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23/06/2013

Elément de language, les Terroristes Hybrides... Manuel VALLS dans la continuité des RAUFER/BAUER

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article piqué au tas sur lemonde.fr


Le "terrorisme hybride", du Xavier RAUFER dans le texte :

http://www.ihedn-rl-ar14.org/images_temporaires/XRMenaces.pdf

http://www.lenouveleconomiste.fr/criminalite-et-terrorisme-le-temps-des-hybrides-16392/

http://classiques.uqac.ca/contemporains/raufer_xavier/menaces_terroristes/menaces_terroristes.html

http://www.drmcc.org/spip.php?article261

"Une complicité, un travail permanent avec notre ami Alain Bauer (qu’on ne présente plus)"


à relire :

http://probe.20minutes-blogs.fr/archive/2010/02/25/bauer-raufer-glenn-beck-la-mise-en-scene-du-terrorisme.html

16:41 | Lien permanent | Commentaires (0) |

26/01/2011

Reclassement à la DCRI : Bernard Squarcini, débusqueur de fuites de cabinet ministeriel

piqué au tas sur www.lemonde.fr - 25/01/2011

R-F_Rayonnement Français.jpg

La DCRI est dans la tourmente

D'ordinaire délaissé ou traité par obligation, le renseignement a connu sous la présidence Sarkozy un formidable regain d'intérêt. Il faut en effet porter au crédit du chef de l'État d'avoir initié une large réforme des "services secrets" français dans l'objectif de perfectionner le dispositif existant. En outre, les budgets alloués connaissent une légère croissance, élément précieux alors que nombre d'administrations subissent les conséquences de la rigueur économique.

Dans le domaine du renseignement intérieur, la création d'un grand service constitue une avancée remarquable qu'il convient de ne pas minorer. A ce sujet, et contrairement à ce que les observateurs ont écrit, la Direction Centrale du Renseignement Intérieur (DCRI), qui a vu le jour en juillet 2008, ne procède pas de la fusion de la Direction de la Surveillance du Territoire (DST) et de la Direction Centrale des Renseignements Généraux (DCRG), mais de l'absorption par la première d'une grande partie de la seconde. Pareille action a permis de parfaire la mutualisation des très grandes compétences de la DST et de la DCRG en matière de lutte antiterroriste notamment. La vieille rivalité et le chevauchement des domaines d'action ont désormais cédé le pas à une structure efficace qui compte sans doute parmi les meilleurs services au monde.

image de Les Barbouzes

Toutefois, nos concitoyens ignorent tout de ces aspects positifs et, fort légitimement, ne retiennent que le parfum de scandale qui nimbe la DCRI. En effet, le service a occupé à plusieurs reprises le devant de la scène médiatique, ternissant son image et gagnant la réputation d'une officine spécialisée dans les "coups tordus". La presse a tour à tour accusé le renseignement intérieur d'enquêter sur les rumeurs concernant la vie privée du président de la République, sur des informations transmises par un membre de cabinet ministériel à un journaliste dans le cadre de l'affaire Bettencourt, de surveiller l'activité de certains journalistes ou même d'espionner des ordinateurs de particuliers.

Ces accusations induisent trois principaux constats : en premier lieu, le renseignement est aujourd'hui victime de la trop grande présidentialisation opérée par Nicolas Sarkozy. Alors que la DCRI répondait à sa mission de contre-ingérence en enquêtant sur les rumeurs concernant la vie privée du président de la République (on ne pouvait en effet pas exclure la possibilité de menées subversives orchestrées par une puissance ou une entité étrangère), alors que le service remplissait son office en débusquant l'origine d'une "fuite" en provenance d'un cabinet ministériel, la trop grande immixtion du Chef de l'État dans les affaires de renseignement a laissé accroire que Bernard Squarcini, le patron de la DCRI, s'était livré à des pratiques inacceptables pour une démocratie.

fumeur_de_pipe.jpg

En second lieu, les accusations portées par Médiapart et Le Canard Enchaîné à l'encontre d'un service supposé espionner journalistes et citoyens démontrent le poids que les fantasmes ont pris dans la capacité d'appréciation de la thématique du renseignement. En effet, on imagine mal qu'une administration, fût-elle secrète, procède à des actions éminemment délictueuses, aussi intolérables et contraires à toute éthique du renseignement (même s'il paraît établi que l'article 20 de la loi de 1991 sur les interceptions de sécurité a fait l'objet d'une "surinterprétation", les impératifs de lutte antiterroriste ne pouvant s'appliquer à la surveillance d'un membre de cabinet ministériel).

