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18/04/2012

Tous les soldats seront rapatriés d'Afghanistan fin 2013, assure Sarkozy

 retrait des troupe française vers Sigmaringen lors d'un précédant partenariat de collaboration initialement convenu 

 

Nicolas Sarkozy a déclaré, mercredi 18 avril sur RMC, que s'il était réélu, la totalité des soldats français déployés en Afghanistan serait rapatriée d'ici fin 2013, avec un an d'avance sur le calendrier convenu initialement avec les partenaires de la France.

"Nous avons rapatrié 400 à 600 soldats d'Afghanistan et nous allons continuer", a dit le président français, candidat à un second mandat. "Le rapatriement sera complet, disons à la fin de 2013, parce que nous allons commencer une nouvelle collaboration avec les Afghans", a-t-il ajouté.

piqué au tas sur lemonde.fr -18/04/2012

 

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26/03/2012

En 2003, à Toulouse, les policiers ne sont pas là pour jouer au foot...


Sarkozy tance le chef de la police toulousaine par rue89

C'était le 3 février 2003, dans une salle du commissariat de Bellefontaine. Sarkozy exécute en direct, sous l'œil des caméras, le directeur de la police et, avec lui, la police de proximité, par un cinglant : « Les policiers ne sont pas là pour jouer au foot ». Le sort de Jean-Pierre Havrin est scellé. C'est par cette scène, relatée par le menu, que débute le livre.

À l'époque, la sortie du ministre de l'Intérieur avait été ressentie comme une profonde injustice. Quelques jours plus tôt, le « Figaro » avait décerné un « bonnet d'âne » à la Ville rose en raison de son très faible taux d'élucidation de 13 %. Jean-Pierre Havrin, qui avait senti venir le coup, défendait, lui, un bilan de la délinquance à la baisse à ce moment-là. Il estimait que la police de proximité portait ses fruits. Surtout, a-t-il révélé par la suite, le ministère de l'Intérieur lui avait dit de préparer une visite consacrée à la prévention. Il s'est donc senti piégé.

 

piqué au tas sur ladepeche.fr - 24/09/2010

 

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18/02/2012

OPA médiatique de Carla Sarkozy en Alsace... ou la manipulation métapolitique via les suppléments télévison de la presse locale

Au fond, j’ai fait mienne l’analyse de Gramsci : le pouvoir se gagne par les idées »


Nicolas Sarkozy - Entretien au Figaro, 2007

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Au passage, Carla n'oublie pas de flatter quelques uns de ses nouveaux chiens de garde...

 

La Banque Fédérative du Crédit Mutuel avait racheté le groupe L'Est Républicain qui comprend les titres L'Est républicain, Vosges Matin, Le Journal de la Haute-Marne et Les Dernières nouvelles d'Alsace. Le groupe, dirigé par le patron du Crédit mutuel, Michel Lucas, détient également L'Alsace-Le Pays, Le Républicain lorrain, Le Progrès, Le Dauphiné libéré, Le Journal de Saône-et-Loire et Le Bien public. Il est présent dans 24 départements où il diffuse plus de 1,1 million d'exemplaires payés de ces différents titres.

via alsacefrane3.fr du 14/01/2012

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14/02/2012

Des parents d'élèves ont en effet dénoncé une "manipulation", lors de la visite de Nicolas Sarkozy, mardi 7 février 2012.

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Des parents d'élèves ont en effet dénoncé une "manipulation", lors de la visite de Nicolas Sarkozy, mardi 7 février, à Lavaur (Tarn), sur le thème de la politique familiale. Un parent d'élève affirme sur le site de La Dépêche du Midi qu'on a demandé à des enfants de crier "Vive Sarkozy" en agitant un drapeau tricolore, lors de l'arrivée du chef de l'Etat sur le parvis de l'hôtel de ville. Une note d'information a pourtant bien été remise aux parents. Ces derniers pouvaient s'opposer à la présence de leur enfant lors de la visite présidentielle.


texte via lemonde.fr


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15/09/2011

Libye: Nicolas Sarkozy à Tripoli, il y a 4 ans déjà...


et en plus une info justice...

