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28/05/2009

THALES agrément OTAN pour CHANG : CHiffrement d’Artère Nouvelle Génération

Thales reçoit l’agrément SECRET OTAN pour CHANG HD, sa solution de sécurisation des réseaux tactiques
mai 2009  par Marc Jacob
A l’issue d’une évaluation menée par le Bureau de sécurité et d’évaluation des systèmes de communication et d’information de l’OTAN (SECAN), le Comité Militaire de l’Atlantique Nord a accordé l’agrément SECRET OTAN à CHANG(1) HD, la solution de sécurisation des réseaux tactiques de Thales.

La sécurité des systèmes d’information et de communication est essentielle pour le déroulement des opérations civilo-militaires. Collecter, traiter et diffuser l’information sans risque de brouillage ou d’interception est l’un des enjeux des armées. Pour répondre à ces besoins, Thales propose une gamme complète de solutions de sécurité de haut niveau agréée par les autorités françaises, par l’OTAN et l’Union Européenne.

CHANG HD est l’un des équipements de cette gamme. Il permet d’assurer la sécurité des communications haut débit des réseaux tactiques de la défense (faisceaux hertziens, lignes dédiées, etc.). CHANG HD peut chiffrer jusqu’à trois liaisons bidirectionnelles indépendantes avec des débits allant de 64 Kbps à 8 Mbps chacune. Cette capacité lui permet d’assurer, sans altération de performance et dans un espace restreint, un service de très haut niveau de confidentialité et d’anti-compromission (TEMPEST) sur les liaisons opérationnelles.

L’obtention de cet agrément par l’OTAN conforte la position de Thales comme acteur majeur de la sécurité des systèmes d’information, notamment dans les activités de cryptologie, sur le plan international. La Direction Centrale de la Sécurité des Systèmes d’Information (DCSSI) avait déjà agréé le produit CHANG HD en 2005 pour la protection des informations classifiées jusqu’au niveau SECRET DEFENSE.

 

 

 

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Julien Coupat est libre, mais la chasse aux sorcières continue

Ecroué depuis le 15 novembre dernier à la prison parisienne de la Santé, Julien Coupat a été entendu mercredi après-midi par le juge d'instruction en charge de cette affaire. Sa remise en liberté pourrait intervenir jeudi, précise-t-on de source judiciaire, selon le Nouvel Obs.

Le très médiatisé "directeur d'une structure à vocation terroriste" va donc semblablement être libéré au courant de cette journée.
Il faut dire que cette détention commençait à devenir gênante pour les service de justice et de police dont le caractère arbitraire été dénoncé depuis le début de l'affaire et que Julien Coupat qualifiait de "petite vengeance" dans l'entretien publié lundi par Le Monde et qui bénéficiait d'un large soutien à travers la tranche de la population, du moins celle qui est sensible aux valeurs citoyennes.
Il est d'ailleurs à souligner que cette affaire a eû le mérite de réveiller en chacun l'âme du résistant, du simple lycéen Parisien jusqu'aux aux anciens résistants se retrouvant aux Glières...belle leçon d'unification.

Une continuité dans les remises en liberté concernant les "terroristes":

Ce lundi 25 mai, Juan a été libéré, cela faisait onze mois qu'il était emprisonné, accusé d’une tentative d’incendie d’une voiture de police pendant les élections présidentielles. Le juge Edmond Brunaud a placé Juan sous contrôle judiciaire, et la liste est longue. Interdiction de voir tous les co-mis en examen, de quitter la région parisienne. Assignation à résidence, obligation de travailler, de pointer une fois par semaine au commissariat et de se rendre régulièrement à des rendez-vous «insertion».

Le 10 février 2009, Isa était remise en liberté sous contrôle judiciaire, après un an d'incarcération. Elle doit maintenant signer toutes les semaines au palais de justice, ne pas sortir de France, ne pas se rendre dans le département de la Creuse et ne pas entrer en contact avec les autres co-mis en examen.

Ces mises en détention pour fumigénes et clous tordus l'année dernière n'avait pas fait autant de bruit....

otan interpel strasbourg.jpeg

Du côté des anciens d'A.D., le tribunal d’application des peines de Paris avait accordé le 30 avril un régime de semi-liberté à Georges Cipriani, mais le procureur avait fait appel immédiatement de cette décision. L’audience en appel a été fixée au jeudi 25 juin à 13H30.  

Régis Schleicher vient également d’obtenir du tribunal de l’application des peines de Paris un régime de semi-liberté. Le parquet a possibilité de faire appel.

Pour Jann-Marc Rouillan, son avocat a déposé une demande de suspension de peine et demande à bénéficier d’une libération conditionnelle. Une nouvelle audience est fixée au 26 novembre.



Cela voudrait-il dire que l'anti-terrorisme est enfin "saboté"...ou que la SDAT suit une autre piste...car hier, une demi-douzaine de policiers de la section antiterroriste du parquet de Paris ont effectué hier, à 6 h 30, une perquisition au domicile privé, avenue de Colmar à Mulhouse, d’un des responsables du centre culturel kurde de la ville. Son fils et un neveu, âgés de 21 et 22 ans, ont été interpellés, et amenés directement à Paris. Les policiers parisiens évoquaient des violences lors de la manifestation contre l’Otan le 4 avril dernier à Strasbourg, manifestation à laquelle les deux jeunes gens arrêtés auraient participé « de manière pacifique. » Une dépêche de l’Agence France Presse, citant une source judiciaire parisienne, indiquait que les deux cousins sont soupçonnés d’avoir jeté des cocktails Molotov contre un bâtiment de la délégation permanente turque au Conseil de l’Europe à Strasbourg, en octobre 2008. Les deux jeunes gens ont été placés en garde à vue dans les locaux de la sous-direction antiterroriste à Levallois-Perret, dans les Hauts-de-Seine.

Les photographies et renseignements généreusement moissonnés lors du contre-sommet de l'Otan à Strasbourg semblent maintenant commencer à être exploités:

" Ils prennent des photos de toutes nos affaires, de nos vêtements, de nos papiers d’identité, et on est photographié sous toutes les coutures », a indiqué un militant qui souhaite n’être connu que sous son seul prénom, Patrick."



Les groupes Grecs «Conspiration des cellules de feu» et «Fraction des nihilistes» vont donc pouvoir continuer à dédier leurs actions...

09:35 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Julien COUPAT libre

Selon le Nouvel Obs:

 

Le parquet de Paris ne s'oppose plus à la remise en liberté de Julien Coupat, présenté comme le chef d'une cellule soupçonnée de sabotages de caténaires SNCF, a-t-on appris mercredi soir 27 mai de source judiciaire.
Ecroué depuis le 15 novembre dernier à la prison parisienne de la Santé, Julien Coupat a été entendu mercredi après-midi par le juge d'instruction en charge de cette affaire. Sa remise en liberté pourrait intervenir jeudi, précise-t-on de source judiciaire.
Julien Coupat est mis en examen pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste" et "direction d'une structure à vocation terroriste", des chefs passibles de la cour d'assises. Il a toujours clamé son innocence.

