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24/05/2009

L'explosion - Film de Jérôme Champion

 

 

Quand une partie de l'histoire du nucléaire en France rencontre une partie de l'histoire ouvrière, cela peut provoquer une explosion dun cocktail étonnant, mélangeant les peurs de l'explosion nucléaire, les mécontentements de l'explosion sociale et les départs discrets de lexplosion territoriale. Le film L'explosion est retourné à Chooz, dans les Ardennes, 20 ans après que sy soit déroulée une virulente opposition à la construction de la centrale nucléaire.

Nous avons suivi Jean Noël qui milita alors contre l'installation de cette centrale nucléaire. Avec lui, petit à petit nous retrouvons celles et ceux qui ont lutté. Une série de onze portraits se dessinent, et à travers eux, l'histoire des luttes de Chooz et de Vireux nous est relatée.

25 après, bien plus qu'une histoire qui nous est racontée, c'est sur notre actualité que nous nous interrogeons.

documentaire, 2007, 52'
La Flèche production, FilFil Films

 

 

 


18:32 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Burn



Burn- Shall Be Jugded ?

a mouth to feed at the expense of
both the partaker and the partaken
an ignorant sacrafice leading to
the death of life!
a savage slaughter a needless bloodbath
why do we not see through our greed?
this will lead to the destruction of
our earth....
life as we know it will soon cease
and now we face our guilt
will this cure our savagery, or is it
too late? have we molded our
FATE?!?
we are guilty killing to feed our apetite
does power mean control? we must
eliminate our consumption
we all are not guilty and do not
claim exemption from blame but still
speak out against this
WRONG!!!
we have killed and shall be judged.

Burn image.jpeg



Godhead

 



Drown

 


burn image 2.jpeg

18:07 | Lien permanent | Commentaires (0) |

La musique n'est pas un adoucissant

 

I know I'm artificial
But don't put the blame on me
I was reared with appliances
In a consumer society

When I put on my make-up
The pretty little mask not me
That's the way a girl should be
In a consumer society

My existence is illusive
The kind that is supported
By mechanical resources
By existence is illusive
The kind that is supported
By mechanical resources

I wanna be instamatic
I wanna be a frozen pea
I wanna be dehydrated
In a consumer society

In a consumer society

 

Into the Dungeon with evil men
The people has risen we're free again

Come out of the closet
Come out of the hole
Come out of the woodwork
Come into the fold

Rebels and fighters, a license to kill
Unite with the bandits down from the hills
Open your windows
Open your doors
Open your minds
To a freedom of thought

[Chorus:]
Viva la revoloution
Viva la revoloution
Viva la revoloution
Viva la revoloution

Raise our voices, raise our flag
Smash the symbols of the life never had

Long live the symbols
Long live the scheme
Long live our hopes
Long live the dream

Dance in the streets at the carnival
Celebrate the victory now
Drink the wine from the rich man's cask
This revolution won't be the last

[Chorus x's 3]

Rebels and fighters, a license to kill
Unite with the bandits down from the hills
Open your windows
Open your doors
Open your minds
To a freedom of thought

Dance in the streets at the carnival
Celebrate the victory now
Drink the wine from the rich man's cask
This revolution won't be the last

 

White riot - I wanna riot
White riot - a riot of my own
White riot - I wanna riot
White riot - a riot of my own

Black man gotta lot a problems
But they don't mind throwing a brick
White people go to school
Where they teach you how to be thick

An' everybody's doing
Just what they're told to
An' nobody wants
To go to jail!

White riot - I wanna riot
White riot - a riot of my own
White riot - I wanna riot
White riot - a riot of my own
All the power's in the hands
Of people rich enough to buy it

While we walk the street
Too chicken to even try it

Everybody's doing
Just what they're told to
Nobody wants
To go to jail!

White riot - I wanna riot
White riot - a riot of my own
White riot - I wanna riot
White riot - a riot of my own

Are you taking over
or are you taking orders?
Are you going backwards
Or are you going forwards?

White riot - I wanna riot
White riot - a riot of my own
White riot - I wanna riot
White riot - a riot of my own

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La Fraction

 

 

MARCHANDS DE PEUR

On dirait qu’on fait attention
À ne pas faire trop d’histoires
À chercher la consolation
Dans toutes les foires
Les pathétiques marchands d’espoir
Aux intentions vénales avouées
Se sont mués en marchands de peur

La version apocalyptique
Qu’ils choisissent de montrer du monde
Sert leur idéal politique
Qui crache sur la liberté

Ils n’ont aucune répugnance
À se rendre coupables
Du crime de l’ignorance
La plus détestable
Ils osent enseigner la vie
Sans la vivre
Répandent les miasmes du passé
Et accouchent d’un futur mort-né

Diviser pour mieux renier
Les besoins, les envies des autres
Ils nous regardent et ils se vautrent
Et crachent sur la liberté

Ils affament, ils condamnent
L’esprit libre et vagabond
Ultime bastion
De la rébellion
Laisserons-nous à ces charognards
Le soin d’écrire notre histoire
Mourir de faim ou d’ennui
Serions-nous des masses abruties

Il est temps que l’on ose
Qu’on échappe qu’on échappe
À cette hypnose
La vie de merde qu’on nous impose
Qu’on prenne la liberté

 

 

http://www.lafraction.org/

 

 

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23/05/2009

Quand les étudiants n'étaient pas des terroristes

 

Même type d'accident, mais le même traîtemet.

Aucun journaliste d'investigation n'a fait le lien ou même parlé du sujet...pour il y a seulement 2 ans:

 

Explosion à Montpellier: des étudiants, «pas des terroristes»

Les jeunes blessés cette nuit, dont certains ont suivi des études en chimie, voulaient fabriquer une bombe mais ne seraient pas des terroristes, selon les premiers éléments de l'enquête.

Une bombe artisanale, manipulée a priori de manière accidentelle, serait à l’origine de l’explosion qui a fait sept blessés dans la cité universitaire du Triolet à Montpellier, cette nuit à 4h20 du matin.

«Il ne résulte pas des premières investigations que nous avons affaire à des terroristes mais peut-être à des jeunes qui, parce qu'ils avaient un bagage de chimie, voulaient tester la fabrication d'une bombe artisanale», a annoncé à midi le procureur de la République de Montpellier, Brice Robin.

Le SRPJ de Montpellier, saisi de l’enquête, a fait intervenir la police technique et scientifique. Sur place, cette dernière a pu analyser plusieurs substances chimiques. Elle a aussi découvert des bidons avec des étiquettes. Elle a ainsi recensé plusieurs ingrédients qui entrent dans la composition de la fabrication d'explosifs, notamment du nitrate de potassium, de la poudre d'aluminium, de la soude caustique, de l’acide nitrique et de l’acide sulfurique.

Deux blessés graves

Le jeune homme dans la chambre duquel l’explosion s’est produite est étudiant en première année d’IUT génie électrique après avoir suivi des études de chimie l'an dernier. Français d’origine russe, né à Saint-Pétersbourg, il fêtait hier ses vingt ans en compagnie de six camarades, dont une fille ukrainienne. Les cinq autres garçons sont un Moldave, un Ukrainien, un Arménien et deux Russes dont un Tchétchène. Tous sont âgés entre 18 et 22 ans.

La plupart sont étudiants mais ne résidaient pas dans la cité universitaire où s’est produite l’explosion. Le Français d’origine russe, locataire de la chambre, est gravement blessé, ainsi qu’un Moldave de 21 ans. L’un d’eux a un poumon perforé et des brûlures multiples, l’autre présente de nombreuses brûlures au troisième degré.

Quatre autres jeunes, qui ont des blessures plus superficielles aux mains et aux tympans, pourraient être entendus par les policiers d’ici la fin de la journée. Les six sont pour l’instant tous soignés à l’hôpital de Montpellier. Un septième jeune aurait quitté la résidence universitaire avant l’arrivée de la police. Celle-ci aurait cependant connaissance de son identité.

La ministre déléguée chargée de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse, doit se rendre sur place entre 15h30 et 17h. Elle tiendra un point presse à la suite de sa visite.

 

«Selon une coutume russe, pour fêter ses 20 ans, il faut faire du bruit, notamment avec des pétards. Voilà en partie l'origine de l'explosion qui a fait sept blessés, dont deux graves, mercredi, vers 4 heures, à la cité universitaire du Triolet à Montpellier», raconte ce matin le quotidien régional Midi Libre.

Le locataire de la chambre, Daniil, né le 12 novembre 1988 à Saint-Pétersbourg et naturalisé français, avait invité six jeunes amis pour son anniversaire. Inscrit en première année de génie électrique, il avait auparavant étudié la chimie pendant un an. C’est ainsi qu’il a confectionné une préparation explosive, selon une recette qu’il avait dénichée sur Internet. Mélangeant au-dessus de son lavabo plusieurs ingrédients, dont du nitrate de potassium, de l’acide sulfurique et de la limaille de fer avec l’aide de deux de ses amis, il avait réussi à obtenir du TATP (triacétone triperoxide), «un liquide granuleux particulièrement instable et dangereux».

Daniil comptait en prélever une petite partie pour la faire exploser comme un gros pétard. Mais le morceau incandescent a touché le reste de la préparation, a priori involontairement. Tout le liquide a explosé, provoquant de nombreux dégâts et blessures. Quatre jeunes étaient ce matin encore en garde-à-vue depuis leur sortie de l’hôpital mercredi soir.

«Deux fumaient une cigarette au balcon et deux autres dormaient au pied du lit au moment de la déflagration», rapporte Midi Libre. Un cinquième, recherché par la police, s’est présenté au commissariat hier et a été également placé en garde-à-vue. Les deux derniers, plus gravement blessés, sont toujours à l’hôpital. L’un pourrait être auditionné par le SRPJ dans la journée.

Plusieurs mises en examen pourraient suivre, notamment pour «dégradation volontaire par explosif de bien mobilier dans des conditions de nature à exposer les personnes à un danger corporel» et pour «détention de produits ou substances rentrant dans la composition d'explosif». En revanche, la piste terroriste est écartée.

 

Trois des six personnes blessées lors de l'explosion, hier, d'une bombe artisanale dans une résidence universitaire de Montpellier sont sorties de l'hôpital et ont été transférées à l'hôtel de police où elles ont été placées en garde à vue.

Le jeune locataire russe de la chambre où s'est produite l'explosion, le plus grièvement blessé, a été brûlé sur environ 50% du corps au troisième degré. Il a été amputé d'un bras. Mais, hier soir, le pronostic vital n'était plus engagé.

Les gardes à vue se justifient pour déterminer avec exactitude les causes de l'explosion et les responsabilités de chacun des protagonistes, cinq garçons et une fille originaires de pays de l'Est de l'Europe, réunis dans cette chambre pour célébrer les 20 ans de l'occupant russe de la chambre.

En début d'après-midi, le procureur de la République de Montpellier, Brice Robin, avait indiqué qu'il ne résultait pas "des premières investigations que nous avons affaire à des terroristes mais peut-être à des jeunes qui, parce qu'ils avaient un bagage de chimie, voulaient tester la fabrication d'une bombe artisanale".

Toutefois, avait-il ajouté, "on verra à l'issue des premières auditions si les éléments apparaissent de nature à faire envisager une entreprise terroriste".

Dans ce cas-là, le parquet de Montpellier, en charge de l'enquête avec le SRPJ de Montpellier, s'en dessaisirait au profit de la section antiterroriste du parquet de Paris.

(Source AFP)

 

 

 

Genève/ France voisine samedi23 mai 2009

Michaël D., blessé par sa propre bombe, était-il un apprenti terroriste?

La bombe artisanale fabriquée par le jeune marginal genevois de 25 ans l’a grièvement atteint et a tué son amie Zoé. Retour sur son parcours, du squat Rhino à celui des Pilos à Chambéry

Nuit du 30 avril 2009, dans une usine désaffectée de Cognin près de Chambéry (Savoie), Michaël D, 25 ans, fils d’un enseignant genevois, et Zoé A., 23 ans, originaire de l’Ardèche, manipulent du chlorate de soude et du sucre, composants instables, notamment utilisés dans la confection d’une bombe artisanale. Une déflagration tout à coup. Zoé est tuée, Michaël est grièvement blessé. Il risque de perdre une main et sa vue pourrait être altérée. Placé en détention provisoire à l’hôpital Jules Courmont de Lyon, Michaël a été mis en examen par les juges de la section antiterroriste du Parquet de Paris pour «association de malfaiteur en vue de la préparation d’une entreprise terroriste» et «fabrication, détention de produits explosifs».

Mouvance
anarcho-autonome

Michaël aurait expliqué avoir agi par «curiosité scientifique» et démenti tout projet d’attentat. A proximité de l’usine, la police a pourtant trouvé du fil, des extincteurs, des retardateurs, des détonateurs. Et puis dans les affaires du couple, de la documentation sur Action directe, l’ancien groupe terroriste. Zoé, très militante, était fichée: mouvance anarcho-autonome, dit-on. Michaël, lui, était objecteur de conscience en Suisse, détestait la société de consommation mais n’était pas en rupture avec son milieu familial. Luc*, son ami, l’a rencontré sur les bancs de l’Uni en 2001. Ils étudiaient la chimie. Mais Michaël n’a tenu que quatre mois. «C’est tout lui ça, résume Luc. Il a compris qu’il était en train de mettre un pied dans le système, la chimie, l’industrie. Donc il a tout lâché et il est allé jouer de l’accordéon dans les Rues-Basses.»

D’un squat à l’autre

Après la chimie, il jongle, graffe, écrit des textes «non violents» qu’il chante pour le groupe genevois de ska WSK. «Il a connu le squat du Rhino mais ça ne lui allait pas, se rappelle Luc. Des types salariés vivaient là, ils allaient bosser et rentraient le soir, ça clochait.» Il rejoint alors le squat de la Tour «plus alternatif, plus créatif, plus ouvert, où il y avait toujours de la place pour les gens de passage». Luka* poursuit: «Michaël est un idéaliste, il a très mal vécu la fermeture de la Tour par la police en 2007, on lui a pris quelque chose. Je me souviens qu’il ne supportait déjà plus les heures passées à la douane de Bardonnex à cause de son look baba cool quand il allait voir ses parents qui habitent en France voisine. Alors lui qui était déjà taciturne, peu communicatif s’est encore plus fermé.» Michaël achète un minibus, quitte Genève. Les dernières nouvelles que Luc reçoit datent d’octobre 2008. Il écrit un mail, il se trouve en Belgique. Il n’utilise même plus de téléphone portable «instrument bourgeois».

