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08/06/2011

Dialogue social à Corbeille-Essonnes : une fillette victime d'un flash-ball

La fillette dans le coma victime d'un flash-ball, dit son avocat

PARIS (Reuters) - Une fillette de neuf ans plongée dans le coma à la suite de heurts entre jeunes et policiers à Corbeil-Essonnes (Essonne) a été victime d'un tir de flash-ball, arme utilisée par les forces de l'ordre, a affirmé mardi l'avocat de sa famille.

La police dit attendre les résultats des analyses pour savoir si la fillette a été victime d'un jet de pierre de la part des jeunes ou d'un tir de la police lors des incidents survenus dimanche soir dans le quartier des Tarterêts.

Le parquet d'Evry a co-saisi l'IGPN, la police des polices, et la Sûreté départementale de l'Essonne pour déterminer les circonstances du drame.

"Je suis tout à fait dans l'incapacité de vous dire ce qui a occasionné sa blessure. Il y a une enquête judiciaire", avait dit lundi à des journalistes le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant.

Mais selon Me Joseph Cohen Sabban, les constatations médicales déjà effectuées montrent que la blessure provient "nécessairement d'un tir policier".

"Il y a un impact rond régulier de 5 cm de diamètre: c'est un tir de flash-ball, ça ne peut rien être d'autre", a-t-il dit sur RTL et BFM TV.

L'avocat a souligné que les parents entendaient porter plainte contre X.

VALLS MET EN CAUSE LA MUNICIPALITÉ

L'enfant se trouvait au pied de son immeuble lorsque des affrontements ont éclaté entre jeunes et policiers.

Les policiers étaient intervenus aux Tarterêts pour appuyer des pompiers venus éteindre l'incendie de trois véhicules. Ils ont été pris à partie violemment par une trentaine de jeunes au visage dissimulé qui leur ont jeté des projectiles, notamment des pierres et des bouteilles de verre.

Les policiers, qui assurent avoir alors demandé aux riverains de "rentrer" les enfants jouant à proximité, ont répliqué par des tirs de grenades lacrymogènes et de flash-ball.

Le député-maire d'Evry (Essonne), Manuel Valls, a demandé lundi au ministre de l'Intérieur une réunion de crise sur la situation des Tarterêts, qu'il dit aux mains d'un "système mafieux".

Invité mardi matin d'Europe 1, il a accusé la municipalité d'entretenir "une forme de complicité avec des individus connus des services de police".

"Quand vous employez des gens qui ensuite s'en prennent aux forces de l'ordre, c'est bien qu'il y a quelque chose qui ne va pas", a-t-il déclaré.

Il a persisté dans ses accusations au journal de 20 heures de TF1 en insistant sur la nécessité d'"élus exemplaires".

"On ne peut pas acheter la paix sociale, on ne peut être complaisant à l'égard d'individus qui mettent à sac des quartiers et qui font vivre un véritable enfer", a-t-il dit.

Le maire UMP de Corbeil-Essonnes, Jean-Pierre Bechter, a annoncé sur BFM TV son intention de porter plainte contre l'élu socialiste, candidat déclaré à la primaire du PS, pour des propos "diffamatoires".

"Il ne sait plus quoi faire pour faire parler de lui", a-t-il déclaré.

Gérard Bon et Sophie Louet

piqué au tas sur www.lepoint.fr - 07/06/2011

 

 

19:49 | Lien permanent | Commentaires (0) |

13/11/2010

Coefficient balistique : un pompier blessé par balle

Un sapeur-pompier blessé par balle à la Villeneuve

Un sapeur-pompier professionnel âgé de 24 ans a été blessé par balle, hier soir, dans le quartier de La Villeneuve à Grenoble alors qu’il éteignait un feu de voiture, avec plusieurs de ses collègues.

Alertés par des témoins vers 22?h?30 qu’un véhicule stationné devant le 170 galerie de l’Arlequin était en train de brûler, les sapeurs-pompiers du centre opérationnel d’incendie et de secours de l’Isère avaient aussitôt dépêché sur place leurs collègues du centre de secours de Saint-Martin-d’Hères “dans un contexte relativement calme, alors qu’aucune tension particulière ne semblait régner dans le quartier”, indiquait un secouriste, hier soir. Alors que les soldats du feu étaient en pleine intervention et qu’aucun incident notable n’était jusque-là survenu, l’un d’eux a subitement ressenti une vive douleur au bras et s’en est plaint auprès de l’un de ses supérieurs. C’est en y regardant de plus près que ce dernier s’est aperçu que le jeune homme avait été atteint d’un projectile au bras.