12:23 | Lien permanent | Commentaires (0) |

23/03/2011

L’idiotie sur le sentier de la guerre

Là où certains voient une « victoire » ou encore un « coup de maître » de la diplomatie française sous l’impulsion de l’ « omni-président » Sarkozy, je n’y voit personnellement que honte et exaspération.

Tout d’abord, il y a une étrange relation entre le sommet à Paris des « bons démocrates » du samedi 19 mars et les premiers tours des élections cantonales ayant lieu le 20, soit le lendemain. A posteriori, on peut affirmer que l’effet escompté n’a pas eu lieu, les voix n’ont en effet pas bénéficier à la machine de guerre (c’est maintenant officiel) UMP, mais bien pire : les vautours du FN planent aux second tours dans environ 400 cantons ! On aurait pu imaginer que les porte-parole du gouvernement appellent à un front républicain pour barrer la route au FN, mais c’était sans compter sur le clivage pseudo-idéologique (PS/UMP), ou plutôt sur la réactivation volontaire du clivage politique traditionnel (gauche/droite). Mais le pire n’est pas là : à force de s’exprimer comme le FN, l’UMP est vidé de sa substance et dé-légitimé lorsque les électeurs racistes (de l’UMP ou du FN) font fausse route à l’UMP et reviennent se faire materner dans le camp nauséabond de Marine Le Pen.

De plus, des écrans de fumées planent sur la France en même temps que le spectre du fascisme, depuis 2007. Cette déclaration de guerre de Sarkozy réveille de vieux démons et augmente l’exaspération de sa politique opportuniste. « Une bonne guerre, voilà ce qui leur faut à ces jeunes glandeurs sur-diplômés. Une propre qui fasse peur mais tu sais, de ces zéro mort là comme aux États-Unis... ». D’accord mais contre quoi au juste ? Ah oui , c’est plus contre le « terrorisme » maintenant puisque Kadhafi s’est repenti (sic) mais contre la terreur répressive qu’il impose à son peuple. Autrement dit, la France rompt avec sa tradition bien chauvine (ya qu’à demander à Michèle Alliot-Marie) des escadrons de la mort, testés et appliqués en Indochine, en Algérie, puis exportés en Amérique latine, aux États-Unis... etc. L’action de la France s’apparente donc comme étant pro-révolutionnaire, démocratique et finalement juste. Nul besoin de se justifier, encore moins de creuser ou de demander l’avis du peuple (« il s’en fout »), il faut agir ! Vous avez pas vu les infos ? BFM TV et Euronews en boucle clamant : « Vive la guerre et vive Sarkozy !! ». Sarkozy est un héros, allez les bleus, cocorico ! Affligeant. Les massacres perpétrés par Kadhafi sont-ils plus émouvants que ceux ayant lieu actuellement en Côte d’Ivoire ? L’intervention militaire n’est-elle pas intéressée ?

Rappelons quelques souvenirs enfouis : alors qu’en 2007, ce dernier « ne voyait pas pourquoi » recevoir Kadhafi pouvait choquer, que de cette rencontre il n’était question que d’enjeux économiques (pétrole, gaz, deux énergies dont la France ne dispose pas) et politiques (freiner les flux des migrants africains) qu’il semblerait qu’il ait financé l’UMP d’après un fils du colonel... etc. La construction de la figure du mal est bien ficelée, avec comme modèle médiatico-historique Saddam Hussein et Ben Laden. En France, cela correspond à la figure de l’arabe, « menaçant » depuis le début des années 80, sur une échelle beaucoup plus large, diffuse et pernicieuse car engendrant un racisme devenu quasi ordinaire. Dans le cas actuel, le terme « génocide » était abusivement employé par les médias de masse pour désigner la répression.

Cette guerre, qu’on se le dise, est de même nature que celles menées en Irak ou en Afghanistan par exemples, c’est-à-dire une guerre de conquête et de pillages. Que veulent Sarkozy au fond ? Consolider les réseaux françafricains ? Veut-il trouver le moyen de faire diminuer le chômage et de relancer la machine, comme au casino, même si c’est moins marrant ? Vient-il d’officialiser de manière fracassante sa candidature aux élections présidentielles de 2012, au moment où personne n’ose s’afficher UMP par honte, par peur ou les deux ?

