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08/04/2010

Travaux Pratiques II

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10:10 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Biodynamis - La revue de l'agriculture, du jardinage et de l'alimentation bio-dynamiques

Rubriques de la revue :

La vie de la nature et du ciel (astronomie) ; ce que vit et ressent l'agriculteur ; comment retrouver consciemment un lien avec notre environnement naturel 

Les travaux du jardin : comment débuter ; les travaux de la saison ; les techniques

Reportages et rencontres dans les domaines agricoles

Du sol à la cuisine : faire pousser, transformer, acheter, cuisiner

Les relations ville/campagne

Enfance et nature : activités avec les enfants, histoires...

En famille : vivre le quotidien de façon saine et éducative: recettes, témoignages, réflexions 

Actualités mondiales ; notes de lecture, annonces et compte rendus de congrès, foires, salons, formations, conférences...

Petites annonces

Abonnement à Biodynamis (4 numéros + 1 hors série) : 27 euros

Adhésion 2010 au Mouvement de Culture Bio-Dynamique : 16 euros

• offre un tarif réduit sur l'abonnement à Biodynamis
• donne accès au service de renseignements par téléphone pour des questions sur le jardinage bio-dynamique ...
• donne accès aux activités de l'association nationale et des associations régionales à des tarifs avantageux
• offre la possibilité de recevoir le programme des activités à chaque réactualisation

Adhésion + abonnement : 37 euros

Retrouvez toutes nos publications, adhérez et abonnez-vous à Biodynamis, en ligne sur notre boutique internet :
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Hiver 2009 - N°68
Sommaire (en pdf)
Editorial (en pdf)

http://www.bio-dynamie.org/index.htm

 

09:49 | Lien permanent | Commentaires (0) |

DIMANCHE 11 AVRIL 2010 - AU MALDOROR - Campagne pour la libération des prisonniers d'Action directe

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PROJECTIONS

  • Extraits du film sur Joëlle Aubron « Retour sur mon parcours militant » (30 min)
  • Entretien avec Miguel Benasayag (psychanalyste et philosophe) réalisé à l’occasion de la campagne (25 min)

 

INFO, TABLE DE PRESSE

AU MALDOROR

10 rue du Grand-Prieuré - Paris

M° Oberkampf

http://action-directe.over-blog.com

http://www.action-directe.net

http://nlpf.samizdat.net

09:32 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Indymedia Grenoble : des journalistes portent plainte pour diffamation et la justice s’emballe

Une plainte pour Injure et diffamation contre Indymedia Grenoble

Il y a plus d’un an, Indymedia Grenoble apprend qu’une plainte pour « injure et diffamation », concernant des articles publiés sur le site, a été déposée à l’automne 2008. Une plainte pour délit de presse donc. Et cette plainte, le Parquet a décidé de l’instruire en mettant d’impressionnants moyens de police pour enquêter sur l’identité des animateur-ice-s du site. Objectif : trouver le « directeur de publication » du site pour qu’il endosse la responsabilité du contenu publié sur Indymedia Grenoble et qu’il puisse ainsi en répondre devant la justice. Un gendarme spécialisé dans « la recherche à personne » a tenté de contacter le collectif à ce sujet. Il a reçu une réponse polie lui indiquant que, malheureusement pour son enquête, il n’y avait pas de directeur de publication à Indymedia. Ce que ce gendarme aurait dû savoir s’il avait pris le temps de lire la charte du collectif.

Il n’est d’ailleurs pas inutile de rappeler qu’Indymedia est un média alternatif qui fonctionne sur le principe de la publication ouverte. Il permet ainsi à toutes et tous d’être acteur-rices de l’information : il n’y a, à Indymedia Grenoble, ni journaliste ni directeur de publication. Tout le monde peut publier, tout le monde peut réagir à un article et contacter le collectif, notamment pour prétexter du caractère diffamatoire d’un article. Dans le cas présent, personne ne s’est manifesté. Ni l’auteur (ou les auteurs) de la plainte, ni le gendarme n’ont voulu nous dire de quels articles il s’agissait. Les échanges de mails se sont arrêtés là...et les emmerdements ont commencé.

En décembre 2009, l’association Antigone (café-bibliothèque-librairie) a été le théâtre d’une spectaculaire opération de gendarmerie liée à cette affaire de diffamation. Des perquisitions ont eu lieu au local d’Antigone ainsi qu’au domicile des personnes membres du bureau de l’association. Un coup pour rien ! Les gendarmes sont repartis bredouilles. Ou presque. Ils ont quand même appris une chose. Les membres d’Antigone utilisent, comme tant d’autres personnes, le site Indymedia Grenoble. Mais Antigone n’est pas la première victime collatérale de cet acharnement contre Indymedia. Depuis le début de l’enquête, plusieurs personnes et plusieurs structures ont été ennuyées. Une personne ayant été par le passé impliquée dans le projet Indymedia Grenoble a été auditionnée. Des pressions ont été exercées sur un lieu que le collectif a fréquenté et qui a lui aussi été perquisitionné. Enfin, une coupure suspecte du serveur d’Indymedia a révélé que la machine qui héberge le site avait été visitée.

Mais qui veut la peau d’Indymedia Grenoble ?