On ignore d’où le tireur a visé le secouriste

La victime n’a apparemment pas vu le tireur qui l’a visée et n’a pas plus distingué l’endroit d’où ce dernier a agi. Une équipe du SAMU 38 a alors été sollicitée et le blessé a pu être médicalisé sur place avant d’être transporté à l’hôpital Michallon de Grenoble-La Tronche. On ignorait, hier soir, le calibre de l’arme utilisée mais les blessures dont souffre le jeune homme semblaient heureusement superficielles, hier soir. Les policiers grenoblois (évidemment informés de ces faits d’une extrême gravité) se sont immédiatement rendus sur les lieux pour procéder aux constatations et ont ouvert une enquête afin d’identifier le tireur.

par Vanessa LAIME

piqué au tas sur le daubé - 13/11/2010

Grenoble : un pompier blessé par balle

Un pompier de 24 ans a été blessé par balle vendredi soir à Grenoble. Alors qu'il était en train d'éteindre un feu de voiture avec plusieurs autres soldats du feu, l'homme a été touché au bras. Immédiatement hospitalisé, il ne serait que «légèrement blessé», indique ce samedi matin la préfecture de l'Isère.

Les faits se sont déroulés vers 22h30 quand un coup de feu, dont on ignorait encore l'origine exacte, a «perforé le biceps» du jeune homme, selon la préfecture qui a confirmé une information du Dauphiné Libéré.

En outre, la voiture des policiers, qui accompagnent systématiquement les pompiers en intervention dans ce quartier sensible, a essuyé deux impacts de balles, respectivement «sur le capot et sur la plaque d'immatriculation».

Par d'interpellation

Secourus par ses collègues, le pompier blessé a été emmené à l'hôpital d'où il devait sortir samedi dans la matinée, son état de ayant été «jugé satisfaisant».

Aucune interpellation n'a eu lieu à la suite de cet incident, selon la direction départementale de la sécurité publique, qui notamment pour déterminer «le type d'armes utilisé». L'ambiance restait également «calme» dans le quartier.

L'agression a eu lieu dans le quartier de la Villeneuve, à l'endroit où des policiers avaient été visés lors d'émeutes consécutives à la mort d'un braqueur de casino en juillet.

piqué au tas sur leparisien.fr - 13/11/2010

09:46 | Lien permanent | Commentaires (0) |

18/09/2010

Fumer tue (surtout dans une gendarmerie)...

Gendarme de Draguignan: les raisons d'un non lieu

JUSTICE. Selon l'ordonnance de non lieu du 18 août, que « Libération » a pu consulter, le gendarme, qui a tué le 23 mai 2008 un fuyard menotté, a fait un usage légal de son arme. La partie civile conteste. Lire la suite

 

Pour la juge d'instruction du tribunal de Draguignan en charge du dossier, « bien que l'on ne puisse que déplorer la mort d'un homme et compatir à la douleur de sa famille, il apparaît que toutes les conditions d'usage des armes sont au cas d'espèce remplies ».

Le gendarme mis en examen pour « coups mortels aggravés » bénéficie donc à ses yeux du « fait justificatif » l'autorisant à tirer.

 

QUI ÉTAIT LA VICTIME?

Pour la magistrate, Joseph Guerdner, 27 ans, était un « délinquant d'habitude » à la « dangerosité croissante ».

Il faisait l'objet d'un contrôle judiciaire pour des « vols aggravés » et pour « dégradation d'un véhicule de gendarmerie qu'il n'avait pas hésité à percuter de face pour ménager sa fuite et celle de ses comparses, blessant légèrement à cette occasion un gendarme ».

Pour ces faits remontant à février 2006, il avait été placé sous contrôle judiciaire et devait pointer régulièrement à la brigade de Brignoles (Var).

C'est là que les gendarmes l'interpellaient, le 22 mai 2008, quand il venait émarger pour ce contrôle.

Il était cette fois suspecté d'avoir participé au vol d'un camion de matériel vidéo avec séquestration du chauffeur-livreur, le 21 avril, au Luc-en-Provence.

Des faits qualifiés de « vol avec arme et en bande organisée, enlèvement et séquestration de personne » et passibles des assises.

Dans son véhicule, les gendarmes saisissaient un pistolet calibre 45 dérobé au cours d'un vol à main armée chez un particulier, en 2007, à Orange (Vaucluse).

