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10/03/2010

Les Tueurs de la Lune de Miel "Route Nationale 7"

22:30 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Mesure de Brice Hortefeux : Dissolution de l'association de l'amicale des lanceurs de parpaing d'Epernay

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Grand banditisme :

Michel Husson a reçu une pierre dans la tempe lors d'une intervention dans le quartier "Bernon" d'Epernay visant à interpeller un jeune homme circulant sans ceinture de sécurité.

Celui-ci, recherché depuis 2008 pour vol en bande organisée et qui avait quelques jours auparavant "menacé de mort des policiers", selon le ministre, a réussi à s'enfuir. "Entre une dizaine et une quinzaine d'individus" ont pris les policiers à partie et leur ont lancé "des morceaux de parpaings", a expliqué M. Hortefeux.

L'enquête, confiée au SRPJ de Reims et à la sûreté urbaine d'Epernay, mobilise "toute la brigade criminelle et, avec les techniciens, ce sont plus de vingt" membres de la PJ qui travaillent sur cette affaire, a confié une source proche du dossier.

Les enquêteurs comptent beaucoup sur les "éléments techniques et scientifiques" et la possibilité pour les témoins de s'exprimer "sous X" en se faisant domicilier au commissariat. Ils éviteront ainsi les risques de représailles.(extrait d'un article de Le Point)

A. BAUER : "La lecture de Architecte dans le Bâtiment, signé par B "suri" F., m'a parue d'un très grand intérêt. J'ai signalé et offert cet ouvrage à de nombreux journalistes et à un responsable policier, en soulignant son importance et sa qualité."

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18:37 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Rebetiko n° 5

Nouveau numéro. Si vous ne le trouvez pas dans votre lavomatic préféré vous pouvez toujours le commander à rebetiko chez riseup.net.

Feu sur l'identité. Martinique. Hooligans. Masques. Avortement. Informatique. Libération.

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Feu sur l'identité !

Imaginez quelqu'un qui, par souci maladif de définir qui il est, finirait par se confondre avec ses papiers d'identité. Sans que l'on puisse dire si cela prend plusieurs années ou un seul instant, son visage se fige dans une photographie normalisée où il n'a pas le droit de sourire, son histoire se réduit à quelques renseignements administratifs et à un numéro d'identification, le tout sous visa préfectoral. Et bien cet être aplati et plastifié pourrait se targuer d'avoir vraiment éprouvé ce que c'est que l'identité : une opération de cryogénisation, qui glace ce qui est vivant pour le maintenir identiqque pour toujours.
L'identité ça se vend débitée en tranche sous emballage plastique.

Et pourtant, il y a au départ une belle promesse : on entrevoit quelque chose à partager dans le fait d'être Français, Occitan, anarchiste, hooligan, femme, ouvrier. De la communauté, un langage pour échanger, une place d'où penser le monde.
Et puis, à mesure que cet élan s'enterre lui-même dans une posture identitaire, ce qu'il y aurait à échanger devient lamentablement creux. Un pedigree, des couleurs, une règle de droit, quelques idées tellement ânonnées qu'on en a perdu l'intelligence, des codes vestimentaires : voilà les misérables signes de ralliement des identités.

Une entité qui se fige, qui s'enferme dans ses propres frontières, et qui se vide elle-même de sa puissance, c'est l'objet rêvé de tout gouvernement. Identifier, circonscire, agencer des cases : le b.a.-ba de la gestion. Que les identités s'entremêlent et se décomposent, on a là le signe que la situation devient ingouvernable.

Parmi toutes, l'identité idéale, celle qui se place elle-même sous la férule des autorités, c'est l'identité nationale, qui ne dit souvent rien d'autre que "tous unis derrière le gouvernement". ce n'est pas pour rien si au moment même où il entend en finir avec le compromis historique de la Libération, Sarkozy fait appel à la même vieille rengaine qui avait servi à ficeler le pacte communisto-gaulliste.

L'identité est une crispation, un asssèchement qui menace partout où se fondent des attachements collectifs. Déjouer ce travers passe par une certaine disposition au jeu, à se remettre en jeu. Carnaval, travestissement : le masque renvoie les identités à leur bouffonerie, dégonfle leur fatuité en ne les prenant pas au sérieux. Métamorphose : disparaître-apparaître sous de nouveaux traits, pas seulement se dissimuler, mais investir vraiment plusieurs formes.

"Les invisibles ont repris leurs visages" déclarent depuis la Grèce insurgée de décembre 2009 les Koukouloforos - littéralement les encapuchonnés. Un visage est ce paradoxe entre la constance d'une image et ce qui sans arrêt la masque, l'affecte, la trouble - ses expressions. On est bien loin des figures taillées au scalpel pour que jamais elles ne changent. Un visage c'est, pour nous qui avons été ballotés entre la quiétude des figements et les irruptions nihilistes sans suites, la perspective d'un regard qui se projette plus loin que notre présent, d'un sens donné au monde et d'attachements partageables. Quelque chose qui engage plus qu'une cagoule que l'on pourrait mettre et enlever à loisir. Trouver nos visages, quitte à la façonner nous-mêmes, c'est déployer des imaginaires, c'est faire feu sur l'identité !