Des journalistes...

La plainte à l’origine de cette enquête émanerait de deux journalistes du canard local en situation de monopole dans la région, et connu de tous sous le doux nom de « Daubé ». Denis Masliah et Vanessa Laime n’auraient pas apprécié que l’on fasse mention de leurs noms et de leurs glorieux états de service dans deux articles publiés sur le site et datés de mai 2008 (1,2). Que ces journalistes qui servent au quotidien la soupe aux puissants et suppléent aux tâches de communication de la police jalousent l’indépendance d’un média comme Indymedia, on le comprend bien. Qu’illes soient allergiques à la critique, on peut l’entendre. Mais qu’illes aillent jusqu’à porter plainte contre l’auteur d’un texte bien senti et contre un media non aligné relève d’un degré de mesquinerie rarement égalé.

...mais pas que !

Autant de personnes auditionnées, autant de lieux perquisitionnés, autant d’énergie déployée, autant de personnel mobilisé, autant de temps et d’argent public dépensés... pour quoi ? Pour laver l’honneur de deux journalistes et apaiser leur susceptibilité ?! Ce n’est pas sérieux ! On a en effet de bonnes raisons de craindre qu’il ne s’agisse là que d’un prétexte. Un prétexte pour faire taire la critique ! Un prétexte pour nuire à l’un des espaces où s’exprime la contestation, à l’échelle locale (notamment contre la technopole et l’urbanisme mégalo de la municipalité : stade des Alpes, Minatec, rocade nord, Giant, etc.).

Dans un contexte de répression et de criminalisation croissantes de certaines pratiques et opinions politiques, il n’est pas étonnant qu’on veuille s’en prendre à un média de lutte et à un espace de parole indépendant des pouvoirs. La liberté d’expression et de critique dont tant se gaussent n’est tolérée que quand elle ne conteste pas trop les pouvoirs en place et ne remet pas en question l’ordre établi. Dans les faits, cette liberté est réduite à peau de chagrin. Ce n’est pas la première fois, en France, qu’un site Indymedia connaît des ennuis judiciaires.
- A Paris, plusieurs procès pour diffamation ont été intentées à la personne considérée par la justice comme "responsable" du site. Plusieurs condamnations ont été prononcées à son encontre. `
- En 2005, à Lille, une plainte pour diffamation contre Indymedia Lille est déposée par le ministre de l’intérieur lui-même pour défendre l’honneur de sa police impliquée dans les rafles de sans-papiers. Le procès contre un ancien membre du collectif aboutit heureusement à une relaxe.
- En juin prochain, à Paris se tiendra un procès intenté par Bouygues contre les administrateurs techniques de sites internet, dont Indymedia Paris, pour "provocation à la commission d’actes de destruction".

Au delà de ces affaires, la répression se déploie et frappe tous azimuts. Lorsque des témoins d’une bavure policière sont poursuivis pour diffamation par le ministre de l’intérieur, pour avoir osé dire ce qu’ils ont vu à des journalistes, comme c’est arrivé cet été à Bagnolet ; lorsque que même des journalistes de médias mainstream sont mis en examen ou traités comme des criminels, comme c’est arrivé à de Filipis, ex directeur de publication de Libération... plus rien ne devrait nous étonner.

D’autre part, nous savons que nos gouvernements et les majors du divertissement ne supportent plus la liberté et l’horizontalité qui existent encore sur Internet. C’est la raison pour laquelle on voit se multiplier les lois qui en restreignent l’usage et encadre sa surveillance (loi LCEN, loi DADVSI, LOPPSI 2, HADOPI, et tant d’autres).

Autant d’ardeur à la tâche ne suffira pas à bâillonner nos voix discordantes et nos pratiques subversives.

mercredi 7 avril 2010 par indymedia grenoble

 

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09:20 | Lien permanent | Commentaires (0) |

07/04/2010

Assassinant de Patient Chebeya BANKOME à Beni, l'ANR mis en cause

Un reporter-cameraman travaillant pour plusieurs médias à Béni dans l'est de la RD Congo a été "abattu à bout portant" lundi devant son domicile par des inconnus, peu après avoir été dépouillé, a-t-on appris mardi auprès de l'ONG congolaise Journaliste en danger (JED).

Patient Chebeya Bankome, 35 ans, plus connu sous le pseudonyme de Montigomo, "a été tué par balles lundi vers 22H30 (20H30 GMT) dans sa résidence de la commune de Mulekera par trois hommes armés et en tenue militaire", indique JED dans un communiqué transmis à l'AFP.

"Montigomo revenait de son studio d'enregistrement (. . . ) lorsqu'il a été encerclé devant la porte de sa maison par des assaillants qui manifestement guettaient son arrivée", relate l'ONG.

"Il a été dépouillé de son sac contenant des cassettes vidéo, son téléphone portable et une somme d'argent dont le moment n'a pas été précisé avant d'être entraîné vers le milieu de la cour, où il a été abattu à bout portant de six balles dans le corps", d'après le texte.

Deux suspects ont été interpellés deux heures après le meurtre, dans une commune située à 5 km du crime, affirme JED.

