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16/11/2010

Le concept de « guerre au milieu des populations » - Sir Rupert Smith

Extrait :

La victoire militaire n’est donc pas l’issue souhaitée ?

 

Les guerres ne sont plus livrées aux mêmes fins que dans le passé. Les objectifs concrets, « matériels », simples et destructeurs des guerres industrielles sont remplacés par des objectifs plus « immatériels » et plus malléables. Le but est désormais de modifier les intentions, d’exercer un effet dissuasif, ou de mettre en place un environnement sûr et sécurisé. Dans la guerre industrielle, les adversaires cherchent à résoudre directement, par la force militaire, la confrontation politique qui l’a provoquée. Dans la guerre au sein de la population, la force militaire ne résout pas la confrontation de cette manière. L’utilisation de la force contribue seulement – de manière positive ou négative – aux efforts déployés par l’un ou l’autre camp pour prévaloir dans le choc des volontés et, ainsi, déterminer l’issue de la confrontation.

 

la suite ici PDF

21:19 | Lien permanent | Commentaires (0) |

14/11/2010

Floride : un concessionnaire auto propose la prime à l'AK-47.

[futur prix Nobel de la Paix ?]

Ce n’est pas une plaisanterie. Un concessionnaire de Sanford en Floride propose une affaire à tomber… raide. Pour tout achat d’un pick-up dans son garage, les clients repartent avec une kalachnikov AK-47.

Nick Ginetta, le manager du garage, affirme avoir pensé à cette promotion en hommage aux vétérans de l’armée (le 11 novembre est la journée des anciens combattants aux États-Unis).

La promotion prévoit que tous les acquéreurs de pick-up jusqu’à la fin du mois de novembre se verront offrir un AK-47 après les vérifications préalables nécessaires pour l’achat d’une arme en Floride.

Une kalachnikov AK-47 est vendue environ 400 dollars aux États-Unis.

piqué sur 24heuresactu.com

09:06 | Lien permanent | Commentaires (0) |

13/11/2010

Coefficient balistique : un pompier blessé par balle

Un sapeur-pompier blessé par balle à la Villeneuve

Un sapeur-pompier professionnel âgé de 24 ans a été blessé par balle, hier soir, dans le quartier de La Villeneuve à Grenoble alors qu’il éteignait un feu de voiture, avec plusieurs de ses collègues.

Alertés par des témoins vers 22?h?30 qu’un véhicule stationné devant le 170 galerie de l’Arlequin était en train de brûler, les sapeurs-pompiers du centre opérationnel d’incendie et de secours de l’Isère avaient aussitôt dépêché sur place leurs collègues du centre de secours de Saint-Martin-d’Hères “dans un contexte relativement calme, alors qu’aucune tension particulière ne semblait régner dans le quartier”, indiquait un secouriste, hier soir. Alors que les soldats du feu étaient en pleine intervention et qu’aucun incident notable n’était jusque-là survenu, l’un d’eux a subitement ressenti une vive douleur au bras et s’en est plaint auprès de l’un de ses supérieurs. C’est en y regardant de plus près que ce dernier s’est aperçu que le jeune homme avait été atteint d’un projectile au bras.

On ignore d’où le tireur a visé le secouriste

La victime n’a apparemment pas vu le tireur qui l’a visée et n’a pas plus distingué l’endroit d’où ce dernier a agi. Une équipe du SAMU 38 a alors été sollicitée et le blessé a pu être médicalisé sur place avant d’être transporté à l’hôpital Michallon de Grenoble-La Tronche. On ignorait, hier soir, le calibre de l’arme utilisée mais les blessures dont souffre le jeune homme semblaient heureusement superficielles, hier soir. Les policiers grenoblois (évidemment informés de ces faits d’une extrême gravité) se sont immédiatement rendus sur les lieux pour procéder aux constatations et ont ouvert une enquête afin d’identifier le tireur.

par Vanessa LAIME

piqué au tas sur le daubé - 13/11/2010

Grenoble : un pompier blessé par balle

Un pompier de 24 ans a été blessé par balle vendredi soir à Grenoble. Alors qu'il était en train d'éteindre un feu de voiture avec plusieurs autres soldats du feu, l'homme a été touché au bras. Immédiatement hospitalisé, il ne serait que «légèrement blessé», indique ce samedi matin la préfecture de l'Isère.