Une "instrumentalisation politique" dénoncée


On explique de source judiciaire que le juge d'instruction avait demandé mardi au parquet de se prononcer sur une éventuelle remise en liberté de Julien Coupat. Le parquet ne s'y pas opposé à l'issue de l'audition mercredi, estimant qu'il n'y avait plus de risques de "concertation frauduleuse" entre les neuf personnes mises en examen ni de risques de pression sur les témoins.
Le parquet s'était jusqu'à présent opposé plusieurs fois à la remise en liberté de Julien Coupat. Ses avocats et ceux des autres mis en examen ont toujours dénoncé une "instrumentalisation politique" de ce dossier. Sur les neuf mis en examen, cinq sont soupçonnés d'avoir participé à des actes de malveillance ayant visé la SNCF. Proches de la mouvance qualifiée d'"anarcho-autonome" par la police, ces personnes sont suspectées d'avoir formé une "cellule invisible".

"Il n'y a pas d"affaire de Tarnac"


Dans un entretien publié lundi par Le Monde, Julien Coupat a qualifié de "petite vengeance" la prolongation de sa détention. Répondant par écrit aux questions du quotidien, il a dénoncé une "fable médiatique sur notre compte, celle du petit noyau de fanatiques portant l'attaque au coeur de l'Etat en accrochant trois bouts de fer sur des caténaires".
Par ailleurs, Julien Coupat a nié être l'auteur du livre "L'insurrection qui vient", versé au dossier d'instruction, dont il dit être "un lecteur". "Il n'y a pas d"affaire de Tarnac', pas plus que d"affaire Coupat'", a-t-il poursuivi dans cet entretien.
(Nouvelobs.com)

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27/05/2009

Elections européennes : la campagne officielle est lancée

La campagne officielle pour les Européennes du 7 juin a débuté lundi à zéro heure, alors que le ministère de l'intérieur devait rendre publique en fin de journée les listes validées.

 

Top du compte à rebours...

 

 

 

alternative tentacle.jpg

 

20:47 | Lien permanent | Commentaires (0) |

criminalisation de l’action militante ?

Une demi-douzaine de policiers parisiens agissant, semble-t-il, pour la section antiterroriste du parquet de Paris ont effectué hier, à 6 h 30, une perquisition au domicile privé, avenue de Colmar à Mulhouse, d’un des responsables du centre culturel kurde de la ville. Cet homme était absent, pour des raisons professionnelles. Son fils et un neveu, âgés de 21 et 22 ans, ont été interpellés, et amenés directement à Paris, sans être passés par le commissariat central de Mulhouse. Le parquet de Mulhouse a confirmé avoir été informé d’une opération nationale de la section antiterroriste.
Selon des informations recueillies hier dans la communauté kurde de Mulhouse, les policiers ont saisi, lors de la perquisition, un portrait d’Abdullah Ocalan, l’ancien chef des rebelles séparatistes kurdes du PKK (le parti des travailleurs kurdes), détenu en Turquie, ainsi qu’un drapeau kurde.
Ces mêmes sources ont indiqué que les policiers parisiens évoquaient, lors de la perquisition d’hier à Mulhouse, des violences lors de la manifestation contre l’Otan le 4 avril dernier à Strasbourg, manifestation à laquelle les deux jeunes gens arrêtés auraient participé « de manière pacifique. » Une dépêche de l’Agence France Presse, citant une source judiciaire parisienne, indiquait que les deux cousins sont soupçonnés d’avoir jeté des cocktails Molotov contre un bâtiment de la délégation permanente turque au Conseil de l’Europe à Strasbourg, en octobre 2008.
Les deux jeunes gens ont été placés en garde à vue dans les locaux de la sous-direction antiterroriste à Levallois-Perret, dans les Hauts-de-Seine.
Dans un communiqué, Yvan Zimmermann, tête de liste du NPA aux élections européennes dans la région Est, a dénoncé hier « cette criminalisation de l’action militante » par le gouvernement, qui « essaie, cette fois encore, de faire un lien entre une association kurde à but culturel et des violences. »


J.-M.S.

http://www.lalsace.fr/fr/region/alsace/article/1526420,208/Mulhouse-Deux-Kurdes-arretes-par-la-police-antiterroriste.html

 

 

 

11:11 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Ecureuil contre Castor 4 juin 2009

«Le mot d’ordre c’est : "Mettez-vous en travers." Le transport, c’est le point faible du lobby nucléaire. Une centrale, tu n’as pas de bouton marche/arrêt, alors que le transport, tu peux le ralentir.» Elle a découvert la garde à vue. «La consigne d’ici, c’est : "On ferme sa gueule."» Ne rien dire à la police, jamais.

Lünenburg, où elle enseigne comme prof de français, la police allemande l’interpelle à plusieurs reprises, sans ménagement. Mais la désobéissance civile est dans sa culture. Son père s’est éloigné, mais Odile, sa mère enseignante originaire des Vosges, a milité au Mouvement pour une alternative non violente. Et Cécile, partie faire ses études à Chambéry, a fréquenté les écolos alternatifs du groupe Chiche que son frère lui a fait rencontrer.

En 2006, la police allemande la surveille. «Ils m’ont observée pendant deux semaines, raconte-t-elle.Pour rien : le matin j’allais au boulot, le soir j’allais me balader. J’avais un vélo blanc. J’avais l’impression d’être suivie, alors un jour j’ai fait le tour du pâté de maison. Ils ont noté que je m’étais comportée de façon "conspirative".» Mais l’enquête de police et l’occupation d’arbres promis à la découpe lui coûtent son poste de prof. Depuis, une fondation pour les mouvements sociaux - la Bewegung Stiftung - qui parraine des militants en a fait sa filleule. Mais elle n’en reçoit que cent euros mensuels. «Ca permet de survivre, pas de vivre, dit un ami, mais Cécile est un modèle de non-consommation». Elle récupère beaucoup.

C’est en septembre 2007, que l’«écureuille» sort du bois pour bloquer «par les airs» un train Castor vide. Il s’agit d’une répétition. Les "stoppeurs" ratent le train. «Le conducteur m’a vu au dernier moment raconte Cécile. Je savais que j’étais à la bonne hauteur. Mais j’ai quand même vu le train passer sous mes jambes, et freiner !» Dans la foulée, Cécile stoppe deux chargements d’uranium destinés à la Russie. En novembre, peu avant le départ du Castor annuel, elle déploie une banderole au-dessus de l’Elbe avec des activistes de Robinwood. La police l’arrête et décide de l’incarcérer durant trois jours et demi, en vertu de la loi de «prévention des dangers» - histoire de l’empêcher de repartir bloquer le Castor.

En cellule, sa fragilité apparaît. Cécile a une polyarthrite, et n’a pas assez de médicaments sur elle. «Je n’étais pas préparée psychologiquement à ça, dit-elle. J’ai eu très, très mal». Ses amis l’ont déjà vue comme çà, à ne plus pouvoir bouger. «C’est aussi pour ça qu’elle est active, dit un camarade militant. Mais quand elle se sent mal, elle prend un hamac, et elle va dormir dans un arbre. Et ça lui fait du bien.»

 

Le 4 juin 2009, Cécile est convoquée au tribunal cantonal de Steinfurt et devra y répondre de sons acte.

Elle continue. Son action ne se limite plus aux trains ni au nucléaire. Elle a participé à l’occupation d’un pylône de très haute tension à Flamanville (Manche) où est situé le futur EPR. Près de Rostock, elle s’est enchaînée, avec d’autres, à des tripodes de douze mètres de haut, installés dans des champs OGM. A Francfort, lors une assemblée écologiste, elle décide d’accrocher une banderole sur la façade d’un immeuble en verre. Elle grimpe jusqu’au douzième étage. Après, elle se «fait» la voûte de la gare de Francfort. «Juste pour dire qu’on peut aussi se déplacer à la verticale plutôt qu’à l’horizontale…» dit-elle, souriante.

