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13/12/2009

Sécurité, menaces et salaires de la peur, tout le monde veut en croquer !!! CNR ( conseil national du renseignement )

http://image.toutlecine.com/photos/s/a/l/salaire-de-la-peur-1953-03-g.jpg

A ne pas manquer : Premier colloque européen des directeurs de sécurité d’entreprise

Mardi 15 décembre, dans les locaux de l’OCDE à Paris, se tiendra sous la présidence de François Roussely, président du CDSE, le premier colloque européen des directeurs de sécurité/sûreté d’entreprise, ouvert par Henri Proglio et clôturé par Guillaume Pepy.

Les entreprises évoluent dans un environnement changeant et doivent aujourd’hui faire face à de nouvelles menaces. Quelles sont-elles et comment l’entreprise peut-elle y répondre ? Le CDSE présentera les résultats exclusifs d’une large enquête menée conjointement avec l’Edhec sur les perceptions et les réactions des entreprises face à ces nouvelles menaces.

Autour de quatre tables-rondes, il s’agira d’établir un état des lieux de ces nouvelles menaces, pour certaines nées de la crise économique, et de réfléchir aux moyens d’y faire face à partir des « bonnes pratiques » de certaines entreprises. Seront abordés les enjeux de la cybercriminalité, les nouvelles formes de contestation sociale (blocages, sabotages, terrorisme, etc.), l’impact de la crise sur les budgets de sécurité, etc.

Ce colloque, organisé par le CDSE, sera animé par un riche panel de directeurs sécurité internationaux, de PDG, de hauts fonctionnaires, de conseillers politiques, d’experts et d’universitaires. Il comptera notamment les présences de Bernard Bajolet (Coordonnateur National du Renseignement à la Présidence de la République) et Pascal Teixeira (Directeur de la Stratégie à la DGSE).

 

> Programme du colloque :

 

> 9h30-11h00 : Quelles menaces ?

Enquête : Etat des lieux des menaces pour les entreprises européennes. Enquête réalisée avec le concours de l’Edhec.

 

> 11h15-12h45 : Crise économique et nouvelles formes de contestation

Quelles sont ces nouvelles formes de contestation ? Est-ce un phénomène français ? Comment les entreprises sont-elles susceptibles d’y répondre ? Comment les partenaires de l’entreprise peuvent-ils travailler de concert pour éviter tout débordement ?

 

> 14h30-15h00: La mise en oeuvre d’une politique de sécurité sur le marché international

L’International Security Management Association (ISMA) présentera les outils mis en place par les grandes entreprises pour combattre les nouvelles menaces.

 

> 15h00-16h30 : Quelles répercussions la crise économique a-t-elle sur l’organisation de la sécurité des entreprises ?

Hausse de la malveillance, baisse des budgets sécurité : Comment les acteurs de la sécurité peuvent-il s’adapter à cette nouvelle donne ?


10/12/2009
Élysée : renfort à la cellule “renseignement”
Jérôme Poirot, ancien haut fonctionnaire de la ville de Paris et ex-conseiller de Rachida Dati au ministère de la Justice, rejoint le coordonnateur national du renseignement à l’Élysée.

La cellule “renseignement” de la présidence de la République s’étoffe avec l’arrivée de Jérôme Poirot. Ce haut fonctionnaire de 45 ans vient d’intégrer l’équipe du coordonnateur national du renseignement, Bernard Bajolet. Conseiller technique pour les affaires budgétaires au cabinet de la garde des Sceaux, Rachida Dati, jusqu’en juin dernier, cet administrateur de la ville de Paris a beaucoup bougé, comme en témoigne sa carrière. Docteur en géographie, diplômé de l’École supérieure des transports, Jérôme Poirot est aussi passé par l’ENA (promotion Averroès, 2000).



Le Coordonnateur national du renseignement vient enterrer le CIR (comité interministériel du renseignement) jusqu’alors placé sous l’autorité du Premier ministre , au sein du Secrétariat général de la défense national (SGDN) dont le périmètre d’action est sérieusement menacé depuis plusieurs années.

