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18/02/2011

Tal Al-Mallouhi condamnée d'avoir "travaillé pour la CIA"

Damas accuse la blogueuse condamnée d'avoir travaillé pour la CIA

Selon la porte-parole du ministère des affaires étrangères syrien, la jeune blogueuse Tal Al-Mallouhi, condamnée lundi à 5 ans de prison par la Haute Cour de sûreté de l'Etat à Damas, travaillait pour le compte de la CIA, le service de renseignement américain. "Nous avons connaissance des protestations émises (par les pays occidentaux) et nous avons souhaité fournir des explications au sujet de la condamnation" de Mallouhi, née en 1991 à Homs (centre de la Syrie), a indiqué Bouchra Kanafani à des journalistes, jeudi 17 février.

Selon elle, "à l'âge de 15 ans", Tal Al-Mallouhi, "avait été recrutée par un officier autrichien de la FNUOD (Force des Nations unies chargée d'observer le dégagement sur le plateau du Golan) qui lui a demandé de partir avec sa famille au Caire". Elle avait alors quitté la Syrie pour l'Egypte le 29 septembre 2006, a précisé Mme Kanafani. Sur place, "un officier des renseignements américains l'a présentée à des (diplomates) américains de l'ambassade des Etats-Unis". Ces derniers avaient alors demandé à la jeune femme de leur "fournir des informations sur le travail de l'ambassade de Syrie au Caire, notamment sur le troisième secrétaire Samer Raboou", selon Mme Kanafani.

La jeune blogueuse a été condamnée le 14 février à cinq ans de prison par la Haute Cour de sûreté de l'Etat à Damas pour intelligence avec un pays étranger, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme. La blogueuse, âgée de 19 ans, avait été arrêtée par les autorités syriennes en décembre 2009.

piqué au tas sur www.lemonde.fr - 17/02/2011

 

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07/02/2011

Cécité cognitive chez le squale : la DCRI continue à fournir des "notes blanches"

http://www.nantes.maville.com/of-photos/2008/08/21/SIGE_requin_20080820_px_512__w_ouestfrance_.jpg

INFO LE FIGARO - Selon le contre-espionnage, une centaine d'Européens, dont quatorze Français, entraînés dans les camps djihadistes, pourraient passer à l'action.

Al-Qaida radicalise ses menaces contre la France et n'a jamais tant recruté de «combattants», notamment européens, en vue de mener de prochaines frappes terroristes. Au lendemain du soulèvement en Tunisie et alors que les manifestations se multiplient en Égypte, le contre-espionnage français est plus que jamais en alerte maximale. Quatre notes «blanches» émanant de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), que Le Figaro s'est procurées, en attestent.[couleur par Probe]

Se fondant sur des «éléments recueillis présentement par les services français sur les différents acteurs terroristes de la zone pakistano-afghane», considérée comme «la première pourvoyeuse de menaces susceptible de viser le territoire européen», l'un des documents confidentiels révèle que «la région continue d'attirer les volontaires au combat armé, notamment européens. Ceux-ci sont passés, en moins de trois ans, de quelques cas isolés à plus d'une centaine d'individus.»

Selon cette note de la DCRI, «la présence de 14 Français a été signalée en 2010 dans cette zone». «Plusieurs de ces combattants ont désormais acquis une expérience et une légitimité qui leur permettent de rallier autour d'eux de nouveaux arrivants, préviennent les analystes français du contre-espionnage. Ayant vécu en Europe et nourrissant souvent des griefs personnels à l'encontre de leurs pays d'adoption, ces Européens sont susceptibles de s'impliquer dans des actions terroristes.» À en croire ces experts, celles-ci semblent presque inéluctables. En effet, écrivent-ils, «la volonté d'al-Qaida et, désormais, de certains groupes pakistanais, de conduire des attentats en Occident est avérée: depuis 2009, pas moins de quatre projets aux États-Unis et en Norvège, directement liés aux zones tribales pakistanaises ont échoué ou ont été déjoués».

Le péril islamiste est d'autant plus préoccupant ... [d'où la nécessité d'en remettre une couche (épaisse) afin de faire germer dans les cerveaux des lecteurs/auditeurs lambda l'idée d'un danger à renverser les régimes corrompus !!!] Probe ...

suite de l'article ici : http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/02/06/01016-20110206ARTFIG00164-14-francais-s-entrainent-dans-les-camps-d-al-qaida.php

Rappel :

Les RG et la DST ont vécu: désormais, la France n'aura plus qu'une Direction centrale du renseignement ­intérieur. Une révolution.

Deux institutions bien françaises, les Renseignements généraux (RG) et la Direction de la surveillance du territoire (DST), ont cessé d'exister ce 1er juillet. Depuis leur création, voilà plus de soixante ans, ces services de police ont alterné coups d'éclat et coups bas. Récemment encore, ils ont brillé dans la lutte antiterroriste, mais ont été régulièrement soupçonnés de manipulation politique. En arrivant Place Beauvau, en 2002, Nicolas Sarkozy ne cachait pas sa méfiance à l'égard de certaines pratiques archaïques, exigeant, par exemple, la fin des "notes blanches", ces documents anonymes qui mêlent informations d'importance et ragots de caniveau.[couleur Probe]

A peine élu à l'Elysée, en 2007, le président lançait la refonte des services de renseignement policier, pour donner naissance à un organisme unique, la Direction centrale du renseignement intérieur- DCRI (voir l'encadré). Un pendant à la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), oeuvrant à l'étranger sous le couvert de la Défense.

piqué dans l'article : La DCRI, nouvelle maison des secrets - Eric Pelletier, Jean-Marie Pontaut 01/07/2008 - www.lexpress.fr

autre rappel :

La polémique sur les écoutes rebondit avec de nouvelles révélations du Canard enchaîné à paraître ce mercredi. Frédéric Péchenard, directeur général de la police nationale, sort du silence. Et réfute l'existence de tout "cabinet noir".

