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18/02/2011

« Police d'agglo » :Hortefeux confirme les réorganisations

 

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Fusion entre la brigade fluviale et le bureau des objets trouvés de Dunkerque

 

 

La police d'agglomération, testée à Paris, Lille et Lyon, est un succès. Et s'étend donc, malgré « quelques inquiétudes  », à l'ensemble du département du Nord, avant, bientôt, Marseille et Bordeaux. Voilà le message essentiel qu'est venu délivrer hier, dans la métropole lilloise, le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, en visite à Lille, puis à Marcq-en-Baroeul. ...

 

Depuis 2009, les circonscriptions de police de Lille, Roubaix, Tourcoing et Armentières ne forment plus qu'une seule entité, « pour mieux correspondre aux zones de délinquance, être plus réactif ». Alors que « les violences aux personnes ont continué à augmenter de 2,5 % » en 2010 en France, « sur la même période, ces atteintes à l'intégrité physique des personnes ont reculé de 2,7 % sur le ressort de la police d'agglomération de Lille. C'est à l'inverse de la tendance nationale », s'est félicité le ministre.

« À armes égales »

« Parce qu'elle supprime les cloisonnements administratifs, la police d'agglomération permet aux forces de sécurité de lutter davantage à armes égales avec les délinquants. » Aussi, a-t-il confirmé les décisions annoncées ces derniers mois : l'ancienne circonscription de Bailleul rejoint la police d'agglo de Lille. Des fusions de circonscriptions sont opérées à Dunkerque, Maubeuge, Valenciennes et Douai et la circonscription de Fourmies basculera en zone gendarmerie « au plus tard au 1er juillet ». « Ces transformations suscitent encore quelques inquiétudes, mais je veille à ce que les équilibres gendarmerie-police soient maintenus. Et surtout, aucun territoire n'est négligé, aucun territoire n'est oublié. La délinquance, ce n'est pas une fatalité », a conclu le ministre, après avoir visité le centre de supervision urbaine de Marcq, qui pilote 65 caméras de vidéoprotection dans cette ville de 40 000 habitants.

 

piqué au tas sur www.lavoixdunord.fr - 18/02/2011

20:11 | Lien permanent | Commentaires (0) |

13/02/2011

Les frontières floues du Partenariat Public-Privé et la vidéosurveillance...

la suite de : La France adopte la vidéosurveillance

Aider le secteur de la sécurité privée "à prendre toute sa place dans la production de sécurité de demain dans notre pays"

Nommé délégué interministériel à la sécurité privée, le 26 septembre dernier, par décret du président de la République paru au Journal officiel - fonction créée au début du mois de septembre par un décret présenté en Conseil des ministres par le ministre de l‘Intérieur, Brice Hortefeux- Jean-Louis Blanchou a désormais la charge de coordonner les missions, le travail et les responsabilités des 165 000 vigiles, maîtres-chiens, gardes du corps, surveillants d’aéroports ou de grands magasins.

 

 

Aider le secteur de la sécurité privée "à prendre toute sa place dans la production de sécurité de demain dans notre pays"

Ainsi, le Préfet devra t-il “définir, en concertation avec leurs représentants, les principes d’un partenariat opérationnel entre les entreprises de sécurité privée et les ministères concernés par ces activités”, dont celui de l’Intérieur.
Rappelons que cette fonction de délégué interministériel était l’une des quarante propositions faites par l’Inspection générale de l’administration, chargée d’une étude sur ce secteur d’activité dans un rapport transmis mi-juin 2010 au ministre Brice Hortefeux.

En matière de sécurité privée, il s’agit pour le Préfet, d’aider un secteur de la sécurité privée “modernisé, fiable et rentable, à prendre toute sa place dans la production de sécurité de demain dans notre pays”.




Les objectifs de 2011 ?
Mettre en place le CNAPS - structure de police administrative, de contrôle et de discipline- afin qu’il soit opérationnel début 2012 et engager la création d’un comité consultatif de la sécurité privée comprenant l’ensemble des parties prenantes de ce secteur. Ce comité réfléchira à ses évolutions futures et aux moyens à mettre en œuvre pour les anticiper et les accompagner. Jean-Louis Blanchou devra également engager des réflexions sur la formation, sur les passerelles à établir entre le secteur public (Police Nationale, Gendarmerie) et la sécurité privée, ne pas négliger les aspects européens…

Et pour mener à bien toutes ces actions, trois chargés de mission viennent de rejoindre le Préfet : François Dégez, Colonel de gendarmerie, jusqu’alors Sous-directeur des systèmes d'information à la DGGN,  Véronique Lefaure, Commissaire divisionnaire, Chef de la division enquêtes, documentation et systèmes d’information depuis 2008 à la Direction centrale de la sécurité publique,  Cédric Paulin, Chercheur, Chargé de mission à la Direction de la Prospective et de la Planification de la Sécurité Nationale (DPPSN), depuis 2010.
Jean-Louis Blanchou attend 2 autres collaborateurs, “ un de profil administratif et un de profil juriste pour compléter l'équipe de la DISP ”, très prochainement...


Quant au Comité de pilotage stratégique pour le développement de la vidéoprotection dont il est responsable, le délégué interministériel à la sécurité privée souhaite “soutenir la dynamique qui s’est mise en place courant 2010, encourager les initiatives et aider les porteurs de projets à les réaliser dans les meilleures conditions opérationnelles, économiques et techniques possibles”.
Et là aussi l’équipe s’étoffe : “ Outre Elisabeth Sellos-Cartel, M. Thiebault, Capitaine de police, vient de nous rejoindre voici une semaine et M. Viot , Commandant de gendarmerie, est attendu pour le 1er mars”, annonce le Préfet.

Vendredi 11 Février 2011 - Virginie CADIEU

 

piqué au tas sur www.videosurveillance-infos.com - 11/02/2011

 

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01/11/2010

30M d'€ consacrés à la vidéoprotection en 2011

Trente millions d'euros seront consacrés" à la vidéoprotection [exit le terme vidéosurveillance] en  2011, a indiqué aujourd'hui [27/10/2010] le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux  en présentant les crédits 2011 de la mission sécurité aux commissions  des Lois, des Finances et de la Défense de l'Assemblée nationale.

"Le gouvernement avance sur ce sujet sans idéologie, mais avec  pragmatisme: c'est parce que la vidéoprotection démontre chaque jour son  utilité que nous en avons fait une politique", a assuré le ministre.

Le nombre de caméras subventionnées par l'Etat passera de "28.000 à  37.000" entre le début et la fin de 2010, a-t-il précisé, ajoutant que  "pour 2011, nous envisageons de maintenir cet effort et de financer  environ 9.000 caméras supplémentaires", hors Paris.

Pour la capitale, "le montage du projet est spécifique car la  répartition des responsabilités entre l'Etat et les communes est  différente des autres communes de France", a noté le ministre.Là, le financement est "principalement supporté par le budget du  ministère de l'intérieur (0,6 MEUR en 2011, 15 MEUR par an à terme), et  la ville de Paris contribue à hauteur de 5 millions d'euros par une  subvention d'investissement", a-t-il indiqué.