 

En effet, l’ordonnance du 7 janvier 1959 confiait au Premier ministre le soin d’animer la coordination entre les différents services de renseignement et de sécurité ; puis, le décret du 17 octobre 1962 a créé le Comité interministériel de renseignement (CIR) chargé de rédiger un plan gouvernemental de renseignement que le Premier ministre soumettait à l’approbation du Président. Le dispositif, tombé en désuétude, a été ranimé par le décret du 20 avril 1989, élaboré par le cabinet de Michel Rocard , et qui reprend les grandes lignes fixées dès 1962. Jean-Pierre Raffarin, en 2004, a également tenté de réactiver ce mécanisme.

 

Avec la création du CNR, la marginalisation du Premier ministre en matière de renseignement est officialisée. En effet, plusieurs facteurs se combinent : nul besoin de rappeler qu’en France le Président de la République exerce des pouvoirs que la Constitution ne lui octroie pas explicitement comme l’a démontré le Professeur Pierre Avril ; en matière de renseignement, en particulier, alors même que le Premier ministre est doté d’outils tels que le CIR ou encore le rattachement des services de renseignement et de sécurité aux ministres de l’Intérieur et de la Défense, l’autorité du Président de la République, hors période de cohabitation, s’exerce sans partage dans ces domaines régaliens (grâce à la soumission des responsables concernés).

 

Nicolas Sarkozy a vite saisi l’importance stratégique de ces compétences et services : en juillet 2008, il a impulsé la création de la DCRI et placé à sa tête Bernard Squarcini, un fidèle. Par la suite, il a procédé au remplacement du très chiraquien patron de la DGSE, Pierre Brochand, pour nommer à sa place Erard Corbin de Mangoux, ancien conseiller élyséen pour les affaires intérieures et ancien collaborateur au conseil général des Hauts-de-Seine (les mouvements au sein de la direction générale se poursuivent d’ailleurs dans le même sens).

 

Certains, Nicolas Sarkozy en premier, ont dénoncé cette hypocrisie de l’exercice du pouvoir sous la Vème République qui concentre les prérogatives les plus importantes dans les mains du chef de l’Etat, irresponsable pour la durée du mandat  ; toutefois, au lieu de réformer la Constitution pour déchirer ce voile de mensonges et doter le Président de la République d’une véritable responsabilité politique, Nicolas Sarkozy préfère exercer au grand jour tous les pouvoirs acquis par le chef de l’Etat depuis 1958, et accentuer la marginalisation du Premier ministre. L’hypocrisie est dissipée mais la fonction présidentielle est directement exposée et la clef de voûte des institutions pourrait, en cas de scandale comparable à celui du Rainbow Warrior , être durablement atteinte.

 

Un dispositif de coordination du renseignement plus démocratique pourrait être envisagé, sans aller jusqu’à instituer le Premier ministre en acteur central du renseignement, comme Michel Rocard l’avait un temps imaginé. Il conviendrait en premier lieu de revenir sur la décision gaullienne de 1966 qui avait retiré le SDECE (l’actuelle DGSE) de la tutelle du Premier ministre pour le placer sous l’autorité du ministre de la Défense. On pourrait également procéder à la création d’un portefeuille de Secrétaire d’Etat au renseignement, en s’inspirant du modèle espagnol. Dans les deux cas, le Président de la République exercerait toujours les pouvoirs qu’il possède aujourd’hui sans exclure le Premier ministre, l’activité de renseignement gagnerait une administration ministérielle apte à agir pour le mieux, la question du contrôle parlementaire des activités de renseignement s’en trouverait simplifiée et, enfin, les services jouiraient d’une certaine reconnaissance publique (« réconcilier le renseignement avec la nation », selon le CNR) qui leur fait encore défaut.

