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21/07/2012

Création d’un site de ressources contre la répression

La répression c’est la pression et la violence que le pouvoir applique contre tou-te-s celles/eux qui décident de se taper des règles imposées.

Elle essaie de dis­sua­der, faire peur, empê­cher, isoler, enfer­mer et punir à la fois. La répres­sion sert autant contre les indé­si­ra­bles, que contre ceux et celles qui se révol­tent, que pour main­te­nir le désé­qui­li­bre des riches­ses et du pou­voir.

Quand les keufs, qui assas­si­nent régu­liè­re­ment, exi­gent la pré­somp­tion de légi­time défense. Quand les camé­ras de vidéo sur­veillance pous­sent comme des cham­pi­gnons. Quand la police et la jus­tice sont en train de connec­ter leurs fichiers infor­ma­ti­ques avec leurs potes dans tous l’Europe et avec les “col­lè­gues” du sec­teur privé. Quand la déla­tion devient un devoir citoyen for­ma­lisé. Quand de plus en plus de gens se trou­vent face à la jus­tice parce que leur ADN “a bipé”. Quand il suffit d’un préfet pour se trou­ver enfermé en psy­chia­trie. Quand on vit dans une société dépo­li­ti­sée ou il parait dif­fi­cile de trou­ver un chemin entre le pétage de plomb indi­vi­duel et les asso­cia­tions syn­di­ca­les/citoyen­nes….

…on trouve qu’il est bien temps de s’orga­ni­ser plus sérieu­se­ment contre la répres­sion. Ce site veut en faire une partie. La partie qui devrait nous per­met­tre de com­mu­ni­quer et s’infor­mer sur nos pra­ti­ques aussi que celles des keufs, sur les évolutions léga­les, sur les procès à venir, de par­ta­ger des réflexions, des comp­tes rendus aussi que des ana­ly­ses et des res­sour­ces. On n’est pas là pour reven­di­quer nos droits, mais pour mieux connaî­tre notre ennemi, pour avan­cer la soli­da­rité et pour par­ta­ger nos stra­té­gies.

On a l’impres­sion que trop sou­vent on porte notre far­deau juri­di­que tou-te-s seul-e-s, même quand on a des allié-e-s tout pro­ches. Beaucoup de gens ne com­mu­ni­quent pas quand ils/elles ont à faire avec la police ou la jus­tice. Cette iso­le­ment ne fait qu’aider la répres­sion. Nous vou­lons vous inci­ter à poster vos expé­rien­ces ici, ainsi que vos dates de procès, vos ana­ly­ses et res­sour­ces.

On cons­tate qu’il y a déjà beau­coup à lire sur inter­net mais que les res­sour­ces se trou­vent enter­rées dans les fils de publi­ca­tion sur Indymedia, que celles qui exis­tent sur papier n’arri­vent sou­vent pas sur inter­net, que les infos sont dis­per­sées. Ceci nous a donné envie de créer un plate-forme pour tout cen­tra­li­ser. On veut bien publier une liste des cais­ses de soli­da­rité exis­tan­tes, ainsi que les pré­cé­dents judi­ciai­res qui peu­vent nous aider à nous défen­dre. Le but c’est de per­met­tre de faire des recher­ches bien poin­tues dans les archi­ves à partir des fil­tres.

pierre par pierre veut être un outil pour tous qui assis­tent à l’anti-répres­sion.

Adresse : jqi­ho7­je6x­ty4­ne4.onion (visi­ter avec tor brow­ser ou tails ― ins­truc­tions tech­ni­ques en bas)

On vous invite tou-te-s à vous infor­mer ici, et aussi à contri­buer. Le site accepte que des contri­bu­tions ano­ny­mes, mais ils seront vali­dées par un-e modé­rat-eur-rice avant publi­ca­tion. Veuillez patien­ter si on est pas tout de suite dis­po­ni­ble. Le site se dirige plutôt vers les infos qua­li­ta­ti­ves et dura­bles que vers les nou­vel­les d’urgence.

Le site est actuel­le­ment très jeune et un nombre d’outils néces­sai­res ne sont pas encore fonc­tion­nels. Le tra­vail effec­tué a été foca­lisé sur la visua­li­sa­tion des arti­cles, sur la publi­ca­tion ouverte et sur la sécu­rité. Il n’y pas encore des outils de recher­che avan­cés, d’outils de modi­fi­ca­tion ano­ny­mes des arti­cles exis­tants. Ces outils sont indis­pen­sa­ble et sont en pro­duc­tion.