Par ailleurs, il a souligné que 139 millions d'euros seront consacrés  aux équipements technologiques et à la police technique et scientifique"  en 2011.

piqué au tas sur lefigaro.fr - 27/10/2010

 

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08/07/2010

La France adopte la vidéosurveillance

La France adopte la vidéosurveillance

Des petites communes aux villes les plus circonspectes en matière de vidéosurveillance, 23 000 caméras équipent déjà 1 200 localités françaises.

Le contrôle des images…

Depuis deux ans, un pas semble avoir été franchi en France en matière de vidéosurveillance qui n’est plus un tabou. Le territoire français compte donc désormais quelque 23 000 caméras, et “5 200 doivent être installées d’ici la fin de l’année”, selon le ministère de l’Intérieur.
En Ile-de-France, c’est le syndicat des transports régional (le Stif) qui a débloqué le 2 juin de nouveaux crédits permettant de doubler le nombre d’autobus équipés de vidéoprotection, passant ainsi à 2 000 véhicules sous surveillance électronique.
Même les petits villages se mettent à la page, toutes tendances politiques confondues. Avec douze nouvelles caméras, Saint-Tropez a rejoint les 1 200 communes françaises qui ont recours à la vidéoprotection.
Aujourd’hui, les clivages politiques gauche-droite ont volé en éclats. La vidéoprotection est devenue un critère de sérieux pour les villes, les entreprises et les petits commerçants exercent désormais un chantage sur les élus pour la mise en place de caméras. Quant aux citoyens, la plupart sont persuadés que les caméras sont susceptiblesde régler les problèmes d e sécurité pour eux et leurs enfants. Les caméras font désormais partie intégrante du paysage urbain et on ne les remarque même plus.


Mais, pour l’heure, il n’existe pas d’autorité de contrôle au plan national, ce que déplore Alex Türk, président de la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) : “Lorsqu’il s’agit d’un secteur où le grand public est filmé, il n’y a que la préfecture qui est habilitée à déclencher un contrôle. Le problème, c’est qu’aujourd’hui les préfectures ne font pas assez ce travail de contrôle. Personne ne vérifie que la loi est appliquée partout de manière égale, ce qui est anormal. Il est vital que les Français aient l’assurance qu’il n’y a pas de dérives avec leurs images, et qu’il y ait une autorité nationale qui harmonise et contrôle tous les systèmes de vidéosurveillance.” En réponse au président, un amendement autorisant la CNIL à déclencher des contrôles inattendus sur les systèmes de vidéosurveillance publics a été voté en commission des lois au Sénat.

Evelyne Guitard

www.videosurveillance-infos.com - 05/07/2010

 

Jean-Louis Blanchou à la tête du Comité de pilotage stratégique pour le Développement de la vidéo protection

Comme l’avait annoncé le Président du Comité de pilotage stratégique pour le développement de la vidéo protection, lors de son dernier entretien pour la lettre Vidéosurveillance Infos en mars dernier, l’heure de la retraite a sonné pour Philippe Melchior. Jean-Louis Blanchou, nommé Préfet hors cadre par décret du 20 mai 2010 (JORF n°0116 du 21 mai 2010), lui succède donc en tant que « Responsable de la mission pour le développement de la vidéo protection ».

Dans un entretien accordé à Vidéosurveillance Infos, Jean-Louis Blanchou a donc confirmé que, par décision ministérielle, il devenait Responsable de la mission pour le développement de la vidéo protection (et non Président, NDLR) ; mais « ceci ne remet pas en cause l’existence du Comité de pilotage stratégique qui est une structure qui va continuer à fonctionner et que je vais bien évidemment présider et animer», a tenu à préciser l’ancien directeur de la sûreté et du management des risques chez Aéroports de Paris.

« Mes nouvelles missions, au sein de ce comité de pilotage, tournent autour de trois axes »

Conforter la dynamique, mettre l’Etat au cœur de cette dynamique, donner aux différents services de l’état une doctrine pour utiliser les images : voici les trois priorités de Jean-Louis Blanchou, dans ses nouvelles fonctions.

Conforter la dynamique
Le nouveau Responsable de la mission pour le développement de la vidéo protection déclare vouloir tout d’abord poursuivre et accentuer la dynamique créée par son prédécesseur et ses collaborateurs « de manière à ce que les collectivités locales, les établissements scolaires et les sociétés de logements sociaux s’équipent le plus rapidement possible en matériel de vidéosurveillance, et fassent fonctionner ces dispositifs. »

Partenariat avec les services publics
« Avant d’installer des caméras, il faut réaliser un plan d’actions dont la vidéo protection est un des éléments ; et il faut le faire avec les services de police et de gendarmerie ainsi que les services préfectoraux. »
Selon Jean-Louis Blanchou, les référents sûreté doivent pouvoir conseiller les élus et participer à l’étude du dossier technique « de manière à s’ assurer que les projets sont réalisés dans des budgets raisonnables, car les dispositifs les plus chers ne sont pas toujours les plus performants et ne sont pas toujours nécessaires ». A ce titre, le Responsable de la mission annonce que chaque département est à présent pourvu de référents sûreté, ceux-ci étant dorénavant tous formés et prêts à « jouer leur rôle au moment de l’instruction du dossier ». Toujours dans cet axe, Jean-Louis Blanchou affirme sa volonté d’encourager le déport d’images « pour que les commissariats ou la gendarmerie puissent bénéficier des images qui sont prises sur la voie publique via les collectivités qui s’équipent. » Cette action serait prise en charge à 100% par les crédits du FIPD.

Le 24 juin dernier, lors du grand débat organisé par Pierre Cohen sur le bien-fondé de l’évolution du dispositif de caméras de vidéosurveillance urbaine, Jean-Louis Blanchou déclarait que le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, avait demandé aux inspections générales un rapport sur les modalités permettant d’accroître l’efficacité de la vidéosurveillance.

Donner aux différents services de l’état une doctrine pour utiliser les images
Concernant ce troisième axe, le Préfet annonce l’élaboration d’une ‘doctrine d’emploi’ : « il faut que nous puissions fournir aux services de police et de gendarmerie ainsi qu’aux collectivités, des règles pour une utilisation des images exploitées la plus efficace possible, tant pour la prévention que l’élucidation des faits. » Or, constate ce Haut Fonctionnaire, « la sécurité publique, les services de renseignement et les services chargés de l’ordre public n’ont pas forcément tout à fait les mêmes besoins et les mêmes façons d’utiliser les images. » C’est la raison pour laquelle une codification lui paraît nécessaire. Une réflexion va donc être engagée, à ce sujet, dans les prochaines semaines, pour aboutir à la rédaction de cette doctrine très prochainement...

Enfin, Jean-Louis Blanchou a évoqué les actions qui devront être engagées pour limiter le coût de fonctionnement des dispositifs de vidéo protection "afin de ne pas rendre la charge trop lourde à supporter pour les budgets des communes " (mutualisation des achats, emploi de la vidéosurveillance intelligente permettant de limiter le nombre d'opérateurs...)