 

Au final, l’idée d’améliorer la coordination entre les services contribuant aux activités de renseignement est louable. Le dispositif mis en place depuis 2008 n’est guère satisfaisant, à divers niveaux. Le renseignement nécessite autre chose qu’une volonté de puissance comme principe coordonnateur.

Terra Nova :

http://www.tnova.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=1097

 

« Le Bajolet nouveau est arrivé » (p.11) : L’ambassadeur de France en Algérie, Bernard Bajolet, va coordonner l’ensemble des services de renseignements à l’Elysée.

Le Bajolet nouveau est arrivé

Algérie / samedi 21 juin 2008 par Renée de Saissandre

François Fillon est attendu ce samedi à Alger, où il devrait retrouver l’actuel ambassadeur de France en Algérie, Bernard Bajolet, 59 ans et toutes ses dents. Ce dernier se prépare à coordonner l’ensemble des services de renseignements à l’Elysée. Portrait.

Le nouveau poste que l’Ambassadeur Bernard Bajolet se prépare à occuper ne devrait pas trop le dépayser. Les bunkers sécurisés et les environnements hostiles, ça le connaît. Alors, coordonner l’ensemble des services de renseignement à l’Élysée, quand on sait leur enthousiasme à travailler ensemble, ne peut que lui rappeler des terrains mouvants familiers. Ce nouveau poste de coordinateur vise à introduire cohérence et complémentarité entre des administrations bunkérisées (Lire l’encadré) et va faire grincer des dents. Pour en imposer aux espions militaires et civils, il fallait donc un serviteur de l’État doté d’un pédigrée riche en faits d’armes. Un champion des missions casse-gueule, les casseroles en moins. Le genre de profil qu’on irait davantage dégoter boulevard Mortier, à la DGSE, qu’au Quai d’Orsay.

C’est pourtant sur un diplomate que Nicolas Sarkozy a jeté son dévolu. Un haut fonctionnaire qui choisit de représenter la France à Sarajevo plutôt qu’à Berlin, à Bagdad plutôt qu’à Abou Dhabi, à Alger plutôt qu’à Rabat ne peut être foncièrement mauvais pour un Président qui a souvent du mal avec une culture Quai d’Orsay, trop pusillanime à ses yeux. Et plus que ses congénères diplomates, Bernard Bajolet a pratiqué la communauté du « rens » [renseignement, pour les initiés] et la diplomatie de crise. Deux qualités requises pour prévenir les batailles rangées à venir entre services.

La confiance totale de Pierre Brochand

Parfait arabisant et vrai orientaliste, ce natif de Lorraine a fait l’essentiel de ses quelques trente années de carrière dans l’Orient compliqué. Et plus c’est compliqué, plus il aime. Il est conseiller à Damas de 1986 à 1990, alors que la France est la cible d’actions violentes liées aux réseaux proche-orientaux. Il se frottera alors à la DST, qui développe des contacts avec les Syriens. Il rejoint Amman comme Ambassadeur entre 1994 et 1998. Poste d’observation idéal d’un Irak sous embargo et base de repli des huiles du régime comme de ses opposants, il développera les contacts, se préparant sans le savoir encore à l’affectation qui le sortira définitivement du lot.

Bernard Bajolet, actuel ambassadeur de France en Algérie et futur coordonnateur des services de renseignements français - JPG - 67.7 ko
Bernard Bajolet, actuel ambassadeur de France en Algérie et futur coordonnateur des services de renseignements français
© Mor

Rentré de Sarajevo, flanqué du titre de Chevalier dans l’Ordre de la Légion d’Honneur qu’il a reçu à l’issue de sa mission dans la capitale bosniaque, c’est en « chef de section des intérêts français » qu’il arrive à Bagdad, en septembre 2003. La France qui s’est opposée à l’intervention américaine quelques mois plus tôt, n’est pas la bienvenue. Pendant que les envoyés américains restent barricadés dans la « zone verte » de la capitale irakienne, ciblés par les premiers groupes djihadistes, l’Ambassadeur de France se promène. Et va au contact des Irakiens apportant à l’Élysée et au gouvernement qui naviguent à vue des éclairages précieux sur la politique à mener. Cette connaissance fine du terrain lui sera utile quand il sera confronté aux prises d’otages de journalistes français. Il y gagne un rare crédit auprès de la DGSE, et la totale confiance de son patron, Pierre Brochand, un autre diplomate.

