Avertir le modérateur

13/04/2011

Erstein le 12 mai 2011- La question du témoignage chez les homosexuels victimes des nazis

 

▼ Les Oubliés de l'Histoire

La question du témoignage chez les homosexuels victimes des nazis

 

L'association Les Oubliés de l'Histoire à le plaisir de vous convier à une conférence/débat le 12 mai 2011 à 20h00 à la salle Amitié à Erstein. Le thème de cette conférence animée par Monsieur Régis SCLAGDENHAFFEN-MAIKA, sera la question du témoignage chez les homosexuels victimes de la persécution nazie.

Vous voudrez bien trouver l'invitation (pdf) à cette conférence en cliquant dans l'image.


19:29 | Lien permanent | Commentaires (0) |

08/10/2010

Témoignage : Violence policières et torture - Bruxelles - No Border

Lien de l'article : http://www.redpepper.org.uk/Former-Red-Pepper-worker-arrested

 

Former Red Pepper worker arrested and tortured

Last Friday, during the No Border Camp: a convergence of struggles aiming to end the system of borders that divide us all, Marianne Maeckelbergh (US citizen and professor at the University of Leiden, Netherlands), a former Red Pepper worker, current contributor and a long-time global justice activist and the author of ‘The Will of the Many: How the Alterglobalisation Movement Is Changing the Face of Democracy’, was arrested for taking pictures while police were making arrests in Brussels, Belgium.

Having just entered Belgium, some two hours earlier, she witnessed violent arrests on the street. When Marianne began taking pictures, she was arrested. She was taken into police custody where she was violently dragged by her hair, chained to a radiator, hit, kicked, spat upon, called a whore, and threatened with sexual assault by the police. She also witnessed the torture of another prisoner also chained to a radiator.

This did not take place not in a dark corner of the police station but out in the open, directly witnessed by police station authorities, who gave the impression that this was standard practice. Police removed her ID card, USB stick, the camera with the photos on it, as well as 25 euros in cash - to date they have refused to return her property.

Roughly 500 people were arrested, many preemptively, including people involved in the No Border Camp and other protest activities including an alleged attack on a police station. Marianne has now been released but as of Wednesday 6 October, 2010 at least four people are still incarcerated.

Your help is needed to secure the release of the remaining prisoners and to demand that the police are held accountable.

WHAT YOU CAN DO:

 

12:21 | Lien permanent | Commentaires (0) |

12/07/2010

Retour sur le "procès du drame du 25 novembre 2007" de Villiers le Bel

 

 

Nicolas Sarkozy et Michèle Alliot-Marie, la ministre de l'Intérieur, rendent visite au commissaire blessé lors des événements de Villiers-le-Bel, le 28 novembre 2007.

Nicolas Sarkozy et Michèle Alliot-Marie, la ministre de l'Intérieur, rendent visite au commissaire blessé lors des événements de Villiers-le-Bel, le 28 novembre 2007. THOMAS COEX / AFP

 

extrait article de L'Express - 27/11/2007

Dimanche 25 novembre, dans l’après-midi, une voiture de police patrouille dans la cité. A 17 h 10, au niveau d’une intersection, une moto de cross de petite cylindrée, une Kawasaki non homologuée, serait arrivée très rapidement et aurait percuté le véhicule à l’avant gauche. Ejectés, le conducteur et son passager, non casqués, ont été tués. Trois témoins auraient confirmé cette version devant les enquêteurs de l’IGPN, la police des polices. D’autres ont insisté auprès des journalistes sur la lenteur des secours.

Il semble que les trois fonctionnaires impliqués aient lancé un message radio et aient été « exfiltrés » à l’arrivée de leurs collègues. Le commissaire de permanence a été roué de coups peu après son arrivée sur les lieux. Il souffre de fractures au nez et aux côtes. Au total, une quarantaine de policiers et de pompiers ont été blessés dans la soirée de dimanche.

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/villiers-le-bel-le-retour-de-flammes_468248.html

 

 

 

LE MONDE, 28.11.07

Villiers-le-Bel : la thèse de "la voiture de police vandalisée" contredite par une vidéo

Une vidéo amateur contredit l’une des affirmations de l’inspection générale de la police nationale (IGPN) sur l’accident entre un véhicule de police et une mini-moto, dimanche 25 novembre à Villiers-le-Bel, qui est à l’origine des deux nuits d’émeutes.