Les faits se sont déroulés vers 22h30 quand un coup de feu, dont on ignorait encore l'origine exacte, a «perforé le biceps» du jeune homme, selon la préfecture qui a confirmé une information du Dauphiné Libéré.

En outre, la voiture des policiers, qui accompagnent systématiquement les pompiers en intervention dans ce quartier sensible, a essuyé deux impacts de balles, respectivement «sur le capot et sur la plaque d'immatriculation».

Par d'interpellation

Secourus par ses collègues, le pompier blessé a été emmené à l'hôpital d'où il devait sortir samedi dans la matinée, son état de ayant été «jugé satisfaisant».

Aucune interpellation n'a eu lieu à la suite de cet incident, selon la direction départementale de la sécurité publique, qui notamment pour déterminer «le type d'armes utilisé». L'ambiance restait également «calme» dans le quartier.

L'agression a eu lieu dans le quartier de la Villeneuve, à l'endroit où des policiers avaient été visés lors d'émeutes consécutives à la mort d'un braqueur de casino en juillet.

piqué au tas sur leparisien.fr - 13/11/2010

09:46 | Lien permanent | Commentaires (0) |

12/11/2010

La contre-insurrection qui vient ...

Quelques écrits de penseurs-théoriciens tendance "françois qui se touche" de l'autre théâtre de l'invisible :

 

La contre-insurrection, dans l’incapacité de se fixer sur un point fixe, un horizon politique préalablement défini, un effet final recherché, est alors condamnée à bégayer ad nauseam ses succès tactiques, aussi payants sur le court-terme qu’ils mèneront à l’échec sur le long terme, tandis que la roue des théories, animée par une folle dynamique d’autoréplication, continuerait de tourner à vide.

C’est le travail de Sisyphe du micromanagement du champ de bataille, l’enfermement dans une « stratégique de tactiques » et son appareil dantesque de metrics, d’indicateurs de performance qui visent à évaluer l’évolution de la situation district par district, habitant par habitant, jusqu’à l’épuisement, jusqu’à ce que les statistiques viennent saturer le réel, sans permettre d’anticiper les coups de l’ennemi.

 

[PDF] Faut-il brûler la contre-insurrection

http://www.doctormacro.com/Images/Posters/A/Poster%20-%20Apocalypse%20Now_27.jpg


 

11:59 | Lien permanent | Commentaires (3) |

10/11/2010

Veni, vidi, imprimi - Article 11

22:58 | Lien permanent | Commentaires (0) |

09/11/2010

Le livre blanc, le "continuum" sécurité - défense et la disparition des "frontières" entre les menaces...

 

Finie la frontière entre sécurité et défense. Dorénavant pour capter les marchés, les industriels de l’armement comptent vendre les mêmes équipements aux militaires et aux civils. Le journal de l’Intelligence économique explique comment les anglo-saxons font des affaires avec le concept de Continuum Sécurité défense.

Une foule mixte de civils et de militaires…A Eursatory, le premier salon de l’armement terrestre qui s’est tenu du 14 au 17 juin dernier près de Paris, les visiteurs civils étaient bien plus nombreux que les militaires. Pour cause : les budgets de l’armée stagnent, pour ne pas dire diminuent. L’industrie de la défense a alors du trouver d’autres sources de financement. Cette année, Eurosatory a misé sur un nouveau concept : le Continuum sécurité défense, c'est-à-dire, des équipements pouvant servir à la fois aux civils et aux militaires.

Christian Mons, le PDG de la marque Panhard présente, par exemple, des modèles de PVP (« petit véhicule protégé ») en beige-kaki pour la version armée et en bleue pour la version gendarmerie : « Dans certains cas, les gendarmes sont confrontés à des situations comparables à celles de l'armée, donc ce PVP leur permet d’être protégé au même titre que s'ils employaient des véhicules militaires stricto sensu », explique-t-il.