Jean-Louis Blanchou
Né en 1948, Jean-Louis Blanchou a étudié à l'École Nationale d'Administration (ENA), après être passé par l'Etablissement National Supérieur des Sciences Agronomiques de Dijon et l'Ecole nationale supérieure agronomique de Montpellier (ENSAM).
Il a donc tout naturellement commencé sa carrière comme ingénieur au Ministère de l'Agriculture avant d’embrasser la carrière préfectorale en 1982. Puis, il passe par le Ministère du Commerce, le Ministère de la Justice et le Ministère de l'Economie et des Finances, est nommé Secrétaire général pour l’administration de la police à Versailles, puis obtient le grade de Préfet, cette fois, à la préfecture de police, avant de devenir directeur de la sûreté et du management des risques chez Aéroports de Paris en 2002.
Virginie CADIEU

www.videosurveillance-infos.com - 04/07/2010

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03/04/2010

Tarnac - Vers l'annulation des premiers éléments d'enquête...

Tarnac: la défense demande l'annulation des premiers éléments d'enquête

PARIS (AP) — Les avocats d'un des mis en examen dans l'affaire de Tarnac ont déposé jeudi une requête en annulation de l'intégralité la procédure, estimant illégal le dispositif de vidéosurveillance au domicile parisien de Julien Coupat durant l'enquête préliminaire, a-t-on appris vendredi de sources judiciaires.

Aucune date n'a encore été fixée pour l'examen de ces requêtes devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris. Elles ont été déposées par Mes Thierry Lévy et Jérémie Assous pour Christophe B., mis en examen le 27 novembre 2009 pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste" dans l'enquête sur les actes de malveillance contre les lignes TGV en 2008. Tout mis en examen dispose d'un délai de six mois pour soulever des nullités de procédure.

Dix personnes sont poursuivies dans ce dossier, dont Julien Coupat, présenté comme le chef d'une "structure" en lien avec ce que les enquêteurs appellent la mouvance "anarcho-autonome".

La première requête vise l'annulation du dispositif de vidéosurveillance mis en place par la Sous-direction antiterroriste (SDAT) le 15 août lors de l'enquête préliminaire, dirigée par le parquet de Paris. Deux caméras sont posées, l'une devant l'immeuble, l'autre sur le toit, devant le domicile de Julien Coupat, situé dans les parties communes de la copropriété. Or, soulignent les deux avocats, la jurisprudence considère les parties communes comme un lieu privé et l'installation de caméras dans le cadre d'une enquête judiciaire ne pouvait être autorisée que par un juge d'instruction. Qui ne sera saisi qu'en novembre 2008.

A l'appui de leur requête, jugée sérieuse par plusieurs sources judiciaires, les deux avocats font valoir une décision récente de la Cour de cassation. Celle-ci a annulé une procédure où les policiers, en enquête préliminaire, avaient placé des caméras dans un parking pour surveiller des trafiquants, rappelant qu'il constituait un lieu privé.

"Il avait été expressément rappelé par le Conseil constitutionnel que seul le juge d'instruction pouvait procéder à de tels actes", a déclaré à l'Associated Press Me Jérémie Assous. "Les règles de droit ont été méprisées", a-t-il ajouté en expliquant que, par un effet de domino, l'annulation de ces pièces doit entraîner celles des actes qui en découlent, dont la mise en examen de son client, Christophe B., mais également celle des neuf autres personnes poursuivies dans le dossier.

Mes Lévy et Assous demandent également l'annulation pour vice de forme de la première série d'écoutes téléphoniques de l'épicerie de Tarnac, où travaillaient certains des mis en examen. AP Le Nouvel Obs 02/04/2010 pas/mw

 

 

Tarnac: la défense demande l'annulation

AP
02/04/2010 | Le Figaro

Les avocats d'un des mis en examen dans l'affaire de Tarnac ont déposé hier une requête en annulation de l'intégralité la procédure, estimant illégal le dispositif de vidéosurveillance au domicile parisien de Julien Coupat durant l'enquête préliminaire, a-t-on appris vendredi de sources judiciaires.

Aucune date n'a encore été fixée pour l'examen de ces requêtes devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris. Elles ont été déposées par Mes Thierry Lévy et Jérémie Assous pour Christophe B., mis en examen le 27 novembre 2009 pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste" dans l'enquête sur les actes de malveillance contre les lignes TGV en 2008. Tout mis en examen dispose d'un délai de six mois pour soulever des nullités de procédure. Dix personnes sont poursuivies dans ce dossier, dont Julien Coupat, présenté comme le chef d'une "structure" en lien avec ce que les enquêteurs appellent la mouvance "anarcho-autonome".

La première requête vise l'annulation du dispositif de vidéosurveillance mis en place par la Sous-direction antiterroriste (SDAT) le 15 août lors de l'enquête préliminaire, dirigée par le parquet de Paris. Deux caméras sont posées, l'une devant l'immeuble, l'autre sur le toit, devant le domicile de Julien Coupat, situé dans les parties communes de la copropriété. Or, soulignent les deux avocats, la jurisprudence considère les parties communes comme un lieu privé et l'installation de caméras dans le cadre d'une enquête judiciaire ne pouvait être autorisée que par un juge d'instruction. Qui ne sera saisi qu'en novembre 2008.

A l'appui de leur requête, jugée sérieuse par plusieurs sources judiciaires, les deux avocats font valoir une décision récente de la Cour de cassation. Celle-ci a annulé une procédure où les policiers, en enquête préliminaire, avaient placé des caméras dans un parking pour surveiller des trafiquants, rappelant qu'il constituait un lieu privé.

 

 

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21/01/2010

Tarnac et le Groupement interministériel de contrôle

En France, la pratique des écoutes est ancienne ; dès 1960, Michel Debré a mis en place le Groupement interministériel de contrôle, sous la tutelle du Premier ministre et chargé des écoutes extrajudiciaires.

En outre, suite à l’adoption de la loi du 23 juillet 2006 relative à la lutte contre le terrorisme, une plate-forme directement reliée aux opérateurs téléphoniques a été mise en place au sein du Ministère de la justice.

 

L'article 6 de la loi du 23 janvier 2006 sur la lutte contre le terrorisme modifie le système disponible depuis 1991. Pour François Jaspart, « Depuis 1991, nous avions une loi sur les écoutes, mais la procédure d'autorisation auprès de la CNCIS (Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité) étant assez lourde, un dispositif plus souple était devenu nécessaire ».

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J.O. Numéro 87 du 13 Avril 2002 page 6521

Textes généraux
Premier ministre


Décret no 2002-497 du 12 avril 2002 relatif au groupement interministériel de contrôle

NOR : PRMX0200024D


Le Premier ministre,
Vu la loi no 91-646 du 10 juillet 1991 relative au secret des correspondances émises par la voie des télécommunications, modifiée par la loi no 92-1336 du 16 décembre 1992, l'ordonnance no 2000-916 du 19 septembre 2000 et la loi no 2001-1062 du 15 novembre 2001 ;
Vu l'ordonnance no 92-1145 du 12 octobre 1992 portant extension et adaptation dans les territoires d'outre-mer des dispositions législatives relatives au secret des correspondances émises par la voie des télécommunications ;
Vu le décret no 87-389 du 15 juin 1987 relatif à l'organisation des services d'administration centrale ;
Vu l'avis du comité technique paritaire ministériel des services du Premier ministre en date du 28 janvier 2002 ;
Le Conseil d'Etat (section de l'intérieur) entendu,
Décrète :


Art. 1er. - Le groupement interministériel de contrôle est un service du Premier ministre chargé des interceptions de sécurité.