Selon l’IGPN, chargée d’enquêter sur les circonstances de la collision, les images parues dans la presse montrant le véhicule avec l’avant défoncé et le pare-brise étoilé ne traduisaient pas la violence du choc mais s’expliquaient par des dégradations commises à coup de barres de fer après l’accident.

Cet élément est un des arguments avancés par la police (Le Monde du 28 novembre) pour appuyer la thèse d’une voiture circulant à faible allure et percutée par la mini-moto à l’avant gauche.

La vidéo, que Le Monde a pu visionner une première fois dimanche 25 novembre, vers 20 h 30, puis à nouveau, en détail, mardi 27 novembre, met à mal cette hypothèse.

Les images tournées quelques minutes après l’accident montrent un véhicule sérieusement endommagé, ce qui correspond aux photos publiées dans la presse. Elles vont dans le même sens que les déclarations de témoins qui disent avoir protégé le véhicule de toute exaction pour faciliter l’enquête.

L’auteur du film, que nous avons rencontré, souhaite rester anonyme. Désireux de faire la lumière sur l’accident, il a néanmoins transmis le document à Yassine Belattar, animateur sur la radio Générations 88.2, proche des familles des victimes, qui nous a autorisé à le copier pour pouvoir l’analyser.

Le cinéaste amateur dit avoir été averti "quelques minutes après les faits". Il est aussitôt descendu de son appartement situé à proximité immédiate des lieux. Il dit avoir commencé à filmer "très peu de temps" après l’accident, signalé aux pompiers à 17 heures, selon l’horaire communiqué par la procureure de Pontoise, Marie-Thérèse de Givry. Il dit avoir commencé à filmer entre 17 h 15 et 17 h 20.

La vidéo, de qualité correcte, montre des habitants qui regardent les pompiers en intervention. Ces derniers prodiguent des massages cardiaques aux deux victimes. Des policiers sont présents.

Après quelques minutes, on voit arriver un véhicule du SMUR de Gonesse. Or, selon le SAMU du Val-d’Oise, averti de l’accident à 17 h 03, le camion d’intervention médicale est parti à 17 h 08 de l’hôpital de Gonesse qui se trouve à 5 kilomètres du lieu de l’accident, soit à 10 minutes environ en respectant les vitesses maximales. Selon nos calculs, le SMUR serait donc arrivé vers 17 h 18.

A cet instant, la position du véhicule, à cheval sur la chaussée et sur le trottoir, correspond très exactement à celle observée sur les photos de presse. La vidéo, qui montre le véhicule à de nombreuses reprises et sous plusieurs angles, permet de constater très clairement que le véhicule se trouve dans le même état que sur les premières photos publiées.

Dans les deux cas, le capot, tordu, remonte sur la partie droite, le pare-brise avant est étoilé et enfoncé vers l’intérieur du véhicule, le pare-chocs avant est arraché, ainsi que le phare avant droit.

LE POMPIER CONFIRME SA VERSION

Reste l’hypothèse de dégradations commises entre le moment de l’accident et le début de la vidéo. Or, les policiers affirment que les victimes n’ont jamais été laissées seules : présents sur place, ils auraient donc signalé d’éventuelles dégradations sur leur véhicule, ce qu’ils n’ont pas fait. Des dégradations survenues à ce moment supposeraient aussi que des jeunes se soient munis de barres de fer dans ce laps de temps et qu’ils s’en soient pris à la voiture alors que les deux adolescents gisaient au sol à proximité.

La vidéo montre aussi que les secours se déroulent dans un contexte relativement calme, au moins pendant la première partie. La tension semble monter vers la fin du film mais ne se traduit pas par des actes de violence.

Interrogés par Le Monde, la police et le ministère de l’intérieur maintiennent la version de l’IGPN selon laquelle, "probablement", le véhicule de police a été volontairement dégradé après l’accident. L’enquête ne cite pas de témoins directs de ces coups éventuels portés contre la voiture, mais s’appuie notamment sur le témoignage d’un major-pompier de Villiers-le-Bel, le premier responsable à être intervenu sur les lieux de l’accident.

Ce dernier a été entendu lundi soir par la police. Joint par Le Monde, il n’a pas souhaité donner son nom mais réitère sa déposition : "La première réflexion que je me suis faite quand j’ai vu les photos de la voiture de police parues dans la presse, c’est qu’elle n’était pas aussi dégradée quand je suis intervenu. Elle n’était pas dans l’état que j’ai vu sur ces photos. Le capot était certes abîmé, le pare-brise et la calandre gauche aussi mais du côté droit, ça tenait encore."

