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23/03/2012

La tuerie de Toulouse à l’école Ozar Hatorah est un acte antisémite – n’ergotons pas !

« il s’agit d’un acte bar­bare, à l’inten­tion pro­ba­ble­ment antisé­mite » (Christian Picquet)

 

« Après les meur­tres de Montauban, ceux de Toulouse sem­blent indi­quer une dém­ence raciste des cri­mi­nels. S’il est trop tôt pour en être sûr, il est cer­tain que cela ajou­te­rait l’igno­mi­nie au crime. » (Jean-Luc Mélenchon)

 

C’est avec cons­ter­na­tion que l’on a pu lire les propos de mem­bres du Front de Gauche repro­duits ci-dessus.

 

La tuerie serait « pro­ba­ble­ment antisé­mite » pour Picquet, ces meur­tres « sem­blent indi­quer une dém­ence raciste », pour Mélenchon, encore plus pru­dent que son compère du Front de gauche et qui s’égare sur la piste de la « dém­ence », que cer­tains jour­na­lis­tes avaient déjà invo­quée à propos du tueur fas­ciste norvégien l’été der­nier.

 

Les fas­cis­tes sont des antisé­mites, très secondai­re­ment des « fous ». Plus exac­te­ment, on peut être fas­ciste et fou, fou et fas­ciste, on reste antisé­mite quand on tue des Juifs.

 

Hitler et cer­tains diri­geants du NSDAP étaient sans doute « fous », cela ne fait pas du nazisme une "dém­ence" expli­ca­ble et trai­ta­ble par le biais de la psy­chia­trie, mais un mou­ve­ment poli­ti­que qu’il faut com­bat­tre et éli­miner avec les armes quand il veut impo­ser sa ter­reur.

 

Un homme pénètre dans une rue étr­oite et peu fréquentée, entre dans une école privée juive. Il tire sur des adul­tes et des enfants juifs, les pour­chasse au sein même de l’école, en sachant évid­emment qu’il s’agit d’une école reli­gieuse juive.

 

Et mes­sieurs Picquet et sur­tout Mélenchon hésitent à qua­li­fier ouver­te­ment cet acte d’ « antisé­mite » ?

 

Que leur faut-il de plus ?

 

On com­prend leur volonté res­pec­ta­ble de ne pas récupérer poli­ti­que­ment une tragédie humaine, scru­pu­les que n’ont pas d’autres poli­ti­ciens. Mais on ne com­prend pas du tout cette rétic­ence à appe­ler un chat un chat. Quelles que soient les moti­va­tions poli­ti­ques, ou reli­gieu­ses, du ou des tueurs, il n’y a pas à chi­po­ter, ergo­ter.

 

IL S’AGIT D’UNE TUERIE ANTISEMITE.

 

Y.C. Ni patrie ni fron­tières 19/3/2011

via Même pas peur

 

 

07:26 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Le Théorème de la Hoggra – la violence et le mépris

Scénariser, mettre en scène - pour mieux faire comprendre. Et à la recherche historique et au combat politique, adjoindre l’arme de la littérature. Le Théorème de la Hoggra, dernier ouvrage du sociologue Mathieu Rigouste, relève de cette double ambition : il s’agit d’incarner ce que démontrait L’Ennemi Intérieur. De lui donner vie.

« Alors il faut bien se raconter quelques histoires avant de crever. »
.

Des histoires, il en est question au cours de ces presque 240 pages. Elles cheminent, en d’incessants va-et-vient, le long des fissures qui parcourent le fond de la Méditerranée : de l’Europe à l’Afrique, de la France à l’Algérie, de la métropole au département, du moins celui d’avant 1962. Des fissures sans fin, sans fond, dans lesquelles l’auteur n’hésite pas à trimballer sa lampe de spéléo, histoire de mettre à jour la nature intrinsèque de tout bon État démocratique qui se respecte. Une nature qui pourrait se réduire à une seule obsession : le contrôle de sa population, et notamment de sa frange la plus pauvre. Et dans ce registre-là, qui mieux que l’armée pour mener la danse ? Qui mieux que l’armée française lors des fameuses opérations de pacification menées en Algérie de 1954 à 1962 ?