Tor est un réseau qui a pour but de per­met­tre à ses uti­li­sa­teurs de navi­guer sur inter­net d’une manière plus ano­nyme. (bien expli­qué, en anglais - https://www.tor­pro­ject.org/about/over­view.html) Il consiste d’un logi­ciel qui tourne sur l’ordi­na­teur de l’uti­li­sa­teur et qui fait des connec­tions cryp­tées à tra­vers au moins trois ordi­na­teurs dans des pays dif­fé­rents pour rendre dif­fi­cile l’iden­ti­fi­ca­tion.

Le site pierre par pierre est un ser­vice caché par tor. Cette méthode d’héber­ge­ment permet aux sites qui l’uti­li­sent de cacher leur empla­ce­ment, et de donner un point de rendez-vous à votre ser­veur Tor pour com­mu­ni­quer. Pour contac­ter ce point de rendez-vous, votre ser­veur Tor ainsi que celui du site en ques­tion uti­li­sent tous les deux un chemin qui passe par trois autres ser­veurs Tor et cryp­tent leur com­mu­ni­ca­tion entre eux deux.

La consé­quence est par ailleurs que ce n’est pour le moment pas pos­si­ble de visi­ter le site sans le logi­ciel tor. Celui-ci vient dans deux for­mats pra­ti­ques :

- Tor brow­ser bundle - est un fire­fox équipé avec tor -https://www.tor­pro­ject.org/down­load/down­load-easy.html.en
- Tails - un sys­tème live qui ne permet pas seu­le­ment de connec­ter à inter­net avec tor, mais aussi de tra­vailler sur un ordi­na­teur sans y lais­ser des traces - https://tails.boum.org/index.fr.html

 

via http://rebellyon.info

 

18:54 | Lien permanent | Commentaires (0) |

14/10/2010

Lancement du site Alsace en lutte.

Lancement d’alsace en lutte.

Ce site a pour but de recenser toutes les luttes en cours en Alsace, afin de coordonner les travailleur-euse-s dans celles-ci et pour leur convergence.
Toutes les infos envoyées sur l’adresse contact.at.alsaceenlutte.com (remplacer le .at. par @ lutte antispam) seront publiées sur le site. Nous nous réservons le droit de censurer tout article à connotation raciste, sexiste, xénophobe, et/ou homophobe.

18:09 | Lien permanent | Commentaires (0) |

27/07/2010

Solidarité avec le Jura Libertaire et Indymédia Grenoble

http://www.solidaires-paca.org/IMG/arton372.jpg

08:25 | Lien permanent | Commentaires (2) |

23/06/2010

Basse intensité, Marseille, un ancien journal, son site répertorié comme nuisible?!?

 

Le site Basse intensité est répertorié (encore) par google/firefox comme nuisible. Pourtant il a été nettoyé...

A Marseille, un journal de contre information existe depuis un bail. Il se nomme Basse Intensité. Le site qui le représente est presque inaccessible : il est simplement bloqué !! Le site a été piraté? vérolé?...

Les auteurs de Basse Intensité sont perplexes, mais perso je me demande s'ils ne se seraient pas trompé quant à l'origine de cette censure finale (*), et donc, que ce site soit répertorié comme étant nuisible non pas à cause d'un virus/code malveillant, mais pour des raisons différentes - cherchez bien... (le message suivant indique que non : des pages ont été modifiées)

Le site a été infecté (virus ou hacker ?) et certaines pages modifiées à notre insu. Pour cela, l'accès à ce site est interdit par certains moteurs de recherche pour une durée limitée. Tout a été réinstallé et cette version est nettoyée. Désolé si nous avons avons causé des désagréments...


Et donc, le site Basse Intensité est toujours répertorié comme nuisible alors qu'il ne l'est plus, (s'il l'a vraiment été un jour)....

Ce dont je doute : quand un site est nuisible, le plus souvent c'est à cause d'une personne malintentionnée, qui pratique le phishing. Cette personne envoie donc des milliers-ions de mails avec un lien à cliquer, menant vers une page page piratée, ou encore vers un hébergement gratuit anonyme, bref, vers une page contenant un code malveillant. Ce code récupérera pour le voleur, toutes les infos possible et imaginables présentes sur l'ordinateur de la victime. (mots de passes, nom et prénom, nom de l'ordinateur, etc etc...) Ou mieux! Capturera les infos que la victime tapera en toute confiance, via un faux formulaire (numéro et code confidentiel de CB, numéro de compte, etc) imité à la perfection.

Alors l'a-t-il vraiment été un jour (nuisible) ce site?
J'en doute! Pourquoi? Simple : ce genre de site est gênant pour l'état.

Jugez vous même : Basse intensité 2007 - 2009 (PDF, 52 pages - 8.93 Mo)

De toutes façon, le site a été nettoyé (voir plus haut) du header au pied de page! MAIS il est toujours répertorié comme un site nuisible. L'obstacle pour accéder au site est bien flippant.

