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26/04/2010

Fabrice Wolff – Qu’est-ce que la démocratie directe (2010)

Vient de paraître aux Editions Antisociales.

Prologue

Vingt ans après la spectaculaire unification du monde sous la glorieuse bannière de la Démocratie et de la Liberté, on ne trouve plus guère que quelques rares et étranges personnages, ayant perdu tout sens de la réalité, pour croire encore que cette «mondialisation» pourrait effectivement réaliser un jour son programme affiché, quand partout on constate qu’elle s’accomplit par le chantage et par le mensonge cynique, par l’usurpation et par le pillage, par la guerre et par la famine. Et dans les banlieues de Paris comme dans les bidonvilles de Buenos Aires, dans les ghettos de la Nouvelle-Orléans comme dans les faubourgs de Bagdad, dans les rues de Séoul comme dans les quartiers d’Athènes, «le peuple» prétendu «souverain» a compris que la «démocratie», concrètement, c’est la police, dotée d’un arsenal ultramoderne, au service du pouvoir absolu d’une caste vulgaire, arrogante et mesquine, mais propriétaire exclusive, par héritage ou par rapine, des plus immenses richesses, des plus colossales fortunes jamais accumulées : la bourgeoisie internationale.

Celle-ci en effet avait su, pendant quelque deux siècles, maintenir sa domination sur les masses par les mêmes procédés que la vieille oligarchie romaine, son modèle historique : des guerres de conquête, des miettes pour les prolétaires, un Droit sacralisé et toutes sortes de fascinants spectacles ; mais aujourd’hui que la Terre est conquise, et que l’on estime donc en haut qu’il n’est plus possible d’abandonner des miettes, et en bas qu’il n’est plus possible de s’en satisfaire, le respect de «l’État de droit» et des mascarades «démocratiques» s’est perdu, et la bourgeoisie en est venue à imposer ses décisions par la pure et simple terreur policière — que l’on nomme indifféremment «contre-insurrection», «guerre contre le terrorisme» ou «lutte contre l’extrémisme» [L’Ultime Razzia, Le 11 septembre 2001 dans l’histoire, Paris, Éd. Antisociales, 2004.]. Cette course précipitée de la société bourgeoise vers un abîme de barbarie nécessite avant tout, bien sûr, le développement universel de l’ignorance, donc l’organisation de l’oubli de toutes les leçons de l’histoire. Les nouveaux rois-sorciers de ce siècle obscur ne sauraient régner que sur des foules définitivement abruties, craintives et superstitieuses, sans autre mémoire qu’une vague mythologie réécrite sans cesse par de serviles bouffons chantant la terrible épopée de la «démocratisation» du monde par une bourgeoisie héroïque.

Dans le même temps qu’elles disparaissaient peu à peu de la culture et de l’enseignement bourgeois, jusqu’à n’être plus rien aujourd’hui, les études dites «classiques» connaissaient pourtant, sous l’impulsion de la méthode marxiste et de la meilleure ethnologie, un profond renouvellement, qui ouvrait enfin la voie à une véritable science historique de l’Antiquité. Grâce aussi à l’apport de quelques très importantes découvertes (dont notamment la Constitution d’Athènes attribuée à Aristote, retrouvée vers 1890), cette science a su grandement étendre et affiner — malheureusement à l’usage d’un public chaque jour plus restreint — notre connaissance des sociétés anciennes, jusqu’à récemment mettre au jour, après plus de deux mille ans de condamnations morales, d’erreurs d’interprétation ou de désintérêt pour ces questions, une démocratie réelle, en langage moderne une démocratie directe, riche et puissante, qui vécut durant près de deux siècles, permettant ainsi l’éclosion et la floraison de l’une des plus brillantes civilisations de l’histoire universelle : l’Athènes des Ve et IVe siècles avant l’ère chrétienne. Tous ceux qui se disent ou se pensent aujourd’hui partisans de la démocratie directe seraient bien avisés de s’intéresser à ce seul exemple documenté d’un tel régime durablement établi, à sa genèse et à son évolution : car il suffit à prouver que leur utopie n’est pas qu’une vue de l’esprit.