Existe-t-il, à la Direction centrale du renseignement intérieur [DCRI], une équipe qui enquête sur les journalistes, comme l'écrit Le Canard enchaîné ?

Soyons clairs. Nous avons fusionné la Direction de la surveillance du territoire [DST] et les Renseignements généraux [RG] pour en terminer avec certaines pratiques. Nous avons supprimé la section presse des RG, détruit toutes ses archives et dissout la section politique, qui suivait l'activité des partis.

Par ailleurs, lorsqu'il a été ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy a supprimé la pratique des notes blanches [NDLR : notes contenant des informations confidentielles et n'ayant pas d'existence officielle] [couleur Probe]. Il n'existe aucun cabinet noir au sein de la DCRI. Aucun de ses policiers n'est chargé de surveiller les journalistes. Des fonctionnaires rédigent simplement une revue de presse pour le ministère de l'Intérieur. Il arrive, bien sûr, que des journalistes soupçonnés d'espionner au profit d'une puissance étrangère ou de compromettre des secrets liés à la défense nationale soient surveillés. Mais ils le sont comme tout citoyen suspecté de violer la loi.

piqué dans l'article : Péchenard: "Je ne suis pas le chef des barbouzes" Propos recueillis par Jean-Marie Pontaut, publié le 09/11/2010 - www.lexpress.fr

 

Le squale est plutôt myope...

Les requins comptent assez peu sur leur vue pour détecter leurs proies ou percevoir l'arrivée de leurs éventuels ennemis. Leurs yeux sont médiocres. Les squales sont myopes.

L'oeil du requin est construit sur le même plan que celui des autres vertébrés. Le globe oculaire lui-même est protégé par deux paupières rudimentaires. Il est mobile grâce au jeu d'un petit nombre de muscles. L'ensemble est volumineux. La cornée transparente est aplatie et se prolonge par une sclérotique extrêmement résistante, en partie cartilagineuse. Le cristallin, globuleux, est presque sphérique : sa convexité exagérée, ainsi que le fait qu'il se déforme très peu et accommode donc mal, explique la myopie du à squale. La pupille est parfois ronde, parfois ovale, selon les espèces

Les squales distinguent surtout les mouvements, et n'ont une vision nette que des objets rapprochés. Néanmoins, ces animaux sont capables de différencier certaines images visuelles simples, par exemple un panneau à rayures verticales et un panneau à rayures horizontales. Mais ils réagissent surtout aux mouvements. Il semble, du reste, que l'acuité visuelle diffère considérablement selon les espèces. Il existe des requins de grand fond qui ne sont pas loin d'être aveugles. Les requins benthiques (requins-tapis, requins-nourrices, requins de sable) sont eux aussi très mal lotis de ce point de vue. Mais les chasseurs du grand large (requin bleu, requin blanc, requin-tigre... ) y voient nettement mieux. Une mention doit être réservée ici, bien sûr, au requin-marteau : les yeux de ce dernier sont disposés au bout des deux expansions céphaliques.

http://ophtasurf.free.fr/vue/animaux/oeil_requin.htm

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02/02/2011

Quand Alain Bauer convoque Sherlock Holmes

http://lesechecs.unblog.fr/files/2010/03/sherlockholmes21.jpg

Le lundi 15 mars [2010], dans les salons du Sénat, et à l’invitation de Géostratégies 2000, Alain Bauer, Professeur de criminologie, est venu faire le point sur l’état des menaces, à l’échelle de la planète, en ce début de XXIème siècle. Alain Bauer, qui préside depuis décembre 2009 le Conseil Supérieur de la Formation et de la Recherche Stratégique, a démontré que le terrorisme et le crime organisé traversaient une mutation profonde, se mondialisaient et nous laissaient sans repères fiables. Il a insisté sur la nécessité d’adapter et de moderniser nos méthodes, pour tenter de prévenir ces nouveaux dangers, ou du moins d’y survivre.

 

Rarement traité par les média, particulièrement mal par la sphère économique et un peu mieux par le monde politique, ce sujet brille par sa complexité et doit être traité avec méthodologie, avertit d’emblée Alain Bauer. Le criminologue n’est ni un policier, ni un juge, il est là pour comprendre les criminels et établir avec eux une sorte de relation incestueuse. Sommes-nous davantage confrontés à des menaces internes ou externes ? Depuis vingt ans, avec la chute du Mur de Berlin, le concept de frontière, de territoire a disparu. Notre vision de la réalité a changé. Nous aimerions que le crime, la menace terroriste correspondent à notre mode de compréhension, nous ne parvenons pas à nous adapter. Aujourd’hui, le crime fonctionne comme une entreprise, selon les règles de l’économie de marché, à savoir intégration horizontale et verticale, investissement et réinvestissement, nouveaux marchés. Excepté peut-être pour le code de concurrence, ironise Alain Bauer. Actuellement, les Nations-Unies estiment que le crime réalise un chiffre d’affaires de 1500 milliards de dollars et détient 25% des réserves mondiales d’argent dans le système bancaire officiel (notamment en Asie et dans le Golfe Arabique). Le magazine américain Fortune classe les barons de la cocaïne parmi les plus grosses fortunes au monde.