J'insiste là dessus : le site de Basse Intensité a été nettoyé par le webmaster. Pourtant une page bien effrayante vient remplacer la page d'accueil. Il faut indiquer spécifiquement qu'on se fout de niquer son ordinateur, et qu'on veut quand même aller sur cette page. Pour l'internaute lambda c'est une raison quasi immédiate de ne pas finalement aller sur ce site. A chaque lien, le même manège recommence : site malveillant, etc...

Apriori, ces notifications se trompent pas souvent. Mais là, soit c'est un simple retard (vu que de toute façon le site a été corrigé), soit c'est du sabotage.

Toujours est il que c'est limite quand même. Surtout pour une plate forme de VRAIES informations. Non contrôlées par le gouvernement. Indépendantes. Réunies par des éléments du petit peuple. Pour le petit peuple. C'est ça qui les dérange!

Vous pouvez aller sur le site de Basse Intensité en toute confiance.
Anarzone s'en porte garant.


Informations à Marseille, non estampillées ETAT : http://basseintensite.internetdown.org/

(Sic!) Voilà, c’est fini... L’émission Basse Intensité s’est arrêtée ce 26 août 2009 après deux années de diffusion à Marseille. Rien de triste à cela. Rien, sinon l’annonce de nouvelles rencontres, envies et projets pour en finir avec... ce-monde-de-merde... Le site sera parfois alimenté de nos lectures et trouvailles. Les archives restent disponibles.

(*) Sans être parano, il s'avère que depuis quelques années, le gouvernement pense qu'il a tout intérêt à filtrer le net, et censurer les sites qu'il veut, sans préavis, ni prévenir le webmaster ou l'hébergeur (et si l'hébergeur est prévenu et/ou à l'origine de la censure, il y a encore quasi systématiquement possibilité qu'il ne prévienne pas le webmaster, surtout si l'hébergement est gratuit). Sans être parano, ça ne m'étonnera pas lorsqu'on me dira que tel FAI/hébergeur est complice de l'état, pour s'éviter une faillite soudaine et inexpliquée, par exemple, ou simplement pour montrer sa bonne volonté. Le message (citation ci-dessus) indique que des pages ont vraiment été modifiées à l'insu du pein gré du webmaster...

Lien direct pour l'article :

 

Idem, je suis allé sur Basse Intensité, no problemo (Probe).

14:52 | Lien permanent | Commentaires (0) |

16/06/2010

Quand le mouvement anti-autoritaire génère sa propre répression

Depuis quelques temps, on ne peut ignorer la recrudescence d’actions offensives et de textes visant à les accompagner par l’écrit. Tout le monde ou presque a sa position là-dessus, et nous n’entrerons pas ici dans ce débat là. Ce qui nous préoccupe, c’est la façon qu’à chacun de réagir à ces actions. Nous voulons parler ici d’indymedia Paris, et plus généralement des divers commentateurs/spectateurs qui fleurissent un peu partout sur le net comme ailleurs. Nous ne nous faisons pas d’illusions sur la pertinence de porter les luttes sur le terrain du net (qui n’est pas un outil neutre), cependant nous sommes bien obligés, lorsque que la répression para-policière privilégie ce média, d’en discuter.

Le fait est qu’aujourd’hui, le moyen choisi (faute de mieux) par les divers groupes d’attaques pour communiquer leurs raisons, sont les médias de type « open publishing » tels les Indymedias, qui se définissent eux-mêmes comme des outils de lutte ouverts à tous contre l’État et le Capital.

Ceci dit, il est tout à fait souhaitable que les contenus antisémites, racistes, homophobes sexistes ou politiciens se fassent rembarrer par simple cohérence. Mais censurer de la même manière des communiqués de collectifs de lutte, anonymes ou non, c’est participer au silence imposé par cette société qui refuse toute lutte sortant des cadres imposés de la communication démocratique (médias bourgeois, médiations politiciennes...).

Récemment, Indymedia Paris a refusé nombre de communiqués et d’articles émanant des luttes contre les machines à expulser et à enfermer [1] ; qu’il s’agisse de tracts, d’informations sur la répression policière ou de communiqués d’actions directes [2].

Au final on peut se demander si, comme la justice et ses flics, Indymedia Paris n’aurait pas créé lui-même sa propre catégorie d’indésirables, qui souvent correspond exactement aux catégories policières. Car les textes souvent désignés par la police comme provenant de la fantasmagorique « Mouvance Anarcho-Autonome », sont les mêmes que ceux qui sont censurés par Indymedia Paris. Ceux qui sont en ce moment dans le viseur de l’État qui tente de les isoler par la répression sont donc aussi punis de la censure par le collectif Indymedia Paris, les isolant encore un peu plus.

