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18/05/2011

Fukushima Daiichi - les nouveaux mensonges de TEPCO

Révélations sur la crise de Fukushima Daiichi

La compagnie électrique Tepco a finalement reconnu que les barres de combustibles du réacteur numéro 1 avaient fondu seulement cinq heures et demie après le tsunami. Et des éléments de preuves, provenants de sources internes à Tepco mais pas encore officialisées, indiquent que les réacteurs 2 et 3 également ont fondu, le numéro 3 s'étant même effondré dans sa cuve. "Cela remet en cause la gestion de crise de l'opérateur, qui a hésité à utiliser l'eau de mer pour refroidir les réacteurs", estime l'Asahi Shimbun. Tepco avait jusqu'ici affirmé que seulement 55 % du combustible d'un même réacteur étaient endommagés, mais il admet désormais que le cœur du réacteur numéro 1 a finalement complètement fondu pour former du corium, ce qui implique une forte détérioration de la cuve contenant cette matière en fusion. Cela explique aussi que de l'eau radioactive s'en échappe massivement. Mis à part les réactions d'internautes qui laissent éclater leur colère sur la Toile, l'essentiel de la population reste calme. "Si cette information avait été donnée une ou deux semaines après le séisme, beaucoup de personnes auraient certainement fuit. Mais à force d'être sans cesse exposé à des nouvelles inquiétantes concernant l'accident de Fukushima, les Japonais ont peut-être fini par y devenir insensibles", analyse le Sankei Shimbun.

piqué au tas sur www.courrierinternational.com - 18/05/2011

 

11:56 | Lien permanent | Commentaires (0) |

13/03/2011

La centrale nucléaire de FUKUSHIMA Daiichi - Le MOX - COGEMA - Le scandale TEPCO

 

Transport de combustibles MOX d'Europe vers le Japon - Annonce de la politique d'information -

30 juin 1999

 

Un transport vers le Japon de combustibles MOX, fabriqués en Europe, aura lieu d'ici la fin de l'année : les assemblages concernés sont destinés aux réacteurs nucléaires de Fukushima Daiichi et de Takahama, exploités respectivement par TEPCO (Tokyo Electric Power Company) et KEPCO (Kansai Electric Power Company).
La production d'électricité d'origine nucléaire constitue en effet une pièce maîtresse de la politique énergétique du Japon.
En 1977-78, les 10 compagnies japonaises d'électricité ont signé avec les groupes COGEMA, en France, et BNFL, au Royaume-Uni, des contrats prévoyant le traitement de leurs combustibles nucléaires usés.
Le traitement-recyclage du plutonium sous forme de combustible MOX relève d'une stratégie à long terme. Le Japon a, en effet, décidé de charger avec ce combustible 16 à 18 réacteurs d'ici 2010.
Ce transport a été préparé en étroite collaboration par les Autorités gouvernementales et les partenaires industriels japonais, français et britanniques.
A l'occasion de ce transport, les informations suivantes seront rendues publiques :
1. La date de départ, le nom des navires, le nom des ports de chargement, ainsi que le nombre total d'assemblages combustibles et d'emballages de transport seront communiqués un ou deux jours avant le départ d'Europe
2. La route choisie et la date approximative d'arrivée au Japon seront publiées après le départ d'Europe. Le transport des matières nucléaires, notamment celui des combustibles MOX, obéit à un système établi de réglementations internationales strictes et rigoureuses.
Ces réglementations concernent les emballages de transports spécifiques, appelés châteaux, la conception des navires ainsi que les dispositifs de protection physique Des matières nucléaires sont ainsi transportées par mer depuis les années 1960. Les transports de combustibles MOX seront effectués par deux navires armés appartenant à la compagnie PNTL (Pacific Nuclear Transport Limited), qui quitteront conjointement l'Europe et navigueront de conserve jusqu'au Japon.
Ce communiqué est diffusé simultanément en France, au Royaume-Uni et au Japon, respectivement par COGEMA, BNFL, TEPCO / KEPCO.

piqué au tas sur : www.areva.com/FR/actualites-5483/transport-de-combustibles-mox-d-europe-vers-le-japon-annonce-de-la-politique-d-information.html