Le sapeur-pompier insiste : "Le véhicule ne ressemblait pas aux images, ça n’avait rien à voir. Quand je les ai vues, j’ai été choqué." L’expert technique mandaté pour déterminer le point exact de l’impact, lui, n’a pas encore rendu ses conclusions.

Luc Bronner et Isabelle Mandraud

piqué sur www.betapolitique.fr

http://medias.lemonde.fr/mmpub/edt/ill/2007/11/26/v_8_ill_982357_299263.jpg

 

Villiers-le-Bel: enquête relancée sur la responsabilité de la police

 

VERSAILLES - Après l'avoir écartée, la justice va réexaminer l'éventuelle responsabilité des policiers dans la collision entre une voiture de police et une moto qui avait tué deux adolescents en 2007 à Villiers-le-Bel, déclenchant deux jours de violences entre jeunes et forces de l'ordre.

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Versailles a infirmé mercredi le non-lieu en faveur des policiers et ordonné un supplément d'information en vue "de la notification de la mise en examen du conducteur (du véhicule de police) du chef d'homicide involontaire", a déclaré Me Emmanuel Tordjman à l'issue d'une audience à huis clos.

Les quatre policiers, qui avaient été placés sous le statut de témoin, seront réentendus, selon l'autre avocat des familles des victimes, Me Jean-Pierre Mignard, qualifiant cet arrêt de "décision de justice et de paix".

Une ordonnance de non-lieu avait été rendue par un juge d'instruction de Pontoise le 23 octobre à propos de cette collision entre un véhicule de police et une motocyclette, qui avait coûté la vie à deux adolescents, Mushin et Lakamy, le 25 novembre 2007 à Villiers-le-Bel (Val-d'Oise).

Les familles avaient fait appel.

"La responsabilité évidente, selon nous, des policiers ne pouvait être niée, quitte à arriver à une responsabilité partagée", a estimé Me Mignard, rappelant que les deux adolescents ne portaient pas de casque et roulaient au-dessus de la vitesse autorisée.

S'appuyant sur le rapport d'expertise, l'avocat a relevé que la voiture de police était en "phase d'accélération et roulait à 64 km/h sans gyrophare, ni avertisseur".

Me Mignard a également relevé la décision "rarissime" de la chambre de l'instruction de confier la poursuite de l'instruction au président de cette même chambre.

Le président de la chambre de l'instruction se chargera "d'interroger le policier sur le fond du dossier en présence des avocats des parties civiles et de le mettre en examen pour homicide involontaire", a confirmé une source proche du dossier, ajoutant que le chef de "mise en danger d'autrui a été abandonné".

"C'est une très très bonne nouvelle, cela redonne espoir aux familles, aux associations et à la ville alors que nous avions perdu un peu confiance en la justice", a déclaré à l'AFP un porte-parole du collectif Respect Vérité Justice, constitué après les violences à Villiers-le-Bel.

"Nous espérons que cela va éclairer certaines zones d'ombre", a-t-il lancé.

Du côté des syndicats, la section du Val-d'Oise d'Unité-Police/SGP a exprimé sa "surprise".

"L'instruction avait démontré la non-responsabilité de nos collègues. Mis en examen ne veut pas dire culpabilité. Nous faisons confiance à la justice pour que toute la lumière soit faite", a dit à l'AFP le syndicat, rappelant le "choc psychologique" subi par les policiers lors de l'accident.

Le syndicat de police Alliance a dénoncé une "décision qui s'incrit une nouvelle fois dans cette suspicion permanente à l'égard des policiers" et "assure de son soutien le plus total tous les policiers concernés par cette affaire et qui avaient été mis hors de cause par la justice".