Aussi, cette guerre est l’occasion de voir les ténors de l’oligarchie française au premier plan : les fabricants d’armes comme Dassault ou Lagardère fournissant les moyens à Kadhafi d’un jour ou l’autre s’en servir contre son peuple, fomentant du même coup un « auto-génocide », étant lui-même très isolé... Absurde ! Ou contre un autre peuple ! L’hypocrisie occidentale s’indignera ! Et l’attaquera au nom d’une politique agressive et rompant les accords internationaux ! Cela ne vous rappelle rien ? L’affaire étant tellement bien ficelée que Sarkozy s’appuie sur la crème de l’économie « made in France » : Dassault et Lagardère (ou d’autres peu importe) arment la Libye, celle-ci s’embrase, ils arment la France, et impose leur consensus va-t’en-guerre via leurs médias (à eux seuls, les deux hommes possèdent plus de 70 pour 100 de la presse française ! ) contre Kadhafi, après s’être fait des choux gras sur les révoltes tunisiennes, égyptiennes...etc. La figure du traître n’est plus d’ordre politique actuellement, le libéralisme a imposé l’ordre strictement économique, et à tout prix : Kadhafi un jour allié économique de l’Élysée se faisant bombardé par cette même alliance quatre ans après.

Ainsi, le consensus interventionniste établit, les peuples émus et troublés par les déclarations délirantes du colonel aux RAYBAN et contents que le plus américain des présidents français mène le bal, sortent frileusement de leurs apathies, et intrigués par les bouleversements arabes ils commencent à s’indigner. « Aux armes de destruction massive » s’est substitué le « génocide » et le tour est joué. Alain Juppé jubile ! Lui qui est probablement le mieux placé pour parler de financements de partis politiques et donc donner des leçons démocratiques ! (mais c’est une autre histoire, hum.) Car ce qui est à l’œuvre actuellement en Libye est tout sauf une guerre révolutionnaire : Sarkozy n’a pas troqué son béret de CRS contre un béret du Che ; ce qui motive cette intervention est la crainte d’une ré-appropriation des moyens de production du gaz et du pétrole par la population, doublé d’une peur paranoïaque de manipulation des forces islamistes. Ce qui apparaît clairement est donc : l’Union européenne n’existe pas, d’ailleurs Sarkozy n’a pas demandé l’accord populaire (ce qui est dérangeant quand on va exporter la démocratie), elle se découvre des pouvoirs d’intervention à l’américaine, hors de ses terres. La dernière intervention de ce type ( d’« humanisme militaire » ou d’ »impérialisme humanitaire » ) remonte à la guerre du Kosovo et l’Europe porte encore en son sein les traces de cette guerre atroce. Ce qui existe en Europe, ce sont des intérêts des multi-nationales avides de tirer profit de cette barbarie, et de s’approprier l’énergie nécessaire aux démocraties dévorantes. Il s’agit, ainsi, d’accroître le fossé existant entre les démocraties « civilisées » du nucléaire et les dictatures « barbares » car arabes...

Pourtant cette « consensusalisation » de la France et d’une petite minorité d’Etats européens (Espagne, Italie, Royaume-Unis et Allemagne) a été un véritable rouleau compresseur d’information, le trop-plein favorisant une amnésie collective énorme. Les guerres « préventives » d’Irak et d’Afghanistan ne sont toujours pas finies, et « la guerre comme politique étrangère des États-Unis » est en passe de devenir le futur modèle politique de l’Europe forteresse, dans les limites que lui poseront les États-Unis, sous l’impulsion d’un ou deux coqs comme Sarkozy ou encore BHL. Ce dernier ayant bénéficier d’une médiatisation d’exception dans le système propagandiste machiavellement réformé, pour plus de « transparence »...

