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21/11/2010

Le nouveau concept stratégique de l'Otan : Adieu taliban, Bonjour bouclier antimissile

EADS, MBDA et Thales veulent profiter de la nouvelle doctrine de l'Otan

 

Les 28 Etats membres de l'Otan se retrouvent demain à Lisbonne. Ils vont faire de la défense antimissile une nouvelle mission collective de l'Alliance. EADS, MBDA et Thales espèrent en tirer profit. Mais Paris n'a pas les moyens de les soutenir face aux Américains.

La période de rodage aura été de courte durée pour Alain Juppé. A peine nommé, le nouveau ministre de la Défense a rendez-vous demain à Lisbonne pour l'un des plus importants sommets de l'Otan de ces dernières années. Outre une restructuration de ses effectifs, l'Alliance atlantique doit entériner une nouvelle doctrine, la dernière datant de 1999, pour faire face aux nouvelles menaces.

A ce titre, le maire de Bordeaux a dû se plonger en accéléré dans l'un des dossiers les plus complexes du moment, celui du bouclier antimissile. Avec, en filigrane, la question des intérêts industriels français dans un domaine où les Américains ont pris une énorme longueur d'avance.

Fruit d'une réflexion de plusieurs mois menée sour l'égide de Madeleine Albright, l'ancienne secrétaire d'Etat américaine, la nouvelle feuille de route de l'Otan va faire de la défense antimissile une de ses nouvelles missions collectives. Les 28 Etats membres sont d'accord pour se doter d'un système de protection contre des missiles qui viseraient le territoire de n'importe lequel d'entre eux, d'où qu'ils viennent.

Sur ce chapitre, trois industriels européens comptent bien apporter leur pierre à l'édifice : EADS, au travers de sa filiale spatiale Astrium, le missilier MBDA et, au milieu, Thales, partenaire des deux premiers avec ses radars et ses systèmes de communication.

A défaut d'être parfaitement alignés, les trois industriels sont au moins d'accord sur un point : faute d'arriver à imposer sa technologie, l'Europe n'aura d'autre choix que de passer par les fourches Caudines américaines. « Si les pays européens ne participent pas a minima au futur bouclier antimissile, alors les Américains apporteront tout, nous le feront payer, et nous n'aurons aucun contrôle sur la facture, sans aucune retombée industrielle » , affirment-ils en substance. L'enjeu est d'autant plus important que MBDA et Thales comptent bien profiter de la nouvelle doctrine de l'Otan pour combler un trou dans leurs offres à l'export.

Pour simplifier, il existe deux types de menaces. La première englobe les missiles qui, une fois tirés, ne montent pas à plus de 20 kilomètres d'altitude, pour une portée de 3.000 kilomètres maximum. Cette menace, l'Otan la traite déjà au travers de la première phase du programme « active layered theater balistic missile defense » (ALTBMD), destiné à protéger les troupes en opération. La France y contribue à deux niveaux : le système de commandement des opérations aériennes confié à TRS, une coentreprise Thales-Raytheon, et les missiles d'interception, au travers des Aster de MBDA.

Deux solutions concurrentes

Ce qui se décidera ce week-end à Lisbonne doit logiquement enclencher la seconde phase du programme ALTBMD, celle devant traiter des missiles de plus longue portée et qui flirtent avec les hautes couches de l'atmosphère, voire qui font un saut dans l'espace avant de frapper leur cible. Pour Paris, la meilleure réponse à cette menace balistique (que très peu de pays maîtrisent à ce jour) reste la dissuasion nucléaire.

Les industriels, eux, veulent aller plus loin, et proposent deux solutions concurrentes. La première, poussée par MBDA consiste en une évolution de l'Aster pour qu'il puisse monter jusqu'à 80 kilomètres d'altitude. Le problème, c'est qu'il en coûterait entre 2,5 et 3 milliards d'euros. Hors de portée de la loi de programmation militaire actuelle. Le missilier devra se contenter de 10 à 15 millions par an d'études amont financées par la DGA. Mais qui dit évolution de l'Aster dit aussi nouveau radar d'alerte, sans lequel le futur Aster reste aveugle. Selon Thales, il y en a pour 200 millions, une somme que Paris n'a pas prévu d'avancer pour l'instant.

La seconde solution pour contrer la menace balistique consiste à développer un intercepteur exo-atmosphérique capable de détruire un missile dans l'espace. Astrium, qui fabrique les fusées Ariane et les missiles nucléaires, s'estime compétent pour le faire. Il faudrait consacrer 50 millions d'euros par an pendant cinq ans pour en faire la preuve, assure la filiale d'EADS. Le problème, là encore, est que la loi de programmation militaire actuelle n'a rien prévu de tel, conformément d'ailleurs au Livre blanc de la défense.