Il s'agit du sixième journaliste tué dans l'est de la RD Congo depuis 2005, une région très instable en raison de la présence de plusieurs groupes armés qui y sévissent depuis plus d'une décennie.

"Avant lui, Pascal Kabungulu, Serge Maheshe, Patrick Kikuku, Didace Namujimbo et Bruno Koko Chirambiza ont trouvé la mort dans des circonstances non clairement élucidées jusqu'à ce jour", rappelle l'ONG.

Trois suspects comparaissent actuellement au tribunal militaire de Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu, pour le meurtre de Didace Namujimbo, ex-journaliste à Radio Okapi, parrainée par l'ONU.

La ville de Béni est située à près de 300 km au nord de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu et à moins de 50 km de la frontière avec l'Ouganda.

Patient Chebeya Bankome "était un journaliste-cameraman très en vue qui a couvert tous les conflits armés qui ont eu lieu à l'est de la RD Congo, particulièrement en Ituri", écrit JED.

Le président de la société civile de Beni, Gilbert Kambale, a déploré, à cette occasion, la forte insécurité qui règne dans la ville de Beni depuis le mois de mars dernier due à la recrudescence d'assassinants et razzia, dont la plupart des cas sont attribués aux hommes des Forces armées.

M. Kambale a rappelé que dans la nuit du 2 au 3 avril, Kaski Kabinda, un journaliste d'une radio locale, a été agressé par des militaires qui l'ont blessé à la tête. Il y a beaucoup d'autres cas, notamment d'extorsion des biens de gens, des messages anonymes d'assassinant envoyés aux gens sur leurs téléphones portables et bien d'autres exactions qui se commettent quotidiennement.

Interrogé sur la recrudescence de l'insécurité, le commandant de la police de Beni a toutefois estimé qu'il s'agit de cas isolés. A ses yeux, "les efforts déployés depuis l'année dernière dans cette ville donnent déjà des résultats satisfaisants".

Le président de l'ONG Journaliste en danger (JED), Donat Mbaya, s'est dit révolté par l'assassinat du caméraman Patient Birindwa à Beni.

S'exprimant sur les antennes de la Radio Okapi, le président de cette ONG de défense de la liberté de presse en RDC, Donat Mbaya, estime que la criminalité contre les journalistes dans l'est du pays relève de la pratique de l'impunité.

"Si, par le passé, on avait mis un point d'honneur à régler à l'est les problèmes d'insécurité qui ont touché les journalistes ces dernières années, peut-être que cela aurait dissuadé l'industrie du crime. Il nous semble clair que le caméraman était attendu, et que la mission principale des assaillants était de le tuer. Tous les témoignages indiquent qu'ils lui ont dit qu'ils étaient venus le tuer après l'avoir dépouillé", a indiqué Donat Mbaya.

Selon certaines sources, les journalistes de Goma (chef-lieu de la province du Nord-Kivu) se proposent d'organiser une marche de protestation afin de solliciter des autorités compétentes la protection des professionnels des médias et une diligence dans le traitement des dossiers d'assassinats des journalistes.

Avec © Copyright Xinhuanet, Afp

Afrik.com Mercredi 7 Avril 2010 - 14:03



Un journaliste tué par balles au Nord-Kivu
Patient Chebeya Bankome assassiné
Journaliste en danger (JED) exprime sa révolte après l’assassinat d’un sixième journaliste à l’est de la RD Congo. JED exige des autorités locales des explications sur cette série de meurtres qui vise les professionnels des médias et attend qu’aucune piste d’enquête ne soit négligée pour connaître le mobile de ce crime.

Kinshasa, le 6 avril 2010

Patient Chebeya Bankome, plus connu sous le nom de Montigomo, 35 ans, journaliste cameraman indépendant respecté travaillant pour plusieurs télévisions à Béni, troisième ville de la province du Nord-Kivu, à l’est de la RD Congo, a été tué par balles, lundi 5 avril 2010 vers 22H30 locales dans sa résidence de la commune de Mulekera par trois hommes armés et en tenue militaire.

Selon les informations recoupées à Béni par Journaliste en danger (JED), Montigomo revenait de son studio d’enregistrement appelé Studio Panorama lorsqu’il a été encerclé, devant la porte de sa maison, par ses assaillants qui manifestement guettaient son arrivée, juste au moment où son épouse lui ouvrait la porte. Il a été alors dépouillé de son sac contenant des cassettes vidéo, son téléphone portable et une somme d’argent dont le montant n’a pas été précisé avant d’être entrainé vers le milieu de la cour où il a été abattu à bout portant de six balles dans le corps.

Selon les témoignages de son épouse qui a assisté à la scène, les assaillants ont refusé de céder à toutes les supplications du journaliste et de son épouse en disant qu’ils étaient venus pour le tuer. Jusqu’au matin du mardi 6 avril, le corps sans vie de Montigomo gisait sur le sol alors que le commandement de la sécurité de la ville de Béni annonçait l’arrestation, deux heures après le crime, de deux suspects dans la commune de Ruwenzori à quelques 5km du lieu du forfait.