 

 

Anti-nuclear activist killed by waste train
http://de.indymedia.org/2004/11/97810.shtml
08.11.2004 01:13

Activist killed by nuclear waste train
http://de.indymedia.org/2004/11/97788.shtml
07.11.2004 23:20

Anti-Castor activist killed by train
http://de.indymedia.org/2004/11/97719.shtml
07.11.2004 17:40

Gorleben Castor diary
http://de.indymedia.org/2004/11/97686.shtml
07.11.2004 16:22

 

French Activist pressured in police jail

category global | ecologie | valide author samedi 08 novembre 2008 - 16:37author par BI-Pressewagen - BIFAauthor phone 00495861-986293 Notifier cet article/commentaire aux moderateur-ice-s
YOUNG FRENCH FEMALE ACTIVIST PRESSURED IN JAIL: The young French anti-nuclear activist, Cécile Lecomte, who abseiled from railway overpasses on Thursday together with Robin Wood activists in protest against the CASTOR consignment, has been put under arrest. She is to be kept in police arrest until Monday and has been taken to Braunschweig, about two hours drive south of Gorleben. “The arrest is totally disproportionate,” the BI Umweltschutz protests.

YOUNG FRENCH FEMALE ACTIVIST PRESSURED IN JAIL: The young French anti-nuclear activist, Cécile Lecomte, who abseiled from railway overpasses on Thursday together with Robin Wood activists in protest against the CASTOR consignment, has been put under arrest. She is to be kept in police arrest until Monday and has been taken to Braunschweig, about two hours drive south of Gorleben. “The arrest is totally disproportionate,” the BI Umweltschutz protests. "All the young woman is accused of is a public nuisance offence.” The state of her health is worrying. She says herself and is confirmed by her lawyer, Karen Ullmann, that the psychological pressure she’s put under is unbearable. The lawyer has filed a complaint against the arrest at a higher court than the one that ordered it. She says guards have taken away all her writing utensils and told her she belongs in a mental asylum. The BI demands the immediate release of the nuclear opponent. - BI-Pressewagen 05861-986293, Francis Althoff 0170-9394684, Wolfgang Ehmke 0170-5105606, Kerstin Rudek 0160-1592473, Gerhard Harder 0170-4761201.

 

 

Grâce à son action, les affaire nucléaires secrètes et dangereuses d’Urenco, la firme qui gère la l’usine d’enrichissement de l’uranium, on été thématisées plus intensément dans l’opinion publique et ont été sujettes à de nombreuses critiques. La pression commune exercée aussi bien par les militants côté allemand que côté russe a fait son effet. La firme a annoncé mettre fin aux exportations de déchets nucléaires vers la Russie d’ici à la fin de l’année. Mais il semble qu’elle ne renonce pas totalement à ces dangereuses affaires : des transports d’uranium appauvri vers la France sont au programme. Différents groupes anti-nucléaires ont annoncé qu’ils maintiendraient la pression. Comme par exemple le 27 avril dernier : des militants se sont rassemblés devant la gare de Munster et Cécile est descendue en rappel depuis un pont d’autoroute passant au-dessus de la voie ferrée non loin de Munster, amenant la police à stopper le train – cette fois-ci un transport vers la France (Pierrelatte) – pour environ deux heures.

C’est exactement le 4 juin 2009, un an après sa seconde action dans le genre contre les transports d’uranium – pour ce qui est de cette action, les poursuites pénales ont été abandonnées -, que Cécile passe en jugement (première instance) devant le tribunal cantonal de Steinfurt. Le tribunal de première instance à Steinfurt, tout comme la cour d’appel à Munster on certes déjà signalé au procureur qu’ils ne voyaient pas de délit relevant d’une cour correctionnelle et refusé de signer une ordonnance condamnant la militante à 30 jours amende, mais la cour d’appel a dans le même temps fait savoir, que l’affaire pouvait relever du tribunal de police et était passible d’une petite amende – ce qui correspond à la jurisprudence dans d’autres Etats allemands à l’occasion d’actions similaires contre le transport de déchets hautement radioactifs CASTOR. En ce qui concerne l’action de janvier 2008, le procureur persiste malgré l’avis contraire des tribunaux, à lever l’accusation pour „coercition“. D’où l’ouverture du procès le 4 juin prochain.

De nombreuses personnes et groupes antinucléaires apportent leur soutien à l’écureuille, comme l’appellent ses amiEs.

Photos : Action de janvier 2008 : http://www.anti-atom-aktuell.de/fotos/2008-01-16_uranzugstop/index_11.html Aktion de juin 2008 : http://www.anti-atom-aktuell.de/fotos/2008-06-04_uranzugstop/index.html Action d’avril 2009 http://www.anti-atom-aktuell.de/fotos/2009-04-27_uranzugs...

Reportages en français : Action de janvier 2008 : http://bellaciao.org/fr/spip.php?article84867 Action d’avril 2009 : http://bellaciao.org/fr/spip.php?article62649



De : eichhoernchen
mardi 26 mai 2009

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article86395

 


 

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26/05/2009

Afghanistan: mort d'un soldat français

Afghanistan: mort d'un soldat français

PARIS — Un soldat français, qui venait d'arriver en Afghanistan pour une relève, a été mortellement blessé à la tête, dimanche, "manifestement par son arme de son service", a annoncé dans la soirée l'état-major des armées à Paris.

Ce caporal-chef de 31 ans, dont l'identité et le régiment d'affectation n'ont pas été précisés, est décédé lors de son transfert vers l'hôpital militaire américain de Bagram, ville située à une soixantaine de kilomètres au sud de la capitale Kaboul, a précisé l'état-major.

L'incident s'est produit dans le camp Dubs, au sud de Kaboul, où sont basées les OMLT (Operational Mentor and Liaison Team), ces équipes de soldats étrangers qu'on envoie pour encadrer l'armée afghane, a ajouté le lieutenant colonel François Marie Goujon, porte-parole de l'état-major des armées.

"Un caporal-chef qui était arrivé depuis une semaine pour une relève a été retrouvé blessé très grièvement à la tête, manifestement par son arme de son service", a déclaré le lieutenant-colonel Goujon, interrogé sur France Info. "Il a ensuite été évacué par hélicoptère à destination de l'hôpital militaire américain de Bagram et il est malheureusement décédé pendant son transfert."

Le porte-parole a jugé prématuré de se prononcer sur les causes du décès, notamment sur l'hypothèse d'un suicide ou celle d'un accident par suite d'une erreur de manipulation de son arme. "Il n'y avait pas de témoin au moment où l'incident s'est produit, donc il est impossible de savoir ce qui a causé cette blessure et le décès. On en saura plus dès que l'enquête aura progressé", a dit le lieutenant-colonel Goujon.

 

 

Afghanistan. un soldat français tué

Le Télégramme‎24 mai 2009‎
Un soldat français -un caporal-chef servant au sein d'une OMLT (équipe conseillant et entraînant l'armée afghane) - stationné en Afghanistan est mort, hier, ...

Afghanistan: mort d'un soldat français

La Presse Canadienne‎24 mai 2009‎
PARIS — Un soldat français, qui venait d'arriver en Afghanistan pour une relève, a été mortellement blessé à la tête, dimanche, "manifestement par son arme ...

Un soldat français tué en Afghanistan

nouvelobs.com‎24 mai 2009‎
PARIS (Reuters) - Un soldat français est mort dimanche en Afghanistan des suites d'une blessure par balle avec sa propre arme de dotation mais dans des ...