De la doctrine de la guerre révolutionnaire, Mathieu Rigouste a tout dit dans son bouquin L’Ennemi Intérieur1. Dans Le Théorème de la Hoggra2, son dernier ouvrage, il s’agit cette fois de rendre le propos plus fluide, plus accessible, mais aussi de l’incarner à travers le parcours et la destinée de plusieurs personnages, avec comme épicentre géographique, La Mandoline, une cité de Gennevilliers. Il y a Houria, la vieille Algérienne née à Constantine en 1934. Fille d’un mineur militant indépendantiste, sa conscience politique sera définitivement aiguisée lors des massacres de Sétif, Guelma et Kherrata en 1945. Après avoir été torturée par l’armée française, le FLN l’enverra en France en 1957 «  pour se reconstruire et disparaître ». Il y a Nordin, qui a eu comme pouponnière le bidonville de Nanterre. «  Le nom de son père figurait dans la liste des portés disparus du 17 octobre 1961. Cette nuit-là, il venait d’avoir trois ans, il a commencé à saisir de quel côté de la France il était né. » Travailleur à la chaîne, Nordin participera aux agitations ouvrières des années 1970, dealera de la came avant de renouer avec le combat politique dans les années 1980. À la Brasserie des blés, on croisera le commissaire Maurice Carnot, bourré comme une huître mais beaucoup plus disert que le susdit mollusque. Carnot a fait la bataille d’Alger, «  vitrine de l’excellence française dans le domaine de la contre révolution ». En octobre 1961, le flic a balancé quelques fellouzes dans la Seine. « Certains collègues avaient pris l’habitude de leur faire bouffer une ou deux cigarettes, pour être sûr de les crever. J’ai jamais apprécié ces méthodes mais c’était la guerre  », confiera le poulet éthylique. Quelques pages plus loin, on fera la connaissance de sa fille, Mélanie. L’indocile purge une peine de perpette à la maison d’arrêt pour femmes de Fleury. « Ceux qui m’ont enfermée disent que je suis la fille de Maurice Carnot et de Liliane Schmitt, mais dans la réalité je suis ce qui ne fonctionne pas. » Pute à son compte, Mélanie s’est fait serrer par les condés avant que ces derniers ne la violent lors de sa garde à vue. Fleur bleue, elle a choisi le jour de la Saint Valentin pour rendre à ses amants assermentés la mitraille de leur pièce, «  trois jolies cartouches de fusil de chasse, qu’ils doivent conserver entre les poumons et la gorge ».

De violence il est éminemment question dans ce bouquin puisque de coloniale, la guerre s’est fait sociale. Et donc totale. Le spectre de Rigouste balaie les cinquante dernières années durant lesquelles va fermenter un dispositif sécuritaire qui confine à la paranoïa. D’Alger à Tarnac, en passant par Dakar et Villiers-le-Bel, l’auteur dessine les contours de plus en plus nets d’une mécanique militaro-policière toujours en recherche du dernier ajustement. Aux manettes de cette machine de mort, quelques concepteurs à la botte des 1 % planétaires. Politiques, industriels ou bien hauts-gradés, toujours cyniques, Rigouste les caricature ébauchant et griffonnant le portrait-robot de cet ennemi intérieur tant fantasmé. Tel ce boss du GIGN qui, hésitant entre ultragauche et islamistes, fait ce constat alarmant : «  Les derniers rapports de la SDAT confirment la mise en place de plusieurs réseaux d’autodéfense à travers le pays. C’est pas les révolutionnaires qui embarquent la racaille, comme on croyait. C’est toute la vermine, bougnoules et subversifs confondus qui parle de prendre les armes ! »