Joint au téléphone par JED en début d’après-midi, un journaliste sur place a indiqué que les autorités locales ainsi qu’un médecin légiste sont arrivées sur les lieux au matin pour procéder aux constats habituels et à l’examen du corps. "Le corps du journaliste est tellement amoché qu’il sera inhumé aujourd’hui même", a indiqué la même source.

Patient Chebeya Bankome est le sixième journaliste tué à l’est de la RD Congo depuis 2005. Avant lui, Pascal Kabungulu, Serge Maheshe, Patrick Kikuku, Didace Namujimbo et Bruno Koko Chirambiza ont trouvé la mort dans des circonstances non clairement élucidées jusqu’à ce jour.

Selon de sources concordantes, Montigomo était un journaliste cameraman très en vue qui a couvert tous les conflits armés qui ont eu lieu à l’est de la RD Congo, particulièrement en Ituri.

Pour tout renseignement complémentaire :
Journaliste en danger
B.P. 633 - Kinshasa 1
374, av. Col. Mondjiba
Complexe Utexafrica, Galerie St Pierre, 1er niveau, Local 18 _ Kinshasa/Ngaliema
République Démocratique du Congo

Afrik.com mercredi 7 avril 2010


18:14 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Luc Bronner : « Une guerre totale » - Maintien de l’ordre et urbanisme


Il y a le maintien de l’ordre visible (les CRS, les nouvelles armes, le Flash Ball) et il y a l’invisible. Quand la police joue les barons Haussman des années 2010. Sauf que ce n’est plus la carte de Paris qu’on redessine, mais celle de certaines banlieues. Luc Bronner, auteur de « La Loi du Ghetto » décrypte la « prévention situationnelle ». Interview vidéo.

Depuis quatre années, le journaliste Luc Bronner arpente un secteur à part. Une sorte de sous monde dans le monde, un univers avec ses codes propres, ses zones de non droits (Bronner insiste, à raison, sur le « s » à droits). Dans son nouveau livre, l’ancien lauréat du prix Albert Londres qualifie les lieux de « désert journalistique ». C’est un endroit avec ses « hiérarchies invisibles », avec ses guerres sans nom, sans fin, et ses déshérences. Bronner appelle les lieux comme il se doit : « la loi du ghetto ». Depuis quatre années, Luc Bronner, pour Le Monde, fait ce que tout le petit monde des grands médias a lâché, ou presque [1] : les banlieues françaises. Son travail est plus qu’utile. Il est rare.

Et c’est probablement cette rareté qui donne à « la loi du ghetto » un arrière goût de testament. Le testament d’un truc, la banlieue, qui n’en finirait pas d’agonir, mais qui se réveille, souvent, toujours, à la dernière minute. L’inventaire des lieux, des liens, et des enjeux, est implacable. Une ombre plane et ouvre tous les chapitres : Sarkozy. Le ministre 1 de l’Intérieur. Puis le ministre 2 de l’Intérieur. Puis le Président de l’Intérieur. Qui répète et se répète les mêmes histoires, les mêmes tourments, d’années en impuissances, d’impuissances en reniements. Mais l’on sent bien que ce Sarko cache la forêt : de droite, de gauche. Page 152 du livre, c’est la phrase clé : « là réside le paradoxe de la politique de la ville française. Le refus officiel de tout “communautarisme” et la mise en avant volontariste de la “mixité sociale”. Mais des pratiques aux antipodes ».

Puis l’on tombe sur les p.222-225. En arrêt. Ce sont celles sur la «  guerre totale », écrit Bronner, celles de l’ « intervention directe [par la police] sur l’urbanisme des cités ». Cela s’appelle la «  prévention situationnelle ».


Maintien de l'ordre et urbanisme
envoyé par davduf. - L'actualité du moment en vidéo.

Depuis 2007, dans le sillage des émeutes de 2005, la loi de prévention de la délinquance a en effet doté les forces de l’ordre d’une nouvelle mission : multiplier les «  études de sécurité » de certains quartiers et les consignes concrètes dans les plans de réaménagement des cités. Et Luc Bronner de détailler les « cahiers de recommandations » transmis aux responsables de la rénovation urbaine : « ne plus autoriser la construction de dalles d’où des émeutiers pourraient lancer des projectiles. Installer des plots en béton devant les sites sensibles, comme les commissariats, ou susceptibles d’être attaqués par une voiture bélier, comme les commerces. Faire disparaître les auvents devant les halls d’immeubles pour éviter que les jeunes s’y regroupent à l’abri des intempéries. Supprimer les passerelles qui peuvent être utilisées par des jeunes pour viser des véhicules de police. Modifier els itinéraires de circulation pour favoriser une intervention plus rapide des forces de l’ordre. Eliminer ce que les experts appellent des “ dents creuses ” (…) L’administration va même jusqu’à donner des indications sur l’intensité minimale de l’éclairage : 22 lux en extérieur, 40 voire 80 lux pour un parking ».

Le livre de Bronner est de (cette) trempe là. Truffé d’informations, prises au pouvoir comme aux dealers, aux habitants comme aux penseurs. De temps en temps, l’auteur se risque au « je ». Et c’est tant mieux. Il raconte ses situations, ses angoisses. Et l’on devine que sa peur physique, au cœur de certaines émeutes, n’est parfois rien comparée à ses peurs morales : à quoi joue-t-on avec NOS ghettos ? De quoi détournons-nous NOS regards ? semble demander sans cesse Luc Bronner.