Afghanistan : un militaire français tué avec son arme de service

France Info‎24 mai 2009‎
Suicide ou accident ? Un soldat français stationné en Afghanistan est mort aujourd'hui, tué par son arme de service. Une enquête a été ouverte… ...

Afghanistan: un soldat français tué par son arme, quatre blessés ...

AFP‎24 mai 2009‎
KABOUL (AFP) — Un soldat français stationné en Afghanistan est mort dimanche d'une blessure infligée par son arme de service, a annoncé l'armée française, ...

Le soldat français mort en Afghanistan était basé à Nantes

maville.com‎25 mai 2009‎
Un soldat français est mort ce dimanche en Afghanistan à la suite d'une blessure par balle causée par son arme de service. Le militairen, un caporal-chef ...

Un militaire français décède en Afghanistan.

Bellaciao‎25 mai 2009‎
Un militaire français est décédé d'un coup de feu qu'il se serait lui-même infligé tiré par sa propre arme, déclarent les autorités militaires officielle, ...

Un soldat français tué par son arme

Bien Public‎25 mai 2009‎
Un soldat français stationné en Afghanistan est mort hier d'une blessure infligée par son arme de service, a annoncé l'armée française, qui a lancé une ...

Un soldat français tué, 4 autres blessés

RFI‎24 mai 2009‎
Un militaire français est décédé des suites d'une blessure infligée par son arme de service en Afghanistan. Une enquête a été ouverte afin de déterminer ...

Afghanistan : Un militaire français meurt d'un tir de sa propre arme

Radin Rue‎24 mai 2009‎
Les circonstances de la mort d'un militaire français en place en Afghanistan restent floues. L'homme est mort par balle, cette dernière provenant de son ...

AFGHANISTAN - Un militaire français tué par son arme de service

Le Point‎24 mai 2009‎
Un soldat français stationné en Afghanistan est mort dimanche à la suite d'une blessure infligée par son pistolet de service. Le soldat, un caporal-chef ...

Un soldat français meurt en Afghanistan

Actualite-Francaise.com‎25 mai 2009‎
Un soldat français est mort dimanche en Afghanistan à la suite d'une blessure par balle causé par son arme de service. Agée de 31 ans, le de caporal-chef ...

Soldat français tué par son arme de service en Afghanistan: que s ...

Le Post‎25 mai 2009‎
Les premiers éléments de l'enquête évoquent les thèses du suicide ou d'une mauvaise manipulation de l'arme. Le lieutenant-colonel Bertrand Fayet, ...




18:26 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Tarnac,l'audition du 27 mai...

Seule certitude, plusieurs des ex-pensionnaires de Tarnac doivent être auditionnés le 27 mai pour tenter d’éclaircir l’épais dossier que se targuent de détenir les autorités ; sans aucun élément probant selon les avocats des neuf mis en examen.

 

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Thales va fermer ses usines aéronautiques françaises en août

Du plomb dans l'aile ?

PARIS (Dow Jones)--Thales SA (HO.FR) va fermer ses usines aéronautiques françaises pour une durée de deux semaines au mois d'août, a indiqué lundi Jean-Georges Malcor, le directeur général adjoint du groupe en charge de l'aéronautique. Cette décision permettra non seulement de réaliser des économies, mais aussi de réduire les stocks, a ajouté le dirigeant.
Le niveau des stocks du groupe reste raisonnable, a-t-il précisé à la presse lors d'une conférence avant le Salon aéronautique du Bourget qui se tiendra au mois de juin, mais ils peuvent toujours être améliorés.
Jean-Georges Malcor a précisé que la division aéronautique accélérait la mise en oeuvre de mesures destinées à renforcer la compétitivité, alors que les clients demandent des prix plus bas et des conditions de paiement plus avantageuses. Les clients tirent au maximum sur la corde, a-t-il commenté, ajoutant que la trésorerie restait leur principal problème.
Mais Thales s'efforce d'éviter un resserrement de ses marges, dans la mesure où il ne peut obtenir de fortes réductions des prix de la part de ses propres fournisseurs, la plupart étant de petites entreprises.
"Nous surveillons la santé financière de nos principaux fournisseurs", a-t-il souligné, ajoutant que jusqu'à présent, ces derniers semblaient bien résister à la crise et que Thales n'avait pas encore dû intervenir financièrement pour leur porter secours.
Prudent concernant l'acquisition de fournisseurs, Thales est en revanche désireux d'engager des partenariats avec certains acteurs clés afin de stabiliser son approvisionnement sur le long terme, a indiqué Jean-Georges Malcor, ajoutant qu'il souhaiterait assister à un processus de consolidation chez les fournisseurs. La division aéronautique de Thales repose sur environ 800 fournisseurs, contre un maximum de 4.000 dans le passé. Mais ce total de 800 reste trop élevé, a-t-il déclaré, sans donner de nombre idéal.
Jean-Georges Malcor a par ailleurs observé que les difficultés rencontrées dans le domaine de l'aviation commerciale étaient plus faciles à gérer grâce à une activité soutenue dans la branche militaire. La crise montre que Thales doit conserver un équilibre entre ses activités aéronautiques civiles et militaires, a-t-il indiqué.
A 14h12, l'action Thales perdait 0,8% à 31,05 euros.
-A.H. Mooradian, Dow Jones Newswires; +33 (0)1 40 17 17 40; art.mooradian@dowjones.com

Lundi 25 mai 2009 / 14h14 Provided by: Dowjones

 

 

Projet de fermeture du site THALES
Par Roland Muzeau - 18 Décembre 2001

Roland Muzeau. Au comité central d’entreprise du 24 octobre, la direction générale de Thalès communications a annoncé son intention de fermer le site de Gennevilliers, et d’en transférer les activités à Colombes.

Cette entreprise est une filiale à 100 % de Thalès, ex-Thomson-C.S.F., qui conçoit et produit des équipements destinés à assurer les communications spécialisées des forces terrestres, aériennes et navales.

Gennevilliers est le site historique de la société. Dans les années 1980, près de 5 000 salariés, y étaient employés. Ils sont à peine plus d’un millier aujourd’hui !

Thalès est une compagnie de taille internationale, présente dans plus de trente pays, employant 65 000 salariés, et qui a réalisé 56,4 milliards de francs de chiffre d’affaires en 2000.

Ce projet de fermeture est d’autant plus choquant que d’autres sites, comme ceux de Marcq-en-Barœul et de Cholet sont menacés, et qu’il s’inscrit dans une restructuration d’ampleur qui risque de supprimer des emplois et de déstabiliser des territoires.

Il est d’autant plus incompréhensible que depuis plusieurs années la direction du siège coopérait en bonne intelligence avec la ville pour regrouper à Gennevilliers les activités dispersées. La ville a déboursé 10 millions de francs pour aménager les accès, traiter la sécurité des abords, démolir les bâtiments vétustes, construire près de 20 000 m2 d’activités, de bureaux et de laboratoires, racheter les terrains encore loués. Or, lors du dernier comité central d’entreprise, la direction a annoncé la vente de 23 sites, dont 13 en région parisienne. Celui de Gennevilliers ne serait pas vendu pour cause de pollution des sols ! Ainsi, la direction de Thalès pense fermer son site de Gennevilliers, qu’elle ne vend pas, pour le transférer à Colombes qu’elle met en vente !

Les organisations syndicales unanimes dénoncent l’attitude de la direction du groupe et se prononcent contre la fermeture du site de Gennevilliers, dont le transfert à Colombes coûtera plus cher que la poursuite des aménagements sur place.