Outil éminemment politique, Le Théorème de la Hoggra ne saurait se laisser réduire à un exercice de pur didactisme. Se faisant passeur d’histoires, Rigouste a taillé son verbe pour le béton et le verre de ces zones grises où l’hystérie médiatico-sécuritaire joue à plein. Il n’en fallait pas moins pour donner chair à ces hommes et femmes de peu, à ces silhouettes toujours mouvantes car en dérapage constant sur des lignes de fuites. Fuite devant la norme, fuite devant la génuflexion, fuite au travers les mailles d’un filet qui se tend en fonction des convulsions capitalistes du moment. Des rouages d’une machinerie en rodage permanent naîtront des accès de jubilation. La vengeance est un carburant qui ne connaît pas la crise. La matière est là pour nourrir le polar forcément insurrectionnel : « Le spectacle assimile les rois et les bouffons. Il enivre et rend les pères Ubu assez stupides pour laisser traîner la lame que le peuple leur plongera dans la couenne. »
Rigouste fait ainsi un pari, et mise tout sur des épaules soudain lasses de tenir les murs. De clinique, sa phraséologie devient incantatoire. Peut-être de quoi en rebuter certains. Quant aux autres, celles et ceux pour qui résignation rime avec suicide quotidien, la brèche est là qui fait béance. C’est le grand soir des calendes grecques qui précipite soudain son agenda. Sous nos yeux, l’écrivain se fait stratège et scénarise le retournement. Comme si les vieilles cendres n’avaient jamais été froides, et les brasiers prêts à repartir. Finalement il n’aura fallu qu’un souffle. Celui du vent qui se lève. Ou celui d’un larsen prêt à irriguer les fièvres.

.

«  Au départ des courts-circuits, au croisement des contraires,
Au carrefour des massacres, au point d’impact des colères,
À contre-courant envers et contre toutes les muselières,
À la périphérie des genres, au cœur des poudrières.
 »
(L’Angle Mort - Zone Libre vs Casey & Hamé)


L'ANGLE MORT - Zone Libre VS Casey Hamé/La... par elmadj

via article 11

07:22 | Lien permanent | Commentaires (0) |

19/03/2012

Manif antifa - Toulouse

 

Les militants antifascistes mobilisent contre les identitaires

La manifestation antifasciste a réuni plus de 300 personnes hier à Toulouse. Un cortège bruyant, très encadré, qui ne s'est autorisé aucun excès ou dégradation. Les associations de l'ultra-gauche, (CNT, No Pasara, Al, UAT, Libertat sud, etc) ont largement mobilisé hier après-midi à Toulouse. La manifestation visait à s'opposer à la création de « L'Oustal », un local associatif maison « de l'identité toulousaine », selon ses créateurs. « Une succursale du Bloc identitaire », affirment au contraire les organisateurs du rassemblement, très remontés contre cette « organisation » qu'ils jugent « puante, ouvertement raciste, xénophobe et homophobe ! »

Parti de la place Arnaud-Bernard, escorté par un service d'ordre important mais discret (policiers en civil), le cortège a progressé jusqu'au boulevard Armand-Duportal aux sons de slogans assez classiques : « Pas de fascistes dans nos quartiers », « Non au local des identitaires, « Toulouse restera toujours une ville antifasciste » « Toulouse mixité et populaire »…

Une fois arrivé sur les allées de Barcelone, où se trouve le local « L'Oustal », la tension est montée d'un cran. Pas à cause de l'imposant barrage mis en place par les CRS pour empêcher l'accès à l'adresse de toutes les colères. Mais très vite, les manifestants ont remarqué la présence de Matthieu Clique, qui filmait la manifestation depuis un balcon. Cet étudiant de 23 ans est le responsable du local des jeunesses identitaires. Sa présence, tous sourires, caméra à la main, a provoqué la colère de nombreux participants au rassemblement. Les gestes injurieux, les insultes, les provocations ont volé bas sous le regard stoïque des forces de l'ordre. Puis le cortège a repris sa route sans pouvoir emprunter la rue Lejeune, elle aussi barré, cette fois par un cordon de gendarmes mobiles.