2007 - Inquiétudes nucléaires après le séisme

par Monique Mas

Article publié le 18/07/2007 Dernière mise à jour le 18/07/2007 à 16:31 TU

La fuite d’eau radioactive constatée à la centrale de Kashiwazaki-Kariwa repose la question de la sécurité nucléaire.( Photo - Reuters )

La fuite d’eau radioactive constatée à la centrale de Kashiwazaki-Kariwa repose la question de la sécurité nucléaire.
( Photo - Reuters )

«Il y a eu une erreur dans le calcul de la radioactivité de l'eau qui s'est échappée dans la mer» lors du séisme de lundi qui a ébranlé la centrale de Kashiwazaki-Kariwa, la plus grande du monde, indiquait mercredi un communiqué de la compagnie d’électricité privée Tokyo Electric Power (Tepco) qui assurait en même temps que «la radioactivité corrigée reste sous la limite légale et n'affecte pas l'environnement». Pour autant, le maire de Kashiwazaki, au nord-ouest du Japon, mais aussi le gouvernement de Shinzo Abe ont ordonné la fermeture du site nucléaire, jusqu’à plus ample information. En écorchant la sensibilité des Japonais aux questions de sécurité nucléaire, le séisme a aussi un impact politique.

C’est revêtu du bleu de travail des employés de la centrale nucléaire, comme le rapporte l’Agence France Presse, que le PDG de Tepco, Tsunehisa Katsumata, s’est battu la coulpe mercredi devant le maire de Kashiwazaki qui venait d’ordonner l’arrêt des sept réacteurs d’une puissance totale de 8 212 mégawatts du site qui alimente en électricité la mégalopole de Tokyo, située à 250 kilomètres au sud. Tsunehisa Katsumata avait fait le chemin de Kashiwazaki-Kariwa pour présenter ses «excuses, du fond du cœur, pour avoir causé des craintes et des problèmes terribles». Les craintes se sont en effet rapidement nourries du panache de fumée noire qui s’est élevé lundi matin au-dessus de l’incendie déclenché dans un transformateur électrique de la centrale de Kashiwazaki –Kariwa, l’un des premiers effets visibles du violent séisme de magnitude 6,8 sur l'échelle de Richter dont l'épicentre a été localisé à seulement neuf kilomètres de là. Une centaine de fûts d'acier éventrés destinés à sceller gants et autres vêtements potentiellement irradiés avaient également attiré l’attention des secours, Tepco reconnaissant initialement une légère fuite d’eau radioactive.

Comme il est d’usage dans ce domaine sensible, Tepco se targue d’une sécurité sans faille, mettant en avant la multiplicité des verrous sécuritaires imaginés en cette région à très haut risque tectonique. Durement sermonné par Akira Amari, le ministre de l'Economie et de l'Industrie, qui a lui-aussi exigé la fermeture de la centrale jusqu’à nouvel ordre, Tsunehisa Katsumata, a finalement reconnu que les réacteurs nucléaires «avaient subi sans aucun doute un choc supérieur aux limites de résistance prévues à l'époque de la construction». Il a aussi admis «une certaine inefficacité dans les mesures» prises par Tepco en matière de prévention et de lutte anti-incendie. Plus largement, le PDG du géant électrique japonais a revu à la hausse le niveau de radioactivité des fuites qu’il a reconnues, parlant de 90 000 becquerels au lieu de 60 000 et admettant au total une cinquantaine d’incidents dans le vaste complexe. Parmi ceux-ci : le déversement en mer de 1 200 litres d'eau radioactive et l’éparpillement au sol du contenu de plusieurs centaines des quelque 10 000 fûts destinés aux vêtements contaminés.