ALAIN RUELLO


Ce que dit le livre blanc de la défense
Nicolas Sarkozy a beau affirmer que la France participera au bouclier antimissile poussé par les Américains, reste à confirmer avec quelles ambitions. A ce jour, la seule référence officielle est le Livre blanc de la défense de 2008. Celui-ci reprend à son compte le risque de prolifération balistique. Mais il estime que la prévention et la dissuasion nucléaire demeurent les premières protections. Viennent ensuite des capacités de détection et d'alerte avancée au travers de satellites ou de radars à très longue portée. Un milliard d'euros a été prévu d'ici à 2020 pour cela. Rien, en revanche, pour un système de défense actif

piqué sur les echos.fr - 21/11/2010

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13:51 | Lien permanent | Commentaires (0) |

07/07/2010

Thales : la coentreprise avec Raytheon décroche un contrat avec l'OTAN

ThalesRaytheonSystems (TRS), coentreprise entre Thales et Raytheon, a reçu du bureau de l'OTAN spécialisé dans la défense contre les missiles balistiques (ALTBMD, défense active multicouche contre les missiles balistiques de théâtre) un contrat portant sur des capacités de défense anti-missile pour les forces déployées d'ici la fin de l'année. Les équipements seront testés durant les manoeuvres de l'OTAN en juillet et déployées opérationnellement en fin d'année.


(C)  Finance  Plus

bourse.challenges.fr - 07/07/2010

 

Défense antimissile balistique : Un contrat pour ThalesRaytheonSystems

Le bureau en charge du programme Active Layered Theater Ballistic Missile Defence (ALTBMD) de l'OTAN a octroyé à ThalesRaytheonSystems, société commune des groupes d'électronique français et américain, un contrat visant à fournir aux commandements de l'Alliance, d'ici la fin 2010, des capacités intérimaires de défense anti-missiles balistiques temps réel pour les forces déployées. Les premiers essais de ce système, qui doit être opérationnel d'ici la fin de l'année, sont prévus cet été, à l'occasion d'un exercice de l'OTAN. ThalesRaytheonSystems fournira la composante ACCS TMD ((Système de commandement et de conduite des opérations aériennes / défense anti-missiles de théâtre) de la phase initiale (Interim Capability Step 2 Real Time) du programme ALTBMD. Ce programme permettra d'améliorer les capacités de commandement et de conduite des opérations aériennes de l'Alliance grâce à l'intégration des contributions des états membres (moyens satellitaires et navals destinés à l'alerte avancée, systèmes d'armes...). ThalesRaytheonSystems, sous l'égide du bureau chargé du programme ALTBMD, travaillera en proche collaboration avec l'Agence des C3 de l'OTAN pour déployer la capacité InCa 2. Ce déploiement correspondra à la première utilisation opérationnelle du logiciel ACCS LOC1 de l'OTAN, dont le développement est actuellement en cours sous maîtrise d'oeuvre de ThalesRaytheonSystems. « Nous nous engageons à tirer parti de notre expérience en matière d'études OTAN et nationales, systèmes C4I de défense aérienne, exercices et programmes pour développer des solutions de défense aérienne et anti-missiles intégrées et efficaces » directeur général de ThalesRaytheonSystems.
En avril et mai, deux prototypes ACCS TMD ont été achevés et ont passé avec succès leurs essais usine et site.
Concernant les systèmes d'armes pouvant être mis en oeuvre dans le cadre d'une défense contre missiles balistiques, deux produits sont actuellement disponibles au sein de l'OTAN. Le missile américain SM-3, (exo-atmosphérique) conçu pour contrer des engins intercontinentaux et embarqué sur croiseurs et destroyers (et que les Etats-Unis envisagent de déployer à terre) ; et le missile européen Aster Block1 (endo-atmosphérique), que MBDA propose pour la défense de théâtre contre des engins d'une portée inférieure à 1000 kilomètres. Pour l'heure, le Block1 n'existe qu'en version terrestre mais une application navale peut être facilement adaptée. Elle pourrait, par exemple, être embarquée sur les frégates Horizon, permettant à ces bâtiments d'offrir, depuis la mer, une couverture antimissile balistique aux forces déployées à terre.

www.meretmarine.com - 06/07/2010


La défense anti-missile devrait être une mission pour l'OTAN

La défense anti-missile devrait être une mission de l'alliance et le coût serait « très gérable », a annoncé mercredi le secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen.

M. Fogh Rasmussen a déclaré lors de sa conférence de presse mensuelle au siège de l'OTAN que les Etats-membres devraient considérer la défense territoriale anti-missile comme une mission de l'alliance, « car la menace est croissante. Car l'Europe doit continuer de contribuer à sa propre défense. Et car cela a un sens politique et militaire de parler avec la Russie de coopération en matière de défense anti-missile aussi, une fois que la décision de l'OTAN est en place ».

Il a déclaré aux journalistes que le coût de la défense anti- missile pour l'OTAN sera « très gérable », et ne représentera pas « une grosse facture » comme le pensent beaucoup de personnes.

« L'OTAN construit actuellement un système de défense anti- missile pour protéger nos forces armées, quand elles partent en mission. Le coût pour étendre ce système pour couvrir non seulement nos soldats, mais aussi nos populations - les citoyens normaux [sic] dans nos villes – est inférieur à 200 millions d'euros. Sur dix ans. Répartis parmi les 28 pays de l'OTAN », a-t-il expliqué.