Idéaliste et amoureux

Chambéry, rue de Tarentaise. Zoé vivait là, dans ce cabanon en fond de jardin. Très discrète. Une boulangère se souvient d’elle lorsqu’une photo de Michaël lui est présentée: «Ils achetaient nos pâtisseries de la veille, ils n’étaient pas riches. C’est eux les terroristes de Cognin?» Zoé étudiait les langues et la culture à la Faculté de la ville. Une de ses enseignantes, choquée, étouffe ses sanglots: «Elle était douce, polie mais pas comme les autres, très dans la marge. On lui a proposé une aide sociale. Elle a refusé. Au début de l’année universitaire, elle ne venait pas en cours mais elle était assidue depuis trois mois. Elle devait passer des examens le lundi après le drame.» Et Michaël? «Très amoureux d’elle», dit Olivier*, un squatter des Pilos, le lieu alternatif de Chambéry, avenue des Bernardines. Ils y passaient souvent tous les deux, entre deux voyages, mais on peine à cerner Michaël «qui ne parlait pas beaucoup, qui était là sans y être.» Les Pilos connaissent mieux Zoé et la pleurent beaucoup. Se sont-ils connus ici? On ne sait pas. «Mais ils ne vivaient pas vraiment ensemble comme vous l’imaginez, on ne parle pas de couple, nous.»

Les Pilos ont été fouillés par une centaine de policiers le 4 mai. «Avec un pauvre chien renifleur à qui on a dû donner à boire à la demande de son maître», se moque Olivier. Ils n’ont rien trouvé de suspect. Mais ont mis en examen deux autres jeunes hommes «proches de la mouvance autonome». Ils auraient fait disparaître des indices et le bus de Michaël aurait été vu, stationnant près de leur squat, chemin des Vieux-Capucins. L’un des avocats qui les défend affirme: «Ils ne sont pas vraiment politisés, ils se mobilisent pour des causes au cas par cas, ils défendent un mode de vie alternatif, non commercial, ils mangent ensemble, débattent, projettent des films, font de la musique, du théâtre et croient en une révolution lente et non violente.» La police judiciaire fédérale, de son côté, est en contact avec les autorités françaises pour savoir si Michaël est proche des groupes autonomes en Suisse.

La fin des Pilos

Aux Pilos, on raconte que la France sombre en ce moment dans un délire «conspirationniste et paranoïaque» et on fait le lien avec un groupe de Corrèze accusé d’avoir saboté des lignes de TGV. Leur leader, Julien Coupat, est toujours détenu. Olivier explique: «Cette nouvelle affaire est instrumentalisée par le sarkozisme pour faire croire en l’existence d’un ennemi intérieur et faire monter la psychose. Cela va conduire à encore plus de dérives sécuritaires.» Les Pilos occupés depuis l’été dernier par une vingtaine de squatters ont été assignés en justice par la mairie de Chambéry, propriétaire des lieux. L’édifice sera rasé et des logements seront construits. La lettre leur est parvenue le 30 mai. Le soir même, Zoé et Michaël faisaient «leur expérience». «Je crois, confie un autre squatter, que lui a pensé à fabriquer quelque chose, pas pour tuer ni blesser, mais faire du bruit et un peu de dégât. Michaël nous parlait souvent de la liquidation des squats à Genève, il était à cran, et il était en train de vivre la même chose ici.»

*Prénoms fictifs.

 

 

 

  • Deux hommes ont été blessés dimanche dans une explosion accidentelle dans une résidence universitaire à Lyon. Ils détenaient des produits inflammables dans leur logement.

  • Toutefois, aucun élément ne laisse penser qu'ils fabriquaient un engin explosif ou se livraient à une quelconque activité terroriste.

- le 26/01/2009 - 09h29

Deux personnes ont été blessées lors d'une explosion accidentelle survenue dans une résidence universitaire à Lyon dimanche soir. Les deux victimes, agées de trente ans et d'une quarantaine d'années, ont  été hospitalisées dans un état grave, l'une a été brûlée à 50% et l'autre a été  blessée par l'effet de souffle. Ils détenaient des produits inflammables dans leur logement et pourraient avoir déclenché l'explosion en les manipulant. L'explosion accidentelle a eu lieu au septième et dernier étage et l'a gravement endommagé.

Selon le maire du 3è arrondissement de Lyon, Thierry Philip, il s'agirait  d'une expérience chimique qui a mal tournée. Toutefois, aucun élément ne laisse penser qu'ils fabriquaient un engin explosif ou se livraient à une quelconque activité terroriste. Environ 150 étudiants ont été relogés dans un gymnase voisin.

Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, a exprimé dans un communiqué "sa profonde émotion" suite à l'explosion et a  demandé au recteur de l'académie de Lyon et au directeur du CROUS de se rendre  sur les lieux pour évaluer la situation. Elle leur a demandé de s'assurer du relogement des étudiants et de mettre à  leur disposition une cellule psychologique de soutien.

D'après agence

 

 

 

Les policiers lyonnais s’interrogeaient hier soir sur les causes de l’explosion survenue en fin d’après-midi dans un immeuble du centre-ville. Le bilan est de deux blessés graves. Mais il aurait pu être beaucoup plus lourd, compte tenu de la violence du souffle, admettait-on sur place. L’explosio n s’est produite vers 17 h 45, au 7 e étage d’une résidence hôtelière située au 90, boulevard Vivier-Merle, dans le III e arrondissement de Lyon, à quelques centaines de mètres de la gare de la Part-Dieu.

Les deux hommes touchés sont âgés pour l’un d’une trentaine d’années, pour l’autre de 40 ans. Le premier souffre de problèmes pulmonaires liés au blast de l’explosion. Le second, qui a été retrouvé inconscient par les pompiers, est gravement brûlé.
Hier soir, les circonstances de ce drame restaient encore floues. Une source proche de l’enquête évoquait un accident lié à la manipulation de produits dangereux. Sans plus de précisions. « Le bâtiment n’était pas alimenté en gaz, précise le capitaine des pompiers, Christophe Serre. L’explosion est liée à un autre phénomène dont nous ignorons la cause. » De son côté, le maire du III e arrondissement, Thierry Philip, a déclaré : « On sait que ce sont des gens qui faisaient des expériences de type chimique. Quel type d’expérience, et pourquoi, je n’en sais rien. »

Les habitants n’ont pas pu regagner leur logement

Cette résidence comporte une soixantaine d’appartements, la plupart occupés par des étudiants. Tous ont été évacués rapidement. « C’était très impressionnant, raconte Vincent. J’ai vu des grandes flammes rouges sortir par la fenêtre d’un appartement. J’ai eu juste le temps d’enfiler un pull et de me précipiter dans la rue, jonchée de débris de verre. » Claire, qui réside au 2 e étage, a eu « très peur ». « J’ai tout de suite pensé à ce qui s’est passé à Montpellier il y a quelques mois, quand des étudiants ont fait exploser leur chambre en manipulant des produits chimiques », explique-t-elle.
Pendant plusieurs heures, les pompiers, épaulés par deux équipes cynophiles, ont cherché d’autres victimes dans les décombres du bâtiment. Mais l’immeuble était vide. « A l’heure où l’explosion s’est produite, peu de résidants étaient chez eux, ce qui a sans doute évité un bilan plus lourd », précise Laurent Gabilly, médecin au Samu de Lyon. Hier soir, les habitants n’ont pas pu regagner leur logement. La structure du bâtiment a été trop endommagée. Cent cinquante d’entre eux ont donc passé la nuit chez des proches ou dans un gymnase municipal situé juste en face de leur résidence.
Valérie Pécresse , ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, a exprimé sa « profonde émotion ». Elle a également demandé au recteur de s’assurer du relogement des étudiants et de la mise en place d’une cellule de soutien psychologique.

Le Parisien

 

 

 

EXPLOSION A L'ECOLE DE CHIMIE DE MULHOUSE: UN MORT, UNE BLESSEE

Vendredi 24 mars, 12h26. Une violente explosion s'est produite au rez-de-chaussée du bâtiment 5 de l'Ecole nationale supérieure de chimie de Mulhouse( ENSCHMul) intégrée depuis 2005 à l'Université de Haute Alsace ( UHA). Soufflant les cloisons intérieures et les vitres des trois étages et éventrant la partie où l'explosion a eu lieu. Un incendie s'est également déclaré consécutivement, ravageant le bâtiment. Le plan rouge déclenché aussitôt a vu converger vers le campus les secours en tous genres: sapeurs-pompiers, médecins, infirmières, psychiatres et psychologues, policiers. Bilan: un professeur de 40 ans tué, une stagiaire de 18 ans grièvement blessée et une quinzaine d'étudiants légèrement blessés et choqués.

L'explosion s'est produite à l'heure de la pause de midi, sinon, ses conséquences eussent été beaucoup plus graves encore. La victime, le professeur Dominique Burget 40 ans, enseignant et chercheur, travaillait au premier étage juste au-dessus de l'épicentre de l'explosion, tandis que Saloua Belm Charef, en stage d'insertion professionnelle au service comptabilité d'un laboratoire était grièvement blessée. Immédiatemment les 250 étudiants et leur encadrement ont été regroupés dans le gymnase universitaire afin d'effectuer un recensement.

Les sapeurs-pompiers ont pour leur part procédé au déblaiement des décombres afin de détecter d'autres victimes éventuelles tandis qu' une unité de sapeurs-pompiers spécialisée dans les risques chimiques retirait du bâtiment tous les produits chimiques entreposés. Il a fallu également faire intervenir une entreprise spécialisée afin d'étayer murs et plafonds pour éviter des sur-accidents.

Dès le lendemain les enquêteurs de la police scientifique et technique étaient à pied d'oeuvre afin de relever tous les indices permettant de comprendre le drame. De son côté, le Parquet du TGI de Mulhouse et son patron le procureur Régis Delorme indiquait qu'une enquête était confiée à la police judiciaire et qu'une information contre X pour homicide involontaire et blessures involontaires serait ouverte dès lundi par un juge d'instruction, en l'occurence Ariane Combarel, déjà chargée de l'instruction de l'explosion de la rue de la Martre survenue le 26 décembre 2004.

Les premières investigations effectuées donnent à penser que l'origine de l'explosion serait dûe à une bonbonne d' éthylène, découverte par les enquêteurs à l'endroit même de l'explosion, à savoir dans le laboratoire spécialisé dans les procédés de chimie analytique. Y a-t-il eu fuite de ce gaz hyper dangereux lorsqu'il est mélangé à l'air? La bonbonne était intacte et a été immédiatement mise sous scellés pour expertise.

Quatre jours après le drame, les problèmes matériels font directement surface. Pour Serge Neunlist, directeur de l'Ecole de chimie, il " faut se remettre en ordre de marche. Nous veillons à rétablir les réseaux. Il n'y a plus d'électricité par exemple...Nous avons reçu des propositions d'aide de la France entière...". En effet, il s'agit de réorganiser le travail pour permettre aux chercheurs et aux étudiants de retrouver leurs marques. Et quid des contrats de recherche en cours? Des travaux de thèses et de masters ? D'ores et déjà, des solutions se profilent. Ainsi, le laboratoire de photochimie générale sera provisoirement hébergé par l'Ecole d'ingénieurs textile (ENSITM).

Mardi 28 mars, deux experts ont été désignés par la juge d'instruction. Il s'agit de MM. Geronimi et Martin, à qui il appartiendra de déterminer les causes du sinistre. Tandis que Guy Schultz président de l'UHA et Serge Neunlist directeur de l'Ecole de chimie ont rencontré Jean-Marie Bockel sénateur- maire de Mulhouse et les responsables des services concernés afin d'envisager l'avenir de l'Ecole.

Le décès du professeur Dominique Burget a profondément choqué la communauté universitaire et vendredi 31 mars à 11 h précises, une minute de silence a été observée dans tous les services, bureaux, classes, amphis de toute l'Université de Haute Alsace.

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Explosion dans un laboratoire

La faculté de pharmacie de l'université Louis-Pasteur a été secouée hier matin par une explosion survenue dans un laboratoire de chimie organique, blessant légèrement deux étudiants (*).

Il était 8h30, hier matin, quand le campus universitaire d'Illkirch-Graffenstaden a été soudain parcouru par le bruit d'une violente déflagration. Ether et flamme  Au troisième étage d'un bâtiment sans âme, le laboratoire de chimie organique vient d'« imploser comme un téléviseur », dit un témoin.  Quelques secondes avant l'accident, deux laborantins étaient en train de manier un mélange à base d'éther sous une hotte aspirante. Agés de 26 et 27 ans, ils étaient entourés du directeur du laboratoire ...

S. C.

(*) Le 24 mars 2006, une explosion survenue à l'Ecole nationale supérieure de chimie de Mulhouse avait causé la mort d'un professeur, Dominique Burget, et fait près d'une dizaine de blessés.

17:45 | Lien permanent | Commentaires (1) |

«Bientôt, il faudra faire un comité de soutien au comité de soutien.»

 

Société 23/05/2009 à 06h51

Les soutiens de Coupat inquiétés

Tarnac . Les huit personnes arrêtées lundi ont été libérées sans être mises en examen.

GAËL COGNÉ et MICHEL HENRY (à Aix-en-Provence)

C’est la saison des gardes à vue dans l’affaire de Tarnac. Et toutes se soldent sans la moindre mise en examen. Le 28 avril, Tessa Polak se faisait arrêter au volant de son véhicule, par des policiers l’arme au poing. Lundi, des habitants de Forcalquier (Alpes-de-Haute-Provence) et des jeunes Rouennais (Seine-Maritime) ont goûté à leur tour aux interrogatoires.