Un homme peu disert

Si l’homme aime communiquer avec les médias, sait murmurer à l’oreille des chevaux (il pratique l’équitation) et dialoguer avec des preneurs d’otages par mail, il parle peu de lui. Seul un magazine a réussi à lui extorquer quelques secrets : Le mag des Contrexévillois, le journal de la ville où vivent ses parents. Dans une interview titrée « exclusif » et publiée en janvier 2005, « l’ami et citoyen d’honneur » de la bourgade thermale des Vosges, connue pour son eau, révèle appeler de Bagdad « une fois par semaine » ses parents – papa a même été « plusieurs années adjoint au Maire ». L’Ambassadeur en eaux troubles ne boit pas que de la Contrex. Scoop : il aime le casino et le bal du Nouvel an. Sa faille ? La patience, « qui n’est pas innée ». Heureusement, il a « la foi » dans ce qu’il fait. Voilà qui devrait plaire au très catholique Claude Guéant, l’influent secrétaire général de l’Elysée.

Renseignements pris…

À Alger, qu’il rejoint fin 2006 dans la foulée de Bagdad, il retrouve une autre Ambassade bunkérisée où cohabitent gaiement et en nombre des agents de la DGSE et de la DST. Le numéro deux d’Al Qaïda vient d’annoncer l’intégration du GSPC algérien dans ses réseaux, augurant la série d’attentats sanglants qui frapperont ensuite l’Algérie. Les menaces directes contre la France le replongent dans la gestion du sécuritaire et les affaires de terrorisme. Une autre expertise à son actif, qui lui permettra d’avoir son mot à dire sur l’un des dossiers prioritaires du renseignement. Barbus et moustachus, attention ! L’homme à la barbiche qui arrive à l’Élysée va tous vous mettre à poils…

Voir en ligne : in Bakchich n°86

Diplomatie gonflée Les journalistes algériens d’El Watan et du Quotidien d’Oran ont assisté à un spectaculaire pétage de plomb de Bernard Bajolet, ambassadeur de France à Alger, au cours d’une rencontre informelle avec le diplomate. Outre une attaque perfide à l’encontre de Kouchner, qui, selon le diplomate, n’aura pas grande influence sur la politique étrangère de la France, Bajolet a rappellé qu’il n’avait qu’un patron, Nicolas Sarkozy. Au sujet de l’épineuse question du Sahara, M. Bajolet n’a pas fait preuve de langue de bois : le conflit sahraoui ne sera pas un facteur de blocage dans les relations algéro-françaises dans la mesure où « le Sahara occidental n’est pas un problème majeur, ni un enjeu pour la France ». Sur l’immigration et les visas, M.Bajolet a littéralement dérapé arguant que le nombre d’Algériens en situation irrégulière en France était de 350 000 ! Sachant que l’on estime habituellement de 200 000 à 400 000 le nombre de personnes en situation irrégulière en France, on peut se demander où M.Bajolet est allé chercher ses chiffres…

http://www.bakchich.info/RLD-bien-conseille,01282.html

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06/12/2009

à Malik

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Strasbourg 06/12/1986

11:59 | Lien permanent | Commentaires (0) |

03/12/2009

Qui êtes-vous, Polly Maggoo?