Par exemple dans le cadre des arrestations du 15 février dernier, liées à la solidarité autour du procès des inculpés de l’incendie de Vincennes, un article détaillant l’arrestation d’une huitième personne [3] (pourtant un simple article informant d’un nouveau cas de répression), disparaissait mystérieusement et n’apparaissait plus ni dans les articles refusés, ni en attente, ni en débat, comme si il n’avait jamais existé ; en somme un pur procédé bolchévik.
A nouveau, un tract sorti suite aux arrestations du 8 juin à Paris [4], émanant de personnes proches de l’affaire a été censuré, accompagné d’un commentaire lapidaire de la modération : « Prospectus ».
Autre exemple récent, un tract a propos des émeutes de Villiers-le-Bel et de solidarité avec les inculpés [5] a été refusé plusieurs fois. Les motifs invoqués (chronologiquement) par la modération : « Recup’ merdique. les jeunes des cités n’ont pas besoin de vous pour se révolter », « Article déjà refusé. Il n’y a pas eu de tirs de "chevrotine" [6]. Inutile de fantasmer. Et autres passages douteux comme la "canaille grands frères" » ou encore « Lire attentivement la charte. » et « Prospectus ».
Il en va de même pour un nombre important de communiqués d’actions directes, avec pour seul motif que les textes ne seraient « pas clairs » ou « inintelligibles », alors que nous savons bien que le vrai problème est ailleurs et ne se réduit pas à une simple question « stylistique ».

Tout ceci est grave.

Personne ne demande à telle ou telle organisation, collectif ou individu de relayer contre leur volonté quoi que ce soit sur leurs sites. Nous ne nous immisçons pas dans la gestion privée des médias qui leur appartiennent. Mais nous exigeons des médias à vocation publique, ouverte et libre, comme Indymedia, l’application de leurs propres principes de base, chacun étant libre par ailleurs de critiquer, d’opiner, de contre-publier des critiques ouvertes, sur un pied d’égalité [7] et tant que le contenu ne constitue pas un travail de flic. Ce n’est pas le cas d’Indymedia Paris.

Il est maintenant un autre phénomène dont nous voudrions parler, et qui, s’il n’est pas exactement de la même nature que le premier, participe néanmoins a une même logique d’isolation et de séparation.

Habituellement, nous n’accordons aucune importance, sur indymedia ou sur les forums, aux divers commentaires qui viennent généralement polluer les articles. Ils ne servent souvent qu’à satisfaire les pulsions idéologiques de quelques fanatiques du clavier. Mais lorsque ces adeptes du monde virtuel épargnent quelques heures sup’ aux flics qui nous observent avec des commentaires du type : « encore un coup des totos de Montreuil » , « encore un coup des non fides/cette semaine », « encore un texte de totos allumés qui cassent des vitrines » « "tract trouvé dans la rue" c’est signé tel ou tel », « ces gens-là, je les connais, ils ne foutent jamais un pied en manif » , « tient les non fides ont repris du service », ou encore « ce tract n’a pas été diffusé réellement » ou au moment où sortait la lettre de Damien depuis la prison de Villepinte : « Mais de quoi se plaint-il, l’ADN a parlé non ? », nous ne pouvons taire notre colère. Des commentaires venant de militants libertaires ou non, souvent bien connus et se présentant comme tel.

Quelles que soient les intentions affichées ou non de ces commentateurs, de telles affirmations participent de fait à isoler, à séparer un peu plus les différentes luttes, et à propager l’idée que les velléités offensives n’appartiendraient qu’à quelques individus facilement identifiables, kamikazes et fous-furieux, alors même que la révolte est diffuse et répandue.

Il ne devrait pas être nécessaire d’expliquer que des flics travaillent sur internet, mais leurs connaissances des divers courants et de leurs différences n’est pas nécessairement très élaboré, que donc ce type de commentaires leur rend la tache plus facile. Est-ce vraiment ce que vous cherchez ?

Il n’est certes pas un problème d’assumer publiquement haut et fort ses idées et sa solidarité avec tel ou tel acte conflictuel, mais revendiquer des actes particuliers de la même façon est une autre paire de manches, pour des raisons qui paraissent évidentes, du moins parmi ceux et celles pour qui la lutte contre l’autorité n’est pas qu’une affaire de mots, de postures intellectuelles ou de rôles sociaux. Et si des personnes trouvent pertinent, voir nécessaire, de ne pas signer les textes qu’ils souhaitent diffuser, c’est qu’ils ont leurs raisons, qui ne sont pas discutables, mis à part pour les quelques-uns qui ont pris l’habitude à ce que le sigle de leur organisation permanente apparaisse en bas de chaque tract, comme un réflexe conditionné, et comme si la visibilité n’était qu’une question de signature.