A Forcalquier, l’objet du délit est une photo. On y voit un tract du Comité de sabotage de l’antiterrorisme, brandi sous un interphone portant le nom de Bernard Squarcini, le patron du renseignement français. Narguer ainsi le numéro 1 des RG et de la DST, en montrant qu’on connaît sa résidence dans le Sud, a valu une garde à vue à l’auteur de la photo et à deux couples qui l’ont diffusée par mail. Motif : «menace de commettre un délit ou un crime».

Les policiers marseillais sont venus cueillir lundi à Forcalquier François Bouchardeau, éditeur et fils d’Huguette, l’ancienne ministre de Mitterrand, et son épouse Johanna, ainsi que Samuel Autexier, qui édite la revue littéraire Marginales, et sa sœur Héléna. Puis Bruno Chiambretto, auteur de la photo, les a rejoints. Ils sont sortis libres mardi et mercredi. Le parquet de Digne-les-Bains (Alpes-de-Haute-Provence), qui conduit l’enquête préliminaire, n’a pas décidé s’il y aura des poursuites.

Musclée. Par la voix de leur avocat, Me Olivier Lantelme, les interpellés se sont dits «abasourdis par le traitement qu’on [leur] a réservé, consternés par la méthode musclée employée, alors qu’il suffisait de [les] convoquer pour qu’[ils] viennent gentiment s’expliquer». Membres de ce comité de soutien à Coupat prônant «le sabotage de l’antiterrorisme», ils ont reconnu, pour l’un, avoir pris la photo et pour les autres, l’avoir diffusée, mais «sans possibilité d’identifier le lieu, ni mention de l’adresse». «En quoi cette photo, qui se veut ironique et n’a jamais été distribuée sur la voie publique, constituerait une menace ?» demande Me Lantelme, précisant que ses clients sont «non violents».

Mais Bernard Squarcini, directeur central du renseignement intérieur (DCRI), a porté plainte. Et pour le parquet, «il faut bien que quelqu’un ait eu connaissance de l’adresse pour faire la photo ; et la diffuser, c’est diffuser le fait que l’adresse est connue». Donc, éventuellement, créer une menace ? «Il n’y a matière à aucune poursuite» , rétorque Me Lantelme.

Les cinq interpellés estiment être victimes de la même «disproportion de traitement» qui frappe à leurs yeux l’homme de Tarnac, et qu’ils dénoncent. «Veut-on étouffer le soutien à Julien Coupat ? Eux le vivent comme ça», dit leur avocat.

Les trois arrestations de Rouen ont aussi eu lieu lundi. Mathieu, mis en examen dans l’affaire, vit avec l’une des personnes arrêtées cette semaine. «Ils sont arrivés à 6 heures avec un bélier mais n’ont pas eu à s’en servir : la porte était ouverte. Ils ont mis sur le ventre la personne qu’ils cherchaient, l’ont menottée. On a été placés dans une pièce, au rez-de-chaussée.» Pendant ce temps-là, les enquêteurs perquisitionnent rapidement la maison.

La suite se passe à Levallois-Perret, dans les locaux de la sous-direction antiterroriste. Selon les enquêteurs, les trois étudiants (deux hommes et une femme) seraient des proches de Coupat. Ils se seraient rendus à Thessalonique, en Grèce, en septembre 2008, pour la Foire internationale. Julien Coupat s’y serait trouvé et aurait pu entrer en contact avec des autonomes allemands.

«Incessants». Au terme des soixante-douze heures légales, l’avocate Dominique Vallès se rend en banlieue parisienne pour voir les jeunes qui ont été séparés : deux sont à Nanterre, le troisième à Levallois. Selon l’avocate, les interrogatoires «incessants» auraient porté sur leurs opinions politiques, leur manière de vivre. «U ne jeune femme était dans une cellule avec une lumière blanche éblouissante.» Pour l’avocate, «il suffisait de les convoquer. Les gens ont des droits, aussi.» Ils ont été relâchés jeudi après-midi sans avoir été mis en examen. A Rouen, Mathieu s’interroge : «Leurs noms apparaissent dans la procédure comme une centaine d’autres. Est-ce que ça veut dire que tout le monde va être placé en garde à vue ?» Une amie des cinq de Forcalquier s’inquiète : «Bientôt, il faudra faire un comité de soutien au comité de soutien.»

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20/05/2009

SNCF vs RFF ou la création d'un terrorisme d'utilité public ?

SNCF et RFF, l’usine à gaz des voies ferrées

Rouille / jeudi 17 avril 2008 par Nicolas Beau
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La Cour des Comptes dénonce dans un rapport, le 16 avril, le fonctionnement de « Réseau ferré de France » (RFF), chargé de gérer les infrastructures ferroviaires exploitées par la SNCF ? Pas très nouveau. En 2002 déjà, la Cour pondait un rapport confidentiel au vitriol sur l’état désastreux des voies. Depuis, rien n’a changé.

La Cour des Comptes dénonce dans un rapport, le 16 avril, le fonctionnement de « Réseau ferré de France » (RFF), chargé de gérer les infrastructures ferroviaires exploitées par la SNCF ? Pas très nouveau. En 2002 déjà, la Cour pondait un rapport confidentiel au vitriol sur l’état désastreux des voies. Depuis, rien n’a changé.

Qui écrivait, en 2002, que les rapports entre la SNCF et RFF manquaient « de perspectives claires à moyen terme » ? Qui expliquait qu’ « aucun objectif de rentabilité et d’optimisation » n’avait été fixé à ces deux entités. Qui dénonçait l’espèce de gosplan soviétique « peu transparent » imaginé par l’Etat pour rééquilibrer artificiellement les finances des chemins de fer ?

Et bien, voici six ans, les magistrats de la Cour des Comptes dénonçaient déja, à peu près dans les termes d’aujourd’hui, les relations absurdes entre la SNCF et RFF.

A l’époque, le rapport de la Cour des Comptes n’avait pas été rendu public. Mais le diagnostic était rigoureusement le même : mauvais entretien des voies ferrées, impossibilité pour RFF de financer les rénovations nécessaires. Personne pour s’en émouvoir. Les rapports de la Cour des Comptes n’étaient pas distribués à l’époque aux administrateurs de la SNCF, qui est pourtant une entreprise publique. Les patrons d’alors de la SNCF, Louis Gallois en tète, n’ont jamais montré un très vif intérêt pour les rapports si fastidieux de la Cour des Comptes. Et ils ont eu bien tort !

Tour de passe-passe

En 1997 donc, on a confié à un Etablissement public industriel et commercial, RFF, la propriété et l’entretien des voies. Avec, en prime, la gestion de la dette colossale de l’entreprise ferroviaire. De jolis cadeaux empoisonnés.

Depuis, des « péages » sont versés par la SNCF. Laquelle utilise des voies ferrrées qui ne lui appartiennent plus. Seulement, RFF n’assure pas lui-même l’entretien des voies, mais confie l’essentiel ces taches, par délégation, à des cheminots de la SNCF. Moyennant évidemment une facture salée. Ainsi, par ce tour de passe passe, la SNCF reprend ainsi à RFF par la main gauche ce « qu’elle vient de lui donner par la main droite. Autant de rémunérations croisées, dont le montant est fixé par l’Etat. Et RFF ne peut naturellement pas mettre en concurrence la SNCF avec des grandes entreprises de travaux publics. « Pas de vagues ». Généralement, l’Etat tranche sur le plan financier en faveur de la SNCF. Avec, pour RFF, un manque à gagner annuel de 300 à 400 millions d’euros.

La moitié du réseau entretenu

Un peu partout, des voyageurs s’étonnent. Pourquoi certains convois ralentissent sur des dizaines de kilomètres. La SNCF incrimine la chaleur, le froid, les feuilles mortes. Tu parles ! Tout simplement, les ballasts n’ont pas été changés à temps, certains postes de commande sont à bout de souffle. Dès 2002, les responsables de RFF écrivaient, dans une note confidentielle, que seulement 15 000 kilomètres de voies ferrées, soit la moitié du réseau, étaient entretenus. Un audit du réseau, réalisé en 2005, confirmait ces chiffres, « en raison d’une maintenance inadéquate », comme le répète le rapport rendu public hier (voir encadré ci-dessous). Il précise que « la dégradation du réseau impose des ralentissements permanents des trains pour raisons de sécurité » qui concernaient 1 300 km de lignes fin 2006 !

En 2002, lorsque la Cour des Comptes s’inquiétait déjà de l’état désastreux des voies ferrées, le numéro deux de la SNCF s’appelait Guillaume Pepy. Socialiste « rose » à l’époque, Pepy est aujourd’hui le patron de la SNCF, tendance libéral social. Le changement dans la continuité.

Un audit déplorait un réseau en lambeaux

Extrait édifiant du rapport d’avril 2008 de la cour des Comptes :

« Le réseau ferré national comprend 29 800 km de lignes en service dont 1 800 km de lignes à grande vitesse (LGV), 7 400 km d’autres lignes classées dans les catégories 1 à 4 de l’union internationale des chemins de fer (UIC), 7 000 km dans les catégories 5 et 6 et 13 600 km dans les catégories 7 à 9. Ce classement, souvent utilisé pour apprécier la politique de maintenance, distingue les lignes selon l’importance et la nature du trafic, la première catégorie correspondant aux plus chargées.

L’état physique de ce réseau a fait l’objet en 2005 d’un audit confié par la SNCF et RFF à une équipe d’experts dirigée par le professeur Rivier de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne. Son rapport a été remis en septembre 2005 et dresse un bilan inquiétant de l’état de l’infrastructure ferroviaire. Ce constat n’était cependant pas particulièrement surprenant, car il corrobore largement les analyses faites depuis longtemps par RFF et la SNCF.

Il apparaît que les voies et appareils de voies sont en général dans un « bon état » pour les LGV et les lignes UIC 1 à 4, dans un état « bon à moyen » pour les lignes UIC 5 et 6, dans un « mauvais état » pour les lignes UIC 7 à 9. Le matériel de celles-ci est « en moyenne tellement dégradé que la géométrie de la voie ne se maintient qu’au prix d’interventions de stabilisation (bourrage) d’une fréquence supérieure d’un facteur 5 à 10 à celle constatée sur d’autres réseau européens ». Aucun renouvellement des voies UIC 7 à 9 n’a eu lieu de 1987 à 2005. Leur âge moyen a augmenté de 10 à 12 ans en 16 ans. »

 

La SNCF invente les retards de 9 heures

RAIL / samedi 19 avril 2008 par Laurent Léger

Des voyageurs ont quitté Londres vers 21h vendredi soir 18 avril. Après deux changements de train dus à des problèmes techniques et un transfert en rase campagne, ils sont enfin arrivés à Paris à 9h15 ce samedi. Comme les rails ne valent pas mieux que les turbines de la SNCF, « Bakchich » ne résiste à vous faire relire les conclusions d’un rapport sur l’état calamiteux des voies ferrées, publié il y a quelques jours. Brûlant d’actualité !

Cette nuit, les 640 pauvres voyageurs ont d’abord évacué leur train saisi d’une panne irrémédiable à Lille et pris un deuxième train. Ce dernier tombe également en panne, en rase campagne. Il n’y a pas eu d’incident mais la police et les pompiers étaient prêts. Au cas où.

Un troisième train est parti à vide de Paris à la rescousse des passagers vers 3h du matin et est arrivé vers 4h30 sur place. Après le transfert des passagers, le nouveau train a repris le trajet normal, arrivant Gare du Nord, à Paris, vers 9h. Avec juste 9 heures de retard. Du jamais vu…

La directrice Voyages France-Europe de la SNCF, Mireille Faugère, consenti quelques excuses et regretté la « galère » des 650 passagers, l’expliquant par « la malchance et une série de cafouillages techniques ». Une enquête a été diligentée en urgence et le rapport sera remis dans les 48 heures au secrétaire d’État chargé des Transports.

Bon, les rails ne valent pas mieux que l’état des turbines. Bakchich ne résiste à vous faire relire les conclusions d’un rapport sur l’état calamiteux des voies ferrées, publié il y a quelques jours. Brûlant d’actualité !

SNCF et RFF, l’usine à gaz des voies ferrées

La Cour des Comptes dénonce dans un rapport, le 16 avril, le fonctionnement de « Réseau ferré de France » (RFF), chargé de gérer les infrastructures ferroviaires exploitées par la SNCF ? Pas très nouveau. En 2002 déjà, la Cour pondait un rapport confidentiel au vitriol sur l’état désastreux des voies. Depuis, rien n’a changé.

 

Grève du 8 novembre : prévisions de trafic:
En raison d’un mouvement social national, le trafic sera perturbé du mardi 7 novembre 20h00 au jeudi 9 novembre 08h00. Voici les premières prévisions de trafic pour la nuit de mardi 7 à mercredi 8 novembre.

Articles liés - Edition spéciale sur Web Trains - Les prévisions de trafic sur Web Trains - Réservez un billet IDTGV

Dans la nuit du 7 au 8 novembre, le trafic TGV sera normal.

Le trafic Corail ne sera assuré dans la nuit que dans le nord de la France. A noté les trains Corails supprimés :
- le Corail 12343 Paris gare du Nord 19h37 Maubeuge 21h37 aura pour terminus Aulnoye à 21h25.
- le Corail 3661 Paris 17h30 / Cahors 22h42 a pour terminus Brive à 21h30 + autocars de Brive à Cahors.
- le Corail 3917 Paris 19h01 / Montluçon 22h40 a pour terminus Bourges à 20h57 + autocars.
- le Corail 3709 Paris 20h47 / Châteauroux 23h01 a pour terminus Vierzon à 22h26 + autocars.
- le Corail 160 Milan 15h10 Nice 19h58 qui sera terminus à Vintimille à 19h22.

Au niveau des Corails internationaux, le trafic sera assuré dans la nuit. Mais attention, es trains internationaux 468 Bâle 01h05 / Paris Est 06h47 et 469 Paris Est 22h43 / Bâle 04h50 sont supprimés. De même, le Talgo 460 Carthagène 8h40 Montpellier 21h09 est supprimé.

Le service Elipsos (France/Espagne) est assuré, mais les trains 272/3 Barcelone 20h40 / Zurich 09h32 et le 370/1 Madrid 22h00 / Cerbère 10h38 sont supprimés.