Une énergie nucléaire jugée vitale pour l’indépendance de l’archipel

Le sursaut de transparence à retardement de l’industriel du nucléaire civil ne va pas encore jusqu’à un bilan vraiment circonstancié de l’impact du séisme et de ses répliques sur la centrale de Kashiwazaki. Il répond d’abord au souci des autorités politiques qui redoutent surtout que leurs administrés retirent leur confiance à une énergie nucléaire qu’elles jugent vitale pour l’indépendance économique du pays. Celle-ci représente déjà plus de 35 % de la production d’électricité de l’archipel qui compte 55 réacteurs et a lancé la construction de treize autres. C’est d’ailleurs de ce risque de désaffection du nucléaire civil que s’est inquiété le ministre japonais de l’Economie en reprochant à Tepco la lenteur de ses agents à éteindre l’incendie de lundi, d’abord avec de l’eau, avant que les pompiers n’en viennent à bout avec des produits chimiques. En adoptant la posture du pénitent décidé à faire amende honorable, le PDG de Tepco fait cause commune avec les autorités politiques pour tenter de rassurer l’opinion publique. Celle-ci est priée de croire en sa bonne foi lorsque la compagnie dit par exemple qu’il n’y a aucun danger de contamination de l’océan où se sont déversées des matières et de l’eau radioactives.

L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a offert au Japon ses services pour repérer et mesurer les fuites radioactives. Mais, dans l’immédiat, des examens géologiques ont été ordonnés par les autorités japonaises et par Tepco qui redoutent qu’une ligne de fracture passe désormais sous la centrale nucléaire et veulent «analyser l'emplacement de la faille en étudiant les répliques et les modifications du terrain». Pour leur part, les écologistes de Greenpeace rappellent qu’en 2003, cette même centrale de Kashiwazaki-Kariwa, «avait déjà été fermée sur ordre des autorités et pour vérifications pendant quarante jours, après que Tepco avait admis avoir falsifié ou ignoré à 29 reprises des conclusions d’inspecteurs faisant état de fissures dans les réacteurs». L’organisation rappelle aussi que «ces derniers mois, plusieurs compagnies ont reconnu avoir caché au public et aux autorités des dizaines d’incidents survenus entre 1978 et 2002». Tout récemment, en mars dernier, «la compagnie Hokuriku n’avait pas informé le public et les inspecteurs nucléaires d’un incident important dans la centrale de Shika». Dans ce contexte, la révélation de fuites radioactives à l’occasion du séisme de lundi est une première, sur le mode de «faute avouée est à moitié pardonnée».

Mercredi, le bilan humain du séisme était toujours de 9 morts, un millier de blessés et quelque 12 000 déplacés, toujours sous la pluie battante et la menace des répliques, une centaine déjà ces derniers jours, dont certaines ont été ressenties jusqu’à Tokyo. Un millier de policiers et de pompiers continuaient à fouiller les centaines d’immeubles pulvérisés de Kashiwazaki où les personnes âgées ont été les plus touchées. Sept bâtiments de la Marine japonaise croisaient au large de la région de Niigata. 450 militaires avaient également été dépêchés en renfort pour participer aux opérations de ravitaillement en eau et en nourriture des préfectures de Niigata et de Nagano où la circulation reste entravée par les fissures et les éboulis.

A une dizaine de jours des sénatoriales du 29 juillet où il arrive avec une popularité extrêmement ébréchée, le Premier ministre Shinzo Abe, s’est montré sur les lieux du séisme dès lundi, ordonnant à son cabinet «d'agir sans délai» pour venir en aide aux sans-abris. Pour sa part, Tepco, a déjà vu ses titres chuter en bourse mercredi, lorsque le ministre du Commerce lui a interdit de relancer les réacteurs de Kashiwazaki-Kariwa qui représentent environ 7% de ses capacités de production d’électricité. «Je crois que l'on ne peut faire fonctionner les centrales nucléaires qu'avec la confiance de la population», a lancé le Premier ministre Shinzo Abe en ajoutant à l’endroit de Tepco : «Si un incident se produit, il faut qu'ils en rendent compte dans le détail et avec rapidité et nous devons les amener à refléter fidèlement cet incident». Question d’image, la vérité nucléaire restant quant à elle à la discrétion des experts.