Art. 2. - Le groupement interministériel de contrôle a pour mission :
1o De soumettre au Premier ministre les propositions d'interception présentées dans les conditions fixées par l'article 4 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée ;
2o D'assurer la centralisation de l'exécution des interceptions de sécurité autorisées ;
3o De veiller à l'établissement du relevé d'opération prévu par l'article 8 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée, ainsi qu'à la destruction des enregistrements effectués, dans les conditions fixées par l'article 9 de la même loi.


Art. 3. - Le directeur du groupement interministériel de contrôle est nommé par arrêté du Premier ministre.


Art. 4. - Le ministre de la fonction publique et de la réforme de l'Etat est chargé de l'exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.


Fait à Paris, le 12 avril 2002.

Lionel Jospin
Par le Premier ministre :


Le ministre de la fonction publique
et de la réforme de l'Etat,
Michel Sapin

 

La Justice va automatiser les écoutes téléphoniques
Le ministère va s'équiper d'une plate-forme nationale reliée aux opérateurs. Elle servira de hub au traitement des interceptions et d'économiser 45 millions d'euros.

Frantz Grenier , 01net., le 06/10/2006 à 18h35

Le ministère de la Justice veut muscler son appareil d'interception des communications téléphoniques. La secrétaire générale adjointe du ministère de la Justice, Dominique Cottin, citée par l'agence AP, a annoncé mercredi 4 octobre la création d'une « plate-forme qui permettra l'écoute de la voix, l'identification des numéros appelants, la géolocalisation des téléphones mobiles, la réception des informations détenues par les opérateurs et leur renvoi aux services enquêteurs ». Le ministère de la Justice doit émettre un appel d'offres l'année prochaine et prévoit la mise en oeuvre de la plate-forme début 2008.

D'ici là, le ministère se dotera, en janvier prochain, d'un système d'interception de SMS, ce dont il ne dispose pas aujourd'hui. Au contraire du Groupement interministériel de contrôle, dédié aux écoutes extrajudiciaires (liées à la sécurité nationale, la criminalité organisée...), qui en dispose déjà.

Cette plate-forme devrait aboutir à de fortes économies de frais de justice. Aujourd'hui, les écoutes sont demandées par les enquêteurs aux juges d'instruction, qui ordonnent l'interception par le biais d'une commission rogatoire. Puis, les officiers de police judiciaire se chargent de son application auprès de l'opérateur et du fournisseur de matériel d'interception. Et les frais de réquisition coûtent de plus en plus cher.

45 millions d'euros d'économies

En 2005, les dépenses d'interception se sont élevées à 92 millions d'euros, contre 70 millions en 2004. Les 20 000 écoutes téléphoniques effectuées l'année dernière ont représenté à elles seules 30 % de cette somme.

Et le nombre des interceptions va croissant. A titre d'exemple, il était de 12 700 en 2002. L'heure étant plutôt au contrôle des frais de justice, le ministère met en place cette plate-forme afin d'automatiser en partie les interceptions. Selon Dominique Cottin, toujours citée par AP, ce système permettra d'économiser 45 millions d'euros à la justice.

Un avis partagé par le Département de recherche sur les menaces criminelles contemporaines (DRMCC), un organisme universitaire indépendant français qui, dans son rapport Écoutes et interceptions légales des télécommunications publié cette semaine, conseille de « sortir des pratiques qui multiplient inutilement des actes coûteux (installation systématique de lignes temporaires à chaque interception) et adopter le principe de lignes numériques permanentes sécurisées. Des technologies qui permettent à l'opérateur de commuter l'interception dès qu'il en est requis par la justice. »

Des FAIbox à mettre sur écoute !

Le rapport du DRMCC recommande aussi au ministère de « s'assurer avec les opérateurs de communication que leur système permet la mise en place et le renvoi effectif des interceptions. Pour cela, il explique que le point crucial pour intercepter des communications sur Internet est l'équipement par lequel le FAI connecte l'abonné à la Toile et donc par lequel passent les paquets IP. » Toutefois, le rapport précise qu'aucune loi en France, au contraire des Etats-Unis, n'oblige les opérateurs à rendre leurs réseaux « écoutables ».

23:36 | Lien permanent | Commentaires (0) |

12/11/2009

Brice "not nice" Hortefeux : Vidéosurveillance pour la tranquilité de l'identité nationale

"Autorité, ordre et respect: ces trois mots ne me font pas peur", a assumé Brice Hortefeux.

AFP

"Autorité, ordre et respect: ces trois mots ne me font pas peur", a assumé Brice Hortefeux.

 

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Vidéosurveillance : inefficaces, les caméras prolifèrent


Caméra de surveillance (Flore-Aël Surun).

Le sujet a fait le tour des rédactions britanniques (BBC, Telegraph, VNUNet) : un projet de recherche mené à l'université de Portsmouth se propose de mettre au point en trois ans une caméra de surveillance « intelligente » capable de s'orienter automatiquement vers… le crime ! Et de donner l'alerte, of course. Cela, on s'en doute, par la grâce de notre amie l'intelligence artificielle.

Exemple qui tue, livré par le communiqué de presse et repris ad nauseum : dans un parking, le bruit d'une vitre de voiture fracturée serait interprété comme tel par un logiciel et provoquerait illico la rotation de la caméra la plus proche en direction du forfait. Le même algorithme saurait interpréter des bruits de bagarre, tandis qu'un autre confirmerait la chose en analysant l'image. Merveilleux, non ? Bizarrement, cette information sort lorsque le public british découvre que les caméras de surveillance, qui ont envahi leur quotidien comme aucun autre (une caméra pour 14 habitants), sont tout le contraire d'une baguette magique. Le très sérieux Guardian présentait par exemple le 6 mai dernier les conclusions d'un rapport officiel du Viido (Visual images, identifications and detections office), un service de New Scotland Yard, qui admet que les milliards engloutis dans ces caméras n'ont pas rapporté grand chose. Ainsi, seuls 3% des vols dans la rue à Londres ont été élucidés grâce à elles.

L'inefficacité des caméras démontrée « again and again »

Aujourd'hui, le même Guardian enfonce le clou avec un article signé par le pape états-unien de la sécurité, Bruce Schneier. L'inefficacité des caméras a été démontrée « again and again » (encore et encore), affirme cet expert réputé. Elles résolvent très peu de crimes et leur effet dissuasif est minimal. Pourquoi ? Les raisons sont multiples, je vous les range dans trois tiroirs.

Les premières sont d'ordre technique -mauvais éclairage, définition trop faible. On ne peut y répondre qu'en dépensant encore plus. Seconde catégorie : combien de flics regardent les 500 000 caméras de Londres ? Si une scène inquiétante est observée, combien de temps avant qu'une patrouille intervienne ? On met là le doigt sur le calcul initial : on a beaucoup investi dans le matériel, précisément pour économiser sur l'humain…

Et c'est là qu'intervient l'argument du logiciel « intelligent » : investissez encore un peu plus et on vous livre des yeux et des oreilles artificielles qui scruteront les images et la bande-son de milliers de caméras, à la recherche d'indices, et alerteront les surveillants humains à la moindre anomalie.