Suite à un mouvement de grève parmi les conducteurs SNCF, de fortes perturbations sont pévues sur les lignes ferroviaires à partir de mercredi 5 novembre 2008 dans la soirée jusqu’à vendredi 7 novembre dans la matinée:

*

TGV internationaux: peu de perturbations sauf au niveau des Thalys Belgique, dans les deux sens
*

TGV Est et Nord: peu de perturbations prévues
*

TGV Atlantique: 50% des trains seront annulés
*

TGV Sud-Est: 25% des trains seront annulés
*

TGV Province/province: 35% des trains seront annulés
*

Corail: 50% des trains vers Clermont-Ferrand, Limoges et Toulouse ainsi que les lignes Intecités seront supprimés


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Ou : il est plus facile de maintenir Julien Coupat (le présumé chef de la « cellule invisible » sera-t-il libéré cet après-midi ?) que de régler les problèmes du réseau ferré…

[retour sur un article toujours d’actualité de Rue 89 en septembre dernier. Faut-il rappeler que la course à la rentabilité imposée à la SNCF, la division de celle-ci entre opérateur et gestionnaire d’infrastructure- SNCF et RFF-est le résultat de la construction, via l’Europe libérale, d’une économie où tout est régi par le marché, la fameuse « concurrence libre et non faussée » des traités européens ?]

 

Lu sur http://www.rue89.com/explicateur/2008/09/22/pourquoi-letat-du-reseau-ferre-sest-il-degrade?page=1

En lançant un grand diagnostic, la SNCF a reconnu le besoin d'une "vigilance accrue" sur le matériel et le réseau. Explications.

Une vaste "opération nationale de diagnostic du système caténaire-pantographe", prévue jusqu'à fin septembre, voire au-delà. Plus de 1 500 agents mobilisés, 10 000 km de tournées d'inspection à pied...

Mais pourquoi la SNCF a-t-elle besoin de diagnostiquer du matériel et un réseau qu'elle utilise et entretient au quotidien, et devrait donc bien connaître -même si le réseau appartient depuis 1997 à une entité différente, Réseau ferré de France (RFF) ?

  • Pour rassurer les clients, échaudés par l'augmentation des retards et par des incidents de plus en plus spectaculaires.
  • Pour adapter la surveillance de son réseau à l'augmentation du trafic, alors même qu'elle réduit ses effectifs et réorganise les visites de contrôle.
  • Pour remettre à plat les rapports SNCF-RFF, qui plombent manifestement l'efficacité du système de transports.

Des incidents de plus en plus gênants.

Rue89 a recensé une quinzaine d'incidents liés à l'infrastructure ou au matériel depuis la mi-juillet (décompte non exhaustif, basé sur les faits relatés dans les médias).

De son côté, la SNCF annonce un chiffre de 253 incidents "liés à l'infrastructure" de début 2008 jusqu'à fin août, contre 369 sur l'année 2007, 391 en 2006 et 376 en 2005. "Chiffre stable", annonce donc la direction.

  • 37,3% des incidents sont liés à l'infrastructure (le réseau, dont les caténaires)
  • 26,1% au matériel et traction (dont les pantographes)
  • Le reste étant attribué aux intempéries et à la malveillance. Et, pour près de 14%, "de cause indéterminée".

Autant d'incidents avec plus de trains : plus de voyageurs touchés

La SNCF ne communique qu'au coup par coup sur les conséquences en termes de retard. L'ennui, c'est que certains incidents sont désastreux en terme d'image. Ce fut le cas de ceux d'Aubagne (le 17 août) et de Montparnasse (le 5 septembre). Deux scénarios du pire : départ ou retour de week-end, dont celui du 15 août ; lignes très chargées pendant les vacances ; et lignes à grande vitesse, la vitrine de la maison, la plus lucrative aussi.

Résultat : 20 000 personnes retardées à Montparnasse, 3 000 personnes à Aubagne, sur 82 trains grandes lignes...

Les chiffres d'incidents sont stables. Mais le syndicaliste Michel Duhau, secrétaire national CGT-Cheminots en charge de l'équipement, rappelle l'évidence :

"Les chiffres peuvent être stables ou même en baisse, comme il y a plus de trains, un incident touche plus de voyageurs et provoque plus de minutes perdues."

Pour Guillaume Beaucheron, de FO, "il n'y a pas beaucoup plus d'incidents, mais ils sont plus visibles car plus lourds. Les incidents s'aggravent."

Des retards en augmentation

Guillaume Pépy, le président de la SNCF, parle d'une augmentation du trafic de 15% ces quatre dernières années. Impossible d'obtenir une idée des conséquences de cette augmentation en terme de retards. La SNCF n'a pas répondu à nos demandes de confirmation du chiffre avancé par Libération : 79% de trains grandes lignes à l'heure en juillet 2008, au lieu de 84% normalement. Aucun chiffre pour le mois d'août non plus.

On peut donc se référer au rapport remis en avril par la Cour des comptes, qui effectue cette comparaison :

"Entre les années 1993-1997 et les années 2002-2006, le pourcentage de trains de voyageurs en retard a augmenté de 31 à 37 % selon le type de trafic."

Moins d'effectifs, moins de contrôles, mais "plus ciblés".

Ces dernières années, la SNCF a "rationalisé" sa gestion. Elle a supprimé une partie de ses effectifs de maintenance, et réorganisé ses dispositifs de contrôle.

Au niveau national, les agents chargés de la maintenance et de l'équipement sont passés de 29 364 à 20 626 entre 1992 et 2006, selon la CGT. Toujours selon ce syndicat, les objectifs de recrutement ne sont pas suivis : "Alors qu'au plan national, la filière équipement affiche 870 autorisations de recrutement pour 2008, seuls 237 recrutements effectifs ont été menés en 9 mois."

Les syndicats dénoncent aussi le recours à des entreprises privées qui, à les croire, oblige parfois les agents SNCF a repasser derrière des ouvriers pressés par des délais trop tendus.

"C'est vrai, les effectifs ont diminué", reconnaît Bernard Schaer, directeur délégué à la maintenance et aux travaux au sein de SNCF-Infra (qui gère l'infrastructure, et non le matériel). "Pour les caténaristes, on est passé de 2286 en 2006 à 2185 aujourd'hui. Mais dans le même temps, nous avons mis en service de nouveaux engins de mesure et de contrôle." Comme le TGV Iris 320, qui prend des mesures à grande vitesse.

Selon la CGT, une "politique du risque calculé"

N'empêche : pour les syndicats, l'efficacité des contrôles diminue. Michel Duhau (CGT) dénonce "l'espacement des pas de visite". Yannick Tizon, de la CGT-Rennes, cite l'exemple des révisions périodiques (surveillance et remplacement) de Rennes-Saint-Malo : "Avant 2000, on en faisait tous les quatre ans. Aujourd'hui, c'est tous les douze ans."

Les syndicats ont aussi l'impression que la direction, toute à ses soucis de "productivité", prête une oreille moins attentive aux signalements. Ce qui permettait à Didier Le Reste, secrétaire général de la CGT, d'écrire ceci à Guillaume Pépy, début septembre, après l'incident de Montparnasse :

"Les cheminots [...] ont alerté leur hiérarchie ces derniers mois sur une usure prématurée sur certaines caténaires en suggérant que l'on anticipe leur renouvellement."

Michel Duhau n'hésite pas à parler de "politique du risque calculé" : "Il y a désormais des seuils de tolérance, on attend un peu pour intervenir d'un seul coup sur plusieurs endroits, car ça coûte moins cher." Cependant, "si cela impacte la sécurité, le matériel est immobilisé."

Pour la Cour des comptes, "un réseau inégalement entretenu"

Pour Guillaume Beaucheron, "à force de ne plus avoir de retour de leur hiérarchie quand ils signalent un incident, les conducteurs ne signalent plus."

La direction rejette ces arguments. Bernard Schaer :

"C'est faux, on ne néglige pas. On adapte la surveillance en fonction de la sensibilité des installations par rapport au trafic, on cherche à mieux cibler. En 2008, on a injecté 5 millions d'euros supplémentaires dans le matériel."

Cette année, le montant total alloué à l'entretien et à la régénération des caténaires s'élévera à 191,1 millions d'euros (143,3 pour l'entretien et 47,8 pour la régénération).

Selon le rapport de la Cour des comptes, "la France fait un effort budgétaire inférieur à celui des autres pays pour maintenir son réseau". Et le fait qu'elle consacre plus de moyens à l'entretien qu'au renouvellement est logiquement jugé "défavorable à la pérennité du patrimoine". Au final, la Cour consacre 25 pages à "un réseau inégalement entretenu et des investissements discutables".

Le binôme SNCF-RFF complique la situation.

Depuis 1997, le réseau ferré est géré par une entité différente du ou des opérateurs qui l'utilisent, en vertu d'une directive européenne de 1991. Mais RFF, qui n'a pas les moyens humains d'entretenir l'infrastructure -des syndicats de la SNCF ayant refusé le transfert des effectifs Infra à RFF-, verse une enveloppe à SNCF pour qu'elle le fasse : 11 milliards d'euros pour 2007-2011.

En résumé, la SNCF entretien le réseau avec l'argent de RFF, mais finance elle-même la maintenance de son matériel. Le fait que le contact caténaire-pantographe soit aussi celui de deux sociétés différentes est loin de simplifier la situation.

Le rapport de la Cour des comptes détaille sur des dizaines de pages les problèmes que cause ce ménage forcé et "confus", qui rend notamment la "maîtrise d'ouvrage difficile à assurer" (titre d'un sous-chapitre de 10 pages...)

Un moment-clé dans le bras de fer SNCF-RFF

Pour les syndicats comme pour la direction de la SNCF, la somme allouée est insuffisante. C'est d'ailleurs une des raisons du fameux diagnostic, si l'on décrypte ce que dit le dirigeant de SNCF-Infra Bernard Schaer : "Présenter à RFF une politique d'entretien et de rénovation." Accompagnée d'une facture plus conséquente ?

L'ensemble des acteurs du secteur attend donc avec impatience le rapport du sénateur UMP Hubert Haenel (qui n'a pas donné suite à notre demande d'entretien), prévu pour mi-octobre -juste après les premières conclusions du diagnostic. Il y fait le bilan de la loi de 1997, qui a créé RFF.

De leur côté, les syndicats -dont certains demandent l'abrogation de cette loi de 1997- demandent à la direction la tenue d'une table ronde "sur la stratégie de l'entreprise".

Augustin Scalbert, avec Niels Goumy

 

 

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19/05/2009

antirepression Lille 23 Mai

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18/05/2009

Incidents Train SNCF chronologie causes sécurité

Publié le mardi 19 août 2008 à 07H23

3 000 clients bloqués seront remboursés en bons de voyage

Au lendemain de l'arrachage d'une caténaire sur la ligne de train Nice-Marseille, la colère des 3 000 clients touchés par le blocage du réseau Sud-Est fait place aux questions. Revenons sur les raisons de cet incident et sa gestion.

Que s'est-il réellement passé ?

L'enquête de Réseau Ferré de France (RFF), propriétaire des installations, est en cours. L'incident survenu près d'Aubagne n'est pas dû à une cause extérieure -chute d'arbre, incendie. Vers 11h50, la caténaire a été arrachée par le pantographe -l'antenne alimentant les locomotives en électricité- d'un train de service. Résultat, les voies ont été coupées dans les deux sens pendant près de trois heures. Alors qu'un incident sur une seule voie cause des retards de 10 à 20 minutes, un blocage dans les deux sens complique sérieusement la situation et la SNCF ne dispose pas, dans ce secteur, d'une voie de service pour acheminer du matériel.

Comment la SNCF a-t-elle réagi ?

Une équipe technique a été dépêchée pour réactiver la climatisation du seul TGV bloqué en pleine voie, et des bouteilles d'eau distribuées en gare. En revanche, les transports de substitution n'ont pas été à la hauteur. Trouver des chauffeurs de cars un dimanche d'août n'est pas aisé. Le métro marseillais a circulé une heure de plus pour accueillir les voyageurs tardifs. Côté clients, la SNCF a intégralement remboursé "en bons de voyage", les passagers. Un "geste commercial" puisqu'en général, elle ne paie qu'un tiers du billet en cas de retard supérieur à 30 minutes. Mais les associations d'usagers ont critiqué ce remboursement en bons et non en espèces sonnantes et trébuchantes. Des bons pourront cependant être offerts.

Y a-t-il des risques que cela se reproduise ?

Oui, car il n'y a pas de voie de contournement. La LGV est en projet et la 3e voie entre Toulon et Marseille ne verra le jour, au mieux, qu'en 2013. Autre souci, " on répare, mais on ne remplace pas", s'inquiète Joël Nodin de Sud Rail Paca. En 2007, sur les lignes TER de la région -notamment celle sur laquelle roulent aussi les TGV entre Marseille et Nice-, plus de 2500trains ont été supprimés à cause de défaillances de matériels ou d'infrastructures. En mars, le vice-président de la région Paca chargé des transports, Gérard Piel, assurait qu'"il faudrait 5milliards d'euros pour régénérer le réseau régional".

L'incident de dimanche aura au moins permis au reste de la France, ainsi qu'à la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, bloquée deux heures dans le Var, d'apprécier l'état des lignes en dehors du réseau TGV.

Par Matthieu Payen ( redaction@laprovence-presse.fr

 

 

 

 

22/08/2008 | Mise à jour : 20:45 |

.La compagnie admet avoir «sous-estimé» le temps nécessaire à la maintenance lors de l'incident du weekend précédent.

À la suite de l'arrachement d'une caténaire près d'Aubagne (Bouches-du-Rhône) qui avait provoqué le retard de 82 trains dimanche et lundi, la SNCF pointe une série de défaillances dans un rapport interne. « Un défaut de réglage est à l'origine de l'incident.

Le câble, non adapté à un TGV, a été arraché par la rame sur 400 mètres, interrompant toute alimentation électrique, dimanche, vers midi », a précisé un porte-parole de la SNCF. Le personnel de la compagnie a prévu de faire rouler les trains en alternance à partir de 15 heures à vitesse réduite et avoue avoir « sous-estimé le temps qu'allait prendre le désengorgement ».

