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23/11/2009

KTS Fribourg - répression de la manifestation du 14 novembre 2009

de FA Strasbourg

Le centre autonome dans la tourmente

http://fastrasbg.lautre.net/?Le-centre-autonome-dans-la

Le jeudi 19 novembre 2009

Le 14 novembre s’est déroulée une manifestation antifasciste en soutien au KTS. Cette manifestation a été attaquée violemment par la police. Retour sur les raisons de la mobilisation et la répression qui a suivi.
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La manifestation encerclée par la police anti-émeute

Dans la nuit du 9 novembre, des militants nazis ont lancé des engins incendiaires contre le KTS. L’attaque, qui n’a fait aucune victime, a pourtant provoqué des dégâts matériels non négligeables. Cette attaque faisait suite à de nombreuses provocations et tentatives d’intimidation de la part de militants d’extrême-droite.

Les nazillons s’agitent

Au mois de mars 2009 des militants d’extrême-droite avaient tenté de prendre des photos de militants en marge d’une manifestation autonome. Des tentatives similaires avaient suivi notamment autour du KTS. Trop faible à Fribourg, et trop peu organisée, la mouvance nazie en est réduite à des actions isolés qui pour autant restent dangereuses. Au mois de mai lors d’une manifestation après l’expulsion d’une maison occupée, des nazis étaient apparus aux abords de celle-ci et avaient tenté d’attaquer le cortège. Un d’eux avait même sorti un couteau. Grâce à la détermination du cortège, cette attaque fut un échec.

Les antifascistes déjouent un attentat

Face aux activités des nazis, les antifascistes ont multiplié les actions contre des militants nazis à Fribourg, en rendant publics leurs noms, lieux de résidence, lieux de travail afin de les déstabiliser.

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Des produits chimiques pour fabriquer des explosifs...

Mais c’est l’affaire du « poseur de bombe » qui rencontra un vif écho dans la presse, même au niveau national. Fin août, l’Autonome Antifa a rendu public via un communiqué de presse le résultat de son travail d’investigation concernant Thomas Baumann. Il y apparaissait clairement que ce responsable de la JN (organisation de jeunesse du NPD) de Lörrach, également membre d’une unité d’élite de l’armée allemande, avait réuni les matériaux nécessaires pour confectionner une bombe et qu’il était sur le point de passer à l’action. Consciencieux, il avait déjà dressé une liste de cibles dont le KTS faisait partie. Le même jour les informations sont également parvenu anonymement à la police qui procéda rapidement à l’arrestation du militant nazi. La police tomba lors de la perquisition sur un véritable petit arsenal. La presse quant à elle s’interrogea sur le fait que des militants antifascistes soient mieux informés que la police et ses services de renseignements pourtant si zélé à surveiller l’extrême-gauche…

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...et des armes

L’attaque contre le KTS un mois après ce coup d’éclat des antifascistes est très certainement une vengeance de la part de militants nazis faisant partie de l’entourage de Thomas Baumann. Précisons aussi que l’Autonome Antifa n’a jamais cru que Baumann agissait seul contrairement à la théorie de la police.

Contre le fascisme et pour les centres autonomes

Les antifascistes radicaux avaient appelé à manifester le 14 novembre contre l’extrême-droite. Par la même occasion ils voulaient envoyer un signe clair à la ville ; arrêter de harceler les militants du KTS ! En effet, à la suite de manifestations non-déposées qui s’étaient déroulées durant les mois précédents, certains militants du centre autonome avaient été jugés par les autorités comme légalement responsables de celles-ci. Cela s’était traduit par des poursuites en justice. Cette fois encore, la manifestation ne fut pas déposée. Des rencontres ont pourtant eu lieu entre les organisateurs de la manifestation et les autorités, mais celles-ci ont échoué.

Répression et fichage

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Avant la manif...

Le samedi 14 novembre environ 700 personnes se sont rassemblées pour manifester au centre-ville. Mais la police était présente en force, bien décidée à empêcher que le cortège ne se mette en route. Ce dernier a d’ailleurs été rapidement cerné de tous côtés par la police anti-émeute. Durant quasiment deux heures, manifestants et policiers vont se faire face. Pendant ce temps la police a ramené des renforts et les unités cagoulées ont fait leur apparition. La tête de cortège, quant à elle, a tenté sans succès de passer en force pour ouvrir la route.