Mais face à certains emportements médiatiques, on stigmatisera tout particulièrement l'extraordinaire béance intellectuelle concernant la culture française du renseignement en France.

Les services de renseignement qui concourent au rayonnement de notre pays, à la défense de notre sécurité et de nos intérêts, ont un cruel besoin que les Français connaissent mieux leurs activités. L'Espagne a parfaitement compris cette nécessité, elle qui vient de voir se tenir le deuxième colloque international consacré au renseignement à Madrid, à l'initiative du CNI (Centre national du renseignement). Les Espagnols, en érigeant le renseignement en discipline universitaire largement enseignée et médiatisée, permettent aux citoyens de se départir de leurs préventions naturelles, de saisir l'utilité capitale des services secrets. La péninsule ibérique nous montre en cela le chemin à suivre tant sur le plan politique qu'universitaire.

Enfin, ce lynchage médiatique, quand bien même serait-il justifié par de réelles actions illégales, ne remplacera jamais le nécessaire contrôle des services de renseignement et de sécurité. Or, la Délégation parlementaire au renseignement n'a aucun réel pouvoir autre que celui d'audition. Elle a rendu public un document de 23 pages, caractérisé par sa totale vacuité et qui ne saurait mériter le nom de rapport ; nous savons qu'elle a également présenté un document classifié au premier ministre, sans que celui-ci ne jouisse d'aucune capacité contraignante.

document_déclassifié.jpg

Pour ne plus être la risée de nombre de ses homologues européens, la France pourrait s'inspirer avec profit de l'exemple belge ; le royaume a créé le Comité R, émanation d'une commission sénatoriale, présidé par un magistrat. Le Comité a connaissance de détails classifiés et opérationnels. Il fonctionne comme un organisme de contrôle que peuvent saisir les parlementaires ou les citoyens qui l'estiment nécessaire (en cas de délit constaté, le Comité R saisit le Procureur du roi). Il réalise également des préconisations à l'endroit des services. Enfin, le Comité transmet un rapport à la commission sénatoriale et aux autorités gouvernementales.

Ce dispositif présente bien des avantages puisqu'il mêle contrôle administratif et parlementaire tout en respectant la confidentialité des matières abordées. Il implique les représentants du peuple dans le détail sans pour autant les doter d'un fort pouvoir inquisitorial. Il représente un compromis entre la culture exécutive et celle de la représentation sans rien céder aux exigences démocratiques.
Ainsi, en matière de renseignement, les réformes cardinales restent-elles encore à réaliser. Contrôler les services et expliquer à quoi ils servent ne constituent pas des défis majeurs, mais des défis vitaux pour les services secrets et la démocratie elle-même.

Floran Vadillo, politologue, spécialiste des questions de renseignement

 

10:32 | Lien permanent | Commentaires (0) |

03/12/2010

HSBC et la prévention "d’utilisation du système financier à des fins de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme "

Heureux "client" des banques, tu dois encore te soumettre à la prévention en donnant des renseignements concernant "votre activité et [à] vos ressources "

 

document joint avec la demande de renseignement : fiche d’information relative à votre activité et à vos ressources.pdf

 

Lettre envoyée par un client :

 

Madame, Monsieur,

Suite à la réception d’un courrier de HSBC France daté du 14 octobre 2010 reçu le 2 décembre 2010, je suis surpris de découvrir  le demande de mise à jour concernant la fiche d’information intitulée : « La fiche d’information relative à votre activité et à vos ressources » sous prétexte de prévention « d’utilisation du système financier à des fins de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme » et de compléter par « si votre banque n’est pas en mesure d’obtenir et de remplir ainsi son obligation réglementaire de mise à jour de votre dossier, elle sera susceptible de mettre un terme à la gestion de votre compte ».