Nous avons la chance de disposer à cet effet d’une traduction en français du maître ouvrage du grand savant danois Mogens H. Hansen : La Démocratie athénienne à l’époque de Démosthène, fruit d’un quart de siècle de recherches, qui nous offre la description, la plus complète et la plus précise qui ait jamais été faite, des principes et des structures d’un régime authentiquement démocratique [The Athenian Democracy in the Age of Demosthenes. Structure, Principles and Ideology, Oxford, 1991, trad. fr. Paris, Les Belles Lettres, coll. «Histoire», 1993, rééd. Paris, Texto, coll. «Le goût de l’histoire», 2009. Toutes les citations ici paginées sans autre référence renvoient à cette réédition.]. Le présent opuscule se propose de résumer brièvement l’essentiel de son contenu, dans le but d’en signaler l’importance à ceux qui, n’ayant pas le goût des antiquailles, car tournés vers l’avenir, croient encore possible de bâtir une société humaine, libre et digne, pour peu qu’on en finisse au plus vite avec toute la magie noire du système marchand [Dans l’exposé qui va suivre, le lecteur fera, dans l’ensemble, aisément le départ entre ce qui émane de Hansen et ce que j’y ai ajouté. Dans le premier chapitre, plus général, je ne me suis pas limité aux données de Hansen, mais j’y ai joint ce que j’avais à ma disposition ; dans les chapitres suivants, je me suis surtout attaché à actualiser des considérations qui, chez Hansen, sont délibérément restreintes au but de description historique qu’il se propose. Enfin, lorsque Hansen n’est pas expressément cité, il va sans dire que j’assume la responsabilité de toutes les conclusions.]. C’est le grand mérite de Hansen que d’avoir montré toute la rationalité, toute la cohérence, et donc aussi toute l’étrangeté de l’organisation démocratique, si radicalement différente de ce que la société bourgeoise appelle fallacieusement «démocratie» que la moindre comparaison, fût-elle la plus prudente et scrupuleuse, vient instantanément confirmer le jugement porté sur celle-ci par la vieille critique révolutionnaire :

«dans une démocratie directe, le peuple se gouverne effectivement lui-même, c’est-à-dire que chacun a le droit de participer à la prise de décision, tandis que dans l’autre, indirecte, au contraire, la seule décision que chacun a le droit de prendre, c’est de choisir ses décideurs.» (p. 21)

L’effondrement dans la violence des institutions de la pseudo-démocratie bourgeoise et la redécouverte des institutions de la démocratie réelle ne sont évidemment pas par hasard des phénomènes contemporains : il s’agit des deux pôles, négatif et positif, d’un même processus de dépassement de la politique — la «politique» au sens traditionnel du terme étant supprimée de fait par la progressive mise hors-la-loi de tout débat de fond sur la nature des institutions (est-il besoin de rappeler quelle implacable répression est aujourd’hui promise à tous les «ennemis de la démocratie», officiellement définis, par un sournois tour de passe-passe, comme des caricatures de monstres sanguinaires ?), dans le même temps que les vrais progrès du savoir (l’histoire bien sûr, donc aussi bien la théorie révolutionnaire moderne, parce qu’elle est directement issue de l’expérience acquise au cours des principales tentatives de révolution démocratique des deux derniers siècles) exploraient les étroits sentiers menant à la prochaine réalisation d’une activité politique nouvelle, supérieure, celle des individus libres et égaux qui construiront la vivante cité-monde où l’humanité renaîtra.

Sur l’auteur

WOLFF Fabrice (S). Né en 1974. Lycéen et étudiant médiocre, il est signalé en 1994-95 comme activiste de la mouvance anarcho-autonome strasbourgeoise, et entame à la même époque une série, ininterrompue à ce jour, de déplacements stratégiques en France et dans le monde. Ayant obtenu une douteuse licence de lettres, il quitte Strasbourg pour la banlieue parisienne en 1999, sous une couverture professionnelle par laquelle il prend immédiatement contact avec la branche francilienne de la mouvance anarcho-autonome. Vivant de contrats précaires et d’allocations chômage, ses sources de revenus n’ont néanmoins pas été jugées suspectes. Il a publié sous son nom, en 2000, une brochure confidentielle sur l’agitation des «chômeurs» de 1998, mais on le soupçonne d’avoir aussi collaboré à la rédaction de plusieurs écrits subversifs anonymes. Depuis, on l’a très peu signalé dans les rassemblements de la mouvance anarcho-autonome, mais il a multiplié les contacts opérationnels avec de nombreux repris de justice et autres malfaiteurs, qui forment de toute évidence l’essentiel de ses fréquentations.
Surveillance : normale jusqu’au printemps 2007 ; élevée depuis (transfert section spéciale). Ne possède ni automobile ni téléphone portable. ADN non répertorié.

