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15/03/2010

Surveillance informatique - Extrait de Rebetiko n° 5

partie 2.1 - se protéger sur internet

Des serveurs relais qui enregistrent les flux de données circulant sur internet ; des logiciels espions injectés à distance dans les ordinateurs pour surveiller leurs activités (loppsi II) ; des procureurs qui traquent les crimes de lèse-majesté à l'aide des adresses IP de connexions : il y a des flics à tous les coins de rue aussi le cyber-espace. Dans ce deuxième volet (et dans le troisième, à suivre) de la série sur la surveillance informatique [note 0], quelques pistes pour tenter de protéger son ordinateur au cours d'une connexion au réseau.



Le problème prend ici une dimension particulièrement délicate, car, sauf efforts de configuration colossaux, tout ordinateur connecté à un réseau est susceptible de communiquer avec celui-ci sans que l'utilisateur l'ait demandé.

Comme la mise en réseau décuple les problèmes évoqués dans notre premier texte, le fait d'avoir installé un sytème d'exploitation de confiance est une condition pour que les outils présentés ici aient un mininum d'efficacité, quitte à utiliser systématiquement un système live (cf. première partie). Et même ainsi, une prise de contrôle de l'ordinateur par le réseau reste possible, permettant de tout savoir sur celui-ci. La question est complexe, et nous ne pourrons donner que des ébauches de pistes à creuser. Par ailleurs, comme certains des outils présentés sont déjà connus et utilisés (et parfois avec une confiance excessive), il est utile d'en aborder aussi les limites.

1. Limiter les attaques par le réseau

La « Box » [^note 1] (Freebox, Livebox, etc.) qu'on utilise pour se connecter à internet contient un système d'exploitation très basique, installé par son fournisseur (Orange, Free, etc.), sur lequel celui-ci détient tous les droits d'administration. Se pose dès lors la question de la confiance qu'on peut lui accorder, en particulier pour trois raisons :
- tout ordinateur connecté à une Box lui communique le numéro de sa propre carte réseau [note 1 bis](l'adresse MAC), qui est unique, et reste enregistré dans celle-ci à vie ; l'accès physique à la Box, ou sa simple consultation depuis le réseau par le fournisseur, permet de lui faire communiquer ces informations. Il est cependant possible d'obtenir qu'un ordinateur emploie une fausse adresse Mac, en configurant directement la carte réseau à cette fin [^note 2].
- se trouvant placée sur un réseau local, la Box bénéficie d'une confiance particulière de la part des ordinateurs qui sont sur ce réseau : elle est en position idéale pour ouvrir l'accès à une attaque.
- le système installé sur la Box inclut un firewall [note 2 bis], mais encore une fois, on ne contrôle pas ce qu'il fait. Il est donc intéressant d'installer un autre firewall sur son propre ordinateur [^note 3], voir d'attribuer toute la gestion du réseau local à un autre routeur, branché entre la Box et les ordinateurs, sur lequel on aura installé un système de confiance [^note 4].

Une attaque par le réseau peut aussi provenir de logiciels malveillants présents dans des données dont on a demandé soi-même le téléchargement (mails, programmes, micro-programmes comme JavaScript ou Flashplayer permettant l'affichage de pages dynamiques [^note 5]).

2. Limiter la transparence des informations échangées

Toutes les informations qui circulent sur un réseau ont une double nature : elles comprennent d'un côté les données elles-mêmes (le "contenu", dans le corps de texte d'un mail par exemple), et d'une
autre, des informations permettant à ce contenu d'être acheminé sur le réseau (on parle de "routage")[^note 6]. Le contenu comme les en-têtes sont échangés de manière transparente, et peuvent donc être enregistrés par les ordinateurs (routeurs) qui relaient les données sur le réseau, aussi facilement qu'une carte postale sans enveloppe peut être lue par quiconque l'a en main [^note 7].
On peut chiffrer le contenu des échanges de manière à le rendre confidentiel, mais cela n'a aucune incidence sur les informations d'en-tête ; on peut tenter de modifier les en-têtes de manière à en
masquer l'origine (pseudo-anonymat), mais cela n'a aucune incidence sur le contenu. Dès lors qu'on recherche, sur internet, la confidentialité ET l'anonymat, il faut combiner ces deux techniques, dont seule la première sera évoquée dans ce numéro.

2.a. Du bon usage des connexions chiffrées

Certains serveurs web, ceux dont l'adresse commence par https://, permettent d'établir automatiquement des connexions chiffrées. Dans ce cas, les logiciels des deux ordinateurs (le client - celui qui se connecte  - et le serveur) créent entre eux un « tunnel chiffré » par lequel les contenus seront échangés. Un usage bien compris de ce protocole demande quelques précisions :
- sa solidité repose beaucoup sur la possibilité, pour le client, de s'assurer de l'authenticité du serveur avec lequel se crée l'échange. Si cette authenticité ne peut être vérifiée, le navigateur le fait
savoir au moyen d'un message d'erreur ; il reste alors possible d'établir une connexion chiffrée... mais il se peut que la connexion ait été interceptée, et que le tunnel se crée avec le serveur qui effectue l'interception. L'établissement d'une connexion sécurisée devient alors possible, mais avec un serveur-relais mal intentionné qui, afin de rester discret, transmet ensuite les informations à la page demandée, mais en les déchiffrant-rechiffrant au passage. La seule solution pour éviter cette interception est de se procurer de manière certaine la signature (certificat) du site auquel on veut se connecter, et de l'installer dans son navigateur, avant d'établir la connexion.[^note 8]
- les données étant chiffrées uniquement pour le trajet, elles se trouvent à l'état déchiffré sur les ordinateurs qui communiquent.
- l'échange d'informations n'est parfois chiffré que sur une partie du trajet : par exemple, si l'utilisateur d'une boîte gmail envoie un mail à un utilisateur sur no-log, la connexion avec gmail est bien en https, et celle du destinataire, avec no-log, l'est aussi... mais gmail ne chiffre pas les connexions qu'il établit avec les autres serveurs : le mail est alors, sur cette partie du trajet, transmis en clair.

