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03/11/2012

Kale Borroka

kale borroka,tampographe sardon

Kale Borroka:

Kit de 24 pièces permettant de dessiner une rue du Pays Basque. On y trouve les éléments typiques des façades de Bayonne, rez de chaussée en arceaux, toitures, fenêtres et colombages. On y trouve aussi ce qui faisait le charme de cette ville dans les années 80: une manifestation nationaliste et des gardes mobiles qui chargent.
Kale Borroka signifie en Basque quelque chose comme "Combat de rue" ou "j'aime mettre les sous-vêtements de ma mère", je ne me souviens plus très bien du sens exact.
Le samedi après-midi était généralement dédié à cette activité, aussi régulièrement que le dimanche était consacré au match de rugby.

Présenté dans un coffret en papier tibétain, étiquette sérigraphiée en rouge et vert.
Un choix de connaisseur: livré avec un tampon d'ETA et celui du commissariat de police de Bayonne (ou du G.A.L ce qui revient à peu près au même), vous pourrez vous amuser à reconstituer à peu de frais la violence politique des années Mitterrand-Gonzalez.

La boîte 70 euros


Le Tampographe étudie actuellement d'autres tampons-villes: Belfast, Jérusalem-est, Bagdad, Beyrouth, rue Gay-Lussac. Demandez un devis à le.tampographe@free.fr et faites de votre ville sinistrée un plaisant jouet qui amusera vos enfants pendant que vous allez vous bastonner dans la rue.

 

piqué au tas sur

08:22 | Lien permanent | Commentaires (0) |

08/07/2010

Jon Anza : pour la LDH, ''cette affaire ne sent pas bon''

La LDH a pointé jeudi son refus de voir de simples dysfonctionnements juridiques dans le cas de la disparition inexpliquée du militant basque, et soutient la pétition pour ''exiger de la clarté''.

A l'initiative d'une conférence de presse hier jeudi à son siège parisien, la Ligue des Droits de l'Homme a dénoncé "des dysfonctionnements pour le moins troublants" dans la chaîne d'évènements qui se sont enchainés depuis la disparition du militant basque Jon Anza, le 19 avril 2009 à Bayonne, à la découverte le 11 mars 2010, presqu'un an plus tard, du corps dans une morgue de Toulouse, où il fut considéré comme mort sous X durant 10 mois.

Souhaitant tout particulièrement être présent à cette réunion aux côtés des membres du comité de soutien à Jon Anza, le président de la LDH, Jean-Pierre Dubois, a exprimé ses doutes sur un "dossier sensible qui ne sent pas bon".

"Nous sommes devant une série impressionnante d'éléments qui permettent d'être certain que ni les services de police, ni les services judiciaires n'ont correctement fonctionné", a déclaré Jean-Pierre Dubois, président de la LDH, lors d'une conférence de presse.

Estimant que "lorsque certaines affaires concernent le Pays Basque, ou la Corse, apparemment la justice n'arrive pas à fonctionner correctement", il a affiché son soutien avec la pétition lancée hier pour la demande de vérité sur la disparition du militant d'ETA.

L'initiative des avocats de la famille Anza d'une demande de saisine de l'Inspection générale des services judiciaires, adressée le 17 juin à la Garde des sceaux Michèle Alliot-Marie, doit déboucher sur une réponse très attendue par la LDH, a précisé Jean-Pierre Dubois, "la LDH n'a pas oublié le montage politique de Tarnac", a-t-il rajouté.

Si les membres du comité de soutien n'ont pas dévoilé jeudi de nouveaux éléments troublants venant remettre en question l'actuelle version officielle, l'une de ses porte-paroles, Anaïs Fumosa, a déroulé le fil chronologique des évènements, et pointé la responsabilité des différents services de police et de justice.

Alors qu'il était établi que Jon Anza se rendait en train à Toulouse, aucun acte d'enquête n'a été réalisé à Toulouse, a-t-elle expliqué, et aucun hôpital toulousain ne retrouve la trace d'une saisine comme affirme pourtant la Procureur de Bayonne, Anne Kayanakis, chargée de l'enquête pour "disparition inquiétante".

Les avocats de la famille ont également fustigé jeudi une "enquête préliminaire totalement insuffisante", et rejoint le constat porté par la LDH.