L’Europe veut consolider son mur invisible en contrôlant les migrations de populations sub-sahariennes. Elle payait jusqu’alors le colonel pour « juguler » les migrants. Inutile de décrire les conditions dans lesquelles sont sous-traitées ces populations (puisque monnayées), la France, la Belgique, et d’autre États européens ne veulent déjà pas voir comment ils traitent eux-mêmes les « sans-papiers ». C’est une des limites de la démocratie exportable, mais elle est fondamentale dans un moment où les exilés climatiques vont affluer. C’est aussi une question dont on entend jamais parler BHL ou d’autres intellectuels de gouvernement, ou encore du mur de la haine en Palestine.

Quoi de plus naturel en politique, que lorsqu’un événement embarrasse, on veuille tourner la page médiatique coûte-que-coûte ? Quant aux révoltes arabes résonnent les casseroles Islandaises, les insurrections anglaises, françaises, italiennes, américaines, et j’en passe, passées sous silence, il requiert de la « responsabilité » d’un bon patriote d’écrire, très vite, une nouvelle histoire dépoussiérant les souvenirs de la précédente, pour qu’elle devienne « de l’histoire ancienne ». On redonne alors un coup de pouce aux amis milliardaires des médias. L’événement embarrassant dont je veux parler, ce n’est pas la bonne vielle peur de « contamination » communiste (« voyons, c’est la fin de l’histoire », haha les cons), non non, là c’est tout chaud ! C’est la contamination radioactive de Fukushima due au séisme de Tokyo. Il est clair qu’en ce moment où les politiques les plus « responsables » de la planète font l’autruche quant à la dévastation de la planète (qui leur appartiens, c’est bien connu, et pis comme dirais l’autre « l’écologie ça commence à bien faire » haha) en capitalisant sur le « développement durable », sans rien changer aux problèmes qui viennent, c’est une question de vie ou de mort de l’industrie nucléaire française (1ère productrice mondiale) et donc du pouvoir politique, de faire changer les « Unes ». Here comes Story-telling ! On remarque que les intérêts publiques et économiques ont tendance à se substituer : les gens importent moins dans l’action des « démocrates » que les actions dans les cours de bourses !

En conclusion, il est utile de rappeler que l’intervention militaire européenne est sous commandement américain, les États-Unis ne pouvant « se battre sur tous les fronts » ! Tiens, tiens, non seulement l’Europe prouve qu’elle n’est pas capable (ou n’a pas le courage) de se gouverner elle-même, mais en plus la tutelle américaine par son « excuse » légitimerait les autres guerres préventives ? C’est étrange et désespérant de voir comment l’ « exportation » de la démocratie, s’accompagnant toujours de massacres atroces de civils, de dévastations écologiques... etc, n’a pour seul moteur que la haine de la démocratie, c’est-à-dire du et du pouvoir et du droit du peuple Libyen à disposer de lui-même. Il semblerait que le libéralisme économique a ses raisons que la raison ignore ; et qu’il rendre fortement aveugle et sourd par la même occasion !

post de Jbb - piqué chez A.11

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22/03/2011

Nicolas "HEIA SAFARI" Sarkozy, sur la base de Solenzara en Corse

 

visite_de l'empereur_à_Solenzara.jpg

 

Pour rétablir la situation en Libye et infliger de sérieux revers aux troupes Kadhafiste, l'empereur déclenchait, le 19 mars 2011, une offensive présidant, du moins l'espérait-il, à la conquête du deuxième mandat de 2012.

 

 

Utilisée comme plate-forme pour les avions français engagés dans les opérations en Libye, la Base aérienne 126-Capitaine Preziosi, sur la côte orientale de la Corse, où se rend ce mardi Nicolas Sarkozy, sert essentiellement à l'entraînement d'unités françaises et de pays de l'Otan.

Alors que les raids de la coalition internationale se succèdent depuis trois jours en Libye, Nicolas Sarkozy se rend en fin de matinée sur la base de Solenzara en Corse, qui sert de base avant aux avions français engagés dans l'opération. Cette visite du chef de l'Etat à Solenzara, qui sera accompagné du ministre de la Défense, Gérard Longuet, était pressentie depuis l'annonce lundi d'une modification de son agenda pour la journée de mardi. Divers rendez-vous ont été ainsi annulés. Cette modification d'agenda avait été expliquée par l'Elysée par le souci du président de "se concentrer sur le suivi de la situation en Libye".