 

08:49 | Lien permanent | Commentaires (0) |

27/11/2009

Comment, avec l'aide de l'église ou toute autre agence de communication, justifier l'inégalité entre riches et pauvres par les dons

LE DON AU MOYEN ÂGE : PRATIQUE SOCIALE ET REPRÉSENTATIONS

 

St-louis.gif

Perspectives de recherche

par Eliana Magnani Soares-Christen

 

Version remaniée de l’essai publié dans CEM (bulletin du Centre d’études médiévales d’Auxerre), n° 4, 2000, p. 62-74.

(extraits)

Le pauvre – on y reviendra – est un acteur fondamental de l’échange car il est le véhicule du salut du riche. Effectivement, dans un passage de la Vie de saint Éloi, écrite dans le premier quart du VIIIe siècle, on souligne que « Dieu aurait pu faire tous les hommes riches, mais il voulut qu’il y ait des pauvres en ce monde, afin que les riches aient une occasion de racheter leurs péchés (10) ».

Par la volonté du Créateur de sauver les riches, la société est fondée sur l’inégalité. Ainsi, les biens dont dispose le riche sont, en fin de compte, le moyen de son salut (11).

La même idée apparaît dans l’acte de fondation de Cluny qui commence par le rappel suivant : « Si la Providence de Dieu veut qu’il y ait des hommes riches, c’est afin qu’en faisant un bon usage des biens qu’ils possèdent de façon transitoire, ils méritent des récompenses qui dureront toujours (12). »

La donatio pro anima s’articule, en effet, autour de l’idée que Dieu a donné aux hommes la possibilité d’obtenir des biens célestes grâce aux biens terrestres, de construire des choses éternelles avec des biens passagers (13).

Des temporalia, à condition qu’on en fasse un bon usage, peuvent se transformer en caelestia (14).

En ce sens, un acte de Lérins datant de 1033 fait remarquer que parmi les miracles de l’oeuvre du « grand arbitre » et les merveille qu’il a données aux mortels figure le fait que ceux-ci puissent mériter les éternelles et perpétuelles récompenses grâce aux biens matériels et fragiles(15).

L’affirmation se trouve confortée par l’Écriture qui enseigne qu’« on récolte ce qu’on sème » (Pr 22, 8; Si 7, 3; Jb 4, 8; Os 8, 7; Ga 6, 7; 2 Cor 9, 6) et que « la justice de celui qui a distribué et donné aux pauvres de ses biens demeure à jamais » (Ps 112, 9; 2 Co 9, 9). Donc on est en droit d’espérer retrouver dans l’au-delà ce qu’on donne ici-bas.

 

10. Vita sancti Eligii episcopi noviomensis, MIGNE, Patrologia Latina, t. 87, c. 533.

11. Pr 13, 8 dans CL 232 (milieu XIe s.), 208 (1110-1115), CLU 1715 (985), 1784 (988), 3350

(v. 1055), 3506 (1077).

12. CLU 112 (910).

13. CLU 1189 (965/966), 1190 et 1191 (965/966), 2731 (v. 1020), 3377 (1061-73), 3506 (1077).

14. CSV 110 (1014).

15. CL 154 bis (1033).

Piégé par les "Yes Men", des altermondialistes spécialisés dans le détournement, le maire UMP de Levallois-Perret Patrick Balkany, affirme qu'"il n'y a pas de misère en France" et que les pauvres "vivent très bien". Il croyait s'exprimer sur une télévision américaine.

09:00 | Lien permanent | Commentaires (0) |

18/11/2009

Edimbourg : Manifestation anti-Otan et élection de JM Boucheron à l'assemblée de l'Otan...le diable est à Kaboul avec les talibans... et ça c'est un levier politique

Manifestant OTAN Edimbourg

manifestante à Edimbourg

 

 

Troublant paradoxe...

JM Boucheron, lui qui était allé voir le commandant Massoud en Afghanistan, vient d'être élu vice-président de l'assemblée de l'Otan (info le mamouth).