"C'est curieux", a précisé Me Julien Brel, avocat de la famille Anza, "les policiers ont sollicité tous les hôpitaux, sauf ceux de Toulouse. En tout cas, ces réquisitions ne se trouvent pas dans le dossier. Le simple envoi de réquisitions au CHU de Toulouse aurait pu nous permettre de retrouver son corps dès le 20 mai 2009".

"Ce caractère répétitif de dysfonctionnements n'est pas acceptable. On ne peut pas nous empêcher de penser qu'il y a derrière une raison d'État", a martelé Anais Fumosas.

"Actuellement, le fonctionnement des services de police et de justice permet toutes les suppositions", a partagé M. Dubois.

pris chez www.eitb.com - 02/07/2010

 

Demande de saisine à la Garde des sceaux

Le président de la Ligue des droits de l'homme veut que « la lumière soit faite ».

 

« La Ligue des droits de l'homme n'a qu'un seul souci, que la lumière soit faite et que la vérité passe », déclare très fermement son président Jean-Pierre Dubois. Et pour montrer sa détermination à ce que cette « affaire qui ne sent pas bon » trouve rapidement une conclusion, il a tenu à être personnellement présent hier dans ses locaux parisiens auprès du collectif Jon Anza et des avocats de sa famille.

Aucun élément nouveau sur les circonstances de la mort du militant basque. Sinon la preuve d'une succession de dysfonctionnements policiers et judiciaires. « Ce caractère répétitif n'est pas acceptable. On ne peut pas s'empêcher de penser qu'il y a derrière une raison d'État », a expliqué lors d'une conférence de presse Me Xantiana Cachenaut. De même son confrère Me Julien Bel a précisé combien l'enquête préliminaire leur a laissé « un goût amer ».

Pourquoi en effet les réquisitions du procureur de la République de Bayonne se sont-elles arrêtées à Saint-Gaudens alors qu'il était évident que Jon Anza avait pris le 18 avril 2009 le train jusqu'à Toulouse où son corps a été retrouvé à la morgue dix mois plus tard ? Anaiz Funosas, membre du collectif Jon Anza, a fait un exposé limpide sur la chronologie de la disparition de leur ami et sur toutes les rumeurs liées aux circonstances de sa mort.

Il est désormais évident que Jon Anza n'avait pas été enterré comme le pensaient ses proches, mais est-on aussi sûr qu'il n'a pas été enlevé, séquestré et torturé par des gardes civils espagnols qui étaient à Toulouse à la même période et ont précipitamment plié bagage en oubliant leurs armes sous le matelas de leur chambre d'hôtel ?

Pétition lancée hier

« La LDH est très attentive aux suites données à cette affaire, elle n'a pas oublié le montage politique de Tarnac (groupe accusé d'avoir préparé des attentats contre le TGV) », précise Jean-Pierre Dubois. Et il répète haut et fort qu'il soutient la pétition lancée hier pour la demande de vérité sur la disparition du militant d'ETA et qu'il attend une réponse rapide à la demande de saisine de l'Inspection générale des services judiciaires adressée le 17 juin à la Garde des sceaux Michèle Alliot-Marie par la compagne, le frère et la sœur de Jon Anza.

« Le simple envoi de réquisitions au CHU de Toulouse aurait pu nous permettre de retrouver son corps dès le 20 mai 2009 », écrivent-ils en pointant les nombreuses défaillances de l'enquête.


pris sur www.sudouest.fr - 02/07/2010 - Régine Magné, Paris

17:51 | Lien permanent | Commentaires (1) |

02/06/2010

Des journalistes "embedded" dans la guerre contre l'ETA

Que sait-on réellement des arrestations, jeudi matin, de membres présumés de l’ETA ? Pas grand-chose. De source judiciaire, quatre personnes ont été mises en examen pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste », l’une d’elle également pour la mort de deux policiers espagnols en décembre 2007 à Capbreton. Trois juges d'instruction sont saisis de ce dossier ouvert par le parquet de Paris. Ce serait la sixième arrestation d'un chef présumé d'ETA en deux ans. Pour le reste, derrière le silence des enquêteurs français —la Sous-direction antiterroriste (SDAT), la Direction interrégionale de police judiciaire (DIPJ) de Bordeaux et le RAID— et la verve du ministère de l’intérieur espagnol —qui affirme que la Guardia civil a participé à l’opération— quelque chose ne tourne pas rond.