Pour les tenues de protection des forces de l’ordre, même combat : seuls les couleurs changent. Le PDG de la société Protecop, Jérome Le Carpentier, explique comment il a gagné le marché de la coupe du monde 2010 en Afrique du Sud : « C'est la qualité. On n’a pas la réputation d’être bon marché, ces matériels-là sont chers. Il y a des brevets dessus. Toute cette recherche et développement, ça se finance.», affirme-t-il.

Une stratégie qui marche, les Français ont pu battre les anglo-saxons sur ce marché. « Les Américains, en matière de contrôle de foule et de maintien de l’ordre, ne savent pas faire du tout. Et leurs équipements sont à la mesure de leur non savoir-faire en la matière », ajoute Jérôme Le Carpentier. Pourtant, les Américains parviennent à capter les meilleurs marchés dans ce fameux Continuum défense sécurité. Les Etats-Unis sont le plus gros fournisseur de l’ONU. En 2008, ils ont vendus pour plus de 744 millions de dollars de prestations essentiellement de sécurité à l’ONU, sur un total d’environ 3 milliards. En comparaison, la Grande Bretagne et la France font sept fois moins bien que Washington…

Comme le demande Claude-France Arnould, Directrice de la planification civilo-militaire, au Conseil de l’Union Européenne, les concurrents européens sont fortement incités à travailler ensemble et à développer des passerelles entre les programmes civiles et les programmes militaires, à l’instar des Etats-Unis. (Hermine MAUZÉ)

piqué au tas chez www.france24.com

en pluche :

Article 431-3
En vigueur depuis le 7 Août 2009
Modifié par LOI n°2009-971 du 3 août 2009 - art. 5.

Constitue un attroupement tout rassemblement de personnes sur la voie publique ou dans un lieu public susceptible de troubler l'ordre public.
Un attroupement peut être dissipé par la force publique après deux sommations de se disperser demeurées sans effet, adressées par le préfet, le sous-préfet, le maire ou l'un de ses adjoints, tout officier de police judiciaire responsable de la sécurité publique, ou tout autre officier de police judiciaire, porteurs des insignes de leur fonction.

[PDF]

La protection du territoire national par l'armée de Terre


 

20:37 | Lien permanent | Commentaires (1) |

07/11/2010

La France compte sur toi pour "Signaler les présences suspectes "

C’est en zone gendarmerie que l’expérience est tentée, avec l’appui des polices municipales.Archives V. Voegtlin

Avant le Haut-Rhin, le dispositif « participation citoyenne » a déjà été expérimenté dans les Alpes-Maritimes, le Loir-et-Cher, le Nord, la Drôme, l’Hérault et l’Allier. Visant à mobiliser la vigilance des habitants sur leur propre sécurité, il consiste essentiellement à signaler « présences suspectes ou agissements douteux de personnes étrangères aux lieux », afin de « mettre en place des contrôles orientés ou des services de surveillance générale ». Le tout en liaison avec la gendarmerie, la police municipale et la mairie et en faisant du « référent de quartier désigné par ses pairs, le maire et les forces de sécurité », une pièce maîtresse du dispositif.

L’exemple soultzien démontre à l’envi qu’il faudra d’abord vérifier que l’idée correspond bien à un besoin et que les quartiers retenus sont bien ceux dont parle le texte de référence : « Particulièrement visés par les délits d’appropriation (vols, cambriolages). »

La proximité de la RN 83

A Soultz, en marge de la réunion avortée, un officier a surtout évoqué des potentialités, plus que des faits ou des chiffres : la proximité de la RN 83 (à partir du carrefour du… Nouveau Monde), propice à la fuite rapide des malfaiteurs, et l’attrait d’un lotissement aux maisons neuves, évocatrices de butins intéressants.

Resteront ensuite toutes les questions de nature à nourrir un débat plus politique, qu’elles aient trait au respect de la liberté individuelle et de la vie privée, éventuellement écornées par une surveillance de proximité érigée en système, ou à la couverture légale des membres du réseau, voire au bon sens, qui enseigne que l’esprit civique et d’entraide n’a pas attendu ce dispositif pour animer certains esprits.

piqué sur www.lalsace.fr - 07/11/2010 (merci Roger pour la veille !)

http://jb.aguilhon.free.fr/images/mamie_tromblon_6.jpg

"Tu tues une baleine, t'auras les écolos, t'auras Greenpeace, t'auras le commandant Cousteau sur le dos !