J’aurais plutôt souhaité être mis en relation avec ma chargée de clientèle pour une demande d’information concernant mon adresse et situation financière mais je suis très surpris qu’on me demande des informations concernant mes activités salariales et mes ressources.

Je vous renvoie donc cette fiche d’information non renseignée car j’estime que ces informations ne concernent en rien ma banque et encore moins la prévention de l’ « utilisation du système financier à des fins de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme » au moyen de mon compte courant.

En vous souhaitant bonne réception

 

Sans compter que chez HSBC, il n'y a qu'à se pencher pour trouver des noms :

 


Liste volée chez HSBC: la Belgique a des centaines de noms

La France continue de partager avec ses voisins les données de la liste volée par Hervé Falciani à l'entité genevoise de la banque HSBC. Le ministère des Finances de l'Hexagone a transmis à la Belgique les noms de contribuables résidant dans ce pays.

"Plusieurs centaines de contribuables belges sont concernés", a dit jeudi un porte-parole de l'administration fiscale de la Belgique. Il confirmait une information publiée sur le site de l'hebdomadaire économique belge "Trends-Tendance".

La liste volée par l'informaticien français concernait 15'000 clients de la filiale de gestion de fortune du géant britannique. La justice française avait saisi les données en janvier 2009 et l'affaire a été révélée dans la presse en décembre 2009.

Paris a identifié 3000 contribuables français fraudeurs et a transmis par la suite à Rome, Madrid et Ottawa des informations concernant des milliers de ressortissants italiens, espagnols et canadiens.

(ats / 02 décembre 2010 16:16)

piqué sur romandie.com le 03/12/2010

10:12 | Lien permanent | Commentaires (0) |

01/07/2010

Académie du renseignement 2010

Vers un renforcement des moyens de renseignement

Le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale (Odile Jacob, La Documentation française, juin 2008) souligne la nécessité « d'un renforcement systématique de nos moyens de renseignement dans le cadre d’une planification d’ensemble, mise en œuvre selon quatre axes :

1. L'amélioration des ressources humaines se traduira par une attention renforcée au recrutement, tant sur le plan qualitatif que quantitatif, au développement de filières spécialisées, au déroulement des carrières et à la formation, avec notamment la création d’une académie du renseignement. Parallèlement, un effort sera porté sur le renseignement de source humaine, qui devra être mis en adéquation avec la hiérarchisation de nos priorités géographiques.

2. La mise à niveau et le développement de nos moyens techniques sont indispensables. Ils impliqueront un effort important, dans le domaine des nouvelles technologies de l'information et de la communication, dans le domaine de l'imagerie (satellites, capteurs embarqués sur avions, drones, etc.) et de l'écoute (satellites, stations terrestres, bâtiment de la Marine, capteurs embarqués sur avions, drones, etc.). L'espace fera l’objet d’un effort spécifique, avec un doublement de ses crédits annuels sur la période du Livre blanc (ces crédits s’élèvent à 380 millions d’euros en 2008).

3. La rénovation du pilotage et de la coordination des services de renseignement se traduira par la mise en place du Conseil national du renseignement. Présidé par le Président de la République, ce conseil fixera les orientations aux services de renseignement, répartira les objectifs et rendra les arbitrages nécessaires. Parallèlement, le coordonnateur national du renseignement sera le point d’entrée des services de renseignement auprès du Chef de l’Etat.

4. Un nouveau cadre juridique définira l’exercice des missions des services de renseignement et les modalités de la protection du secret de la défense nationale ».

dossier de presse sur le Livre blanc, juin 2008.

picole_academy2.jpg

 

Une grande école pour espions

Le principe a été repris dans la loi de programmation militaire adoptée le 29 juillet pour les années 2009-2014. "La gestion sera harmonisée et davantage croisée entre services et entre ministères, notamment dans les domaines du recrutement et de la formation, indiquait le texte. Les parcours de carrière offriront plus de possibilités de mobilité entre les services. Des filières de formation commune seront créées ; la future académie du renseignement y contribuera."

