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13/01/2013

Somalie : Opération Corned-Beef à Bulomarer…par ce qu'il n'y a ici que des actes de gouvernement.

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...elle est seulement la furie de la destruction.

 

Le journal La Croix n'y va pas avec le dos de la cuillière et titre  :

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Fichtre,

Alors que nos braves soldats s'en vont, par la fuite en avant dans l'expansion coloniale au-delà des frontières, arracher un gentil otage des griffes crochues des vilains barbus islamo-gauchistes dit "terroristes", La Croix, plutôt que de rentrer dans les rangs et faire corps avec la realpolitique appliqué par la France dans une future jeune démocratie Africaine, joue le jeu des "terroristes" en pointant du doigt "l'opération ratée"...

D'autres journaux ont préférés faire profil bas quand à l'issue, fatale, de cette opération :

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"Essuyer des pertes", c'est comme passer un coup de torchon, actionner des essuie-glace, on fera mieux la prochaine fois, l'important c'est de participer... 

 

Alors pourquoi lancer une invincible armada là-bas, à Bulomarer en Somalie en janvier 2013 ?

Mais si, souviens toi, le 14 juillet 2009, en pleine fête nationale, des barbus bien renseignés ont enlevés deux "journalistes" :

enlèvement, journalistes,somalie 14 juillet 2009,

A l'époque ça avait fait un peu de bruit dans le milieu de la presse car la couverture de "journalistes" empruntée par nos barbouzes qui venaient s'installer à l'hôtel Sahafi mettait du coup les vrais journalistes d'investigation dans une facheuse posture en risquant de les faire passer pour des indics emmbeded et tout le toutim...

Un an auparavant, en août 2008, deux autres journalistes avait déjà été enlevé à Mogadiscio : Nigel Brennan et Amanda Lindhout (ils ont été libérés en novembre 2009). Petit détail, les pourparler ont eût lieu à l'hôtel Sahafi, là où allait se faire enlever nos deux pieds-nickelés un an après :

hôtel Sahafi,mogadiscio,somalie,enlèvement,otage,

Voilou pour le contexte et le rappel de barême...

Donc vendredi 11 janvier 2013, l'opération visant à exfiltrer l'otage à Bulomarer nous est présentée en des termes mirifiques par Le Point, porte parole des opérations occultes et spéciales des "services" et qui ne manque pas, à travers son article, de présenter le fleuron du savoir faire français, la vitrine des chantier navals STX de Saint-Nazaire : le BPC Mistral.

Si tu cherches l'article en ligne, tu noteras, lecteur, que le pompeux plumitif ne parle pas des autres otages, de possible dégats collatéraux sur des civils... il y flanquera juste une citation de Corneille "l'obscure clarté qui tombe des étoiles" pour tenter d'alléger sa grosse promotion de l'opération foirée :

BPC Mistral,somalie,otage,bulomarer,COS

Tu auras donc vite compris que ces opérations, techniques politiques du capitalisme, sont avant tout une mise en avant "in situ" de notre industrie d'armement et de nos capacités de projection d'hommes et matériels (terre-air-mer), le bâtiment Mistral ayant succité l'intêret "outre-Atlantique" :

BPC Mistral,somalie,hélicoptère,projection

Même la Russie est intéressée par le Mistral :

BPC Mistral,russie,saint nazaire,armement,marine

Mais, dans la sagesse qu'on lui connait, le gouvernement Russe préfére "repousser la contruction de 2013 à 2016" afin de déterminer la place de ces derniers dans la flotte russe (et oui):

BPC Mistral,russie

Bref, sur fond de tractations d'armement entre grandes puissances, de marchés à prendre pour les chantiers navals STX de Saint-Nazaire, de jeux de barbouzes entre pays de la coalition, qu'est ce que peut bien peser le poids de la vie humaine ? 

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Cynisme assumé ou bravade de potache, les sponsors officiels de la Marine ont offert un petit sac au personnels à ponpon du Mistral pour les fêtes de fin d'année avec le logo de l'association "Gueules cassées, sourire quand même" :

BPC Mistral,gueules cassées

Le vieux militantisme donne l’exemple inverse.

  

16:18 | Lien permanent | Commentaires (0) |

09/09/2009

Sultan M. Munadi, journaliste au New York Times à Kabul, enquêtait sur le bombardement de Kunduz.

09sultan-190.jpg

Sultan M. Munadi

(photo by Tyler Hicks/The New York Times)

 

Stephen Farrell, un journaliste du New York Times enlevé samedi par des talibans dans les environs de Kunar, dans la province de Kunduz, a été libéré mercredi, au cours d'une opération commando menée par des troupes étrangères et afghanes. Un collègue afghan, Sultan Munadi, a eu moins de chance: il est mort au cours de l'opération.