Le comité d’entreprise, comme le comité central d’entreprise, désapprouve le projet de la direction. Quelles mesures le gouvernement entend- il mettre en œuvre pour maintenir et développer les activités de Thalès-comunications à Gennevilliers ?

M. FLOCH, secrétaire d’État à la défense, chargé des anciens combattants. L’entreprise Thalès souhaite regrouper d’ici fin 2002 les deux implantations très voisines de sa filiale en région parisienne, Colombes et Gennevilliers, qui appartiennent toutes deux à la « boucle Nord » du département des Hauts-de- Seine. Sous réserve du résultat de l’étude de regroupement, les équipes de Gennevilliers seraient transférées à Colombes où travaillent déjà de plus en plus souvent sur des programmes communs, les spécialistes techniques des deux sites étant complémentaires, environ deux mille personnes. M. Richard a demandé aux dirigeants de Thalès de le tenir informé des conclusions de l’étude.

Par ailleurs, le projet de regroupement sur le site de Colombes ne s’inscrit pas dans le cadre d’un plan de réduction d’effectifs. Son impact en termes d’emplois devrait donc être très limité. De plus, les activités tertiaires du site de Gennevilliers pourraient être remplacées par de nouvelles activités du même type dans le cadre d’un projet de reconversion qu’il conviendra de mettre sur pied avec l’État, les collectivités locales, les partenaires économiques et sociaux. En tout état de cause, le groupe Thalès devra assumer ses responsabilités à l’égard du bassin d’emploi et plus particulièrement de Gennevilliers.

Dans cette perspective, les efforts déployés par la ville pour accompagner le développement du site, n’auront pas été vains et contribueront à attirer de nouvelles activités économiques.

M. MUZEAU. Je crains qu’avec cette réponse, M. le ministre de la Défense n’ait déjà accepté le départ de Thalès Communications de Gennevilliers. Nous ne voulons pas entendre parler de reconversion du site alors qu’aucune raison économique ne la justifie.

 

Thalès - Laval (Mayenne) En lutte contre la fermeture du site
Mardi 5 juin, environ 150 salariés (sur un total de 180 présents ce jour-là) se sont retrouvés au piquet de grève, devant l'usine Thalès de Laval. Ils craignent la fermeture totale du site en 2008.

La direction ne l'a pas explicitement annoncée, se contentant de dire qu'elle ne garantissait ni la fermeture ni le maintien ! Mais plusieurs éléments vont dans le sens d'une fermeture : l'érosion des effectifs, l'arrêt des embauches et le planning de production en baisse. Les travailleurs de Laval n'acceptent évidemment pas cette perspective, qui signifierait la disparition de 250 emplois et frapperait aussi le principal sous-traitant de Thalès-Laval, Cofidur EMS. Ce dernier emploie actuellement 500 personnes, dont 93 sont des ex-licenciés de Flextronics à Laval, il y a moins de deux ans.

Thalès, groupe international spécialisé dans les équipements et systèmes informatiques pour l'armée et l'aéronautique, est florissant et pourrait redéployer ses activités de manière à maintenir l'emploi à Laval. Il a annoncé un chiffre d'affaires de plus de dix milliards d'euros en 2006 et vise 12 milliards en 2007. Les bénéfices se sont élevés en 2006 à 388 millions d'euros, en hausse de plus de 16 % par rapport à 2005. À la fin de l'année 2006, le carnet de commandes de l'entreprise a atteint son plus haut niveau historique.

L'État a sa part de responsabilité dans cette affaire, puisqu'il est le principal actionnaire de Thalès. Mais tout ce que François d'Aubert, maire UMP de Laval, a proposé aux salariés, c'est de louer à Thalès des locaux adjacents à faible coût, pour que le site puisse s'agrandir, et ainsi l'inciter à rester... Du logement social, en quelque sorte !

Correspondant LO

 

Thales (HO 30.93 -1.15%) annonce ce soir, après la fermeture de la Bourse de Paris, un chiffre d'affaires trimestriel de 2,3 milliards d'euros stable par rapport à la même période de l'exercice précédent. En revanche, les prises de commandes sont orientées à la baisse. Elles chutent de 24% à 2,24 milliards d'euros. Le groupe a en effet conclu deux contrats de plus de 100 millions d'euros avec Eutelsat ce trimestre (109 millions) et la ville de Mexico (133 millions) alors que le premier trimestre 2008 avait été marqué par deux contrats "très significatifs" : le programme FSTA de ravitailleurs au Royaume-Uni (326 millions d'euros) et le programme Lorads III de contrôle du trafic aérien à Singapour (153 millions d'euros).

Pour Thales, ses performances du premier trimestre "confirme la bonne résistance des activités réalisées auprès des clients gouvernementaux et institutionnels" mais les conditions dégradées de l'environnement économique commencent à affecter certaines activités liées au spatial, à l'industrie et à l'aéronautique civile. Le groupe précise d'ailleurs que les activités d'avionique sont "susceptibles d'être affectées au premier semestre par des dépassements de coûts". Un dérapage que le groupe entend rattraper sur l'ensemble de l'année.

Thales confirme ainsi ses objectifs annuels. Il table sur une croissance organique de son chiffre d'affaires de 3 à 5% et vise une marge opérationnelle courant après restructurations égale ou supérieure à celle de 2008 (environ 7%). Une performance qui sera essentiellement réalisée au second semestre compte tenu de la saisonnalité habituelle du groupe.

Au-delà de ce chiffre d'affaires trimestriel, Thales pourrait annoncer selon le quotidien La Tribune, la nomination de Luc Vigneron à la tête du groupe, en remplacement de Denis Ranque, ce avant le 19 mai, date de l'assemblée générale.

© Capital.fr

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La croix rouge, collaborations en tout genre...

 

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[Dimanche 24 mai 2009, un petit groupe est allé rappeler dans la rue aux passants et à la Croix-Rouge qui quêtait depuis le début de la semaine, le rôle de cette dernière en matière d’expulsions et d’enfermement. A Bastille, les bénévoles harcelés ont du faire appel à leur chef de secteur, qui a son tour a appelé les keufs. Leur travail permanent avec l’Etat, une fois de plus effectif, n’a pas empêché le petit groupe de les harceler aussi à République puis Nation].

A l’attention des passants ... quand la Croix-Rouge part en croisade

TOUT AU LONG DE LA SEMAINE, vous avez peut-être croisé de louches individus en gilet jaune estampillé d’une Croix qui vous tendaient une fausse urne. Déjà que les élections ne peuvent rien changer d’autre que le personnel qui nous dirige, alors quand il faut glisser un bifton dans l’urne... Entre un racket et un autre, celui du mannequin milliardaire Adriana et celui de Robert le mannequin de pacotille qui « sauve des vies », ces maniaques en uniforme nous ont harcelé des feux rouges aux terrasses des bars, et des places aux entrées de métro. Quand on était petit, on nous a appris que la Croix-Rouge faisait partie, comme ses consoeurs, de ces institutions au grand cœur. Et que même si elles ne changeaient fondamentalement rien au fonctionnement de ce monde dominé par l’exploitation, la guerre, la misère et l’oppression, elles essayaient au moins d’en soigner les blessures et d’en atténuer les souffrances, comme ils disent dans leur langage profondément religieux. Pourtant le secours neutre n’existe pas. Et dans le cas de la Croix-Rouge, ce n’est pas bien compliqué à voir...