A 7h, jeudi matin, une dizaine de médias espagnols donnaient déjà l’information sur leurs site Internet, en précisant que les arrestations avaient eu lieu à 6h15. Plutôt réactifs les collègues et bien matinaux le jeudi matin. Mais là où le bât blesse, c’est dans le traitement de l’information. Le journal La Razon, par exemple, produisait un dossier complet sur l’arrestation, avec photos, soit 12600 signes de texte, l’équivalent d’une double page de tabloïd. Pour un événement censé être survenu, dans le même article, ¾ d’heure auparavant. C’est tout simplement impossible. L’explication était sur le terrain.

Rue du sergent Marcel Duhau, quartier Saint-Esprit à Bayonne, les journalistes locaux sont arrivés bons derniers. Télés et photographes espagnols occupaient déjà la place, chaises de camping pour être confortables, comme tout bon professionnel qui en a toujours une dans le coffre, et thermos de café, comme tout bon pique-niqueur qui prend le temps de préparer sa sortie. Une proportion significative de journalistes était au courant de cette arrestation avant qu’elle ne se produise. Pas les journalistes basques.

Un chroniqueur s’étonnait ce matin-là, sur Euskadi irratia, que l’information ne figure pas sur les sites Internet des médias basques. Et d’en déduire une partialité dans le traitement de l’information. C’est tout le contraire. Pour le mesurer, il suffit de se demander pourquoi certains médias sont mieux informés que d’autres. Et d’où vient cette confiance de « sources anti-terroristes » envers des journalistes dont un seul mot prématuré compromettrait l’arrestation « de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ».

Car on n’est pas non plus au festival de Cannes, où les rédactions habituées obtiennent le palmarès avant la cérémonie, « sous embargo », histoire de préparer de beaux papiers dans des délais raisonnables. On est bien dans une situation de conflit entre l’État espagnol et l’ETA et les bonnes vieilles traditions du journalisme de guerre. Mais il s’agit pourtant, également, de préparer de beaux papiers dans des délais raisonnables.

Depuis le dernier conflit en Irak, l’armée américaine a passé un cap en créant le statut de « journaliste embedded » et en niant par la même occasion celui de tout journaliste non « embarqué ». Un journaliste considéré comme un soldat, que l’on protège et que l’on promène où l’on veut, en finançant d’ailleurs ses transports, avec droit de regard sur ses reportages. Pour autant, la pratique est ancienne et remonte au moins à la guerre de 14, en passant par celle de 39. L’emblématique Capa avait bien un uniforme de l’armée américaine en débarquant sur les plages de Normandie. C’est même l’armée qui assurait les tirages de ses photos, et qui en détruisit une grande part. Nulle raison que les conflits du XXIe siècle renoncent à une pratique si bien éprouvée.

Mais le phénomène est cette fois plus insidieux. D’abord parce qu’il ne dit pas son nom. Ensuite parce qu’il repose nécessairement sur la prime du bon élève, le journaliste en qui l’on a confiance pour sa lecture de l’information, son aptitude au off et sans doute ses idées. Une relation habituelle déclinée à tous les échelons de la presse. Et finalement une instrumentalisation. Car une fois autorisés à publier 12600 signes dans l’heure matinale qui suit les faits, les médias enclenchent un processus imparable, presque mécanique, d’emballement médiatique.

Il fallait voir ce matin là, les agences de presse, pressant leurs correspondants tombés du lit, pour confirmer dans la minute les identités des personnes arrêtées. Les radios improvisant des directs pour faire le point, les télés, interviewant inlassablement la même voisine qui répétait à l’envie qu’elle n’avait « rien vue et rien entendu », les photographes répétant au téléphone « j’envoie ce que j’ai ». Un rythme galopant qui ne peut entraîner que le faux pas. Et ça trébuche. Les informations tournent en vase clos, toujours les mêmes, celles que des « sources anti-terroristes » de Madrid ont offertes à des journalistes. Et le ministre de l’intérieur espagnol a beau jeu de déclarer à la presse, en milieu de matinée : « vous comprendrez que c’est une affaire extrêmement importante, je préfère attendre que l’opération soit terminée pour me prononcer ».