Voir absolument cette vidéo

En avril 2000 Jean-Michel Boucheron décide avec quelques collègues parlementaires et Bertrand Gallet de rencontrer le commandant Massoud dans sa vallée du Panjshir. Ils s’y rendront en franchissant les lignes talibanes dans un vieil hélicoptère et passeront une semaine en partageant le quotidien du chef de la résistance aux Talibans qui chassa les Soviétiques de l’Afghanistan. Ces très nombreux dialogues furent filmés par le cinéaste Christophe de Ponfilly. Cette casette vidéo destinée à la Commission des Affaires Étrangères de l’Assemblée Nationale est aujourd’hui considérée comme le testament politique de Massoud. Le commandant Massoud fut assassiné un an plus tard, deux jours avant les attentats de New York contre le World Trade Center.

Selon Christophe de Ponfilly :

Mais comment est-il possible qu'un homme politique ne connaisse pas Massoud ?
Boucheron par exemple, m'a confié qu'il travaillait dans des commissions de défense qui s'occupent de réflexions sur la stratégie ; mais ils ne s'intéressent qu'aux pays qui ont des missiles nucléaires. Et l'Afghanistan n'est pas de ceux-là.


Vidéo de la recontre en Afghanistan:

retrouver ce média sur www.ina.fr

A Bazarak, dans la vallée du Panjshir (Afghanistan), le 11 juin 2000, deux députés français (Messieurs Jean-Michel Boucheron et Richard Cazenave), un parlementaire européen (le général Philippe Morillon), un sénateur belge (Monsieur Josy Dubié) et Bertrand Gallet ont questionné Ahmad Shah Massoud. Les parlementaires européens assis autour d'une table posent leurs questions au cdt Massoud. Après l'entretien, ils offrent des cadeaux à Massoud: Morillon explique avoir acheter un livre sur le Cadre Noir à Saumur, Cazenave offre un livre du Parlement Européen et un livre sur de Gaulle et l'appel du 18 juin. Massoud remercie en français. Détail de l'interview : Massoud : "La guerre qui sévit actuellement en Afghanistan n'est pas seulement un conflit interne. Il est surtout dû à une ingérence de pays étrangers ennemis, en particulier le Pakistan." A la question de Philippe Morillon "Quelle est selon vous la solution militaire ?", Massoud répond : "J'ai dit plusieurs fois que la solution n'est pas militaire. Il faut prendre des décisions dans une réunion politique." Le député belge : "Pourquoi êtes vous contre les talibans ? Votre islma est différent du leur ?", Massoud : "Les talibans ne sont pas islamiques. Ils sont très durs. Nous voulons un islma moderne, bon pour les pays occidentaux". A la question de Richard Cazenave : "L'Afghanistan est un pays reconnu comme pourvoyeur de drogue et de terroristes. Qu'en pensez-vous ?", le Cdt Massoud répond : "Nous sommes d'accord même si c'est malheureux. La principale raison de cet état de fait repose sur la responsabilité du Pakistan qui soutient Hekhmatiar et les talibans et les européens qui soutiennent les pakistanais". Jean Michel Boucheron : "Que feriez-vous de Ben Laden si vous étiez au pouvoir ?", Massoud : "Nous ne voulons pas que l'Afghanistan devienne une base du terrorisme." A la question sur l'organisation d'élections libres en Afghanistan sous contrôle d'organismes internationaux, Massoud affirme que la seule façon d'arrêter la guerre dans son pays, est d'organiser des élections libres sous contrôle des Nations Unies s'il le faut. Richard Cazenave : "Etes-vous pour l'égalité des droits pour les femmes, le droit de vote, leur égibilité et le droit à l'éducation ?", Massoud : "Oui, dans une démocratie, elles auront le droit de vote, d'être éligibles et le droit à l'éducation." A la question du problème d'une unité nationale afghane entre les différentes ethnies, Massoud dit insister sur l'union non seulement entre moudjahidines mais entre ethnies. "Dans le nouveau gouvernement, plusieurs ethnies sont représentées". Philippe Morillon : "La communauté internationale est absente en Afghanistan. Qu'en attendez-vous ?". Massoud : "Il n'y a pas de doute à constater que la communauté internationale a oublié l'Afghanistan depuis longtemps. C'est malheureux .Il faut que les nations Unies stoppent les ingérences du Pakistan dans notre pays." A la question : "Le système de partis issus de la Résistance est un échec. L'Afghanistan a besoin d'un leader. Est-ce vous ?", Massoud répond : "Pour sauver la vie de mon peuple et de l'Afghanistan, je suis prêt à prendre n'importe quel poste." Avec Philippe Morillon, Massoud évoque un accord d'échange de prisonniers avec l'Arabie Saoudite qui ne donne que des noms de prisonniers pakistanais et non afghans. Il a dit vouloir échanger des prisonniers afghans contre d'autres prisonniers afghans et vouloir négocier avec les gouvernements pour les prisonniers étrangers. "Ben Laden est leur héros" affirme Morillon qui a rencontré des prisonniers talibans. Massoud relève "Ils ont dit ça ?". Morillon : "Oui, des chinois, pakistanais et birmans". Philippe Morillon : "Quelle sont vos propositions pour désamorcer le conflit à l'intérieur ?", Massoud : "Organiser des élections comme nous l'avons proposé aux talibans qui refusent car ils disent être majoritaires sur le territoire. Après les élections, moi je rendrai les armes, les talibans n'accepteront jamais."




