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17/09/2009

Entraînement aux Violences policières en préparation à Colmar

déjà classés dans la rubrique "Violence urbaines"... un nouveau Vital Michalon ?

Policiers et pompiers s’entraînent pour la manif de Colmar

Ceci est un exercice : des agents de l’unité de maintien de l’ordre public de Mulhouse hier, au camp d’entraînement de Hartheim (Pays de Bade), en face de la centrale de Fessenheim. Photos Denis Sollier

 

45 policiers et 30 pompiers ont participé hier à un entraînement commun en vue du rassemblement européen antinucléaire le 3 octobre, à Colmar. Les autorités craignent les « casseurs » comme lors du sommet de l’Otan.

Nuage et odeur âcre du gaz lacrymogène, détonations de flash-ball, bruit de bottes de policiers casqués chargeant des « civils » cagoulés en tapant sur leur bouclier. La scène était hyperréaliste, mais il s’agissait d’un exercice dans un lieu discret : le camp d’entraînement de Hartheim, au Pays de Bade, où les soldats de la Brigade franco-allemande s’entraînent régulièrement à la guérilla urbaine. Cet ancien site des FFA comprenant une dizaine de « maisons » en béton recouvertes de tags et de graffitis sert également de lieu d’entraînement pour les policiers et les pompiers alsaciens. C’était le cas hier, où des sapeurs pompiers de Colmar et des policiers venus de Mulhouse et Strasbourg ont effectué une série d’exercices sur le thème des « violences urbaines ».

Cet entraînement commun, dirigé par le capitaine Gilles Brutillot, du Sdis (Service départemental d’incendie et de secours) du Haut-Rhin, et le capitaine Didier Binet, commandant de l’unité de maintien de l’ordre public de Mulhouse, a permis de tester la coordination entre les forces de l’ordre, en simulant des interventions dans des quartiers dits difficiles et une manifestation qui dégénère.

C’était le scénario de l’exercice grandeur nature organisé l’après-midi. Une quinzaine de sapeurs-pompiers volontaires de Houssen, Sainte-Croix-en-Plaine et Horbourg-Wihr ont joué le rôle des méchants « casseurs ». Sous le contrôle de trois formateurs spécialisés dans les « violences urbaines » veillant au respect des instructions et à la crédibilité des réactions.

« Est-ce qu’ils tapent vraiment ou pas », s’est inquiété l’un des « casseurs » chargés d’insulter les « flics » et de les « caillasser » avec des balles… de tennis. Les policiers répondaient, eux, avec de vraies grenades de gaz lacrymogènes. Des larmes ont coulé.

C’était un exercice, mais un exercice sérieux… Ouvert à la presse, sans doute pour faire savoir à l’opinion publique que les autorités font tout pour assurer notre sécurité. « C’est du cinéma, une manœuvre qui n’aura aucune influence sur la détermination pacifique des antinucléaires », a déclaré Stéphane Lhomme, porte-parole du réseau « Sortir du nucléaire ». « Il n’y aura pas d’incident à Colmar, a-t-il assuré, les autorités françaises savent que nos manifestations sont pacifiques. »

 

Adrien Dentz

du journal l'Alsace : http://www.lalsace.fr/fr/article/1985074,207/Policiers-et... 

 

mémoire courte :

1977 : lors d'une manifestation de 60 000 personnes Mort de Vital Michalon, tué lors d'une manifestation contre Superphénix à Creys-Malville en France

 

31 juillet 1977 à Malville Vital Michalon est assassiné

31 juillet 1977 à Malville Vital Michalon est assassiné par la police

Le 31 juillet 1977, parmi 60.000 citoyens qui manifestent contre la construction du surgénérateur Superphénix à Creys-Malville (Isère), Vital Michalon est tué par l’explosion d’une grenade offensive tirée par les forces de police.

En 1977, pour accueillir cette manifestation d’ampleur, préparée depuis plusieurs mois, le préfet René Jannin a déployé des moyens importants : 5000 CRS, gendarmes et gardes mobiles, hélicoptères, véhicules amphibies, ponts mobiles, un régiment de gendarmes parachutistes et des membres des brigades anti-émeutes. 5500 hectares autour du périmètre de la centrale sont interdits à toute circulation.

Vital Michalon, 31 ans, est abattu par un tir tendu de grenade lacrymogène. L’autopsie conclura à une mort causée par des "lésions pulmonaires du type de celles que l’on retrouve lors d’une explosion". Plusieurs dizaines de manifestants sont blessés, dont deux mutilés, Michel Grandjean et Manfred Schultz : l’un perd un pied et l’autre une main. Le CRS Tousot perd aussi une main avec la grenade qu’il voulait lancer.

Il faut rappeler qu’à l’époque, tous les moyens ont été utilisés pour imposer la construction du Superphénix : aucune procédure de consultation de la population, de puissantes campagnes de désinformation de la part d’EDF et du CEA, de graves violences policières dont celles aboutissant à la mort de Vital Michalon, et à l’amputation de Michel Grandjean et de Manfred Schultz.