 

COMMENT LES FAITS SE SONT-ILS DÉROULÉS?

Placé en garde-à-vue à la gendarmerie de Draguignan, Joseph Guerdner porte des menottes aux poignets.

« Pour limiter les risques d'évasion », une autre menotte est passée au-dessus de sa cheville droite, au niveau du tendon d'Achille, afin de limiter la flexion et de gêner sa marche.

A 21h30, le 23 mai, Joseph Guerdner, qui nie les faits reprochés, est autorisé à fumer.

Comme il est interdit de fumer dans les locaux,le gendarme M. l'accompagne dans la cage d'escalier.

Le militaire est seul alors que, pour les pauses cigarettes précédentes, les gendarmes étaient à deux pour le surveiller.

A un moment, la minuterie s'éteint.

Le gendarme monte quelques marches pour rallumer.

Il voit Joseph Guerdner écarter le ventail de la fenêtre, se hisser sur le rebord, et sauter dans le vide, à 4,60m de haut.

Arrivé en bas, il se relève et s'enfuit.

 

Y-A-T-IL EU SOMMATIONS?

Interrogé une première fois après les faits, le gendarme M. affirme avoir crié « Evasion » et « il se barre », puis avoir fait feu. Il tire sept fois, touchant trois fois le fuyard.

Lors d'une seconde audition, le gendarme ajoute qu'il a lancé une sommation « arrête ou je tire ».

Les sommations ne sont donc pas établies et pour la partie civile, le gendarme était plus animé par « la colère, la rage et une intetion homicide ».

Mais pour la juge, « aucun élément objectif du dossier ne vient contredire le gendarme ».

Conclusion: « Joseph Guerdner a sciemment refusé d'obtempérer aux sommations qui lui étaient adressées. »

Les quatre premiers tirs ratés auraient dû sonner à ses oreilles comme autant de « coups de semonce », « ce qui aurait dû l'inciter à stopper sa course, ce qu'il n'a pas fait ».


OÙ LE GENDARME A-T-IL VISÉ?

Le gendarme affirme avoir visé la partie inférieure du corps. Mais la victime n'a été touché qu'en haut du corps, ce qui, pour les parties civiles, témoigne d'une intention homicide.

La juge conteste, relevant « le caractère nécessairement imprécis d'un tir dans l'obscurité sur une silhouette en mouvement ».

Conclusion: « Eu égard aux difficiles conditions de tir […], le gendarme M. ne pouvait effectuer que des tirs d'arrêt dont l'impact réel lui était nécessairement ignoré. »

Trois balles sur les sept tirées l'ont touché, dont une, mortelle, a traversé le thorax.

C'est la première fois en 18 ans de carrière que le gendarme M. faisait usage de son arme.

Il s'est décidé à tirer en une demi-seconde.


COMMENT JOSEPH GUERDNER EST-IL MORT?

Bien que touché, Joseph Guerdner a pu franchir un grillage de deux mètres pour se réfugier dans l'institution religieuse Saint-Joseph voisine, un internat pour jeunes filles.

Les gendarmes partis à sa recherche ont entendu un craquement dans un arbre et la chute d'un corps.

Ils ont découvert Joseph Guerdner allongé sur le dos, mais continuant à se débattre.

Trois gendarmes se sont employés à le maîtriser, « sous les yeux de religieuses et de plusieurs de leur jeune pensionnaires », rapporte la juge d'instruction.

Joseph Guerdner est mort sur place malgré l'arrivée des secours et les premiers soins.

Pour la juge, « compte tenu de l'avance [qu'il] avait prise et de l'extrême détermination qu'il manifestait à s'évader, […] l'usage des armes constituait à ce moment le seul moyen dont disposait le gendarme M. pour stopper la fuite de Joseph Guerdner et empêcher son évasion ».

Les parties civiles ont fait appel.

MICHEL HENRY

piqué sur www.libemarseille.fr - 31/08/2010

 

Article 174
Modifié par Décret 43-1969 1943-07-22 art. 1 JORF 18 septembre 1943
Abrogé par LOI n°2009-971 du 3 août 2009 - art. 25

Les officiers, gradés et gendarmes ne peuvent, en l'absence de l'autorité judiciaire ou administrative, déployer la force armée que dans les cas suivants :

 

Lorsque des violences ou des voies de fait sont exercées contre eux ou lorsqu'ils sont menacés par des individus armés ;

 

Lorsqu'ils ne peuvent défendre autrement le terrain qu'ils occupent, les postes ou les personnes qui leur sont confiés ou, enfin, si la résistance est telle qu'elle ne puisse être vaincue autrement que par la force des armes ;

 

Lorsque les personnes invitées à s'arrêter par des appels répétés de : "Halte gendarmerie", faits à haute voix, cherchent à échapper à leur garde ou à leurs investigations et ne peuvent être contraintes de s'arrêter que par l'usage des armes ;

 

Lorsqu'ils ne peuvent immobiliser autrement les véhicules, embarcations ou autres moyens de transport dont les conducteurs n'obtempèrent pas à l'ordre d'arrêt.