Au milieu de l’information, il y a de la communication. Et bien malin qui peut, ce jeudi matin, trier le grain de l’ivraie. A Urrugne, une perquisition est en cours, au domicile d’Eñaut Aramendi, permanent de Lab. Lui et sa compagne ont été arrêtés dans la même opération. Certains médias évoquent « cinq etarras arrêtés ». Sa compagne sera libéré deux jours plus tard. Lui est accusé d’avoir loué l’appartement. Puis d’avoir transporté les 3 membres de l’ETA. Le ministre espagnol de l’intérieur dira finalement qu’il a un rôle clé que c’est grâce à sa surveillance que les enquêteurs ont pu remonter jusqu’au commando. Depuis quand les enquêteurs révèlent leurs méthodes ? Quelques jours plus tard, c’est finalement le propriétaire de l’appartement, un breton, qui est recherché.

atxilot500Pour les journalistes d’agence, de radio, de télé, ceux qui doivent jouer de rapidité, c’est une torture que de résister à la vitesse en validant ses informations. Depuis la péninsule ibérique, un flot continu de détails se déverse jusqu’au pied de l’immeuble où la perquisition continue. L’un des militants présumé aurait participé à la fusillade de Dammarie-les-lys. L’autre à celle de Capbreton, en décembre 2007. C’est la cinquième personne à qui les médias et les spécialistes attribuent l’échauffourée, même si trois militants seulement étaient impliqués. Mais pas le temps de s’arrêter aux contradictions. Il faut du temps pour valider les informations. Les rédactions sont poreuses. « C’est lequel le chef ? » demande une rédaction parisienne à son correspondant sur place qui vient de valider les identités des prévenus. Comment savoir qu’il y a un chef ? Bien malin qui connaît l’organigramme d’une organisation clandestine. Mais Madrid affirme avoir débusqué un chef, pour la sixième fois en deux ans. Ironie : un gouvernement ne pratique pas la propagande en temps de guerre, c’est bien connu. Ce n’est pas comme si tous les médias s’étaient déjà laissé berner par Madrid lors des attentats d’Atocha, le 11 mars 2004.

Tout ce processus médiatique contribue à une baisse de la vigilance des médias. La vitesse imposée est trop intense. C’est une technique de commercial, qui consiste à faire signer un contrat en moins de temps qu’il n’en faut pour le lire. Il y a eu des précédents, notamment le 20 mai 2008, lors de l’arrestation d’un autre chef présumé de l’ETA à Bordeaux. Les journalistes espagnols ont bien failli arriver sur les lieux avant l’arrestation. Tous ces indices devraient contribuer au minimum à une réflexion des journalistes et au péril qu’ils suscitent. En jeu, ce n’est pas la liberté d’opinion qui est menacée, mais plus grave, la véracité des faits. A moins qu’il ne soit déjà trop tard et que la machine médiatique ne broie mécaniquement les journalistes affranchis, comme l’armée américaine qui ne fait déjà plus cas des non « embedded ».

Piqué au tas chez Paus Basque Info 2.0 - 24/05/2010

http://www-tc.pbs.org/wgbh/amex/oswald/program/images/enlarged/about_fd.jpg

18:40 | Lien permanent | Commentaires (0) |

16/08/2009

Repression policiere au Pays basque

Clashes in the Basque Country as pro-ETA demonstrators try to go ahead with banned protests

By m.p. - Aug 16, 2009 - 1:58 PM

Protesters and police in San Sebastián - EFE
Protesters and police in San Sebastián - EFE
enlarge photo

A hoax bomb call caused thousands to be evacuated from a beach in Cataluña on Saturday

There were clashes between police and demonstrators in San Sebastián this Saturday, as several hundred people tried to go ahead with a march in support of ETA prisoners banned by the National Court on Friday.

 

 

 

Spanish police unsure if ETA still in Mallorca

Photo credit: AP | Basque police stopand disperse an illegal street protest by several thousand supporters during an illegal rally to supports the Basque armed group ETA. Two unidentified demonstrators were detained, officials said in the Basque town of San Sebastian northern Spain Saturday Aug. 8, 2009. (AP Photo /Alvaro Barrientos)

 

20:24 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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