10:30 | Lien permanent | Commentaires (0) |

La crise d'Oka - Juillet 1990 - "Même si nous n’approuvons pas leurs méthodes ni l’emploi des armes, nous devons aux Mohawks d’avoir réveillé les Canadiens."

 

Des minorités québécoises qui réclament leurs droits (Le Monde Diplomatique - juillet 1995)

Que faire des « premières nations » ?

Dans la perspective du référendum sur la souveraineté du Québec, les relations entre Blancs et autochtones canadiens - les « premières nations » - sont toujours marquées par des tensions, en particulier dans les grands centres urbains. Les autochtones de la province contestent vigoureusement tout projet de partition du Canada qui se ferait sans leur accord.

Par Philippe Bovet

Jusqu’en juillet 1990, le village d’Oka, situé à 30 kilomètres à l’ouest de Montréal, n’était connu que pour les fromages et les pâtés de son abbaye trappiste. Désireuse d’agrandir son terrain de golf, cette municipalité de 1 800 habitants décida d’exproprier quelques Amérindiens mohawks vivant à la périphérie du village. Pour faire entendre leurs droits, ces derniers bloquèrent la route 344 qui dessert Oka, ainsi que le pont Mercier, une des artères menant au cœur de Montréal, et paralysèrent la vie de la grande cité. Le conflit dura soixante-dix-huit jours et mobilisa plus de 3 000 militaires canadiens. A Oka même, on en arriva à l’affrontement armé, qui fit un mort, un policier.

Même si le projet d’agrandissement du terrain de golf d’Oka a été abandonné, les Mohawks font encore l’objet de la vindicte populaire. Vivant à cheval entre les provinces canadiennes de l’Ontario et du Québec, et l’Etat de New-York, ces Amérindiens sont implantés au cœur d’une des régions les plus riches de l’Amérique du Nord (1). Ils n’hésitent pas à profiter des écarts de taxation pour acheter ici et revendre là. Notamment les cigarettes, achetées aux Etats-Unis et revendues au Canada, presque moitié moins cher que le prix normal, jusqu’à ce que, en février 1994, Ottawa décide une forte baisse de la fiscalité sur le tabac, sapant ainsi les bases économiques de la contrebande.

M. Paul Charest, professeur d’ethnologie à l’université Laval de Québec, commente ainsi la situation : « Jamais un traité signé entre Blancs et Amérindiens n’a été respecté par les Blancs. Certains Mohawks considèrent donc que la frontière entre les Etats-Unis et le Canada est une simple affaire de Blancs et font leur commerce sans s’en soucier. »

Mal connus, les autochtones du Canada sont bien souvent réduits au seul rôle d’assistés sociaux ; souvent traités d’« alcooliques », de « paresseux » et de « profiteurs », vivant au crochet de l’Etat. Les Amérindiens ne paient ni taxes ni impôts ? Faux ! Sur les réserves, les autochtones ne paient ni leur logement ni leur électricité ? Faux ! (2). M. Paul Charest ajoute : « Tant que les Amérindiens ont aidé les Blancs à découvrir le pays, ils ont été des amis. Aujourd’hui, aux portes des métropoles, ils dérangent. On les préfère en bons sauvages vivant de chasse et de pêche dans le Grand Nord. »

« Une vie de dépossessions »

Dans la réserve montagnaise de Betsiamites, à 700 kilomètres au nord de Québec, 2 300 autochtones vivent en bordure du Saint-Laurent. D’un côté, le bouillonnement du fleuve, large d’une trentaine de kilomètres ; de l’autre les mystères d’une forêt - striée de pylônes électriques. « Nous avons vécu une vie de dépossessions, explique Mme Marcelline Kanapé, chef du conseil de bande (3) de Betsiamites, car les barrages, les ravages de l’industrie minière, les pluies acides, les coupes à blanc de l’industrie papetière... ont mis à mal notre culture millénaire. » Malgré cela, la chef du conseil de bande s’étonne que la compagnie nationale d’électricité Hydro-Québec (4) puisse encore avoir l’idée de vouloir freiner la repousse des arbres, sous les lignes à haute tension, en effectuant, par avion, des épandages de produits chimiques. Sur cette réserve, qui s’étend sur 255 kilomètres carrés, on pratique toujours la cueillette et la chasse. Les produits chimiques n’auraient aucun mal à remonter la chaîne alimentaire humaine. Mais que pèsent les réticences de quelques chasseurs-cueilleurs, face aux arguments d’ingénieurs qui ne rêvent que d’exporter du courant électrique vers les Etats-Unis ?