2.b. Crypter ses mails.

Certains logiciels, comme Mozilla Firefox, Claws Mail, ou Thunderbird, proposent d'installer un module complémentaire (FireGPG, Enigmail) qui peut prendre en charge le chiffrement et le déchiffrement des mails. On peut ainsi assurer leur confidentialité pendant la totalité du trajet. Là encore, il faut prendre en compte certaines limites :
- Lors de l'écriture d'un mail, ne pas oublier de désactiver l'enregistrement automatique des brouillons... sans quoi le brouillon non chiffré peut rester stocké sur le disque dur du serveur. Utiliser l'éditeur de texte de FireGPG rend inopérante cette sauvegarde automatique.
- Le chiffrement n'agit que sur le corps de texte des mails. Mais les mails disposent de leur propre en-tête, d'un autre type que celui évoqué plus haut, et qui contient le même genre d'informations, ainsi que le sujet du mail. Il n'existe aucun moyen de chiffrer ou masquer cet en-tête, ni d'empêcher son enregistrement éventuel sur les machines qui relaient le mail.
- Les mails échangés doivent être déchiffrés pour être lus : ils peuvent dès lors laisser toutes sortes de traces de leur présence, ou de la phrase qui a servi à les chiffrer, dans le système d'exploitation du destinataire ou de l'expéditeur.
Certaines pages web expliquent très bien le fonctionnement et l'usage du chiffrement des mails [^note 9].

à suivre : quelques autres pistes pour protéger ses connexions... et
pour trouver des informations plus complètes

------------ post-scriptum au premier volet : Des données invisibles dans les documents
numériques ------------
Les fichiers numériques peuvent être enregistrés sous différents formats. Les formats de fichier complexes (.doc, .mp3, .tiff, .jgp, .pdf, etc.) enregistrent, en plus des données qu'on veut sauvegarder, des nombreuses informations complémentaires : ces méta-données peuvent indiquer le nom de l'auteur, la date de création,la géolocalisation d'une photo,la marque de l'appareil qui
l'a prise, voire parfois, contenir une miniature de cette photo avant modification (ce qui peut rendre par exemple inopérant le floutage des visages sur les photos publiées sur internet)... On peut vérifier leur présence (mais pas vraiment leur absence) en faisant simplement afficher, avec un clic droit, des « informations sur le fichier ». On ne connaît aucune technique ou aucun logiciel fiable pour se débarasser des méta-données : alors autant préférer des formats d'enregistrement plus basiques (.bmp pour les images, .txt pour les textes), qui en conservent beaucoup moins. [^note X]
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[note 0] : le premier volet sur les moyens de protéger ses données peut être consulté sur le funkyssime juralibertaire.over-blog.com
[1: Le vrai nom de ces machines est « routeur »
[1 bis] : le matériel qui gère les connexions.
[2: Une petite recherche scroogle (https://ssl.scroogle.org) donne de bons résultats, comme par exemple http://free.korben.info/index.php/Changer_son_adresse_MAC
[2 bis] : ou pare-feu, c'est le logiciel qui gère les connexions entrantes et sortantes.
[3: Netfilter/Iptables sous Linux ; sous Windows, mieux vaut renoncer
à se connecter que d'espérer trouver une réelle protection
[4: Un bon exemple (en anglais) sur http://openwrt.org
[5: Les extensions FlashBlock et NoScript, qu'on peut installer sur Firefox ou Iceweasel, permettent de bloquer ces deux programmes
[6: Ces informations, appelées « en-tête », contiennent toujours a minima l'adresse d'expédition du message, son adresse de destination, et la date et l'heure de l'émission
[7: Les fournisseurs de services sur Internet (de Youtube à Gmail, de No-log à Libération.fr) ont d'ailleurs, dans la plupart des pays, l'obligation légale de permettre, pour toutes les connexions qu'ils établissent, leur mise en correspondance avec une adresse réseau (IP) d'émission, cf. prochain épisode
[8: La page internet https://aide.boum.org/CertificatSSL/ propose des explications détaillées sur ces questions, ainsi qu'un protocole pour vérifier efficacement l'authenticité d'un certificat
[9: Par exemple, http://globenet.org/IMG/pdf/manuel-crypto.pdf et les tutoriaux que cette brochure suggère de consulter. Le site https://mail.riseup.net propose lui des outils « en ligne » de chiffrement des mails
[X: Ce problème, ainsi que des tests vraiment effrayants, sont présentés par la brochure (en anglais) « Hidden Data in Internet »

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L'armement, une industrie plus prospère que jamais

Le 15 mars 2010 par Yann Le Houelleur (Usine-Nouvelle)


Dans une étude publiée le 15 mars, l’Institut international de recherches pour la paix fait valoir que les dépenses militaires planétaires ont augmenté de 22 % entre 2005 et 2008 par rapport à la même période antérieure (2000 et 2004).

S’il est une industrie qui a de beaux jours devant elle, c’est bien celle de l’armement. Qu’ils vivent en toute quiétude ou qu’ils soient impliqués dans des conflits avec des pays tiers, les états se montrent toujours plus dépensiers. Basé à Stockholm, l’Institut international de recherche pour la paix (Sipri) publie une étude selon laquelle les ventes d’armes entre 2005 et 2009 ont été supérieures de 22 % à ce qu’elles avaient été entre 2000 et 2004. Rien qu’en 2008, les dépenses militaires mondiales ont atteint 1464 milliards de dollars.