Il a également appelé les Etats-membres à discuter de la question et à trouver un accord sur le sommet de Lisbonne en novembre. Concernant le nouveau concept stratégique de l'OTAN, M. Fogh Rasmussen a déclaré que le groupe d'experts présentera au siège de l'OTAN son rapport le 17 mai. Le rapport, basé sur des consultations extensives avec les alliés de l'OTAN, sera rendu public, a-t-il informé, ajoutant qu'il rédigera la première ébauche du concept stratégique cet été. « A la mi-octobre, les ministres des Affaires étrangères et de la Défense se réuniront à Bruxelles pour discuter de cette première ébauche. Comme vous le savez, le Concept stratégique sera approuvé au Sommet de Lisbonne les 19 et 20 novembre », a-t-il ajouté.

Source: Xinhua

french.beijingreview.com.cn - 07/05/2010

 

23:51 | Lien permanent | Commentaires (0) |

15/03/2010

L'armement, une industrie plus prospère que jamais

Le 15 mars 2010 par Yann Le Houelleur (Usine-Nouvelle)


Dans une étude publiée le 15 mars, l’Institut international de recherches pour la paix fait valoir que les dépenses militaires planétaires ont augmenté de 22 % entre 2005 et 2008 par rapport à la même période antérieure (2000 et 2004).

S’il est une industrie qui a de beaux jours devant elle, c’est bien celle de l’armement. Qu’ils vivent en toute quiétude ou qu’ils soient impliqués dans des conflits avec des pays tiers, les états se montrent toujours plus dépensiers. Basé à Stockholm, l’Institut international de recherche pour la paix (Sipri) publie une étude selon laquelle les ventes d’armes entre 2005 et 2009 ont été supérieures de 22 % à ce qu’elles avaient été entre 2000 et 2004. Rien qu’en 2008, les dépenses militaires mondiales ont atteint 1464 milliards de dollars.

L’aéronautique se taille la part du lion dans ce commerce mondial : 27 % des transferts d’armes sur la période auscultée par le Sipri ont concerné des avions de combat.

L’Amérique latine dépensière


Comment expliquer ceci ? Les marchands d’armes n’équipent pas seulement des nations engluées dans des guerres locales ou régionales; de nombreux pays acquièrent du matériel de guerre pour prévenir des conflits ou pour veiller à leurs ressources naturelles qui pourraient attiser à l’avenir   - justifient leurs dirigeants -   les convoitises de puissances en mal de matières premières. C’est exactement le cas d’un pays comme le Brésil, qui de surcroît se profile comme la superpuissance dans la région sud-américaine, désireux de montrer sa musculature économique au reste du monde. On appelle ceci, dans la presse brésilienne, «le contrat militaire du siècle» En fait, un tel programme s’intitule « FX-2 »: les 36 Rafale que commanderait potentiellement le président Lula s'élèvent à cinq milliards d'euros. Une note salée qui s’ajoute à la commande de quatre sous-marins «made in France».

Plusieurs autres pays sud-américains sont en train de moderniser la flotte de leur forces aériennes : Chili, Venezuela, etc. Pourtant réputée pacifique, l’Amérique du Sud contribue à faire des Amériques la région dont les dépenses en matière militaire ont le plus augmenté entre 2005 et 2009 : + 63 %. Presque la même progression pour le Moyen-Orient : + 62 %. Asie : + 52 %. Moyen-Orient : + 62 %. C’est en Europe que ces dépenses ont le moins flambé : + 16 %.

Les dix premiers

Le Sipri a également établi le palmarès des «Top 100» de l’armement. Les Etats-Unis abritent le siège de cinq parmi les dix premiers constructeurs du secteur. Boeing (1 er du classement) ; Lockheed Martins (3) ; Northrop Grumann (4) ; General Dynamics (5) ; Raytheon (6) ; L-3 Comunications (8). Le Britannique BAE Systems occupe la 2 ème place. Le consortium européen EADS est 7 ème du classement. A la 9 ème place, l’on trouve l’italien Finmecanica, la 10 ème étant occupée par le français Thales.

22:42 | Lien permanent | Commentaires (0) |

12/07/2009

Guerre des étoiles, scénario du 26/10/2000

«Finalement, l'Europe s'accorde à souligner les risques stratégiques qu'une telle défense entraînerait. Elle est un peu moins unanime pour condamner son déploiement. C'est pourquoi elle ne manifestera aucune réprobation officielle», estime Xavier de Villepin, sénateur et président de la commission des Affaires étrangères du Sénat, seul organe parlementaire à avoir jusqu'ici publié un rapport sur le sujet. Parce qu'en France, outre la position de principe adoptée par Jacques Chirac, la question n'a pas passionné nos élus. «A tort, s'inquiète Philippe Couillard, président d'EADS Launch Vehicles. Avec ce projet, les Américains prennent vingt ans d'avance. Manquer de s'y intéresser reviendrait à nous exclure des technologies qui feront les armes de demain, alors qu'aujourd'hui l'Europe a les moyens de relever le défi.»

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13:38 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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