La nationale 138 longe la côte nord du fleuve Saint-Laurent et prend fin à Havre-Saint-Pierre, ville portuaire et minière à 400 kilomètres en aval de Betsiamites. Au-delà, des bouts de routes non reliés entre eux, et entrecoupés de forêts, remontent vers le Labrador. 100 kilomètres ici. 50 kilomètres par là. Un projet, estimé à 2 milliards de dollars canadiens (5), vise à raccorder ces parcelles de macadam entre elles pour relier directement Montréal au Labrador. Les partisans de cette idée relèvent son indéniable intérêt touristique. Rêvant d’un avenir qui ne serait pas qu’automobile, les Innus se sont promis de mettre un tel plan en échec. « Le monde moderne a été complètement occidentalisé, explique Mme Lyla Andrew, chargée des affaires sociales au sein de la communauté innue (6) de Sheshatshit. Un Blanc peut se sentir chez lui dans toutes les capitales du monde. Pas un Innu. Sa patrie, ce sont ses forêts. » Cette population amérindienne proteste régulièrement contre les vols à basse altitude (30 mètres) pratiqués à partir de la base aérienne de Goose Bay par les avions à réaction allemands, britanniques et néerlandais de l’OTAN. Chaque année, près de dix mille sorties aériennes sont effectuées, chaque vol ayant une durée de 60 à 90 minutes. Mme Lyla Andrew ajoute : « Blancs et Innus ne parlent pas de la même chose. L’OTAN ne voit, dans le Labrador, qu’un immense espace à peine peuplé. Evoquer des nuisances à long terme est impossible puisque les Blancs qui viennent travailler sur la base ne restent que quelques années, puis repartent gagner leur vie ailleurs. »

De tels conflits de cohabitation se retrouvent ailleurs au Canada. Néanmoins, ils sont d’autant plus paradoxaux au Québec (7), province reconnue depuis 1969 dans son particularisme culturel et linguistique, que celle-ci admet mal que, sur ses terres, d’autres cultures aient des prétentions similaires. Le Canada est, en fait, constitué de trois groupes de populations : des autochtones, qui vivent sur l’ensemble du territoire ; des francophones, essentiellement installés au Québec ; des non-autochtones et des non-francophones que l’on retrouve dans les autres provinces : « Ce sont les trois drapeaux du vaisseau canadien », explique M. Rémi Savard, anthropologue à l’université de Montréal, qui ajoute : « Si le troisième drapeau aspire à un gouvernement central de plus en plus fort, les deux premiers montrent une insatisfaction séculaire exaspérée devant le peu d’espace politique que leur réservent encore les institutions canadiennes (8). »

Pourquoi le Québec n’a-t-il pas développé une politique des minorités ? Réponse de M. Rémi Savard : « La rencontre, sur ce même territoire, des deux petits drapeaux insatisfaits de la quincaillerie politique du pays, fait que, au lieu de se renforcer par une alliance, ils se perçoivent souvent comme des concurrents. Cette concurrence n’est possible qu’au Québec. Ces difficultés rongent les institutions canadiennes dans leur ensemble. Cette maladie se nomme l’incapacité d’imaginer des structures politiques faisant place au pluralisme. » Et notre auteur d’enfoncer le clou : « Le Québec est devenu la partie la plus à vif d’un pays inapte à concevoir le pluralisme (9). »

En octobre 1993, le mensuel américain National Geographic émettait quelques doutes sur la politique d’Hydro-Québec à l’égard du groupe amérindien Cri : « Tout se passe dans une région si éloignée et si peu peuplée que c’est à peine si Hydro-Québec ressent la nécessité de consulter la population autochtone, persuadé que celle-ci considérera le projet comme un triomphe de la technologie et non comme un danger pour son mode de vie. » La réaction de M. Christos Sirros, alors ministre québécois aux affaires autochtones, fut très claire : « Les Cris doivent cesser de nuire à l’image du Québec (10) ». Deux ans auparavant, l’éditorialiste anglophone Peter Newman avait écrit, à propos de revendications québécoises au sein de la confédération : « Et si l’on compensait financièrement les francophones en leur demandant de renoncer à leur culture québécoise ? Langue, nourriture et loisirs compris (11). » Avec le même plaisir de renverser les points de vue, M. Roméo Saganash, chef des Cris, ironisait récemment : « Le premier ministre du Québec, Jacques Parizeau, s’est rendu en Europe pour promouvoir ses projets. Nous pouvons faire de même (12). »

M. Winston White est un Inuit né sur la Terre de Baffin (Territoires du Nord-Ouest). En âge d’être scolarisé, il fut envoyé en pensionnat à Terre-Neuve, 2 200 kilomètres plus au sud, un trajet effectué en bateau : « Je ne rentrais chez moi qu’en été. J’étais déchiré entre deux cultures, n’appartenant pas à celle des Blancs et ne comprenant plus la mienne. » Aujourd’hui, à cinquante-trois ans, il perfectionne son inuktituk (langue des Inuits). Présentateur de programmes en anglais de Radio Canada Nord, il animera bientôt des émissions dans sa langue maternelle. L’itinéraire professionnel de M. White n’est que le reflet de la création du Nunavut, qui, le 1er avril 1999, deviendra le troisième territoire du Canada (13). A cette date, une superficie de 2 200 000 kilomètres carrés sera détachée des actuels Territoires du Nord-Ouest et administrée par les autochtones. En inuktituk, Nunavut signifie « notre terre » (14).