S'ajoute aux premières déficiences une mauvaise information des voyageurs qui ne s'attendaient pas à un retard de cinq à six heures. Ce défaut d'information a déjà été dénoncé de nombreuses fois dans d'autres séries d'incidents. Toutefois, la SNCF a démenti les accusations de maintenance défaillante avancées par la CGT-cheminots, alors que le rapport fait état de 400 incidents de caténaire par an.

http://www.lefigaro.fr/sciences/2008/08/23/01008-20080823ARTFIG00064-pannes-de-tgv-la-sncf-reconnait-des-defaillances-.php

 

 

Par LEXPRESS.fr, publié le 03/11/2008 08:24

Le trafic ferroviaire a encore connu de grosses perturbations suite à la rupture d'une caténaire samedi. Dimanche, la SNCF a assuré que cet incident était d'origine criminelle et a porté plainte. Le secrétaire d'Etat aux Transports ne décolère pas.

La SNCF a porté plainte dimanche après qu'un nouvel incident de caténaire la veille a très sérieusement bloqué le trafic des TGV Atlantique. Cet incident aurait été causé, selon la compagnie, par un tir visant la caténaire.

Cet incident, a relevé Dominique Bussereau, secrétaire d'Etat chargé des Transports, "est l'incident de trop". Il survient après toute une série de défaillances durant l'été, citant ceux d'Aubagne (Bouches-du-Rhône), de la gare Montparnasse, de la région parisienne et de Toulouse lundi.

"Il faut qu'il n'y ait plus d'incidents", a-t-il insisté dimanche sur RTL. Cependant, la SNCF a fait savoir que les incidents de la nuit étaient "certainement" dus à des tirs de fusil. La SNCF a annoncé qu'elle "dépose plainte à la suite de tirs de fusil ayant très certainement entraîné la rupture de la caténaire" samedi à hauteur de Marcoussis en région parisienne (Essonne), et qui a très sérieusement perturbé le trafic des TGV Atlantique.

Des retards jusqu'à six heures

Une cinquantaine de trains ont connu samedi soir des retards qui ont pu atteindre jusqu'à six heures. Survenue vers 17H30, cette rupture de caténaire a provoqué l'arrêt de la totalité des circulations sur les deux voies de la ligne à grande vitesse qui dessert la façade Atlantique. La caténaire a été réparée dans la nuit de samedi à dimanche.

Ces incidents sont dus, sauf le cas de Marcoussis, "à une mauvais entretien ou à une mauvaise utilisation du réseau existant", a assuré le secrétaire d'Etat aux Transports. "Quand des voyageurs ont cinq ou six heures de retard, la prochaine fois, ils prennent leur voiture", a encore regretté Dominique Bussereau, qui a toutefois salué la "réactivité" du PDG de la SNCF Guillaume Pepy, face à ces incidents.

Après les pannes cet été, la SNCF avait dû entamer une inspection des caténaires, ces câbles électriques qui alimentent les trains.

Selon un rapport d'étape remis début octobre, leur rénovation nécessiterait 400 millions d'euros sur quatre ans au moins. Un audit avait déjà mis en avant en 2005 la fragilité des infrastructure ferroviaires, liée à 30 ans de sous investissement.

240 millions d'euros pendant au moins quatre ans pour les caténaires

Pour Dominique Bussereau, "l'argent existe" tant à la SNCF que chez réseau Ferré de France (RFF), propriétaire du réseau, pour financer cette rénovation. Il a indiqué qu'il signerait lundi, en compagnie du ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo et avec RFF, un contrat de "plusieurs milliards d'euros". "Il faut que cet argent soit mis en oeuvre si nécessaire", a-t-il souhaité.

Le rapport d'étape recommande de faire passer l'enveloppe de 190 millions d'euros alloués en 2008 par RFF à la SNCF pour les caténaires à 240 millions d'euros pendant au moins quatre ans, les sommes supplémentaires allant au renouvellement plutôt qu'à l'entretien courant. Il faut aussi 150 millions d'euros pour renforcer tout le système caténaire face aux hausses de trafics en de nombreux points.

Mais RFF, qui croule sous une dette de près de 28 milliards d'euros héritée de la SNCF et un déficit chronique, semble n'avoir aucune marge de manoeuvre financière. Ses ressources, qui proviennent des péages ferroviaires payés par les entreprises (essentiellement la SNCF) et de subventions de l'Etat, ne suffisent pas à financer les investissements nécessaires.

 

Paru le dimanche 9 novembre 2008 à 18:18

Aujourd'hui, un curieux incident se serait produit sur la voie ferrée au niveau d'Anthéor, dans le Var. Les rails auraient été retrouvés légèrement écartés, entraînant l'arrêt momentané du trafic. La SNCF aurait assuré qu'il ne s'agissait pas d'un acte de vandalisme...

http://www.nicematin.com/ta/sncf/156409/antheor-incident-sur-les-rails-la-sncf-enregistre-d-importants-retards

 

 

le 22/11/2008

L'incident s'est produit vendredi soir dans le Var, entre Toulon et Les Arcs. La circulation a été interrompue dans les 2 sens, avec jusqu'à 6h de retard pour 10 trains, dont 4 TGV au départ de Paris.

Nouvelle galère pour les clients de la SNCF. Un incident de caténaire s'est produit vendredi soir sur la ligne SNCF reliant Toulon aux Arcs, dans le Var, provoquant l'arrêt en pleine voie d'un TGV et des retards pour d'autres TGV bloqués en gare. Car la circulation a été interrompue dans les 2 sens dès 19h25 afin de permettre l'intervention des services techniques, selon le site de la SNCF.

La SNCF prévoyait vendredi soir sur son site des retards de 3 heures à 6 heures pour 6 TGV et 4 trains Corail : informez-vous sur infolignes.com. Plusieurs centaines de mètres de caténaire ont été endommagés. Les pompiers se trouvaient sur le site où est actuellement bloqué le TGV.

http://tf1.lci.fr/infos/france/faits-divers/0,,4168127,00-nouvel-incident-de-catenaire-nouveau-blocage-.html

le 12/01/2009

La locomotive d'un TGV Paris-Hendaye a endommagé une caténaire sur plus de 3km, dimanche soir. 7 TGV ont été immobilisés aujourd'hui.

http://www.lepost.fr/article/2009/01/12/1384630_tours-nouvel-incident-a-la-sncf.html

 

NOUVELOBS.COM | 04.03.2009 | 12:13

La circulation des TGV Paris-Lyon était très touchée mercredi 4 mars dans la matinée et devrait le rester toute la journée à cause d'un incendie accidentel, qui a endommagé le système de signalisation à Grièges (Ain), a-t-on appris auprès de la SNCF et des gendarmes.
Le feu, qui a éclaté peu après 8h sur une installation électrique de la ligne grande vitesse, est d'origine "purement accidentelle selon les premiers éléments de l'enquête", a déclaré la gendarmerie.
Onze trains ont été arrêtés pendant au maximum deux heures dans les deux sens, puis détournés vers la voie classique, a précisé la SNCF.
Sans signalisation, tous les TGV entre Paris et le sud-est roulent à vitesse réduite, ce qui entraîne des retards allant jusqu'à trois heures.
La reprise de la circulation est envisagée "dans la soirée", fait savoir la SNCF dans un communiqué, conseillant aux voyageurs "devant emprunter la ligne à grande vitesse entre Paris, Lyon et Marseille de reporter leur voyage".

Incident à La Tricherie


Une avarie "technique" de caténaire à une vingtaine de kilomètres au nord Poitiers a par ailleurs entraîné mardi dans la soirée des retards de 30 minutes à 2h30 pour "une quinzaine de TGV" circulant sur la ligne Paris-Bordeaux, a indiqué la SNCF.
L'incident s'est produit vers 20h près de la gare de La Tricherie (Vienne), au passage d'un TGV reliant Bordeaux à Strasbourg, dont les 150 passagers ont dû être transférés dans une autre rame. Ces passagers été acheminés sur Paris où ils étaient hébergés pour la nuit, a précisé la SNCF.
La circulation des trains suivants s'est faite sur une seule voie, ce qui a entraîné des retards de 30 minutes à 2h30 pour "une quinzaine de TGV", a-t-elle ajouté.
Des travaux de remise en état ont eu lieu dans la nuit de mardi à mercredi, a souligné la SNCF.
Lundi, un homme qui traversait les voies en gare de Varades (Loire-Atlantique) est mort percuté par un TGV lancé à pleine vitesse, entraînant des retards sur une trentaine de trains jusqu'à 20h.
Le TGV, qui transportait 630 voyageurs entre Les Sables d'Olonne et Paris, se déplaçait à 220 km/h au moment de l'accident. Les passagers sont tous sains et sauf.

Accident à un passage à niveau à Chateaubourg


A Châteaubourg, en Ille-et-Vilaine, un autre accident s'était produit lundi. Un cyclomotoriste est mort percuté par un TGV tandis qu'il franchissait un passage à niveau.
Déjà longuement retardé par l'accident en Pays de Loire, le TGV, qui venait de Nantes et avait été détourné par Rennes, a été endommagé et a été immobilisé pendant plusieurs heures pour réparations, selon la SNCF.
L'accident a affecté la circulation de six TGV.
En 2008, une centaine de collisions ont eu lieu sur des passages à niveau en France, selon la SNCF.

 

 




La caténaire (à ne pas confondre avec le fil de contact) est un ensemble comprenant différentes pièces :
des supports avec console et bras de rappel sur lesquels sont suspendus la ligne aérienne de contact ellemême
composée de fils porteurs, pendules et de fils de contact. Le fil de contact est un câble en cuivre,
accroché parallèlement à la voie à une hauteur de 5,08 mètres sur lequel vient frotter le pantographe (bras
articulé situé au dessus des motrices). Ce fil transporte l’énergie électrique jusqu’au pantographe de la
locomotive. Le courant, capté sur le réseau EDF, est d’abord envoyé dans les 539 sous-stations de traction
électrique de la SNCF réparties le long des voies. L’énergie est ensuite transformée en 25 000 volts ou en
1500 volts avant d’arriver jusqu’à la caténaire. Les fils de contact distribuant le courant aux locomotives sont
suspendus à un ou plusieurs autres fils appelés « porteurs ». Grâce à des tendeurs espacés d’environ 1200
mètres et maintenus par des supports en acier scellés dans le sol et implantés tous les 50 mètres, le fil de
contact est maintenu en tension pour absorber la dilatation due aux écarts de température . Les conducteurs
sous tension sont isolés des supports par des isolateurs en verre ou synthétique.

La maintenance (surveillance, entretien, opération de grand entretien, régénération) des caténaires est
d’environ 186 millions d’euros en 2007, en progression constante ces trois dernières années. 73,5
millions d’euros sont par ailleurs consacrés à la maintenance des équipements d’alimentation
électrique (EALE).
L’ensemble surveillance-entretien est financé par RFF dans le cadre de la convention de gestion pour
ce qui concerne les voies principales.
Cependant différents programmes type « NDP » Nouvelle Dynamique de Proximité ou « D maintenant »
intègrent certaines opérations de maintenance financées par Transilien SNCF.
La régénération est également financée par RFF dans le cadre de programme d’investissement qui
peut être complété par des programmes de régénération de lignes régionales financés par des Contrats
de Plan Etat-Région (donc par les Autorités Organisatrices). Les investissements pour la régénération
s’élèvent à environ 48 millions d’euros par an pour remplacer 500 km de fil de contact.

 

Les incidents peuvent être très pénalisants pour les voyageurs. Il existe 2 types d’incidents de traction
électrique :
-le défaut d’alimentation électrique, il s’agit d’un court-circuit provoqué par exemple par l’impact de la
foudre sur des installations électriques. Comme pour un fusible qui saute, dès que le point de
disjonction est repéré, le courant est rétabli rapidement ;
-la rupture de la caténaire, dont l’impact est plus important pour le voyageur. Elle est provoquée le
plus souvent lors du passage d’un train. En cas de rupture de caténaire, la circulation est complètement
interrompue.
Il existe 4 causes d’incidents caténaire :
Les causes « diverses » :
Ce sont les plus fréquentes, il s’agit d’actes de malveillance (jets de pierre, tirs à la carabine, vols de
cuivre…), de dégradations provoquées par des animaux (nids d’oiseaux,…) ou involontairement par des
tiers (chute de lignes EDF…).
Les causes « intempéries » :
-la foudre sur les installations électriques détruit les isolateurs et met la ligne électrique en court-circuit ;
-le givre ou le verglas autour des conducteurs électriques qui perturbent le captage du courant et
détériorent les fils de contact et les pantographes ;
-le vent qui provoque des chutes d’arbres sur les lignes ou des contacts nuisibles avec la végétation
environnante.
Le 20 juillet sur la LGV Méditerranée, suite à un orage, un transformateur de tension électrique
explose, la caténaire n’est plus alimentée.
Les causes « matériel et traction » :
Elles ont pour origine :
-une fausse manoeuvre ou une mauvaise utilisation du pantographe. Comme par exemple le non
respect de la signalisation par le conducteur ;
-un défaut sur le pantographe.
Le 31 août, entre Lézignan et Narbonne, la locomotive d’un TER est en court circuit, provoquant la
fonte de la caténaire.
Le 18 juillet, à Pont de Rungis, une pièce du pantographe du TGV 5471 se rompt. La caténaire est
arrachée.
Les causes « Infrastructure » :
-un échauffement de la caténaire dû à un mauvais contact : 5% des incidents en 2008
-une usure mécanique de certains composants ou plus rarement des défauts de maintenance voire des
erreurs commises lors des interventions sur la caténaire.
Le 17 août à Aubagne, un défaut de réglage de la caténaire incompatible avec l’archet d’un TGV
entraîne l’arrachement du fil de contact sur 400 mètres.

 

L'intervention ne se fait jamais sur une ligne sous tension.

On coupe la tension à l'aide de gants isolé au coupe-circuit.

Il est impossible de manoeuvrer quoi que ce soit avec des gants isolant 25 000 volts...

 

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de plus l'intervention se fait avec des bottes isolantes, un casque etc...

Il est impossible d'accrocher quoi que ce soit sur une ligne sous tension avec simplement ce genre de gants, ils osnt bcp trop épais !!!!