Un document récupéré par des antinucléaires a montré que le PDG d’EDF d’alors, M. Boiteux, avait demandé que soit accélérée l’autorisation administrative de construction pour empêcher toute expression démocratique : "La meilleure façon de contrecarrer la contestation (…) est d’engager au plus vite, de manière irréversible, l’opération".

La suite des évènements a donné raison à Vital et à l’ensemble des manifestants puisque Superphénix a été définitivement arrêté en 1998 après une suite invraisemblable d’avaries. En décembre 2006, EDF a annoncé n’avoir démantelé que 38% du réacteur, mais le plus difficile reste à venir avec les 5500 tonnes de sodium liquide (matière qui s’enflamme au contact de l’air et explose au contact de l’eau…). Depuis son arrêt, 200 personnes sont obligés de travailler en permanence sur le site pour éviter que ça ne s’emballe… alors qu’il n’y a aucune production. Le bilan économique et industriel de ce surgénérateur est catastrophique : 10 milliards d’euros pour 178 jours de fonctionnement effectif. Sans compter ce que cela va coûter en plus pendant des années ; en effet chaque jour on est obligé de fournir à cette centrale à l’arrêt l’énergie comparable à ce que consomme une ville de 15.000 habitants.

Or, malgré l’échec total de Superphénix, l’État français entend renouveler l’expérience : le projet appelé "réacteur de quatrième génération" n’est autre qu’une nouvelle tentative de faire fonctionner un réacteur de type Superphénix. Voir (de PMO) De Superphénix à ITER : 30 ans de défaite

http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php ?page=re...

"Etat Nucléaire = Etat Totalitaire !"

C’est ce que criaient les manifestants en 1977. Nous en sommes toujours au même point. En souvenir de Vital Michalon, et pour préserver les générations futures, nous devons continuer à exiger un débat démocratique sur ce projet dont la dangerosité planétaire est établie. Indication de l’emplacement de la stèle de Vital

http://maps.google.com/maps ?f=q&hl=fr&geoco...

 

epr_tht_non.gif Il y a 30 ans, Vital Michalon était tué devant Superphénix par une grenade tirée par la police

Participez au rassemblement de commémoration qui aura lieu mardi 31 juillet 2007 à 15h à Faverges (près de Malville) en présence de la famille de Vital Michalon.

Le 31 juillet 1977, parmi 60 000 citoyens qui manifestaient contre la construction du surgénérateur Superphénix à Creys-Malville (Isère), Vital Michalon était tué par l'explosion d'une grenade offensive tirée par les forces de police.

L'autopsie conclura à une mort causée par des "lésions pulmonaires du type de celles que l'on retrouve lors d'une explosion".
 
Il faut rappeler qu'à l’époque, tous les moyens ont été utilisés pour imposer la construction du Superphénix :

- aucune procédure de consultation de la population
- de puissantes campagnes de désinformation de la part d'EDF et du CEA
- de graves violences policières dont celle aboutissant à la mort de Vital Michalon.

Un document récupéré par les antinucléaires a montré que le PDG d'EDF, M. Boiteux, avait demandé que soit accélérée l'autorisation administrative de construction pour empêcher toute expression démocratique : "La meilleure façon de contrecarrer la contestation (...) est d'engager au plus vite, de manière irréversible, l'opération".
 
La suite des évènements a donné raison à Vital et à l'ensemble des manifestants puisque Superphénix a été définitivement arrêté en 1998 après une suite invraisemblable d'avaries. En décembre 2006, EDF a annoncé avoir démantelé 38% du réacteur, mais le plus difficile reste à venir avec les 5500 tonnes de sodium liquide (matière qui s’enflamme au contact de l’air et explose au contact de l’eau…)
 
Or, malgré l'échec total de Superphénix, l'Etat français entend renouveler l'expérience : le projet appelé "réacteur de quatrième génération" n'est autre qu'une nouvelle tentative de faire fonctionner un réacteur de type Superphénix.

"Etat Nucléaire = Etat Totalitaire !" criaient les manifestants en 1977. Nous en sommes toujours au même point. En souvenir de Vital Michalon, et pour préserver les générations futures, les citoyens doivent continuer à exiger un débat démocratique sur ce projet dont la dangerosité planétaire est établie.

Un rassemblement de commémoration est organisé le mardi 31 juillet 2007, à l'occasion des 30 ans du décès de Vital Michalon, en présence de sa famille.

Le rassemblement aura lieu à 15h à Faverges (38510), sur la commune de Creys-Mépieu (Isère), où se trouve une stèle en souvenir de Vital Michalon (*), non loin du surgénérateur Superphénix en cours de démantèlement. Le point de convergence pour cette commémoration est la place du monument aux morts, près de la salle des fêtes de Faverges (parking possible).

(*) Précision importante : le rassemblement a lieu au village de FAVERGES (tout court) et non à FAVERGES DE LA TOUR (38110) : voir carte ci-dessous. Un fléchage est prévu dans le village de Faverges depuis le monument aux morts pour se rendre sur la stèle de Vital Michalon (située au lieu dit “Le Devin”). Faverges se trouve à 65 km à l’est de Lyon et à 65 km au nord ouest de Chambéry.

13:06 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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