Refus du séparatisme

Pour la première fois au Canada, une région parlera essentiellement au nom d’un groupe autochtone (15). « Le gouvernement fédéral gagnera ainsi des points sur l’échiquier des relations publiques », estime André Légaré dans une étude consacrée aux Inuits, car « l’échec de précédentes conférences, mais aussi le conflit avec les Amérindiens d’Oka ont persuadé plusieurs dirigeants canadiens qu’ils devaient améliorer leurs relations avec les premières nations (16). » Les discussions menant à la création du Nunavut ont duré dix-huit ans... M. John Amagoalik, l’un des principaux négociateurs inuits, admet que « même si nous n’approuvons pas leurs méthodes ni l’emploi des armes, nous devons aux Mohawks d’avoir réveillé les Canadiens. » A propos de la question québécoise, M. Amagoalik ajoute : « Si la majorité du sud du Québec déclarait unilatéralement l’indépendance sans le consentement des autochtones du nord, il pourrait y avoir des problèmes », rejoignant en cela M. Ghislain Picard, grand chef de l’assemblée des premières nations du Québec et du Labrador : « Les autochtones combattront toute tentative de séparer le Québec du Canada. »

Philippe Bovet.

(1) 60 % de la population canadienne vit le long de l’axe économique du Saint-Laurent, appelé le « corridor », une zone économique allant de Montréal à Toronto et Windsor (le pendant canadien de Detroit). On estime qu’elle génère environ 55 % du produit national brut canadien.
(2) Extrait du magazine Rencontre, trimestriel édité par le secrétariat aux affaires autochtones du Québec. Au printemps 1994, cette publication consacra six pages à un « Vrai ou Faux » sur les Amérindiens, avec huit affirmations tirées des conversations de tous les jours et... huit fausses réponses. (3) Les francophones d’Amérique du Nord désignent, par « bande », une communauté autochtone. (4) Hydro-Québec appartient à 100 % à la province du Québec. Cette société a conçu les barrages de la baie James, l’un des plus importants projets hydroélectriques du monde. (5) Un dollar canadien vaut, en juin 1995, 3,60 francs français. (6) Les Innus, encore appelés Montagnais-Naskapi, sont des Amérindiens vivant au Labrador et au nord Québec ; ne pas confondre avec les Inuits. La communauté de Sheshashit, située à 50 kilomètres au nord de Goose-Bay, compte officiellement 887 membres. (7) Le Canada compte 26,9 millions d’habitants, dont 7,2 millions au Québec. (8) Culture, magazine de la société canadienne d’anthropologie, 1992, vol. XII. (9) Ibid. (10) Le Devoir, Montréal, 3 novembre 1995. (11) Maclean’s, Toronto, 16 septembre 1991. (12) Globe and Mail, Toronto, 3 février 1995. (13) La confédération canadienne est composée de dix provinces et de deux territoires (le Yukon et les Territoires du Nord-Ouest). (14) Lire Ignacio Ramonet, « Sculpter l’identité inuit », Le Monde diplomatique, juillet 1989. (15) Lire Fulvio Caccia, « Vers la balkanisation tranquille du Canada », Le Monde diplomatique, octobre 1992.

(16) « Projet Nunavut. Bilan des revendications des Inuits des Territoires du Nord-Ouest », Etudes Inuites, vol. 17, n° 2, 1993, université Laval de Québec.


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09/03/2010

BHL, l’affabulation à visage humain

La valise diplomatique

Toujours soucieux de la rigueur de l’information (1), Bernard-Henri Lévy vient d’imputer au Monde diplomatique une turpitude inventée de toute pièce. Une manie, décidément, chez un essayiste encore couvert du ridicule de « l’affaire Botul » (2).

Interrogé par l’animateur Karl Zéro sur BFM TV (3 mars 2010, vidéo ci-dessous) sur son appartenance au « Groupe de Bilderberg » (une conférence annuelle réunissant des personnalités internationales de premier plan), Bernard-Henri Lévy réplique : « Alors voilà, ça… Il y a des gens, notamment au Monde diplomatique, qui ont lancé ce genre de fadaises, qui lancent ces espèces d’images comme ça, tentaculaires etc. C’est irresponsable, cette atmosphère de conspirationnisme, entretenue par une partie de l’extrême gauche, et notamment par les gens du Monde diplomatique, c’est quelque chose de terriblement dangereux. On va pas employer de grands mots, mais en tout cas… »

Ainsi, Bernard-Henri Lévy vient d’affabuler une fois de plus. Car, vérification faite, Le Monde diplomatique n’a jamais écrit la moindre ligne sur l’hypothétique participation de BHL audit cénacle. Depuis 1973, date plancher de notre archivage électronique, Le Monde diplomatique a évoqué Bilderberg dans trois notes de lectures et sept articles. Deux de ces articles mettaient précisément en garde contre les interprétations paranoïaques induites par les insuffisances analytiques de la gauche : « Ce vide théorique et stratégique, écrivait par exemple Alexander Cockburn dans nos colonnes en décembre 2006, a profité à des théories du complot qui perçoivent dans les méfaits de la classe dirigeante non pas la crise d’accumulation du capital, ou la recherche d’un taux de profit plus élevé, ou les rivalités interimpérialistes, mais des manigances ourdies dans des lieux donnés : le Bohemian Grove, le groupe de Bilderberg, Davos, etc. » (« Le complot du 11-Septembre n’aura pas lieu »). On a connu « atmosphère conspirationniste » plus étouffante…

Cette nouvelle affabulation – quelques jours plus tôt, Bernard-Henri Lévy s’inventait le rôle de découvreur de M. Barack Obama (3) – prend toute sa saveur quand on la replace dans le contexte de l’entretien avec Karl Zéro. Questionné sur les raisons de l’agacement qu’il suscite en dehors du réseau touffu de ses obligés, BHL répond : « Parce que j’ai trop raison. […] Le fond de l’affaire, il est là : je me suis peu trompé, c’est ma thèse du jour. » Une thèse audacieuse, à en juger par les pièces accumulées dans notre dossier (« L’imposture Bernard-Henri Lévy ») !