Depuis le lancement de l'intervention militaire en Libye, en application des résolutions des Nations Unies, cette base militaire est en première ligne de l'opération aérienne française. Fréquemment appelée "base de Solenzara", du nom d'un village de Corse-du-Sud distant de plusieurs kilomètres au Sud, la Base aérienne 126-Capitaine Preziosi, se trouve sur la côte orientale de la Corse, sur le territoire du village de Ventiseri en Haute-Corse, entre la RN 198 et la mer. Cette base opérationnelle créée en 1952 par l'Otan sert au soutien à l'entraînement des escadrons de combat français, qui y viennent en rotation pour des exercices de tir ai-air et air-sol, et à des unités des forces aériennes de pays alliés.

Le rôle de la base

Elle tire son nom d'Albert Preziosi, un officier corse des Forces aériennes françaises libres tué en combat aérien en Russie en 1943. Aucune unité n'est déployée en permanence sur la base à l'exception d'un escadron d'hélicoptères de transport doté d'appareils de type AS332 Super Puma, qui remplit essentiellement des missions de sauvetage à terre et à la mer de service public. Quelques centaines d'aviateurs servent sur la base, notamment une unité de commandos de l'Air assurant la sécurité.

Elle est aussi utilisée comme plate-forme pour la projection d'unités françaises, notamment de forces spéciales, en opérations extérieures, comme ce fut le cas en Afrique. C'est de la base Ventiseri que partit le 2è Régiment étranger de parachutistes (REP), en 1976, pour sauter sur Kolwezi au Zaïre, dernière grande opération aéroportée de l'armée française.

piqué au tas sur TF1 News - 22 mars 2011

 

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26/01/2011

Reclassement à la DCRI : Bernard Squarcini, débusqueur de fuites de cabinet ministeriel

piqué au tas sur www.lemonde.fr - 25/01/2011

R-F_Rayonnement Français.jpg

La DCRI est dans la tourmente

D'ordinaire délaissé ou traité par obligation, le renseignement a connu sous la présidence Sarkozy un formidable regain d'intérêt. Il faut en effet porter au crédit du chef de l'État d'avoir initié une large réforme des "services secrets" français dans l'objectif de perfectionner le dispositif existant. En outre, les budgets alloués connaissent une légère croissance, élément précieux alors que nombre d'administrations subissent les conséquences de la rigueur économique.

Dans le domaine du renseignement intérieur, la création d'un grand service constitue une avancée remarquable qu'il convient de ne pas minorer. A ce sujet, et contrairement à ce que les observateurs ont écrit, la Direction Centrale du Renseignement Intérieur (DCRI), qui a vu le jour en juillet 2008, ne procède pas de la fusion de la Direction de la Surveillance du Territoire (DST) et de la Direction Centrale des Renseignements Généraux (DCRG), mais de l'absorption par la première d'une grande partie de la seconde. Pareille action a permis de parfaire la mutualisation des très grandes compétences de la DST et de la DCRG en matière de lutte antiterroriste notamment. La vieille rivalité et le chevauchement des domaines d'action ont désormais cédé le pas à une structure efficace qui compte sans doute parmi les meilleurs services au monde.

image de Les Barbouzes

Toutefois, nos concitoyens ignorent tout de ces aspects positifs et, fort légitimement, ne retiennent que le parfum de scandale qui nimbe la DCRI. En effet, le service a occupé à plusieurs reprises le devant de la scène médiatique, ternissant son image et gagnant la réputation d'une officine spécialisée dans les "coups tordus". La presse a tour à tour accusé le renseignement intérieur d'enquêter sur les rumeurs concernant la vie privée du président de la République, sur des informations transmises par un membre de cabinet ministériel à un journaliste dans le cadre de l'affaire Bettencourt, de surveiller l'activité de certains journalistes ou même d'espionner des ordinateurs de particuliers.