 

Ils sont également autorisés à faire usage de tous engins ou moyens appropriés tels que herses, hérissons, câbles, etc., pour immobiliser les moyens de transport quand les conducteurs ne s'arrêtent pas à leur sommation.

www.legifrance.gouv.fr

 

Depuis un arrêt de la Cour de cassation en 2003, les gendarmes ne peuvent plus faire usage de leur arme qu'en cas "d'absolue nécessité."

Jusqu'en 2003, il n'aurait pas été certain qu'il soit renvoyé devant un tribunal, si, comme l'indiquent les premiers éléments de l'enquête, le gendarme a fait des sommations, avant d'ouvrir le feu. L'article 174 du décret de 1903 sur l'organisation de la gendarmerie précise en effet que les militaires peuvent faire usage de leur arme après sommation.

Les policiers, eux, sont soumis à la règle de la légitime défense. Pour utiliser leur arme de service, ils doivent être l'objet d'une menace réelle, et leur riposte doit être proportionnée. Mais le 18 mars 2003, un arrêt de la Cour de cassation a ajouté aux règles en vigueur dans la gendarmerie un impératif « d'absolue necessité», qui aboutit, de fait, à l'abrogation de l'article 174.

piqué sur www.lexpress.fr - 26/05/2008

 

http://image.toutlecine.com/photos/l/a/0/la-chasse-a-l-homme-22-09-1964-2-g.jpg

09:30 | Lien permanent | Commentaires (2) |

06/08/2010

Le recul : action apportant précision sur les tirs contre des policiers à Auxerre et Villiers-le-Bel

http://www.simpsonspark.com/images/dossiers/modo/modo-15.jpg

Des policiers visés par des tirs à Auxerre et Villiers-le-Bel
(Le 5 août 2010)

Des policiers visés par des tirs à Auxerre et Villiers-le-Bel

Le Parisien | 05.08.2010, 17h43

Mardi soir à Auxerre, hier à Villiers-le-Bel. En deux jours seulement, des policiers ont été la cible de tirs d’armes à feu. Dans les deux cas, les tireurs ont utilisés des petits calibres. Mais c’est suffisant pour inquiéter les forces de l’ordre. Pour François Paillard, secrétaire du syndicat Alliance Police nationale Bourgogne et Franche-Comté , « on a franchi un pas qui, pour nous, est grave ».

Auxerre : des armes « de type 22 long rifle »

Une voiture de police a été visée par un tir d’ « arme à feu de petit calibre » et des projectiles dans la nuit de mardi à mercredi dans une cité sensible d’Auxerre, sans faire de blessé, et une enquête a été ouverte, relate la préfecture de l’Yonne. Selon le syndicat Alliance Police nationale, le véhicule de police aurait été impacté deux fois, « au niveau du pare-brise et de la carrosserie », par une arme « de type 22 long rifle ».

Les policiers en tenue, qui patrouillaient vers 2 heures du matin dans le quartier sensible de Sainte-Geneviève, à Auxerre, ont « entendu une déflagration » et « leur pare-brise a été étoilé », a précisé la préfecture. En outre, les fonctionnaires, une fois sortis de leur véhicule et après avoir reçu les renforts de la Brigade Anti-Criminalité (BAC), ont essuyé « des projectiles » et « entendu des déflagrations », selon la préfecture. Cela correspondrait à des « tirs de plombs », selon Frédéric Paillard.

Ces incidents interviennent après qu’un jeune homme, « connu des services de police », ait échappé à un contrôle et se soit réfugié dans son quartier de Sainte-Geneviève plus tôt dans la journée, ont indiqué la préfecture et le syndicat. Un groupe d’une dizaine de personnes, « encagoulées et armées de bâtons et de pierres », a alors « empêché l’intervention de la police », selon Alliance Police nationale. Le jeune homme a finalement été interpellé. Une enquête est en cours, et deux personne ont été arrêtées pour outrages sur des policiers, a indiqué la préfecture.