Seulement voilà, il y a encore et surtout les arguments du troisième type. Bruce Schneier relève que « les criminels ont tendance à ne pas regarder avec obligeance droit dans la caméra ». Les salauds ! Ce n'est pas tout : « Les meilleures caméras sont contrariées par les lunettes de soleil et les couvre-chefs. » Il est bien temps de le découvrir. Cerise sur le gâteau, figurez-vous que les caméras ne couvrent pas 100% des quartiers, même les plus chauds, et que… les voyous sont au courant ! Et jouent hors champ.

Une technologie sécuritaire qui permet surtout d'attraper des « innocents »

Surprise : le délinquant a un cerveau et s'en sert. Face à une mesure destinée à l'enquiquiner, il adapte son comportement. Ce qui est bête, c'est que les partisans de ces investissements massifs dans une technologie sécuritaire n'y pensent pas avant. Comment ? Vous dites ? … En fait, ils s'en doutent, mais s'en foutent ? Le but visé serait surtout de donner l'impression de faire quelques chose ? Et d'offrir des contrats affriolants à des entreprises privées, de réduire les effectifs du service public. C'est vous qui le dites.

Et le coup de la « caméra intelligente » nous montre la suite du scénario. Du déjà vu :

« Zut, notre première génération de bidules sécuritaires ne satisfait pas tout à fait le client. Pas grave, justement nous avons en magasin une nouvelle génération de la même camelote qui donnera toute satisfaction. »

Comme si les voyous n'allaient pas apprendre à passer sous le nouveau radar aussi facilement qu'ils se sont moqués du précédent.

Voilà donc encore un bel exemple de technologie sécuritaire qui permet surtout d'attraper des « innocents ». Je veux dire : d'une part des gens qui n'ont rien fait de mal, qui verront par exemple débouler les keufs parce qu'une caméra soi-disant intelligente aura pris une esquisse de capoeira pour une castagne. Et d'autre part, sans doute, des voyous un peu neuneu, à la ramasse, pas fichus de s'adapter à la quincaillerie dernier cri de la maison poulaga. Génial.

Au fait, si je parle de tout ça, c'est parce que la France d'après, après avoir étudié le fiasco britannique, s'apprête à le photocopier.

En partenariat avec :

http://www.rue89.com/2008/06/28/videosurveillance-inefficaces-les-cameras-proliferent


La vidéosurveillance : inutile et inquisitrice

Caméra de surveillanceAujourd’hui, le conseil communal de Lausanne va peut-être traiter une motion de la coalition radicale libérale démocrate-chrétienne connue sous le nom de Lausannensemble . Une motion bien marquée à droite qui demande l’étude de la pose de caméras de vidéosurveillance en certains points de la ville. Points restant à définir. Au surlendemain du plébiscite zurichois pour une réglementation en la matière, la partie n’est de loin pas gagnée. Voici donc un extrait de la façon dont je compte argumenter ce soir.

En matière de sécurité et plus particulièrement en matière de vidéosurveillance, on dit bien souvent n’importe quoi ou tout et son contraire, ce qui revient un peu au même.

À titre d’exemple, voici deux affirmations contradictoires entendues dans la bouche de deux partisans de la vidéosurveillance.

Le premier affirmait que la vidéosurveillance peut, dans une certaine mesure, pallier le manque d’effectifs policiers.
Le second assurait que la vidéosurveillance n’est pas un outil qui doit remplacer les policiers, que ce n’est qu’un complément.

Allez comprendre !

Pour ne pas dire de sottises – on est à l’abri de rien – , je me permets quelques courtes citations mettant en valeur des réflexions intéressantes de scientifiques reconnus et de Verts de Clichy en France.

Sébastian Roché, sociologue, chercheur au CNRS (NouvelObs.com du 16 août 2007)

Dans les espaces ouverts, notamment dans la rue, aucune étude ne prouve que la vidéo ait un effet bénéfique. Non seulement les gens sont difficilement identifiables, mais, en plus, les contraintes extérieures (luminosité, angle mort) rendent l’efficacité de la vidéo aléatoire.

Je pense que les raisons du développement de la vidéosurveillance dans le pays ne sont pas liées aux résultats obtenus. C’est regrettable car on est en train de développer un système sans avoir de preuve de son efficacité. Les deux villes françaises qui ont développé la vidéosurveillance, Lyon et Marseille, ne rendent pas publics les résultats de l’évaluation du système, tant ils sont peu probants.

Un extrait de la pétition des Verts de Clichy

En imposant l’installation de caméras de vidéosurveillance sur l’espace public, dans l’unique but de laisser croire qu’ils maîtrisent la situation, les élus qui soutiennent ce projet sont en train de tromper la population. Aucune recherche sur les effets de la vidéosurveillance n’a démontré une quelconque efficacité de ce système. Pour affirmer cela, nous nous appuyons sur l’ensemble des études indépendantes qui ont été menées : elles démontrent toutes que ces dispositifs n’ont aucune conséquence sur les taux réels de délinquance, les caméras ne faisant que déplacer les actes délictueux. Aussi, les personnes et les biens ne seront pas plus en sécurité. Si le résultat concret d’une installation de vidéosurveillance demeure nul, son coût financier en revanche ne l’est pas. La vidéosurveillance coûte très cher à la collectivité, aussi bien en investissement, avec la pose des caméras et l’aménagement du poste de contrôle, qu’en fonctionnement avec la nécessité d’avoir du personnel pour surveiller les écrans vidéo.

Eric Charmes, maître de conférences en urbanisme et aménagement à l’Institut français d’urbanisme (L’Humanité du 10 juillet 2007)

La plupart des études sérieuses montrent que pour ce qui concerne les troubles de la vie quotidienne, l’efficacité des caméras est assez limitée, en particulier si l’on considère les coûts d’implantation et de fonctionnement de ces réseaux.

Eric Heilmann, maître de conférence à l’Université Louis-Pasteur de Strasbourg (LDH Toulon)

Je suis étonné qu’il [Sarkozy qui se dit impressionné par la police britannique et ses caméras] soit aussi peu informé des travaux des chercheurs britanniques qui étudient depuis quinze ans l’efficacité de la vidéosurveillance dans leur pays. Ils concluent tous que les caméras ont apporté rarement la preuve de leur efficacité dans la prévention de la délinquance.

Quant à la résolution d’enquêtes, la vidéosurveillance peut accélérer l’obtention de résultats à condition d’être précédée d’un travail de renseignements. Les caméras ne servent à rien si l’on ne sait pas ce que l’on cherche. Prenez les attentats de Londres, en juillet 2005, c’est parce que la police britannique avait été informée de l’identité potentielle des suspects qu’elle a pu ensuite les reconnaître sur des images. Cela a été possible parce que des centaines d’enquêteurs ont été mobilisés pour visionner 15 000 vidéos. Penser que l’on pourrait mobiliser de telles ressources humaines pour des actes criminels de moindre ampleur serait se moquer du monde.

Comme on le comprend bien, cette courte série de citations de spécialistes montre que la vidéosurveillance a une efficacité plus que limitée. Pire, elle pourrait constituer un oreiller de paresse ou un leurre pour les responsables techniques et politiques de la sécurité.