Le drame du 25 novembre 2007 avait déclenché deux jours de violences entre jeunes et forces de l'ordre. Une centaine de policiers avaient été blessés par des tirs d'armes à feu, un commissaire roué de coups, des bâtiments publics et des commerces détruits.

www.lexpress.fr - AFP - 07/04/2010

 

10:19 | Lien permanent | Commentaires (0) |

07/05/2010

Grèce : témoignage sur l'attaque du centre social de Exarcheia

Traduction d’un article parus sur le site diktio.org on a essayé d’être le plus fidèle possible du texte originel notre français étant assez hésitant

La police anti émeute grecque a attaqué un centre social ou l’on s’occupait d’aide aux droits des immigrés àu numéro 13 de la rue Tsamadou a Exarcheia, Athènes, mais aussi une maison autogérée au centre de la rue Zaimi toujours dans ce quartier

Beaucoup de gens ont été attaqués dans leurs foyers, maisons et squats, les centres sociaux du quarrtier ont étés visés par la police anti emeute, celle ci s’est mis a battre et matraquer systématiquement les gens , d’autres flics on jeté des bouteilles vides sur la tête des gens L'aide médicale a été systématiquement refusée aux blessés, il y a eus plein d’arrestation dans le quartier

Les nouvelles sont parues rapidement sur le site indymedia Athènes et d’autres sites que la police grecque doit consulter tout les jours, car elle savait que des camarades devaient se réunir devant le QG de la police dans la rue Alexandras,

La police a arrêté systématiquement les gens a des fins d’interrogatoires ; mais surtout pour éviter que les camarades ne se regroupent les flics ont décidé d’embarquer les personnes arrêtées à la station de police Petrou Ralli plus loin, au sud dans la ville, loin des camarades qui s’étaient rassemblés en solidarité dans le quartier du QG de la police

Les flics ont également attaqués des maisons privées, toujours dans le district de Exarcheia, battus et blessé des gens qui y vivent. Une des personne blessées Ioanna Manousaka, a décidé de donner une interview à la Eleftherotypia un quotidien local. Elle a dit qu'elle avait participé pacifiquement aux démonstrations mais qu’après quelques minutes, elle a soudainement entendu les flics briser sa porte. Une fois a l’intérieur la police a commencé a la battre et a la tabasser la blessant grièvement a la tête , Ils ont détruit la serrure et brisé sa porte et mis a sac l’appartement , Ioanna a décidér de révéler au public le procès verbal de son arrestation et de relever leur comportement dans les médias. La police anti émeute devait s’attendre a ce que les victimes de leur violence aient peur et se taisent, peine perdue plein de gens du quartier n’ont pas hésité à témoigner

Quelque minutes après toujours dans le quartier les flics ont commis d’autres violences dans un café dans Exarcheia et brisé des fenêtres, insultant et tapant les personnes qui se trouvaient à l'intérieur

Historiquement, les tribunaux de la Grèce ne poursuivent jamais les membres des forces de police,meme ceux qui commettent des assassinats . Le 6 Décembre 2008, un flic grec, Epaminondas Korkoneas, avec un collègue, a tué un adolescent de 15 ans, nommé Alexandros Grigoropoulos dans Exarcheia. Lui et son collègue ont depuis été jugés mais il ya déjà des rumeurs selon lesquelles ils pourraient être libérés dans un avenir proche.

Beaucoup de témoins du quartier qui ont assisté a la mort d’Alexandros refusent d’aller témoigner devant la cour , affirmant que les tribunaux sont corrompus et que les résultats de l’enquête sont truqués d’avance , d’autres ont peur pour leur sécurité car ils indiquent qu'ils sont suivis et harcelés chaque jour par des policiers en civil qui les filent et les espionnent et qui ne les lâchent jamais

Ce 5 mai fut un jour qui illustre le sens que donnent les mots «démocratique» et «libre» dans la Grèce. Ce gouvernement (qui se dit «socialiste») vient de voter de nouvelles lois qui lui on permis d'abaisser le salaire minimum , les retraites , les aides sociales et médicales tout en augmentant les impôts. Tout cela dans au nom de «nécessités économique» pour la «nation-économie» sur ordres du FMI et des représentant de l'UE,

Nous demandons la fin du capitalisme , de cette fausse « démocratie représentative » la fin du tout pour les riches et la répartition des richesses égales pour tous-tes

Vidéo de la maison de notre camarade saccagée par la police

http://www.youtube.com/watch?v=X1DH3lFjErw

http://www.diktio.org/node/570

Pour ce qui est du constat des violences policières comme vous pouvez le constater les photos et la vidéo sur le site parlent d’elles mêmes

21:35 | Lien permanent | Commentaires (0) |

12/12/2009

Grèce : récit d’un témoin oculaire de l’assassinat d’Alexis Grigoropoulos

Voici le récit d’un témoin oculaire de l’assassinat du jeune de 15 ans, Alexis Grigoropoulos par la police grecque qui a conduit aux émeutes de décembre et à la révolte sociale généralisée qui repart en Grèce. La jeune femme dont il est question dans ce texte est malheureusement devenue mondialement célèbre par la petite video qu’elle a eu la malchance d’enregistrer depuis son balcon qui avait vue sur le lieu de l’assassinat d’Alexis et elle sera témoin contre le policier Ep. Korkoneas lors de ce procès. Ce témoignage est un fragment d’un texte plus important et est inclu dans le livre "Nous sommes une image du futur / La révolte grecque de décembre 2009", qui sortira aux Etats-Unis en février 2010 chez AK Press et est édité par A.G.Scwartz, Tasos Sagris et Void Network.