Une quinzaine d’individus armés à Villiers-le-Bel

Des policiers, qui contrôlaient un véhicule, ont essuyé mercredi soir des tirs par arme à feu à Villiers-le-Bel (Val-d’Oise) sans qu’il y ait de blessés. « Vers 23h40, une équipe des UTEC (Unité territoriale de quartier) contrôlait un véhicule place du Bois Joli à Villiers-le-Bel lorsqu’une quinzaine d’individus se sont présentés. Ils étaient armés », a expliqué Audrey Vagner, du syndicat Alliance Val-d’Oise. « Il y a eu des tirs à deux reprises sur les policiers qui ont riposté par un tir de flashball. Il n’y a pas eu de blessé ni d’un côté, ni de l’autre », a-t-elle précisé.

« Les douilles retrouvées sur place permettent de dire qu’ils étaient armés de 12 mm » (calibre de carabine de jardin, ndlr), a ajouté Mme Vagner. La préfecture du Val d’Oise n’a pas souhaité faire de commentaire, « une enquête est en cours ». La sûreté départementale a été chargée de enquête.

Alliance Police Nationale « en appelle à toute la classe politique »

« Grenoble, Auxerre et maintenant Villiers-le-Bel (...). Ces tirs sont perpétrés par des criminels prêts à tuer pour empêcher l’interpellation d’un malfaiteur ! », a dénoncé Alliance Police Nationale. « Il est urgent que la Justice se fasse entendre et tape du poing sur la table en sanctionnant lourdement, avec la plus extrême des fermetés, en réponse à cet emballement criminel intolérable », déclare le syndicat. « Face à la recrudescence de ces actes extrêmement préoccupants, Alliance Police Nationale en appelle à toute la classe politique pour qu’elle se rassemble unanimement en faveur de l’action des forces de sécurité », conclut le syndicat.


Villiers-le-Bel : les tirs n’étaient pas destinés aux policiers(sources proches dossier)

06/08/2010-[11:11] - AFP

CERGY, 5 août 2010 (AFP) - Les tirs essuyés mercredi soir par des policiers qui contrôlaient un véhicule à Villiers-le-Bel (Val d’Oise) n’étaient pas destinés aux forces de l’ordre contrairement à ce qu’avait affirmé le syndicat Alliance, selon des sources proches du dossier.

"Le tirs n’étaient pas dirigés contre les policiers. Il s’agit d’une lutte entre bandes. Ils ont échangé des tirs et les jeunes qui se sont dirigés vers les policiers fuyaient", a expliqué une source à l’AFP. "Il y a eu des échanges entre jeunes. Certains se sont réfugiés auprès des policiers qui contrôlaient un véhicule", a confirmé une autre source. Jeudi, le syndicat Alliance, deuxième syndicat de gardiens de la paix, avait annoncé que des policiers des UTeQ (Unités territoriales de quartier), qui contrôlaient un véhicule, avaient essuyé mercredi soir des tirs par arme à feu à Villiers-le-Bel (Val-d’Oise) sans qu’il y ait de blessés. "Grenoble, Auxerre et maintenant Villiers-le-Bel (...). Ces tirs sont perpétrés par des criminels prêts à tuer pour empêcher l’interpellation d’un malfaiteur !", avait dénoncé Alliance Police Nationale. Contacté par l’AFP, le parquet n’a pas fait de commentaire. La sûreté départementale a été chargée de l’enquête.

piqué sur Brèves du désordre -06/08/2010

 

 

  • Rappel du positionnement du doigt sur la queue de détente :
    • C'est la partie la plus sensible de l'index qui doigt se trouver en contact avec la queue de détente.
    • Cette partie ce situe au niveau de la pulpe de la dernière phalange (confère schéma).

 

12:25 | Lien permanent | Commentaires (0) |

18/07/2010

Grenoble City is burning II - De l'établissement d'un ordre public à la pacification sociale