Plusieurs rapports ont parachevé l'édifice. Le premier, confié à Bernard Pêcheur, membre du Conseil d'Etat, était consacré aux ressources humaines dans le domaine du renseignement. Remis au mois de juillet, le document écartait la création d'un statut unique, qui aurait mêlé les agents, mais préconisait la mobilité inter-services. Il insistait, dans ses conclusions, sur la multiplication de passerelles afin de "favoriser l'esprit de communauté". Et sur la nécessité de recruter des contractuels de haut niveau. Ces derniers, tout autant concernés par l'académie, sont de plus en plus présents, qu'il s'agisse de linguistes ou d'ingénieurs en informatique. Et de plus en plus "mutualisés" entre les différentes directions du renseignement, autant par souci d'économie que par esprit de rationalité.

Un second rapport, rendu à la même date par Florian Blazy, maître des requêtes au Conseil d'État, s'attachait, lui, à définir les contours d'une formation commune. Dans le tronc commun, seraient ainsi créés des "modules" de culture générale sur le renseignement, le panorama des menaces, les "règles" du secret, l'encadrement juridique, l'éthique, l'organisation du renseignement et son insertion dans le fonctionnement de l'État. La formation s'étendrait sur quelques semaines, à l'issue desquelles les agents des services spécialisés auraient appris à mieux se connaître. L'école du renseignement pourrait devenir un point de passage nécessaire pour évoluer dans sa carrière et obtenir un grade supérieur.

Le projet se heurte cependant au problème financier, particulièrement sensible avec la révision générale des politiques publiques (RGPP). Le budget de l'académie sera d'ailleurs l'un des points essentiels que va devoir étudier la mission de préfiguration. Pour cette raison également, mais pas seulement, des choix ont été opérés.

A ce stade en effet, la communauté du renseignement exclut les 1 300 policiers de la sous-direction de l'information générale (SDIG), rattachée à la sécurité publique. Créée en septembre 2008 lors de la réforme du renseignement policier, la SDIG est composée d'une bonne partie des effectifs des anciens renseignements généraux, brutalement séparés de leurs collègues qui ont opté pour la DCRI. Les gendarmes, qui tentent de développer leurs missions de renseignement, parfois non sans frictions avec les policiers, et qui possèdent un bureau de liaison antiterroriste, sont également écartés du dispositif.

La mission de préfiguration de l'académie du renseignement ne devrait pas achever ses travaux avant six mois.

Isabelle Mandraud

piqué au tas dans Le Monde - 09/01/2010

 

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L'Académie du renseignement mise en place par Lucile Dromer-North

Lucile Dromer-North devrait piloter la mise en place de la prochaine académie du renseignement, prévue par le livre blanc sur la défense pour renforcer le recrutement des agents. Étrangère au monde du renseignement, la fille de l’ancien banquier Jean Dromer est, en revanche, une spécialiste de la formation, notamment à l’ENA, où elle chapeaute actuellement le secteur de la formation permanente. C’est Bernard Bajolet, le coordonnateur du renseignement à l’Élysée, qui porte ce projet d’académie du renseignement, dont l’ouverture est prévue en septembre.

piqué au tas chez Le Figaro - 08/02/2010

 

 

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Lassard : Alors comment ça s’passe ? Je veux que vous me fassiez un résumé de la situation.


Mahoney : C’est peut être inutile.

18:32 | Lien permanent | Commentaires (0) |

15/02/2010

Anfass: une organisation de renseignements vous tient à l'oeil

13/02/2010

Sébastien SOUMAGNAS

«Devant l'augmentation de la délinquance (...), devant les risques (...) de terrorisme, l'Association Fraternelle des Anciens des Services de Sécurité (Anfass)» a créé une réserve citoyenne.

Voilà un an et demi que s'est créée l'Anfass, rassemblant des personnes de nationalité française dont «la mission est de participer à la défense, à la sécurité et à la justice de la France». Avec au premier rang de ses préoccupations la délinquance et le «terrorisme d'Al Caida (sic) et de l'ETA».