(Résumé des fiches de la DCRI.)

Éditions Antisociales

Article du Jura libertaire


19:34 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Ce soir sur France 3, propagande et bourrage de mou ...

Dans le thème "Découvertes" en première partie de soirée :

20:35 - Découvertes

Au coeur de la Légion étrangère

    Au coeur de la Légion étrangère

    Résumé

    Chaque année, 10 000 jeunes venus du monde entier tentent d'intégrer la Légion étrangère. A Aubagne, ils sont soumis à une batterie de tests impitoyables, tant physiques que psychologiques, qui voient 90% d'entre eux refusés. Nicolas Moscara a suivi Lim l'Américain, Vaifana le Malgache et d'autres engagés volontaires pendant leur formation à Castelnaudary. Puis, pour illustrer l'engagement de la Légion, il s'est rendu en Afghanistan, où elle est présente depuis septembre 2008. Pendant quarante jours, le journaliste a suivi les hommes du 2e régiment étranger d'infanterie, qui mènent la guerre contre les talibans.

     

    Dans le thème "Film policier", en deuxième partie de soirée :

    22:50 - Film policier

    Magnum Force

    Magnum Force

    Résumé

    Flanqué de son nouvel adjoint, «Dirty Harry», le flic aux méthodes expéditives, affronte, au sein même de la police, un syndicat du crime adepte d'une justice parallèle expéditive.

     

    Le service public couvre vraiment bien l'actualité ...

    talibanparis.jpg
    Jeune conducteur d'auto-écoresponsable bigame

    12:51 | Lien permanent | Commentaires (0) |

    Sarkozy: affaire de l'attentat de Karachi

     

     

     

    Il n'y a peut-être point de vérité qui ne soit à quelque esprit faux matière d'erreur.


    Vauvenargues, Luc de Clapiers, Réflexions et Maximes (1746)

    09:12 | Lien permanent | Commentaires (0) |

    25/04/2010

    Des nouvelles des Brésiliens



    On réédite Os Cangaceiros. Les trois numéros de cette revue sont également disponibles sur le site de Basse Intensité. De même, on pourra y lire (ou relire) les quatre numéros, devenus introuvables, des Fossoyeurs du Vieux Monde.
    On sait que les situationnistes se proposaient de faire passer l'agressivité des blousons noirs sur le plan des idées. C'est aux Fossoyeurs du Vieux Monde qu'il revint, avec le plus de conséquence, de réaliser ce projet (« et réciproquement nous avons appliqué quelques idées sur le plan de l’agressivité », ajoutèrent-ils).
    Issu en partie des Fossoyeurs du Vieux Monde, le groupe Os Cangaceiros a su exprimer des positions radicales et leur donner une réalité scandaleuse (« Notre programme est très ancien : vivre sans temps morts. Nous comptons bien sûr lui assurer sa publicité par le scandale »). L'emploi critique de la violence a évité aux Cangaceiros la récupération inhérente au terrorisme spectaculaire (« le terrorisme est la poursuite de la politique par d’autres moyens » écrivaient ceux dont toute l’activité était une critique de la politique). Si les ANPE, le syndicalisme, et les architectes policiers ont servi à vérifier leur critique du travail, de l’idéologie et de l’urbanisme, c'est en volant des plans de prison, en sabotant les chantiers de construction de 13 000 nouvelles places de prison et en rossant un architecte spécialisé qu'ils ont poussé au paroxysme leur défi à l’encontre de l'histoire figée de la société spectaculaire. « La liberté, c’est le crime qui contient tous les crimes », disait un de leurs textes en juin 1985, à l’époque de la mutinerie de Fleury-Mérogis (c’était peu après la mort suspecte de Bruno Sulak, vraisemblablement un assassinat par les matons maquillé en accident).
    Si les Cangaceiros ont disparu au début des années 90, ils ont laissé le vivifiant souvenir d'un groupe aussi proche de Marx que de Hegel et aussi loin d'Action directe que des Brigades rouges. A notre connaissance, c'est dans les banlieues françaises que cette réédition pourrait trouver, pour le moment, ses meilleurs lecteurs. Les jeunes prolétaires des cités, qui peuvent être donnés en exemple aux révoltés de tous les pays, pour leur lucide refus du travail, leur mépris de la loi et de tous les partis étatistes, connaissent assez bien le sujet par la pratique pour pouvoir tirer profit des textes de Os Cangaceiros.