 

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16/05/2009

Luc Vigneron, ex patron kamikaze de GIAT, à la tête de Thalès

 

En vue de contribuer à la survie de l'industrie d'armement terrestre française.

 

A moins de cinq jours de l'assemblée générale du champion français de l'électronique de défense, prévue le 19 mai, le comité de sélection du conseil d'administration vient de rendre un avis négatif sur la candidature de Luc Vigneron au poste de PDG, a-t-on appris de de sources concordantes. Sans pour autant prendre position en faveur de l'un des quatre candidats internes auditionnés en parallèle (Les Echos " du 11 mai), puisque le comité en question n'a été mandaté officiellement par Bercy que pour étudier le cas du PDG de Nexter.

Cette prise de position risque de compliquer la déjà très délicate question du remplacement de Denis Ranque, le PDG de Thales. S'il est prêt à partir, ce dernier a obtenu que sa succession se fasse dans les formes, s'opposant ainsi à Dassault Aviation. A l'occasion du rachat des 21% du groupe d'électronique détenus par Alcatel-Lucent, l'avionneur souhaitait en effet imposer son candidat, en la personne de François Quentin, ex-responsable de la division aéronautique, mais que Denis Ranque a démis de ses fonctions en janvier.

Pour sortir de l'impasse, l'Etat a alors trouvé un compromis avec Dassault sur la candidature de Luc Vigneron, un ancien d'Alcatel-Lucent. Restait à convaincre le comité de sélection. Son avis n'étant que consultatif, le conseil d'administration peut toujours passer outre, quitte à désavouer plusieurs de ses membres. La balle est donc plus que jamais dans le camp de l'Etat, qui compte 5 représentants au conseil sur 16 membres. Seul, Dassault ne disposera pas d'un nombre suffisant d'administrateurs pour passer en force.

Alain Ruello

Il y a des jobs de patron qui font peur: PDG de Giat Industries, par exemple. En panne de contrats depuis dix ans, déjà saigné à cinq reprises par des plans sociaux et maintenu en vie par des injections massives de subventions (3,1 milliards d’euros en treize ans), le fabricant français d’armes terrestres n’en finit pas d’agoniser. Le voici qui traverse aujourd’hui une nouvelle crise avec 3975 suppressions de postes (sur 6250 salariés), des employés dans la rue et un joli pataquès politique. Et pourtant son PDG, Luc Vigneron, un X-Ponts bon teint bombardé à la tête du groupe en octobre 2001, affirme: «Nous devons redevenir rentable et participer à la restructuration de l’industrie d’armement terrestre européenne.»
Foi de charbonnier? Talent d’acteur? Difficile de trancher. En tout cas le patron, qui était jusqu’à présent resté dans l’ombre, s’est fait un nom. Pour de mauvaises raisons, hélas: quelques semaines avant d’annoncer son plan de restructuration, notre homme a demandé – et obtenu – une augmentation de salaire de 17%. Un argument massue offert aux syndicats maison! A force de tempêter auprès des élus locaux affolés par les réductions d’effectifs dans leurs cantons, ils ont marqué un premier point: une «conférence de méthode» réunissant les partenaires sociaux doit préciser la voie à suivre pour l’adoption du plan social. De longues semaines de négociations s’annoncent. Sous le regard peu amène de Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense, et désormais partisane d’une certaine modération dans la réforme…
Luc Vigneron paie des années de gabegie. Créé en 1990, à l’initiative du ministre de la Défense Jean-Pierre Chevènement pour mettre de l’ordre dans le bric-à-brac industriel des arsenaux d’Etat, le Giat du premier PDG, Pierre Chiquet, multiplie les acquisitions: Manhurin, Creusot-Loire, FN Herstal... Sans jamais se structurer. A la demande de l’Etat, il crée le char Leclerc, merveille de technologie. Mais, après la chute du mur de Berlin, la demande de l’armée française tombe de 1400 à 400 unités! En 1993, un contrat d’exportation est signé avec les Emirats arabes unis, mais dans des conditions si favorables à l’acheteur qu’il se soldera par une perte sèche de 1,3 milliard d’euros.
A partir de 1995, le deuxième patron, Jacques Loppion, fait du surplace. Il ne déniche pas un seul client pour le Leclerc, adopte deux plans sociaux. Sans améliorer la rentabilité. Luc Vigneron, son bras droit depuis 1997, s’apprête à procéder à une nouvelle saignée. Mais il ne pourra même pas rebondir avec le «véhicule blindé de combat d’infanterie», dont son prédécesseur faisait grand cas. L’armée de terre, unique client, le trouve exigu, pas assez cuirassé et… trop cher. Bref, elle n’en veut pas! Sylvain Courage

 

Sylvain Courage
Le Nouvel Observateur

 

C'est par un bref communiqué publié le 14 mai dans la soirée que Matignon a tranché. La candidature de Luc Vigneron à la présidence de Thales sera proposée, mardi 19 mai, à l'issue de l'assemblée générale annuelle du groupe de défense. L'actuel patron de Nexter (ex-Giat) remplacera Denis Ranque comme PDG " en accord avec Alcatel-Lucent et Dassault Aviation", tous deux actionnaires du groupe détenant respectivement 20,78 % et 5,18 % du capital aux côtés de l'Etat (26,53 %).

Les pouvoirs publics ont pris cette décision après avoir consulté le comité de sélection des administrateurs et des rémunérations (CSAR) de Thales. Ce choix devrait mettre un terme à plusieurs mois d'instabilité dans le groupe créée par le changement de tour de table.
En novembre 2008, Dassault Aviation annonce le rachat de la participation d'Alcatel-Lucent dans Thales. Avec près de 26 % du capital, il en deviendra le partenaire industriel à la place d'Alcatel. L'avionneur bénéfice du soutien de l'Etat, qui l'a préféré à EADS, le groupe franco-allemand étant lui aussi candidat à cette reprise.

Compte tenu des autorisations à obtenir des autorités de la concurrence dans différents pays, la transaction définitive est prévue pour la fin du mois de mai. En attendant, l'avionneur demande aux pouvoirs publics que soit nommé un nouveau patron à la tête du groupe, pour remplacer Denis Ranque, hostile à l'opération. Il propose à l'Etat la candidature de François Quentin, le patron de la division aéronautique de Thales.

Voyant son sort scellé, M. Ranque vit très mal cette décision. Il réagit en destituant de son poste, début janvier, François Quentin estimant mauvaises ses performances à la tête de sa division. Quelque temps plus tard, l'Etat à son tour lâche cette candidature. D'autres noms sont envisagés, mais écartés, et c'est finalement sur celui de Luc Vigneron que s'arrêtent l'Elysée et Dassault.

CINQ CANDIDATS

Bercy demande alors que cette candidature soit étudiée par le CSAR. "Thales est une société cotée avec un pacte d'actionnaires. Le rôle du CSAR est d'émettre un avis et non pas de proposer un candidat à la présidence comme le font les comités de nominations des autres groupes", précise le président de ce comité, Robert Brunck, administrateur de Thales et PDG de CGG Veritas. "Comme nous travaillons depuis deux ans sur la succession de M. Ranque, prévue jusqu'alors en 2010, nous avons aussi décidé d'étudier des candidatures internes que nous avions déjà identifiées", ajoute-t-il.

Quatre dirigeants de Thales ont été reçus : Pascale Sourisse (systèmes terre & interarmées), Jean-Georges Malcor (aéronautique), Alexandre de Juniac (international) et François Quentin. Les conclusions sur les cinq candidats ont ensuite été transmises à Bercy.

"Nous avons rendu des avis sur chacun d'eux en expliquant leur point forts et leurs faiblesses, explique M. Brunck, mais nous n'avons pas fait de classement, ce n'est pas notre rôle." Il refuse de commenter les rumeurs à propos des réserves exprimées sur la candidature de M. Vigneron, rappelant le secret des débats. "Il est normal d'avoir pendant les réunions de travail des débats parfois vifs", ajoute-t-il, en concluant : "Nous sommes conseils et notre avis sert de base de décision aux actionnaires de référence. Au final, ce sont eux qui décident."

Dominique Gallois


Dassault encercle Thales

15/05/2009
Le feuilleton de la succession de Denis Ranque à la tête de Thales ne manque pas de rebondissements. Dassault s'apprête à jouer un rôle clé chez l'équipementier.
Alors que la candidature de Luc Vigneron a été actée par un communiqué du Premier ministre dans la nuit du 14 mai, le site internet des Echos annonce que François Quentin, ex-patron de la branche aéronautique de Thales, et par ailleurs candidat malheureux de Dassault pour remplacer Denis Ranque, sera nommé numéro deux de l'électronicien de défense. Un poste qui n'existe pas dans l'organigramme actuel. Dassault, qui doit prendre 26 % du capital de l'électronicien de défense dès que les autorités de la concurrence donneront leur accord, impose donc que le futur PDG de Thales soit encadré par un homme de confiance.

Par ailleurs, l'avionneur, qui a droit à quatre sièges au conseil d'administration, va aussi y nommer ses hommes à la faveur d'un remaniement. La nomination de Luc Vigneron sera entérinée le lendemain du 19 mai, date de l'assemblée générale des actionnaires. Mais ce dernier est clairement un PDG de compromis. De là à ce qu'il soit cantonné au rôle de « yes man » de Dassault, il y a un pas. L'homme, qui a fait une partie de sa carrière chez Alcatel, a su faire preuve de fermeté pour redresser l'ex-Giat, devenu Nexter. Mais cette entreprise est vingt fois moins grosse que Thales. De plus, elle réalise une part importante de son chiffre d'affaires (580 millions d'euros en 2008) avec l'Etat français, et Nexter est loin d'être aussi diversifié et internationalisé que Thales. Vaste challenge pour Luc Vigneron.

Guillaume Lecompte-Boinet



Mercredi 30 avril 2008

- Présidence de M. Josselin de Rohan, président. -

Industrie de défense - Audition de M. Luc Vigneron, président-directeur général de Nexter

Au cours d'une première réunion tenue dans la matinée, la commission a procédé à l'audition de M. Luc Vigneron, président-directeur général de Nexter.

M. Josselin de Rohan, président, a rappelé qu'à la suite de longues et délicates restructurations, GIAT-Industries était devenu Nexter, la société enregistrant désormais pour la seconde année consécutive un résultat bénéficiaire. Il a invité M. Luc Vigneron à présenter la situation de son groupe dans la perspective de la prochaine loi de programmation militaire. Il lui a également demandé de préciser les principaux enjeux qui, à son sens, méritaient d'être pris en compte dans le cadre de la révision en cours de notre stratégie de défense.

M. Luc Vigneron, président-directeur général de Nexter, a tout d'abord évoqué l'impact potentiel sur son groupe de réductions de volumes d'activité qui pourraient intervenir à la suite du prochain Livre blanc et de la future loi de programmation militaire.

Il a rappelé qu'au cours des dix dernières années, la taille du groupe avait été divisée par quatre et le nombre de sites majeurs divisé par trois. Nexter se concentre aujourd'hui sur deux domaines d'activité : les blindés, qui représentent 80 % de l'activité, et les munitions, représentant les 20 % restants. Globalement, la part de la production proprement dite a considérablement diminué, au profit de l'ingénierie et de la commercialisation, mais cette évolution est beaucoup plus accentuée dans le domaine des blindés que dans celui des munitions. M. Luc Vigneron a précisé que sur un effectif d'environ 2 500 personnes, Nexter ne comptait plus qu'environ 600 « cols bleus » directement impliqués dans la production. Ceux-ci se répartissent à égalité entre la branche « blindés » et la branche « munitions », dans laquelle leur poids est proportionnellement beaucoup plus fort. De ce fait, la branche « munitions » est beaucoup plus sensible aux réductions des volumes des commandes, alors que pour la branche « blindés », la préoccupation principale porte sur le maintien d'une taille critique pour les bureaux d'études.

M. Luc Vigneron a jugé encourageantes les informations selon lesquelles les travaux du Livre blanc auraient souligné la nécessité de renforcer l'effort de recherche-développement, puisque l'activité des bureaux d'études pourrait ainsi être maintenue. Il a également évoqué la possibilité de redéfinir la répartition de la maintenance des parcs blindés entre la direction centrale du matériel de l'armée de terre (DCMAT) et l'industrie, avec une implication plus forte de cette dernière. Une telle évolution aurait elle aussi des répercussions positives pour les bureaux d'études, dans la mesure où la maintenance d'un matériel peut déboucher sur des activités d'ingénierie en vue de son adaptation ou de sa modernisation. Il a par ailleurs noté que le programme de véhicule blindé de combat d'infanterie (VBCI) constituait une priorité majeure pour l'armée de terre au plan opérationnel. Si des réductions devaient affecter la cible du programme, on peut espérer qu'elles resteraient d'ampleur limitée. D'autre part, la capacité industrielle de Nexter dans le domaine des blindés a déjà été optimisée pour réduire l'impact d'éventuelles baisses des volumes de production.

M. Luc Vigneron a souligné la spécificité de l'activité « munitions ». Une fois produite, une munition ne donne pas lieu à des programmes visant à faire évoluer ses caractéristiques. Dans ce secteur, la part des études est proportionnellement moins importante que celle de la production. Une diminution des volumes de commandes, déjà peu élevés, créerait des difficultés de financement des frais fixes de l'outil de production. La question se poserait tant pour Nexter que pour les autres acteurs français de la filière munitions. C'est donc le maintien d'une industrie munitionnaire nationale qui serait en cause.

On peut observer que le Royaume-Uni, qui a fortement réduit le volume de ses commandes de munitions, a fait le choix de préserver son outil industriel munitionnaire, l'Etat britannique prenant à sa charge une partie des frais fixes des usines, de manière à garantir une capacité de remontée en puissance en cas de nécessité. Dans le domaine des munitions, l'achat sur étagère est bien entendu possible, par exemple auprès des industriels allemands ou américains, mais plus que dans beaucoup d'autres domaines, la garantie d'approvisionnement en munitions est essentielle en cas de crise. Même si cela est peu perçu, l'industrie munitionnaire continue de présenter pour cette raison un intérêt stratégique aux yeux de beaucoup de pays. Il est à cet égard révélateur que le gouvernement américain reste propriétaire des usines de munitions, même si leur gestion est confiée à un opérateur privé (government owned, company operated). M. Luc Vigneron a précisé que la plupart des pays avaient réduit leurs stocks de munitions, tout en restant attentifs à la possibilité de les recompléter très rapidement en cas de crise.