Tandis que la faim, les désastres, la guerre et l’oppression font fuir chaque année des millions de gens dans l’espoir de pouvoir reconstruire ailleurs une vie un peu meilleure, ce qui les attend ici en Europe c’est le racisme, les rafles, une exploitation sans limites et, au bout de compte, les centres de rétention et les déportations. Quand les réfugiés débarquent en Europe et font une demande d’asile, ils sont souvent parqués dans des centres dits ouverts (des dizaines de ces centres sont gérés intégralement par la Croix-Rouge). Comme les centres de rétention, ils sont entourés de barbelés, des gardiens y tournent les clés des portes tous les soirs. On y apprend aussi aux demandeurs d’asile à obéir aux lois du capitalisme et de sa démocratie (des vêtements collectés par la Croix-Rouge y sont par exemple vendus, les ‘habitants’ y sont forcés d’une main douce à effectuer des travaux pratiquement non-rémunérés dans le centre ou pour la commune où ils se trouvent - question de les habituer au sort d’exploités qui les attend ici aussi). Ces centres servent également à fixer les demandeurs d’asile et à les rendre dépendants pour qu’ils ne s’aventurent pas dans une vie de débrouille hors de l’enceinte. Sous prétexte de souci humanitaire, l’Etat organise ainsi un contrôle permanent sur tous ces indésirables. Quand la demande d’asile est refusée, c’est la police qui vient arrêter les réfugiés refusés dans ces centres neutres et ouverts pour les déporter vers la misère et la mort. La Croix-Rouge n’offre donc jamais un secours neutre, puisque ses activités font partie intégrante de la politique de contrôle de la gestion de l’immigration. La Croix-Rouge entretient également des liens étroits avec l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), cet organisme qui cherche à soumettre les flux migratoires aux besoins du capitalisme et du contrôle social. Ce même organisme se sert d’une multitude d’organisations humanitaires et d’ONG pour réaliser son chantage avec ses primes de retour. Des réfugiés à qui ce système a enlevé toute perspective, se voient offrir une pauvre indemnité pour retourner volontairement vers leur pays d’origine. Alors c’est simple : d’abord on leur enlève tout avenir, on les enferme dans des centres d’accueil, on leur fait comprendre qu’ici aussi c’est la pauvreté qui les attend, et finalement on les fait chanter avec quelques centaines d’euros pour qu’ils oublient les raisons pour lesquelles ils avaient fui... Dans d’autres pays européens, comme en Italie ou en Espagne, la Croix-Rouge Internationale gère directement les centres de rétention d’où l’Etat déporte les réfugiés en fin de procédure. Des centres de rétention avec leurs gardiens, leurs cellules d’isolement, leurs passages à tabac, leurs abus et tout simplement la privation de liberté. C’est là que la Croix-Rouge montre encore plus clairement ce qu’elle est vraiment : l’aile humanitaire de la domination. En Belgique, ce sont les infirmiers de la Croix-Rouge qui, quand les indésirables se mutinent dans ces centres, soignent les blessures sans faire entendre la moindre critique et les bourrent de tranquillisants. A Roissy, la Croix-Rouge cogère avec la police la zone d’attente pour sans-papiers qui débarquent à l’aéroport, et sert aussi de caution aux méthodes de la police des frontières (menottes, coups, baîllon, drogues) lors des expulsions forcées par avion qui s’en suivent. Le 17 août 2006 lors d’une gigantesque rafle, 508 personnes d’Afrique et d’Europe de l’Est sont chassées du domicile qu’elles occupaient à Cachan depuis 2003. Chaque bus préfectoral qui repartait avec les expulsés pour aller les recracher toujours plus loin en banlieue était escorté d’uniformes bleus à l’extérieur et deux membres de la Croix-Rouge à l’intérieur. De septembre 1999 à 2002, ce sous-traitant de tous les Etats s’est aussi vu confier la gestion du hangar de Sangatte, près de Calais. Là, elle va isoler près de 1800 réfugiés avec la complicité des CRS qui surveillent le camp, pour laisser à l’Etat le temps de construire un centre de rétention juste à côté, à Coquelles. A partir de novembre 2002, elle va ainsi ficher tous les réfugiés, préparant le démantèlement du camp et la chasse à l’homme qui suivront peu après.

Et tout celà, ça s’appelle choisir son camp.

Mais il n’y a pas que les sans-papiers qui débarquent sur les plages espagnoles ou qui, épuisés, mettent pied à terre dans les ports et aéroports européens. Il y a aussi ces millions de réfugiés au Moyen-Orient et en Afrique qui ont été chassés de chez eux par les guerres, la misère ou les désastres écologiques pour ensuite être accueillis dans d’énormes camps de concentration (dans le sens strict du terme : enfermer administrativement dans un endroit circonscrit et contrôlable des catégories de gens pour des raisons raciales et de contrôle ou pour des fins d’exploitation). Ces camps sont souvent gérés par la Croix-Rouge et pas seulement avec ses médecins, mais aussi avec ses agents de sécurité. Ainsi la Croix-Rouge ne fait que renforcer l’ordre actuel composé d’oppresseurs et d’opprimés – et tandis qu’elle soigne ces derniers, elle tente aussi de calmer la révolte qui, elle seule, pourrait réellement changer quelque chose.

Quand les armées de la démocratie ont envahi l’ex-Yougoslavie, l’Afghanistan et l’Irak, ils amenaient derrière eux l’armée humanitaire de la Croix-Rouge. Sous prétexte de protection contre une politique d’épuration ethnique, la Croix-Rouge s’est chargée de la gestion d’une série de camps de concentration et de prisonniers en ex-Yougoslavie. En réalité, elle cherche à intégrer la politique européenne de contrôle des flux migratoires dans les manœuvres militaires des forces de l’ONU. Chacun sait (et pas mal d’employés dissidents de la Croix-Rouge l’ont quitté parce qu’ils ne supportaient plus cette neutralité odieuse) qu’il est impossible de rester neutre en temps de guerre. Rester neutre signifie choisir le camp du plus fort – même quand on soigne le plus faible. La conduite des guerres actuelles serait “ humanitaire ”, mais quel être sensé pourrait jamais croire qu’il y a quelque chose d’humanitaire dans les bombardements, les corps déchirés, les blessés, les viols ? En prétendant rester neutre, la Croix-Rouge ne fait que renforcer le pouvoir en place. En Irak, en Afghanistan, comme ailleurs. L’histoire en apparence sans fin de l’exploitation et de l’oppression a toujours eu besoin d’un corps de collaborateurs qui se cachent volontiers derrière un “ je ne savais pas ”. La gestion démocratique du capitalisme et de l’oppression a tout intérêt à étendre le plus possible ce que quelqu’un a appelé à l’époque des camps d’extermination nazis “ la zone grise de la collaboration ”. Refuser de collaborer avec un système qui organise la déportation systématique pour préserver les profits économiques et le pouvoir de quelques uns, c’est ouvrir la possibilité d’une critique réelle du monde dans lequel on est forcé de vivre. Grattons le vernis humanitaire de ce système mortifère de déportation, d’incarcération et d’exploitation !

La Croix-Rouge collabore aux saloperies des Etats : en un moment où elle quête pour continuer ses activités, qu’elle reçoive donc un peu de la monnaie de sa pièce !

Quelques ennemis de toutes les frontières, 24 mai 2009

http://grenoble.indymedia.org/2009-05-25-Paris-quand-la-Croix-Rouge-part-en

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Les grands criminels de guerre (Adolf Eichmann, Josef Mengele et d'autres encore) n'ont pas, d'après les renseignements dont on dispose, séjourné longtemps en Suisse. Après la guerre, ils ont cependant obtenu des documents de voyage que le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) en Italie leur avait délivrés faute de contrôles adéquats. Ils s'étaient présentés sous une fausse identité afin d'obtenir ces papiers et d'organiser leur fuite en Amérique latine.