    Article de chez Jules Bonnot de la Bande

    14:08 | Lien permanent | Commentaires (0) |

    Travailler plus pour gagner plus : deviens pompier pyromane !

    Incendies suspects à Riedisheim : quatre pompiers volontaires en détention

    Les cinq jeunes gens suspectés d’être impliqués dans une série d’incendies d’origine suspecte dans le secteur de Riedisheim (notre édition de samedi), ont été déférés au tribunal de Mulhouse à l’issue de leur garde à vue, samedi matin.
    Quatre d’entre eux ont reconnu, partiellement ou totalement, les faits qui leur étaient reprochés, et le cinquième a affirmé qu’il n’était pas impliqué, a indiqué hier une source proche de l’enquête.
    A l’issue d’une audience du juge des libertés et de la détention, qui s’est déroulée à huis clos, ils ont tous été placés en détention provisoire. Quatre d’entre eux sont sapeurs-pompiers volontaires, le cinquième est un de leurs amis.
    Une information judiciaire a été ouverte pour incendies volontaires. Elle porte sur une dizaine de faits, dont des incendies de voiture, une grange désaffectée et des palettes devant une épicerie, commis sur une période de 12 à 18 mois dans le secteur de Riedisheim.
    L’enquête, conduite par les policiers de la brigade des violences urbaines (BVU) de Mulhouse, se poursuit.

    Article du journal L'Alsace - 24/04/2010 à 20h50

     

    Des pompiers pyromanes ?

    Cinq pompiers volontaires âgés d'une vingtaine d'années sont placés en garde à vue depuis jeudi au commissariat de Mulhouse. Ils seront déférés dans la journée devant le parquet. Ils seront l'objet d'une information judiciaire. Des feux de poubelles, de bennes, de végétaux ou tout récemment des feux de palettes stockées devant un magasin de produits italiens, depuis quelques mois Riedisheim a vu son activité « faitdiversiaire » augmenter. Un phénomène de société, une dérive de l'incivilité pourrait-on penser. ...
    Article du journal les DNA - 24/04/2010 - Alain Cheval

     

     

    Quatre pompiers pyromanes emprisonnés à Mulhouse

    Ils ont reconnu avoir allumé une douzaine d’incendies depuis 2008 dans la banlieue de Mulhouse. Quatre pompiers volontaires et un de leurs camarades ont été mis en examen pour incendie volontaire et placés sous mandat de dépôt…

    Âgés de 18 à 21 ans, les quatre jeunes hommes ont été peu prolixes sur les motivations de leurs gestes. Il ne s’agit pourtant pas d’un acte isolé. Les quatre hommes et un de leurs camarades ont reconnu avoir allumé une douzaine de feux à Riedisheim (Haut-Rhin), dans la banlieue de Mulhouse, depuis 2008. Brûlant notamment des voitures, une grange, des poubelles et des palettes de bois devant un commerce. Avant d’aller les éteindre.

    Article du site France Info - 24/04/2010

     

    Quatre pompiers pyromanes mis en examen à Mulhouse

    Quatre pompiers volontaires de Riedisheim (Haut-Rhin) et un de leurs camarades ont été mis en examen samedi à Mulhouse pour incendie volontaire et placés sous mandat de dépôt, a-t-on appris auprès du parquet.

    Agés de 18 à 21 ans, ils ont reconnu avoir allumé une douzaine d'incendies depuis 2008 dans cette commune de la banlieue de Mulhouse, brûlant notamment des voitures, une grange, des poubelles et des palettes de bois devant un commerce.

    C'est la rumeur publique qui a alerté leur chef de corps et la municipalité. "L'un d'eux se serait vanté de ses exploits", a dit à Reuters le procureur de Mulhouse, Jean-Pierre Allachi.

    On ignore, à ce stade, quelles étaient leurs motivations a-t-il ajouté.

    Article du journal L'Express - 24/04/2010

     

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    12:22 | Lien permanent | Commentaires (5) |

    Jacques Prévert - Citroën

    « Un poème de Prevert composé lors de la grève des travailleurs de Citröen en 1933. Alors que la société est bénéficiaire et que l’usine mère de Javel était remise à neuf afin d’en faire "la plus belle du monde", l’entreprise annonce une baisse de 18 à 20% des salaires. Les ouvriers de CITROËN se mettent en grève et plus tard s’allient avec leurs camarades de RENAULT. La repression sera violente et donnera lieu à des centaines d’arrestations et de lourdes peines de prisons. CITROËN finira par abandonné son projet de baisse de salaire. Le mouvements forcera l’entreprise RENAULT à abandonner les projets similaires qu’elle prévoyait.