Ces accusations induisent trois principaux constats : en premier lieu, le renseignement est aujourd'hui victime de la trop grande présidentialisation opérée par Nicolas Sarkozy. Alors que la DCRI répondait à sa mission de contre-ingérence en enquêtant sur les rumeurs concernant la vie privée du président de la République (on ne pouvait en effet pas exclure la possibilité de menées subversives orchestrées par une puissance ou une entité étrangère), alors que le service remplissait son office en débusquant l'origine d'une "fuite" en provenance d'un cabinet ministériel, la trop grande immixtion du Chef de l'État dans les affaires de renseignement a laissé accroire que Bernard Squarcini, le patron de la DCRI, s'était livré à des pratiques inacceptables pour une démocratie.

fumeur_de_pipe.jpg

En second lieu, les accusations portées par Médiapart et Le Canard Enchaîné à l'encontre d'un service supposé espionner journalistes et citoyens démontrent le poids que les fantasmes ont pris dans la capacité d'appréciation de la thématique du renseignement. En effet, on imagine mal qu'une administration, fût-elle secrète, procède à des actions éminemment délictueuses, aussi intolérables et contraires à toute éthique du renseignement (même s'il paraît établi que l'article 20 de la loi de 1991 sur les interceptions de sécurité a fait l'objet d'une "surinterprétation", les impératifs de lutte antiterroriste ne pouvant s'appliquer à la surveillance d'un membre de cabinet ministériel).

Mais face à certains emportements médiatiques, on stigmatisera tout particulièrement l'extraordinaire béance intellectuelle concernant la culture française du renseignement en France.

Les services de renseignement qui concourent au rayonnement de notre pays, à la défense de notre sécurité et de nos intérêts, ont un cruel besoin que les Français connaissent mieux leurs activités. L'Espagne a parfaitement compris cette nécessité, elle qui vient de voir se tenir le deuxième colloque international consacré au renseignement à Madrid, à l'initiative du CNI (Centre national du renseignement). Les Espagnols, en érigeant le renseignement en discipline universitaire largement enseignée et médiatisée, permettent aux citoyens de se départir de leurs préventions naturelles, de saisir l'utilité capitale des services secrets. La péninsule ibérique nous montre en cela le chemin à suivre tant sur le plan politique qu'universitaire.

Enfin, ce lynchage médiatique, quand bien même serait-il justifié par de réelles actions illégales, ne remplacera jamais le nécessaire contrôle des services de renseignement et de sécurité. Or, la Délégation parlementaire au renseignement n'a aucun réel pouvoir autre que celui d'audition. Elle a rendu public un document de 23 pages, caractérisé par sa totale vacuité et qui ne saurait mériter le nom de rapport ; nous savons qu'elle a également présenté un document classifié au premier ministre, sans que celui-ci ne jouisse d'aucune capacité contraignante.

document_déclassifié.jpg

Pour ne plus être la risée de nombre de ses homologues européens, la France pourrait s'inspirer avec profit de l'exemple belge ; le royaume a créé le Comité R, émanation d'une commission sénatoriale, présidé par un magistrat. Le Comité a connaissance de détails classifiés et opérationnels. Il fonctionne comme un organisme de contrôle que peuvent saisir les parlementaires ou les citoyens qui l'estiment nécessaire (en cas de délit constaté, le Comité R saisit le Procureur du roi). Il réalise également des préconisations à l'endroit des services. Enfin, le Comité transmet un rapport à la commission sénatoriale et aux autorités gouvernementales.

Ce dispositif présente bien des avantages puisqu'il mêle contrôle administratif et parlementaire tout en respectant la confidentialité des matières abordées. Il implique les représentants du peuple dans le détail sans pour autant les doter d'un fort pouvoir inquisitorial. Il représente un compromis entre la culture exécutive et celle de la représentation sans rien céder aux exigences démocratiques.
Ainsi, en matière de renseignement, les réformes cardinales restent-elles encore à réaliser. Contrôler les services et expliquer à quoi ils servent ne constituent pas des défis majeurs, mais des défis vitaux pour les services secrets et la démocratie elle-même.