Au delà de son propre positionnement, qu’il soit d’ordre théorique, pratique ou idéologique, il y a des choses dont on ne peut pas parler n’importe où, n’importe comment et n’importe quand, malheureusement. Mais entre exprimer son désaccord avec un certain type d’offensive(s), voir avec telle ou telle action, et jouer les flics du net, chercher qui se trouve derrière chaque tract, affiche, journal, action directe, il y a un pas à franchir, que seuls les mouchards franchissent.
Plus largement, on peut se poser des questions sur l’intérêt de poster des commentaires lapidaires de quelques lignes si insignifiants sur le net, qui démontrent l’incapacité regrettable à produire une analyse, une réflexion et une critique un peu poussées, en dehors de quelques mots d’insulte et de discrédit prononcés à chaud et toujours sur internet.

Pour en revenir au cas particulier d’indymedia Paris, ce texte est le dernier que beaucoup d’entre nous (essayeront de) publier sur ce site, et nous appelons quiconque est en accord avec ces quelques lignes à faire de même, et à aller chercher ou propager l’information ailleurs, en attente d’une réaction claire à ce texte.
Nous ne souhaitons pas insister sur le rôle présumé d’un ou plusieurs individus au sein du collectif, mais mettre chacun devant ses responsabilités. Le collectif Indymedia Paris est responsable dans son intégralité, que ce soit de façon active ou passive, des choses qui sont faites en son nom.

Assemblée d’anti-autoritaires.

Trouvé sur Indy Lille.

PS : Nous invitons tous les individus et collectifs possédant un média (journaux, table de presse, lieux, site...) à publier si comme nous ils en ressentent l’intérêt, ce texte ou des réponses, et ce dans la volonté de faire naître un débat pour l’instant quasi-inexistant sur la question.
Notes

[1] Parfois des articles sont publiés puis dé-publiés, le plus souvent ils sont refusés d’emblée et cachés en des recoins du site auxquels seuls les connaisseurs de l’outil ont accès.

[2] Alors que bizarrement, de nombreux articles émanant du pouvoir et de ses amis - NPA, syndicats, chefs d’État anti-impérialistes-, ou des annonces de débats présidés par des conseillers régionaux et des magistrats passent sans problème. Si ça ne s’appelle pas choisir son camp...

[3] Affaire « DABs-balades... » : La 8e personne arrêtée et interrogée http://grenoble.indymedia.org/2010-05-30-Affaire-DABs-balades-la-8eme

[4] Ils veulent la guerre ? http://www.non-fides.fr/?Ils-veulent-la-guerre

[5] Guerre et paix - A propos des émeutes de Villiers-le-Bel http://lille.indymedia.org/article22808.html

[6] Précisons tout de même qu’il y a bien eu des tirs de chevrotine, que c’est d’ailleurs pour cela que certains seront jugés aux assises. Aussi, d’autres textes plus politiquement corrects certainement, et qui mentionnent ces mêmes tirs de chevrotine ont eux été publiés sans embuches.

[7] notamment de la part des modérateurs zélés en question

 

Piqué au tas chez Non-Fides - 16/06/2010

06:51 | Lien permanent | Commentaires (0) |

17/09/2009

La Complicité, pas la dette : base pour une solidarité anarchiste

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La Complicité, pas la dette : base pour une solidarité anarchiste

mercredi 16 septembre 2009

 

Toutes les versions de cet article :

Si nous avons décidé de traduire ce texte plutôt théorique de Willful Disobedience, c’est parce que celui-ci trouve une résonance directe avec la réalité pratique quotidienne, qui alimente les discussions entre anarchistes et marxistes, entres anarchistes et communistes libertaires. Quiconque souhaite conjurer le gauchisme et l’activisme doit pouvoir se poser ces questions là. Considérer que « la liberté des autres étend la mienne à l’infini » n’est pas considérer que « la liberté des autres s’arrête là où commence la mienne ». Il y a là deux conceptions opposées de la liberté. Au delà du fait que la première hypothèse s’affirme, contrairement à la seconde, en positif, la seconde définit la liberté sous un angle répressif et limitant. Il faut également pouvoir enfin se débarrasser des notions de « combat contre les privilèges » comme il faut se libérer des luttes « pour des droits », qui ne font que nous enchaîner un peu plus.