En tout état de cause, la municipalité a fait un choix : le choix de la police dite « de proximité ». On n’en pense ce que l’on veut, mais ce choix est celui d’une police présente dans la rue et pas celui d’une ville policée par des caméras de surveillance. Installer des caméras de surveillance irait à l’encontre d’une telle politique.

Par ailleurs, la ville est déjà équipée de caméras de surveillance. Une trentaine d’entre-elles surveillent la circulation, mais servent aussi à plein d’autres choses. On en trouve dans tous les grands carrefours et aux grandes places très fréquentées : Chauderon, Bel-Air, Riponne, Saint-François.

On trouve aussi un grand nombre de caméras, privées cette fois, dans le Flon. Le quartier des loisirs nocturnes est donc déjà vidéosurveillé.

Comme vous le voyez bien, l’implantation, et même l’étude de l’opportunité d’installer des caméras de vidéosurveillance ne s’impose pas. Pire un tel travail serait coûteux, en temps et en ressources humaines. Le groupe A gauche toute ! vous recommande donc de classer cette motion.

Ah, une dernière chose : À ceux qui disent que si l’on n’a rien à se reprocher, on ne devrait pas être gêné par le fait d’être filmé, je réponds si je n’ai rien à me reprocher, je ne vois pas pourquoi je devrais me laisser filmer.

http://alainhubler.wordpress.com/2008/02/26/la-videosurveillance-inutile-et-inquisitrice/

 

 

23 janvier 2009

Je ne connaissais pas Noé Le Blanc, mais il gagne à être connu. Ceux qui cherchent des arguments, des chiffres et des statistiques au sujet de la vidéosurveillance seront comblés : je ne connais pas de journalistes qui ait lu, et digéré, autant d’études universitaires ou de chercheurs sur la réalité de l’impact de la vidéosurveillance.

En mai 2008, il publiait sur Rue89 un article intitulé “Grande-Bretagne: caméras partout, résultats nulle part“. En septembre, “Sous l’œil myope des caméras“, dans le n° de septembre 2008 du Monde diplomatique, juste au-dessus de celui que j’avais, pour ma part, consacré aux hackers, ces “« bidouilleurs » de la société de l’information“. En décembre dernier, il écrivait “Télésurveillance“, dans la Revue du Mauss permanente.

Le 13 janvier dernier, il était l’invité des Amis d’Orwell, la seule émission radio (à ma connaissance) consacrée à la société de surveillance, et diffusée deux fois par mois sur Radio Libertaire, le mardi de 16 h à 17 h.

Extraits, à méditer :

En France, on dénombrerait de 300 à 350 000 caméras déclarées, plus 2 à 3 millions qui ne seraient pas déclarées.

En Grande-Bretagne, les caméras avaient été installées à l’aveuglette, et les études, réalisées 10 ans après, estiment que la vidéosurveillance, ça ne marche pas : il y aurait moins d’une arrestation tous les 40 jours, et encore, une bonne partie auraient aussi pu avoir lieu sans caméra.

Et il n’y a pas plus de résolution des crimes et délits dans les quartiers vidéosurveillés que dans ceux qui ne le sont pas. Il y aurait même plutôt une augmentation de la délinquance dans les zones avec caméras…: elles génèrent presque du crime !

Pourquoi elles sont inefficaces ? Parce que les installations ont été laissées aux entreprises qui ont fait ça à la va-vite, que la moitié des systèmes sont inutilisables dans la nuit (trop éblouies ou trop sombres), et que le principal problème, c’est le tri de l’information, une question propre aux technologies de surveillance : il faut trouver le moyens de trier toutes ces données, et c’est très compliqué, donc les opérateurs se focalisent sur des repères plus facilement détectables, qui recoupent les clichés sur les populations criminogènes (les jeunes, les pauvres, etc.) qui ne sont pas forcément ceux qui comettent les délits.

Ainsi, 68% des Noirs sont qui surveillés le sont sans raison spéciale, tout comme 86% des jeunes de moins de 30 ans, et 93% des hommes. En résumé, un jeune homme noir a beaucoup plus de probabilité d’être vidéosurveillé par les caméras, mais du coup, ça ne correspond plus à la délinquance.

De plus, 15% du temps passé par les opérateurs devant leurs écrans de contrôle relèverait du voyeurisme, mais je pense que c’est bien pire : faut comprendre, les gens s’ennuient, devant les caméras ! En règle générale, on dénombrerait un opérateur pour 10 écrans, avec 5 caméras par écran…

Les caméras, c’est comme des boites en carton peintes en noir sur des poteaux, mais ça coûte beaucoup plus cher : ça n’affecte presque rien, sauf votre porte monnaie, par rapport à l’investissement réalisé. La vidéosurveillance est une gigantesque façon de détourner l’argent public, et pour les politiques une manière de montrer comment ils sont méchants avec les criminels.

Ce sont de gros panneaux publicitaires pour une politique répressive, une certaine idéologie : partout il est écrit attention aux méchants, on va tous les avoir, et c’est comme ça qu’il faut se comporter.

Le plan 1000 caméras à Paris, pour y installer 1226 caméras, est ainsi estimé de 45 à 60 millions d’euros, soit 35 à 50 000 euros par caméras, plus de 10 à 20% de plus pour l’entretien annuel des caméras, plus le salaire des gens qui regardent… c’est hors de prix pour quelque chose dont les meilleurs rapports scientifiques disent que ça ne marche pas.

La vidéosurveillance, c’est l’idée de mettre un policier derrière chaque citoyen, mais ça n’est pas possible. C’est pas efficace contre la délinquance, plus pour la paix sociale.

Mais j’ai du mal à trouver un autre sujet où les faits sont aussi éloignés de ce que pensent les gens, qui se trompent complètement sur la vidéosurveillance; le fait que ça ne marche pas ne passe pas du tout dans les têtes.

http://bugbrother.blog.lemonde.fr/2009/01/23/les-cameras-de-videosurveillance-sont-aussi-efficaces-que-des-boites-en-carton-peintes-en-noires-sur-des-poteaux/


Vidéosurveillance : le rapport qui prouve son efficacité

Jean-Marc Leclerc
21/08/2009 | Mise à jour : 21:46
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Crédits photo : Réa.
Crédits photo : Réa.

EXCLUSIF - Un rapport confidentiel, dont Le Figaro a pris connaissance, conclut, après analyse des statistiques de la délinquance sur la période 2000-2008, à l'effet dissuasif des caméras sur la voie publique.

«L'analyse des statistiques de la délinquance montre un impact significatif de la vidéoprotection en matière de prévention puisque le nombre de faits constatés baisse plus rapidement dans les villes équipées que dans celles où aucun dispositif n'est installé» . Les crimes et délits y chutent même deux fois plus vite qu'ailleurs. Les conclusions du rapport dont Le Figaro a pris connaissance mettront-elles un terme à la polémique sur les dangers réels ou supposés des caméras sur la voie publique ? A l'heure où le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, promet d'en tripler le nombre, «de 20 000 à 60 000 d'ici à 2011», ce document, daté de juillet 2009, témoigne, à tout le moins, que l'hôte de la place Beauvau avait pris quelque garantie avant de s'engager.

