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23/08/2011

Les droites extrêmes cherchent à se placer pour la rentrée...

article très complaisant sur www.varmatin.com :

Extrême droite : la menace fantôme

Publié le jeudi 18 août 2011 à 07H01
 
Extrême droite : la menace fantôme - 13997673.jpg Philippe Vardon président de Nissa Rebela (à gauche) mène le défilé en compagnie de Fabrice Robert (à droite) président du « Bloc identitaire », le 27 janvier 2008 à Nice, lors de la Nissart pride, marche pour la défense de la culture et des valeurs niçoise. Environ 150 personnes ont défilé derrière Philippe Vardon, tête de liste de la liste d'union et de rassemblement des identitaires, régionalistes et patriotes Nissa (Nice identité sécurité solidarité action) pour les élections municipales 2008 de Nice. (Photo doc Eric Estrade)

 

Faut-il craindre un attentat d'un militant nationaliste radical alors que le Var et Toulon étaient sécoués voilà 25 ans par plusieurs attaques ?

À trop se focaliser peut-être sur les milieux islamistes, aucun service de police en Europe n'a vu venir la double attaque terroriste du Norvégien Anders Behring Breivik, ce «chrétien», «conservateur», pour reprendre ses propres termes, auteur d'un attentat à la bombe, suivi d'une fusillade qui ont causé la mort de près de 80 personnes vendredi 22 juillet.

On suspectait le moindre barbu d'être un fou de dieu en puissance, et c'est finalement un « croisé » rasé de près qui a commis l'impensable, l'innommable !

Le Var exposé ?

Sans céder à la psychose, le drame norvégien soulève une question : doit-on craindre en France un attentat d'extrême droite ? On se souvient alors du défilé du 14 juillet 2002 - hier pour ainsi dire - et de la tentative d'assassinat du président Jacques Chirac par Maxime Brunerie, à l'époque un jeune paumé proche du groupuscule d'extrême droite Unité radicale.

Le Var, département où le Front national réalise parmi ses meilleurs scores, est-il davantage exposé ? Les efforts de Marine Le Pen pour dédiaboliser son parti pourraient ne pas plaire en effet aux plus radicaux de ses électeurs et pousser ces derniers dans les bras de mouvements violents. Il n'y a pas si longtemps, 25 ans tout juste, le Var avait ainsi été le théâtre d'une vague d'attentats (lire ci-dessous) à caractère raciste. À Toulon, Fréjus, Draguignan, plusieurs établissements fréquentés par des Maghrébins, ainsi que des permanences de SOS Racisme avaient été la cible d'attentats à l'explosif. Parmi les auteurs présumés, figurait Claude Noblia, dissident du Front national et fondateur du mouvement « SOS France ».

L'après Brunerie

Interrogé sur ce point, Frédéric Boccaletti, secrétaire départemental du Front national dans le Var, se veut rassurant.

Condamnant sans aucune réserve le drame d'Oslo, le numéro un du FN varois affirme : «Honnêtement, nous n'avons pas eu à exclure de militants radicaux. Les seuls que j'ai virés étaient des crétins, dangereux politiquement (...) Les groupes de skin head qui venaient se greffer aux manifestations du Front national ont disparu. Quant aux mouvements identitaires, ils se sont complètement asséchés.»

Aucun risque d'attentat donc ? «J'espère qu'en France on est à l'abri» répond Frédéric Baccaletti.

Et d'ajouter : «Je crois que le geste de Maxime Brunerie a calmé les groupes identitaires. Ça a mené certains de leurs responsables à réfléchir aux conséquences de leurs discours auprès des jeunes.»

 

 

La dispersion "façon puzzle" de SOS France - Claude Noblia et de ses acolytes

 

Après explosion Toulon

MIDI 2 - 19/08/1986

Après l'attentat de Toulon qui a coûté la vie aux quatre terroristes poseurs de bombe de "SOS France" dont le président Claude Noblia, rétro différents attentats commis par des groupuscules d'extrême droite : archives 12/6/86 à Draguignan dans le Var, [panoramique] dégâts ; octobre 1983 à la foire de MARSEILLE (DOC exclusif fr3 MARSEILLE), [panoramique] dégâts, des immigrés gitans après un attentat.

 

 

Du fantasme à la réalité…

Pétard mouillé

L’extrême droite française et le terrorisme

La violence d’État est souvent masquée par la violence sociale ou politique. Les « extrêmes » en particulier sont régulièrement accusées par les tenants de l’ordre « démocratique » d’être par définition violents. Or cette accusation n’est pas forcément qu’un outil de criminalisation et le mouvement nationaliste français et européen a amplement prouvé par le passé que la violence et le terrorisme étaient au coeur de son existence politique. Nul n’étant devin, peut-on ainsi anticiper l’avenir ?

En septembre 1999 paraissait en dernière page de la nouvelle revue du GUD Paris [1] publiée spécialement pour les BBR 1999 [2] le petit appel suivant : « Soutenons les prisonniers politiques. À la pointe du combat contre l’oppression sioniste et le système qui la tolère, ils ont payé la pureté de leur engagement de leur liberté. Condamnés à des lourdes peines, ils sont soumis à des conditions de détention inhumaines qui ne leur garantissent plus le minimum vital. Voici leurs adresses, en espérant que ceux qui partagent ou comprennent leur combat sauront leur témoigner une solidarité et un soutien que leur courage mérite amplement. Soutenons moralement et financièrement les quatre militants de l’Action directe et Carlos. » Ce petit encart en valait immédiatement un autre qui lui était consacré dans un grand journal du soir (selon la formule consacrée) dans lequel l’auteur s’interrogeait sur le sens à donner à cet appel [3] : simple provocation ou indice d’une nette radicalisation et d’un intérêt croissant pour un certain activisme violent ? La disparition de l’encart deux numéros plus tard montra qu’on était bien loin des prémisses d’une nouvelle stratégie de la tension et que, grâce à la journaliste du Monde, ses auteurs avaient obtenu le petit effet médiatique souhaité. Alors, du bidon cet attrait de l’extrême droite pour l’activisme violent ?

De fait, pourquoi s’intéresser aujourd’hui à la notion de terrorisme au sein de l’extrême droite française ? Il est acquis depuis maintenant deux décennies que la France a l’un des degrés de violence politique les moins forts d’Europe et l’extrême droite française ne s’est jamais lancée dans des aventures meurtrières comme ont pu en connaître l’Autriche, la Suède ou l’Allemagne, que ce soit sous forme d’attentats à la lettre piégée ou d’attaques individuelles de grande ampleur. Pourtant, on a pu voir apparaître depuis deux ans des interrogations, ça et là, sur d’éventuelles dérives de petits groupes vers une lutte violente. La raison en serait l’éclatement du Front national survenu fin 1998 qui, en privant une partie du milieu de perspectives politiques démocratiques, redonnerait du tonus et de l’importance aux partisans de méthodes extralégales. Rien ne sert d’hurler au loup pour le simple plaisir de se faire peur. Mais un regard porté sur quelques expériences passées n’est jamais inutile.

Terrorisme, lutte armée et chabadabada

La seule expérience de lutte armée du mouvement nationaliste français est créée début 1961 à Madrid par Lagaillarde. Il s’agit de l’Organisation Armée Secrète, dans le contexte de la lutte de libération nationale algérienne.