Aucun de nous ne doit rien à personne. Cela devrait être un principe directeur derrière toute pratique anarchiste. Tous les systèmes de pouvoir, toutes les hiérarchies et toutes les relations économiques sont justifiés par l’idée que chacun d’entre nous, en tant qu’individu, doit son existence à la collectivité qu’est cet ordre social. C’est une dette sans fin, une obligation éternelle qui ne peut jamais être remplie, qui nous garde enchaînés à un cycle d’activité qui maintient cette société. En tant qu’anarchistes et qu’insurrectionnalistes, notre but est précisément le complet renversement de ce cycle d’activité, des relations sociales qui gouvernent nos vies. Quelle meilleure occasion pour commencer, que le refus absolu du plus basique des principes économiques et politiques : la dette.

Malheureusement, une grande partie de la lutte sociale en cours se base elle-même sur des suppositions économiques et/ou politiques, et particulièrement sur celle de la dette. Les gens parlent de réparations, de dédommagements, d’obtenir ce que l’on nous doit, ce qui est de droit. Cela s’entend même dans la façon dont nous parlons de lutte des classes quand l’idée "de reprendre ce qui nous appartient" est utilisée pour signifier que nous avons un droit parce que nous l’avons « gagné » - c’est-à-dire, l’idée que « le produit doit appartenir à celui qui le produit ». Cette façon de concevoir la lutte des classes reste fermement implantée dans l’économie, qu’il est dans notre intérêt de détruire.

La méthodologie économique et politique de la lutte oppose le privilège au droit. De cette manière, il suppose que l’individu est dépendant d’un pouvoir supérieur, le pouvoir qui accorde les droits et les privilèges (c’est-à-dire, l’ordre social existant). En fait, les droits et les privilèges sont vraiment la même chose : des libertés limitées qu’un pouvoir supérieur accorde à un individu en raison d’une certaine valeur inhérente ou gagnée que ce pouvoir reconnaît en lui. Ainsi, l’opposition du droit et du privilège est une fausse opposition. Elle n’est rien de plus qu’un désaccord sur la façon dont le pouvoir devrait nous valoriser et un appel à lui pour une reconnaissance de notre valeur. Une lutte pour des droits n’est rien de plus qu’une lutte pour se vendre à un meilleur prix. Au maximum de sa radicalité, cela devient la tentative de vendre tout le monde au même prix. Mais certains d’entre nous ne veulent pas être vendus du tout.

L’espèce de « solidarité » que cette méthode de lutte induit est une relation de service basée sur le concept de dette. Quand vous exigez que je renonce à « mon privilège », vous n’êtes pas juste en train de me demander de sacrifier quelque chose à votre conception de la lutte. Plus significativement, vous supposez que je reconnais ce privilège, me définissant en des termes nécessaires pour le gagner, par concession.
Pour utiliser un exemple, disons que vous exigez que je renonce à mon privilège masculin. Il y a quelques suppositions dans cela : 1) que je me vois essentiellement comme masculin ; 2) que je possède ce privilège et peut ainsi en disposer comme je le souhaite ; et 3) que je vous le dois, c’est-à-dire, que j’ai une dette envers vous en raison de ma masculinité. Mais ce n’est pas le cas, en fait, je ne me vois pas uniquement comme un homme, mais comme un individu unique, comme moi-même.
Vous pouvez répondre avec justesse que cette société sexiste, néanmoins, me perçoit effectivement uniquement comme un homme et m’accorde des privilèges spécifiques qui vont à votre détriment. Mais concrètement nous voyons que je ne possède pas ce privilège, pas plus que je ne possède la masculinité qui m’est accordée. Tout cela m’est imposé par l’ordre social. Le fait qu’ils puissent fonctionner à mon avantage par rapport à vous n’en font pas moins une imposition à moi, à mon individualité. En fait, cet avantage agit comme un dessous de table par lequel les dirigeants de cette société essayent de me persuader de ne pas m’unir avec vous contre lui. Mais ce dessous de table fonctionnera uniquement si je perçois l’avantage du privilège masculin qui m’est accordé par cette société comme étant de plus grande valeur pour moi que ma capacité à définir ma propre sexualité, et créer mes propres relations avec d’autres de n’importe quel genre, et en mes propres termes.

Quand je reconnais cette société comme mon ennemi, je reconnais tous les privilèges et les droits qu’elle accorde à ses ennemis comme des impositions et des limitations qu’elle impose à mon individualité. Puisque le privilège masculin est quelque chose d’accordé et donc, défini et appartenant à l’ordre social, même si nous restons dans la structure économique et politique de la lutte, ce n’est pas moi, mais cet ordre social qui a une dette envers vous. Mais comme nous l’avons vu, les concepts de « privilège » et de « droit » dépendent de l’idée d’un distributeur légitime qui se tient au-dessus de nous et décide de ce que nous méritons. L’ordre social est ce distributeur. Ainsi, il ne peut être dit qu’il vous doit quoi que ce soit. Il distribue ce qu’il possède en ses termes, et si vous n’êtes pas d’accord avec ces termes, cela ne fait pas de vous son créancier, mais son ennemi. Et seulement en tant qu’ennemi de cet ordre social, pouvez-vous être véritablement l’ennemi du privilège, mais alors, vous devenez aussi l’ennemi du « droit ». Tant que vous ne décidez pas de rétablir le « droit » en faisant appel à une autorité supérieure, comme par exemple une meilleure « société future », vous serez en position de pouvoir enfin commencer la lutte pour faire de votre vie votre propre vie. À ce niveau de conflictualité totale à l’ordre social existant, nous pouvons nous rencontrer et nous unir dans la vraie solidarité, basée sur la mutualité, la réciprocité et la complicité, unissant nos efforts pour renverser cette société.