 

UN CONTEXTE DEROUTANT

 

Même si nous développons une capacité à l’amnésie collective dans ce genre d’affaires, nous ne pouvons ignorer que ce secteur est stable dans ses logiques et ses cohérences, en dépit de quelques changements. Pendant longtemps, la spécialisation (machines à sous, prostitutions…) a dominé. Désormais, l’hybridation « crime-terrorisme » progresse et il y a en plus une diversification vers les stupéfiants. Quant aux méthodes, il y avait l’impôt révolutionnaire (Irlande, Pays Basque…), exigé par des gangs terroristes, des minorités nationales qui font la guerre pour obtenir leur autonomie ou leur indépendance. Les FARC en Colombie ne sont rien d’autre qu’une organisation criminelle cachée derrière un objectif révolutionnaire. Le « gentil » comman-dant Massoud en Afghanistan était aussi un vrai trafiquant de stupéfiants. Toutefois, souligne Alain Bauer, on assiste depuis peu à une certaine radicalisation. Les opérations terroristes en Occident sont le fait de libérateurs extérieurs, formés à l’étranger et qui lancent des opérations sur un territoire qu’ils connaissent. Ils possèdent une culture européenne ou américaine, ont reçu une éducation correcte, appartiennent à la classe moyenne. Depuis trois ans, la France abrite en moyenne un millier d’apprentis terroristes de cette sorte. Le réseau Internet leur sert d’accélérateur. Ils peuvent se préparer sans se déplacer, ni se réunir. Leur préparation dure entre 6 à 9 mois (contre 12 à 18 mois auparavant). Heureusement, précise Alain Bauer, les services de renseignement ont réussi à prendre le contrôle d’un grand nombre de systèmes informatiques. Le trafic de stupéfiants joue donc désormais un rôle important au sein du crime organisé. La dépénalisation du cannabis ne les a pas freinés. Au contraire, cela entraîne une baisse de la qualité et une hausse des prix. La cocaïne et ses dérivés, l’héroïne, sont aussi une source de gains importants. Les moyens mis en œuvre pour lutter contre ce fléau ne sont pas toujours efficaces. En France, le solde de production reste très élevé. L’Europe toute entière est concernée, et aussi la Turquie. Là, il existe une mafia classique, comme en Italie (avec Cosa Nostra, la Camora, …) qui obéit à des règles d’honneur. Au Japon, ce phénomène est ancestral, en Chine, il y a les Triades. En fait, les organisations mafieuses sont implantées partout. En Albanie, en Bulgarie (où on parle surtout de mafia de services), dans le Nord de l’Europe. Pour l’heure, seule la France semble y avoir échappé, se réjouit Alain Bauer. La donne change aux Etats-Unis, avec les narco-colombiens. Ils préfèrent s’implanter en Amérique du Sud, un marché de 350 millions d’habitants, peu structuré, et où ils n’ont pas à affronter le redoutable système judiciaire des Etats-Unis. Ils trouvent aussi des débouchés en Espagne et dans l’Afrique de l’Ouest. En parallèle, se développent également des trafics d’êtres humains, de clandestins, qui transitent par de nombreux pays, dont la France, avant d’atteindre la Grande-Bretagne. Les installations « offshore », qui constituent aussi un pilier clé de toutes ces organisations, profitent de l’hypocrisie générale qui les entoure, même si les grandes puissances commencent à s’y attaquer. Il ne s’agit pas d’un réseau criminel en tant que tel. Ces établissements qui sont légaux, disposent de locaux, d’un budget et de banquiers, permettent une respiration dans les pays fortement imposés. Mais, ce tuyau fiscal rend possible des branchements, et facilite les opérations de blanchiment, notamment pour le terrorisme. Il permet aussi les rétro-commissions, l’industrie de la fausse monnaie (surtout le dollar), très performante. Les planches à billets clandestines génèrent plusieurs centaines de milliards. Dans ces structures parallèles, qui sont très bien huilées, tout le monde se parle et se connaît, mais dans la discrétion. La crise leur a été plutôt salutaire. A l’occasion des plans de relance, deux milliards ont été détournés en Italie récemment. En France, cela s’est produit également. La Camora fait disparaître du blé, fabrique de faux fromages, elle s’attaque même à la gastronomie !