La plupart des personnes qui sont membre de l'Anfass sont des anciens combattants, des anciens militaires des services spéciaux, des renseignements, des policiers, des magistrats... Bref des gens du métier. Cela dit, quiconque peut postuler mais devra tout de même montrer «patte blanche». En effet, une enquête sera menée et un casier judiciaire vierge sera demandé.

Avec son siège social situé à Limoges, l'Anfass a pour ambition d'ouvrir une délégation dans chaque département. A l'heure actuelle, plus d'un tiers existe dont une délégation située à Urt. L'association tient tout de même à préciser qu'elle ne met pas en place une milice «car nous ne sommes pas armés» selon Mme Tarraso membre de l'association. Il s'agit d'un réseau d'information, basé sur l'observation. Les personnes adhérentes «participent à la défense de la Nation, à la prévention des conflits et à la protection de la population».

Chaque délégué départemental est la personne vers laquelle sont rapatriées les informations et elle est la seule habilitée à entrer en contact avec les Services Officiels (gendarmerie, police, RG...). Le délégué est aussi entouré d'avocats, magistrats et autres conseillers.

L'Anfass se veut «une des réponses au problème de la délinquance», qui fait appel à l'esprit civique. L'association se pose dans un «rôle préventif «, en s'appuyant sur «la vigilance».

Si elle se développe, peut-être aurez-vous la chance d'être «sauvé» par un voisin de l'Anfass...


lejpb logoslogan

17:45 | Lien permanent | Commentaires (0) |

15/09/2009

LE PRINCIPAL MOYEN DE CORRESPONDANCE DES MISSIONNAIRES ET DES AUTRES AGENTS : LES PIGEONS

Le monde du renseignement - et, par extension, celui de la guerre secrète - est mal connu. Il
utilise pourtant toute une palette de techniques qui ont contribué à imposer un genre de lutte du
faible au fort - la « petite guerre » - bien souvent utilisée au cours de l’histoire. « Détermine les
plans de l’ennemi et tu sauras quelle stratégie sera couronnée de succès et celle qui ne le sera
pas », disait Sun Tzu, 500 ans avant notre ère. « On doit examiner enfin les habitudes et le
caractère de l’ennemi », conseillait encore Machiavel en 1521…

L’équipement spécifique des espions français membres de la « Section de renseignements » et de la « Section de centralisation des renseignements » en 1914-1918

Chef d’escadron Olivier Lahaie
http://www.cairn.info/revue-guerres-mondiales-et-conflits-contemporains-2008-4-p-87.htm

En 1914, les agents de la SR possèdent un matériel hérité en grande partie des siècles passés. Le conflit impose l’adoption d’équipements à la pointe de la technique sans pour autant faire disparaître ceux qui ont fait leurs preuves. La fracture s’opère avec la guerre de position, puisqu’elle accroît les difficultés pour traverser les lignes ou les frontières.
Les espions de la SR et de la SCR sont donc dotés d’un matériel varié et spécifique qui améliore leur discrétion tout en les aidant à berner l’adversaire. Faux papiers, déguisements, objets truqués, appareils photographiques et télégraphiques permettent ainsi aux agents de remplir plus facilement leur mission de renseignement, mais signent immanquablement leur perte en cas de découverte par le contre-espionnage ennemi.

• DOCUMENTS D’IDENTITE ET FAUX PAPIERS
• APPAREILS PHOTOGRAPHIQUES
• ARMES
• OUTILS
• DEGUISEMENTS
• MATERIELS SERVANT A LA TRANSMISSION DES RENSEIGNEMENTS
• MOYENS PARTICULIERS POUR « MISSIONS SPECIALES »
• LE PRINCIPAL MOYEN DE CORRESPONDANCE DES MISSIONNAIRES ET DES AUTRES AGENTS : LES PIGEONS
• L’ADOPTION TARDIVE DES POSTES DE TELEGRAPHIE SANS FIL (TSF)