Le_Pacificateur.jpg

DR. Ordre public. ,,Ensemble des institutions et des règles destinées à maintenir dans un pays le bon fonctionnement des services publics, la sécurité et la moralité des rapports entre les particuliers`` (Cap. 1936). Contraire à l'ordre public; troubler l'ordre public. C'est quand l'État est en danger, c'est quand l'ordre public est troublé, qu'il faut demander à la justice et aux lois un appui contre la révolte (Scribe, Bertrand, 1833, iv, 5, p.198). L'ordre public et la sécurité des citoyens ne demandaient que la garantie des possessions; pourquoi la loi a-t-elle créé des propriétés? (Proudhon, Propriété, 1840, p.203). Le maintien de l'ordre public appartient exclusivement à l'autorité française (De Gaulle, Mém. guerre, 1954 p.560).P. méton. Stabilité sociale, respect des institutions en vigueur, de la hiérarchie sociale. Partisan de l'ordre. La France, sous un ordre apparent, est toujours en révolution (Michelet, Journal, 1856, p.309). Comme ils [des sergents de ville] arrêtaient les voitures pour ne laisser passer personne, le jeune homme traversait, sans en avoir besoin, pensant faire plaisir à ces soutiens de l'ordre (Montherl., Bestiaires, 1926, p.395):
11. «Le parti de l'ordre a toujours été le même» dit Renan. C'est l'organisation des maîtres du monde, profitant de l'ordre établi (...). C'est le parti des plus forts, où toutes les puissances sociales se concentrent. Avec la loi pour théorie, avec la force pour ultima ratio, il fera jouer tous les ressorts pour garder la possession d'État.
Clemenceau, Vers réparation, 1899, p.IV.
En partic. Absence de troubles dans la rue. Maintien de l'ordre; maintenir, faire régner l'ordre; forces de l'ordre (v. force I C 2). Il y eut des scènes sanglantes; des barricades se formèrent, et les troupes envoyées pour rétablir l'ordre furent obligées de faire feu (Chateaubr., Mém., t.3, 1848, p.295). [P. allus. hist.] L'ordre règne à Varsovie. Les Prussiens entreront dans Paris et «l'ordre régnera à Varsovie»! (Flaub., Corresp., 1871, p.216):
12. Vous serez consigné quatre jours pour me poser des questions ridicules! Cette petite exécution fit son effet: on n'insista pas davantage, et les hommes, traînant leurs sabots, leurs gamelles au poing et leurs pains sous l'aisselle, s'en allèrent achever leurs repas où ils purent, sur le pied de leurs lits ou sur l'appui des fenêtres. Une fois de plus l'ordre régnait dans Varsovie.
Courteline, Train 8 h 47, 1888, 1re part., VI, p.74.


Action de pacifier; rétablissement de la paix. Depuis la bataille de Platée jusqu'à la pacification générale, il s'écoula trente années (Chateaubr., Essai Révol., t.2, 1797, p.46). Ainsi fut consommée la pacification de la cité, le mariage des deux ordres, l'unité de Rome (Michelet, Hist. romaine, t.1, 1831, p.150):
1. Grâce au progrès de la pacification, au progrès démocratique, au progrès social, on peut maintenant envisager le jour où les hommes et les femmes qui habitent l'Algérie seront en mesure de décider de leur destin, une fois pour toutes, librement, en connaissance de cause.
De Gaulle ds Doc. hist. contemp., 1959, p.217.
HIST. Édits de pacification. ,,Plusieurs édits des rois, qui avaient pour but d'apaiser les troubles de religion, dans le xvie siècle`` (Littré). Le traité conclu avec les révoltés fut accompagné d'un édit qui révoquait tous les édits de pacification accordés jusque là aux calvinistes (Thierry, Tiers État, 1853, p.138).


Contre l’ordre impérial, un ordre public démocratique et universel

La société mondiale est entrée dans une forme d’impérialisme qui n’est pas seulement le fait d’un gouvernement mais d’un système, celui d’un capitalisme financier multinational et intergouvernemental à la fois. Aucune résistance n’est tolérée à l’ordre ainsi imposé. Incapacité après le 11 septembre 2001 à s’opposer à la guerre en Afghanistan, silence de plomb sur la Tchétchénie, mutisme douloureux sur la Palestine, faiblesse de l’opposition à la guerre contre l’Irak par crainte d’apparaître comme favorable au régime en place à Bagdad, telles sont, sur les conflits les plus graves, les victoires de l’ordre impérial qui prend désormais l’humanité en otage et jette les plus déséquilibrés de ses membres dans l’impasse funeste du terrorisme. Sommes-nous condamnés à laisser faire ou obligés à pousser la seule communauté politique encore en état de s’exprimer, à savoir l’Europe, à s’engager dans la compétition militaire pour revenir (mais dans combien de temps et dans quel but ?) à une situation bipolaire ? Non, car il nous reste une arme trop peu utilisée : celle des idées, donc des valeurs qu’elles expriment.