L’essayiste aurait-il été piqué au vif par notre article « L’homme qui ne s’est jamais trompé », où une autre de ses erreurs monumentales était rappelée à tous les journalistes amnésiques qui ne cessent de l’inviter à gloser sur l’actualité politique (4) ?

(1) Lire « Le n’importe quoi de “BHL” ».

(2) « BHL en flagrant délire : l’affaire Botul », NouvelObs.com, 8 février 2010.

(3) « Nouveau mensonges de BHL, cette fois à propos d’Obama », Le Plan B, mars 2010.

(4) Le site Acrimed vient de rappeler que Nicolas Demorand avait invité Bernard-Henri Lévy à deux reprises en quarante huit heures, tout en reprochant à ce dernier d’être ... omniprésent dans les médias (Henri Maler, « “L’amour, ça se fait à deux”, par Nicolas Demorand et Bernard-Henri Lévy », 22 février 2010.

http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2010-03-09-BHL

18:29 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Comme les bureaucrates syndicaux n'ont rien tant à craindre que de l'émancipation effective des travailleurs,

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... les intellectuels n'ont rien de pire ennemi que le vrai, qui les met au chômage.

(Contributions à la guerre en cours. Tiqqun - La Fabrique éditions)

10:41 | Lien permanent | Commentaires (0) |

08/03/2010

Jacques Tati - PLAYTIME

22:37 | Lien permanent | Commentaires (0) |

07/03/2010

Des combats longs lors d'une marche de protestation à Athènes

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by le vent Sunday, Mar. 07, 2010 at 6:19 PM

Ce texte est une traduction d'un texte paru en allemand sur les indymedias germanophones. Il résume les protestations du 5 mars contre les mesures d'économie en Grèce. Des combats continus ont éclaté lors d'une marche de protestation à Athènes contre les mesures. Le patron syndical du GSSE a été lourdement cogné. Des combats avec les flics se sont déployés durant trois heures dans tout le centre-ville, après que l'icône de la résistance anti-nazie Manolis Glezos a été attaqué par des flics anti-émeutes.

La manif, à laquelle les syndicats des employés de l'Etat (ADEDY) et du secteur privé (GSEE) avait appelé, a commencé à 12h30 à la Place de la constitution (Syntagma), après qu'une autre manif forte de 10000 personnes du syndicat des communistes était terminée et en train de marcher à la place Omonia. Se sont rapidement rassemblées 10000 personnes, une belle foule, compte tenu du fait qu'il n'y a pas eu de grève aujourd'hui, mais seulement une interruption de travail de quatre heures.

Tout se passait bien jusqu'à ce que le patron du GSEE, M.Panagopoulos, ait pris le microphone pour haranguer le rassemblement. Avant qu'il ne soit capable de sortir plus de cinq mots, il a été attaqué par des protestataires de toutes tendances, qui ont commencé par l'interrompre et par lui balancer de l'eau et du yaourt, pour finir par l'attaquer ensuite physiquement comme un essaim énorme. Avec des contusions, des coupures et des fringues déchirées, le laquais du PASOK s'est faufilé un chemin vers le cordon de flics, pendant que les gens ne cessaient d'attaquer. Il est finalement parvenu à trouver de l'abri derrière la garde présidentielle sur les marches montant au parlement, où les mesures d'économie détestées ont été votées. La foule l'a encouragé à aller où il est à sa place: dans le nid des voleurs, des assassins et des menteurs.

Ce que les médias bourgeois ont appelé un „lynchage“ du plus haut patron syndical est devenu le sujet central d'une querelle parlementaire, dans le cadre de laquelle, le gouvernement a reproché à la coalition de la gauche radicale que l'assaillant était sorti de leurs rangs, tandis que le GSEE a accusé l'allié maoiste MOE; dans le meilleur des cas une demi-vérité. Le parti communiste ne s'est pas déclaré favorable à l'action, mais il a refusé de la condamner. C'est la première fois qu'un patron syndical aussi haut placé a été attaqué lors d'une manif, à laquelle ce même syndicat avait appelé, et on le considère généralement comme le début d'une nouvelle ère dans l'histoire des syndicats en Grèce. La phase initiale de l'attaque sur le patron syndical peut être regardée ici:
http://www.youtube.com/watch?v=OJW33W9t0bw&feature=pl...