Les débuts, assez confidentiels, ne rassemblent que les sympathisants de la ligne Lagaillarde, à savoir les adeptes de l’attentat au plastic. Mais à partir de mai, les contacts avec le Front nationaliste [4] aboutissent à la création des Commandos Z qui, avec un millier de militants, deviennent le véritable bras armé de l’OAS, auxquels s’ajoutent les noyaux armés du lieutenant Degueldre. Les groupes seront unifiés sous la houlette de Jean-Jacques Susini et du Colonel Godard, assisté de Degueldre. Malgré sa force, le Front nationaliste ne sera pas représenté dans les structures centrales de l’OAS. On y trouve comme responsables, outre les fondateurs, les colonels Godard et Gardes et une brochette de militants : Sidos, Susini, Leroy, Ortiz, Perez ainsi que le Général Salan. L’OAS sera à tout point de vue une aventure, où les exclusives et les règlements de compte seront constants, avant comme après la fin de ses activités. Les luttes personnelles entre Susini, Ortiz et Lagaillarde firent beaucoup de dégâts et sont assez représentatives des tares des organisations nationalistes.

L’une des clés de compréhension de ces luttes internes est l’argent qui avait une énorme importance pour cette organisation agissant sous la forme de réseaux clandestins. Une vive polémique opposera ainsi Susini à d’autres dirigeants au sujet de fonds envoyés à des contacts parisiens, dont Sidos. Il se confirmera qu’il s’agissait bien de détournements de fonds de l’OAS. Ces histoires de caisse feront des morts dès la libération d’anciens « caissiers » de l’OAS qui disposaient d’un important trésor de guerre.

En Algérie, les commandos comprenaient des militaires, des paras, des légionnaires, des GMS, des Harkis et même des Israéliens issus des réseaux sionistes du Mossad. Mais les perspectives d’engagement de la part de l’armée étaient nulles, les militaires « amis » ne voulant guère bouger.

Alors que le Général Salan crée en mars 1962 le Conseil national de la Résistance en Algérie, tout est fini avec les fameux « Accords d’Évian », cela malgré les affrontements armés à Bab El Oued, où le général Jouhaud (responsable de l’Oranie) sera arrêté, et malgré la tuerie de la rue d’Isly le 26 mars. Degueldre sera capturé en avril. G. Bidault annonce alors la création du Conseil national de la Résistance en Métropole. Susini mènera même des négociations avec le FLN qui fera quelques vagues promesses pour sauver les infrastructures économiques que l’OAS sabotait systématiquement. Tout échouera, comme les éternels rêves de soulèvement de l’armée, et les commandos OAS rentreront clandestinement en métropole avec pour objectif principal l’assassinat du général De Gaulle. En France, l’OAS-Métro regroupe un certain nombre de petits groupes. Dans le Sud par exemple, c’est Résurrection-Patrie, animé par un ancien député poujadiste, Marcel Bouyer. Ce réseau sera démantelé peu après sa création. D’autres tendances existent, telle celle issue de l’OAS-Mission III, avec les troupes de Jeune Nation, et qui prendra en 1962 le nom d’Armée nationale secrète. Ultra, l’ANS préparera l’attentat contre De Gaulle. Le reste de l’OAS va s’organiser autour de Michel Sergent et de militaires comme Curutchet.

Des centaines d’attentats, provoquant des morts et de très nombreux blessés graves, seront revendiqués par l’OAS, qui de ce fait s’isolera de l’immense majorité de la population. C’est d’ailleurs ce type d’action qui permet de qualifier l’OAS d’organisation terroriste, au même titre que d’autres organisations nationalistes comme l’ETA, en opposition très claire avec les actions de lutte armée des organisations d’extrême gauche, RAF ou Action Directe, qui ne visèrent que des responsables économiques, politiques ou militaires. Le programme politique de l’OAS ne laissait aucun doute sur le caractère néo-fasciste de la formation, qui voulait « un gouvernement de salut public avec les responsables du mouvement nationaliste français et leurs correspondants dans l’armée ». Le programme du 12 octobre 1961 précisait en outre que « le Parlement, qui ne peut prétendre à une quelconque représentation, sinon celle de la lâcheté, sera dissout (...) comme tous les partis, toutes les associations et organisations directement ou indirectement rattachés au communisme ». Les jeunes et les syndicats devaient être regroupés dans un mouvement unique, et les immigrés expulsés. Les thèses racistes sont omniprésentes dans tous les textes théoriques du mouvement à la croix celtique.

L’attentat organisé au Petit-Clamart par des membres de Jeune Nation se soldera par un échec, du fait du manque de cohésion dans la structure clandestine du groupe. Les dirigeants de l’Organisation seront incarcérés ou contraints à un long exil, le colonel Bastien-Thiry, impliqué dans la tentative d’assassinat du Général, étant exécuté. Fin 1962, il ne subsistera que la FEN en milieu étudiant. C’en sera terminé pour une aventure de conquête du pouvoir par les armes, menée par plusieurs milliers de militants et de sympathisants. Mais on a continué à retrouver ses militants impliqués dans de multiples coups tordus de l’extrême droite : implication de Susini dans des braquages devant permettre de financer une organisation anticommuniste en 1967, création de l’agence barbouzarde franco-portugaise Aginter-Press, attentats anti-immigrés arabes des années 1970… Notons que les terres d’asile pour les fuyards de l’OAS seront l’Amérique Latine, mais aussi l’Italie où nombre d’activistes seront hébergés par les membres d’Ordine nuovo ; ce fait est important pour une meilleure compréhension des liens amicaux persistant entre « terroristes bruns » italiens et français. Serge de Beketch, vieux routard de l’extrême droite française fut ainsi photographié en 1985 en train de déjeuner à Paris avec la crème du terrorisme fasciste italien : Filipo Artelli et Roberto Palladino.

Des tentations récurrentes

De fait, le terrorisme n’est plus depuis les années 1970 qu’un choix individuel et non de structure, même s’il s’est toujours trouvé des activistes nationalistes pour essayer de théoriser le recours à cette forme de lutte, de François Duprat à Giorgio Freda. Un certain nombre de cas d’étude sont par le passé venus illustrer cette situation et ouvrir également d’autres perspectives.

En mai 1986, quatre bombes éclatent à Marseille et Toulon contre des bâtiments fréquentés par des travailleurs immigrés à savoir un bar, une boucherie, un hôtel et un foyer. Bien que rappelant les méthodes du SAC utilisées dans les années 1970, ces attentats sont alors revendiqués par les « Commandos de France contre l’invasion maghrébine ». En juin de la même année, une même revendication est formulée pour trois nouveaux attentats visant SOS-Racisme à Draguignan et Fréjus, à l’occasion de la fête nationale de l’association à Paris. Une dernière explosion vient conclure en août cette série d’actes criminels : elle met fin aux activités du commando puisque quatre militants meurent dans l’explosion de la bombe qu’ils allaient poser à Toulon contre SOS-Racisme. Vite identifiés, ils s’agissaient de Yvon Ricard, Raymond Segara, Henri Bahri et surtout Claude Noblia, quatre militants de SOS-France. Cette association avait été créée en février 1986 avec comme raison sociale d’« assister, défendre, poursuivre en justice tous ceux qui auront eu à subir des actes de discrimination, de haine ou de violences en raison de leur qualité de citoyens français ». L’essentiel de son activité durant ce printemps 1986 avait consisté à poursuivre SOS-Racisme de sa vindicte, que ce soit sous forme de tracts ou de communiqués. La seule action notable avait été l’intervention d’une cinquantaine de militants de l’association et de la Maison du Para de Toulon contre un meeting d’Harlem Désir à Cogolin (Var) le 14 juillet 1986. Noblia est assez représentatif d’une certaine composante de la société méridionale. Rapatrié d’Algérie, ancien para et directeur de société, il rejoint assez vite le FN et est candidat pour ce parti à La Seyne-sur-Mer en février 1984, récoltant un peu plus de 4% des suffrages. Jugeant le FN trop mou sur la question de l’immigration, il monte une liste dissidente aux législatives de 1985 qui appelle à voter pour le candidat de droite au second tour, Charles Scaglia. Celui-ci, pour le remercier, le nomme alors administrateur de l’Office HLM. Mais Claude Noblia n’en continue pas moins ses activités racistes et fonde début 1986 l’association SOS-France. Ce militant est alors un pur condensé de l’extrême droite locale : proche du FN mais dans une version encore plus raciste, bénéficiant de la bienveillance de la droite parlementaire et finalement partisan de méthodes expéditives. Ce profil est une constante des années 1980 tout comme l’est l’implication de policiers : c’est un sous-brigadier qui prononce l’oraison funèbre des quatre militants décédés. Une partie de l’extrême droite locale refusera la thèse officielle de l’attentat qui se retourne contre ses auteurs et essaiera de prouver l’assassinat par des barbouzes. En vain.