Un dernier tour sur les allées de Barcelone, à l'angle du boulevard Leclerc pour raviver les slogans antifascistes et le cortège a repris la direction de Compas Caffarelli via la place Heracles dans le calme. Les manifestants ont même observé un silence total et respectueux lorsqu'ils ont croisé sur le chemin pompiers et équipe du SMUR 31 en train d'essayer de sauver un motard blessé dans un accident de la route (lire ci-dessous).

La manifestation qui, c'est une première, avait fait l'objet d'une déclaration en préfecture et avait son propre service d'ordre, s'est ensuite disloquée sans incident. Il est probable que les rencontres entre les deux camps vont se poursuivre dans les prochaines semaines. Loin de regards et des services d'ordre et pas seulement pour échanger des idées…

 

piqué au tas sur ladepeche.fr/ - 18/03/2012

 

Les militants anti-fascistes ne veulent pas des identitaires à Toulouse

 

Après plusieurs semaines d’invectives et d’échauffourées discrètes dans les rues de Toulouse, les organisations d’extrême gauche anti-fascistes appelaient samedi à manifester publiquement contre l’installation d’un local identitaire sur les allées de Barcelone. La manifestation de 300 personnes, que ses organisateurs voulaient « carrée », s’est déroulée sans heurts.

Depuis février, le ton monte entre militants d’extrême gauche et identitaires d’extrême droite. En cause, l’ouverture de « L’Oustal », un local associatif ayant pour but la promotion de la culture toulousaine et occitane. Une couverture pour les anti-fascistes, qui voient dans cette tête de pont, une provocation du bloc identitaire, organisation nationaliste et xénophobe d’extrême droite. Une manifestation était donc organisée samedi, pour exiger le fermeture du local. Très encadrés par les forces de l’ordre, les trois cents participants ont défilé dans le calme.

Moment fort de la manifestation, l’arrivée sur les allées de Barcelone, où, juchés sur un balcon, des militants identitaires narguent les manifestants. Le tout sous le contrôle des forces de l’ordre, barrant la rue à l’aide de camions anti-émeutes et d’un canon à eau. Mais après les insultes d’usage, le cortège repart rapidement et dans le calme. La voie est libre pour Mathieu Clique, responsable de « l’Oustal », qui se tourne rapidement vers les quelques journalistes s’étant attardés.

Une vision peu rassembleuse de la culture toulousaine et occitane, plus proche du discours du bloc identitaire que des traditionnelles associations promouvant l’occitanie. Un discours qui illustre également une tentative de reprise en main du thème du régionalisme par les mouvements d’extrême droite. Un pari loin d’être gagné. Les associations occitanes ont clairement pris leurs distances avec « l’Oustal« ,  et ont publiquement demandé à ce que l’association ne participe pas à la grande manifestation occitane du 31 mars prochain.

 

 

 

 

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17/04/2011

BOYCOTTAGE ET SABOTTAGE

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02/11/2010

Jon Anza : rassemblement aujourd'hui à Toulouse

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Le collectif Jon Anza appelle à un rassemblement à Toulouse mardi prochain [02/11/2010], place Saint-Etienne, à 11 heures. Composé de différentes organisations toulousaines telles que La ligue des droits de l'homme, Europe Ecologie, Front de Gauche, ou encore Les Motivé-e-s, ce dernier, demande que «la vérité sur la mort de ce militant basque soit faite». L'enquête sur les circonstances troubles de sa disparition et de sa mort a été confiée à un juge d'instruction de Toulouse.

30/10/2010

 

Jon Anza : une plainte a été déposée pour tentative de meurtre

F.O.