L'intérêt de l'étude tient d'abord à la qualité de ses auteurs : l'Inspection générale de l'Administration (IGA), en tant que coordinateur, l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) et l'Inspection technique de la gendarmerie nationale (ITGN). Des services au dessus de tout soupçon. Ils avaient été saisis en février pour «évaluer et quantifier l'efficacité de la vidéoprotection». Leur travail a porté sur l'ensemble de 63 brigades de gendarmerie couvrant un territoire équipé de plus de dix caméras et sur le tiers des 146 circonscriptions de police dotées de moyens de vidéoprotection, d'Enghien-les-Bains (12 000 habitants) à Lyon (480 000 habitants) en passant par Nice, Montpellier, Tourcoing, Mulhouse et tant d'autres communes, grandes ou petites.

Plus de cinq millions de personnes vivent dans les secteurs concernés. Pour ne pas être taxés d'avoir privilégié une période favorable, les «incorruptibles» de l'administration ont même analysé les chiffres sur neuf ans, de 2000 à 2008. Et ils battent en brèche bien des idées reçues.

Les caméras, inefficaces contre les violences ? Faux. «L'impact le plus significatif concerne les agressions contre les personnes où la progression a été mieux contenue dans les villes équipées de vidéoprotection», révèlent-ils. Depuis 2000, en zone police, alors que ces actes ont grimpé de plus de 40 %, ils ont augmenté deux fois moins vite dans la cinquantaine de villes vidéoprotégées. Même constat chez les gendarmes. «La densité de caméras a un effet préventif pour les agressions contre les personnes», constatent les enquêteurs. A les lire, en effet, pour obtenir du résultat, il ne faut pas hésiter à investir. «Une densité trop faible ne permet pas, disent-ils, de maîtriser les agressions puisqu'en dessous d'une caméra pour 2000 habitants, les agressions contre les personnes progressent même plus vite (+ 44,8 %) que dans les villes qui n'ont aucun équipement (+40,5 %)». En clair : les systèmes vidéos alibis ne font pas peur aux délinquants, qui savent très bien faire la différence entre un système opérationnel et un dispositif obsolète. Et ils endorment la police.

 

Pas de dissuasion sans sanction pénale

Les caméras ne sauraient néanmoins se substituer aux agents. «La vidéoprotection n'est pas une fin en soi, rappellent les inspecteurs, elle n'identifie pas seule les victimes ou les agresseurs». Selon eux, «elle n'a ensuite un véritable impact répressif et dissuasif que si une sanction pénale est prononcée par une juridiction à la suite de la constatation d'une infraction et de l'arrestation de ses auteurs».

Autre surprise de leur rapport : contrairement à un préjugé véhiculé jusqu'au Parti socialiste, «l'effet plumeau, c'est-à-dire un déplacement de la délinquance vers les zones non couvertes, ne semble pas avéré», écrivent-ils. Et cela se vérifie «tant au regard des témoignages reçus des responsables de la police et de la gendarmerie nationale, qu'à la lumière des chiffres de la délinquance qui ne montrent pas de dérives vers les zones non vidéoprotégées».

L'effet préventif des caméras serait donc une réalité. Mais qu'apportent-elles à l'enquête ? «Mesuré globalement, l'impact sur le taux d'élucidation reste encore peu marqué dans les villes équipées de vidéoprotection, même si un nombre croissant de personnes est mis en cause ou identifié grâce aux caméras», écrivent les inspecteurs. Car seuls les dispositifs à haute qualité de résolution d'image permettent de confondre sans coup férir les délinquants. Or ils sont rares. Les rapporteurs font aussi ce constat : «Les membres des équipes du grand banditisme gardent leur sang froid dans l'action, même lorsqu'ils se savent filmés par une caméra de surveillance, utilisant divers équipements, matériels et méthodes pour ne pas se faire identifier (cagoules, masques, véhicules volés, voire brassards de police…)» Éternel combat du glaive et du bouclier.

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/08/21/01016-20090821ARTFIG00361-videosurveillance-le-rapport-qui-prouve-son-efficacite-.php




Efficacité videosurveillance : The Independent contredit Le Figaro
Par Gilles Klein le 25/08/2009

Il n'y aurait qu'un délit résolu pour 1 000 caméras de surveillance, explique le quotidien britannique The Independent citant un rapport interne de la police londonienne.

 

On note au passage qu'il y a ... 1 million de caméras de surveillance à Londres. En 2008, l'Independent note qu'il n'y a eu que 1 000 crimes et délits résolus grâce aux caméras. Ceci serait dû, selon le policier auteur du rapport, au fait "décevant" que les policiers ne présenteraient que rarement à la justice les délinquants filmés en pleine action par les caméras, même quand ils ont été identifiés.

Independent, caméras de surveillance, Londres

 

Le rapport britannique porte sur sa résolution des délits avec l'aide des caméras, pas sur la mesure de leur effet dissuassif, mais il est en tout cas négatif, contrairement au rapport français évoqué par Le Figaro qui titrait "Vidéosurveillance : le rapport qui prouve son efficacité"

http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=5173



Les caméras de vidéosurveillance efficaces contre la délinquance: une idée reçue

 

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    Pas moins de 400.000 caméras sont recensées en France, sur la voie publique ou dans les lieux ouverts au public (selon les autorisations délivrées en 2007 par le ministère de l'intérieur). Qu'on le nomme vidéosurveillance, vidéoprotection ou vidéocontrôle, ce phénomène est en pleine expansion depuis les années 1990. Au nom de l'efficacité des caméras contre la délinquance. Hélas, «la question de l'efficacité de la vidéosurveillance (...) n'a toujours pas été tranchée» , assène un rapport du Sénat qui, publié le 17 décembre, n'est pas loin de tordre le cou à cette vieille idée reçue.

    Malgré cet engouement, la vidéosurveillance n'a qu'un effet «très marginal» sur la prévention de la délinquance, selon les sénateurs. Et ce n'est pas plus brillant du côté de la répression: la vidéosurveillance se montre «peu efficace» , car «elle n'est pas organisée pour permettre la répression des infractions».

    Autant dire que le constat est assez piteux pour les municipalités, les collectivités ou les sociétés qui ont investi lourdement dans ces systèmes depuis une quinzaine d'années en croyant œuvrer contre la délinquance. Certes, le secteur de la vidéosurveillance reste économiquement juteux: il représenterait 4,1% du marché de la sécurité en 2006 (soit 750 millions d'euros de chiffres d'affaires), selon l' Atlas 2008 de la sécurité . Encore quelques chiffres : sur les 400.000 caméras recensées fin 2007, 80% concernent des établissements privés recevant du public, 14% des transports et 6% (20.000 caméras environ) la voie publique. Ce dernier secteur est en pleine expansion, avec des villes de plus en plus demandeuses (1.500 communes à la fin 2007, au lieu de 900 en 2005).

     

    Ce secret de fabrique avait déjà été éventé, outre-Manche, il y a quelques mois. Le «laboratoire» anglais, dans le pays le plus en pointe pour la vidéosurveillance, avait pris un sacré coup quand l'un de ses meilleurs observateurs avait parlé de «fiasco» . Que la critique vienne du Royaume-Uni lui donne du relief: on y compte 4,2 millions de caméras de surveillance – soit une pour quatorze personnes... Au point qu'un Londonien peut être aisément filmé par plus de 300 caméras chaque jour.