 

UNE ADAPTATION IMPÉRATIVE

 

Face à cette belle santé du crime organisé, les Etats ont déjà perdu la guerre. Leur adversaire a changé les règles, mais eux, n’ont pas évolué, hormis la Chine. On peut vraiment parler de crise de la pensée stratégique mondiale, se lamente Alain Bauer. On se contente de la thérapie, mais on oublie le plus important : le diagnostic. Cela est flagrant en matière de politique pénale pour les mineurs. Depuis quinze ans, il n’y a pas eu une seule réunion avec des magistrats, des juges, des policiers. Les détentions sont de plus en plus lourdes, les peines de plus en plus longues, mais cette criminalité augmente malgré tout et cela ne suscite aucun débat … La recherche stratégique est en panne. Ceci depuis l’arrivée de la dissuasion nucléaire, et de la théorie de la sanctuarisation du territoire national. Seulement, après 1989, l’ennemi cesse d’être « rouge », on pense qu’il sera « jaune », mais on se trompe. Et, le 11 septembre 2001, le « système radar » se dérègle. Un électron libre, bizarre, créé de toutes pièces par les Occidentaux dans les années 80, pour triompher des Russes en Afghanistan, apparaît. Ce sont les Talibans. De nouveaux terroristes, totalement imprévisibles, qui ne dépendent d’aucune grande nation. Ils disent, ils écrivent ce qu’ils vont faire, mais personne ne les lit. Pourtant, ils ont fait une déclaration de guerre à l’Amérique dès 1996. L’ennemi change de nature et notre système ne marche plus. Nous essayons d’imaginer leur dispositif en fonction de nos critères, de nos peurs, mais nous faisons fausse route. Nous n’avons pas face à nous, une organisation structurée, avec un quartier général et une hiérarchie, mais une nébuleuse dans laquelle se retrouvent des hommes qui partagent les mêmes idées et mettent en commun les moyens. Nous sommes aveuglés et rejetons la réalité. Nous n’avons pas su voir l’ampleur de la menace. Imaginons-nous la veille du 11 septembre 2001, propose Alain Bauer. Quel est l’état de nos connaissances ? On sait que depuis 1928, des avions sont détournés. En 1994, il y a eu l’Airbus Alger-Paris, qui devait s’écraser près de la capitale. En 1996, la première tentative contre le World Trade Center. On a appris que des apprentis pilotes se sont introduits aux Etats-Unis, certains déclarant même qu’il leur suffit de savoir décoller. A partir de ces données, je pourrais avancer qu’il est très probable que les équipes de 1996 vont reprendre leurs actes terroristes. Et ceci sans avoir à ma disposition aucun renseignement extérieur ou source gouvernementale. On m’aurait alors pris pour un fou, déclare Alain Bauer, mais le lendemain, les réactions auraient changé, on m’aurait reproché de ne pas avoir assez averti les autorités. Tout ceci prouve la réelle importance du travail d’analyse, tiré d’hypothèses basées sur des faits. Le renseignement français manque de crédit et de budget. Il ne peut se dévoyer dans le « fétichisme technologique ». C’est une chance, le renseignement humain est nettement plus performant. Nous avons conservé notre capacité de pays colonial, nous maîtrisons l’infiltration. Après la tentative de détournement du vol Amsterdam-Détroit, on a décidé d’installer des scanners corporels, pour tenter de voir d’éventuels explosifs. Or, ce sont des gesticulations inutiles. Cette posture réactive à l’actualité, dictée par le « fétichisme technologique », n’a aucun lien avec la réalité. S’il n’y a pas de détecteur, cela ne sert à rien, déplore Alain Bauer. Les criminologues doivent absolument sortir de la crise de la pensée stratégique, de l’interdit, élargir le champ du dialogue. Nous avons un maître, Sherlock Holmes, qui a tenu ces propos : « Une fois l’impossible supprimé, ce qui reste, même l’invraisemblable, doit être vérifié » [Il semble que ce soit en fait : "Lorsque vous avez éliminé l’impossible, ce qui reste, aussi improbable que cela paraisse, doit être la vérité". (Le Signe des Quatre) Arthur Conan Doyle 1890]. Or, pour nous, ce qui était invraisemblable, nous semblait impossible. Et c’est pourquoi nous avons zappé un certain nombre de dossiers. Comme par exemple, le milliard que l’Iran doit toujours à Eurodif. Je mise beaucoup d’espoirs sur les Assises de la Recherche Stratégique, qui se tiendront fin juin, conclut Alain Bauer. Ce sera un espace libre d’expression et de dialogue. Il faut mettre un coup d’arrêt à cette crise, qui n’est ni française, ni européenne, mais mondiale. Nous devons miser sur de nouveaux outils souples et de décèlement précoce, et les partager.

« ETAT DES MENACES »
Avec Alain Bauer
Professeur de criminologie au CNAM, Pr
Ésident du Conseil SupÉrieur de la Formation
et de la Recherche Strat
Égique

N° 76 – OCTOBRE 2010

piqué au tas sur geostrategies2000

11:20 | Lien permanent | Commentaires (0) |

28/01/2011

EUROPOL - rapport TE-SAT 2010 - Cognin et Poitiers : la fabrique de toto

SmellsLikeBullshit.jpg

COGNIN cité dans le rapport TE-SAT 2010

 

page 34 :

- In France, one left-wing activist was killed and another one severely injured while handling sodium chlorate to manufacture an IED in a disused factory. A total of four people were arrested during the investigation.

 

Totalement faux

 

Relire:

Cognin - Tarnac ou comment justifier la pérennité de la section antiterroriste ?