En fin de compte, toute forme de solidarité qui repose sur des bases politiques et économiques – la dette, les droits et les devoirs, le sacrifice et le service – ne peut être considérée comme de la solidarité, au sens anarchiste. D’une perspective économique et politique, la « liberté » est un terme quantitatif se référençant simplement à la baisse des restrictions. Cette vision est résumée dans la déclaration : « votre liberté s’arrête là où commence la mienne ». Cette « liberté » est celle des frontières et des limites, de la contraction et du soupçon - la « liberté » sacrée de la propriété privée. Elle fait de chacun d’entre nous le maton de l’autre – une triste base pour la solidarité.

Mais la conception anarchiste de la liberté est quelque chose de qualitativement différent de la restriction. C’est notre capacité, celle des individus, à créer nos vies en nos propres termes dans la libre-association avec d’autres de notre choix. Quand nous concevons la liberté de cette façon, il y a le potentiel de se rencontrer d’une telle façon que la liberté de chacun d’entre nous s’étend quand elle rencontre la liberté de l’autre. C’est la base de la mutualité ; notre vivre ensemble améliore chacun de nous. Mais dans le monde tel qu’il existe actuellement, il y en a beaucoup avec qui une relation de mutualité n’est pas possible. Ceux qui détiennent le pouvoir social et politique, ceux qui conservent la richesse comme leur propriété sacrée, ceux dont la tâche sociale est de maintenir l’ordre de la domination et tous ceux qui passivement supportent cet ordre limitent ma liberté, sapent ma capacité à créer ma propre vie en mes propres termes et de librement m’associer avec d’autres pour réaliser ce but. Les maîtres de ce monde et leurs chiens de garde imposent leurs termes à ma vie, me forçant à des associations prédéterminées. La seule relation possible avec eux et avec l’ordre social qu’ils soutiennent est l’inimitié, l’hostilité totale et permanente. Je découvre la base pour la mutualité précisément dans ceux qui sont les ennemis des dirigeants de ce monde et de leurs laquais, ceux qui s’efforcent de reprendre leurs vies et de les vivre selon leurs propres termes. Et c’est là que la mutualité - le principe que la liberté des autres étend la mienne - devient la complicité. La complicité est la réunion d’efforts dans le but d’étendre la capacité à l’autodétermination individuelle contre ce monde de domination.

C’est la reconnaissance active que la rébellion spécifique d’autres étend ma propre liberté, qui me permet de trouver des façons d’agir ensemble avec ces autres contre les forces de domination et le contrôle social. Il n’est pas nécessaire de connaître personnellement ces autres, ils peuvent très bien porter leurs luttes une moitié de globe plus loin. Il est seulement nécessaire de reconnaître notre propre lutte dans la leur et d’avoir une action appropriée là ou nous sommes. Ni par charité, ni par sens du devoir, mais pour nous-mêmes.

« Nous ne nous devons rien, pour ce que je semble vous devoir, Je dois surtout à moi-même. »


Extrait de Willful Disobedience Vol. 4, No. 2, USA.
Traduit de l’anglais et adapté par nos soins.
Extrait de Non Fides N°IV.

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Interview du Jura Libertaire dans le Zombie Liberé

Interview du Jura Libertaire dans le Zombie Liberé

Publié jeudi 17 septembre 2009

Au quotidien « Le Jura Libertaire » entre en matière sur tous les points chauds et les actions de différents mouvements et courants anars-libertaires.

On trouve de nombreux sujets sur la France puisque Le JL est francophone et subit le joug du Coq, et où aussi, la situation politico-socialo-bordélique ne peut que donner envie de réagir et dénoncer les méfaits s’y déroulant. Mais Le JL c’est aussi : la présence d’importants sujets de fond commentés, imagés (photos et vidéos) et truffés de références, de liens et de sous-dossiers très fournis eux aussi. Zombie voulait dans cette page mieux connaître et faire connaître à ses lecteurs/lecteuses le journal-web Le Jura Libertaire.