Pour le reste, ce petit point pour évacuer les suspicions de copinages : à plusieurs reprises, Luc Bronner cite dans son livre l’un de mes ouvrages. Nous ne nous étions jamais rencontrés avec cette interview vidéo, filmée en mars 2010, dans une brasserie de la Gare du Nord à Paris. L’idée, ici, n’est pas de renvoyer un quelconque ascenseur (social-en-panne ou pas), juste de souligner un petit moment qui fait plaisir à lire : le sentiment diffus que quelqu’un a repris le travail là où vous l’aviez laissé. Qu’en disséquant l’invisible, vous comprenez mieux le visible.

JPEG - 1.2 Mo
scorched car in Paris suburb november 2005
(cc) Alain Bachellier

Notes

[1] Je pense à Stéphanie Binet, par exemple, de Libération ou au quinzomadaire Le Tigre


mercredi 7 avril 2010, par davduf


17:55 | Lien permanent | Commentaires (0) |

NO BORDER CAMP à Bruxelles du 27 septembre au 3 octobre 2010 -

 

No Border Camp à  Bruxelles -  On a besoin de vous


NO BORDER CAMP à Bruxelles du 27 septembre au 3 octobre 2010 Le CAMP NO BORDER DE BRUSSEL s’inscrit dans la tradition des camps No Border organisés à travers le monde depuis les années 90. Ni cadre normatif ni organisation, NoBorder est avant tout une convergence de luttes et une rencontre, à un moment donné, dans un espace donné.

Comme à Calais ou à Lesbos en 2009, il s’agira de créer un espace de partage. Partage et échange d’informations, de compétences et d’expériences, voire d’expertise. Un espace de préparation et de mise en oeuvre de démarches visant à obtenir la fin du système de frontières qui nous divise tous et toutes.

NOS PRINCIPES DE BASE SONT :

Les mêmes droits pour toutes et tous ! La liberté de circulation et d’installation ! Ni frontières ni nations ! Personne n’est illégal !

POURQUOI A BRUXELLES ?

L’Union Européenne s’emploie depuis plus de 10 ans à ériger une Europe Forteresse. Elle externalise ses frontières en Asie et en Afrique et se dote de patrouilles de gardes frontières, hélicoptères et navires grâce à son agence Frontex (Agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures). De plus, sa politique extérieure permet désormais de rémunérer des états, de l’Ukraine au Maroc, pour qu’ils effectuent à sa place le travail de "prévention" de l’immigration.

De par son rôle de capitale de l’Europe, Bruxelles est le symbole de la mise en oeuvre de cette politique (anti)migratoire. En y organisant le camp No Border, nous remettrons en question ces politiques européennes.

QUAND À BRUXELLES ?

La construction du NoBorder camp aura lieu du 24 au 26 septembre 2010 Les activités débuteront le 27 pour se poursuivre jusqu’au 3 octobre. Une grande manifestation est prévue le 2 octobre 2010.

Une semaine pendant laquelle nous aimerions voir Bruxelles fourmiller d’activités autour des politiques (anti)migratoires et de leurs conséquences, une occasion de lutter ensemble sous divers modes d’action mais aussi de créer des dynamiques communes à plus long terme. Nous invitons toutes les associations et tous les particuliers à participer comme elles/ils le souhaitent et à proposer des activités ou des collaborations.

COMMENT APPORTER SON SOUTIEN ?

Un CAMP NO BORDER est ce que l’on veut en faire : par des idées d’ateliers, de films ou d’une exposition, un orateur intéressant ou d’autres propositions modestes et/ou géniales par des propositions de terrains, de locaux, de lieux permettant de loger des activistes et/ou d’y organiser des activités par un apport financier par l’organisation d’une activité, d’une soirée de soutien en participant en réseau avec d’autres… Plus nous serons nombreux, plus nous serons entendus, plus nous avancerons !

VOUS AUSSI REJOIGNEZ-NOUS, VOUS AVEZ UN RÔLE À JOUER DANS LA GENÈSE DE LA MASSE CRITIQUE, TOUJOURS NÉCESSAIRE AU CHANGEMENT !

CONTACT : Nobordercamp_a_vluchteling.be

COMPTE BANCAIRE : 880-4955551-62 IBAN : BE51 8804 9555 5162 //// BIC : HBKA BE 22

Indymédia paris 07/04/2010

17:40 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Coup de force des antinucléaires à Mont de Marsan

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Leurs intentions étaient connues. Un dispositif policier et militaire avait été déployé. Pourtant samedi 3 avril, 13 militants opposés à la prolifération des armes nucléaires ont pénétré dans la base militaire de Mont-de-Marsan.

Le dossier brûlant du nucléaire militaire revient sur le devant de la scène diplomatique. La conférence d’examen du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) se tiendra à New York du 3 au 28 mai 2010. Hier matin mardi, dans le New York Times Barack Obama entendait restreindre l’utilisation des armes nucléaires, y compris pour l’autodéfense.