La police a ensuite isolé la tête de cortège, environ 300 personnes. Après de violents matraquages et de nombreuses arrestations, les forces de l’ordre, qui avaient encerclé tout ce qui restait de la « manifestation », ont fait sortir un par un les militants. Toute une rue était bloquée par des fourgons de police qui avaient mis en place des mini-bureaux et de l’éclairage afin d’entamer une opération de fichage à grande échelle.

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Fichage des militants

C’est ainsi qu’accompagné, par deux policiers en tenue anti-émeute cagoulés, on passait les différentes étapes, méthodiquement. Fouille, contrôle d’identité et photo avec un numéro collé sur la poitrine. Les derniers sortiront de la nasse vers 20 heures. En tout et pour tout il y aura eu plus d’une dizaine de blessés, une quarantaine d’arrestations ainsi que le fichage systématique et méthodique de quelques 300 personnes.

Olynx
groupe de Strasbourg - Fédération Anarchiste


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23:54 | Lien permanent | Commentaires (0) |

23/09/2009

Antinucléaire - Plogoff, des pierres contre des fusils...et Colmar ?

 




 







Interview de nicole et felix le garrec

Le nucléaire en Bretagne > Interview de Nicole et Felix Le Garrec

Février 1980 : la population de Plogoff entière se soulève pour lutter contre l’implantation d’une centrale nucléaire dans leur commune.

Nicole et Felix Le Garrec ont réalisé le film documentaire" Plogoff, des pierres contre des fusils", sorti en 1980. Ils répondent aux questions de Nucléaire non Merci lors d'un interview le 07 Mars 2009.

plogoff des pierres contre des fusils film

 

Que ce soit aujourd’hui ou avant, il faut toujours trouver des voix nouvelles pour surprendre l’opinion. C’est ce qui s’est passé à Plogoff : les gens qui étaient indifférents à Plogoff, devant cette détermination, ne pouvaient plus le rester. C’était pour ou contre. Et les gens se sont retrouvés plutôt pour le mouvement. C’est donc une affaire d’opinion publique, qui est très importante dans le combat. Il faut élargir, toujours élargir le cercle des antinucléaires. Il faut qu’il y ait des gens qui sont moins systématiquement mobilisés qui se joignent aux antis. Ça demande de la part des militants une ouverture d’esprit : il faut qu’ils aillent vers les gens car les gens n’iront pas systématiquement vers eux.
Ça s’est fait à Plogoff parce que les gens de Plogoff ont dit : « C’est chez nous que ça se passe, c’est nous qui allons mener la lutte, et vous, vous nous épaulez. » Et ça s’est fait comme ça. Ça n’a pas été monopolisé par un parti ou groupe politique.(..). Bien entendu, le mouvement penchait à gauche, mais il n’y avait pas d’exclusivité, et quand on voit tous les médecins, les notables, les anciens combattants même qui viennent à la fin… On ne voulait pas être étiqueté.Nicole Le Garrec

08:37 | Lien permanent | Commentaires (0) |

03/09/2009

Sao Polo, la police fait feu contre la manifestation

A Sao Polo, la police ouvre le feu contre une manifestation après la mort d'une jeune fille de 17 ans, tuée par une "balle perdue", pendant une intervention de la police.

riot.jpg

Riot policemen take position during a protest at the Heliopolis slum in Sao Paulo. Protests started after the death of a 17-year-old girl, killed by a stray bullet during a shootout between the police and alleged car thieves.

http://www.siasat.com/photos/riot-policemen-take-position-during-protest-heliopolis


09:03 | Lien permanent | Commentaires (0) |

09/12/2008

6 décembre 1986 - 6 décembre 2008

http://www.dailymotion.com/video/xpq9x_malik-oussekine-ak...

Il y a 20 ans, Malik Oussekine

NOUVELOBS.COM | 23.06.2008 | 18:06

Dans la nuit du 5 au 6 décembre 1986, à l'issue d'une manifestation étudiante, un jeune homme de 22 ans était tué par la police.