piqué au tas sur www.rfi.fr/actufr

2007 - Le séisme au Japon ravive la peur du nucléaire

STÉPHANE KOVACS (avec AFP, AP, Reuter)
14/10/2007 | Mise à jour : 18:43
AU LENDEMAIN d'un violent tremblement de terre qui a fait neuf morts et provoqué des fuites radioactives dans la plus puissante centrale du monde, le Japon s'inquiétait hier de la solidité de ses installations nucléaires. L'épicentre du séisme, de magnitude 6,8 sur l'échelle de Richter, était situé à quelques kilomètres seulement de la centrale de Kashiwazaki-Kariwa, dont les sept réacteurs, d'une puissance totale de 8 212 mégawatts, alimentent en électricité la mégapole de Tokyo, 250 km plus au sud. Pas moins de cinquante dysfonctionnements ont été identifiés hier dans la centrale !
Selon Tokyo Electric Power (Tepco), la compagnie qui l'exploite, cette centrale respecte scrupuleusement les normes parasismiques nippones très strictes. Mais la compagnie a avoué hier que le séisme s'était révélé plus fort que ce qu'étaient censés supporter ses réacteurs. Lundi, un incendie avait éclaté dans un transformateur, sans être immédiatement circonscrit. Hier, Tepco a annoncé qu'une centaine de fûts contenant des déchets faiblement radioactifs étaient tombés, et que « plusieurs » avaient perdu leur couvercle. Seule la moitié de ces fûts avaient été inspectés hier, et l'on ne sait pas encore si l'incident a eu des conséquences sur l'environnement ou la population. Tepco a aussi admis que 1 200 litres d'eau légèrement radioactive avaient fui d'un des réacteurs. « Je reconnais qu'il y a eu une certaine inefficacité dans nos mesures d'extinction », s'est excusé le président de Tepco, Tsunehisa Katsumata, après s'être fait réprimander par le ministre de l'Économie, du Commerce et de l'Industrie, Akira Amari.
35 % de l'électricité du pays
Les autorités n'ont pas caché leur inquiétude au sujet du temps de réaction de Tepco. « On ne peut faire fonctionner les centrales nucléaires qu'avec la confiance de la population », a déclaré le premier ministre, Shinzo Abe. La lenteur à régler l'incident « pourrait amener les gens à ne plus faire confiance à l'énergie nucléaire », a renchéri le ministre de l'Économie. « Nous devons apporter une réponse sans fard en examinant soigneusement la façon dont le séisme a dépassé les normes de résistance (des réacteurs) prévues », a affirmé pour sa part le porte-parole du gouvernement.
Toutefois, selon Koji Omamoto, spécialiste du nucléaire à l'université de Tokyo, l'incident était mineur. « Certes, un incendie n'est pas censé se déclarer, mais ce qui est arrivé n'a rien à voir » avec une catastrophe comme Tchernobyl, plaide-t-il, rappelant que les réacteurs japonais « sont globalement sûrs, car le Japon a probablement les normes antisismiques les plus strictes du monde ».
Mais l'incident risque de nourrir l'aversion de l'opinion japonaise à l'égard du nucléaire, industrie qui produit 35 % de l'électricité du pays mais qui est régulièrement blâmée pour son manque de transparence. En 2003, la centrale de Kashiwazaki-Kariwa avait été fermée sur ordre des autorités et pour vérifications pendant quarante jours, après que Tepco eut admis avoir falsifié ou ignoré à vingt-neuf reprises des conclusions d'inspecteurs faisant état de fissures dans les réacteurs. Deux ans plus tôt, lors d'un référendum, les 3 589 électeurs du village de Kariwa s'étaient prononcés à 54 % contre l'utilisation dans la centrale de plutonium recyclé (MOX), que les écologistes jugent plus dangereux que l'uranium en cas d'incident. Tepco s'était incliné face au résultat du vote.
L'industrie nucléaire a subi une nouvelle avalanche de reproches ces derniers mois, plusieurs compagnies ayant reconnu avoir caché des dizaines d'incidents, certains « critiques », entre 1978 et 2002. Toutefois les autorités n'ont pas l'intention de renoncer à cette énergie : treize réacteurs sont en construction au Japon.

piqué au tas sur www.lefigaro.fr/international/2007/07/18

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