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12/08/2010

La mémoire et l’oubli : L’internement des tsiganes en France. 1940-1946

Emmanuel Filhol travaille sur l’histoire des représentations et des persécutions du monde tsigane en France. Qu’est-ce que représente l’internement des Tsiganes au sein de la communauté française ? Une bagatelle, du nom d’une gravière, où une Tsigane réfugiée du nord de la France, avait eu le droit de s’installer pendant que les hommes étaient déportés pour faits de résistance. Lorsque seul, un fils revient, le maire d’un village de Dordogne veut les envoyer dans les "confins sableux " des Landes, ce à quoi renchérit le sous- préfet.

La société française a considéré comme mérité l'internement des tsiganes, de 1940 à 1946, en France.
On peut constater la présence ancienne, dès 1427 à Paris, des Egyptiens, Sarrasins, Bohémiens, nomades, Roms, Manouches, Gitans, Kalés, arrivés de l’Inde. Ils ne sont pas l’objet de rejet et objet de mépris jusqu’au XVII siècle. Il y a dans les villes un sentiment de sympathie à l’égard des Egyptiens qui excellent dans les arts et dans le spectacle, ce qui fait qu’ils sont accueillis favorablement par la noblesse.

Colbert, avec le code noir, interdit aux nobles de les recevoir dans leurs châteaux, et les menace, s’ils ne se sédentarisent pas, de se retrouver aux galères pour les hommes et d’avoir les cheveux rasés pour les femmes.

La loi du 16 juillet 1912 institue la création du carnet anthropométrique -il est appliqué jusqu'en 1969 - , selon la méthode mise en place par Alphonse Bertillon dans les années 1880 pour ficher les criminels : empreintes digitales de tous les doigts de la main, caractéristiques anthropomorphiques, photos de face et de profil, à partir de 13 ans révolus. L’application se fait très vite dans le contexte du racisme scientifique du XIX ème siècle, et de ses composantes racialistes.

la suite ici

Un camp d'internement de Tziganes dans l'histoire

Il représente le "seul camp d'internement de tziganes en France", et représente le "seul camp dont il subsiste encore des traces de bâti".

Le classement porte sur la prison, le réfectoire, l'école, l'infirmerie, les sanitaires collectifs et les logements du camp de plus de 5 hectares où 2.500 à 3.000 hommes, femmes et enfants furent enfermés entre novembre 1941 et janvier 1945, et dont il ne reste aujourd'hui que des murs en ruines.

Histoire occultée
"C'est une formidable nouvelle. Le site se trouve aujourd'hui protégé et sauvé. On ne pourra plus y faire n'importe quoi", s'est réjoui Jacques Sigot, écrivain et historien local qui a exhumé l'histoire du camp au début des années 80.

Dans son livre "Les Barbelés oubliés de l'Histoire", cet ancien instituteur avait été le premier à révéler, documents historiques à l'appui, l'existence de ce lieu d'internement géré par l'administration française, et dont l'histoire avait été occultée depuis. "J'ai découvert les ruines du camp par hasard, en faisant des recherches minéralogiques dans une prairie. Jamais un Montreuillais ne m'avait parlé de cette histoire et les Tziganes l'avaient aussi enfouie en eux, sans l'écrire car ce n'est pas leur culture", a confié Jacques Sigot.

Un période portée à l'écran par Tony Gatlif
Ses recherches avaient été utilisées par le réalisateur Tony Gatlif pour le tournage de son film "Korkoro (Liberté)", sorti au printemps dernier en salle, et portant sur la répression des Tziganes sous le régime de Vichy.

Les Tziganes, comme les juifs, ont fait l'objet de persécutions systématiques durant le IIIe Reich et plusieurs centaines de milliers d'entre eux ont péri sous le joug nazi, selon les historiens.

article pris au tas chez culture.france2.fr

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