«Lors de cette action pacifique, des choses anormales se sont passées» a dénoncé hier Filipe Aramendi, l'avocat de Xabier Tubal Abrisketa, qui a déposé plainte lundi auprès du procureur de Paris pour tentative de meurtre.

De jeunes militants avaient déployé une banderole sur l'Arc de triomphe à Paris en solidarité avec Jon Anza le 16 avril dernier, un mois après la découverte de son corps à la morgue de l'hôpital Purpan à Toulouse. Action durant laquelle X. T. Abrisketa avait chuté sur une vingtaine de mètres. Miraculeusement, le jeune homme s'en était sorti avec la douzième vertèbre tassée et une entorse à la cheville.

Filipe Aramendi demande l'ouverture d'une enquête «pour que la lumière soit faite sur les conditions dans lesquelles les policiers ont détaché la personne encordée avec Xabier Tubal Abrisketa, et causé la chute de ce dernier. L'enquête devrait porter sur deux possibles infractions : tentatives de meurtre ou violence volontaire aggravée en réunion».

16/10/2010

09:34 | Lien permanent | Commentaires (0) |

22/06/2010

En soutien aux révoltes de Villiers-le-Bel


Ce matin, lundi 21 juin, jour du début du procès des révoltes de Villiers-le-Bel, des banderoles ont été suspendues au-dessus du périph de Toulouse. On pouvait y lire par exemple : «Solidarité avec les inculpés de Villiers-le-Bel» ou «La police tue».
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Liberté pour tous les émeutiers ! Liberté pour tous les prisonniers !

 

Indymédia Paris-île-de-France - 21/06/2010


07:24 | Lien permanent | Commentaires (0) |

31/05/2010

STRASBOURG : REPRESSION CONTRE LES RASSEMBLEMENTS EN SOUTIEN AU PEUPLE PALESTINIEN ET CONTRE ISRAËL

Rassemblement à l'appel d'organisations pro-palestiniennes et turques place kleber. Environ 500 personnes au début. Départ en manif apparemment autorisée jusqu'à l'Ancienne Douane et remontée vers la place Kleber par la rue des grandes Arcades. De nombreuses personnes rejoignent le cortège. Environ 2000 personnes d'après les personnes sur place. Présence de groupes politiques à l'avant (PCF, NPA, Droits de l'Homme, etc.). Peu de libertaires.

La manif ne cesse de grossir jusqu'au retour à la Place Kleber, très vivante, nombreux slogans anti-sionistes repris ardemment par tout le défilé. Communauté turque fortement présente, présence également du PMF. Beaucoup de familles. Durant ce premier défilé, la tension monte, nombreux pétards, feux d'artifice et mortiers tonnent. Quasiment pas de flics pour le moment.

En débouchant sur la Place Kleber, le cortège s'arrête, et scande à l'unisson sa haine du Mac Do en passant devant celui de Kleber. De nombreux manifestants se saisissent de tables et chaises et tentent de briser les vitrines du mac do. Des organisateurs tentent de calmer le jeu, frictions. Violents accrochages avec des Bacceux également.Nouvelle tentative d'envahir le Mac Do. Nous sommes refoulés. On se dirige tous vers place Kleber.

Place Kleber, tout le monde se rassemble et se compresse pour écouter le discours des organisateurs. Des jeunes escaladent la statue Kleber et déploient des drapeaux palestiniens, tous les drapeaux sont turcs et palestiniens. Flics très discrets. Au bout d'1/2h-40mn, un nouveau départ en manif sauvage démarre en direction de l'homme de Fer. Blocage des trams et du carrefour-tramway place Kleber. Quasiment tout le monde suit, environ 1300 personnes encore. Le cortège sauvage semble hésiter, se dirige d'abord vers Alt Winmärick puis rebrousse chemin, toujours sur les rails, vers la Place Broglie avec l'objectif d'atteindre l'Ambassade d'Israel avenue des vosges. Les esprits s'échauffent, pétards et feux d'artifice éclatent tout le long, l'imposant groupe à l'avant se met à courir pour devancer les flics jusqu'à Broglie. Un toto éclate une vitrine d'un magasin de luxe, des camarades ont dû le secourir, pris à partis par une quinzaine de personnes.

