KBR (USA) 6,4 Md$

total : 207,3 Md$ dont (152 Md$ pour les USA)

Les ventes d'armes dans le Monde

Les 100 plus importants fabricants d'armes au monde ont réalisé des ventes pour un montant de 290 milliards de dollar

  • 63 % des ventes par les 40 compagnies américaines
  • 29 % pour les européennes
  • Les États-Unis ont été les plus importants exportateurs d'armes entre 2002 et 2006, aux côtés de la Russie qui, en raison d'un marché intérieur limité, doit exporter la majorité de sa production.

Les armes nucléaires

En 2007, la planète compte 27 000 armes nucléaires, mais plus de 90% d'entre elles sont russes ou américaines

  1. Russie:14969 (3339*)
  2. États-unis : 9960 (5236*)
  3. France: < 300
  4. Chine: 130-200
  5. Royaume unis : < 200
  6. Israël: 75-200
  7. Pakistan: 24-60
  8. Inde: 40-50
  9. Corée du Nord: 0-12

(*) dont armes stratégiques déployées

sources: atlas militaire stratégique, SPIRI (l'Institut international de recherche pour la paix à Stockholm)

lundi 26 janvier 2009

Israël fortement soupçonné de crimes de guerre à Gaza

(Analyse publiée également sur http://geopolitiquedumoyen-orient.blogspot.com)

«Aujourd’hui l’absence de tout débat sur la perpétration des crimes s’apparente à de la complicité» (Directeur exécutif de la FIDH)

Un État moderne s’organise toujours autour de ses bâtiments administratifs, de ses écoles, de ses hôpitaux, de ses aéroports, de ses ports maritimes et de ses infrastructures routières. Farouchement opposée à la constitution d’un État palestinien souverain, l’armée israélienne détruit périodiquement et systématiquement toutes les infrastructures, les bâtiments, les écoles et les hôpitaux en Palestine. Ce n’est pas tout.

Dans un entretien accordé au journal Le Monde, SALAH ABDEL- JAWAD, professeur à l’Université de BIR ZEIT, parlant des objectifs de l’offensive israélienne dans la bande de Gaza, décrit clairement la politique de la terre brûlée de l’Etat d’Israël envers la Palestine: «Pourquoi bombarder les ministères, l’Université islamique et l’Ecole américaine de Gaza? Tout comme le saccage des bâtiments publics opéré en 2002, lors de l’invasion de la Cisjordanie. Ces actions participent d’un plan concerté. Il vise à détruire non seulement l’entité politique palestinienne mais aussi et surtout la société.» (Souligné par nous)(1).

Voici comment agit l’armée israélienne: «Quand nous soupçonnons qu’un combattant palestinien se cache dans une maison, nous tirons un missile, puis deux obus de tank et enfin un bulldozer abat les murs», explique un officier cité par Ha’aretz(2). Conséquences: «Toute les rues sont couvertes de gravas. La bande de Gaza est aujourd’hui méconnaissable», constate Eyad Sarraj, psychiatre palestinien, joint par téléphone à Gaza(3). Dire que chaque famille participe, d’une manière ou d’une autre, à la lutte pour l’indépendance palestinienne et on aura une idée de l’étendue des dégâts à Gaza.

Seules quelques bribes d’informations arrivent à contourner la censure militaire israélienne. Les rares images qui nous sont parvenues sont insupportables: civils palestiniens, femmes, hommes et enfants, déchiquetés, amputés gisant à même le sol, dans les décombres de leur maison ou dans la rue. Ces images démontrent que détruire la société palestinienne n’est pas l’unique objectif des incursions et des guerres permanentes que l’armée israélienne livre aux Palestiniens. L’enclavement de la bande de Gaza a offert aux industries militaires américaines la possibilité de tester de nouveaux types d’armes. Selon des médecins norvégiens, seuls occidentaux présents à Gaza : «Les militaires américains expérimentent de nouveaux types d’armes, connues sous l’acronyme DIME, pour Defense Inert Metal Explosive»(4).