 

JUSTICE/SAVOIE
L'explosion mortelle de Cognin n'était pas une affaire de terrorisme

chambéry

L'explosion mortelle de Cognin n'est pas le résultat d'une erreur de manipulation d'apprentis terroristes.
Ce sont des experts qui le disent. Quatorze mois après avoir été saisi de l'enquête, le juge d'instruction du pôle antiterroriste de Paris vient, avec un avis favorable du parquet, de renvoyer l'affaire à Chambéry, en se déclarant "incompétent" par ordonnance, il y a quelques jours.
Il appartient maintenant au procureur général, ici, de désigner un nouveau juge d'instruction. Pour rechercher dans le registre du droit commun, entre la manipulation de produits explosifs et les causes de l'accident, si des infractions peuvent être reprochées aux jeunes mis en cause.

 

page 35 :

- Most actions by anarchist extremists are unprepared, impulsive acts committed by small groups. However, violent incidents in the French city of Poitiers on 10 October 2009 [surlignage Probe] showed that these groups are also capable of leading quick and violent actions of street rioting, thereby targeting the law enforcement authority and properties representing governmental and economical power. Similar tactics were observed in Belgium in two attacks against business interests. The French and Belgian cases appear to contradict the generally acknowledged impulsive nature of anarchist activities, in that they appear to have been well prepared in advance and organised down to the minutest details of their execution.

10:07 | Lien permanent | Commentaires (0) |

26/01/2011

Reclassement à la DCRI : Bernard Squarcini, débusqueur de fuites de cabinet ministeriel

piqué au tas sur www.lemonde.fr - 25/01/2011

R-F_Rayonnement Français.jpg

La DCRI est dans la tourmente

D'ordinaire délaissé ou traité par obligation, le renseignement a connu sous la présidence Sarkozy un formidable regain d'intérêt. Il faut en effet porter au crédit du chef de l'État d'avoir initié une large réforme des "services secrets" français dans l'objectif de perfectionner le dispositif existant. En outre, les budgets alloués connaissent une légère croissance, élément précieux alors que nombre d'administrations subissent les conséquences de la rigueur économique.

Dans le domaine du renseignement intérieur, la création d'un grand service constitue une avancée remarquable qu'il convient de ne pas minorer. A ce sujet, et contrairement à ce que les observateurs ont écrit, la Direction Centrale du Renseignement Intérieur (DCRI), qui a vu le jour en juillet 2008, ne procède pas de la fusion de la Direction de la Surveillance du Territoire (DST) et de la Direction Centrale des Renseignements Généraux (DCRG), mais de l'absorption par la première d'une grande partie de la seconde. Pareille action a permis de parfaire la mutualisation des très grandes compétences de la DST et de la DCRG en matière de lutte antiterroriste notamment. La vieille rivalité et le chevauchement des domaines d'action ont désormais cédé le pas à une structure efficace qui compte sans doute parmi les meilleurs services au monde.

image de Les Barbouzes

Toutefois, nos concitoyens ignorent tout de ces aspects positifs et, fort légitimement, ne retiennent que le parfum de scandale qui nimbe la DCRI. En effet, le service a occupé à plusieurs reprises le devant de la scène médiatique, ternissant son image et gagnant la réputation d'une officine spécialisée dans les "coups tordus". La presse a tour à tour accusé le renseignement intérieur d'enquêter sur les rumeurs concernant la vie privée du président de la République, sur des informations transmises par un membre de cabinet ministériel à un journaliste dans le cadre de l'affaire Bettencourt, de surveiller l'activité de certains journalistes ou même d'espionner des ordinateurs de particuliers.

Ces accusations induisent trois principaux constats : en premier lieu, le renseignement est aujourd'hui victime de la trop grande présidentialisation opérée par Nicolas Sarkozy. Alors que la DCRI répondait à sa mission de contre-ingérence en enquêtant sur les rumeurs concernant la vie privée du président de la République (on ne pouvait en effet pas exclure la possibilité de menées subversives orchestrées par une puissance ou une entité étrangère), alors que le service remplissait son office en débusquant l'origine d'une "fuite" en provenance d'un cabinet ministériel, la trop grande immixtion du Chef de l'État dans les affaires de renseignement a laissé accroire que Bernard Squarcini, le patron de la DCRI, s'était livré à des pratiques inacceptables pour une démocratie.

fumeur_de_pipe.jpg

En second lieu, les accusations portées par Médiapart et Le Canard Enchaîné à l'encontre d'un service supposé espionner journalistes et citoyens démontrent le poids que les fantasmes ont pris dans la capacité d'appréciation de la thématique du renseignement. En effet, on imagine mal qu'une administration, fût-elle secrète, procède à des actions éminemment délictueuses, aussi intolérables et contraires à toute éthique du renseignement (même s'il paraît établi que l'article 20 de la loi de 1991 sur les interceptions de sécurité a fait l'objet d'une "surinterprétation", les impératifs de lutte antiterroriste ne pouvant s'appliquer à la surveillance d'un membre de cabinet ministériel).

Mais face à certains emportements médiatiques, on stigmatisera tout particulièrement l'extraordinaire béance intellectuelle concernant la culture française du renseignement en France.

Les services de renseignement qui concourent au rayonnement de notre pays, à la défense de notre sécurité et de nos intérêts, ont un cruel besoin que les Français connaissent mieux leurs activités. L'Espagne a parfaitement compris cette nécessité, elle qui vient de voir se tenir le deuxième colloque international consacré au renseignement à Madrid, à l'initiative du CNI (Centre national du renseignement). Les Espagnols, en érigeant le renseignement en discipline universitaire largement enseignée et médiatisée, permettent aux citoyens de se départir de leurs préventions naturelles, de saisir l'utilité capitale des services secrets. La péninsule ibérique nous montre en cela le chemin à suivre tant sur le plan politique qu'universitaire.