Citant l'obus antichar à effet dirigé Bonus coproduit avec les Suédois, M. Luc Vigneron a également souligné que l'industrie française se situait au meilleur niveau technologique en matière de munitions.

M. Luc Vigneron est ensuite revenu sur la question des relations entre Nexter et l'armée de terre. Il a rappelé que cette dernière détenait en matière de maintenance une large gamme de compétences allant de capacités intégrées au sein des régiments pour l'entretien courant, jusqu'aux établissements de la DCMAT qui procèdent à de véritables opérations industrielles de rénovation des matériels. S'il est normal que l'armée de terre tienne à maintenir un contrôle étroit de l'entretien de son parc, il n'en demeure pas moins que des optimisations sont souhaitables, en développant une véritable synergie entre établissements aujourd'hui trop segmentés. Une coopération beaucoup plus étroite entre l'usine Nexter de Roanne et l'établissement du matériel de Gien permettrait ainsi de réaliser des économies substantielles sur la maintenance, notamment pour les équipements d'entretien coûteux comme le char Leclerc.

Evoquant l'exportation, M. Luc Vigneron a salué les évolutions positives intervenues ces derniers mois avec la volonté de simplifier les procédures et de renforcer le soutien politique aux ventes à l'étranger. Il a suggéré une réactivation du dispositif des avances remboursables par lequel l'Etat acceptait de financer une partie des développements destinés spécifiquement à l'exportation. S'agissant des activités de Nexter à l'exportation, il a souligné l'intérêt suscité par le Caesar, canon d'artillerie monté sur camion, qui a déjà été acheté par l'Arabie saoudite et la Thaïlande. Il a estimé que le VBCI pourrait également répondre aux attentes d'armées étrangères, même si le Royaume-Uni ne semble pas actuellement vouloir le retenir pour l'équipement de ses forces. Nexter propose également à l'exportation un concept de munitions « insensibles » en vue de se prémunir des détonations lors d'incidents ou d'attaques survenant à l'occasion du transport.

M. Luc Vigneron a ensuite abordé les perspectives de regroupements européens dans le domaine de l'armement terrestre. Il a estimé que ceux-ci seraient à terme indispensables pour permettre aux acteurs industriels de bénéficier d'une assise plus large pour affronter les marchés étrangers. Il a estimé que pour Nexter, l'éventualité d'une alliance franco-allemande ne pourrait se concrétiser qu'une fois opéré un regroupement entre les deux principaux industriels allemands, Krauss Maffei Wegmann et Rheinmetall. L'alternative résiderait dans une alliance avec le britannique BAE. Pour l'heure, aucun des industriels considérés n'a manifesté de volonté de se rapprocher de Nexter.

A la suite de cet exposé, M. Philippe Nogrix s'est interrogé sur les délais de reconstitution des stocks de munitions. Par ailleurs, il a demandé des précisions sur la protection du VBCI et sur la numérisation de son système d'information et de combat.

M. Luc Vigneron a précisé qu'un délai de l'ordre de 2 ans était nécessaire pour relancer un processus de production de munition ayant été arrêté. S'agissant du VBCI, 182 blindés ont d'ores et déjà été commandés et les livraisons débuteront à l'été 2008. L'engin bénéficie d'une bonne protection contre les engins explosifs improvisés. Il est également doté d'un système de commandement tactique et d'équipements numérisés compatibles avec les futurs équipements Felin des fantassins.

A M. Jean-Pierre Fourcade qui l'interrogeait sur le programme de revalorisation du char blindé à roues AMX10RC, M. Luc Vigneron a répondu que cette opération devant porter au total sur 256 chars permettra de prolonger la durée de vie de cet engin de reconnaissance jusqu'à l'horizon 2020. Il a ajouté que la rénovation du châssis avait été effectuée par la DCMAT à Gien alors que celle de la tourelle a été réalisée par Nexter à Roanne.

 

Audition de M. Luc Vigneron, président-directeur général de Giat Industries.

La commission de la défense nationale et des forces armées a entendu M. Luc Vigneron, président-directeur général de Giat Industries.

M. Luc Vigneron a souhaité apporter des précisions et revenir sur la communication présentée par MM. Georges Siffredi et Jean-Claude Viollet le 16 mars dernier, ainsi que sur le débat qui a suivi. Les vives réactions des députés trouvent leur origine dans la visite que la mission d'information sur le suivi social du plan Giat 2006 a réalisée dans les établissements de Roanne et Saint-Chamond au cours de laquelle des propos inacceptables leur ont été tenus par la personne pourtant expérimentée qui était chargée de les accompagner. Ces propos, tels qu'ils ont été rapportés, ne reflètent pas la position de la direction et de nombreux cadres de l'entreprise se sont déclarés meurtris par cet incident dont les conséquences ont été tirées.

En 2003, le Gouvernement a accepté le principe d'une restructuration de l'entreprise, qui tienne compte de la baisse de la charge de travail liée au char Leclerc et qui prépare Giat Industries à la consolidation de l'industrie d'armement terrestre européenne.

Une année de négociations, émaillée de conflits sociaux, s'en est suivie. Fin février 2004, un accord a été trouvé avec trois organisations syndicales sur cinq. Le plan est entré en vigueur le 19 avril 2004 et doit se poursuivre jusqu'au terme de l'année 2006. L'évolution de la situation, sur le plan social comme sur le plan industriel, est globalement conforme aux prévisions.

Sur le plan industriel, les transferts sont engagés et les délais tenus. Le seul écart constaté en 2004 concerne le char Leclerc. Les commandes sur lesquelles l'Etat s'était engagé ont effectivement été honorées. Un écart est constaté pour les études-amont et une négociation à ce sujet est en cours avec la délégation générale pour l'armement. Quelques retards ont été enregistrés en matière de commandes de revalorisation des matériels. En revanche, les commandes à l'exportation n'ont pas atteint les niveaux espérés.

Sur 2 041 salariés à reclasser, 1 085 ont déjà trouvé un nouvel emploi ou sont en passe de le faire. Il reste deux années pour reclasser les autres. Certains sites comme ceux de Cusset et de Saint-Chamond posent plus de difficultés que d'autres. A Tarbes, la Sagem a confirmé son implantation et a acquis 88 500 mètres carrés de l'usine Giat. 200 emplois, au lieu de 150, seront proposés aux salariés de Giat Industries.

Le ministère de la défense a décidé de réserver 50 postes accessibles aux personnels sous conventions collectives, ce qui pourrait contribuer, entre autres, au reclassement de certains personnels de Cusset. Le ministère de la défense respecte ses engagements et le reclassement dans le secteur privé s'avère encourageant. En revanche, le reclassement de proximité dans d'autres fonctions publiques ne donne pas encore satisfaction.

M. Luc Vigneron a ensuite évoqué la situation du char Leclerc dont 12 exemplaires ont été livrés en 2004 au lieu des 45 attendus. Les 33 unités manquantes sont assemblées ; le retard de livraison résulte de difficultés techniques et n'est pas lié à l'application du Projet Giat 2006. Les chars livrés aujourd'hui sont très différents du modèle d'origine : les Leclerc des tranches T10 et T11, qui correspondent au standard S3, bénéficient d'importantes évolutions techniques. A titre d'exemple, la visée nocturne a été portée à 4 kilomètres alors qu'elle n'atteignait que 600 mètres dans les modèles antérieurs. Le premier char ayant été livré en 1991, le traitement de l'obsolescence des modèles les plus anciens représente une tâche considérable. Lorsqu'un char au standard S2 (tranches T6 à T9) est porté au standard S3, cela nécessite le changement de 200 des 280 cartes électroniques de l'engin. Au total, plus de 300 modifications techniques sont nécessaires.

M. Luc Vigneron a reconnu que l'entreprise avait sous-estimé l'importance de cette évolution qui a nécessité plus de temps que prévu. Actuellement, plusieurs difficultés techniques bloquent encore les livraisons. L'une d'entre elles, qui pourrait avoir des conséquences en matière de sécurité, est liée à un bogue électronique qui peut, de façon fugace et ponctuelle, provoquer des rotations intempestives de tourelle. Ce problème est identifié et l'entreprise développe une solution. Les autres difficultés, qui n'engagent pas la sécurité de l'équipage, devraient être également résolues. D'ailleurs, cinq chars ont récemment été livrés à l'armée de terre à des fins d'essais et de vérification. Le rythme normal des livraisons devrait reprendre d'ici la fin du mois de mai, l'objectif restant fixé à 45 chars pour l'ensemble de l'année.

Le président Guy Teissier a souhaité savoir avec exactitude combien de chars avaient été réceptionnés par l'armée de terre depuis le 1er janvier 2005 et combien étaient en attente de livraison.

M. Luc Vigneron a répondu que 6 exemplaires avaient été livrés : un de la tranche T9 et cinq de la tranche T10, qui sont l'objet d'essais de la part de l'armée de terre. Par ailleurs, 27 exemplaires ont été assemblés et attendent une livraison qui interviendra dès que les corrections logicielles nécessaires leur auront été apportées.

Le président Guy Teissier a rappelé que la dernière recapitalisation de la société nationale, d'un montant d'un milliard d'euros, avait été consentie sur la base des résultats des exercices 2002 et 2003. Estimant qu'il était envisageable qu'un nouveau déficit d'exploitation soit constaté pour les exercices 2004 et 2005, il a demandé comment Giat Industries pourrait faire face à ses nouvelles difficultés financières et si une nouvelle recapitalisation était envisagée.

M. Luc Vigneron a rappelé que le plan social avait été engagé sur la base d'une perspective de résultats. L'analyse menée en 2003 a conclu à la nécessité d'une recapitalisation d'un milliard d'euros, et l'Etat a honoré son engagement en décembre 2004. Il est incontestable que les prévisions financières datant de 2003 ont subi depuis quelques écarts, certains étant négatifs, à l'instar de l'accroissement des pénalités liées aux problèmes de livraison des chars Leclerc, d'autres étant positifs comme la progression plus rapide que prévu des économies de gestion. Ces écarts se sont globalement compensés, ce qui reflète l'amélioration intrinsèque de la gestion de l'entreprise. Par conséquent, la recapitalisation effectuée en 2004 demeure à ce jour suffisante mais les marges de manœuvres en termes de résultats sont très faibles. Giat Industries devra afficher un résultat financier quasiment équilibré en 2005 et ne pas être confrontée à de nouvelles dépenses imprévues en matière sociale pour éviter toute nouvelle recapitalisation. En tout état de cause, il ne sera possible de se prononcer définitivement qu'en 2006.

Après avoir rappelé que le rapport d'information sur la situation du groupe Giat Industries, qu'il avait présenté en décembre 2002 avec M. Jean Diébold, préconisait un regroupement industriel français ou une alliance européenne, M. Yves Fromion a constaté que, plus de deux ans après, cette recommandation réitérée à maintes reprises est restée lettre morte. L'entreprise est aujourd'hui isolée alors qu'un vaste mouvement de restructuration s'est engagé en Europe, notamment autour du groupe américain United Defense qui contrôle entre autres Royal Ordnance, Alvis, Hägglunds vehicles et Bofors. À titre anecdotique, le nouveau canon automoteur de Giat Industries, le Caesar, sera installé sur un châssis Renault Trucks Defense, filiale du groupe Volvo et donc détenue par des capitaux américains.

La France ne pouvant faire l'impasse sur une industrie d'armement terrestre, il faut que l'Etat prenne ses responsabilités avant qu'il ne soit trop tard. Les perspectives ne sont pas nombreuses ; elles passent nécessairement par un regroupement national. À cet égard, Thales Land & Joint Systems semble constituer un partenaire incontournable, mais les entreprises françaises TDA, Auverland, Eurenco, Acmat, Lacroix ne doivent pas non plus être écartées de la réflexion. En outre, des arrangements ultérieurs avec les industriels allemands Rheinmetall, Krauss Maffei Wegman ou Diehl, ne sauraient être repoussés.

Les personnels de Giat Industries ont désormais pris conscience du caractère indispensable de telles alliances pour assurer la survie de leur entreprise, ce qui n'était pas le cas il y a encore peu de temps. Devant la gravité et l'urgence de la situation, il serait donc opportun que la commission, agissant dans le cadre de ses prérogatives de contrôle, intervienne solennellement auprès du Gouvernement pour qu'il prenne à bras le corps ce dossier. C'est à cette condition que l'Etat n'aura pas dépensé en pure perte 4 milliards d'euros d'argent public consentis à Giat Industries.

M. Luc Vigneron a convenu que les personnels ont besoin de perspectives. Le plan Giat 2006 poursuit l'objectif de permettre un rapprochement avec d'autres industriels et la ministre de la défense a toujours été claire à ce sujet. Le contexte industriel européen rend plus que jamais urgente cette évolution. Actuellement, le groupe américain General Dynamics, qui a procédé à des acquisitions en Espagne, en Suisse et en Autriche, occupe le premier rang mondial du marché de l'armement terrestre avec un chiffre d'affaires de trois milliards d'euros. Le rachat de United Defense par BAe Systems, s'il se concrétise, donnera naissance à un groupe affichant un chiffre d'affaires de 2,8 milliards d'euros dans le même secteur et se trouvant implanté au Royaume-Uni, en Suède et aux Etats-Unis. Derrière, figurent Rheinmetall avec 1 milliard d'euros de chiffre d'affaires, Krauss Maffei et Giat Industries, avec chacun 600 millions d'euros de chiffre d'affaires, puis des industriels italiens et nordiques réalisant respectivement entre 300 et 400 millions d'euros et de 100 à 200 millions d'euros de chiffre d'affaires.