L’expérimentation devait se faire sans témoins étrangers. Pour Antoine Bernard, directeur exécutif de la Fédération Internationale des ligues des Droits de l’Homme (FIDH), «la question des preuves est la raison pour laquelle les Israéliens ont fermé l’accès à Gaza»(5). Gaza transformé en laboratoire et les Gazaouis en rats de labo!

La question des «crimes de guerre» commis par l’armée israélienne est posée. Pour Ban Ki-MOON, secrétaire général de l’ONU: les responsables des bombardements contre des bâtiments de l’ONU devraient être identifiés et «rendre des comptes devant des instances judiciaires»(6). De son côté, la FIDH a demandé au Conseil de sécurité des Nations unies de saisir le procureur Luis Moreno-Ocampo des «crimes» commis par l’armée israélienne dans la bande de Gaza depuis le début de l’opération militaire. «Aujourd’hui l’absence de tout débat sur la perpétration des crimes s’apparente à de la complicité» affirme Antoine Bernard, directeur exécutif de la FIDH(7). Le Monde du 25-26/01/09 révèle qu’«Israël prépare sa défense contre des accusations de crimes de guerre». Ce qui prouve que l’Etat d’Israël a commis consciemment son forfait et qu’il se prépare à en assumer les conséquences.

Malgré tant d’évidence, certains intellectuels, comme Frédéric Encel, directeur de recherche à l’Institut français de géopolitique et à Sciences Po, arrivent pourtant à défendre Israël. D’après F. Encel, «Le mouvement islamiste radical, rebelle à l’Autorité palestinienne depuis son putsch de juin 2007 à Gaza, est hors la loi internationale»(8).

Monsieur le chercheur ignore-t-il qu’Israël, depuis sa création il y a 60 ans, n’a jamais appliqué aucune des résolutions de l’ONU et les guerres à répétition qu’il impose au Moyen-Orient découlent de ce refus de se plier à la loi internationale? Toujours selon F. Encel, le Hamas est «hors la loi internationale» parce qu’il refuse d’«abandonner l’usage de la violence et reconnaître Israël», état colonialiste et violent. Toujours est-il que ce monsieur ignore qu’ «il n’y a pas de roquettes en Cisjordanie, pas de résistance, et pourtant l’occupation est toujours en place. Après quatre ans et deux jours au pouvoir, Abbas n’a pas obtenu la levée d’un seul check-point et le démantèlement d’une seule colonie. Si le Hamas est responsable à Gaza, qui est responsable en Cisjordanie ?» (Qadoura Farès, ancien député du Fatah)(9).

Monsieur le directeur ignore-t-il que la défense de la souveraineté territoriale et politique est un droit reconnu par toutes les chartes et lois internationales? Pour certains intellectuels comme F. Encel, serviteur du colonialisme, ce droit ne s’applique pas à Israël, qualifié par lui d’«authentique démocratie en guerre». Autrement dit, pour F. Encel, les Palestiniens doivent renoncer à se battre, plier l’échine, accepter les check-points, vivre le développement de la colonisation de la Cisjordanie, et tant d’autres humiliations et violences de l’Etat d’Israël, et reconnaître la légitimité du colonialisme israélien sur la terre palestinienne. Plus serviteur du colonialisme que moi, tu meurs!

Faut-il rappeler à monsieur le chercheur en géopolitique qu’il n’est un secret pour personne que les dirigeants israéliens, en insistant sur le caractère juif de l’Etat d’Israël, ont mis en place un Etat d’apartheid où vivent les citoyens de premières zone (Juifs), ayant tous les droits et, ceux de deuxième zone (Arabes israéliens, 20% de la population) qui ont beaucoup moins de droits. Force est de constater que vous n’avez pas la même conception des régimes démocratiques que le commun des mortels. Ce n’est pas étonnant.