Vidéo du commandand Massoud au parlement :

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Conférence de presse d' Ahmed MASSOUD à Strasbourg. Nicole FONTAINE ouvre la séance. Nicole FONTAINE rappelle les cisrconstances de l'invitation du commandant MASSOUD au Parlement européen et la situation en Afghanistan. La destruction des bouddhas de Bamiyan vient de montrer s'il était nécessaire que les talibans n'ont de respect pour rien. Son invitation est la reconnaissance politique de ce qu'incarne le commandant MASSOUD. Elle se réjouit que les autorités françaises aient souhaité le recevoir. L'ambassadeur du Pakistan a écrit une lettre en apprenant la venue du commandant MASSOUD; Elle commente le contenu de cette lettre Intervention du commandant MASSOUD avec traduction en anglais par un traducteur qui est aux côtés du commandant (traduction simultanée en anglais).

 

Vidéo où le commandant Massoud citait déja le pakistan (et l'ISI?) mais les passages sont "coupés!!!) :

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Extrait d'une déclaration de Massoud à la délégation européenne en visite en Afghanistan en juin 2000 dont le général Morillon fait partie : il affirme que les Américains "n'ont pas compris la profondeur du problème... qu'ils ne pensent qu'à éliminer Oussama Ben Laden. Le problème n'est pas seulement lui, ça commence par un Ben Laden et plusieurs autres viendront.. " (...) "Nous voulons un islam moderne qui nous permette de vivre en Afghanistan mais aussi en bonnes relations avec le reste du monde".

 

"Alors qu'un petit millier d'individus français n'avaient eu de cesse d'aller aider les Afghans dans leurs épreuves tragiques, la France officielle brilla par sa belle absence. Sans doute ne convient-il pas de critiquer le bon acheteur d'armes pakistanais!
Le 26 septembre 1996, ne parvenant pas à maintenir sa position sous leur poussée, Massoud abandonna Kaboul aux Taliban. En Occident, cette retraite eut bien peu de retentissement et il faudra un temps pour comprendre la portée d'une telle défaite. Certains spécialistes, parfois trop cyniques, jugèrent accpetable la carte Taliban. Au Quai d'Orsay, à Paris, le 7 février 2001 on reçut très officiellement le ministre de la Santé des Taliban. Le jour de sa visite, les abris-bus parisiens affichaient la nudité d'une jeune fille pour une marque de lingerie. L'hypocrite sectaire ferma-t-il les yeux?
Massoud attendrait encore avant d'être reçu officieusement par Hubert Védrine, ministre des Affaires étrangères, qui avait aimé voyager en Afghanistan avant que les Soviétiques ne viennent y semer la guerre.
"