RENSEIGNEMENT ET SERVICES DE RENSEIGNEMENTS EN FRANCE PENDANT LA GUERRE DE 1914 - 1918 (2ème et 5ème Bureau de l’E.M.A. ; 2ème Bureau du G.Q.G. Section de Renseignement / Section de Centralisation


Mardi 20 juin 2006
14 heures
À la Maison de la Recherche
Salle D 040, Rdc
28, rue Serpente
Paris 6e

- M. Olivier LAHAIE soutient sa thèse de doctorat :

- RENSEIGNEMENT ET SERVICES DE RENSEIGNEMENTS EN FRANCE PENDANT LA GUERRE DE 1914-1918 (2ème et 5ème Bureau de l’E.M.A. ; 2ème Bureau du G.Q.G. Section de Renseignement / Section de Centralisation

En présence du Jury :

M. SOUTOU (Paris 4)
M. ALLAIN (Paris 3)
M. FORCADE (Amiens)
M. FREMEAUX (Paris 4)
M. GUELTON (Vincennes)

Résumés

En 1914, la France était bien renseignée sur la forme que prendrait l’agression allemande, mais les spécialistes du renseignement se sont heurtés au scepticisme du haut commandement. Avec le début de la guerre de tranchées, ce dernier désira connaître l’ordre de bataille adverse, l’état des pertes et la situation économique, politique ou morale en Allemagne. Des techniques nouvelles apparurent, servant à recouper les renseignements obtenus par voie humaine. Les S.R. obtinrent la mise en place du Contrôle télégraphique puis postal, comme ils échafaudèrent une coopération interalliée en matière de renseignement. Les procédés employés par les agents ont connu une évolution continuelle tout au long de ces cinq années. Pour s’affranchir des contraintes de la guerre de positions, la dépose d’agents par avion a vu le jour en 1915. La coopération avec les réseaux de résistance belge et l’Intelligence Service a permis d’étendre les possibilités de l’espionnage à un niveau inégalé jusqu’alors. La Grande Guerre, guerre totale, fut aussi l’occasion de mettre sur pied des organes de recherche spécifiquement prévus pour la lutte économique ; enfin, l’aspect psychologique et propagandiste n’a pas été oublié, tant sur le front que loin derrière les lignes ennemies. Le contre-espionnage se développa également. Néanmoins, la crise des mutineries de 1917 a montré le rôle déplaisant que peut jouer un S.R. quand il se tourne contre ses frères d’armes. L’implication de certains personnels des services secrets dans l’instruction des procès de trahison a achevé de ternir leur réputation.
Le renseignement français était constitué d’une nébuleuse d’organismes, indépendant les uns des autres et parfois rivaux, mais qui tous tendaient vers un seul objectif : faciliter la victoire sur les Puissances centrales. Coexistaient deux univers bien distincts mais complémentaires : d’un côté, la branche créée et développée par l’E.M.A., et de l’autre, celle créée par le G.Q.G. Au final, des trois généralissimes, ce fut Pétain qui tira le mieux parti de l’usage du renseignement ; il le fit avec intelligence, pour économiser la vie des soldats. Généralissime des armées alliées, Foch sut également s’en servir pour terrasser son adversaire. Parti de rien - ou d’à peu près rien - si l’on compare ses structures en 1918, le renseignement français a montré sa forte capacité d’innovation. Le conflit fut l’occasion d’expérimenter de nouvelles techniques d’action, lesquelles fixèrent peu à peu les règles en matière de guerre secrète, lesquelles permirent ensuite la naissance des services « spéciaux » de la Seconde Guerre mondiale. Par un habile mélange, fait de réflexion et d’improvisations, par la volonté de s’appuyer sur des personnalités marquées, les S.R. ont contribué très largement à vaincre l’Allemagne de Guillaume II.