L’aéronautique se taille la part du lion dans ce commerce mondial : 27 % des transferts d’armes sur la période auscultée par le Sipri ont concerné des avions de combat.

L’Amérique latine dépensière


Comment expliquer ceci ? Les marchands d’armes n’équipent pas seulement des nations engluées dans des guerres locales ou régionales; de nombreux pays acquièrent du matériel de guerre pour prévenir des conflits ou pour veiller à leurs ressources naturelles qui pourraient attiser à l’avenir   - justifient leurs dirigeants -   les convoitises de puissances en mal de matières premières. C’est exactement le cas d’un pays comme le Brésil, qui de surcroît se profile comme la superpuissance dans la région sud-américaine, désireux de montrer sa musculature économique au reste du monde. On appelle ceci, dans la presse brésilienne, «le contrat militaire du siècle» En fait, un tel programme s’intitule « FX-2 »: les 36 Rafale que commanderait potentiellement le président Lula s'élèvent à cinq milliards d'euros. Une note salée qui s’ajoute à la commande de quatre sous-marins «made in France».

Plusieurs autres pays sud-américains sont en train de moderniser la flotte de leur forces aériennes : Chili, Venezuela, etc. Pourtant réputée pacifique, l’Amérique du Sud contribue à faire des Amériques la région dont les dépenses en matière militaire ont le plus augmenté entre 2005 et 2009 : + 63 %. Presque la même progression pour le Moyen-Orient : + 62 %. Asie : + 52 %. Moyen-Orient : + 62 %. C’est en Europe que ces dépenses ont le moins flambé : + 16 %.

Les dix premiers

Le Sipri a également établi le palmarès des «Top 100» de l’armement. Les Etats-Unis abritent le siège de cinq parmi les dix premiers constructeurs du secteur. Boeing (1 er du classement) ; Lockheed Martins (3) ; Northrop Grumann (4) ; General Dynamics (5) ; Raytheon (6) ; L-3 Comunications (8). Le Britannique BAE Systems occupe la 2 ème place. Le consortium européen EADS est 7 ème du classement. A la 9 ème place, l’on trouve l’italien Finmecanica, la 10 ème étant occupée par le français Thales.

22:42 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Opération Voisins vigilants

 

Toutes les photos sont tirées du film Dupont Lajoie et ne font pas partie des articles originaux


vendredi 05.03.2010, 05:07 - La Voix du Nord

La commune va participer à l'opération Voisins vigilants qui vise, selon la gendarmerie, à renforcer les liens entre forces de l'ordre et les populations périurbaines. Une décision voulue par le maire, Thierry Lazaro, qui, au terme d'un débat nourri, lundi soir, a décidé de l'expérimenter pendant un an, suite à quoiune décision formelle sera Dupont_Lajoie_01.jpgprise par le conseil municipal.

PAR JEAN BISCHOFF

1 Le principe.- Des habitants, volontaires, dont l'anonymat sera préservé, informeront les gendarmes de tout mouvement suspect dans le quartier. Selon le commandant Gervais, de la compagnie de Lille, à l'origine du dispositif, il s'agit de simples citoyens dont le rôle sera d'officialiser l'habitude qu'ont les habitants des communes rurales d'avertir quand il se passe quelque chose d'anormal.

Ce concept, le neighbourhood watch, est importé des pays anglo-saxons. En France, il n'a été testé qu'à Grasse, dans les Alpes-Maritimes. Dans l'arrondissement, hormis Phalempin, trois autres communes se sont portées volontaires : Santes, Bois-Grenier et Quesnoy-sur-Deûle.

2 Des inquiétudes.- Christophe Courmont, conseiller délégué au logement et élu de la liste Proposer et agir pour Phalempin, a fait part de ses inquiétudes dans une question écrite au maire. Des interrogations centrées sur la pertinence de cette initiative et sur les risques de dérive qu'elle pourrait entraîner. Ces doutes sont partagés par plusieurs élus, dont la deuxième adjointe, Marie-Élisabeth Henry, qui a parlé de risque de « délation ». Bref, sur ce thème, l'unanimité n'est pas encore de mise au sein de l'assemblée communale. Sauf que le panneau prévu pour être implanté à l'entrée des communes participant à l'opération, un oeil grand ouvert sur fond jaune, semble vraiment « trop voyant ».

3 Mauvais souvenirs.- Le maire, Thierry Lazaro, en a évoqué pour justifier son engagement dans cette opération. Des anciens souvenirs par exemple, en jetant un oeil complice à son prédécesseur Albert Lefebvre, pour évoquer le curieux ballet de voitures immatriculées en Belgique et dans la région parisienne, signe tangible d'un trafic de drogue auquel les forces de l'ordre mirent le holà. Un très récent, aussi, avec cet automobiliste qui, après avoir embouti des barrières de la rue du Général-de-Gaulle, avait déguerpi sans demander son reste... Mal lui en a pris, un riverain avait noté l'immatriculation et la couleur du véhicule. Et puis, le maire ou son premier adjoint, Henri Degand, sont un peu las d'aller, nuitamment, rappeler à la raison des noctambules souvent excités... 4 À expérimenter pendant un an.- Le député maire a souligné qu'il s'était engagé en fonction des pouvoirs de police dont il dispose. Si le sujet appelle à débat, même s'il a été discuté en commission, « je ne dis pas qu'il y a plus de délinquance ici qu'ailleurs mais qu'il faut utiliser tous les moyens qui peuvent faire baisser l'insécurité », a-t-il argumenté : « Il ne s'agit pas de faire des voisins des auxiliaires de la gendarmerie ni l'oeil de Moscou. » Puis, plus nuancé, il a conclu : « Je ne sais pas ce que ça apportera en plus j'ai pris cette décision d'autorité à titre expérimental. Entre les partisans et les adversaires du système Voisins vigilants, je propose un axe médian : son fonctionnement sera audité d'ici un an, après quoi la décision de poursuivre ou non sera prise, formellement, en conseil. »

 

"Attention, voisin vigilant"

Par Dominique Albertini, publié le 23/07/2009 12:50 - mis à jour le 23/07/2009 14:23

"Chaînes de vigilance" dans plusieurs communes du sud-est, projet de "service civique" regroupant des volontaires en tenue à Nice... la sécurité publique se met à l'heure du participatif.