Mais décime un banc de sardines, j'aime autant te dire qu'on t'aidera à les mettre en boîte !"

Benoît.

19:50 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Quand AREVA et le lobby du nucléaire décide de faire passer les trains Castor dans les villes...

Les déchets nucléaires sont passés en ville

 

Le convoi transportant des déchets nucléaires vitrifiés à l'usine Areva de la Hague vers l'Allemagne, attendu hier à Hoenheim et Lauterbourg, a vu son itinéraire modifié en dernière minute. Le train est finalement passé en pleine ville de Strasbourg et a passé la frontière à Kehl.

Les manifestants antinucléaires n'auront jamais vu les « Castor » (*). Alors qu'une soixantaine de personnes attendaient hier matin à Hoenheim le passage des onze conteneurs de déchets nucléaires à destination de l'Allemagne (DNA d'hier), le train parti la veille de Valognes (Manche) est finalement passé par Strasbourg pour franchir la frontière sur le pont de Kehl peu avant 14 h. « Incroyable qu'un convoi d'une telle dangerosité passe en pleine ville »  Après avoir été bloqué plusieurs heures ...

Aurélien Poivret (avec S.G.)

piqué sur dernouf.fr -07/11/2010

 

Le train de l’enfer détourné par Kehl-am-Rhein: photos et vidéos Feuille de Choux


Train de l'enfer à Kehl-am-Rhein
envoyé par f-de_c.

La suite sur Feuille de Choux

 

Le train nucléaire n'a pas sifflé à son passage

 

 

Le train nucléaire n'a pas sifflé à son passage

Publié le dimanche 07 novembre 2010 à 07H21

REIMS (Marne). Dévié au dernier moment, le train de déchets radioactifs a traversé incognito, hier en fin  de nuit, les agglomérations de Reims et Châlons- en-Champagne.   Aucun manifestant  pour l'accueillir.

LE coup d'intox d'Areva a parfaitement fonctionné. En décidant de changer au dernier moment l'itinéraire de son convoi de déchets radioactifs, le groupe nucléaire s'est offert un passage tranquille dans la Marne. Aucun manifestant pour l'accueillir. « Combien de Rémois étaient au courant qu'un train radioactif passait cette nuit près de chez eux ? » s'interroge Ken*. « Pratiquement aucun ! »
Ken faisait partie des initiés. C'est l'un des rares témoins du passage à Reims du convoi de déchets radioactifs parti de Normandie pour l'Allemagne (lire aussi en page Monde). Il a filmé la scène et posté sa vidéo de 59 secondes sur le site YouTube.
Le club des cinq
Le jeune homme se décrit comme un « simple citoyen » sensibilisé au sujet du nucléaire. Il n'a même pas veillé spécialement dans l'attente du train.
« Je suis quelqu'un qui a du mal à dormir. J'étais encore debout, à 2 heures, quand j'ai appris sur le réseau Twitter que le trajet avait été modifié et que le convoi passerait par Reims. J'ai prévenu quelques amis avec lesquels j'ai des affinités sur les questions d'écologie. Grâce à Twitter, on a pu suivre la progression du convoi en temps quasi-réel. C'est comme ça que nous avons su vers quelle heure il arriverait à Reims. »
Accompagné de quatre camarades, Ken s'est posté vers 4 h 30 le long du boulevard des Tondeurs, près du pont de Bétheny. « On s'est mis dans un recoin pour rester discrets. On avait repéré des policiers et on avait peur d'être importunés s'ils nous voyaient. C'étaient des agents de la brigade anticriminalité. Ils faisaient des allers et retours pour vérifier si personne n'allait sur les voies. Ce n'était pas notre intention. »
Un wagon rempli de CRS
Autrefois, lors du passage de précédents convois, Ken a participé à des envahissements de voies ferrées mais depuis la mort de Sébastien Briat, militant antinucléaire mortellement percuté en 2004 lors d'une action de blocage en Moselle, « il est pour moi hors de question d'approcher les trains ».
« C'est trop dangereux. De toute façon, nous savons bien qu'il y aurait eu un service d'ordre pour nous empêcher l'accès. Le but de notre présence était d'avoir quelques images d'un convoi hautement dangereux qui passe à quelques centaines de mètres de milliers de personnes, pour alerter l'opinion et la sensibiliser aux risques de tels convois. »
Postés dans leur recoin, Ken et ses camarades n'ont patienté qu'une vingtaine de minutes. « Le convoi est arrivé à 4 h 48. Il n'était pas précédé d'un hélicoptère, comme ailleurs sur le trajet. Nous avons vu défiler les conteneurs blancs. Le train n'allait pas vite. A la fin, il y avait un wagon éclairé rempli de CRS. Dommage que nous n'étions pas sur le pont. J'aurais mieux filmé. J'ai couru pour me rapprocher mais il était trop tard. » Le convoi avait déjà disparu dans la nuit, direction Châlons-en-Champagne. Arrivé à 5 h 50, il a observé un arrêt dans la gare préfecture, avant de quitter la Marne pour la suite de ses aventures.
F.C
* Anonymat demandé sous ce pseudonyme.