MM. Farrell et Munadi avaient été kidnappés samedi, alors qu'ils enquêtaient sur le bombardement, par l'OTAN, de deux camions-citernes détournés par des insurgés. Le raid, mené par l'aviation militaire américaine à la demande de l'armée allemande, a tué des civils afghans et soulevé un tollé dans la population locale.

Omar Sobhani/Reuters

(Stephen Farrell, left, and his Afghan interpreter, Sultan Munadi, right, interviewing a wounded man in a hospital in Kunduz on Friday. The two journalists were abducted the next day. Mr. Farrell was rescued early Wednesday; Mr. Munadi was killed during the rescue effort).

Leur rapt avait été gardé secret par le grand quotidien américain et les grands médias du monde pour des questions de sécurité.

Au moins un soldat britannique a aussi perdu la vie au cours de cette opération.

Sorts contraires

« Je suis sorti! Je suis libre! », a lancé Farrell à une responsable des pages internationales du New York Times après avoir été libéré, selon le compte-rendu que fait le grand quotidien américain.

Au téléphone, le journaliste, qui a la citoyenneté britannique et irlandaise, a raconté les évènements chaotiques qui ont mené à sa libération, à partir du moment où il a entendu des hélicoptères approcher du lieu de sa détention et qu'il est sorti, avec M. Munadi.

« Il y avait des balles partout autour de nous. Je pouvais entendre des voix britanniques et afghanes », a raconté Stephen Farrell. Au bout d'un mur, poursuit-il, son collègue Munadi a avancé en criant « Journaliste, journaliste », mais a été accueilli par des balles.

Le journaliste rapporte avoir crié: « Otage britannique », et que des voix lui semblant britanniques lui ont dit de sortir. C'est alors qu'il a revu son collègue, au sol. « Il était dans la même position où il était après être tombé. C'est tout ce que je sais. Je l'ai vu tomber devant moi. Il n'a pas bougé. Il est mort. Il était si proche, il était deux pieds devant mois », relate Stephen Farrell.

À ses collègues du New York Times, le journaliste a dit ne pas être blessé. Il a aussi précisé ne pas savoir si les balles sous lesquelles est tombé Sultan Munadi provenaient d'insurgés ou de soldats.

Le grand quotidien américain a eu une réaction partagée devant le sort contraire de ses deux collaborateurs. « Nous débordons de joie pour la libération de Steve, mais nous sommes profondément attristés que sa liberté ait coûté si cher. [...] Nos coeurs sont avec la famille de Sultan. »

C'est la deuxième fois en moins d'un an qu'une équipe du New York Times est kidnappée par des talibans. En novembre, David Rohde avait été enlevé près de Kaboul, avec un traducteur afghan et son chauffeur. Il s'est échappé en juin.

M. Rohde, qui avait aussi travaillé avec Sultan Munadi, a rendu hommage à son défunt collègue. Il l'a décrit comme un « journaliste, un collègue et un être humain extraordinaire ». « Il représentait ce qu'il y a de mieux en Afghanistan. Travailler avec lui était un honneur ».

M. Munadi avait 34 ans. Il était père de deux enfants.

Radio-Canada.ca avec Agence France Presse et New York Times

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(Photo: AFP/Gul Rahim)

 

Hell? No. I Won’t Go.

Sultan M. Munadi is an Afghan journalist with The New York Times in Kabul, Afghanistan. He is studying for a masters degree in Germany. On a brief visit home he tells why he would never leave Afghanistan permanently.

KABUL, Afghanistan – I grew up in the Panjshir Valley, in a place that is a three-hour walk from the nearest road. We don’t have a lot of iron there, we don’t have concrete, we don’t have these artificial things. It’s a completely natural place.


I grew up there, and when I went to Germany to study for a master’s degree in public policy I saw concrete everywhere, a lot of glass, asphalt and artificial things. It was depressing, very boring for me. I was dreaming of the dust, I was dreaming of nature in my country, of the mountains. It’s really nice to be back for a while, it’s very hard to be away for two years.

If I were a teenager, it would be easier to be integrated into the society in Germany, but now at the age of 34, it is difficult to be away from my country. I would not leave Afghanistan. I have passed the very darkest times of my country, when there was war and insecurity. I was maybe four or five years old when we went from my village into the mountains and the caves to hide, because the Soviets were bombing. I have passed those times, and the time of the Taliban when I could not even go to Kabul, inside my country. It was like being in a prison.

Those times are past now. Now I am hopeful of a better situation. And if I leave this country, if other people like me leave this country, who will come to Afghanistan? Will it be the Taliban who come to govern this country? That is why I want to come back, even if it means cleaning the streets of Kabul. That would be a better job for me, rather than working, for example, in a restaurant in Germany.

Being a journalist is not enough; it will not solve the problems of Afghanistan. I want to work for the education of the country, because the majority of people are illiterate. That is the main problem facing many Afghans. I am really committed to come back and work for my country.

 

Mr. Sultan Mohammad Munadi
The New York Times
Reporter

 

18:04 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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