Autre grosse vague d’attentats en 1988 avec l’entrée en scène de militants néo-nazis. Bien décidés à tenter une stratégie de déstabilisation des relations intercommunautaires, certains militants du Parti Nationaliste Français & Européen (PNFE) décident en effet en 1988 de se lancer dans une série d’attentats dans le sud de la France. Atypiques dans leur origine, ces actions n’en sont pas moins meurtrières ; commises à Cannes en mai 1988 et à Cagnes-sur-Mer en décembre de la même année contre des foyers SONACOTRA, elles provoquent la mort d’un travailleur immigré ainsi que plus d’une dizaine de blessés. Dans les deux cas, la revendication est juive, sous le label OJC, Organisation Juive de Combat, qui avait attaqué le défilé du 8 mai en l’honneur de Jeanne d’Arc organisé chaque année par l’OEuvre française. Grâce à un « tuyau », l’enquête s’oriente assez rapidement vers le PNFE, scission du FN d’avril 1987, et ses dirigeants. Croyant infiltrer la police, le PNFE devint rapidement une annexe de celle-ci tant le nombre d’indicateurs y était important. Les pratiques du PNFE avaient de quoi inciter à cette surveillance, en particulier des stages sur le maniement des explosifs dont l’un mené par Nicolas Gouge et Gilbert Hervochon au château du Corvier [5] début novembre 1988 ou sur les moyens de déjouer les techniques de surveillance policière.

Finalement, la police procède à une série d’arrestations qui commencent fin janvier 1989 avec Hervochon et Gouge. Le premier est une « figure » du milieu nationaliste méridional, à la fois par son philosémitisme et surtout son déséquilibre mental dont la paranoïa et l’attrait pour l’ésotérisme ne sont que des manifestations parmi d’autres. Nicolas Gouge est quant à lui un ancien militaire ayant servi en Afrique sous les ordres de Paul Barril. Les arrestations suivantes concernent des militants de base du PNFE impliqués dans l’attentat de Cagnes-sur-Mer comme Serge Bayoni, Georges Cassar et Philippe Lombardo, et des dirigeants du PNFE accusés d’association de malfaiteurs comme Claude Cornilleau, Francis Allouchery, Serge Lecanu, Philippe Caplain, Daniel Lenoir, Patrick Reynes et Daniel Sirizotti, ces quatre derniers étant policiers et membres de la FPIP [6]. En tout, ce sont 24 personnes qui sont arrêtées, emprisonnées et jugées pour 16 d’entre elles en septembre 1991. Mais les dirigeants du PNFE obtiendront dès janvier 1991 un non-lieu devant la Cour d’Appel d’Aix-en-Provence pour inculpation abusive… Le procès de l’attentat de Cagnes-sur-Mer débute à partir du 28 octobre 1991. Il fait apparaître le rôle prépondérant de Nicolas Gouge, en particulier pour la fourniture des explosifs dont il était un spécialiste. Hervochon est d’ailleurs acquitté et Nicolas Gouge condamné à 18 ans de prison. Mais le principal problème soulevé par ce procès et d’ailleurs non résolu est l’origine des armes. Durant toutes les audiences, les avocats de la défense ne rateront pas une occasion de suggérer que les attentats ont été télécommandés par les « services », accusant en particulier la gendarmerie d’avoir fourni le matériel nécessaire. Or cette accusation n’était pas que de pure forme puisque l’on sait à présent que les explosifs, en particulier de la pentrite, venaient de la DGSE [7]. Le 29 septembre 1989, la police saisit un arsenal de cent kilos de divers explosifs et munitions sur le bateau de Michel Gouge, frère de Nicolas et ancien démineur de la Marine nationale, indicateur des Renseignements généraux ayant travaillé pour la DGSE . Cette affaire ne prend tout son sens qu’en janvier 2000 avec le procès de Huy Decloedt devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris. Il est reproché à ce policier des RG [8], ancien de la police judiciaire de Nice, d’avoir entreposé dans un garage un véritable arsenal composé d’explosifs, chargeurs, détonateurs… La particularité de cette affaire est que la quasi-totalité de ce stock saisi en 1994 est justement lié aux attentats du PNFE de 1989. Il aurait été entreposé de façon irrégulière à la PJ de Nice pendant des années avant d’être transporté dans une propriété privée fin 1993, le tout avec la bienveillante indifférence de la hiérarchie policière. Cela s’explique par le fait que H. Decloedt était le policier chargé de l’enquête sur les attentats Sonacotra. Persuadé que le PNFE disposait d’un stock d’armes et n’arrivant pas à mettre la main dessus, il finit par remonter jusqu’à Michel Gouge et, après accord des supérieurs de celui-ci à la DGSE durant l’été 1989, à obtenir de Gouge qu’il livre ce stock contre une condamnation mineure et surtout une préservation de la cache d’armes de la DGSE dont était tiré ce stock ! La quantité d’armes livrée par Gouge étant insuffisante et peu crédible, Decloedt aura malgré tout la possibilité de visiter la cache soi-disant à Antibes, dans laquelle Gouge avait toute latitude de puiser ce qu’il lui fallait pour ce qu’il voulait… Entre autres, pour son frère et le PNFE ! Les deux hommes ayant retiré trop de matériel, une partie ira sur le bateau de Gouge où il sera saisi, tandis qu’une autre sera conservée par Decloedt, ce qui lui vaudra son inculpation de 1994. Tristement rocambolesque ?

Y’a de Lajoye

Mais il est une affaire toute aussi exemplaire avec Michel Lajoye, affaire qui se situe chronologiquement entre celle de SOS-France en 1986 et celle du PNFE en 1988. Lajoye entre très tôt en politique en adhérant au FN au début des années 1980 alors qu’il est encore lycéen. En 1984, il rejoint l’OEuvre française et y fait la connaissance de son futur complice, Arcini. Celui-ci, malgré son appartenance au milieu nationaliste ultra, est artificier-démineur à la Sécurité civile de Caen. Lajoye s’intègre très vite au petit milieu de l’OEuvre en participant à ses repas et surtout ses stages paramilitaires. Il s’engage dans l’armée en 1985, rejoint le 5e Régiment d’Hélicoptères de Combat (RHC) de Pau et a très rapidement connaissance qu’il est repéré par la DPSD [9] (ex-sécurité militaire) comme militant néo-nazi. Mais cela ne change rien à sa situation, et il devient brigadier-chef. En particulier, il est affecté en juillet 1985 sur la base même du 5e RHC où il intègre les services techniques, ce qui lui donne de fait accès aux stocks d’armes.