Je suis une habitante d’Exarchia, dont le balcon a vue sur le lieu où a été assassiné Alexis Grigoropoulos.

Je ne suis pas particulièrement impliquée dans des activités politiques. Je ne suis pas une activiste. Je ne peux parler que du meurtre. Je ne peux pas prendre de position sur toutes les autres choses qui se sont passées parce qu’elles sont très compliquées et que je n’ai pas de pensée très claire là-dessus.

Exarchia a toujours été un quartier alternatif, un lieu de contre-culture. Depuis plusieurs années, à de nombreuses reprises, quelque chose arrivait à un coin rue dans Exarchia et soudainement chacun sortait des cafés et les bars et allait dans la rue et courait pour voir ce qui arrivait. Habituellement c’étaient des incidents entre les gens et la police, quelques bagarres, des confrontations, insultes, cris. Dans le temps cela arrivait très fréquemment. Ensuite il y a eu une période au cours de laquelle cela ne s’est pas produit tant que ça, mais ces dernières années ça a recommencé à se produire plus souvent.

La raison pour laquelle je me suis trouvée avec un camescope sur le balcon ce soir-là, est que j’ai toujours voulu filmer une de ces confrontations qui avaient toujours lieu sous mes fenêtres. Mais chaque fois que je venais sur mon balcon pour voir ce qu’il se passait, j’étais en retard. Le temps que je revienne avec mon camescope, il était trop tard, c’était terminé. Cela m’est arrivé très souvent. Et la dernière fois que cela s’est passé, je me suis dit que la prochaine fois je commencerai par prendre la caméra, puis j’irai sur le balcon.

Et finalement la fois suivante a été un incident dont je n’aurais jamais pensé qu’il puisse se produire. Deux ans plus tôt, un ami allemand est venu me rendre visite et m’a dit que la police lui semblait faire beaucoup de provocations et être très dangereuse. Bien qu’il soit un touriste, la façon dont ils se sont comportés l’a fait se sentir moins en sécurité, mis en danger. Et quand cet ami a appris ce qu’il s’était passé le 6 décembre, il a écrit qu’il n’était pas si surpris que ça. Moi, je l’ai été.

Toutes les fois précédentes, je n’ai pas été effrayée lorsque j’observais ces rixes entre les gens et la police. C’était une partie de ma vie quotidienne à Exarchia. C’était quelque chose de banal. Parce que les gens d’Exarchia expriment leur négation de l’autorité fermement et ils y croient, chaque fois que quelque chose arrivait je n’ai pas dû prendre position parce que ça faisait juste partie de la vie dans ce secteur. Bien sûr, pendant les dix ans que j’ai vécus dans ce quartier, j’ai observé année après année une augmentation progressive de la présence policière. Les policiers ont commencé à apparaître à tout les coins de rue, en groupe et armés. On observait la police blindée en pleine émeute portant des pistolets, des armes à feu, des gaz lacrymogènes et des mitrailleuses - cela devenait de plus en plus intense. A cette époque, un slogan commençait à apparaître sur les murs : "à chaque coin de rue il y a la police, le junte ne s’est pas terminée en 1973.".