Voici quelques questions posées indiscrètement par courriels interposés au Le JL. Encore merci à lui pour avoir apporté ses réponses.

Le Zombie : « Le Jura Libertaire » tient autant à informer de manière autonome et régulière que soutenir les actions et engagement de nombreuses entités libertaires. L’autonomie obligée d’un médiA semble donc viable au jour le jour, année après année, il y a une recette ?

Le Jura Libertaire : D’abord il faut du temps, et à partir de là il n’y a qu’à fournir le travail ! C’est en animant le blog chaque jour, en le maintenant toujours vivant, que s’ouvrent ses possibilités d’évolution : les liens se nouent, les contributions se présentent, les informations arrivent d’elles-mêmes.

Le Z : La tenue d’un journal comme Le JL entraîne des contre-réactions et/ou des pressions, non ? Si oui, y a-t-il des exemples à présenter pour mieux situer ?

Le JL : La majorité des retours que nous avons sont constructifs. Pour le reste, cela va des courriels réacs (nous reprochant les « millions de morts du communisme ») à des requêtes de journalistes revendiquant leur propriété intellectuelle (ce qui n’est autre que de la censure, comme ce fut le cas lors du camp No Border à Calais, quand le JL s’était fait l’écho de la campagne de presse de la Voix du Nord & Co, sous le titre « La répression qui vient ») en passant, récemment, par une « attaque » de stals (maoïstes) assimilant les anarchistes au fascisme… Enfin, sur le terrain, il arrive qu’on remarque l’ombre de la surveillance policière, et de sa répression.

Le Z : Pour Le JL que peut-on espérer dans la crise actuelle de l’Empire $, va-t-elle apporter juste un lot d’injustices supplémentaires, ou peut-elle réunir « les gauches » vers une action « commune », rapide et… valable ? Dans ce cas, quelle place peuvent avoir les anars et les libertaires ?

Le JL : La « crise » du système révèle aussi celle de son « opposition » officielle : dans la guerre sociale présente, il n’y a rien à attendre que de nous-mêmes, de nos actions propres, ainsi que de celles de toutes les forces autonomes qui combattent pour les libertés de tou-te-s, avec ou sans l’étiquette « anarchiste ».

Le Z : Le titre du journal : Le Jura Libertaire n’a pas seulement des raisons géographiques… cette image historique de l’Anarchi(sm)e en terres jurassiennes est-elle encore bien ancrée dans la région en ce début de XXIe siècle ?

Le JL : Le territoire jurassien est vaste, puisqu’il s’agit à la fois d’un arc montagneux et de circonscriptions administratives en France et en Suisse. Outre le clin d’œil à l’anarchisme organisé vers le dernier tiers du XIXe siècle au sein de la Fédération jurassienne, qui traduit la nécessité de connaître notre histoire, le titre revendique évidemment une ouverture à quiconque agit en libertaire dans le Jura… et dans le Jura comme ailleurs : nous sommes internationalistes !

Le Z : Quel(s) exemple(s) récent(s) de mise en pratique des préceptes anars (action, mouvement, collectivisme), sur le plan mondial et/ou local, a le plus marqué Le JL ?

Le JL : Pour notre part, nous parlerions plus volontiers d’« esprit libertaire » que de « préceptes anars ». Le feu de l’émeute, que la France a connu en novembre 2005, a l’hiver dernier gagné la Grèce, et ce pour les mêmes raisons : on se lève et on s’encagoule pour affronter la police qui assassine, et l’ensemble de la société aliénée qu’elle défend. En France, le spectacle de la répression des « neuf de Tarnac », et son fiasco, signent le retour de la théorie critique, et des communautés qui la portent. Mais le plus marquant pour nous est sans doute autre : ce sont les visages rencontrés et retrouvés, les paroles échangées et les gestes de fraternité partagés.

Le Z : Il n’y a pas de problèmes, que des solutions, dit le beau mot. — Utopie ! Comme l’est l’Anarchie pour le citoyen lambda ?! … Ou bien ? (comme disent les Chuisses) ?

Le JL : C’est une des fonctions du blog que de « démocratiser » l’Anarchie. Mais c’est à chacun, par ses propres pratiques individuelles et collectives, qu’il revient de concrétiser et de faire vivre ces idées à son niveau, ici et maintenant.

Le Z : Qu’est-ce qui pourrait faire arrêter Le Jura Libertaire ?

Le JL : Toutes les raisons peuvent être bonnes, à condition qu’elles viennent du Jura Libertaire lui-même, et pas de l’extérieur.

Le Z : Sans aucun doute Le Jura Libertaire est un média indépendant, autonome et très actif, longue vie à lui !

Le Zombie libéré n°78, septembre 2009.

 


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