Peu après la raclée pour Panagopoulos, des échauffourées en forme de combat « un contre un » entre les protestataires et les unités anti-émeutes ont éclaté devant le parlement. Lors d'un de ces incidents, les flics anti-émeutes ont attaqué Manolis Glezos, le résistant anti-nazi audacieux, qui avait enlevé le drapeau nazi de l'Acropolis pendant l'occupation allemande. Le monsieur d'un certain âge a essayé d'empêcher l'arrestation d'un homme et a dû être évacué du lieu du combat dans une ambulance, parce que du gaz lacrymogène tiré directement dans le visage lui a causé de sérieux troubles respiratoires et il reste à l'hôpital dans un état critique. Voici une vidéo de l'attaque:
http://www.youtube.com/watch?v=6FX3S3I7Nos&feature=pl...

L'agression contre Glezos a été le déclencheur d'une attaque générale sur les flics par des milliers. Beacoup de flics ont été blessé dans ces combats, dans lesquels des pavés et des bâtons ont été employés, mais pas de cocktails molotov. Pendant les accrochages, cinq personnes ont été arrêtées, dont deux pour avoir violé l'interdiction de se masquer le visage et les autres pour des délits mineurs. Beaucoup de boucliers et de casques ont été pris aux flics, ils ont ensuite été brûlés dans les barricades en flammes. Sept flics ont, selon les communiqués, subi des blessures graves, dont des rotules fracturées et d'autres fractures.

A cause de l'emploi massif de gaz lacrymogène, la situation à la place Syntagma est devenue tellement insupportable à partir de 14h, que la manif s'est transformée en une marche de protestation vers le ministère du travail, situé 500 m au Sud de la place Omonia, chantant « Les flics ne sont pas des enfants d'ouvriers, mais les chiens des patrons ». Lors de l'arrivée aux Propylées, de nouvelles échauffourées avec les flics ont eu lieu, pendant lesquelles un flic décoré en tant que haut-gradé a été séparé et tabassé par la foule. Plus loin en direction d'Omonia, des protestataires ont attaqué une unité de flics anti-émeutes qui protégait le Tribunal national. Les flics anti-émeutes ont été mis au pied du mur à l'aide de pavés, de bâtons et de balles éclairantes et ont fini par devoir s'enfuir à l'intérieur du bâtiment, après qu'un d'eux a été capturé et roué de coups de pied.

Après avoir gagné l'Omonia, la marche a continué en descendant la rue Pirée, où des banques, des cibles économiques et des voitures chères ont été attaquées, avant de gagner le ministère, où les protestataires ont essayé de forcer l'entrée principale. De nouvelles échauffourées se sont produites, la manif a fait demi-tour et a décidé de se rediriger vers le parlement. Une fois de plus, des flics ont été attaqués par les protestataires, beacoup ont été blessés et ils se sont vengés avec du gaz lacrymogène. Après avoir gagné le parlement, la marche ne s'est toujours pas dissoute et s'est dirigé avec détermination devant les Propylées, où elle a finalement été terminée. Après la fin, six autres personnes, qui ont trouvé refuge dans le quartier général de la sécurité sociale, ont été arrêtées. Elles ont été libérées sans inculpation.

A Thessalonique, lors de l'arrivée au ministère de Thrace et de Macédoine, des protestataires ont fait écrouler les grillages en fer lourds et ont fait face dans le jardinet à des flics anti-émeutes attaquant avec du gaz lacrymogène,à ce qui a été répondu avec des barricades en flammes.
Enfin, les ouvriers de l'imprimerie nationale ont occupé leur lieu de travail et ont refusé d'imprimer les textes légaux des mesures d'économie. Avant que la loi ne soit imprimée, elle n'est pas valide.
En même temps, l'occupation de l'établissement étatique pour la comptabilité par les ouvriers licenciés d'Olympic Airways se poursuit. Les ouvriers continuent à bloquer la rue Panepistimiou à la hauteur du bâtiment (comparable à l'Oxford Street de Londres), afin que le trafic doive être redirigé dans des rues latérales.

ADEDY et GSEE appellent à une grève générale pour le 11 mars.

Photos:
http://athens.indymedia.org/front.php3?lang=el&articl...
http://athens.indymedia.org/front.php3?lang=el&articl...
http://libcom.org/news/long-battles-erupt-athens-protest-...

20:21 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Contribution contre la propagande en cours*

« C'est magnifique que tous ces hommes, toutes ces armes, tous ces avions, soient au service de la paix car désormais l'armée nous protège de la guerre »

Carla BRUNI-SARKOZY

 

Tomber dans le panneau « Devenez-vous même »:

Tu as toi aussi remarqué, amiE de lutte, que fleurissait ce printemps tardif dans les sucettes publicitaires, en lieu et place des affiches ventant généralement les mérites d'un placement financier judicieux, d'un shampoing, d'une boisson pétillante ou une eau de régime, cette affiche de taches verdâtres, noires et brunes avecarticle_armee-79f7b.jpg ces quelques mots :
DEVENEZ
VOUSMEME
.COM
Personne ne t'avais jamais fait cette proposition...même dans tes rêves...Avatar à portée de la main.
Du coup tu cherches un peu à essayer de comprendre, tout déstabilisé que tu es encore par ce doute qui maintenant t'assailles : Comment devenir moi-même ?
Tu scrutes un peu plus l'affiche, et crack, tu tombes sur : «Depuis quand ne vous êtes pas
dépassé»...Merdre...encore une question qui sonde les tréfonds de ton âme...ouf, ça te reviens, tu te
rappelles...c'était il y a trois semaines...tu avais fait des crêpes avec cette poêle au revêtement pas si anti- adhérent que ça...
Maintenant rassuré sur le fait de t'être dépassé (par ce que généralement tu te contentais d'être dépassé) ton regard se porte mécaniquement sur les flèches rouges -jaunes-noires au-dessus desquelles est écrit, en gris sur fond vert (en fait c'est un insigne de grade) «15000 poste et «recrutement»...(sans le savoir, tu viens de passer ton premier test de sélection d'aptitude visuelle).