La route des rats
L'écrivain serbe qui travaillait à l'époque pour la Croix Rouge Internationale raconte
"C'est moi qui ai donné les passeports aux nazis en fuite"
Bokun: ils nous ont trompé avec l'aide de Draganovic

de nos correspondants
Londres. En 1945, l'atmosphère romaine était idéale pour les nazis et leurs complices décidés à effacer leurs traces. La possibilité d'émigrer en Amérique du Sud était grande. La guerre armée avec les allemands était finie. Mais, pratiquement, la guerre "froide" avait éclatée, non seulement à l'encontre de la Russie de Staline et ses "idiots utiles", mais aussi celle contre tout ce qui avait une odeur de communisme. Il est important de se rappeller, qu'à ce moment-là, n'importe qui était meilleur que les Russes, "ceux qui dévoraient les enfants", nous dit le journaliste-écrivain Branko Bokun, auteur d'une vaste production d'excellents livres de politique économique (capitalisme, communisme et troisième voie) à l'humour (sex-humour) primé 3 années au festival de Borgighera, jusqu'à "Un espion au Vatican" repubblié en Italie par les éditions Neri Pozza,

C'est un journal romancé, mais très réaliste, des 5 années passées à Rome par le jeune homme serbe, d'abord étudiant universitaire et puis fonctionnaire de la Croix Rouge Internationale comme représentant du roi de la Yougoslavie et ensuite de Tito, De cette période, Branko Bokun est non seulement le témoin, mais aussi l'un des protagonistes.

"Pouvoir distribuer des passeports m'offrait la grande opportunité de pouvoir peser sur le destin de milliers et milliers de personnes, raconte Bokum. A Rome, les fleuves de l'exode confluaient de toute l'Europe. Beaucoup d'hommes qui avaient combattus avec les troupes allemandes : hongrois, autrichiens, polonais, ukrainiens, roumains de la Grade de Fer, belges fascistes, yougoslaves, mais aussi de nombreuses victimes. Des juifs qui avaient souffert d'abord de la barbarie nazie, puis de la répression de la part des troupes communistes décidés à les éliminer, Moi, j'avais la possibilité de délivrer des passeports qui permettaient à cette troupe hétérogène de réfugiés de s'embarquer vers des terres prospères dans lesquels ils pouvaient vivre en paix. Mais, ou les nazis pouvaient s'eclipser comme ce fut le cas au Vénézuela, en Argentine ou au Paraguay.

Vous connaissiez Draganovic ? Vous vous en rappellez ?
"Je me le rappelle très bien. Il venait dans mon bureau au 55 de la rue Campania à 2 pas de la rue Veneto avec des paquets de documents pour la délivrance des passeports. Il avait des mains énormes, comme celles d'un ex-paysan. Il était très robuste et pas diplomate pour un sou. Je me souviens quand il me dit que j'étais l'unique serbe sympathique de sa connaissance. L'un des rares qu'il n'avait pas envie d'étrangler de ses propres mains."
Saviez-vous que de nombreux passeports parmi ceux que vous délivriez étaient destinés aux nazis et à leurs complices ?
"Je le soupçonnais, mais je n'avais pas la possibilité de les identifier individuellement. Ainsi que je l'ai dit, l'atmosphère de la Rome des années 40 ressemblait à celle de la décadence du bas-empire (romain) Il y avait une certaine dose d'allégresse. Mais, c'était aussi un vrai bordel. Pour Fellini, cela aurait été une meilleure inspiration que celle qu'il a utilisée pour la "Dolce Vita". Les gens se débrouillaient comme ils le pouvaient pour se distraire. Mais surtout, la plupart des réfugiés rêvaient d'aller en Amérique du Sud, en Afrique du Sud ou en Australie. Des manoeuvres évidentes. Devant la poste de Saint Sylvestre, il y avait un mini-marché de document d'identité vendus et achetés. Dans des milliers de cas, je ne pouvais pas savoir exactement à qui je délivrais les passeports. La majorité des noms ne correspondait pas à ceux des réfugiés que j'aidais. Les nazis en fuite arrivaient à abuser de notre bonne foi, mais, ils étaient une minorité. Ils avaient de formidables protections et des complicités. Il ne faut pas oublier que les Américains ne les considéraient plus comme des ennemis, mais comme des gens à utiliser en Amérique du Sud contre les révolutionnaires populistes, en plus, ils bénéficiaient de faveurs auprès d'ecclésiastiques très bien placés. N'oublions pas que Pape Pacelli avait excommunié les communistes, mais pas les allemands. Moi, j'étais occupé à soulager la souffrance de réfugiés bien moins fortunés. Par exemple, ces milliers de juifs qui continuaient leur odyssée. Ils désiraient rejoidre la Palestine. Mais quand leus bateaux arrivaient au large de ses cotes, les Anglais qui administraient ce territoire me les renvoyaient en arrière. Nous les faisions alors émigrer en Afrique du Sud qui était leur seconde destination favorite.

A cette période, vous aviez des amis importants chez les Anglais et les Américains. A quoi était-ce du ?
Je crois que ma connaissance de la langue de Shakespeare me fut très utile. Je parle 6 langues, et je me suis toujours intérréssé à la culture des nations. Le dialogue avec les alliés qui occupaient Rome en était facilité. De plus, mon amitié avec l'ambassadeur yougoslave Zukivic me fut très utile. Ce fut lui qui m'a proposé comme représentant de la Yougoslavie à la Croix Rouge Internationale à Rome."
Quels sont les personnages de cette époque qui vous ont le plus marqués ?
"J'ai rencontré Monseigneur Montini de nombreuses années avant qu'il ne devienne pape et Monseigneur Tardini qui était plus ou moins le ministre de l'Extérieur de Pie XII. J'ai aussi bien connu le chef de la CIA, Donovan et le représentant personnel près du Vatican du Président Roosevelt, Titman, qui avait habité pendant plusieurs années au Palais Sainte Marthe dans les murs du Vatican. Il était très impliqué dans la vie de la bonne société romaine et il fréquentait le palais Saccheti occupé par Sir Darcy Osbone qui deviendra quelques années après duc de Leeds. Le gentilhomme anglais avait une position particulièrement intéressante, il avait pu rester à Rome même après la déclaration de guerre du 10 juin 1940 puisqu'il était accrédité auprès du Vatican. C'étaient des contacts qui m'ont permis de savoir ce qui arrivait réellement et les intentions exactes des puissances alliées après la victoire contre les nazis."