Le peuple vietnamien, le peuple algérien, les peuples d’Afrique sous colonisation portugaise n’ont pas gagné leurs guerres contre l’Occident sur un rapport de forces matérielles favorable, bien au contraire. Ils les ont gagnées par la force d’une idée, celle d’émancipation, et l’irruption d’un changement de la norme juridique, avec l’affirmation du principe du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, qui a renversé la validité du colonialisme jusqu’alors reconnue.

Monique Chemillier-Gendreau

la suite ici :

Lien

 

Aux Insoumis de la pacification sociale

Il y a de plus en plus d’indésirables dans le monde, d’hommes et de femmes pour qui cette société n’a prévu qu’un rôle, celui de crever. La société ne nous désire qu’ainsi : morts pour le monde ou pour nous-mêmes.

Parce que l’exploitation, l’enfermement, le contrôle, l’isolement ou la domination ne sont pas que des mots, on peut se briser les os courbé sur une machine à coudre, comme derrière une chaîne de montage ; on peut tourner en rond dans une cage en attendant d’être ligoté dans un charter, comme compter les jours en attendant le prochain parloir derrière l’hygiaphone ; on peut aller chercher des mômes à l’école avec l’angoisse de se faire arrêter à la sortie, comme les y abandonner pour regarder tranquillement sa télé ; on peut s’entasser à dix dans une cave, comme on peut se croire chanceux dans une cage à poule ; on peut échapper à la rafle des flics pour retomber dans les filets de la communauté, comme on peut esquiver le contrôle de la BAC pour finir sous la coupe de ses grands frères ; on peut interpeller les petits voleurs en faisant le vigile, comme on peut dénoncer les incendiaires de poubelle de derrière sa fenêtre.

Dans cette guerre sociale sans trêve, ce n’est pas notre misère commune, mais la vigueur avec laquelle nous la combattons, qui nous permettra d’abattre ce système. Si nous nous sentons en l’occurrence solidaires des sans-papiers révoltés, ce n’est pas pour déverser un racket politique de souteneurs et créer un énième sujet politique qui serait vertueux de par sa condition. Et ce n’est pas non plus pour assister une victime en péril, à la façon des charognards humanitaires. Nous ne sommes pas du côté des indésirables, nous en sommes. L’entr’aide et la lutte ne peuvent ainsi se construire entre nous qu’à partir de bases de réciprocité et d’offensive.

Quand on nous vend l’image de la mère de famille élevant seule ses six enfants, de l’honnête ouvrier qui œuvre – pourtant – à la bonne santé de l’économie nationale, de l’enfant séparé de ses parents mais entouré de camarades de classe aimants, voire de l’universitaire reconnu jusque dans son bled, c’est la tactique du scandale qui pointe sa sale gueule de bonne sœur. S’indigner à grand renfort d’affect sur les « bons sans-papiers injustement réprimés », c’est faire comme si l’occupation policière, les rafles, les camps, les expulsions, mais aussi les marchands de sommeil ou de sueur, étaient des « dérives » à rectifier. C’est oublier que c’est aussi une conséquence très démocratique d’un monde qui transforme tout et tous en marchandise.

Des mutinés du vaisseau des morts

La suite ici : Aux insoumis de la pacification sociale

 

La pacification sociale, c'est l'assassinat !

Pourrions-nous encore nous duper ? L’image trompeuse de la paix sociale se tache de sang. Dans lombre de la course habituelle des choses, lordre prédominant exige une vie après lautre. À present, les lois et ses représentants révèlent assez clairement ce qu’ils étaient depuis toujours par essence : des assassins au nom de l’État. Pendant que les gens flânent apathiquement le long des rues commerciales, un homme se fait tuer lors dune tentative de déportation à Zurich. Au milieu des insignifiances quotidiennes, avec lesquelles les médias nous bourrent, en Bochuz (VD) les matons laissent étouffer un détenu rebelle dans sa cellule brûlante. Près du Fribourg les flics tuent un mec de 18 ans, suspecté davoir volé une voiture, par plusieurs coups de feu dans une embuscade. Mais le rythme monotone du monde du travail ne laisse guère le temps pour réfléchir sur de tels événements. Peu de temps après, deux hommes de plus meurent, cette fois dans une prison de Zurich et de Schaffhouse. Chaque mort en prison est un assassinat, parce quelle est provoquée par une violence extérieure qui se pose au-dessus de nous. Et si ce nest pas la matraque dun maton, cest lexistence réduite à quelques mètres carrés. À Pfäffikon se pend un homme de 40 ans, qui était en prison pour vol. Une personne de plus est grièvement blessée par un feu dans sa cellule. À nouveau un réfugié tombe de la soute dun avion.