Sources : (1) Le Monde du 06/01/09 (2) LM du 08/01/09 (3) LM du 08/01/09 (4) LM du 13/01/09 (5) LM du 25-26/01/09 (6) LM du25-26/01/09 (7) LM du 16/01/09 (8) LM du 22/01/09 (9) LM du 18-19/01/09

dimanche 25 janvier 2009

Conseil de sécurité - G8 - Otan

Qu'en est-il de la paix et de la sécurité internationale, du principe d'égalité des peuples et de leurs droits à disposer d'eux-mêmes, bases du texte fondateur des principales missions de l'ONU? A lire: "Les directoires qui assurent l'hégémonie des grandes puissances" dans:

   http://www.france.attac.org/spip.php?article6865   

Les six décennies de l'OTAN

"L'ALLIANCE ATLANTIQUE A LA RECHERCHE DE NOUVELLES MISSIONS" Monde diplomatique (avril 2008)

   http://www.monde-diplomatique.fr/2008/04/A/15787   

samedi 24 janvier 2009

Un contre-sommet en préparation

Le collectif anti-OTAN Strasbourg regroupe notamment ds organisations syndicales, des partis politiques de gauche, et des associations. (Photo DNA - Bernard Meyer)

« Non à l'OTAN, non à la guerre ». Tel sera le cri de paix du collectif anti-OTAN Strasbourg, qui veut organiser un contre-sommet du 1er au 5 avril dans la capitale alsacienne. Le collectif, formé en octobre, a annoncé hier qu'il comptait organiser un contre-sommet pour dire « non à l'OTAN » et « non à la guerre » du 1er au 5 avril dans la capitale alsacienne. Le collectif anti-OTAN Strasbourg, qui revendique une quarantaine d'organisations membres (*), entend ainsi par le biais d'animations, de conférences ou de manifestations poser notamment la question de l'utilité de l'OTAN dans une ère post Guerre froide. « Nous sommes en négociation avec la préfecture afin d'obtenir un espace pour un camp et le parcours de la manifestation », a indiqué Frédéric Henry, l'un des trois porte-parole du collectif. Le collectif anti-OTAN, ainsi que la coordination anti-OTAN Strasbourg (**) ont rencontré conjointement les services de l'État pour la première fois la semaine dernière. La chorégraphie des événements étant « en train de se mettre en place », un autre rendez-vous, prévu la semaine prochaine, devrait apporter des « réponses précises » sur les deux! dossiers, selon Frédéric Henry. De son côté, la préfecture se réserve le droit de répondre d'ici la fin du mois. Les organisateurs, qui attendent plusieurs dizaines de milliers de manifestants, entendent défiler dans les rues de la ville.

« Pas une ville forteresse »

« Strasbourg ne doit pas devenir une ville forteresse », ont-ils souligné. Autre exigence : que le terrain destiné à accueillir le « village alternatif », qui pourrait compter 6000 participants, ne soit pas trop éloigné du palais de la musique et des congrès de Strasbourg, où doit se tenir la partie officielle du sommet le 4 avril. « On ne souhaite pas qu'à cause d'éventualités de ce genre, on nous interdise de manifester », a répondu Frédéric Henry à une question sur l'hypothèse de débordements. Strasbourg ayant été choisie en tant que symbole de paix et de réconciliation, il serait légitime que la ville accueille sommet de l'OTAN et contre-sommet dans les mêmes termes, ! a-t-il conclu. En attendant la réponse de la préfecture, collectif et coordination, ainsi que près de 350 autres organisations se sont donné rendez-vous les 14 et 15 février à l'université Marc-Bloch pour une conférence « internationale » afin de finaliser la préparation de ce contre-sommet. A suivre.

Aude Gambet

(*) Dont des syndicats (FSU, Solidaires), des partis politiques (Les Verts, le PCF, le Nouveau Parti Anticapitaliste) ou des associatio

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