Fin mars 1986, la DPSD prend contact avec lui et il accepte son recrutement. Il est alors rapatrié en Normandie tout en restant attaché au 5e RHC et commence ses premières missions d’infiltration dans les groupes nationalistes ou nazis en avril 1986. Il est ensuite utilisé pour tenter une infiltration des GAL [10] à l’automne 1986 mais sabote l’opération par sympathie pour les « Galeux ». Il est alors en situation de déserteur et est arrêté en janvier 1987 lors d’un simple contrôle d’identité mais alors qu’il est en possession dans sa voiture de grenades, fusil de guerre et talkies. Ce stock devait servir à mener une action avec Arcini. Il est interrogé durant sa garde à vue par des militaires de la DPSD et des policiers des RG et est alors condamné en août 1987 à deux ans de prison dont un avec sursis. Pendant sa détention, Arcini continue seul et commet deux attentats au pistolet, l’un en mars 1987 contre un bar (un blessé) et l’autre en juin 1987 contre le propriétaire d’une épicerie (un mort). Le point commun entre ces deux actions est l’origine arabe et immigrée des propriétaires et leur mauvaise réputation. Arcini, mis à part un petit interrogatoire, n’est pas inquiété alors même que la PJ de Caen sait qu’il est l’auteur des deux attentats. Dès sa libération en octobre 1987, Lajoye reprend contact avec Arcini et celui-ci persuade Lajoye de le rejoindre dans sa lutte. Il doit faire sa première action seul, à l’explosif, et Arcini lui suggère un café arabe du Petit-Quevilly. Le 20 novembre, Lajoye accède à la cache d’armes d’Arcini dans les locaux de la Sécurité civile de Caen, cache qui contient fusils mitrailleurs, explosifs et même missiles sol-air ! Il fabrique deux bombes dont l’une est une bombe-test qu’il essaie le 23 novembre dans un blockhaus et qui fonctionne parfaitement. La bombe est posée le 30 novembre et explose mais sans faire de blessés. Le 7 décembre, Arcini est convoqué par la PJ de Caen car sa voiture ressemble à celle qui est recherchée parce qu’elle a été aperçue par les témoins de l’attentat. La version officielle veut qu’il se soit enfui lors de la perquisition que deux inspecteurs de la PJ allaient mener chez lui, et Lajoye le retrouve le 9 décembre en train de rejoindre leur planque. Ils partent au Havre et sont arrêtés par le RAID le 10 décembre.

Cette affaire pose de multiples questions, entre autres sur le rôle des autorités militaires et policières, ces dernières ayant multiplié les faux témoignages lors du procès des deux hommes fin juin 1990, après la profanation de Carpentras, et sur le rôle d’Arcini dans l’engagement de Lajoye et avant leur arrestation.

Depuis deux ou trois ans, une petite campagne de soutien à Michel Lajoye [11] s’est développée dans les milieux nationalistes, campagne qui s’est traduite par une pétition et des articles, en particulier dans les revues L’Autre Histoire de Tristan Mordrel, Résistance ! d’Unité radicale, de multiples fanzines et des journaux hebdomadaires nationalistes comme Rivarol ou La Une. On peut également relever une demande d’intervention auprès de Christine Boutin, celle-ci s’étant engagée pour la libération de Patrick Henry. Dans tous les cas, il s’agit pour ces groupes ou journaux nationalistes d’obtenir la grâce présidentielle, Lajoye ayant été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une peine de sûreté de 18 ans. Même si ce n’est pas l’objet de cet article, et à titre personnel, nous pouvons émettre un ou deux commentaires sur cette peine. Outre notre hostilité à la prison comme outil rédempteur de la société, on remarquera que la non-distinction par la justice du délit et de l’intention de commettre un délit a bon dos et que Lajoye comme militant politique a plus été condamné pour un délit raté que trois chauffards massacrant une famille entière sur l’autoroute A1. CQFD.

Et maintenant, Unité radicale,

PNFE des années 2001 ?

Revenons à présent, à la lumière de ce qui précède, à ce qui constituait notre interrogation de départ. Depuis quelques mois, une thèse se répand dans les milieux nationalistes sur la manipulation des militants ci-dessus évoqués et qui auraient été poussés à commettre leurs attentats par les services spéciaux de l’État français. Manipulation ? La thèse sent tellement bon la théorie du complot que l’on pourrait facilement la ranger parmi les lubies habituelles des milieux nationalistes. Nous pensons que ce serait un tort. Simplement, la situation est sans doute à la fois plus simple et plus compliquée que la manipulation. Il est clair que l’opinion émise par la revue Révision [12] nous semble parfaitement juste : « L’État ressemble à un gruyère institutionnel, dont les trous sont autant de passe-droits pour les polices et les services spéciaux. Il existe deux polices politiques qui opèrent en France, les RG et la DPSD, ainsi que deux services spéciaux, la DGSE et la DST [13]. À cela s’ajoute que la DGSE veut aussi à présent jouer un rôle de police politique sur le territoire national, alors même que chacune de ces institutions entend bénéficier de prérogatives vis-à-vis de la justice, de passe-droits l’autorisant à commettre des crimes et délits en toute impunité. (…) La DPSD et la DGSE jouissent d’un pouvoir régalien qu’elles ne se privent pas d’exercer. » De fait, il n’y a sans doute pas eu manipulation des militants nationalistes pour commettre ces attentats mais manipulation tout court. Les milieux nationalistes sont fascinés par le domaine militaire et la violence militante. Ils sont donc les plus aptes à pouvoir plus ou moins de leur plein gré servir de supplétifs aux services de sécurité, supplétifs à l’extérieur sous la forme du mercenariat, supplétifs à l’intérieur sous la forme d’indicateurs et de commis aux basses oeuvres. En échange, les institutions leur laissent une certaine marge de manoeuvre qui leur permet parfois de « déraper », et c’est sans doute ce qui s’est passé dans les affaires des années 1986-1989. L’encadrement frontiste des années 1990 a éloigné ces possibilités de dérapage, le chef du DPS, Bernard Courcelle, étant lui-même un très bon exemple de la collaboration avec la DGSE.

Aujourd’hui, nous sommes revenus à une situation qui présente de multiples points communs avec la décennie 1980. Le terrain s’y prête, comme en témoignent la déshérence politique de nombreux jeunes militants fascinés par l’action violente ou la radicalisation ethnique et raciste d’une partie du milieu nationaliste et en particulier Unité radicale. Le slogan « Libérez Lajoye ! » a d’ailleurs connu un franc succès lors de la manifestation du 1er mai 2001. Mais on peut également prendre comme témoignage de cette réalité ce manuel de fabrication d’explosifs qui circule actuellement dans les milieux boneheads et est suffisamment explicite pour être mis en application [14]… Le risque existe et il n’est pas dit que le caractère purement velléitaire du milieu nationaliste empêche longtemps le passage à l’acte. C’est sans doute pour cette raison que ponctuellement la justice fait son oeuvre, comme dans les Vosges par exemple où elle a tiré prétexte d’une soirée privée pour arrêter à l’automne dernier des militants devenus trop tapageurs, tel Cédric Bégin qui ne se cachait pas de posséder des explosifs. À tous points de vue, nul ne peut prédire l’avenir et les militants révolutionnaires doivent continuer à avoir à l’esprit l’existence de ce risque en comptant sur l’autodéfense plutôt que sur l’État !


[1] Jusqu’à Nouvel Ordre, dont quatre numéros sont sortis et qui ne semble pas devoir continuer à exister en ce printemps 2001.

[2] Fête des Bleu Blanc Rouge, organisée chaque année par le FN fin septembre.

[3] Appel immédiatement rejeté par les militants d’Action directe et plus particulièrement Régis Schleicher et Jean-Marc Rouillan par le biais d’articles de presse écrits depuis leur lieu de détention.

[4] L’une des organisations pieds-noires anti-indépendantistes.

[5] Cf. REFLEXes n°41, janvier 1994.

[6] Fédération Professionnelle Indépendante de la Police, classée droite extrême.

[7] Direction Générale de la Sécurité Extérieure, environ 4000 agents dont une majorité de civils même si l’autorité de tutelle est militaire.

[8] Renseignements Généraux, environ 3200 agents, chargés de la sécurité intérieure de l’État et donc du renseignement politique et social.

[9] Direction de la Protection et de la Sécurité de la Défense, environ 1600 agents sous autorité militaire chargés d’assurer la sécurité des forces armées.

[10] Groupe Antiterroriste de Libération, structure barbouzarde montée par le gouvernement socialiste espagnol pour éliminer en territoire français des militants basques soupçonnés de participer à l’ETA.

[11] Lui-même a rédigé un mémoire fréquemment réactualisé, dans lequel il essaie de démonter le coup fourré dans lequel il serait tombé. Y figure en bonne place une lettre de soutien de Carlos, dont Emmanuel Ratier a fait des gorges chaudes dans sa lettre Faits & Documents.

[12] n°93, avril 2000, revue négationniste animée par Alain Guionnet.

[13] Direction de la Surveillance du Territoire, environ 1500 agents sous tutelle du ministère de l’Intérieur, chargés de prévenir les activités menées ou soutenues en France par des puissances étrangères. Mais la DST fait également du renseignement politique, en surveillant le FN par exemple.

[14] Se reporter à l’article suivant pour plus de précisions.

via REFLEXes - 21/01/2002

Bloc identitaire: une rentrée à l’ombre de l’euro et du GRECE

Cette année, le Bloc identitaire organise les 9, 10 et 11 septembre une université de rentrée placée sous le thème "Europe, le combat identitaire".

Celle-ci se tiendra à la "Domus Europa", domaine qu'a acquis le GRECE ( Groupement de recherche et d'études pour la civilisation européenne) en Provence  et qu'anime toujours l'un des co-fondateurs du groupement, Maurice Rollet, poète féru de paganisme et aujourd'hui encore grand Chancelier de l'association. C'est la deuxième fois que la Domus accueille les Identitaires. Selon Fabrice Robert, le président du Bloc Identitaire, cela n'a pas de signification spécifique. "Nous avons lié des relations d'amitié avec l'équipe de la Domus" explique ce dernier, mais nous avons fait et faisons aussi des tas de réunions ailleurs".

Reste que le thème choisi cette année est un joli clin d'oeil. Qu'ils le revendiquent ou pas, les militants de la mouvance identitaire et parmi eux ceux du Bloc sont bel et bien les enfants du GRECE, première manière. L'on ajoutera au passage la présence, parmi les invités, de Jean-Yves Le Gallou, passé par le GRECE, ex Club de l'horloge, et aujourd'hui proche du Bloc identitaire.

Le courant identitaire, comme l'indique le chercheur Stéphane François, "est un courant d'extrême droite  connu pour ses positions radicales vis-à-vis de l’immigration, de l’islam et pour sa défense de la civilisation européenne et des Européens, une défense qui s’exprime au travers de thèses géopolitiques (..)". "Plus d'Europe, c'est moins de gaz algérien, moins d'OTAN et de textile chinois" indique d'ailleurs Fabrice Robert qui déplore "une certaine frilosité des mouvements populistes sur cette question"

La défense de l'euro

Alors que l'an passé, le Bloc identitaire avait choisi un thème d'actualité - la guerre en Afghanistan- pour son université de rentrée, le cru 2011, avec l'Europe, est ainsi placé sous le signe de la doctrine . "C'est une manière de revenir sur nos fondamentaux. Pour nous, l'Europe est une partie importante de notre identité" explique M. Robert.

Une manière aussi pour le Bloc identitaire de faire entendre sa différence avec le FN. Dans un entretien publié courant juillet sur le site Novopress, Fabrice Robert indiquait : "Faire de l’euro la cause de tous les malheurs économiques de la France ou de l’Europe est, à mon sens, une erreur de fond". Et d'ajouter : " Dire aux gens : sans l’euro, tout ira mieux, est peut-être un pari politique, mais sans aucun doute un aveuglement économique. Revenir au franc, proposer de le dévaluer massivement, affirmer que l’inflation, c’est la faute de l’euro, ne me semble pas sérieux…"

"La démarche franco-française et souverainiste est vouée à l'échec. Aujourd'hui, il faut plus d'Europe" souligne le président du Bloc identitaire.

Son entretien de juillet lui a d'ailleurs valu les sévères remontrances de... Christine Tasin de Résistance Républicaine et Riposte Laïque, alliée au Bloc Identitaire dans la dénonciation récurrente de "l'islamisation". Dans un long papier, cette dernière lui fait savoir que "l’euro et Bruxelles nous mènent à une perte sciemment orchestrée". Au passage, Christine Tasin découvre ( ou affecte de découvrir) la lune  et interpelle ainsi Fabrice Robert: " Que dire encore de ton refus de  l’assimilation – conçue comme un viol !-  au nom de l’identité ? "

La vision européenne des Identitaires  est celle d'une Europe-puissance, l'euro fait partie des attributs de cette puissance. C'est aussi celle d'une Europe, ethniquement homogène, c'est à dire blanche, qui refuse tout mélange.

Les thématiques traitées à l'université de rentrée seront, entre autres: "l'identité européenne, les valeurs grecques comme fondement, les droits de l'homme comme destruction"; "la submersion migratoire, problématique nationale, problématique européenne"; "le modèle universel de la nation jacobine et des droits de l'homme: une force de frappe anti-identitaire qui permet la dictature des marchés", " le post-nationalisme, la mission historique des identitaires".

L'on ne saurait trop conseiller sur ce sujet la lecture des deux articles du chercheur Stéphane François ("Réflexions sur le mouvement identitaire" 1 et 2) sur le site Fragments sur les  temps présents.

via droites-extremes.blog.lemonde.fr - 18/08/2011

10:31 | Lien permanent | Commentaires (0) |

24/01/2010

Police politique, officines privées, barbouzes, qui manipule qui de "Solidarité et défense des libertés à Mouvement Initiative et Liberté"...Pourquoi la tuerie d'Auriol ?

Comme documentaire vidéo, je n'ai trouvé que celui-çi, de l'émission "Faites entrer l'accusé"...Hondelatte débute par: "Pourquoi...on ne le saura jamais"...

A Auriol, la famille de Jacques Massié - chef du SAC, l'opaque Service d'Action Civique - a disparu ; dans sa maison les forces de l'ordre découvrent les traces d'un massacre. Trois membres du SAC et l'instituteur Jean-Bruno Finochietti sont inculpés pour homicide volontaire. Alors que seul le corps de Jacques Massié a été retrouvé près de Nans les Pins -, les gendarmes continuent les fouilles pour retrouver les cinq autres victimes de la tuerie.