Le collectif français "non au missile 51" ne pouvait pas espérer un contexte plus favorable. La base nucléaire 118 de Mont de Marsan abrite des missiles nucléaires d’aviation ASMP (Air Sol Moyenne Portée). Une centaine de militants antinucléaires avait déclaré plusieurs jours en amont qu’ils tenteraient de pénétrer la base le samedi 3 avril : « Nous allons mener une inspection-citoyenne dans la base nucléaire puisque la France, violant de manière flagrante le TNP, refuse toujours d’ouvrir ses portes aux inspecteurs de l’agence internationale des énergies atomiques (AIEA) » déclarait Jean Charles Darrieux, un des porte-parole du collectif.

Appuyée par le collectif des désobéissants, la tentative d’intrusion se déroulerait dans le cadre de la journée européenne d’action contre les armes nucléaires. Dès la veille, plus de 500 militaires avaient été déployés dans la base. A l’extérieur un dispositif impressionnant de gendarmes mobiles multipliait les contrôles routiers et quadrillait les abords de la zone contenant les armes nucléaires.

Pourtant, contre toute attente, treize inspecteurs-citoyens ont atteint leur objectif. Par petit groupe de trois, ils sont rentrés dans la base après s’être déjoués de tous les pièges tendus, notamment les grandes barrières de barbelés, les jeeps, les gardes-chiens et l’immense forêt des Landes qui entoure les installations militaires.


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Splinter Cell - Dessin de Ray Clid

« Nous n’avons rien laissé de notre équipement sur notre trajet, ceci nous a permis de rester plus de trois-quart d’heure dans la base sans être remarqué, raconte Vincent, un inspecteur-citoyen intrusif, lorsque nous avons été pris, un gradé a menacé ironiquement de m’enterrer dans la base, mais dans l’ensemble nous avons été bien traités ».

La plupart des militants ont été découvert grâce aux chiens, aucun des treize n’a été maintenu en garde à vue. Ils ont tous été expulsés de la base manu militari mais un groupe d’activistes est parvenu à conserver un support vidéo. A leur sortie, les gendarmes mobiles reconnaissaient eux-mêmes « l’étonnante efficacité » et « ingéniosité » des techniques employées lors de l’action. Après avoir retardé de trois jours le lancement d’essai du M51 en juillet 2007, le collectif « non au missile 51 » s’offre un nouveau coup d’éclat symbolique.

La première frappe à l’esprit

Barack Obama avait appuyé les logiques de "Global Zero" [1]. Il souhaite aujourd’hui restreindre les circonstances dans lesquelles les Etats-Unis seraient à même de faire usage de la bombe atomique.

A la veille du nouveau traité START entre la Russie et les Etats-Unis, Paris est plus que jamais isolé sur la question du désarmement nucléaire. En 2010 la France aura complètement renouvelé son dispositif nucléaire, au travers du programme ASMPA. En juin, elle effectuera son dernier tir d’essai du missile M51.

Le collectif non au M51 souhaite dénoncer la position de la France qui estime toujours que la dissuasion nucléaire est la garantie ultime de sa sécurité et de son indépendance et que le renouvellement et l’intégration de nouvelles technologies à son arsenal nucléaire, n’est pas une entrave aux accords de non-prolifération.

A l’île longue en janvier 2006, Jacques Chirac avait pourtant rompu radicalement avec la logique du nucléaire exclusivement dissuasif, en annonçant que l’arme pouvait à terme être « la garantie d’approvisionnements stratégiques ou la défense de pays alliés ». La position a été maintenue par Nicolas Sarkozy.

Le 24 janvier 2008, cinq haut-gradés européens, dont l’amiral Lanxade ancien Chef d’Etat-Major des Armées françaises, publiaient un manifeste adressé à l’OTAN dans lequel ils se déclarent en faveur de l’emploi pré-emptif de l’arme nucléaire. « Le nucléaire est maintenant une arme de première frappe. Au regard du TNP, il s’agit du rejet brutal de plusieurs principes tacites de l’arme nucléaire, comme son caractère uniquement défensif et son non-usage dans des guerres conventionnelles » conclut Jean-Charles Darrieux.

Enfin, les bases comme la 118 de Mont de Marsan ne sont pas les seules composantes opaques du dossier nucléaire français. Le coût de l’arme atomique reste un secret dans l’hexagone. Difficile à chiffrer, le budget de l’enseignement et de la recherche, des armes et des salaires des militaires est estimé à 15 milliards d’euros. Le coût des têtes nucléaires échappe à tout contrôle.

[1] Global Zero est une initiative internationale débuté en décembre 2008 ayant pour but la l’élimination de l’arme nucléaire. Elle a été lancé à Paris par plus de 100 politiques et leaders militaires.

Article du journal Bakchich Landes / mercredi 7 avril par Joan Sator-Maina

 

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Obama restreint le recours à l'arme atomique des Etats-Unis

Le président américain Barack Obama a dévoilé mardi la nouvelle doctrine nucléaire des Etats-Unis, qui limite les situations dans lesquelles la première puissance mondiale pourrait avoir recours à l'arme atomique.

"Pour la première fois, la prévention de la prolifération et du terrorisme nucléaires sont tout en haut des priorités des Etats-Unis", auparavant plus préoccupés de disposer d'un rempart contre d'autres puissances nucléaires, a déclaré le président, à la tête du plus grand arsenal nucléaire du monde.

