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16/06/2011

Les très méchants employés de Carrefour face à Super Patron

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Incroyable : les employés réclament d'être payés pendant leurs pauses. Mais où va-t-on ?

La nouvelle n'a pas déchaîné les passions, et pourtant : Carrefour Hypermarchés vient d'être condamné par le tribunal de police d'Evry, et déclaré coupable de "paiement par un employeur de salaire inférieur au minimum mensuel garanti". Douze magasins sont concernés dans l'Essonne, la Seine-et-Marne, le Gard, les Bouches-du-Rhône, les Alpes-Maritimes et le Rhône. La somme totale des amendes à payer s'élèvera à 3,66 millions d'euros (soit à peu près le salaire annuel du PDG), du moins si Carrefour est vraiment obligé de la payer, car l'entreprise a décidé de faire appel.

Payer les pauses, et puis quoi encore ?

Pourquoi cette condamnation ? Depuis le passage aux 35 heures, certaines enseignes intègrent le temps de pause des salariés dans leur salaire de base. Avec 2h30 de pause hebdomadaire, cela permet aux entreprises, dont Carrefour et Auchan, de rémunérer leurs salariés 35 heures pour 37h30 de travail accompli.

De nombreuses plaintes ont déjà été déposée et de nombreuses décisions, souvent contradictoires, ont déjà été prise par différents tribunaux. Selon les catégories de salariés, le manque à gagner serait de 4,53 euros à 45,148 euros par mois, d'après une étude de l'inspection du travail.

Il n'y a pas de petits profits, et puis rappelons nous : Carrefour doit économiser 2,1 milliards entre 2009 et 2012. C'est même pour cela que Lars Olofsson a pris la tête du groupe en 2009. Où va l'entreprise, s'il faut payer les employés pendant leur temps de pause ?

Attention. Ne sombrons pas dans la démagogie de bas étage. Les employés de Carrefour sont d'heureux veinards : selon Jean-Luc Masset, DRH de l'entreprise, une assistante de caisse "reçoit une rémunération qui est de 22% supérieure au Smic, à laquelle s'ajoute une participation aux résultats, une remise sur achat de 10%, ainsi qu'une mutuelle et une convention collective qui est très favorable". Et - on ne le répètera jamais assez - la chance d'avoir un emploi. (Et donc, de ne pas faire partie des assistés, fustigés dernièrement par un membre éminent du gouvernement).

Le boss de Carrefour prend-il des pauses rémunérées, lui ?

Il ne faudrait pas davantage prendre les actionnaires de Carrefour pour des radins insensibles. Il y a deux ans, pour attirer Lars Olofsson, star de Nestlé, à la rescousse de leur entreprise, qui menaçait de ne plus faire autant de profit qu'auparavant, ils ont été parfaitement capables de lui concocter une rémunération stimulante, à la hauteur de ce qu'ils attendaient de lui : relancer l'entreprise, augmenter les dividendes, et permettre à ceux qui ont la chance d'être employés chez Carrefour de continuer à avoir un travail.

Ils lui ont reconnu d'emblée treize années d'ancienneté. Donc, en décembre 2012, Lars Olofsson aura seize années de présence théorique dans l'entreprise pour le calcul de sa rente. Au taux de 1,5 % de son salaire par année, Lars Olofsson toucherait finalement 24 % (1,5 % x 16) de sa rémunération, plafonnée, pour le calcul de sa rente, à 2,06 millions d'euros. Ce qui fait un petit 500 000 euro par an, sa vie durant.

En plus de cela, sa rémunération (fixe et variable) a été, en 2009, de 2,7 millions d'euros, sans omettre un bonus de 1,35 million d'euros.

Ensuite, on a évidemment les stock-options : 130 000 unités à 33,70 euros, sans plus-value pour l'instant, mais il faut savoir attendre. Et pour en finir, 165 000 actions gratuites, valorisées à 4,75 millions seront données à Lars s'il remplit les conditions de performances économiques et financières. Cerise sur le gâteau : une allocation de logement égal à 100 000 euros.

Eh oui. Paris est devenu hors de prix.

A la tête de Carrefour, tous précaires

Aux grincheux, il faut objecter fermement que pour mener de main de maître la relance de cette œuvre de bienfaisance publique, Lars Olofsson a besoin d'une solide motivation.

Hélas. Hélas. Lars Olofsson est à la peine. Lui qui avait nommé en 2010 un Britannique, James MacCann, dont il vantait le leadership reconnu et les compétences managériales, vient de le limoger, officiellement, pour mauvais résultats. En langue de bois d'entreprise, cela donne : "McCann quitte le groupe car la performance commerciale de la France n’est pas au niveau des attentes de la direction générale". Hé oui, tous ces employés qu'il faut payer, au regard des lois françaises, ça finit par faire cher. On rogne les coûts autant qu'on peut, mais ça finit par se voir.

Si ça se trouve, Lars Olofsson pourrait bien être le prochain à partir. Oui, vu qu'il agace l'actionnaire. Du reste, c'est pour cette raison qu'il a pris en charge lui même la direction opérationnelle des activités de la France. Mais s'il ne fait pas mieux que James MacCann ?

