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22/10/2010

Trafic d'armes de Pau à Sainte-Croix-en-Plaine près de Colmar : un militaire suspecté...

Pau : un militaire suspecté de trafic d'armes

Il aurait vendu des armes de guerre à un Alsacien de 26 ans. Écroué hier, il doit être transféré aujourd'hui à Colmar devant un juge.

 

Un militaire palois a été placé en détention provisoire, hier soir, à la maison d'arrêt de Pau après avoir été entendu dans les locaux de la section de recherches sur commission rogatoire d'un juge d'instruction de Colmar (Haut-Rhin). Cet homme est soupçonné d'avoir trempé dans un trafic d'armes de guerre.

Point de départ de cette affaire, un renseignement arrivé jusqu'aux oreilles des gendarmes de la brigade de recherches de Colmar (Haut-Rhin). Selon cette information, un homme de 26 ans résidant à Sainte-Croix-en-Plaine, commune de l'agglomération colmarienne, détenait chez lui un important arsenal sans aucune autorisation. Des investigations sont alors aussitôt engagées et débouchent sur la perquisition du domicile du jeune homme, mercredi matin. L'opération est on ne peut plus fructueuse.

Fusils d'assaut, explosifs…

En effet, les enquêteurs découvrent l'attirail du parfait guerrier : une mitrailleuse Kalachnikov, un fusil d'assaut M 16, un lance-roquettes de fabrication américaine, un pistolet, quelque 3 000 cartouches 9 mm et 5,56 mm (le calibre standard parmi les forces armées de l'Otan) mais aussi 6 kilos de TNT (un explosif) ! Immédiatement arrêté, le propriétaire est placé en garde à vue à la gendarmerie de Colmar. Ce jeune homme aurait eu des accointances avec le milieu néonazi par le passé, rapports qu'il aurait rompus depuis quelque temps. Il aurait expliqué avoir collectionné toutes ces armes par passion, mais vouloir s'en débarrasser.

Si le parquet de Colmar a dans un premier temps envisagé de le faire juger dans le cadre d'une comparution immédiate, il s'est vite ravisé et a ouvert une information judiciaire, confiée au juge André Schmidt. Car il est rapidement apparu que cet arsenal ne tombait pas du ciel. C'est là qu'intervient le militaire palois. Ce dernier aurait vendu au moins le M 16 au jeune Alsacien.

Du matériel qu'il aurait récupéré au gré de ses déplacements professionnels, notamment dans les pays de l'Est. Les deux hommes se seraient rencontrés récemment dans la région lyonnaise pour une transaction.

Le militaire palois doit être présenté au magistrat instructeur en charge du dossier aujourd'hui. Quant au jeune Alsacien, son sort était hier soir entre les mains du juge des libertés et de la détention. Pilotée par les gendarmes de la brigade de recherches de Colmar, l'enquête se poursuit.

e.cazcarra@sudouest.fr

piqué sur sud-ouest.fr - 22/10/2010

10:36 | Lien permanent | Commentaires (0) |

26/08/2010

Pau : Les cinq internautes condamnés ne feront pas appel

Les internautes condamnés pour outrage au préfet ne feront pas appel. Ils avaient réagi à l'interpellation de sans-papiers en 2008.

Il n'y aura pas de second procès des « six de Pau », ces internautes que leurs supporters avaient ainsi surnommés parce qu'ils avaient comparu en juin dernier devant le tribunal pour outrage au préfet des Pyrénées-Atlantiques. D'abord parce que, à l'issue d'une mûre réflexion, le président du tribunal, Marc Magnon, avait décidé de n'en condamner que cinq, à 1 000 euros d'amende avec sursis, ensuite parce qu'ils ont tous décidé de ne pas faire appel de la décision.

Le 12 août dernier, le tribunal correctionnel de Pau avait estimé qu'il y avait bien outrage dans leurs courriels publiés sur Internet en 2008 à la suite de l'interpellation d'une famille d'Albanais sans papiers qui avait été placée au centre de rétention d'Hendaye avec deux enfants en bas âge. Si le cours du destin s'est montré favorable à cette famille (finalement régularisée), il aura conduit ces six internautes, citoyens ordinaires jamais condamnés jusqu'alors, à la barre du tribunal après la plainte du préfet des Pyrénées-Atlantiques, Philippe Rey.

Coupables parallèles

Celui-ci s'était senti diffamé de se voir comparé à un « bourreau nazi ». C'est justement ce parallèle entre la politique de persécutions sous Vichy et celle menée actuellement par le gouvernement vis-à-vis des condamnés qui relève de l'outrage, selon le jugement très fourni du tribunal de Pau.

Car, s'il a relaxé Valérie Martinez, une des internautes, qui demandait simplement que « cessent ces rafles », en estimant que la formulation ne relevait pas d'un amalgame, le tribunal se montre en revanche plus sévère à l'encontre de « parallèles » plus explicites. « Le procédé qui consiste à mettre en parallèle la persécution, puis l'extermination, de dizaine de milliers de citoyens ou résidents français et le placement en centre de rétention aujourd'hui d'une famille en séjour irrégulier, outre qu'il illustre un mépris pour la prudence qui doit guider celui qui prétend s'inspirer des enseignements de l'Histoire, traduit aussi une certaine forme d'oubli pour les victimes de la Shoah », peut-on lire dans le jugement, qui prend soin, sur trois pages, de rappeler les crimes de l'Occupation.

Lorsque le délibéré est tombé, voici quinze jours, les « six de Pau », comme leurs avocats, semblaient vouloir en découdre encore devant la justice, au nom de la liberté d'expression. Mais, depuis, ils se sont réunis, ont semble-t-il beaucoup discuté et consulté. À l'arrivée, ils ont décidé qu'ils n'iraient pas plus loin. L'absence d'inscription de la peine sur leur casier judiciaire, l'euro symbolique (à partager en cinq) réclamé et obtenu par le préfet n'y sont peut-être pas pour rien.

« Petits contre gros »

« Nous étions les petits contre des gros. On nous a dit qu'en appel nous n'aurions que peu de chances de gagner sans élément nouveau. Pour avoir une chance de gagner, il aurait fallu saisir la Cour européenne des droits de l'homme. Or, pour cela, il faut des moyens financiers, et beaucoup de temps. Alors, c'est vrai, nous avons capitulé. Mais ce qui pourrait nous rassurer, c'est que des procès comme le nôtre, il y en aura de plus en plus », commentait hier Yves Ribault, l'enseignant retraité de Savoie reconnu coupable comme quatre autres coprévenus, « citoyen ordinaire » proclamé, qui souhaite simplement le redevenir.

piqué au tas chez www.sudouest.fr - 25/08/2010

15:45 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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