Avez-vous rencontré Monseigneur Popovic qui a fait fuir de Gênes un grand nombre de nazis et qui a fait en sortes que leurs traces se perdent ?
"J'étais allé à de multiples reprises à Naples à aider des réfugiés à partir pour le Chili, Mais, je me suis rendu à Gênes à de rares reprises. Toutefois, je me rappelle y avoir rencontré des personnages qui ne me plaisaient pas particulièrement. Je n'ai pas pu identifier matériellement des criminels nazis. Mais, j'ai le regret que parmi ceux qui fuirent ainsi, parce que son passeport à transité par mes bureaux de la Croix Rouge Internationale, qu'il y ai eu le criminel croate Pavelic, Beaucoup d'entre eux furent un temps cachés dans des couvents. Une des règles qui nous avait été imposée pour délivrer nos passeports était qu'il fallait la signature de 2 témoins de confiances. Quels meilleurs témoins que des prêtre croates, comme ceux du couvent de San Geromino (Saint Jérome) ? J'ai certainement des raisons de récriminer que dans ces lointaines années 40, les choses ne se déroulèrent pas dans le mode juste. Que les criminels nazis ne furent pas jugés et punis. Mais, il faut se souvenir, comme je l'ai expliqué, l'atmosphère était en ces temps troublés "spéciale" et les conditionnements politiques, pour nous qui travaillons pour la Croix Rouge Internationale étaient très difficile à contester,"

Paolo Filo della Torre

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Sur la route des Nazis
de notre envoyé spécial ANDREA CASAZZA
Buenos Aires. Cinq cents ? Combien de criminels de guerre allemands, croates, français, belges et d'autres nationalités trouvèrent asile, liberté et protection en Argentine ? Ici, dans un Buenos Aires pluvieuse, écrasée par un ciel plombé hivernal, personne n'a la réponse juste en poche. Selon le dernier rapport de la CEANA, la Comision para el Esclarecimiento de las Actividades Nazis en la Argentina, daté de 1999, leur nombre devrait tourner autour de 180 unités. Uki Goñi, l'historien et journaliste argentin qui a fait récemment publier son scandaleux "L'authentique Odessa" (qui sera prochainement publiée chez Garzanti avec le titre suivant : " "Opération Odessa") soutient que, durant les six années de recherches à la base de son ouvrage, il en a individualisé au moins 300. Mais ce n'est pas suffisant, " Dans le cas de l'éxode des croates en Argnetine entre 1948 et 1950 - souligne Goñi - mes recherches m'ont permis d'identifier 120 noms. Parmi ceux-ci au moins 15 pouvaient être qualifiés de criminels de guerre, donc plus de dix pour cent. Or, du premier dossier rendu public du Centro di Immigrazione di Buenos Aires, il résulte qu'il y eut 7200 croates qui débarquèrent en Argentine. si l'on devait appliquer le même pourcentage relative à mes recherches, rien que chez les oustachis, le nombre des personnes impliqués dans un crime de guerre serait démesuré".
Mais, si les mathématiques et l'histoire ne font pas toujours bon ménage et qu'il faudra attendre la suite des recherches pour établir le nombre exact des criminels oustachis débarqués à Buenos Aires, il est au contraire certain que la majorité d'entre eux s'embarqua à Gênes. Et il est de même certain qu'à Gênes séjourna, comme le firent Eichmann, Mengele et Barbie, un autre bourreau nazi : Gerhard Bohne.
Dans les documents découverts par l'historien et journaliste argentin Uki Goñi les preuves qu'un moine hongrois de Pegli aida Eichmann

"A Gênes le bourreau des handicapés"
Bohne aussi s'est s'enfuit à bord d'un paquebot avec un passeport de la Croix Rouge
Il fut parmi les planificateurs du plan pour l'"euthanasie" voulu par les nazis


Bohne était l'oficier des SS et l'avocat auquel Hitler confia la première partie de son programme fou d'euthanasie: le plan "Aktion T4" qui prévoyait l'élimination de toutes les personnes atteintes d'affections graves, qu'elles soient physiques ou mentales, et qui fit plus de 62 000 victimes.
Les traces de Gerhard Bohne a Gênes furent retrouvés par Uki Goñi au siège de la Croix Rouge en Suisse. Selon les données reportées sur le passeport qui fut donné à Bohne à Rome, l'avocat qui dirigea le "Groupe de travail des sanatorium et asiles du Reich", séjourna en ville avec sa soeur Gisele dans un logement au 27 de la via dei Glicini (des glycines ndt).
Si le passeport qu'il avait dans sa poche était à son nom et que la date ou il lui fut délivré est le 24 aout 1948, la présence à Gênes de Gehrard Bohne date de janvier 1949. A la Direcciòn Nacional de Migraciones di Buenos Aires, Goñi a retrouvé le certificat d'identité signé du consul argentin à Gênes le 7 janvier 1949 avec lequel Bohne reçut le visa sur le passeport de la Croix Rouge et la voie libre pour l'embarquement.
Embarquement qui eut lieu quelques jours après, en première classe, sur le paquebot Anna C, qui arriva dans le port de Buenos Aires le 29 janvier 1949. "Et dans la capitale argentine - souligne Goñi - Bohne et sa soeur trouvèrent hospitalité dans la maison de Carlos Fuldner, fonctionnaire péroniste de la Daie de Gênes". Comme on le voit, la boucle est bouclée. Bohne sera arrêté en 1964, toujours à Buenos Aires ou il était revenu après un bref séjours dans sa patrie en 1955, à la suite du coup d'état militaire en Argentine. La demande d'extradition fut concédée en novembre 1966, mais le bourreau nazi ne resta pas longtemps en cellule: pour lui, qui avait contribué à l'élimination de milliers d'invalides physiques et psychiques, on émis une sentence selon la quelle sa condition physique précaire était incompatible avec sa détention en prison. Bohne à Gênes avait eu le temps d'apprécier les service de la Daie, la Delegacion Argentina de Immigracion en Europa dont les bureaux se trouvaient au 38 de la rue Albaro, bureaux ouverts en 1947 par Carlos Fuldner, capitaine de la SS et homme de confiance du président Juan Peron. Mais le réseau de protection dans la cité s'étendait aussi dans les milieux ecclésiastiques. A coté de don Carlo Petranovic, homme de confiance des criminels de guerre oustachis et de quelques criminels de guerre nazis de haut rang, à Gênes opérait un autre prêtre. Edoardo Dömöter, un franciscain d'origine hongroise, qui à la fin des années 50 était le curé de l'église se Saint Antoine de Pegli.
Ce fut le père Dömöter qui soussigna et apporta au siège génois de la Croix Rouge la requête pour le passeport de Riccardo Klement, ou plutôt Adolf Eichmann. Cette requête, qui porte le numéro 100940, a été découverte, encore une fois, par Goñi dans les archives du Comité International de la Croix Rouge de Genève.
De père Dömöter on sait seulement qu'il a collaboré avec Reinhard Kops, officier des services secrets nazis, homme de confiance d'Alois Hudal, l'évêque du siège pontifical de Santa Maria dell’Anima, à Rome, qui envoyait de longues lettres au président Peron demanda des visas d'entrée pour des milliers de "soldats" allemands et autrichiens. Dans la relation conclusive présentée par le CEANA en 1999, il y a la référence à une missive du 31 aout 1948 dans laquelle l'évêque Hudal explique à Peron que les visas demandés ne sont pas pour des réfugiés, mais "pour des combattants anticommunistes dont le sacrifice a sauvé l'Europe de la domination soviétique". Ce serait Kops qui établissait les contacts romains avec la Daie de Gênes pour donner la voie libre aux passeports de la Croix Rouge et après, il donnait le relais à frère Dömöter pour ce qui était des affaires génoises (ndt, je pense qu'il veut parler des billets et des papiers d'embarquement).
Mais, dans le cas d'Eichmann, le frère franciscain fit tout lui-même pouvant déjà compter sur un faux document d'identité que le bourreau nazi obtint à Termeno en utilisant un faux nom : Riccardo Klement.
Une fois en possession du passeport de la Croix Rouge la voie de la liberté s'ouvrait en grand aussi bien pour Eichmann que pour Bohne. Pour eux et pour des dizaines et des dizaines d'autres criminels de guerre, une liberté qui avait la forme d'un batiment qui levait l'ancre dans le port de Gênes.

Andrea Casazza

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