Le 6 décembre j’étais ici dans l’appartement avec mon ami allemand. Il cuisinait et j’étais dans le salon. Tout à coup j’ai entendu un bang. Je n’avais entendu aucun bruit avant. Il ne s’était rien passé dans la rue, pas de tirs, rien. Sans prévenir, il y a juste eu un bang. Il m’a semblé que ça venait d’en bas de la rue, sur le côté à gauche. En dépit de la surprise, je me suis souvenue cette fois-ci de prendre la caméra en premier. Je n’étais pas paniquée, je ne ressentais rien d’anormal, j’ai juste pris calmement ma caméra et je suis sortie sur le balcon. Je ne pensais pas que quoi que ce soit d’extraordinaire se produisait. J’ai regardé dehors, mais je n’ai pas mis la caméra en marche au début parce que rien ne se passait. J’ai vu quelques jeunes en bas à gauche, assis comme d’habitude. Les jeunes anarchistes traînent toujours là-bas, bien que cette nuit il y en avait moins que d’habitude. Et sur le côté droit, en haut de la rue, j’ai vu une voiture de police garée. Un moment après, la voiture de police est partie, j’ai vu deux flics revenir à pied et c’était très étrange pour moi. Je me suis demandée ce qu’ils allaient faire. Ils arrivaient là où la voiture était juste avant et ont commencé à provoquer les jeunes en leur disant "venez ! vous êtes des gonzesses !". Quand j’ai entendu ça, j’ai crié à l’allemand "viens voir" ! La police est venue et une bagarre a commencé. Il aurait une occasion de voir ce phénomène des flics grecs provoquant un combat en insultant les gens. Il est normal que la police parle mal aux gens, mais là c’était trop. C’était provocateur parce qu’ils ont garé la voiture et sont revenus en criant des défis. C’est comme ça que des gens normaux commencent une bagarre. C’était comme une bagarre personnelle et non comme une provocation habituelle des flics.

Immédiatement après cela, les deux flics ont sortis leurs armes. Cela n’a jamais été mentionné par les médias. Et j’ai une surprise après l’autre. D’abord ils sont revenus à pied, ensuite ils ont commencé une bagarre en insultant les jeunes, puis ils ont sortis leurs armes, ensuite ils ont visé, à un moment où il n’y avait ni provocation verbale ni menace, aucune bagarre ou confrontation ne continuait. Et ils ont tiré. J’ai entendu deux tirs mais je ne peux pas dire si les deux flics ont tiré ou si un seul d’entre eux a tiré deux fois. Il est possible que l’un des deux ait tiré deux fois. Ils se sont retournés et sont partis, aussi simplement que ça, comme si rien ne s’était passé. Moi, jusqu’à ce moment, je ne me suis pas occupée de regarder à gauche, le groupe de jeunes, parce que le comportement des deux policiers était si étrange ! Il n’était pas nécessaire de regarder de l’autre côté parce que rien ne se passait là. Et ensuite j’ai entendu les gens dans la rue crier qu’un enfant s’était fait tirer dessus. Et ensuite j’ai senti la panique. J’ai couru à l’intérieur, pris le téléphone et appelé une ambulance, et je suis descendue dans la rue. J’ai simplement vu un enfant étendu là, et j’ai été choquée. Tout le monde criait et beaucoup de gens se trouvaient mal. Le gosse n’était pas mort ; un médecin a surgi et a essayé de lui administrer les premiers secours. Ensuite l’ambulance est arrivée et je pense qu’il est mort à l’intérieur.

J’ai appris auprès d’autres gens que le premier bang venait d’une grenade de choc. Apparemment quelqu’un a jeté une bouteille en plastique sur la voiture de police et a crié une insulte quand elle passait et la police a réagi en lançant la grenade de la voiture. Ce n’est pas inhabituel ici. Il est normal de crier, chacun en Grèce crie vers les autres. Ainsi je suis sûr que les policiers n’ont pas été menacés, ils n’étaient pas en état de légitime défense. En réalité, quand un policier ressent une menace sérieuse, il ne s’arrête pas au premier coin de rue et ne revient pas à pied pour règler le problème. En général quand la police ressent une menace ou se sent attaquée, elle s’en va de là. La police n’était pas sur la défensive à ce moment.

Je suis rentrée et j’ai essayé de regarder la vidéo sur mon ordinateur, mais je n’ai pas pu car j’avais perdu quelques programmes. Alors j’ai frappé à la porte de mon voisin et dit que j’avais enregistré quelque chose mais que je ne savais pas ce que c’était. Peut-on le mettre sur ton ordinateur pour que je puisse voir de quoi il s’agit ? Et nous avons vu la vidéo ; et je me suis senti comme jamais je ne me suis senti durant toute ma vie. Nous avons appelé tous les gens du voisinage, nous sommes tous-tes descendu-e-s dans les rues et l’énergie, l’atmosphère étaient toutes entières à la rage. Le flot des gens débordait dans les rues, partout les gens sortaient de leurs maisons pour aller dans la rue. Tout le monde.