Le 19 juillet 1981, à Auriol, un maçon remarque une épaisse fumée qui s'élève de la villa de Jacques Massié, inspecteur de police et militant RPR. Les gendarmes découvrent sur place de nombreuses traces de sang et constatent la disparition de six personnes : Jacques Massié, son épouse Marie-Dominique, leur fils Alexandre âgé de sept ans, ses beaux-parents Jules et Emmanuelle Jacquèmes, et son beau-frère Georges Ferrarini. C'est Jacques Massié qui était visé, en tant que responsable régional du SAC, Service d'Action Civique, service d'ordre d'origine gaulliste, créé en 1960 et qui a fait parler de lui, dans la région, à diverses reprises pour ses accointances avec le "milieu".

Les conditions de ce massacre sont connues lorsque trois militants du SAC sont interpellés (un instituteur, un patron d'entreprise de peinture et un ancien légionnaire converti en commercial). Ils nient leur implication, mais la police retrouve les empreintes de l'instituteur, qui finit par avouer l'assassinat des six personnes. Le même jour, le corps de Massié, tué à l'arme blanche, est retrouvé au col du Petit-Galibier, dans le Var ; le 30 juillet, les cinq autres cadavres sont découverts au fond d'un puits de mine désaffectée au Luc (Var). Le commando était constitué de cinq membres du SAC. Le commanditaire serait Jean-Joseph Maria, adjoint de Massié dans cette police parallèle, désireux de se débarrasser d'un chef trop encombrant qui menaçait de communiquer des documents compromettants. Maria sera condamné à la perpétuité ; Pierre Debizet, patron national du SAC sera inculpé d'homicide volontaire et de séquestration. Incarcéré six semaines, il bénéficiera d'un non-lieu en 1984. Ce massacre révèle un noyautage de la police marseillaise par les "barbouzes" et conduit à la nomination d'une commission parlementaire, dont l'enquête aboutira à la dissolution du SAC le 3 août 1982.

Bibliographie :

François Audigier, Histoire du SAC, Paris, Stock, 2003.

Marina Massié, Tuerie d'Auriol, la vie d'une rescapée, France Europe éditions, 2006.

Alex Panzani, La tuerie d'Auriol, éd. J'ai lu, Crimes et enquêtes, 2001.

 

Le MIL a plus d’un tour dans son SAC

 

Paru dans le revue Reflexes - Numéro 49 - Mai 1996

En juillet 1981, la tuerie d’Auriol (meutre de l’inspecteur Massié et massacre de sa famille) fait ressurgir sous les feux de l’actualité un sigle qui avait connu son heure de gloire durant les années 1960-1970, celui du Service d’Action Civique (SAC). Ce mouvement est issu en 1958 du Service d’ordre du Rassemblement du Peuple français, lointain ancêtre du RPR. Le SAC se veut alors une sorte de garde prétorienne, exclusivement rattachée à la personne du Général De Gaulle, en dehors de tout parti politique. Il bénéficie ainsi d’une sorte de label officiel qui lui permettra d’avoir grandes et petites entrées dans l’appareil d’État ainsi que de la complicité active et passive une partie de la hierarchie policière. Cette proximité du pouvoir expliquant également l’attrait que le SAC va provoquer chez des truands en mal d’impunité. Mais les événements de mai 1968 vont faire vaciller le pouvoir, l’onde de choc finissant même par déboulonner le Général de Gaulle en 1969. Dès lors le SAC va se tranformer.

 

Il deviendra tout d’abord un prestataire de servics auprès du mouvement gaulliste (UDR puis RPR), et d’un certain patronat de choc (Peugeot, Citroen...). Combattant par tous les moyens les partis et organisations de gauche, revendiquant hautement un anti-communisme viscéral et primaire, ne cachant pas son gpût pour l’ordre, le SAC va alors intégrer tout naturellement des militants d’extrême droite avant de soutenir certaines de ses initaitives (notamment celles du Parti des Forces Nouvelles). Ayant pressentis la victoire de la gauche en 1981, le SAC s’étais préparé à jouer un rôle de fer de lance de la nouvelle opposition. Mais la tuerie d’Auriol, puis la constitution d’une commission d’enquête sur ses activités et enfin sa dissolution en août 1982 briseront son élan. Mais le SAC n’est pas mort pour autant. Tout a été préparé un peu avant cette période pour que soient installés de nouvelles structures à mettre à la disposition de ses anciens et nouveaux militants pour continuer sous des formes renouvelées le combatcontre la gauche en particulier et la subversion en général. Certains de ses initiateurs, adhérents et sympathisants se retrouveront même aujourd’hui dans le couloirs du nouveau puvoir, dans des ministères, à l’Assemblée nationale.

LA FIN DU SERVICE D’ACTION CIVIQUE

Qès le début 1981, Pierre Debizet le secrétaire général du SAC, envisage la victoire de mittérand à la présidentielle et ses conséquences, il décide donc de mettre à l’abri le fichier du SAC pour éviter qu’il ne tombe aux mains des "socialos-marxistes". Mais il n’aura pas le temps d’envisager la suite car il est interpellé puis incarcéré dans le cadre de la tuerie d’Auriol, tandis que plusieurs autres dirigeants de l’organisation sont interpellés, stopant par la même toute tentative de réorganisation du SAC. Sa culpabilité n’ayant pu être prouvé, Debizet après quelques semaines de prison est libéré en septembre 1981 et se remet au travail. C’est ainsi que dans un interview au Journal du Dimanche il annonce "Avec mes homes, avec mon organisation transformée, modernisée, nous nous mettons à la disposition de la nouvelle opposition, surtout celle qui sert le plus les idées gaullistes". Au niveau interne dans une lettre envoyée aux responsables départementaux du SAC date du 21 octobre 1981, il écrit "D’ici quelques semaines lorsque nous verrons plus clair je vous communiquerai le sprojets auquels nous réflechissons en ce moment tendant à faire du SAC une organisatiion mieux adaptée et donc plus efficace pour répondre à la situation politique actuelle".

Le SAC vit alors une période de flottement entre la perspective d’une interdiction et la réorganisation nécessaire à sa survie. Mais le sort du SAC n’interesse pas que ses militants, certains au sein du RPR sont tentés de le récupérer à leur profit, celui-ci ayant toujours fonctionné comme une organisation autonome vis-à-vis du mouvement gaulliste. C’est le cas de Charles Pasqua, bien évidemment qui ferait ainsi d’une pierre deux coups :
- régler certains comptes avec Debizet. En 1969 Pasqua démissione du SAC suite à le nomination de Debizet à la tête de celui-ci.
- grâce à sçon aura d’ancien dirigeant du SAC, il s’est construit un réseau sur et dévoué sur lequel il peut compter.

C’est aini qu’en compagnie de Paul d’Ornano, il lance le 7 décembre 1991un mouvement intitulé Solidarité et défense des libertés qu’il se définit comme "un centre de rassemblement ferme et résolu" ouvert à tous ceux "qui refusent le socialisme et veeulent agir". Il y a là en vitrine Alain Juppé, Jacques Toubon, Yvon Bourges et Jacques Médecin pour le RPR, Alice Saunier Seité et Jacques Dominati pour l’UDF. On y remarque aussi la présence de François Bachelot qui deviendra en 1986 député du Front national et Pierre Lagaillarde ancien député d’Alger et hérault de l’Algérie française. Côté encadrement on retrouve Gérard Ecorcheville un ancien d’Ordre Nouveau et du Parti des Forces Nouvelles que Pasqua à récupérer dans son équipe, avec son beau frère Alain Robert. Sur le terrain ce mouvement réactive de vielles amitiés. A Marseille par exemple c’est en février 1982 qu’est créée une section de Solidarité et défense des libertés. Pasqua viendra en personnes inaugurer les locaux. Le président est Paul Gaillet, ancien secrétaire fédéral du SAC, le vice-président est Jean Roussel, futur député du Front national en 1986, le secrétaire est Joseph Nicolaï ancien commandant principal de la police de Marseille et membre du SAC. On trouve comme membres :
- Gilbert Chabillat, ancien responsable du SAC de 1970 à 1975 (date de son exclusion) et qui s’est reconverti depuis dans le devillièrisme.
- Humbert Giaconelli, un ancien policier membre du SAC,
- Henri Neurmond, un autre ancien policier, membre lui aussi du SAC,
- Me Henri Ruggieri, membre lui du RPR et du SAC.