"Voisins vigilants", annonce le petit panneau jaune à l'entrée du quartier des Quatre-Chemins, sur les hauteurs de Nice. Cette mention, et le petit oeil stylisé qui l'accompagne, sont là pour convaincre les cambrioleurs de passer leur chemin. Car ici, comme dans plusieurs autres communes de la région PACA, on s'organise pour veiller à la sécurité du quartier. (Yves Lion)

Dans plusieurs communes du sud-est, les voisins s'organisent pour surveiller leur quartier.i_1556_dupont_lajoie__4.jpg

Le principe des "chaînes de vigilance", est simple: constituer un réseau de voisins attentifs à tout risque d'agression ou de cambriolage. Quand l'un d'entre eux observe un comportement suspect, il prévient un voisin "référent" qui évalue la menace et, s'il l'estime nécessaire, relaie l'appel vers la police. Cette organisation permet une circulation rapide de l'information, tandis que le "référent" fait office de "filtre" entre les habitants et la police.

"Taux de réponse faramineux"

"A l'occasion d' une réunion de quartier début 2008, nous avons sollicité les voisins pour expérimenter le système chez nous, et le taux de réponses positives a été assez faramineux", raconte Jean-Marc Baudin, commercial d'EDF en retraite, à l'origine de l'initiative aux  Quatre-Chemins. "Depuis, le sentiment d'insécurité a reculé. Et cela a aussi permis de créer des liens entre les gens: on discute, on s'invite à l'apéro..."

Dans la petite ville de Mougins, on mène l'expérience depuis 2006. Avec des résultats probants dont se réjouit le directeur du commissariat municipal, Marc Paillé: "L'aide de la population nous est très utile dans la surveillance du territoire : dans le quartier où a été mis en place ce dispositif , nous sommes passés de 15 cambriolages en 2006 à 7 en 2008, et, jusqu'à présent, un seul en 2009". Ici, c'est la police qui a proposé aux habitants de mettre en place la chaîne de vigilance, sur l'exemple du village voisin de Saint-Paul-de-Vence. "Là-bas, l'opération a été lancée par une dame ayant vécu plusieurs années aux Etats-Unis."

"Jouer au cowboy"

De fait, les initiatives du même genre sont nombreuses outre-Atlantique, où l'idée d'autodéfense des citoyens est plus répandue. Et en passe de s'adapter chez nous? les communes de Jonquières, Roquefort-les-Pins, Mornas, Lauris, notamment, ont lancé des opérations similaires. Un complément appréciable à l'action de la police dans des zones parfois isolées: selon des chiffres de l'Observatoire national de la délinquance, le nombre de cambriolages a augmenté de 10% depuis juillet 2008, le sud-est étant l'une des régions les plus touchées.

"Nous n'avons jusqu'à présent pas eu de problème avec ce système", assureMarc Ligot, responsable de l'Observatoire de la tranquillité publique à Nice. "Si jamais l'envie venait à quelqu'un de jouer au cow-boy en organisant des rondes nocturnes, nous lui ferions savoir qu'il n'a pas notre soutien." Une séance de formation sera organisée vers la rentrée pour les habitants. Le système pourrait ensuite être étendu à d'autres quartiers. "La demande est très forte, il faut temporiser pour mieux encadrer", déclare M. Ligot.

lajoie02.jpgLe succès des "Voisins vigilants" pourrait être suivie par une initiative de toute autre envergure. En janvier, le maire de Nice, Christian Estrosi annonçait la mise en place d'un "service civique" verrait des citoyens volontaires et bénévoles mis "à disposition de la collectivité pour procéder à des identifications, des signalements, des surveillances, collecter des informations, intervenir auprès de commerçants...".

Rattachés à un service spécial dépendant du premier adjoint au maire, Benoît Kandel, ces volontaires, non-armés, disposeraient tout de même d'une carte et d'une tenue spécifique facilitant leur identification par le public. A l'heure actuelle cependant, il ne s'agit encore que d'un projet: "Cela fait toujours partie de nos objectifs", affirme M. Kandel. "Mais sa mise en place implique une modification du cadre légal, qui est pour l'instant trop vague et inefficace."

"Mission régalienne d'Etat"

La sécurité publique serait-elle une affaire trop sérieuse pour la confier à la police? Selon le premier adjoint, un tel service s'inscrirait dans une certaine logique des choses:  "La ville ne pourra pas recruter indéfiniment des policiers municipaux. Or, la demande de sécurité se fait de plus en plus forte. Et le citoyen cherchent à devenir des acteurs de cette sécurité. Avec le service civique, nous cherchons à donner un cadre à cette aspiration".

Un projet qui laisse sceptique à l'UNSA Police, le syndicat majoritaire des gardiens de la paix. Si les "Voisins vigilants" sont vus comme un appréciable complément à l'action de la police, l'idée de M. Estrosi suscite la méfiance. "La sécurité doit rester une mission régalienne de l'Etat"déclare Phillipe Capon, secrétaire général de l'UNSA Police. "Faire appel à des groupes de volontaires, et en uniforme, c'est aller à terme vers des milices privées. Je ne suis pas pour la mise en place d'un tel service, mais si c'est le cas, il faudra fixer un cadre de mission très précis. Pourquoi ne pas plutôt se donner les moyens d'une vraie politique de sécurité publique, au lieu de diminuer les effectifs de la police?"

 

Des « voisins vigilants » contre la délinquance

Ce plan repose sur des habitants référents qui s'engagent à prévenir la mairie ou les gendarmes de situations suspectes

 

Depuis le 18 février, l'opération nationale « Voisins vigilants » est expérimentée à Traînel. La compagnie de gendarmerie de Nogent a choisi la commune du nord-ouest aubois pour tester ce plan de lutte contre la délinquance basé sur la « participation citoyenne ». Une convention a été signée avec le maire.
« Au regard de l'évolution de la délinquance, il a été décidé de mettre en place un moyen adapté aux contingences locales reposant sur une adhésion forte et responsable des élus et de leurs administrés », précise le capitaine Jeannesson, commandant de la compagnie. « Ce n'est pas qu'à Traînel il y a une plus grosse délinquance qu'ailleurs. Mais la commune a connu des faits importants : des destructions par incendie et une course-poursuite en voiture qui s'est terminée par des coups. Le village se trouve à proximité de la Seine-et-Marne et l'Yonne, et fait l'objet d'incursions d'habitants de ces deux départements. »

« Pas de l'espionnage »

L'objectif de ce dispositif est d'« apporter une action complémentaire et de proximité aux services de la gendarmerie ». Comment ? Par l'intermédiaire de référents locaux. « Les gens ne pensent pas toujours que ce qu'ils voient ou ce qu'ils entendent a une importance, constate le capitaine Jeannesson. L'idée est d'avoir une personne par quartier ou par rue qui s'interroge sur les situations anormales - la présence d'un véhicule suspect, de personnes qui semblent faire du repérage… - et fassent remonter l'information jusqu'au maire ou la gendarmerie. Ils peuvent aussi nous faire part de questionnements sur l'implantation de signalétique, les documents nécessaires pour l'organisation d'une manifestation… Il s'agit d'une participation active de la population à la tranquillité de son quartier et de sa commune.»
À Traînel, la compagnie peut s'appuyer sur six habitants qui ont souhaité intervenir anonymement. « Ce n'est pas évident de trouver des personnes qui acceptent de s'engager, à cause de la peur de représailles. »
Après quinze jours de fonctionnement, les « voisins vigilants » ont déjà commencé à remplir leur mission. « Le jour même du lancement, on nous a informés de la présence de deux véhicules qui semblaient n'avoir rien à faire dans la commune. Les gendarmes sont intervenus. L'un d'eux est parti, l'autre est en cours de traitement. » Une réunion est prévue dans quelques mois pour faire un premier bilan.

Le maire Didier Droy a accepté le principe pour la sécurité de son village… À condition que le système n'alimente pas un climat de délation. « Il ne faut pas que chacun se dénigre et suspecte son voisin. » « Les référents agissent pour le bien de tous. Il n'est pas question d'espionner les gens ni de faire de la dénonciation outrancière », assure le capitaine Jeannesson. Ce dispositif vient compléter une campagne de sensibilisation menée aussi par la compagnie mais à l'échelle de l'arrondissement, pour lutter contre les cambriolages. « La délinquance, c'est l'affaire de tous.» (L'Est Eclair - Auteur : Laurianne PERMAN Article paru le : 5 mars 2010)

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Dupont Lajoie est un film français d'Yves Boisset sorti en 1975.

Analyse

Georges Lajoie est un cafetier parisien. Chaque année il va en vacances au « Camping du soleil » où il retrouve les familles Schumacher et Colin. Le séjour de ces gens ordinaires est légèrement troublé par la proximité d’un chantier où travaillent des ouvriers étrangers. Des commentaires xénophobes sont prononcés. Une altercation éclate entre Albert Schumacher et deux ouvriers Nord-africains, un soir au bal.

Lors des jeux au camping, Georges Lajoie, peu intéressé, choisit d’aller se balader. Il retrouve, en train de bronzer à l’écart, la fille des Colin, Brigitte, une adolescente de seize ans aux formes naissantes qui navigue entre provocation et innocence. Lajoie, légèrement échauffé par l’alcool, tente de l’embrasser. Lajoie ne saura pas résister bien longtemps à la tentation de cette Lolita et il finira par violer l'adolescente avant de la tuer par accident. Il organise une mise en scène, pour que les soupçons se portent sur les travailleurs étrangers. L’enquête policière les met hors de cause, mais une ratonnade est cependant organisée, il y a un mort et un blessé du côté des ouvriers. Pour minimiser la gravité des faits, la thèse de l’accident est retenue.

Plus tard à Paris, Georges Lajoie, dans son bistrot, raconte à ses clients comment il a maté ces étrangers. L’Algérien rescapé entre, pointe un fusil et tue le cafetier.

Le film fut mal accueilli par certains qui n’ont retenu que l’aspect caricatural du sujet, mais il fut un grand succès public. Il est vrai qu’Yves Boisset nous propose une peinture sans complaisance de gens ordinaires qui, dans une sorte d’hystérie collective, se laissent gagner par le racisme le plus primaire. La démonstration est imparable.

Le film n'aborde qu'un cas particulier et ne généralise pas.Pourtant, le tournage et la sortie du film ont été ponctués d'événements très violents provoqués par le groupe d'extrême-droite Charles Martel. Les comédiens d'origine maghrébine ont été victimes d'agressions physiques et morales sur le plateau, les bagarres se sont multipliées dans les cinémas. Le film a même été déprogrammé de certaines salles suite à ces affrontements.

La première partie du film est une mise en place minutieuse des différents protagonistes du film, en l'espace de quelques scènes seulement Boisset définit déjà les contours et la logique des futures actions de ses personnages. Georges Lajoie, dès la toute première scène dans son bistrot, est défini à travers trois traits marquants de son caractère. Tout d'abord son côté passéiste et réactionnaire, hostile aux changements et aux autres et cela à travers sa première réplique à connotation raciste à l'encontre d'un balayeur noir mais aussi avec son comportement vis à vis d'un jeune hippie à guitare. C'est aussi un homme qui clairement a peur de voir son petit monde changer, un homme qui craint pour son bien, il se déclare prêt à tuer pour sa caravane et qui n'aime pas les changements radicaux.

Une fois au camping il suffit à Boisset de suivre un simple dîner entre les différents amis pour croquer avec un trait précis et terriblement efficace les autres personnages du film. Schumacher est un petit bourgeois imbu de sa personne et terriblement fier d'un terroir qu'il étale sous les yeux des autres sous la forme d'un plateau de charcuterie, comme le chantait Brassens c'est "un imbécile heureux qui est né quelque part". Les Colin sont une famille très unie et un rien paillarde, le père est toujours prêt à tirer un coup et offre des soutifs comme on offre des fleurs. La fille des Colin a donc immédiatement cet aspect paillard et sexuel sur le dos lorsqu'elle arrive et rejoint ses parents au bras de deux garçons.

Boisset suit le repas comme on filmerait un repas entre amis avec un caméscope et il capture ainsi avec un naturel confondant des personnages qui deviennent à cet instant des gens profondément identifiables, humains, normaux et quotidiens en tout cas très loin d'être des pantins caricaturaux. C'est une évidence, car aussi énorme soit le trait, ces gens existent bel et bien.

La description des mécanismes de la haine par Boisset est brillante. Il y a une faculté à grossir le trait pour finalement dessiner les contours d'une société qui sera toujours plus sombre et plus extrême que la plus extrême des fictions. Le racisme ça commence toujours comme dans Dupont Lajoie par simplement des mots, des réflexions qu'on balance comme ça l'air de rien avec un petit côté humoristique et presque bon enfant. Boisset montre cela avec une grande intelligence puisque toutes les premières répliques racistes des personnages sont dites comme ça l'air de rien, presque le sourire aux lèvres, histoire de montrer à quel point elles sortent tout naturellement de la bouche des gens. Ainsi lors du repas au camping c'est encore sur un ton flirtant avec l'humour vache que Schumacher declare qu' "un allemand fait en deux heures ce que trente bicots ne sauraient pas faire en une journée", Boisset en plaçant ses mots dans la bouche de ce petit notable par ailleurs assez cultivé démontre aussi que le racisme ordinaire touche toutes les couches de notre société.

La qualité de la distribution n’est pas pour rien dans le succès du film, Carmet en tueur, Lanoux en va-t-en guerre, des acteurs généralement sympathiques interprètent à contre-emploi des personnages odieux. Marielle et Tornade sont tout aussi représentatifs d’une certaine France des années 1970. À noter l’apparition marquante d’Isabelle Huppert, dans le rôle de la victime du cafetier.(Source: Wikiafilm:Dupont_Lajoie )

 

08:49 | Lien permanent | Commentaires (0) |

14/03/2010

Eh vraiment ! et puis après ? N'ai-je pas un cul comme les autres ?

 

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MÈRE UBU
À ta place, ce cul, je voudrais l'installer sur un trône. Tu pourrais augmenter indéfiniment tes richesses, manger fort souvent de l'andouille et rouler carrosse par les rues.


PÈRE UBU
Si j'étais roi, je me ferais construire une grande capeline comme celle que j'avais en Aragon et que ces gredins d'Espagnols m'ont impudemment volée.


MÈRE UBU

Tu pourrais aussi te procurer un parapluie et un grand caban qui te tomberait sur les talons.

PÈRE UBU
Ah ! je cède à la tentation. Bougre de merdre, merdre de bougre, si jamais je le rencontre au coin d'un bois, il passera un mauvais quart d'heure.

MÈRE UBU
Ah ! bien, Père Ubu, te voilà devenu un véritable homme.

PÈRE UBU

Oh non ! moi, capitaine de dragons, massacrer le roi de Pologne ! plutôt mourir !

MÈRE UBU, à part.
Oh ! merdre ! (Haut.) Ainsi tu vas rester gueux comme un rat, Père Ubu.

PÈRE UBU
Ventrebleu, de par ma chandelle verte, j’aime mieux être gueux comme un maigre et brave rat que riche comme un méchant et gras chat.

MÈRE UBU

Et la capeline ? et le parapluie ? et le grand caban ?

PÈRE UBU
Eh bien, après, Mère Ubu ? (Il s'en va en claquant la porte.)

MÈRE UBU,
seule.
Vrout, merdre, il a été dur à la détente, mais vrout, merdre, je crois pourtant l'avoir ébranlé. Grâce à Dieu et à moi-même, peut-être dans huit jours serai-je reine de Pologne.

 

(Alfred JARRY (1873-1907), Ubu roi (1830), I, 1 : Scène d’exposition-extrait)

18:22 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Pour rentrer en résistance, comme hier, aujourdhui et demain - Dimanche 16 mai 2010 - Plateau des Glières

 

« Qu’avons-nous fait des idéaux du Conseil National de la Résistance ? »


 

 

« Résister se conjugue-t-il au présent ? »

 

 

 

Walter, retour en résistance

Le nom de  « Walter » et le mot « résistance », Gilles Perret les a toujours associés. Avant même de savoir ce que cela signifiait, Gilles savait que son voisin Walter avait été déporté dans un camp de concentration du nom de Dachau …

Aujourd’hui Walter Bassan a 82 ans. Il vit avec sa femme en Haute-savoie, et mène une vie pour le moins active. D’écoles en manifestations, de discours engagés en témoignages de la guerre, Walter continue son long combat, fait de petites batailles, contre toutes les formes de démagogies, d’injustices et d’oppressions. De même que lorsqu’il avait 18 ans, et qu’il « jouait » comme il dit, à distribuer des tracts anti-fascistes dans les rues commerçantes d’Annecy alors occupée, Walter agit en écoutant son cœur. « Je n’ai pas changé », comme il se plait à rappeler.