On August, 1914, the French Intelligence Services knew German war plans, but intelligence specialists went against Joffre’s scepticism. With the beginning of Trench Warfare, the French High Commander wished to inquire about enemy casualties, but also economic and political situation or morale in Germany. New techniques helped to control information gathered by Human Intelligence. The Secret Service imposed Telegraphic then Postal control, initiated an allied cooperation dealing with Intelligence Warfare. On 1915, new spying methods appeared, including use of planes to shake off enemy defences. Cooperation with Belgian and British Intelligence Services created preference conditions for spying. The Great War, which was a Total War, developed new kind of services dealing with Economic Intelligence. Propaganda and Psychological Warfare were developed as well, both on frontline and inside Germany. Counter-Intelligence was strengthened too, but the mutiny crisis of 1917 showed the danger of it when used against Brothers of Arms. At the end of World War I, implication of some officers belonging to the Secret Service in high treason trials tarnished their reputation. French Intelligence gathered many independent and rival services, but working all together to facilitate military victory on Germany and its Allies. Two distinct but complementary branches coexisted in France : one created by the “Etat-Major de l’Armée”, and the other by the “Grand Quartier General”. Among the three French High Commanders, Pétain was remarkable by the clever use of intelligence he made, in order to spare soldiers’ blood. Supreme Commander of Allied Forces, Foch used it as well to lay Ludendorff low. From 1914 to 1918, French Intelligence proved its high capacity to innovate. W.W.I created favourable conditions to experiment new techniques, which were used after 1918 to develop the future “Special Services” of W.W.II. Thanks to a skilful mixing of consideration and improvisation, but also with the wish of gathering clever and firm individualities, French Secret Services really contributed to defeat Imperial Germany.

 

Lien PDF de la thèseRENSEIGNEMENT_ET_SERVICES_DE_RENSEIGNEMENTS_EN_FRANCE_PEN...



19:16 | Lien permanent | Commentaires (0) |

10/06/2009

Radio Paris est allemand

vichy (Large).png

 

 

Anouck, une camarade de SUD Etudiant Paris 8 (St Denis), a été mise en garde à vue ce matin (flic au domicile de ses parents).

Il semble que ce soit dans les suites des manifestations anti-OTAN de Strasbourg: son identié a été relevé lors de son passage en Allemagne.

 

 

20:08 | Lien permanent | Commentaires (0) |

28/05/2009

THALES agrément OTAN pour CHANG : CHiffrement d’Artère Nouvelle Génération

Thales reçoit l’agrément SECRET OTAN pour CHANG HD, sa solution de sécurisation des réseaux tactiques
mai 2009  par Marc Jacob
A l’issue d’une évaluation menée par le Bureau de sécurité et d’évaluation des systèmes de communication et d’information de l’OTAN (SECAN), le Comité Militaire de l’Atlantique Nord a accordé l’agrément SECRET OTAN à CHANG(1) HD, la solution de sécurisation des réseaux tactiques de Thales.

La sécurité des systèmes d’information et de communication est essentielle pour le déroulement des opérations civilo-militaires. Collecter, traiter et diffuser l’information sans risque de brouillage ou d’interception est l’un des enjeux des armées. Pour répondre à ces besoins, Thales propose une gamme complète de solutions de sécurité de haut niveau agréée par les autorités françaises, par l’OTAN et l’Union Européenne.

CHANG HD est l’un des équipements de cette gamme. Il permet d’assurer la sécurité des communications haut débit des réseaux tactiques de la défense (faisceaux hertziens, lignes dédiées, etc.). CHANG HD peut chiffrer jusqu’à trois liaisons bidirectionnelles indépendantes avec des débits allant de 64 Kbps à 8 Mbps chacune. Cette capacité lui permet d’assurer, sans altération de performance et dans un espace restreint, un service de très haut niveau de confidentialité et d’anti-compromission (TEMPEST) sur les liaisons opérationnelles.

L’obtention de cet agrément par l’OTAN conforte la position de Thales comme acteur majeur de la sécurité des systèmes d’information, notamment dans les activités de cryptologie, sur le plan international. La Direction Centrale de la Sécurité des Systèmes d’Information (DCSSI) avait déjà agréé le produit CHANG HD en 2005 pour la protection des informations classifiées jusqu’au niveau SECRET DEFENSE.

 

 

 

09:52 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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