La police anti-émeutes a eu le culot de venir au coin où le premier policier avait arrêté sa voiture et d’où les coups de feu étaient partis. En bien sûr tous les gens ont commencé à crier contre eux, les jeunes, les vieux, les gens normaux, chacun leur criait de retourner en enfer.

Près de deux heures après le tir, c’est impossible de le dire exactement mais c’était environ deux heures. La police secrète est venue. J’étais rentrée chez moi et j’écoutais la radio et la télé, qui disaient qu’il y avait des émeutes à Exarchia, que la police avait été attaquée et avait tiré en légitime défense, mais ce n’était pas vrai. Et les émeutes n’avaient même pas encore commencé. De ma fenêtre j’ai vu des hommes sans uniforme regarder les murs des immeubles près de la zone des tirs. La police secrète était venue pour chercher les douilles et les balles, examiner le secteur. J’étais avec mon voisin et je lui ai dit que je descendais. J’ai voulu réagir d’une façon ou d’une autre à ce qu’ils disaient aux infos. Donc je suis descendu et j’ai dit que ce qu’ils disaient à la télévision n’était pas vrai. Un type grand et vieux s’est approché de moi avec un sourire gras et m’a dit "oui, et qui êtes-vous ?" Et j’ai eu une peur incroyable. Parce que je suis très naïve, j’ai simplement ressenti une obligation de descendre et de dire la vérité. Mais ce type m’a terrifié. Donc j’ai reculé et ai dit "non, qui êtes-vous ?" Et il m’a dit son nom et sa fonction. Il était le chef de l’agence de la police secrète et il était chargé de l’autopsie et de l’enquête. Ils ont pris mon nom et mon numéro de téléphone et ils m’ont demandé de venir au commissariat central pour témoigner ; j’ai accepté.

Il m’a demandé ce qu’il s’était passé. Je l’ai conduit à l’endroit exact où étaient les policiers quand ils ont ouvert le feu. Et c’est exactement à cet endroit qu’ils ont trouvé les douilles. Et ils m’ont demandé si j’avais un véhicule, si je pouvais me conduire au poste. J’ai dit que non et ils m’ont demandé de venir avec eux. J’ai dit que j’espérais que les gens ne caillasseraient pas la voiture de police sur la route ; le chef a ri et m’a dit de ne pas avoir peur. Il m’a dirigé vers un endroit où un groupe important de policiers anti-émeutes était rassemblé et je me suis retrouvé au milieu d’une équipe de MAT [1]. C’est juste à ce moment-là que les gens ont attaqué. Le chef a immédiatement disparu, a couru en arrière et ils m’ont laissé pendant que les gens attaquaient, et j’ai vu toutes les armes que la police avait et j’ai piqué une crise. Je ne pouvais me fixer sur rien, je sentais combien les gens étaient puissants, ils étaient plein de rage. Je ne peux pas me souvenir s’ils attaquaient avec des pierres, des cocktails molotov ou des bâtons, seulement qu’ils étaient surpuissants et que je devais partir de là. Je suis parti en courant et je suis rentrée chez moi.

Bien sûr je m’attendais à ce qu’ils m’appellent pour une entrevue comme témoin. Mais ils ne l’ont jamais fait. J’ai parlé avec un avocat du mouvement, Yianna Kurtovick, qui est membre du réseau pour la défense des prisonniers politiques et des migrants. Elle m’a conduite chez le juge d’instruction. J’ai été trouver le juge parce que la police ne m’a jamais appelée pour témoigner. Après mon témoignage, quelques jours plus tard, ils ont bouclé tout le quartier pour faire le rapport officiel et savoir si la balle avait frappé l’enfant directement ou si elle avait ricoché sur le sol. C’était l’histoire officielle : un flic avait tiré au sol et la balle avait rebondi et touché le gosse.

Le magistrat, le photographe et le secrétaire sont venus sur mon balcon pour prendre des photos. Le chef de la police secrète était en bas dans la rue. Je l’ai appelé, "Oh bonjour, vous m’avez abandonnée seul au coeur d’une émeute la dernière fois". Il a répondu : "je ne vous ai pas abandonnée, c’était vous qui étiez effrayée que les émeutiers nous brûlent vifs". Je lui ai alors dit de ne pas raconter de mensonges devant tous ces gens.