Bref arrêt place Broglie, toujours 1000 personnes en manif sauvage. Les flics se positionnent à l'entrée du pont menant à la Place de la République. Bac et flics en civil partout dans le cortège. Le pont est barré par deux-trois cars et une quinzaine de CRS équipés de flash, et lacrymos. L'avant du cortège s'avance, puis charge la ligne de police. Les flics répliquent par des salves de grenades lacrymos. Repli. On avance à nouveau. Nouvelle salve de lacrymos. Le gros du cortège reste à la place Broglie, environ 400 à l'avant contre les flics. La préfecture est sécurisée, les flics se positionnent tout autour de l'Opéra. On avance à nouveau. Jets de projectiles et tirs de mortiers/feux d'artifice sur la ligne de flics barrant le pont. Les CRS chargent pour nous refouler. Repli puis on avance à nouveau. Long face à face. Le gros du cortège fait demi-tour et retourne place Kleber. Hésitation, finalement les 400 manifestants à l'avant courent et remontent les quais jusqu'au pont menant devant les Halles pour contourner les flics. Certains veulent aller à la synagogue, confusion sur l'objectif. Les flics chargent sur le pont des Halles. Jets de pierre. Une poubelle prend feu. Nouvelle tentative de charger les flics sur le pont des Halles. Les CRS répliquent par des salves de grenades lacrymos et des tirs de flashball. Au moins deux personnes tombent à terre, dont une assez âgée, touché au flashball au visage. Un groupe de CRS et de Bacceux chargent violemment et tirent à nouveau au flashball devant le pont où des pierres sont jetées. Un ou deux groupes d'une dizaine de jeunes (très jeunes!) sont coursés par les flics jusqu'à alt Winmärick. Au moins deux arrestations.

Colère des familles qui tentent d'apporter les premiers soins à la personne âgée durement touchée. Deux CRS sortent de leur ligne pour aller voir ce qu'il en est. Aussitôt ils sont pris à partie par une cinquantaine de manifestants. Charge des CRS. Tirs de flash et grenades lacrymos. Une femme protège de ses bras son enfant au milieu de la charge. Repli vers l'Opéra. Deux trams sont bloqués. Face à face avec les flics du pont de la place de la Rep. On s'approche. Ils tirent aussitôt avec lacrymos spray et flash. Les CRS chargent. Repli jusqu'à l'Homme de Fer, tout le monde appelle à se rassembler de nouveau Place Kleber pour se regrouper et repartir. 150 personnes encore maximum. Blocage de l'homme de Fer. Charge des flics et Bacceux avec tirs de flashball. Plusieurs personnes tombent.

Au moins 3 à 4 blessés au sol, les pompiers sont bloqués par les flics et mettent 1/4h à les secourir. Une petite centaine de manifestants font encore face aux flics à l'Homme de Fer. Lacrymos spray, et violente charge de CRS et Bacceux. Deux personnes à terre, un manifestant de 50-60ans touché par flashball et une jeune fille touchée également par flashball, ne bougent plus, inanimés. Une cinquantaine de manifestants tentent de les secourir, mais les CRS s'alignent et les en empêchent. Les pompiers arrivent enfin. La personne âgée est gravement blessée, ne répond plus. Les deux blessés sont emmenés en civière par les pompiers. Plus loin vers Alt Winmärick, une jeune fille est en pleine crise d'épilepsie, soutenue par une douzaine de manifestants. Un enfant en crise de trauma et asphyxié par les lacrymos également.

Plusieurs blessés légers au flash dans les jambes. Les manifestants se dispersent progressivement. CRS, gendarmes mobiles et BACceux, se positionnent en nombre dans tout le centre-ville : la place Kleber est bouclée pour empêcher tout rassemblement, des patrouilles de robocops avec boucliers et flash au niveau de Gutenberg, Alt Winmärick, Halles, Homme de fer, Broglie, opéra, République, Contades, rue d'Austerliz et Ancienne douane. Des groupes continuent d'harceler sporadiquement les flics par endroits.

NOUVEAU RASSEMBLEMENT EN SOUTIEN AU PEUPLE PALESTINIEN CE SAMEDI A 15H PLACE KLEBER.
QUE TOUT LE MONDE SOIT LA !
APPEL A TOUS LES CAMARADES A DIFFUSER L'INFORMATION !

 

Des milliers de personnes ont manifesté en fin de journée à Paris, Lyon, Marseille, Lille, Toulouse ou encore Strasbourg... Toutes réunies pour dénoncer le raid israélien meurtrier de ce matin. Quelques débordements ont eu lieu, notamment à Paris quand les manifestant ont tenté de forcer les cordons de police pour se rapprocher de l’ambassade d’Israël.

France Info - Sur les Champs-Elysées.

Sur les Champs-Elysées. © RADIOFRANCE/ Nathanaël Charbonnier

 

La condamnation internationale est unanime. Les manifestations, plus ou moins spontanées, en sont la preuve. Au Liban, en Iran, en Turquie, des milliers de personnes se sont rassemblées pour dénoncer le raid meurtrier d’Israël ce matin, contre la flottille qui devait apporter de l’aide humanitaire à Gaza.

La France a également été ce soir le théâtre de plusieurs manifestations assez mouvementées d’ailleurs. Un gros millier de personnes, à chaque fois, s’est ainsi rassemblé à Paris, Lyon, Marseille, Lille, Toulouse ou encore Strasbourg.

Quelques échauffourées ont d’ailleurs éclaté à Paris, quand les manifestants, regroupés au bas des Champs-Elysées, ont tenté de se rapprocher de l’ambassade d’Israël, à quelques centaines de mètres de là.
Certains ont lancé des pierres sur les forces de l’ordre, qui ont répliqué à coups de matraques et de gaz lacrymogènes.

"Israël, assassin" , scandaient les manifestants qui, pour une grande partie portaient le keffieh, le foulard palestinien traditionnel. Parmi les autres slogans, on entendait : "Palestine vivra, Palestine vaincra", "Sionistes fascistes"...

 

http://www.france-info.com/france-regions-2010-05-31-manifestations-musclees-de-soutien-aux-palestiniens-448909-9-13.html


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15/01/2010

Si nous voulons enrayer la machine ou la changer nous devrions plutôt penser à comment et avec qui le faire.


Aujourd’hui, on se rend bien compte que nos luttes nont aucun effet sur le rouleau compresseur étatique et que plus le temps passe plus cette rage qui nous habite se dissipe petit à petit et que cest la résignation qui sempare de nous. Alors avant quelle disparaisse définitivement nous appelons à la création dun groupe daction révolutionnaire.

Les raisons de notre passivité face à ce système qui nous écrase sont le confort et les consolations de toutes sortes, les conneries sur la non-violence, notre éducation, car depuis tout petit on t
apprend à respecter ton maître et à tendre lautre joue à celui qui te frappe.

Nous disons tous vouloir renverser ce monde ou rêver d
un monde meilleur mais attention, sans prendre trop de risques parce quil faudrait pas gâcher sa vie donc on fait les choses à moitié. Les 96 heures de garde à vue, la taule, les coups de matraque, les poursuites judiciaires font pourtant partie du jeu et même plus, bien souvent ça a été le prix à payer pour gagner ou conserver nos acquis.

Honte à nous ! Nous offensons la mémoire de celles et ceux qui sont morts pour notre Liberté, celles et ceux qui ont été prêts à tout perdre pour nous délivrer de l
oppression.