Selon cette doctrine Washington s'engage à recourir aux frappes nucléaires seulement "dans des circonstances extrêmes".

Le pays s'engage notamment à ne jamais utiliser l'arme atomique contre un adversaire qui ne la détient pas et qui respecte les règles du Traité de non prolifération nucléaire (TNP).

L'Iran et la Corée du Nord font toutefois figure d'exception à la règle, a prévenu l'administration américaine.

"Le message adressé à l'Iran et la Corée du Nord est le suivant: si vous décidez de respecter les règles du jeu (...) nous respecterons certaines obligations à votre égard", a déclaré le secrétaire américain à la Défense Robert Gates, lors d'une conférence de presse.

"Mais si vous ne respectez pas les règles, si vous proliférez, alors toutes les options sont sur la table", a-t-il dit.

Par ailleurs, si un Etat non-nucléaire lançait une attaque chimique ou bactériologique contre les Etats-Unis ou leurs alliés, "il s'exposerait à la perspective d'une "riposte militaire conventionnelle dévastatrice", a averti Robert Gates.

Washington se réserve en outre le droit de répondre par une frappe nucléaire en fonction de l'échelle d'une telle agression.

La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, s'est enfin employée à rassurer les alliés des Etats-Unis en assurant que son pays continuerait de jouer pour eux un "rôle stabilisateur".

La nouvelle doctrine nucléaire des Etats-Unis marque le coup d'envoi d'une dizaine de jours d'intense diplomatie nucléaire, avec la signature jeudi à Prague par M. Obama et le président russe Dimitri Medvedev d'un nouveau traité START de réduction des armements nucléaires avec la Russie.

Les deux pays ont convenu de limiter leur arsenal à 1.550 têtes nucléaires stratégiques chacun.

Elle survient également une semaine avant le sommet de Washington auquel M. Obama a convié une quarantaine de dirigeants du monde à discuter de sécurité et de non-prolifération, les 12 et 13 avril.

"Notre sommet sur la sécurité nucléaire la semaine prochaine sera l'occasion pour 47 pays de s'engager en faveur de mesures spécifiques afin de sécuriser les matériaux nucléaires, qui pourraient tomber dans de mauvaises mains, partout dans le monde d'ici quatre ans", a déclaré mardi le président.

La doctrine nucléaire américaine révisée -la troisième version seulement sous cette forme depuis la fin de la Guerre froide- affirme que les Etats-Unis "ne produiront pas de nouvelles têtes nucléaires" et "ne conduiront pas d'essais nucléaires", mais elle proclame aussi la nécessité de moderniser ses infrastructures nucléaires.

L'Institut international de recherche pour la paix (Sipri), basé à Stockholm, s'est félicité "que les Etats-Unis agissent pour réduire le rôle des armes nucléaires dans sa politique de sécurité nationale", tout en regrettant qu'ils ne s'engagent pas à ne jamais tirer en premier une arme atomique.

Article actu-orange/AFP du 06/04/2010

 

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Affaire Pascal Taïs, l'Etat condamné pour « délai non raisonnable » ...

Mort au commissariat: L’État condamné

Le tribunal de grande instance de Bordeaux a condamné l’État pour « délai non raisonnable » de la procédure d’instruction et alloué 30 000 euros de dommages-intérêts aux parents de Pascal Taïs, un Franco-Marocain de 33 ans retrouvé mort, le 7 avril 1993, dans un commissariat à Arcachon (Gironde). Placé en cellule de dégrisement à la suite d’une rixe, M. Taïs est décédé, comme l’a montré l’autopsie, d’une hémorragie consécutive à une fissure de la rate ; les médecins légistes ont également relevé des côtes fracturées, un poumon perforé et une plaie au crâne de l’homme. Après dix ans de procédure, l’affaire s’était soldée par un non-lieu.

Article du journal L'Alsace du 04/04/2010

 

 

 

Affaire Taïs: l'Etat condamné

Le tribunal de grande instance de Bordeaux a condamné l'Etat pour délai non raisonnable de la procédure d'instruction et alloué 30.000 euros de dommages-intérêts aux parents de Pascal Taïs, un Franco-Marocain décédé en avril 1993 dans un commissariat à Arcachon (Gironde), a-t-on appris samedi auprès de l'avocat de la famille, Me Gérard Boulanger.

"A mes yeux, c'est un premier pas vers la réparation à laquelle M. et Mme Taïs ont droit après le décès de leur fils dans des circonstances douteuses dans le commissariat d'Arcachon", a commenté l'avocat.

Selon le quotidien Sud Ouest, qui a révélé ce jugement samedi, la première chambre civile du TGI de Bordeaux a estimé que "même en tenant compte des difficultés inhérentes à ce type d'affaire, le délai de dix ans entre l'ouverture de l'instruction et son achèvement par un arrêt de non-lieu est manifestement excessif".