Je me souviens de m’être dit il y a quelques années que je vivais dans un camp militaire, avec tous ces flics autour d’Exarchia. Maintenant j’affirme que je vis dans une zone de guerre. Ce qu’il s’est passé en décembre, je n’avais jamais cru que cela pourrait arriver un jour. Malgré toutes les sensations d’occupation militaire provoquées par la police. Pour moi il y a toujours une limite, toujours une ligne finale, et quand la police dépasse cette ligne, il y a un changement qualitatif. Tout change. Chacun a compris qu’il y avait un certain horizon à la situation et qu’au-delà de ça tout était différent. Nous avons dépassé cet horizon. Et maintenant j’affirme que ce n’est plus un conflit, maintenant c’est la guerre.

En comparaison avec avant décembre dernier, tout est plus fort. L’assassinat d’Alexis a été la cerise sur le gâteau, la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Maintenant il n’y a plus de tolérance pour la police. Le meurtre était si scandaleux, si loin au-delà des limites, que les gens ont réagi et continuent à réagir. Ils sont forts de la rage qui a été exprimée lors du meurtre. Il y avait bien d’autres problèmes que les violences policières, et ces problèmes sont toujours là, mais les gens n’acceptent pas plus ces autres problèmes, plus maintenant.

Ainsi j’irai au procès du policier qui a tué Alexis. Je m’inquiétais de comment je me sentirai envers l’avocat de la défense, parce qu’il défend une très mauvaise personne. Ensuite j’ai commencé à m’inquiéter du résultat du procès, parce que si le flic s’en tirait avec seulement deux ou trois ans de prison, je ne sais pas comment je réagirais. Comment réagir au verdict d’un tel procès ? Parce que beaucoup de choses terrifiantes se produisent, nous en entendons parler, nous les voyons aux infos, mais c’est très différent quand vous les voyez avec vos propres yeux. Ce ne sont pas juste des mots, c’est une vérité claire pour vous, il n’y a aucun doute à ce sujet, pas de distance par rapport à ça. C’est une vérité si absolue, cet assassinat, c’est comme si vous me voliez quelque chose devant mes yeux et me disiez ensuite que ça n’a jamais existé. Ce n’est pas quelque chose que vous avez entendu d’on ne sait où. Et j’ai très peur que, si ce flic est déclaré non coupable, ma réaction ne m’envoie en prison. Je pense tout le temps à cela et je me prépare à témoigner.

Traduit de l’anglais par Gachet, HNS-info

http://www.hns-info.net/spip.php?article20788


makhno_flag.jpg

09:00 | Lien permanent | Commentaires (0) |

10/10/2009

Pourquoi un tel acharnement contre Frédéric M. ?

Quel déchainement médiatique !!!

Qu'a donc fait ce pauvre Frédéric pour essuyer une telle salve d'attaque ?

Je ne reviens pas sur le discours baveux de " c'est nous, les gars de la Marine", ni sur la reprise en choeur du même thème par la gauche plurielle (à moins que ce ne soit-elle qui ai soufflé l'idée au cul des autres...), mais sur ce que j'ai vu encore ce matin...déballé par le Figaro : le déballage du quotidien de la Réunion...


document retiré suite au dépot de plainte :

L'avocat des deux mineurs accusés de viol dont Frédéric Mitterrand a été le témoin de moralité dans une lettre à la cour d'assises, a annoncé à l'AFP qu'il allait déposer "plainte contre X pour soustraction de document judiciaire" après la publication du fac similé de ce courrier dans la presse. "La lettre de M. Mitterrand adressée au président de la cour d'assises se trouvait dans un dossier judiciaire auquel seuls les magistrats et les avocats avaient accès. Elle n'aurait jamais dû se retrouver sur la place publique", a déclaré Me Saïd Larifou. L'avocat a indiqué qu'il déposera "plainte la semaine prochaine contre X pour soustraction frauduleuse d'un document judiciaire", répondant à une "demande de la famille".



peut-être un élément de réponse ici ?

« J'ai apporté mon témoignage sur la moralité d'une famille, celle de mon ancienne maquilleuse  - et non femme de ménage, comme il avait été écrit, ndlr  -sur France 2. Il y a des années, elle m’avait demandé d’être le parrain de son fils qui porte mon prénom. Je ne l’ai vu que cinq fois dans ma vie. Je n’en sais pas plus. » Il a attribué ce qu'il appelle l'acharnement contre lui, qu'il considère comme « dégueulasse », à son engagement à défendre la loi Hadopi.

http://www.marianne2.fr/Proces-de-la-Reunion-Frederic-Mitterrand-repond_a182394.html

 

Mais qui organise un tel lynchage médiatique ?

08:59 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu