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17/06/2010

Juin 2010 : la DST cherche encore à déstabiliser les antinucléaires

Dans trois courriers en date du 10 juin, la Direction de la Surveillance du Territoire (DST, devenue officiellement DCRI) a convoqué trois salariés du Réseau "Sortir du nucléaire" pour une audition le 16 juin 2010 au Ministère de l’Intérieur : Myriam Battarel et Sabine Li (webmestres), et Philippe Brousse (directeur). La suite d’un feuilleton qui dure depuis plus de sept ans.

En effet le motif de la convocation policière a été précisé par téléphone : depuis 2003, le Réseau "Sortir du nucléaire" met à disposition sur son site internet des documents "confidentiel défense", qui révèlent que le futur réacteur EPR ne résisterait pas au crash d’un avion de ligne (pas plus que les 58 réacteurs nucléaires français déjà en fonctionnement).

Cette affaire a déjà donné lieu à une procédure judiciaire, classée sans suite en juin 2009. Depuis des années, l’avocat du Réseau "Sortir du nucléaire" demande d’avoir accès au dossier pénal, en vain. Comme par hasard, cette convocation intervient la veille du procès de la SOCATRI-AREVA, et à trois jours de l’Assemblée Générale du Réseau "Sortir du nucléaire".

Myriam, Sabine et Philippe ont décidé de ne pas se rendre à cette convocation arbitraire. Ils savent qu’ils peuvent être arrêtés à tout moment et emmenés de force. Mais il n’est pas question de céder devant un État qui prêche la transparence, mais classe "secret défense" ou "confidentiel défense" tout ce qui concerne le nucléaire, civil ou militaire.

Réseau Sortir du Nucléaire - 16/06/2010

 

16 juin 2010 : Convocation par la DST : le Réseau "Sortir du nucléaire" refuse l’arbitraire

 

La Direction de la Surveillance du Territoire (DST) a convoqué le 16 juin 2010 au Ministère de l’Intérieur le directeur et les deux webmestres du Réseau "Sortir du nucléaire".

Le motif de cette convocation leur a été précisé par téléphone : depuis 2003, le Réseau "Sortir du nucléaire" met à disposition en ligne des documents "confidentiel défense" qui révèlent que le futur réacteur EPR ne résisterait pas au crash d’un avion de ligne [1].

Quel nouvel élément la DST cherche-t-elle à obtenir ? Les défauts de sûreté de l’EPR et ses surcoûts sont de notoriété publique. La révélation des informations "confidentiel défense" par le Réseau "Sortir du nucléaire" a déjà donné lieu à une procédure judiciaire ; elle a été classée sans suite en juin 2009. Au contraire, dans cette affaire, ce serait plutôt à l’État de fournir des informations : malgré des demandes répétées, et contrairement à ce que prévoit la loi, l’avocat du Réseau "Sortir du nucléaire" n’a toujours pas eu accès au dossier pénal !

Pour le Réseau "Sortir du nucléaire", cette convocation est une pure mesure d’intimidation. À quelques jours de l’Assemblée Générale du Réseau "Sortir du nucléaire", l’État tente à nouveau de déstabiliser le mouvement antinucléaire en faisant pression sur des salariés militants.

C’est en toute légitimité que les trois personnes convoquées ont décidé de ne pas se rendre à cette convocation arbitraire. Elles savent qu’elles peuvent être arrêtées à tout moment et emmenées par la force. Il n’est pas question de céder devant un État qui prêche la transparence, mais classe "secret défense" ou "confidentiel défense" tout ce qui concerne le nucléaire, civil ou militaire.

Si ces arrestations devaient avoir lieu, le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle tous les antinucléaires, et toutes les personnes attachées au respect des libertés fondamentales, à manifester leur solidarité et leur indignation.

Contacts presse :

Daniel Roussée – 06 61 97 83 28
Antoine Limouzin - 06 40 28 32 12
Maître Busson - 06 72 12 72 47

Communiqué de presse du Réseau

20:33 | Lien permanent | Commentaires (0) |

17/09/2009

Antinucléaire : rassemblement européen prévu le 3 octobre à Colmar pour demander la fermeture de la centrale de Fessenheim

http://www.dissident-media.org/infonucleaire/Fessenheim_construc2.jpg

Les antinucléaires persistent

Malgré la demande de la préfecture du Haut-Rhin de déplacer le lieu du rassemblement européen prévu le 3 octobre à Colmar pour demander la fermeture de la centrale de Fessenheim (nos éditions d'hier), les militants antinucléaires persistent à donner rendez-vous sur la place Rapp. Le collectif rhénan-alternatives au nucléaire (CRAN) distribuait hier en fin d'après-midi à Strasbourg devant la gare le même tract, programme de la manifestation, que les militants du réseau Sortir du nucléaire diffusent depuis plusieurs mois.
La décision de la préfecture intervient à moins de trois semaines du rassemblement. « Il est trop tard pour revenir en arrière, indique Rémi Verdet, du CRAN. Et il n'est pas question que notre manifestation soit excentrée dans un lieu clos » (le stade des Cheminots).
Par ailleurs, l'association Stop Fessenheim a lancé un appel au préfet « pour qu'il assure le respect du droit constitutionnel à manifester. Il n'y a aucune raison de reléguer les manifestants antinucléaires qui se sont toujours montrés non violents et responsables, à la périphérie de Colmar et dans des lieux restreints qui poseraient problème ».


Les anti-nucléaires place Rapp ?


Au point divers, Frédéric Hilbert se fait le porte-parole des organisateurs de la manifestation anti-nucléaire pour la fermeture de la centrale de Fessenheim, prévue début octobre à Colmar et qui souhaitaient réunir les participants place Rapp. « Le réseau Sortir du nucléaire a été informé que ce n'était pas possible, alors que des manifestations précédentes s'étaient toujours bien passées. Je vous demande de revenir sur cette décision qui met dans l'embarras les organisateurs ». Yves Hemedinger souligne que « le maire et le préfet travaillent ensemble sur cette question et que les deux sont sur la même longueur d'ondes ». Le premier adjoint précise qu'il est prévu de mettre le stade des Cheminots à la disposition des manifestants et que des conférences et projections pourront se dérouler au Natala et au cercle Saint-Martin.

http://a9.idata.over-blog.com/2/88/69/36/Fessenheim-jetz-langts.jpg


Les affiches fâchent


Le réseau Sortir du Nucléaire souhaite le maintien du départ de la manifestation du samedi 3 octobre place Rapp à Colmar, en dépit d'une interdiction des pouvoirs publics. Il se voit par ailleurs accuser d'affichage sauvage par la municipalité.

« Le 18 mai, la préfecture a confirmé le principe du parcours, pose Jocelyn Peyret, du réseau Sortir du Nucléaire. Vendredi dernier, la place Rapp nous a été refusée, trois semaines avant la manifestation, alors que tout est en place. »

Manifestants non violents et responsables

Le réseau, coordinateur de l'évènement, ne voit pas comment changer de lieu. « Des dizaines de milliers de tracts ont été distribués, même si on se pliait, on ne pourra pas prévenir tout le monde », justifie Sortir du Nucléaire.

Dans un communiqué, Stop Fessenheim, membre du réseau, « se solidarise de la protestation contre la décision arbitraire et très tardive de la préfecture de changer de lieu de rassemblement et le parcours prévu de la manifestation annoncé de longue date. Nous soulignons qu'il n'y a aucune raison de reléguer les manifestants anti-nucléaires qui se sont toujours montrés non violents et très responsables à la périphérie de Colmar et dans des lieux restreints qui poseraient problème. »
Sortir du Nucléaire a demandé à rencontrer le préfet Pierre-André Peyvel. Ce dernier doit s'exprimer sur le sujet à la presse ce matin. De son côté, la Ville confirme le choix du stade des Cheminots (voir le compte rendu du conseil municipal).
Outre la manifestation, des conférences, projections et spectacles sont annoncés : « On est prêt à les aider là-dessus, à partir du moment où ils acceptent le dispositif », souligne Yves Hemedinger, premier adjoint.
Autre point de divergence, une présomption d'affichage sauvage. L'annonce des journées des 3 et 4 octobre s'affiche un peu partout, associée au symbole de la radioactivité.
Yves Hemedinger l'affirme : « Il s'agit de dégradation de bien public. Qui que soit l'auteur, on demande d'enlever, ce n'est pas un cas exceptionnel. Pourquoi le budget de la Ville serait utilisé pour nettoyer ? On avise systématiquement. » Et d'ajouter : « On a développé la capacité d'affichage légal. »

Suspicion d'affichage sauvage

Outre les surfaces autorisées, type colonnes Morris, les partis politiques et autres associations ne manquent pas d'utiliser les transformateurs et autres espaces bien placés à longueur d'année.
Le réseau Sortir du Nucléaire a été sommé de retirer les affiches incriminées au plus tard le 15 septembre, soit hier. Une société privée de nettoyage sera sollicitée, assure Yves Hemedinger, et la facture envoyée à l'association.
« Nous avons répondu que nous n'étions pas responsables des initiatives individuelles », observe Jocelyn Peyret, qui estime que de fait les poursuites ne tiennent pas.

Myriam Ait-Sidhoum

http://www.ninucleaire-nieffetdeserre.org/IMG/jpg/fessenheim.jpg

  --   
  Jocelyn Peyret
     
  Coordination nationale actions & groupes  
  Reseau Sortir du nucleaire  
  30 rue du Nord  
  68000 Colmar  
  Tel fixe : 03 89 41 80 95  
  Portable : 06 20 36 57 17  
  Mail : jocelyn.peyret@sortirdunucleaire.fr  
  Web : http://www.sortirdunucleaire.org  
     
  ----  
     
  Fermons Fessenheim et sortons du nucléaire  
  Rassemblement européen les 3 et 4 octobre 2009 à Colmar (Alsace)  
  Informations, départs groupés et programme sur : http://www.fermons-fessenheim.org



10:27 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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