     

    A Londres, donc, Mick Neville a parlé de «fiasco» . Patron de l'exploitation de la vidéosurveillance à des fins judiciaires à la Metropolitan Police, il est bien placé pour en parler. A l'entendre, les 90.000 caméras contrôlées par les autorités londoniennes sont inefficaces, par manque de cohérence de l'ensemble et par insuffisance des moyens pour l'exploitation des images. Les sénateurs français ont rencontré Mick Neville et le citent: le bilan est «dérisoire en matière judiciaire» . Selon son estimation, «seulement 5% des vols dans les bus auraient été élucidés grâce à la vidéosurveillance alors que... chacun est équipé douze caméras».


 

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    Pas moins de 400.000 caméras sont recensées en France, sur la voie publique ou dans les lieux ouverts au public (selon les autorisations délivrées en 2007 par le ministère de l'intérieur). Qu'on le nomme vidéosurveillance, vidéoprotection ou vidéocontrôle, ce phénomène est en pleine expansion depuis les années 1990. Au nom de l'efficacité des caméras contre la délinquance. Hélas, «la question de l'efficacité de la vidéosurveillance (...) n'a toujours pas été tranchée» , assène un rapport du Sénat qui, publié le 17 décembre, n'est pas loin de tordre le cou à cette vieille idée reçue.

    Malgré cet engouement, la vidéosurveillance n'a qu'un effet «très marginal» sur la prévention de la délinquance, selon les sénateurs. Et ce n'est pas plus brillant du côté de la répression: la vidéosurveillance se montre «peu efficace» , car «elle n'est pas organisée pour permettre la répression des infractions».

    Autant dire que le constat est assez piteux pour les municipalités, les collectivités ou les sociétés qui ont investi lourdement dans ces systèmes depuis une quinzaine d'années en croyant œuvrer contre la délinquance. Certes, le secteur de la vidéosurveillance reste économiquement juteux: il représenterait 4,1% du marché de la sécurité en 2006 (soit 750 millions d'euros de chiffres d'affaires), selon l' Atlas 2008 de la sécurité . Encore quelques chiffres : sur les 400.000 caméras recensées fin 2007, 80% concernent des établissements privés recevant du public, 14% des transports et 6% (20.000 caméras environ) la voie publique. Ce dernier secteur est en pleine expansion, avec des villes de plus en plus demandeuses (1.500 communes à la fin 2007, au lieu de 900 en 2005).

     

    Ce secret de fabrique avait déjà été éventé, outre-Manche, il y a quelques mois. Le «laboratoire» anglais, dans le pays le plus en pointe pour la vidéosurveillance, avait pris un sacré coup quand l'un de ses meilleurs observateurs avait parlé de «fiasco» . Que la critique vienne du Royaume-Uni lui donne du relief: on y compte 4,2 millions de caméras de surveillance – soit une pour quatorze personnes... Au point qu'un Londonien peut être aisément filmé par plus de 300 caméras chaque jour.

     

    A Londres, donc, Mick Neville a parlé de «fiasco» . Patron de l'exploitation de la vidéosurveillance à des fins judiciaires à la Metropolitan Police, il est bien placé pour en parler. A l'entendre, les 90.000 caméras contrôlées par les autorités londoniennes sont inefficaces, par manque de cohérence de l'ensemble et par insuffisance des moyens pour l'exploitation des images. Les sénateurs français ont rencontré Mick Neville et le citent: le bilan est «dérisoire en matière judiciaire» . Selon son estimation, «seulement 5% des vols dans les bus auraient été élucidés grâce à la vidéosurveillance alors que... chacun est équipé douze caméras».

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    Les débats sur la vidéosurveillance «liberticide» toujours d'actualité?

     

     

     

     

     

    En France, aucune évaluation solide de la vidéosurveillance n'existe à ce jour. Contrairement au Royaume-Uni ou au Québec, où «les études disponibles semblent indiquer que la vidéosurveillance n'a qu'un faible impact sur la délinquance dans les espaces complexes et étendus» . Son effet le plus convaincant concerne les «espaces clos et offrant peu d'issues, comme les parkings ou les centres commerciaux» . Alors, en l'absence d'évaluation scientifique dans l'Hexagone, la question reste controversée.

     

    «Si les effets de la vidéo protection ne sont pas toujours mesurables en termes de baisse de la
    délinquance, le sentiment d'insécurité est toujours favorablement impacté»,
    considérait ainsi la commission nationale de la vidéosurveillance, dans son rapport de 2008. Le document des sénateurs va donc plus loin dans la critique. Au passage, les élus déplorent que cette commission chargée de contrôler le dispositif soit composée principalement de représentants de l'Etat, en soulignant «la quasi-absence de personnalités qualifiées ou professionnellement sensibles au respect des libertés et de la vie privée» .

     

    Or, la question des libertés peut redevenir d'actualité. Face aux errements de la vidéosurveillance en France, le ministère de l'intérieur a lancé, il y a un an, un plan de développement qui veut tripler le nombre de caméras sur la voie publique en 2009 (60.000 contre 20.000). «L'Etat, qui était longtemps resté en retrait, jouant un rôle d'arbitre, est ainsi devenu le principal promoteur de cette technologie au service de sa politique de sécurité» , commente le rapport sénatorial. Cette réorientation étatique «témoigne de la prise de conscience que la vidéosurveillance est peu efficace si elle n'est pas organisée pour permettre la répression des infractions» .

     

    Certes, les débats sur la vidéosurveillance «liberticide» se sont estompés depuis les années 1990. L'un des indices de cette «acceptation» apparente est le très faible nombre de demandes de consultation des images de la part de personnes craignant une atteinte à leur vie privée. Par habitude? Une centaine de plaintes annuelles arrivent à la CNIL, pour la plupart relatives à des lieux non ouverts au public (bureaux, copropriétés). Pourtant, les contrôles – très limités – des commissions départementales spécialisées révèlent un fort taux d'infractions (22% sur 869 contrôles en 2006 ; 11% des 483 contrôles de 2007).

     

    Avec Internet, «les grands opérateurs de télécommunication disposent d'un réseau IP sur l'ensemble du territoire» , soulignent encore les sénateurs, en recommandant de confier à la Commission nationale informatique et libertés (CNIL) les pouvoirs d'autorisation et de contrôle en matière de vidéosurveillance. «Grâce à la numérisation, toutes sortes de données (images, sons) peuvent être transmises sur ce réseau, puis stockées à distance.» Les coûts devraient donc baisser pour leur clientèle d'entreprises ou de municipalités.

     

     

    Arrivent aussi sur le marché la «vidéo intelligente» (capter des mouvements ou des sons anormaux, par exemple dans une foule) et la biométrie (la reconnaissance faciale, pour reconnaître une personne dans un lieu public). Pour le moment, ces technologies ne sont pas tout à fait au point, même si les expérimentations de lecture automatisée des plaques d'immatriculation sont lancées en France depuis 2007. Mais un renouveau de la vidéosurveillance est bel et bien annoncé.


http://www.wikio.fr/article/83665782



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