On trouve aussi et surtout Gérard Kappé responsabe du SAC marseillais de 1967 à 1969, connu pour avoir préparé à Marseille en mai 1968, "l’opération stade" consistant à l’arrestation et au regroupement de diverses personnalités et syndicalistes de gauche dans des stades de foot, préfigurant ainsi ceux du Chili de 1973. Viré du SAC en 1969, il créait une fédération sud-est du SAC , mouvement dissident du SAC national. A la même époque d’autrers SAC dissidents se constitueront à l’instigation de Charles Pasqua qui venait d’en démissionné.

Sur le terrain Solidarité et défense des libertés ressemble beaucoup à un SAC bis. Ce qui explique le peu d’empressement du RPR et de l’UDF à soutenir cette initiative de Pasqua. Solidarité et Liberté sera bien éphémère, sa seule manifestation officielle aura lieu en mai 1982 à la suite de l’attentat de la rue Marboeuf.La manifestation tournera très vite à la manifestation anti-Mittérand d’autant qu’on y remarqura de nombreux militants du Parti des Forces Nouvelles et du Centre National des Indépendants et Paysans. Peu après Solidarité et défense des liberté se dissoudra, marquant par la même l’échec de la tentative de récupération du SAC par Pasqua. Entre temps le SAC avait réagit , c’est ainsi que le 16 décembre 1981 ont été déposés le sstatuts d’une nouvelle associations intitulée "Mouvement Initiative et Liberté" (MIL). Cette association a pour objet de "défendre et de promouvoir une organisation de la société française fondée sur l’initiative personnelle des citoyens et inspirée par les valeurs civiques, culturelles, morales et spirituelles de la civilisation française, de façon à réaliser les conditions de développement de la véritable liberté". Elle "affirme son attachement actif aux libertés essentielles parmi lesquelles la liberté d’entreprise, moteur du progès économique et social et facteurs d’épanouissement humain, la liberté effective de l’enseignement, condition du respect, des consciences et des croyances". Elle a pour président Jacques Rougeot, comme secrétaire général Bernard Furth et comme trésorier Jean Louis Goursalas, et enfin elle est alors omicilé 8 rue de Musset dans le XVIe arrondissement de Paris. Le nom du président et l’adrese seront certainement familiers aux étudiants, en effet puisque correspondants à celle de l’UNI (l’Union Nationale Interuniversitaire) dot Jacques Rougeot, professeur de lettres est le président national.

L’UNI a été créé à l’initiative du SAC après les événements de mai 1968 pour "regrouper tous ceux qui entendent soustraire l’Éducation Nationale à l’emprise communiste et gauchiste, et défendre la liberté en luttant contre toute les formes de subversion". Depuis cette 2poque l’UNI est toujours demeurée étroitement associé au SAC. La parenté idéologique et l’interpénétration des deux organisations conduisirent au fil des années l’UNI et le SAC a de nombreux actions communes. Le SAC n’a de cesse d’apporter en effet à l’UNI un soutien actif aux opérations dont elle avait décidé le lancement. La double appartenance de membres de l’UNI au SAC facilitant un tel état de chose.

Logique retour des choses donc de voir l’UNI apporter à son tour son soutien à la nouvelle version du SAC en lui fournissant sa logistique : adresse, responsable, matériel.

INSTALLATION DU MIL DANS LES LOCAUX DE L’UNI

Tout comme le SAC première manière (1958 à 1969) le MIL met un point d’honneur à être le garnat de l’héritage gaulliste. On y trouve par exemplele gendre du Général de Gaulle, le général Alain de Boissieu, mais se détache une figure : Jacques Foccart. Cet ancien résistant est appelé en 1958 au poste de conseiller technique à Matignon chargé des affaires africaines. Il est chargé à la fois d’appliquer la politique africaine du Général de Gaulle, élément essentiel de sa politique étrangère, et en second lieu contrôler le sservices spéciaux et plus spécialement le SDECE. C’est ainsi que pendant près de 35 ans il va tisser des réseaux d’influences avec de nombreux chefs d’état africain, mélant affaires, espionnage et politique. Très proche de De Gaulle, il est considéré par beaucoups de gaullistes comme la voix du Général. C’est dire l’influence qu’il a exercé et exerce encore. Membre honoraire du SAC, il en est même pour beaucoup (comme Pasqua) le père spirituel voire l’inspirateur. C’est lui rappelera par exemple Pierre Debizet à la tête du SAC en 1969 ce qui entrainera le départ de certains de ses dirigeants tel Pasqua. Il restera toujours très actif et influent puisqu’il continuera sa carrière sous Pompidou jusqu’en 1974. Lui succèdera sous Giscard un de ses éèves, dont il guidera les pas à travers les marigots de la politique africaine de la France. Politique qui a toujours constitué à la pratique d’un clientélisme à la petite semaine aux bénéfices de pouvoirs autoritaires peu regardant sur les moyens de garder le pouvoir. Une politique qui n’a guère évolué sous Mittérand, ce dernier renforçant le caractère personnel et réservé de ce domaine de la politique étrangère. Il en confiera la direction à son fils Jean Christophe, surnommé dans les palais africains "Papa m’a dit". A son retour comme premier ministre en 1986, Chirac appelera à ses côtés Jacques Foccart comme conseiller personnel pour l’Afrique. Si aujourd’hui en tant que président, il a nommé Michel Dupuch au 2 de la rue de l’Élysée, l’adresse de la cellule africaine de la présidence, il n’a pas oublié Foccart qui a hérité du 14 rue de l’Élysée. Foccard ne reste pas loin du pouvoir. D’autant plus que c’est un de ses anciens protégés qui a été nommé ministre de la coopération en la personne de Jacques Godfrain - qui extraordinaire coïncidence fut membre du SAC de 1968 à 1978, y occupant le sfonctions de trésorier.

Autre coïncidence, Foccart n’est pas tout seul au 14 rue de l’Élysée, il y est secondé par Fernand Wibaux qui fut ambassadeur au Tchad durant plusieurs années et un très proche conseiller diplomatique de Chirac de 1986 à 1988. Sonnom sera même évoqué comme possible chef de la DGSE en 1987 suite à l’affaire Greenpeace. Un Wibaux que l’on retrouve au comité d’honneur en compagnie d’autres gaulliste historiques comme Roger Galley ancien ministre de De Gaulle en 1968 ou encore Pierre Mesmer, premier ministre de Pompidou. Du côté héritage de la Résistance citons les deux noms : Pierre Closterman, ancien pilote de l’escadrille Franco Russe Normandie Niemen. Son attachement aux valeurs du gaullisme ne l’a pas empêché de donner une interview au journal d’extrême droite Le Choc du mois dans lequel il disait tout le bien qu’il pensait de Jean Marie Le Pen. Autre figure Michel Carage un ancien de la France libre.