Enfin, ce lynchage médiatique, quand bien même serait-il justifié par de réelles actions illégales, ne remplacera jamais le nécessaire contrôle des services de renseignement et de sécurité. Or, la Délégation parlementaire au renseignement n'a aucun réel pouvoir autre que celui d'audition. Elle a rendu public un document de 23 pages, caractérisé par sa totale vacuité et qui ne saurait mériter le nom de rapport ; nous savons qu'elle a également présenté un document classifié au premier ministre, sans que celui-ci ne jouisse d'aucune capacité contraignante.

document_déclassifié.jpg

Pour ne plus être la risée de nombre de ses homologues européens, la France pourrait s'inspirer avec profit de l'exemple belge ; le royaume a créé le Comité R, émanation d'une commission sénatoriale, présidé par un magistrat. Le Comité a connaissance de détails classifiés et opérationnels. Il fonctionne comme un organisme de contrôle que peuvent saisir les parlementaires ou les citoyens qui l'estiment nécessaire (en cas de délit constaté, le Comité R saisit le Procureur du roi). Il réalise également des préconisations à l'endroit des services. Enfin, le Comité transmet un rapport à la commission sénatoriale et aux autorités gouvernementales.

Ce dispositif présente bien des avantages puisqu'il mêle contrôle administratif et parlementaire tout en respectant la confidentialité des matières abordées. Il implique les représentants du peuple dans le détail sans pour autant les doter d'un fort pouvoir inquisitorial. Il représente un compromis entre la culture exécutive et celle de la représentation sans rien céder aux exigences démocratiques.
Ainsi, en matière de renseignement, les réformes cardinales restent-elles encore à réaliser. Contrôler les services et expliquer à quoi ils servent ne constituent pas des défis majeurs, mais des défis vitaux pour les services secrets et la démocratie elle-même.

Floran Vadillo, politologue, spécialiste des questions de renseignement

 

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25/01/2011

Les aléas des marchands de sécurité

Thales veut réaliser des acquisitions ciblées

Luc Vigneron, président de Thales, souhaite «maintenir un équilibre» entre les activités défense et civiles.

Sur le front des commandes, 2010 aura été meilleure que prévu pour Thales. «Après une année exceptionnelle en 2009 qui avait notamment bénéficié des plans de relance, nous nous attendions à enregistrer nettement moins de commandes. Au final, 2010 a été bien meilleure que ce qui était attendu », assure Luc Vigneron, président du groupe technologique français depuis dix neuf mois, dans un entretien au Figaro. Au 3ème trimestre, les prises de commandes étaient en retrait de 15 %. Parallèlement, «les succès à l’export dans les domaines de la signalisation ferroviaire, du contrôle aérien et plus encore dans le domaine spatial avec notamment le grand contrat signé avec l’américain Iridium ont permis de compenser la baisse des commandes en France», poursuit le président. Fin septembre, l’activité en France qui emploie 34.000 personnes, soit la moitié des effectifs mondiaux, et représente 50 % du chiffre d’affaires consolidé, était en retrait de 20 %.

En Europe, malgré la reprise des marchés civils, le groupe traverse une période d’incertitude. «En 2010, la crise budgétaire laisse présager un environnement durablement plus difficile pour les marchés de défense», note Luc Vigneron. La défense représente la moitié de l’activité de Thales. «Le marché de la défense est devenu bipolaire avec en Europe une pression sur les budgets et, cela, durablement. A contrario, les marchés émergents se développent et veulent acquérir les attributs de souveraineté associés à leur nouvelle richesse économique», développe-t-il. Dans ce nouveau monde, «le modèle de l’exportation directe s’étiole progressivement devant la volonté politique de pays qui veulent faire émerger leur industrie nationale à travers des transferts de technologie et des partenariats», ajoute Luc Vigneron.

Face à cette nouvelle donne, Thales doit se réorganiser car «la stratégie de métiers menée jusqu’à mon arrivée était bonne mais l’organisation mal adaptée», résume Luc Vigneron. Le groupe doit être plus proche de ses clients. «Il n’y a plus qu’un seul responsable par client auquel il pourra vendre tous les produits du groupe: défense, sécurité, aéronautique, transport et espace », déclare Luc Vigneron. Le groupe sera amené à produire dans les pays où il vend et à créer des sociétés communes avec des partenaires locaux. «Il est possible de conserver 34.000 emplois en France si nous changeons de braquet en matière d’innovation, martèle le président. Notre compétitivité n’est pas tant dans les coûts de production que dans les coûts de recherche et développement»

Cessions à la marge

Il veut aussi réaliser des économies d’échelle, par exemple en matière d’achats. «11 % seulement des achats sont mutualisés. C’est peu. Nous regardons comment aller plus loin» souligne Luc Vigneron. Cette année sera également marquée par des mesures sociales: Thales envisage de supprimer jusqu’à 1 500 postes dans les sites français. «Les départs se feront tous sur la base du volontariat», précise-t-il. L’ensemble de ces mesures s’inscrivent dans le plan de compétitivité, baptisé Probasis, qui prévoit 1,3 milliard d’économies d’ici à 2013. Et qui pourrait être durci.