En c'est temps de crise, tu n'en crois pas tes yeux...15000 postes-recrutement !
Mais qui propose une telle offre ? L'armée de terre, qui te propose «bien plus qu'un métier.» Moins qu'un métier tu sais déjà ce que c'est :  les stages mal rémunérés, les intérims aléatoires, les emplois plus que précaires... « plus qu'un métier » il te faudra signer un engagement pour le découvrir...


De la télé à la réalité, avec l'adjudant Drucker:

Reprenant en droite ligne de la bataille pour l’emploi engagée par le gouvernement, « MM. Michel Drucker et Michel Sardou ont reçu des mains du général Jean-Paul Paloméros, chef d’état-major de l’armée de l’air (CEMAA), l’insigne de colonel au titre de la réserve citoyenne. »   Et comme tu le sais, « la réserve citoyenne permet de favoriser le rayonnement des armées au sein de la société. Michel Drucker, animateur et producteur de télévision, et Michel Sardou, chanteur, ont été distingués en raison de l’intérêt et de l’attention particulière qu’ils accordent aux questions relatives à la Défense et à l’aéronautique militaire. »(source défense-gouvernement)

rucker_sardou_CEMAA.jpg

L'adjudant Drucker est donc passé au grade d'officier pour service rendu à la nation.
Effectivement, au cours de ces dernières années, ce dernier n'a jamais ménagé sa peine pour vendre les mérites de l'engagement (des autres) au service quelques-uns.
L'adjudant Guy Marchand n'étant pas disponible, c'est le colonel Sardou qui assistera le colonel Drucker sur le théâtre des opérations. Le colonel Sardou s'étant quand à lui distingué sur le registre de la chanson populaire avec se titre au combien annonciateur : «Ils ont le pétrole ...et c'est tout».
Forte de cette collaboration, nos colonels fraîchement sortis de leur réserve présenterons une émission en l'honneur des 75 ans de l'armée de l'air en ce mardi 23 mars 2010.
Stars sur l'éternel retour de la scène et armée de l'air, ça te dis quelque chose...mais oui !dombasle_0000_dombasle00p.jpg
L'adjudant Drucker avait déjà utilisé cette formule il y a quelques années où tu avais vu « la provocante Ophélie Winter marraine du 50e anniversaire de la Patrouille de France. Durant cet événement médiatique, présentée par Michel Drucker, le 17 mai 2003 sur France 2 à 20 h 50, on a pu entendre la chanteuse, vêtue de la symbolique combinaison de vol bleu ciel des pilotes de la PAF, vanter les voluptés de l’onanisme après une allocution de Mme Michèle Alliot-Marie... Et comme la jeune femme avait participé à l’émission « Nice people » quelques jours auparavant, le magazine Télé 7 jours associa les deux événements.»(Régis Soubrouillard – Marianne)
Tu n'a pas raté non plus cette fameuse émission du 14 juillet 2009 où les artistes engagés que sont Gérard Darmon, Bixente Lizarazu, Liane Foly, Nâdiya vantaient les mérites de l'engagement « fun », assurant la promotion du maintien des troupes en Afghanistan et où l'inénarrable Arielle Dombasle nous apprenait que « Le Tchad est très pauvre, très pauvre, je n’imaginais pas cette misère et pourtant, des pays pauvres, j’en ai vu. » Étonnante information effectivement, au vue de toute l'aide française apportée au démocrate Idris Deby dit « le bâtisseur », et heureusement que nos stars, penseurs, artistes se rendent sur les zones chaudes de la planète (munis de leur caisson réfrigéré) pour nous tenir informés, c'est cela le nouveau journalisme d'investigation !


Presse corrompue, la propagande attitude :


Tu va encore être surprisE, amiE de lutte, car cette promotion forcenée s'est aussi immiscé au cœur des magazines de vieux jeunes.
Etienne Labrunie dans « Les Inrockuptibles » du 26/02/2010, nous fait une heureuse description de ce qui se trame dans les quartiers, loin des discours sur l'insécurité et la petite délinquance :
« Dans certaines banlieues, l’armée serait devenue le premier recruteur. Spécialement dans le 9-3, où le taux de chômage des jeunes explose (sic!). »
« Nous sommes le premier centre de recrutement d’Ile-de-France »
« L’armée propose 15000 postes par an, et les spécialités vont de mécanicien à cuisinier en passant par pilote d’hélico. »
« Tarik, 22 ans, a passé toutes les étapes. Il va devenir “motocycliste” pour cinq ans : “Je voulais quitter mon quartier. Avant que certains amis choisissent eux-mêmes l’armée, ça ne m’était jamais venu à l’idée. »
L'article, sans réel parti pris, termine par cette pertinente question : « Alors l’armée, entreprise idéale, solution par défaut ? »

Pas franchement rock'n'roll...même pas une petite irrévérence, un peu d'humour bravache...Étonnante complaisance d'un chroniqueur généralement peut-être plus à l'aise sur le terrain du ballon rond ou alors article de commande pour toucher le cœur de cible des services de recrutements, les 18-25 ans ?