Au début de l’année 1981 le SAC participe directement à la création d’un comité de soutien à un certain commandant Pierre Bertolini. Cet illustre inconnu était accessoirement commandant des pompiers de la protection civile en Corse mais surtout connu pour être le principal dirigeant de l’organisation anti-indépendantiste Francia (Front d’Action Nouvelle Contre l’Indépendance et l’Autonomie). A l’actif de cette organisation, plusieurs attentats commis contre des biens appartenant à des militants nationalistes corses. Début janvier 1981, Bertolini et certain de ses militants sont interceptés par des autonomistes à Bastelica alors qu’ils préparaient une nouvelle action. A cette occasion on découvre sur Bertolini et un de ses complices une carte de membre du SAC. Inculpé pour différents attentats, Bertolini sera traduit devant la justice et condamné. Le SAC ne l’oubliera pas et soutiendra d’un comité de soutien, invitant ses membres à adhérer et à le soutenir financièrement. A la tête de ce comité on trouvait alors, Michel Carage.

L’IDÉOLOGIE DU MIL

Là aussi on retrouve beaucoup d’analogie avec le défunt SAC : le MIL se veut aussi à part, il n’est pas un parti politique, partis dont il se méfie ceux-ci étant "tributaires d’intérêts particuliers, d’échéances électorales...tentés par des compromissions ou des louvoiements de circonstance". Il "entend faire sentir son poids dans la vie nationale en s’efforçant d’infléchir dans le sens des principes qu’il défend les décisions pris aux divers échelons". C’est ainsi que "s’il ne lui appartient évidemment pas de formuler un code morale à usage individuel et privé... il lui incombe de lui dire clairement à quelles valeurs civiques il se réfère". Tout d’abord dans la primauté de la personne " entre le principe personnel et le principe collectiviste il existe une incompatibilité de nature. Il faut donc choisir. Tout système qui se présente comme le mélange des deux, par exemple sur le modèle social-démocrate aboutit finalement à imposer en douceur la primauté du collectif". Autres valeurs défendre par le MIL "La libre entreprise et l’initiative personelle", la famille "elle est globalement une nécessité absolue" et la Nation. Mais attention "la société française est menacée par des dangers variés, parfois subtiles qui visent à détruire les valeurs civiques sur lesquelles elle repose". Le premier de ces dangers est la perte d’identité. Pour le MIl "il ne fait pas de doute que l’immigration sous sa forme actuelle constitue une menace mortelle pour l’identité nationale parcequ’elle présente des caractéristiques nouvelles et dangereuses. Les immigrés sont beaucoup trop nombreux : au point de vue numérique le seuil de tolérance est déjà nettement dépassé". "elle créé toutes les conditions d’affrontements violents qui ne marqueraient pas de transformer des réactions des réactions de défenses naturelles en réaction qui cette fois seraient effectivement racistes". Face à ce danger le mIL préconise de "prendre des mesures sévères contre l’immigration clandestine mais aussi de limiter de façon beaucoup plus rigoureuse les conditions d’accueil". Autre menace cette fois extérieure "l’Europe fédérale et supranationale" qui mettait en danger la souveraineté nationale. La France serait aussi l’objet d’une tentative de dissolution à l’échelle mondiale "cette tentative procède d’une conception d’ensemble selon laquelle pour assurer le bien de l’humanité et garntir la paix perpétuelle et la prospérité économique il faut que le Monde soit dirigé en fait de façon fort occulte, par une sorte de gouvernement des sages. Au service de cette conception mondialiste sont mis des moyens d’action d’une ampleur impressionante. Quelques organisations dont la plus connue est la Trilatérale... des entreprises multinationales" pour qui "une France forte , autonome et rayonnante est particulièrement génante, donc particulièrement visée".

LES MENACES

Bien évidemment le MIL a pris en compte le déclin politique de son ennemie le plus ancien... le communisme. Un résultat "qui est pour lui une victoire à laquelle nous avons contribué en participannt très vigoureusement au combat". Toutefois on remarque que "ses courroies de transmissions traditionnelles" ont beaucoup mieux préservé leur puissance "la CGT demeure la première force syndicale, elle possède encore une capacité de mobilisation non égligeable et dispose même d’une force physique toujours redoutable. Elle conserve des leviers d’action dans des secteurs névralgiques de l’économie française ; energie (EDF), transport (SNCF) etc." A cet ennemi traditionnel sont venus s’ajouter :
- "l’écologisme utilisé sous sa forme naïve ou sectaire, comme une entrave à l’esprit d’initiative et au développement de certaines idées".
- "L’antiracisme qui prétend faire appel aux bons sentiments (et qui) exploite pour devenir un instrument de désagrégation qui aboutit à détruire la nation".
- "Le tiers mondisme mélange confus et pervers de sentimentalisme et de politique mondialiste... il vise à culpabiliser l’Occident et les pays développés présentés comme des exploiteurs cyniques des pays pauvres. En France la mauvaise conscience qui en résulte et qui est systématiquement cultivée empêche de regarder en face les dangers de l’immigration et de prendre des mesures nécessaires pour les combattre".

Enfin plus insidieux encore "On voit se développer depuis longtemps une entreprise systématique de prise en main (par la gauche) des structures de toutes sortes, que ce soit dans le domaine de l’enseignement et des médias, mais aussi de la justice, de la police, des entreprises, des églises etc". "Ainsi une organisation comme le syndiact de la magistrature qui a profité du pouvoir de la gauche pour mettre la main sur l’appareil judiciaire ne se cache pas de promouvoir une justice inspirée de considérations idéologiques et politiques rendant la société responsable de la pluspart des crimes et délits, il prone l’indulgence à leur sujet et se propose, à l’inverse d’alourdir la répression contre la délinquance en col blancs. C’est bien un nouveau droit, une nouvelle morale sociale que ces juges rouges ou roses veulent faire valoir". Voilà des considérations qui ont du aller droit au coeur de Robert Pandraud membre d’honneur du MIL, mis en examen dans une affaire de fausses factures destinès au financement du RPR.

Heureusement face à l’Anti-France se dresse le MIL, ni parti politique, ni syndicat, ni club de pensée, le MIL se veut un mouvement de réflexion et d’action, mais attention une action qui se détermine par rapport aux principes cités plus haut, "principes (qui) servent surtout de boussole pour indiquer le sens de l’action qui sans cela risquerait de dégénérer en activisme". On a tiré les leçons du SAC. Politiquement le MIL s’est "résolument situé à droite et s’emploie à favoriser l’union des partis de droite". Cela consiste par exemple à répandre reprendre des mots d’ordre ou des campagnes du Front national" comme par exemple La France "aimez la ou quitter la". Sur le terrain le MIL est organisé en trois type de structures : 1) Territoriale : région, département, ville. 2) Militante : collage, tractage etc. 3) Socio-professionnel entreprises, profession, grands corps...

Quand au recrutement il est très encadré. En effet le MIl ne vise pas a être une organisation de masse mais une organisation qui cherche à recruter des gens sûrs. C’est ainsi que pour adhérer il faut être parrainé. Puis les adhérents se divent en deux ; ceux qui veulent adhérer pour les idées et ceux qui veulent être plus actif. A ces derniers on propose un questionnaire plus complet, sur le type d’activité souhaité, sur leur engagement actuel, leur passé politique. Bref un questionnaire qui rapelle furieusement celui du défunt SAC là encore...

http://nopasaran.samizdat.net/article.php3?id_article=490

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