Partageant ces mêmes « raisons du cœur », Gilles Perret réalise ici un portrait vivant de cet homme calme et insurgé. Nous sommes invités à les suivre en passant du Plateau des Glières à Dachau, à faire des retours en arrière pour mieux comprendre l’Histoire, à partager leurs inquiétudes face à un monde où l’inégalité et l’injustice gagnent sans cesse du terrain, à poser les questions qui fâchent...

Sans prétention, et avec la même simplicité et constance que Walter, ce documentaire révèle l’actualité, l’importance, et la nécessité, d’une résistance au quotidien.

N’en déplaise à Bernard Accoyer, président de l’Assemblée Nationale, qui met en garde le réalisateur contre toutes tentatives d’amalgames...

 

Un film pour entrer en résistance... comme hier ? - Quimperlé

L'histoire de Walter est un film qui circule sous le manteau ou presque. Un film engagé, militant qui fait le lien entre la Résistance d'hier et la résistance au libéralisme galopant...

« Un film magnifique, une leçon de civisme et de courage. Un élan d'optimisme ». Les mots viennent tout de même de Raymond Aubrac, l'ancien résistant, et qualifient le dernier film du réalisateur Gilles Perret : Walter, retour en résistance (lire ci-dessous).

Un documentaire qui circule cahin-caha dans les salles obscures de France et de Navarre. Poursuivant sa route. Parfois militant et engagé. Le réalisateur a pris lui-même son bâton de pèlerin pour accompagner son film à message. Walter ? On l'appréciera sur grand écran jeudi à la Bobine. Chlorofilm et la ligue des droits de l'homme se sont associés - comme un seul homme - pour projeter ce film.

« La diffusion de Walter est presque souterraine, le film circule quand même grâce au militantisme associatif, explique l'équipe de Chlorofilm. C'est un petit phénomène : en donnant la parole à d'anciens résistants il ose le parallèle entre la résistance des combattants d'hier face à l'oppression et celle du monde capitaliste et politique d'aujourd'hui. Ce film pose la responsabilité du détricotage de ce qui fut acquis jadis notamment des idéaux du conseil national de la Résistance... »

Vives réactions...

Le film est aussi la rencontre réussie entre un jeune réalisateur et une figure de la Résistance. Il interpelle sans verser dans la leçon de morale. Gilles Perret n'en est tout de même pas à son coup d'essai (une dizaine de films à son actif) mais l'histoire de Walter est sans doute celle qui donne un gros coup de pied dans la fourmilière en rapprochant volontairement deux époques. Provoquant au passage de vives réactions d'un côté et de chaleureux encouragements de l'autre. « Ce documentaire se veut une affirmation de l'actualité du programme du conseil national de la Résistance, souligne encore Henri Bouvier (combattant volontaire et déporté de la Résistance), 65 ans après la libération serait-il subversif de rappeler que la finalité de la Résistance était certes la libération du territoire national, mais aussi celle de l'Homme ? »

« Ce film, estime aussi Michèle Daloz de la Ligue des droits de l'homme, nous ramène au socle de valeurs incompressibles sur lequel se sont construits notre système de protection sociale et notre régime de libertés au lendemain de la guerre. Un système mis en oeuvre par des hommes, qui se sont montrés capables d'élever leur pensée jusqu'à l'universel, alors que la France, l'Europe, étaient ruinées ».

Jeudi 18 février, à 20 h 30, diffusion du film suivie d'un échange avec Pierre Cautin, ancien guide au musée de la résistance de Morette (plateau des Glières), Alain Méléard, président du comité départemental du Prix de la résistance et de la déportation, la ligue des droits de l'Homme (section Françoise Bosser Quimperlé, Riec, Concarneau). Pierre WADOUX.(Ouest fRance 16/02/2010)

 

 

"Il n'y a pas de retraites dans ce combat"

 

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FTP - MOI

15:50 | Lien permanent | Commentaires (2) |

13/03/2010

Im Fadenkreuz des Staates - Dans la ligne de mire de l'Etat

 

13:44 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Le temps passé en attente est irrémédiablement perdu

La vie, toute la vie, est dans le présent.

Attendre c’est la perdre.

Attendre demain pour être libre, pour jouir d’être, pour se sentir vivre ?

Nous ne faisons plus ce jeu.

Le temps passé en attente est irrémédiablement perdu, et nous tenons à ne rien perdre de la vie.

La révolte complète la pensée ou le rêve par l’action immédiate.

Le reste n’est que verbiage, ou poursuite de mirages.

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Les révoltes immédiates exigent impérieusement tout notre effort.

Nous n’avons ni loisirs ni les moyens de le gaspiller en vue de révoltes très futures et très hypothétiques.

Le Rétif, Vers les mirages, Dans L’anarchie, n° 309, 9 mars 1911.

lire le texte "Vers les mirages"

Télécharger l'affiche en PDF

Voir l'affiche "Il n’y a pas de paradis futur"

article pris ches Indymedia Nantes

07:53 | Lien permanent | Commentaires (0) |

12/03/2010

Alain BAUER a remis aujourd'hui à Éric WOERTH un rapport sur les fichiers informatiques de la douane

Éric WOERTH, ministre du Budget, des Comptes publics, de la Fonction publique et de la Réforme de l''État, a chargé Alain BAUER, professeur de criminologie au Conservatoire national des Arts et Métiers, de former un groupe de travail indépendant pour examiner l''ensemble des fichiers informatiques détenus par la Direction générale des douanes et droits indirects.