Ce tract n
utilisera pas les codes de langage militant car il a été écrit par des révoltés, certain-e-s naimeront pas ce tract, sûrement trop viscéral pour eux. Nous ne donnons et navons à donner aucune leçon, nous faisons juste un constat. Celui que nos luttes sont stériles, que nous sommes divisés ; nous voulons lancer un débat de fond sur nos vies, nos luttes, nos rapports avec les autres, car si on a bien une qualité cest de nous critiquer entre nous. À qui cela profite ?

Il va falloir donner beaucoup plus si nous voulons influer sur ce monde. Nous aussi on a peur mais on en veut plus, elle nous paralyse, elle nous détruit. La violence faite à nous-mêmes pour supporter ce monde fait plus mal que toute celle que pourrait nous imposer ce système.

Avant de réfléchir au monde dans lequel on pourrait vivre après avoir fait la révolution ou du moins si nous voulons enrayer la machine ou la changer nous devrions plutôt penser à comment et avec qui le faire.

Nous appelons les militants toulousains qui en ont marre du blabla et des pseudo-intellectuels plein d
analyses et de références à la con. Nous nopposons pas les réflexions de fond aux actions, nous voulons juste souligner que la soi-disant supériorité intellectuelle des uns a pu permettre dasservir les autres. Nous lançons un appel aux timides pour qui ce nest pas facile de prendre la parole, aux gens du NPA qui nont pas avalé que quand la Ligue se prétendait encore révolutionnaire demandait un smic à 1500 €, les gens de la CGT qui vomissent le fait que leur syndicat mange à la même table que le patronat et qui noublient pas que la CGT-Paris lannée dernière expulsait des sans-papiers, toi qui pense que ton orga peut être sclérosante, à toi lalcoolique qui en a marre de te mettre la tête chaque soir pour éviter de penser, à toi le fumeur de joints qui comprend que si le monde était une forêt le shit serait une fléchette tranquillisante, à celles et ceux qui ont la haine, la rage, de la rancœur, ceux qui sont en mode guerre, celles-ceux qui en ont marre de perdre leur vie à la gagner, ceux qui ont envie dêtre heureux, à toi la fille qui en a marre de vivre dans ce monde de macho, à toi lécologiste qui chie sur le développement durable, à celles et ceux qui pètent un câble, qui ont déjà rêvé de faire un petit barbecue dans la cour de lÉlysée, à tous les déracinés, les sans-papiers, tous les musulmans et catholiques qui nont pas envie dattendre le jugement dernier ou le retour de Jésus, à tous les athées. Un jour il va bien falloir abandonner nos préjugés et querelles, quelles soient personnelles ou collectives, pour bousculer ce monde sans se soucier de nos prisons politiques, sociales, culturelles ou religieuses.

Sachez que ce tract sera distribué au-delà du milieu militant car nous doutons fortement en la capacité de certain-e-s à vouloir la révolution. Ce tract a pour but de jeter un pavé dans la mare.

Nous ne prétendons pas avoir la science infuse ni la solution, nous sommes conscients d
être des cons parmi les autres et que ce nest pas à 50 quon change les choses.

Nous appelons à une réunion pour discuter de tout ça au Katénaire, 14 rue Victor Déqué, à 5 minutes du Métro François Verdier le 25 janvier (à 19h00 pétantes !), vous pouvez ramener des gâteaux, il y aura du thé et du café. Sachez qu
à 19h30 la porte sera et restera fermée, le quart dheure toulousain est souvent le signe de notre manque de rigueur et de notre je men foutisme. Donc après 19h30 pas la peine de frapper.

C
est aujourdhui ou jamais car dici quelques années lécrou sécuritaire sera tellement serré que nous ne pourrons plus rien faire pour enrayer la machine. «Ce monde nous fait mal mais faut pas le déranger, faut juste savoir se plaindre en se laissant consumer.»

Indymedia Nantes, 14 janvier 2010.

19:00 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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