     

     

     

    Citroën

    À la porte des maisons closes C’est une petite lueur qui luit… Mais sur Paris endormi, une grande lumière s’étale : Une grande lumière grimpe sur la tour, Une lumière toute crue. C’est la lanterne du bordel capitaliste, Avec le nom du tôlier qui brille dans la nuit.

    Citroën ! Citroën !

    C’est le nom d’un petit homme, Un petit homme avec des chiffres dans la tête, Un petit homme avec un sale regard derrière son lorgnon, Un petit homme qui ne connaît qu’une seule chanson, Toujours la même.

    Bénéfices nets… Millions… Millions…

    Une chanson avec des chiffres qui tournent en rond, 500 voitures, 600 voitures par jour. Trottinettes, caravanes, expéditions, auto-chenilles, camions…

    Bénéfices nets… Millions… Millions…Citron… Citron

    Et le voilà qui se promène à Deauville, Le voilà à Cannes qui sort du Casino

    Le voilà à Nice qui fait le beau Sur la promenade des Anglais avec un petit veston clair, Beau temps aujourd’hui ! le voilà qui se promène qui prend l’air,

    Il prend l’air des ouvriers, il leur prend l’air, le temps, la vie Et quand il y en a un qui crache ses poumons dans l’atelier, Ses poumons abîmés par le sable et les acides, il lui refuse Une bouteille de lait. Qu’est-ce que ça peut bien lui foutre, Une bouteille de lait ? Il n’est pas laitier… Il est Citroën.

    Il a son nom sur la tour, il a des colonels sous ses ordres. Des colonels gratte-papier, garde-chiourme, espions. Des journalistes mangent dans sa main. Le préfet de police rampe sous son paillasson.

    Citron ?… Citron ?… Millions… Millions…

    Et si le chiffre d’affaires vient à baisser, pour que malgré tout Les bénéfices ne diminuent pas, il suffit d’augmenter la cadence et de Baisser les salaires des ouvriers

    Baisser les salaires

    Mais ceux qu’on a trop longtemps tondus en caniches, Ceux-là gardent encore une mâchoire de loup Pour mordre, pour se défendre, pour attaquer, Pour faire la grève… La grève…

    Vive la grève !

    Jacques Prévert

    Vidéo prise chez Voix de faits, poème trouvé sur le net

    08:04 | Lien permanent | Commentaires (0) |

    C'est être médiocrement habile, que de faire des dupes.

    fucking_pacifist.jpg

     

     

    00:32 | Lien permanent | Commentaires (0) |

    24/04/2010

    Sonic Youth and Cypress Hill " I Love You Mary Jane "

    20:16 | Lien permanent | Commentaires (0) |

    Actions anti-FMI à Athènes - anti-IMF demonstration in Athens

    coucou_le_chien.jpg
    wardog.jpg

    Photos de chez After the Greek Riots - Saturday, April 24, 2010

     

    En Grèce, des affrontements ont éclaté entre des manifestants et les forces de l’ordre suite à la décision du gouvernement grec de demander une aide financière auprès du FMI et de l’Union Européenne. Quelque 2500 personnes sont descendues dans les rues d’Athènes. La manifestation a été organisée pour contester la décision du Premier ministre George Papandreou de recourir au mécanisme d’aide. La police a lancé du gaz lacrimogène sur de petits groupes de manifestants qui se dirigeaient vers les bureaux de l’UE. D’autres affrontements ont éclaté dans la ville avant l’arrivée d’escadrons de police et la dispersion des manifestants. La Grèce a été malmenée par les marchés qui lui proposaient des taux d’emprunt très élevés. Le pays faisait dès lors face à une incapacité d’emprunter de l’argent pour renflouer ses caisses.

    Article pris chez anthropologie du présent

     

    19:44 | Lien permanent | Commentaires (0) |

    23/04/2010

    Les "Tireurs" de Villers le Bel - La délation, nouvel organe de visée ...

    A partir du 21 juin, quatre personnes comparaissent "en effet" (guillemets par PROBE) pour tentative de meurtre sur policiers en bande organisée, un cinquième pour complicité de ces mêmes faits. - Le Parisien 8/04/2010

    La guerre n'est pas si onéreuse que la servitude..gif


    Lire la suite

    10:26 | Lien permanent | Commentaires (0) |

     
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