Floran Vadillo, politologue, spécialiste des questions de renseignement

 

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21/01/2011

Tunisie : la question des droits de l'homme en 2008

Méditerranée : Sarkozy défend son projet à Tunis

Alain Barluet
02/05/2008 |
Le président Ben Ali accueille le couple présidentiel lundi à son arrivée en Tunisie. AFP/Kovarik
Le président Ben Ali accueille le couple présidentiel lundi à son arrivée en Tunisie. AFP/Kovarik Crédits photo : AFP

Le président de la République, accompagné de son épouse, effectue une visite d'État de quarante-huit heures à Tunis.

Après le Maroc et l'Algérie, l'an dernier, Nicolas Sarkozy revient en Tunisie où il n'était passé qu'en coup de vent. La visite d'État de quarante-huit heures qu'il commence aujourd'hui lui donnera le temps d'évoquer avec son hôte tunisien tous les thèmes d'une relation très dense avec, au premier chef, l'Union pour la Méditerranée. Le président de la République doit notamment y consacrer l'essentiel du discours qu'il prononcera mercredi devant les étudiants de l'Institut national des sciences appliquées et des technologies de Tunis. C'est également dans la capitale tunisienne que pourrait être installé le futur secrétariat de l'Union pour la Méditerranée qui sera officiellement lancé au sommet de Paris, le 13 juillet prochain. Un ancrage qui s'explique sans nul doute par la relation privilégiée, «apaisée», dit-on à Paris, qui prévaut entre la France et la Tunisie. Celle-ci avait positivement et promptement accueilli le grand chantier méditerranéen de Nicolas Sarkozy, a fortiori s'il consacre un partenariat sur un pied d'égalité entre les deux rives de la Méditerranée, ce que n'est pas parvenu à accomplir le processus de Barcelone. À Tunis, le chef de l'État, qui a envoyé en précurseur son conseiller spécial Henri Guaino, la semaine dernière, devra donc rassurer ses interlocuteurs qui ne veulent pas entendre parler d'une «resucée» de Barcelone, selon le mot d'une source diplomatique. «Il faut que notre partenariat soit le fruit d'un véritable dialogue Nord-Sud et non un concept imposé au Sud par le Nord», a plaidé hier Nicolas Sarkozy, dans une interview à la presse tunisienne.

Autre thème phare, l'immigration qui fera l'objet d'un accord de «gestion concertée» signé par Brice Hortefeux. Après le Sénégal, le Congo, le Gabon et le Bénin, la Tunisie sera le premier pays du Maghreb à passer avec Paris un tel contrat destiné à faciliter l'accès de l'Hexagone aux immigrés qualifiés. Une piste appréciable pour un pays où le chômage des jeunes diplômes pèse lourdement sur l'économie.

 

La question des droits de l'homme

Des contrats sont également en vue. Accompagné d'une centaine de patrons, Nicolas Sarkozy s'efforcera de conforter la place de la France au premier rang des partenaires économiques de la Tunisie. Dans le nucléaire civil, un accord-cadre sera paraphé offrant à la Tunisie un accès à la haute technologie française, comme cela a été le cas avec la Libye, le Maroc ou l'Algérie. La fourniture de réacteurs nucléaires pourrait suivre… Mais pas avant une quinzaine ou une vingtaine d'années. À plus court terme, Airbus devrait faire affaire avec Tunis Air qui veut renouveler sa flotte, soit une trentaine d'appareils. En concurrence avec Siemens, Alstom est sur les rangs pour la construction d'une centrale électrique.

Nicolas Sarkozy ne manquera pas de croiser la question des droits de l'homme dont les militants attendent de lui un «geste fort». Rama Yade sera du voyage «pour évoquer un certain nombre de dossiers». Un terrain délicat sur lequel Paris veut poursuivre un «dialogue confiant» sans provoquer de crispation par des sorties publiques.

piqué sur /www.lefigaro.fr/international - 02/05/2008

 

21:16 | Lien permanent | Commentaires (0) |

19/01/2011

Stupéfiant Confusionisme entre Alsace et Allemagne : Monsieur le Président de la République, Nicolas Sarkozy, informe sur les dépendances pour mieux prévenir leur usage

16:27 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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