Cette stratégie doit permettre au groupe de passer de 13 milliards à 20 milliards d’euros de chiffre d’affaires en dix ans soit une croissance moyenne de 4 % par an. Le groupe compte sur ses propres forces et aussi des acquisitions. «Nous souhaitons réaliser des opérations qui viennent compléter nos technologies et notre implantation géographique. C’est ce qu’illustre, par exemple, notre récent rachat du français Ceso, spécialiste de l’observation spatiale, ou encore de l’américain AAC, spécialiste des sonars, explique-t-il. Toutefois, nous n’excluons pas à priori une plus grosse opération. Tout est une question d’opportunité».

Par exemple, si l’Etat décidait de sortir de Nexter, le fabricant de blindés et d’armements terrestres, le groupe «ne pourrait s’en désintéresser». Avec Sagem, les deux sociétés sont partenaires dans le cadre du programme Scorpion de modernisation de l’armée de terre française.

A contrario, le président ne veut pas céder des pans entiers d’activités. Certains analystes financiers estiment que Thales devrait vendre des activités notamment la signalisation ferroviaire, représentant au total 3,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires. « Nous ne la vendrons pas. C’est une activité rentable et en croissance avec laquelle Thales est numéro deux mondial. Si nous réalisons des cessions, ce sera à la marge, affirme le président qui veut «maintenir un équilibre entre le civil et la défense».

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piqué au tas sur le figaro.fr - 24/01/2011

11:35 | Lien permanent | Commentaires (0) |

21/01/2011

Tunisie : la question des droits de l'homme en 2008

Méditerranée : Sarkozy défend son projet à Tunis

Alain Barluet
02/05/2008 |
Le président Ben Ali accueille le couple présidentiel lundi à son arrivée en Tunisie. AFP/Kovarik
Le président Ben Ali accueille le couple présidentiel lundi à son arrivée en Tunisie. AFP/Kovarik Crédits photo : AFP

Le président de la République, accompagné de son épouse, effectue une visite d'État de quarante-huit heures à Tunis.

Après le Maroc et l'Algérie, l'an dernier, Nicolas Sarkozy revient en Tunisie où il n'était passé qu'en coup de vent. La visite d'État de quarante-huit heures qu'il commence aujourd'hui lui donnera le temps d'évoquer avec son hôte tunisien tous les thèmes d'une relation très dense avec, au premier chef, l'Union pour la Méditerranée. Le président de la République doit notamment y consacrer l'essentiel du discours qu'il prononcera mercredi devant les étudiants de l'Institut national des sciences appliquées et des technologies de Tunis. C'est également dans la capitale tunisienne que pourrait être installé le futur secrétariat de l'Union pour la Méditerranée qui sera officiellement lancé au sommet de Paris, le 13 juillet prochain. Un ancrage qui s'explique sans nul doute par la relation privilégiée, «apaisée», dit-on à Paris, qui prévaut entre la France et la Tunisie. Celle-ci avait positivement et promptement accueilli le grand chantier méditerranéen de Nicolas Sarkozy, a fortiori s'il consacre un partenariat sur un pied d'égalité entre les deux rives de la Méditerranée, ce que n'est pas parvenu à accomplir le processus de Barcelone. À Tunis, le chef de l'État, qui a envoyé en précurseur son conseiller spécial Henri Guaino, la semaine dernière, devra donc rassurer ses interlocuteurs qui ne veulent pas entendre parler d'une «resucée» de Barcelone, selon le mot d'une source diplomatique. «Il faut que notre partenariat soit le fruit d'un véritable dialogue Nord-Sud et non un concept imposé au Sud par le Nord», a plaidé hier Nicolas Sarkozy, dans une interview à la presse tunisienne.

Autre thème phare, l'immigration qui fera l'objet d'un accord de «gestion concertée» signé par Brice Hortefeux. Après le Sénégal, le Congo, le Gabon et le Bénin, la Tunisie sera le premier pays du Maghreb à passer avec Paris un tel contrat destiné à faciliter l'accès de l'Hexagone aux immigrés qualifiés. Une piste appréciable pour un pays où le chômage des jeunes diplômes pèse lourdement sur l'économie.

 

La question des droits de l'homme

Des contrats sont également en vue. Accompagné d'une centaine de patrons, Nicolas Sarkozy s'efforcera de conforter la place de la France au premier rang des partenaires économiques de la Tunisie. Dans le nucléaire civil, un accord-cadre sera paraphé offrant à la Tunisie un accès à la haute technologie française, comme cela a été le cas avec la Libye, le Maroc ou l'Algérie. La fourniture de réacteurs nucléaires pourrait suivre… Mais pas avant une quinzaine ou une vingtaine d'années. À plus court terme, Airbus devrait faire affaire avec Tunis Air qui veut renouveler sa flotte, soit une trentaine d'appareils. En concurrence avec Siemens, Alstom est sur les rangs pour la construction d'une centrale électrique.