IL Y A VINGT ANS, dans la nuit du 5 au 6 décembre 1986 à Paris, en plein conflit gouvernement-étudiants, Malik Oussekine, 22 ans, était matraqué à mort dans le hall d'un immeuble parisien, au 20, rue Monsieur-le-Prince, où il s'était refugié, par deux "voltigeurs motoportés".
Français d'origine algérienne, étudiant sans histoire à l'Ecole supérieure des professions immobilières (ESPI), il était d'une santé fragile à cause de déficiences rénales, devant être dialysé trois fois par semaine.
Le jeune homme s'était tenu à l'écart du mouvement estudiantin. Les étudiants dénonçaient un projet de loi instaurant, selon eux, la sélection à l'entrée de l'université. Ce jour-là, cependant, selon ses amis, Malik voulait aller voir une manif.
Seul témoin du drame, Paul Bayzelon, fonctionnaire au ministère des Finances, habitant l'immeuble du 20 rue Monsieur le Prince (6ème arrondissement), a raconté: "Je rentrais chez moi. Au moment de refermer la porte après avoir composé le code, je vois le visage affolé d'un jeune homme. Je le fais passer et je veux refermer la porte".
"Une violence incroyable"
"Deux policiers s'engouffrent dans le hall, a-t-il poursuivi, se précipitent sur le type réfugié au fond et le frappent avec une violence incroyable. Il est tombé, ils ont continué à frapper à coups de matraque et de pieds dans le ventre et dans le dos. La victime se contentait de crier: 'je n'ai rien fait, je n'ai rien fait' ".
Paul Bayzelon a dit avoir voulu s'interposer mais s'être fait lui aussi matraquer jusqu'au moment où il a sorti sa carte de fonctionnaire. Les policiers, présents dans le quartier pour disperser la manifestation, sont alors partis mais Malik Oussekine était mort.
Le lendemain, Alain Devaquet, ministre délégué à l'Enseignement supérieur et auteur du projet de loi polémique, présentait sa démission, cependant que les étudiants défilaient en silence portant des pancartes "Ils ont tué Malik".
Le lundi 8 décembre, après de nouvelles manifestations, le Premier ministre Jacques Chirac annonçait le retrait du texte.
La présidentielle de 1988
Robert Pandraud, ministre délégué à la Sécurité, devait dire: "Si j'avais un fils sous dialyse, je l'empêcherais d'aller faire le con la nuit".
Les deux voltigeurs, le brigadier Jean Schmitt, 53 ans à l'époque des faits, et le gardien Christophe Garcia, 26 ans, sont passés trois ans plus tard devant la Cour d'Assises de Paris pour "coups et blessures ayant entraîné la mort sans intention de la donner". Ils ont été condamnés en janvier 1990 à 5 ans et 2 ans de prison avec sursis.
Dans son récent livre "La tragédie du président", le journaliste Franz-Olivier Giesbert décrit Jacques Chirac comme particulièrement sensible aux mouvements de la jeunesse depuis l'affaire Malik Oussekine, dont il pense, selon l'auteur, qu'elle lui a coûté son élection à la présidentielle de 1988.

 

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/2...

 

C'est la mort d'Andreas Grigoropoulous qui a servi de déclencheur aux événements. L'adolescent a été tué samedi soir vers 21 heures à Exarchia. Il faisait partie d'un groupe de trente jeunes qui lançaient des pierres et divers projectiles contre le véhicule de deux policiers. L'un d'eux est sorti et a tiré trois balles en direction de la victime, touché mortellement à la poitrine. Des centaines de manifestants, majoritairement du quartier, étaient descendus peu après dans les rues pour protester contre "l'arbitraire" des policiers, scandant des slogans contre le gouvernement de droite de Costas Caramanlis et son ministre de l'intérieur, Prokopis Pavlopoulos.

M. Caramanlis a assuré qu'il n'y aurait "aucune indulgence" envers les responsables de la mort de l'adolescent dans une lettre de condoléances à sa famille. Le chef du commissariat d'Exarchia a été supendu et les deux policiers impliqués ont été arrêtés dimanche, l'auteur du tir mortel pour "homicide volontaire", le second pour "complicité". "Comme tous les Grecs, je ressens une douleur profonde. Je sais que rien ne peut soulager votre douleur. Je voudrais vous assurer qu'il n'y aura aucune indulgence" pour les responsables "et que l'Etat veillera à ce que cette tragédie ne se répète pas", a écrit le premier ministre à la famille Grigoropoulos. M. Pavlopoulos et la police ont également exprimé leur "profonde douleur" pour cet incident "isolé" et ordonné une enquête, dont trois procureurs ont été chargés.

http://www.lemonde.fr/europe/article/2008/12/07/nuit-d-em...

 

 

 

09:46 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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