Triste situation, qui en rendra songeur plus d'un. Imaginons Lars Olofsson quitter l'entreprise, faute de résultats, alors que les employés, eux, auraient la chance de conserver leur emploi : et même, si la décision fait jurisprudence, d'être payé pendant leurs pauses...

On croit rêver. Non ?

Auteur parrainé par Aude Baron

piqué au tas sur leplus.nouvelobs.com

20:22 | Lien permanent | Commentaires (0) |

21/11/2010

Sur Facebook, tes faux-amis sont les vrais amis de ton patron...

Dénigrer son entreprise sur Facebook peut justifier un licenciement

extrait :

"La direction de l'entreprise, prévenue par un salarié qui avait eu accès aux échanges en tant qu'« ami », avait décidé de licencier les trois salariés pour « faute grave », considérant leurs propos comme un « dénigrement de l'entreprise » et une « incitation à la rébellion ».

Le conseil des prud'hommes a fait valoir que « la page mentionnant les propos incriminés constitue un moyen de preuve licite du caractère bien-fondé du licenciement » et « pas une violation de la vie privée des salariés »." lavoixdunord.fr

 

[Les patrons ont besoins de vous sous certaines conditions]


Bill Hewlett (1913-2001) et David Packard (1912-1996), HP : ils ont libéré la créativité des salariés en leur accordant une confiance totale

Bill Hewlett (1913-2001) et David Packard (1912-1996), HP : ils ont libéré la créativité des salariés en leur accordant une confiance totale

Le garage est-il le paradis de l’innovation technologique ? Comme Apple trente ans plus tard, Hewlett-Packard (HP) est né dans la remise d’une villa californienne. Le premier fabricant d’ordinateurs au monde, dont le chiffre d’affaires a atteint 115 milliards de dollars en 2009, a vu le jour en 1938 à Palo Alto, chez le couple Packard. La salle à manger faisait alors office de bureau et le garage d’atelier.

Pêche et camping. En 1989, cette maison a été officiellement déclarée «lieu de naissance de la Silicon Valley». Car David Packard et William Hewlett ne se sont pas contentés d’y créer l’un des plus grands groupes de high-tech. Ils ont révolutionné le management et inspiré des milliers de fondateurs de start-up. Leur apport : considérer que ce sont les salariés, et non les produits, qui constituent la ressource la plus précieuse d’une entreprise.

Une approche désormais connue sous le nom de «The HP Way». Son origine, c’est l’amitié de deux étudiants en électronique à l’université de Stanford : Packard, le sportif charismatique et audacieux, et Hewlett, l’intellectuel dyslexique et inventif. Ils ont alors une passion commune pour la pêche et le camping. Lors d’un séjour dans le Colorado, en 1934, ils font un pacte : un jour, ils feront des affaires ensemble. Dès lors, ils réfléchissent à des produits pouvant intéresser les grands groupes. Cinq ans plus tard, ils décident de fabriquer des oscillateurs audio de précision.

 

piqué au tas sur Capital.fr

14:16 | Lien permanent | Commentaires (0) |

27/05/2010

Accidents du travail : faut-il armer tous les salariés ?

"C'en est trop. On ne peut pas laisser nos collègues tomber comme des mouches !" Après le drame de Villiers-sur-Marne, les salariés du bâtiment expriment leur ras-le-bol. Jeudi dernier, Carmelo M., un maçon de 36 ans père d'une petite fille de 18 mois, est décédé en chutant d'un échafaudage. Au mépris de toutes les consignes de sécurité, son patron l'avait forcé à monter. Une mort inacceptable, qui vient rappeler des statistiques effarantes. Pour la seule année 2008, plus de 700 000 personnes ont été victimes d'un accident du travail, pour 569 décès.

"Si j'avais un taser je ne me ferais pas toutes ces ampoules aux mains avec ma matraque!"

"La sécurité est la priorité des français. Risquer sa vie en venant travailler relève de la barbarie pure et simple". Brice Hortefeux n'a pas mâché ses mots. Tout en précisant que les "coupables seraient inéluctablement interpelés", il entend mener "une guerre sans pitié aux patrons voyous, (...) ces patrons qui volent, ces patrons qui tuent". Mais face à une menace qui a évolué, il faut imaginer des solutions nouvelles. Le criminologue Xavier Raufer se veut précis : "Le capitalisme de papa c'est terminé. Les salariés ont face à eux des patrons sans scrupules qui cherchent le profit immédiat. Soutenus par des mafias internationales, ils n'accordent aucune valeur à la vie". D'où l'idée du ministère du travail de donner aux salariés les plus précaires les moyens de se défendre. "L'idée serait de permettre aux gens de se syndiquer sans représailles, ou alors de posséder une arme non létale comme le code du travail". Une idée d'emblée rejetée par le Medef, qui craint de voir les relations "se tendre" dans les entreprises.

Les accidents du travail touchent toutes les catégories socio-professionnelles.

Les collègues de Carmelo se montrent eux aussi perplexes sur l'efficacité de telles mesures et réclament des "tasers". "Si à l'époque le taser avait existé, le baron Empain pourrait peut être encore se gratter l'oreille gauche". A bon entendeur...

Piqué au tas chez "Le blog de Jean-Pierre Martin, un petit cadre dans une grosse boiboite"

 

07:20 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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