piqué sur www.lunion.presse.fr - 07/11/2010

11:29 | Lien permanent | Commentaires (0) |

05/11/2010

Un concept fourre-tout : le terrorisme

DEPUIS les années 70, à l’occasion des divers troubles qui ont agité le bassin méditerranéen et touché l’opinion française, le mot terrorisme a été galvaudé, risquant de brouiller les analyses. Dans son livre de 1977 devenu un classique, Walter Laqueur insistait déjà sur la nécessité de distinguer clairement entre terrorisme et guérilla urbaine. D’autres analyses dénonçaient le terrorisme d’Etat le massacre à grande échelle destiné à imposer la soumission ou l’expulsion de la population par la terreur , bien plus dangereux que la violence des acteurs " sub-étatiques ".

Si on doit désigner sous le même vocable toutes les activités politiques ayant recours aux violences extrêmes, le terrorisme cesse d’être un concept utile à l’analyse stratégique car il recouvre toutes les actions de force, lesquelles visent toujours à terroriser. En revanche, le mot " terrorisme " a eu une grande utilité pour manipuler les opinions. Durant la guerre froide, il s’agissait de discréditer comme terroriste le mouvement des guérillas de libération nationale ou, plus tard, ceux de " deuxième libération nationale ", aidés par l’URSS. Aujourd’hui, la bipolarité a disparu et les violences locales paraissent être l’effet ou la substance même du système unique de l’empire universel du marché sous l’égide des Etats-Unis. Convaincues par l’usage constant du mot terrorisme que le monde entre dans une phase de désordre généralisée, les opinions publiques placent leurs espoirs d’ordre, à défaut de bien-être et d’emploi, dans la protection sécuritaire, promise par les gouvernements (dans l’optique française) ou par le leadership des Etats-Unis (dans l’optique d’outre-Atlantique). Le mot de terrorisme est, par sa résonance affective et son extension excessive, un instrument propre à effacer les limites entre menace intérieure et menace extérieure, à gommer la perception des frontières et des nations et à nier le facteur politique au profit de l’élément policier. Utilisé pour désigner toutes les sources du désordre, il minimise l’analyse sociopolitique des causes de la violence et comporte plusieurs effets pervers. Il permet la promotion, à l’intérieur, de la gendarmerie comme paradigme du " militaire policier " et, à l’extérieur, celle des " casques bleus " (ou kakis), devenus pacificateurs modèles lors d’expéditions " humanitaires ".

Alain Joxe

Directeur du Centre interdisciplinaire de recherches sur la paix et d’études stratégiques (Cirpes), auteur de L’Empire du chaos, La Découverte, Paris, 2002

La suite ici


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20:12 | Lien permanent | Commentaires (0) |

04/11/2010

Attention où vous mettez les pieds

16:05 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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