Nicolas Sarkozy ne manquera pas de croiser la question des droits de l'homme dont les militants attendent de lui un «geste fort». Rama Yade sera du voyage «pour évoquer un certain nombre de dossiers». Un terrain délicat sur lequel Paris veut poursuivre un «dialogue confiant» sans provoquer de crispation par des sorties publiques.

piqué sur /www.lefigaro.fr/international - 02/05/2008

 

21:16 | Lien permanent | Commentaires (0) |

19/01/2011

Stupéfiant Confusionisme entre Alsace et Allemagne : Monsieur le Président de la République, Nicolas Sarkozy, informe sur les dépendances pour mieux prévenir leur usage

16:27 | Lien permanent | Commentaires (0) |

15/01/2011

Clearstream : Bernard Squarcini [ex Squale], devrait [au présent du conditionnel] se désister de l'action qu'il a engagée contre Dominique de Villepin [futur président]

Procès Clearstream: le chef de la DCRI devrait se désister contre Villepin

PARIS - Le patron de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), Bernard Squarcini, devrait se désister de l'action qu'il a engagée contre Dominique de Villepin, au procès en appel de l'affaire Clearstream en mai, a-t-on appris vendredi auprès de son avocat.

"M. Squarcini envisage de se désister de sa constitution de partie civile contre M. de Villepin", a déclaré à l'AFP Me Patrick Maisonneuve, tout en précisant que son client maintenait son action contre l'ancien responsable d'EADS Jean-Louis Gergorin et le mathématicien Imad Lahoud.
Un tel désistement devrait être acté à l'audience, programmée du 2 au 26 mai. Me Maisonneuve n'a pas souhaité donner les motivations de son client.
Le nom de Bernard Squarcini avait été ajouté sur des listings de la chambre de compensation luxembourgeoise Clearstream, suggérant qu'il détenait des comptes occultes à l'étranger. Comme une quarantaine d'autres victimes, le haut fonctionnaire s'était constitué partie civile.
Le 28 janvier 2010, le tribunal correctionnel de Paris a relaxé l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin, poursuivi pour complicité de dénonciation calomnieuse. En revanche, il a condamné Imad Lahoud et Jean-Louis Gergorin, considérés comme les principaux auteurs du complot, à respectivement à 18 et 15 mois de prison ferme, ainsi qu'à une amende de 40.000 euros.
Le parquet avait fait appel de la relaxe de M. de Villepin.
Révélée à l'été 2004, l'affaire Clearstream est une vaste histoire de manipulation où des listings de Clearstream ont été falsifiés. Des noms de personnalités, dont celui de Nicolas Sarkozy, y ont été ajoutés, afin de faire croire qu'ils détenaient des comptes occultes à l'étranger.
Scandalisé par de telles accusations, Nicolas Sarkozy s'était constitué partie civile le 31 janvier 2006. Il est depuis convaincu que Dominique de Villepin était au coeur de ce complot, fomenté selon lui pour lui barrer la route de l'Elysée. Dominique de Villepin, lui, assure s'être fait abuser par Jean-Louis Gergorin. Il n'a toutefois pas fait appel.

piqué au tas sur L'Express.fr - 15/01/2011

09:47 | Lien permanent | Commentaires (0) |

02/01/2011

MISSIONS EXTERIEURES ET COOPERATION POLICIERE (1)

par
Geneviève GIUDICELLI-DELAGE
Professeur à l’Université Panthéon-Sorbonne (Paris I)
et
Olivier CAHN
ATER à l’Université de Cergy-Pontoise

 

L’européanisation et l’internationalisation ne cessent de faire évoluer les concepts et institutions. Tel est le cas de la coopération. Mécanisme interétatique, par lequel, à l’origine, des Etats unissaient leurs forces pour répondre à des problèmes qui étaient les leurs et que chacun connaissait sur son territoire, il correspond également, de nos jours, à la mise en œuvre par des Etats, qui l’assument ensemble, d’une politique commune – qui dérive de décisions d’instances européennes ou internationales – à l’égard de questions qui ne les concernent pas directement en tant qu’Etats. La coopération policière de deuxième pilier (2) relève de ce nouveau mécanisme interétatique. Sémantiquement, parce que les Etats assument une politique commune de l’Union européenne (ainsi que le disent clairement les noms des instruments juridiques qui la mettent en œuvre : « action commune », « position commune »), coopération s’entend donc « cohérence », celle nécessaire des actions étatiques mises au service de cette politique ; mais, parce que cette coopération n’est que l’une des coopérations spécifiques de l’Union européenne, coopération s’entend encore « coordination », celle souhaitable des diverses polices européennes. Juridiquement, la coopération policière de deuxième pilier s’inscrit dans un ensemble de relations (verticales et parfois horizontales) d’une extrême complexité, aux facettes diverses (institutionnelle, normative, opérationnelle)3, résultante d’un processus qui est encore marqué par l’incomplétude.
(1)
Ce texte est un résumé actualisé de la contribution française aux travaux du Conseil de la magistrature militaire italien, et publiés par ce dernier (en anglais et en italien), intitulés European common defence and criminal judicial area (Rome 26-28 novembre 2004) ; voir également le premier volet de ces travaux (en français et en italien), Missions militaires de peace keeping et coopération en matière pénale (San Remo, 11-12 octobre 2003).
(2)
Décidée par l’annexe 1 à l’annexe IV des §.25 des conclusions de la présidence, Conseil européen d’Helsinki, 1999 et formalisée au II. de l’annexe VI des conclusions de la présidence, Conseil européen de Nice, 2000 ; cf. F. Nkundabagenzi, L’Union européenne et la gestion civile des crises, GRIP DATA : G1808

la suite du document ici.

ou à télécharger : MISSIONS EXTERIEURES ET COOPERATION POLICIERE.pdf

15:22 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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