A l'exception de Giat Industries, tous ces groupes ont un statut privé et réalisent des profits, ce qui pose le préalable du redressement financier de la société nationale. Si une alliance avec un autre industriel européen de l'armement terrestre présente de l'intérêt pour mutualiser les coûts de recherche et développement dans le domaine, celle avec un grand systémier de défense répond à une logique complémentaire, les clients souhaitant s'adresser à des fabricants de plateformes interopérables et dotées de systèmes interarmes, à l'image de la bulle aéroterrestre opérationnelle (BOA). Une alliance avec des groupes comme Thales, EADS ou Safran, apparaît donc elle aussi envisageable. Se pose néanmoins le problème du calendrier. Une fois encore, la question de la profitabilité de Giat Industries reste un obstacle tant que l'entreprise n'a pas achevé sa restructuration. Il appartiendra ensuite à l'Etat d'effectuer le choix stratégique des partenaires de Giat Industries, en tenant compte des intérêts de la France.

D'ores et déjà, des contacts sont pris avec les dirigeants des groupes concernés pour réfléchir à différents scénarios d'alliances, au-delà de 2006. Les premières indications montrent que les partenaires éventuels apparaissent préoccupés par la situation financière de Giat Industries.

M. Jean-Michel Boucheron s'est interrogé sur l'avenir de l'industrie d'armement terrestre, alors même qu'il semble difficile pour une entreprise d'être viable économiquement en s'appuyant uniquement sur la production de véhicules blindés.

M. Luc Vigneron a évoqué les propos récents de M. Nick Witney, directeur général de l'agence européenne de défense (AED), qui estimait dans un entretien au Financial Times que le marché des véhicules blindés au sein des vingt-cinq pays membres de l'Union européenne devrait atteindre environ 10 000 unités au cours des dix prochaines années. L'AED souhaite par ailleurs introduire plus de concurrence sur ce marché, ce qui doit inciter encore davantage Giat Industries à améliorer sa compétitivité.

Il s'est dit convaincu que l'industrie d'armement terrestre avait un avenir en France et a rappelé à ce titre que Giat Industries se rationalise fortement avec à terme un seul établissement produisant des blindés, à Roanne, et un seul spécialisé dans les munitions, à La Chapelle-Saint-Ursain, dans le Cher. Le maintien de ce site répond à la volonté d'assurer la sécurité d'approvisionnement de la France en tenant compte de l'environnement international actuel. Dans le domaine des blindés, si la production de véhicules neufs sera sans doute amenée à décroître, les activités de maintien en condition opérationnelle, de rénovation et de valorisation des matériels occuperont une place croissante et représenteront un marché important pour Giat Industries. Dans le contrat d'entreprise qui accompagne le plan Giat 2006, l'Etat s'engage à ce que la direction centrale du matériel de l'armée de terre (DCMAT) n'intervienne plus à terme dans les opérations de maintenance lourde des matériels dites de NTI 3 (niveau technique d'intervention 3), et à ce que Giat Industries soit davantage associé à cet entretien. Au total, les flux d'activités de maintenance vers le site de Roanne devraient être accrus. De surcroît, les prestations d'entretien des équipements nécessitent une certaine proximité géographique avec les clients, alors même que le franchissement des frontières par les matériels de guerre, même au sein de l'Union européenne, reste complexe. Dès lors, Giat Industries bénéficie d'un avantage de proximité s'agissant de l'armée de terre française.

M. Jean-Claude Viollet a souligné que c'était avec l'ambition de maintenir une industrie d'armement terrestre en France que, en compagnie de M. Georges Siffredi, il s'attachait à examiner les modalités de réalisation du plan Giat 2006, lequel est indissociable de l'avenir de l'entreprise et de celui des bassins d'emplois concernés. Dans la mise en œuvre de ce plan, outre les efforts consentis par les administrations, essentiellement d'ailleurs par le ministère de la défense, il convient d'étudier les possibilités existantes au sein de l'entreprise, notamment en matière de promotion de techniciens vers des postes de cadres. Par ailleurs, la motivation des salariés dont les emplois sont conservés pourrait être renforcée par l'instauration d'un mécanisme d'intéressement.

Sur le plan industriel, l'implantation de la Sagem sur le site de Tarbes mérite d'être saluée. Toutefois, alors que des retards sont enregistrés sur les programmes de rénovation des véhicules AMX 10 RC et AMX 10 P et que les livraisons de VBCI ne devraient débuter qu'en juillet 2008, l'activité de Giat Industries risque de diminuer sensiblement en 2006. Quel sera le plan de charge de l'entreprise en 2006 et 2007 ? Quelles conclusions peut-on en tirer au regard de l'évolution des effectifs ? Le transfert d'activité de la DCMAT vers Giat Industries permettra-t-il de passer ce cap difficile dans de meilleures conditions ?

La recapitalisation d'environ un milliard d'euros prend en compte le provisionnement de 570 millions d'euros en 2003 pour la mise en œuvre du plan Giat 2006. Toutefois, l'ampleur du déficit de l'exercice 2004 n'était pas connue lorsqu'a été fixé le montant de la recapitalisation. Qu'en est-il aujourd'hui ?

M. Luc Vigneron a répondu que la question de la promotion de techniciens à des postes de cadres a effectivement été abordée avec les partenaires sociaux et apparaît pertinente.

M. Thierry Smagghe, directeur des ressources humaines de Giat Industries, a souligné que la communication réalisée par les rapporteurs décrivait de façon objective les dispositions sociales du plan et leur mise en œuvre ; l'entreprise est ainsi quelque peu en avance par rapport à ses objectifs s'agissant du reclassement des personnels, le ministère de la défense ayant consenti d'importants efforts. Le pourcentage de reclassement des personnels sous convention collective est d'ailleurs identique à celui constaté pour les autres catégories.

Il apparaît effectivement indispensable d'adresser un message positif aux salariés restant dans l'entreprise, notamment par des promotions à des postes de cadres. L'année 2005 devrait être marquée par un accroissement significatif de ces promotions puisqu'elles pourraient atteindre 40 à 45 personnes, alors qu'elles s'élevaient en moyenne à une dizaine par an jusqu'alors. Ce processus est mené avec vigilance, par la soumission à un jury de dossiers écrits, puis par des entretiens avec les personnels concernés.

Giat Industries a également engagé un plan de communication à destination des personnels, alors que ces derniers avaient l'impression que les efforts de l'entreprise se concentraient essentiellement sur les reclassements. Des séminaires appelés « conventions » ont été organisés par métiers, ce qui permet de décliner la stratégie de l'entreprise pour chacun d'entre eux. Le président-directeur général de l'entreprise a également décidé de rencontrer l'ensemble de ses cadres au cours de réunions de format variable pendant lesquelles tous les sujets seront abordés sans tabou.

Il est difficile de mettre en œuvre des mesures d'intéressement au sein d'une entreprise déficitaire. Mais, si les objectifs financiers d'équilibre de l'entreprise sur l'exercice 2005 puis de rentabilité en 2006 sont atteints, différentes modalités d'intéressement ou de plans d'épargne d'entreprise pourraient être développées.

M. Luc Vigneron a ensuite indiqué que les difficultés rencontrées par Giat Industries et la DCMAT quant à la rénovation des AMX 10 RC étaient liées, pour l'essentiel, à la nécessité d'un traitement d'obsolescence mécanique de ces chars non prévu initialement. Le renforcement de 258 boîtes de vitesse des AMX 10 P pourrait fournir une charge de travail intéressante aux salariés de l'usine de Roanne, même si les travaux de rénovation des châssis sont susceptibles d'être réalisés en régiments. Les besoins de l'armée concernant l'engin blindé du génie (EBG) se traduisent par une demande de livraison au début de l'année 2010, alors que cette charge de travail était originellement prévue pour les années 2007 et 2008. Le retard de six mois enregistré pour la commande des canons Caesar a également un impact sur le plan de charge. Tous les décalages ont pour effet d'obérer le plan de charge du second semestre 2006 et du début de l'année 2007. L'activité redémarrera ensuite pour assurer les premières livraisons de canons Caesar fin 2007 et, à partir du quatrième trimestre 2007, le groupe lancera la production des vingt premiers véhicules blindés de combat d'infanterie (VBCI).

La charge de travail pour la deuxième moitié de 2006 et la totalité de 2007 s'avère inférieure à celle envisagée en avril 2003. Il avait été convenu, lors de l'élaboration du Projet Giat 2006, que les réductions de postes seraient moins nombreuses si la charge de travail augmentait. Bien que ce soit l'inverse qui se dessine, les suppressions d'emplois ne seront pas plus nombreuses.

Sur le plan financier, les comptes sociaux de Giat Industries affiche un résultat net, fin 2004, de - 72 millions d'euros. Après recapitalisation, la société dispose, au 1er janvier 2005, de 44,6 millions d'euros de capitaux propres. Il reste donc une marge d'environ 15 millions d'euros avant que l'entreprise ne se retrouve en 2006 avec un niveau de capitaux de 30 millions d'euros en-deça duquel un processus de recapitalisation devrait être éventuellement engagé dans un délai de deux ans.

M. Jean Michel a souligné que le groupe avait déjà bénéficié de près de 5 milliards d'euros sur l'ensemble des recapitalisations déjà effectuées. Devant l'absence apparente de réflexion de la part de Giat comme de l'Etat, il a souhaité savoir sur quels types d'activités, quelles alliances, quels types de programmes et quels adossements reposaient l'avenir de Giat.

M. Luc Vigneron a répondu que les activités munitionnaires et blindées conservaient un avenir sur le sol national, même si des alliances avec d'autres grands industriels paraissent indispensables. Les quelques programmes européens qui vont porter sur des blindés seront autant d'occasions pour déclencher ces rapprochements. Par exemple, des réflexions visant au développement d'un blindé moyen à l'horizon 2015 sont en cours. Des concepts équivalents étant à l'étude dans différents pays d'Europe, il paraît souhaitable de rechercher des alliances afin de promouvoir des idées communes à proposer aux clients potentiels. Ces alliances seront d'autant plus indispensables que la prise de contrôle d'United defense par BAe Systems risque d'introduire en Europe un gigantesque « cheval de Troie » pour pénétrer le marché européen.

M. René Galy-Dejean a abordé la question de la fiabilité du char Leclerc dans la durée. En matière d'armement, on a assisté à une course continue à la sophistication, à laquelle a succédé un souci de robustesse accrue, comme en témoignent les nouvelles armes nucléaires françaises et les missiles russes. Cette notion de robustesse est-elle intégrée dans le processus d'évolution des standards du Leclerc ?

M. Luc Vigneron a indiqué que l'impératif de robustesse était pris en compte dans certains aspects, sous l'angle indirect du coût de maintenance. Dans cette perspective, des travaux sont engagés pour remplacer par des chenilles d'acier les chenilles d'aluminium qui équipent actuellement le Leclerc. Ce char a été conçu il y a vingt ans et sa sophistication trouve son origine dans l'architecture et le degré de performance mêmes de cet engin. A titre anecdotique, on rappellera que le rapport entre la puissance et la cylindrée du moteur du Leclerc est égal à celui d'une Porsche Carrera. En revanche, pour les nouveaux matériels dont sera dotée l'armée de terre, comme le VBCI, la notion de robustesse constitue un élément fondamental du cahier de charge dès le début de la conception.

M. Gérard Charasse a formulé le vœu que la commission ne se penche pas aujourd'hui au chevet d'un moribond. Même s'il fallait procéder à des réformes, dès le départ la pertinence du plan Giat 2006 n'était pas établie. Ses conséquences sont aujourd'hui visibles sur les bassins d'emplois. Certaines propositions formulées par les élus locaux et les salariés n'étaient pas aussi inacceptables qu'on a bien voulu le dire et ceux qui les ont écoutés avec condescendance paient aujourd'hui leur refus du dialogue. Il est nécessaire de maintenir une activité dans le domaine des munitions. On peut toutefois s'interroger sur les tergiversations qui ont marqué la reconversion des centres de Maupertuis et Bellerive à la suite de la volonté d'arrêt de la production de munitions de moyen calibre annoncée un temps. Il faut espérer que le transfert coûteux de cette activité à La Chapelle-Saint-Ursain ne se traduise pas à terme par l'arrêt pur et simple de cette activité. Les salariés ont beaucoup de mal à accepter les pertes d'emploi et les requalifications compte tenu du discours trompeur qui leur a été tenu et du gâchis obtenu. Les salariés de Manhurin sont toujours dans l'attente des propositions de la direction et de la visite des deux rapporteurs de la commission.

M. Luc Vigneron s'est déclaré conscient des difficultés particulières du plan social dans ce bassin d'emploi. Si la direction a accepté certaines propositions des salariés, il n'était pas possible de maintenir l'activité munitionnaire à Cusset et Bellerive compte tenu de la concurrence accrue sur le marché international. A terme, il sera nécessaire de disposer d'un seul site de production de munitions de gros et de moyen calibre. Des postes restent vacants à La Chapelle-Saint-Ursain, mais il est exact que le personnel de Bellerive, souvent ancien, éprouve des difficultés face à une mobilité géographique.

M. Georges Siffredi a noté qu'en 2004 un déficit avait déjà pu être constaté malgré un effort d'économie de gestion. Cet effort suffira-t-il à faire face à la baisse du plan de charge anticipée pour 2006 et 2007, compte tenu d'une marge de manœuvre financière très réduite ? Faudra-t-il attendre 2007 et un éventuel redressement pour se pencher sur la question fondamentale de l'adossement de l'entreprise ?

M. Luc Vigneron a indiqué que les sureffectifs potentiels au regard du plan de charge rendraient la mission difficile, mais pas impossible. En ce qui concerne la conclusion d'une alliance, il faut laisser aux négociations le temps de se tenir, car elles soulèvent beaucoup d'interrogations chez les éventuels partenaires. De plus, elles doivent être réalisées en étroite relation avec le Gouvernement, qui est le décideur en dernier ressort, en tant qu'actionnaire unique et compte tenu de l'activité de défense de l'entreprise.

M. René Galy-Dejean a estimé que Giat Industries constituait un cas d'école, tous partis politiques et syndicats confondus.

Après avoir remercié M. Luc Vigneron pour la précision de ses réponses, le président Guy Teissier a indiqué que MM. Siffredi et Viollet continueraient leur mission d'information, dans un esprit objectif et en vue de contribuer à la survie de l'industrie d'armement terrestre française.

 

 

Vive la France...

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