 

Et tout ça, ce ne sont que les choses, qui ont surpassé les murs et les medias pendant les trois derniers mois ici en Suisse…

 

Les mesures politiques et juridiques avec lesquelles on prétend soccuper de tels «malheurs», ne servent quà maintenir la paix sociale. Pourquoi sengager encore dans cette duperie qui ne fait rien que nous empêcher de transformer la rage en révolte. En révolte contre cette course bien trop habituelle des choses… La prison, cest la torture, là il ny a pas de question. Et la société qui en a besoin ? Qui accepte et justifie de tels assassinats ?

La suite ici : La pacification sociale, c'est l'assassinat !

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Pacification 1 Algerie 1954. Huile sur rhodoïde - 25,3/19,1 cm  2007

16:53 | Lien permanent | Commentaires (0) |

16/05/2010

L'armée écrase les luttes à Bangkok ...

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...Les "rouges" défendent ardemment leur camp retranché, menant des opérations de guérilla urbaine avec cocktails Molotov, pierres, engins incendiaires et parfois armes à feu, tandis que l'armée tire à balles réelles...

Le regain de violence des derniers jours inquiète de plus en plus les pays étrangers. Les Etats-Unis ont été les premiers à ordonner samedi l'évacuation du personnel non essentiel de leur ambassade, et à déconseiller aux Américains de se rendre dans le royaume...

Extrait d'un article de L'Express.fr - 16/05/2010

21:33 | Lien permanent | Commentaires (0) |

03/05/2010

4 dead Ohio - Mai 1971 ... combien ici depuis ?

4dead_ohio.jpg

On May 4, 1970, National Guard troops shot and killed four students at Kent State University in the US state of Ohio. The shootings came after several days rising tensions between students protesting the US invasion of Cambodia and Guardsmen deployed to control those protests.

Four dead in Ohio

20:00 | Lien permanent | Commentaires (0) |

23/04/2010

Les "Tireurs" de Villers le Bel - La délation, nouvel organe de visée ...

A partir du 21 juin, quatre personnes comparaissent "en effet" (guillemets par PROBE) pour tentative de meurtre sur policiers en bande organisée, un cinquième pour complicité de ces mêmes faits. - Le Parisien 8/04/2010

La guerre n'est pas si onéreuse que la servitude..gif


Lire la suite

10:26 | Lien permanent | Commentaires (0) |

26/11/2009

quelques conseils de la Fédération Française de Tir

 

Ces éléments ont été copiés sur le site de la Fédération Française de Tir

Que vous soyez attiré par le tir sportif de loisir ou de compétition, maintenant que vous êtes licencié, nous vous invitons à exercer cette pratique en toute sécurité en appliquant quelques principes techniques élémentaires.

Votre choix pourra se porter sur des armes de poing ou d’épaule, selon votre propre sensibilité.

A cet effet, et à travers l’exemple du tir de précision à 10 mètres, nous vous proposons les premiers conseils techniques qui vous permettront d’apprendre un bon geste.

Pour tirer et atteindre une cible avec précision à chaque coup, il convient de coordonner les éléments techniques suivants, qui composent la séquence de tir :

*

la position

*

la visée

*

le lâcher

*

la tenue de l’arme

*

l’annonce

C'est à partir des éléments de cette séquence que nous allons évoquer succinctement la technique de base.

1. LA POSITION

Nous vous présentons à travers quelques schémas commentés, les fondamentaux de la position debout du pistolier et du carabinier.

De par leur morphologie, certains tireurs devront faire évoluer leur position, et ce, en respectant les principes de simplicité, d’équilibre et de reproductibilité.

Au niveau de la respiration, chacun comprendra que le geste du tireur s'accommode mal des " bougers " qu’elle peut engendrer. Toutefois, instinctivement, celle-ci va se bloquer (par une apnée) lors de la réalisation d’un geste précis.

 


 

 

Comme " il n’y a pas, d’un côté, un "ouvrier sauvage" qui posséderait l’apanage de l’activité révolutionnaire, par la grève spontanée et le sabotage, et de l’autre des individus ou des groupes qui ne pourraient faire usage des armes qu’en période d’insurrection généralisée."

 

 

Lettre de Guy Debord à Gianfranco Sanguinetti

 

19:39 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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