Cette mission visait à déterminer le statut des fichiers douaniers au regard des lois et réglementations en vigueur, à apprécier leur utilité et leur efficacité et à vérifier le respect des dispositions garantissant les libertés individuelles et publiques.

douane11.jpg



Le groupe de travail comprenait notamment des représentants du ministère de la Justice et des Libertés, de l''Observatoire national de la délinquance, de la CNIL, de la Commission nationale consultative des Droits de l''Homme, du médiateur de la République, du MEDEF, du Comité des Directeurs de la Sécurité des Entreprises, de l''Université Paris X et de la fédération des usagers des transports et des services publics.

Les membres du groupe ont constaté une bonne utilisation des fichiers douaniers au regard des libertés individuelles. Ils ont cependant relevé l''absence de déclaration de certains fichiers et souhaitent que le suivi des recommandations de la CNIL soit amélioré.
Cirage_de_pompes.jpg


Alain BAUER a proposé au ministre des mesures visant à renforcer les garanties aux citoyens ainsi que l''efficacité d''utilisation de ces outils par les agents des douanes.

Éric WOERTH a salué la qualité du travail accompli et s''est engagé à étudier et appliquer les mesures préconisées dans le rapport. Il a chargé Jérôme FOURNEL, directeur général des douanes et droits indirects, de lui rendre compte de leur mise en oeuvre.
ZORRO.jpg

18:22 | Lien permanent | Commentaires (0) |

11/03/2010

Présentation de la compli "RESISTO 2 - Rap Militante Dal Bass" Milan le 13/03/2010

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09:20 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Réflexion militante : Stratégies et perspectives des militantEs radicale/aux dans le mouvement anti/alter-mondialiste

Le samedi 13 mars 2010 à 14h30 à l’Atelier des Canulars se tiendra, avec le collectif Dissent ! Paris, une discussion/echange autour des contres-sommet.

Dix ans après Seattle… et un an avant le prochain G20 qui aura lieu en France*

*(Lyon et Evian sont candidates à l’organisation, saluons le beau dynamisme de notre région)

Beaucoup de choses se sont passées depuis que des milliers d’activistes ont sérieusement perturbé le sommet de l’OMC à l’automne 1999. Nous n’oublions pas la fusillade de Gotheborg, l’assassinat de Carlo Giuliani et les nombreuSESx blesséEs et emprisonnéEs, ainsi que les moments de solidarité, les processus politiques partagés et la résistance collective.

Dans le cadre des mobilisations de contre-sommets, des alliances et des réseaux ont réussi à rassembler plusieurs courants politiques, mais souvent, ils ont disparu aussi rapidement qu’ils étaient apparus. La participation à des contre-sommets semble être devenue une habitude permettant principalement de se rencontrer et de solidifier nos réseaux. Mais au-delà de l’événement lui même, comment ancrer les protestations contre les sommets dans les mouvement sociaux et les luttes quotidiennes ?

Nous constatons que la dynamique des contre-sommets semble s’essouffler, les critiques et les frustrations se multiplient. Qu’est ce que l’on veut/peut faire dans ce contexte ? Nous ressentons le besoin de faire le point sur ce qui nous fait poursuivre les contre-sommets.

C’est une tentative de créer un processus continu de discussion qui ne soit pas déterminé par un rythme extérieur imposé par l’agenda des sommets des dominantEs. Dans ce but, nous voulons démarrer une série derencontres, de discussions.

Nous n’avons pas comme idée un bavardage stérile ou une réunion d’ancienNEs combattantEs mais une approche pratique dans le but de favoriser les résistances futures et la mise en réseau au niveau local et international. De telles rencontres se sont déjà tenues à Paris, Fribourg, Grenoble…

Nous voulons prendre le temps d’analyser la situation, prendre du recul pour savoir ce que l’on veut faire. Où en est-on avec les contre-sommets et la contestation globale ? Que veut-on garder des contre-sommets classiques ? Qu’a-t-on besoin de modifier, améliorer, changer ou supprimer… ?

Quelques idées en vrac, il ne s’agit pas d’un ordre du jour, mais juste quelques exemples :

- Quels liens entre les contre-sommets et nos luttes ?

- Quelle préparation des contre-sommets ? Comment impliquer plus de monde à cette préparation ?

- Sous quelles conditions cela a-t-il du sens de coopérer avec des organisations réformistes, des ONGs, des syndicats, ainsi qu’avec des organisations de gauche ayant une structure hiérarchique ? Comment dans de telles « alliances », des prises de décision et une organisation non hiérarchique peuvent être initiées ou renforcées ?

- Quelles attentes nous avons par rapport aux contre-sommets ? Quels résultats réels ? Comment éviter l’instrumentalisation de nos protestations par les gouvernements et par l’extrême droite ?

- Comment voulons-nous gérer les questions de genre dans nos « alliances », villages et actions ? Comment combattre le sexisme à l’intérieur et à l’extérieur de nos structures ?

- Villages : à continuer ? La mise en pratique de l’autogestion est-elle un but ? Quel est notre impact politique sur ce point ? Un espace d’échanges et de pratiques d’autogestion ou une base de départ vers les actions ? Comment éviter l’encerclement et le contrôle des militantEs ?

- Actions : Quels liens entre les différents types d’actions ? Comment se renouveler, surprendre ? Comment mettre en pratique la complémentarité des tactiques ? Peut-on/veut-on bloquer ou perturber le sommet ? Doit-on se soumettre à leurs contraintes géographiques et temporelles ou choisir nos propres terrains et moments d’action ?

- Diffusion de nos idées : comment nos critiques et perspectives radicales peuvent être diffusées sans être altérées ? Comment porter une parole commune ? Comment se positionner par rapport aux médias, entre la conférence de presse à tout va et ne pas parler aux médias ? Quels types de médias pour quelle communication ?

Rebellyon.info du 10 mars 2010

07:27 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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