"En juin 2000, de retour dans la vallée du Panshir, j'accompagnai la première mission parlementaire française et le général Morillon, alors député européen. Quatre jours de voyage pour que Michel Boucheron, Richard Cazeneuve et le général ouvrent les yeux sur une réalité bien éloignée de l'Assemblée nationale, de ses querelles de couloir et de parti. Ils étaient enfin venus, nos députés! Ils se rendaient compte que Massoud n'était pas une baudruche, mais un homme qui avait appris de tant d'années de lutte le prix de la vie et de la paix, n'en déplaise à ses détracteurs. A son retour à Paris, le général Morillon organisa une conférence de presse. Le salon ne se remplit pas, preuve flagrante de l'indifférence générale à l'égard des Afghans et de leur sort. Quant à mon film sur ce voyage "officiel", il sera refusé par toutes les chaînes de télévision. Les médias préféraient alors la folie monstrueuse du régime des Taliban. Sensationnel garanti, effet de mode, signe des temps...

Seul le choc provoqué par la destruction des Boudhas de Bamyan réussit à ébranler le 14 mars 2001 la conscience planétaire. C'était nouveau et spectaculaire, ce fut donc médiatique: Quelques jours d'Afghanistan à la Une de la presse... puis quelques mois d'attention avant l'oubli.

En avril 2001, Massoud est en France. "Je me souviens que la première personne venues nous aider était une femme médecin, qu'elle était française, qu'elle s'appelait Laurence Laumonier...", dit Massoud. Nicole Fontaine le reçut officiellement au Parlement européen. Mal conseillés, ni Jacques Chirac, président de la République, ni Lionel Jospin, Premier ministre, ne l'accueillirent. Côté médias, TF1 rata le rendez-vous. Seule l'émission satirique de Karl Zéro réalisera l'interview de celui dont la noblesse était si évidente.
"

Christophe de Ponfilly
Femmes d'Asie Centrale
© Arte Editions, 2004
© Mille et une nuits, département de la Librairie Arthème Fayard, 2004
Parution : 2004

21:49 | Lien permanent | Commentaires (1) |

08/11/2009

Rentabilisons un général de brigade entre deux guerres mondiales

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21:33 | Lien permanent | Commentaires (0) |

02/11/2009

Merdre Merdre Merdre

20:19 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Eric "your talking to me" Besson: es-tu un bon français ?

Les valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité s’accommodent mal de l’héritage colonial refoulé, d’une vision racialisante du monde renforcée par un nationalisme protéiforme, dans un contexte de crise économique, politique et institutionnelle qui accentue les difficultés d’accès à une égalité des droits, non seulement formelle mais réelle, entre « immigrés » et « Français » qu’ils soient « européens » ou « extra-européens » - ce qui suppose une refonte profonde des notions d’altérité et d’égalité. Ce retour sur l’histoire liée du colonialisme et de l’immigration nécessite donc d’interroger le modèle d’intégration qui prévaut en France, et si, à l’instar de Bancel et Blanchard, on peut affirmer que la construction « d’une mémoire collective commune » est indispensable à ce travail, il implique de réfléchir, aussi suranné que cela paraisse à certains, en termes de projet de société. de Rinoceros

 

http://glennkenny.premiere.com/photos/uncategorized/2007/11/09/we_are_the_people.jpg

08:53 | Lien permanent | Commentaires (1) |

01/11/2009

Vive la peinture...


16:10 | Lien permanent | Commentaires (0) |

20/10/2009

Panne d'ordi...désolé

Petit post d'un autre ordi que chez moi. Le mien s'est (encore) fait tué...grrrrrrrrrrrrrr

Le temps de mettre la main sur un ordi  correct et moins vérolable...

La Guerra Continua !

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PROBE

12:12 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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