Eadem sed aliter, ou bis repetita placent ?


Oui, amiE de lutte. Le petit clin d'œil aux latinistes est de mise ces derniers mois...et donne cette singulière touche du parti d'en être...virtuellement tout du moins...
La première citation exprime l'idée de « La même chose, mais d'une autre manière » et la suivante   « Les choses répétées, redemandées, plaisent. »
Y-a-t-il une réelle volonté de communication de la part des services de l'armée ?
Oui, mais dans un seul sens, et c'est le seul qui est toléré.
Je me permet de te rappeler les névrotiques contritions médiatiques autour de l'embuscade « d'Uzbeen » du mois d'août 2008 qui peuvent se résumer à :
Ouvrez le ban - « Nos soldats pour la paix se sont vaillamment défendu face à un ennemi barbu, fourbe et cruel, vive la France » - Trompettes - « A nos morts » - Fermez le ban - Rompez. Quel parti politique ou syndicat s'offusque réellement de la présence militaire en Afghanistan ?
Seul terrain un peu plus prompt (60 années) aux « Mea culpa » ces derniers temps, celui du nucléaire. Et pour cause...Sous couvert de promotion d'un nouvel EPR et du besoin médiatique de communiquer autour du nucléaire comme énergie propre, a été adopté fin décembre 2009 (et oui, démocratie chrétienne oblige) le « projet de loi relatif à la réparation des conséquences de ces mêmes essais sur les personnels militaires et civils présents sur les sites, au Sahara et en Polynésie française, ayant développé des pathologies liées aux radiations émises lors des tirs. »(210 essais officiellement réalisés).


De la pression du sang neuf pour la guerre perpétuelle:

Ceci peut donc sembler paradoxal, amiE de lutte, mais par un savant tour de passe passe, la physique élémentaire va venir au secours de la crise en France, et par dela résoudre le devenir des " clandestins" : le principe des vases communicants. On va te démontrer que plus on envoie de soldats « là-bas », plus la crise va se résorber et moins nous allons avoir de chômeurs « ici ». Il fallait y penser, c'est le théorème d'Archimède : « Tout corps plongé dans un fluide au repos, entièrement mouillé par celui-ci ou traversant sa surface libre, subit une force verticale, dirigée de bas en haut et opposée au poids du volume de fluide déplacé ; cette force est appelée « poussée d'Archimède » . Nous ramenons, au moyen d'avion charter spécialement affrétés, les quelques jeunes afghans qui ont fui les zones de combats, et selon le principe énoncé, les talibans vont donc quitter la zone...c'est scientifique...


Le calme dans les banlieues, l'accès au travail, à la formation, la résolution de la crise, la baisse du chômage, la création de la résistance face à l'intégrisme en Afghanistan...tout le monde en a rêvé et l'armée l'a fait...
Sous l'annonce de cette vérité trop simple ne se cache-t-il pas le triste destin qui nous est imposé : c'est l'armée qui assure notre futur, et par delà, notre adhésion dans ce système de société.

Ne sommes nous pas devenus des sacrifiés volontaires, des soi-disant travailleurs libres au service du nouvel STO ?

Alors quelles possibilités nous reste-t-il pour, si ce n'est bloquer cette vaste entreprise de propagande, dénoncer ces 36 stratagèmes ?

arch_affiche_sto_g.jpg

* clin d'oeil

Prochainement : REGARDEZCEQUEVOUSAVEZFAITDEMOI.COM

14:37 | Lien permanent | Commentaires (2) |

06/03/2010

Le Consentement

100 questions sur les interactions sexuelles (Infokiosques - publié le 15 avril 2009 par Anonyme)


  • As-tu déjà parlé de consentement avec ton/ta partenaire ou avec des ami-e-s ?
  • T’arrive-t-il de te sentir obligé-e d’avoir une relation sexuelle ?
  • As-tu déjà essayé de demander à une personne ce qu’elle ressentait ?
  • Que penserais-tu de ta/ton partenaire s’ille décidait de ne pas avoir de relations sexuelles pendant une semaine, un mois, un an ?
  • Parles-tu de sexe et/ou de consentement lorsque tu n’es pas au lit ?

 

Le but de ces questions est d’élaborer une réflexion sur les interactions sexuelles et la notion de consentement. Nous vous invitons à vous les poser réellement et profondément, en prenant le temps et sans être sur la défensive, afin qu’elles puissent réellement enclencher des processus de réflexion qui seront bénéfiques tant pour vous que pour vos partenaires et le milieu dans lequel vous évoluez.

QUI NE DIT PAS OUI, NE CONSENT PAS !

- lire la brochure

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le_consentement-24p-A6-fil


- la commander chez Des Infokiosques nancéens (Nancy) ou bien chez Les Farfadettes (Nancy)

13:19 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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