Pascal Taïs, 33 ans, avait été retrouvé mort le 7 avril 1993 au matin dans une cellule de dégrisement du commissariat, dans laquelle il avait été placé à la suite d'une rixe.
L'autopsie avait conclu à un décès par hémorragie consécutive à une fissure de la rate, et relevé des côtes fracturées, un poumon perforé et une plaie au crâne de l'homme, par ailleurs malade du sida.

La chambre d'accusation de la cour d'appel de Bordeaux avait confirmé en juin 2003 l'ordonnance de non-lieu rendue par le juge d'instruction en juin 1996, malgré des éléments apportés par la famille, notamment des expertises médico-légales et des dénonciations anonymes à l'encontre d'un policier.

Le 1er juin 2006, la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) avait estimé que la France avait violé l'article 2 (droit à la vie) de la Convention européenne des droits de l'Homme en ce qui concerne ce décès, et regretté "l'absence d'enquête effective" sur ses circonstances.

Article du journal Le Figaro avec AFP  du 03/04/2010

 

 

 

Des policiers d’Arcachon ont-ils tabassé Pascal Taïs ?

Les circonstances dans lesquelles Pascal Thaïs est mort mercredi, au commissariat de police d’Arcachon, ne sont toujours pas clairement établies. L’appel à témoins lancé jeudi par les enquêteurs de l’IGPN (Inspection générale de la police nationale) et du SRPJ de Bordeaux n’avait pas encore fourni de résultats déterminants dans une enquête qualifiée de « difficile ». Tout le problème est en effet de savoir si la victime est décédée de coups portés avant, pendant ou après son interpellation par la police, voire à la suite de coups violents que des policiers auraient portés à la victime.

Pascal Taïs, trente-deux ans, d’origine marocaine et résidant à Sainte-Eulalie-en-Born (Landes), avait été arrêté en état d’ivresse dans la nuit de mardi à mercredi peu après minuit, à l’issue d’incidents près du casino d’Arcachon, ainsi que son épouse Véronique Taïs, trente ans. Pascal Taïs avait été retrouvé mort en salle de dégrisement du commissariat d’Arcachon, tôt mercredi matin.

L’autopsie a révélé que la victime avait succombé à une hémorragie interne due notamment à un éclatement de la rate. Pascal Taïs avait eu également un lobe du poumon gauche perforé et deux côtes cassées, également à gauche. Pascal Taïs, ancien étudiant en médecine, était malade du SIDA à la suite d’une transfusion en 1984. C’est la déclaration de la maladie qui l’a fait tomber dans la drogue.

Le témoignage de son épouse Véronique, paru dans « Libération » d’hier, est accablant pour la police : « On était soûls, raconte-t-elle, c’est vrai, et on faisait du bruit devant le casino avec un ami. Les flics sont arrivés à six ou sept dans une voiture banalisée et un fourgon. Là, ils m’ont jetée par terre. Pascal a voulu me défendre. Ils lui ont tapé dessus. Sur moi aussi. Ils nous ont massacrés, ces salauds ! A l’hôpital, ils n’ont pas voulu de nous parce qu’on avait bu. Ils savaient bien qu’on était malades. On a crié qu’on avait le SIDA. Et on s’est retrouvé au commissariat, chacun dans une chambre de dégrisement à s’appeler l’un l’autre. Je me suis endormie par terre. Quand je me suis réveillée, Pascal ne criait plus. On m’a dit qu’il dormait. Ils l’avaient achevé. »

Aux accusations portées contre des policiers du commissariat d’Arcachon s’ajoutent celles sur l’attitude de l’hôpital où le couple avait été conduit après l’arrestation. L’interne de garde a précisé avoir constaté qu’ils étaient tous deux « imprégnés d’alcool », mais que leur état de santé ne justifiait pas une admission. « Ils étaient alors repartis en marchant et en hurlant pour Pascal Taïs, très agité », selon le directeur de l’hôpital, Jean-Bernard Lalanne. Les auditions de témoins se poursuivaient hier.

G.S.

Article du journal L'Humanité du 10 avril 1993

 

 

08:48 | Lien permanent | Commentaires (0) |

05/04/2010

Neue Gedichte von N. aus dem Knast in St.Mihiel, Frankreich - Nouveaux poèmes de N. - prison de St.Mihiel, France

 

 

 

Ich schreie. - Sie hören nicht.
Ich fühle. - Sie fühlen nicht.
Ich sehe. - Sie sehen nicht.
Sie wissen. - Ich weiss es nicht.
Sie fürchten. - Ich fürchte nicht.
Sie gehen. - Ich gehe nicht.
Ich denke. - Sie denken nicht.
Sie bleiben. - Ich bleibe nicht.



***


Gibt es eine Welt die auf dich wartet,
und nicht still steht,
so wie hier?
Ist der Wandel unaufhaltsam,
wird das Vergessene
gleich durch Neues ersetzt?
Und wenn ersetzt,
dann von was Bessrem,
ist das der Preis für "das Wachstum"?
Ist das Geschehene gleich vergessen,
warum lernen wir überhaupt denn noch
immer was dazu?
Suchen wir Kontinuität und das vergessen,
So wird das Leben uns bald
ersetzen!
Denn die Erde wird sich immer weiter drehen,
denn nur hier scheint sie still zu stehen!

 

 

N., février 2010, St.Mihiel.

 

09:10 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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