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13/05/2011

Le 1936 : la nouvelle knack de chez Mc Fürher

 

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Déjà présent depuis un moment en Allemagne, le 1936 débarque aujourd’hui dans les restaurants Mc Fürher de France.

Bond arrière dans le temps, à partir du 22 avril et jusqu’au 6 mai 2012 ! Mc Fürher se décide à sortir en France sa knack baptisé 1936. Depuis quelques jours à la télé, vous avez peut-être pu voir des pubs tendance vintage, avec des homme habillés comme à l’époque en train de déguster une knack d’où aucune feuille de choux ne déborde.
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07/05/2011

contrat opérationnel 10 000 hommes - Préfet de zone de défense - Plan Vigipirate

Elargissement des pouvoirs des préfets de zone de défense

Par A. l'AFP

Publié le 12/03/2010

 

Le décret du 4 mars 2010, relatif à la loi du 29 juillet 2009 sur la programmation militaire pour les années 2009-2014, élargit les pouvoirs des préfets de zone de défense, indique PPrama la lettre hebdomadaire de la préfecture de police (PP).

Prenant le titre de préfet de zone de défense et de sécurité, ces derniers interviennent dorénavant dans les matières relevant de la sécurité intérieure, de la sécurité civile et de la sécurité économique concourant à la défense et à la sécurité nationale.

L’objectif est de renforcer leurs pouvoirs en matière de gestion de crise. Ils pourront ainsi procéder à des réquisitions de biens et de services et prendre des décisions de police administrative.

Pour la zone de défense et de sécurité de Paris, le préfet de police, qui est préfet de zone, dispose d’un secrétariat général de zone de défense et de sécurité placé sous la direction d’un préfet.

Ce dernier a pour mission de préparer et de mettre en oeuvre les mesures de sécurité nationale relevant de la sécurité civile, de la sécurité économique, de la sécurité des secteurs et installations d’importance vitale, d’organiser la veille opérationnelle et des exercices de simulation de crise.

Le CRICR placé sous l’autorité du préfet de police

Pour les autres domaines concourant à la sécurité nationale, comme la répartition des moyens des forces mobiles de sécurité ou la coordination des mesures de police administrative, la mission est confiée aux directions et services de la PP.

piqué au tas sur www.lagazettedescommunes.com

Opération banlieues, de Hacène BELMESSOUS

Sous titré de façon plus explicite Comment l'Etat prépare la guerre urbaine dans les cités françaises, le livre de Hacène BELMESSOUS, déjà auteur de Mixité sociale : une imposture et de Le monde selon Disney, constitue une étude de journaliste d'investigation sur les processus en cours dans la politique urbaine. Polémique, dénonçant la préparation discrète d'une guerre totale aux cités, "chaudrons sociaux dont le "traitement" ne relèverait plus que l'éradication ou de la force armée, cette enquête qui couvre une période très récente, s'attache surtout aux modifications de la politique de la ville décidée sous l'ère Sarkozy (en tant que ministre de l'Intérieur, puis Président de la République). Partie incidemment de l'activité d'une commission d'une ville du sud de la France en charge de la rénovation d'un quartier HLM, cette enquête explore à la fois les nouvelles missions confiées aux forces de l'ordre (Police et Gendarmerie), certains dessous de la rénovation urbaine et les développements de la video-surveillance.

"Qu'ai-je découvert dans la masse des faits et des témoignages recueillis?" s'interroge l'auteur en Introduction à son livre. "Que, depuis 2002, une guerre de conquête de ces cités se prépare en aval de ces trompe-l'oeil que sont ces nouvelles formes urbaines. Au ministère de l'Intérieur, au ministère de la Défense, à Saint-Astier (siège du Centre national d'entraînement des forces de gendarmerie, CNEFG) et à Sissonne (champ de manoeuvres du Centre d'entraînement aux actions en zone urbaine de l'armée de terre), j'ai pu observer les stratégies et les dispositifs opérationnels de cette guerre en marche. Pour mieux les comprendre, j'ai questionné ces gens du "terrain" mis sur pied de guerre par les plus hauts responsables politiques. Leur pronostic? Rien n'interdit, dans le climat de tension permanente entretenu depuis plusieurs années (militarisation de la police, instauration d'un état d'exception dans certains quartiers, désignation d'un ennemi intérieur, etc), de penser que, demain, Nicolas Sarkozy envoie l'armée dans les banlieues. Pronostic baroque? Ceux qui l'ont émis ne sont ni des plaisantins ni des "gauchistes". Ces hommes et ces femmes prennent au contraire très au sérieux les défis du maintien de l'ordre, mais ils s'inquiètent de l'orientation désormais donnée à leurs missions par le plus haut sommet de l'Etat. Chaque jour, ils reçoivent les secousses du dogme sécuritaire sarkozyste et ils considèrent que les choses sont allées trop loin, qu'on est entré dans un cycle infernal qui pourrait mener au pire. Aucun d'eux ne s'est confié à moi incognito, malgré le prix qu'ils pourraient payer en critiquant la stratégie du pouvoir. car ils ne sont pas naïfs : ils savent qu'en "Sarkozye" tout point de vue contraire à la vision du chef peut vitrifier son auteur, tant ledit chef n'hésite pas à exercer son droit de vie et de mort sur les carrières des agents de l'Etat. un autre fait conforte cette hypothèse inquiétante : la modification en profondeur du Livre blanc sur la défense, devenu en 2008 le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale. En fusionnant ces deux notions jusqu'alors distinctes au nom de la lutte contre la menace terroriste - qu'il associe dans une relation constante aux banlieues populaires -, ce document programmatique s'est ouvert un vaste champ de possibilités stratégiques. "Depuis l'adoption du nouveau Livre blanc, on a écrit noir sur blanc l'instauration d'un "contrat 10 000 hommes"", m'a confié en juin 2010 le lieutenant-colonel Didier Wioland, officier de gendarmerie et conseiller pour la sécurité intérieure et les questions de terrorisme à la Délégation aux affaires stratégiques (DAS) du ministère de la Défense, qui fut chargé du projet Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale". "C'est-à-dire que les armées doivent pouvoir, à la demande de l'autorité politique, lorsque des situations graves frappent le territoire national, mettre à disposition cet effectif, essentiellement des forces terrestres. Maintenant, il faut réfléchir à l'emploi le plus juste de ces 10 000 hommes pour passer d'une logique de prestataires à celle de véritables partenaires participant à la prise de décision le plus en amont possible. Ce contingent de 10 000 hommes est actuellement à même d'être formé sur le territoire national, prêt à intervenir en cas de crise de grande ampleur. Ils sont dans des configurations opérationnelles de réversibilité, prêts à agir selon des délais gradués. ce lange "crypté" mérite attention : en 2010, 10 000 soldats sont prêts à intervenir face à une "situation grave" survenant sur le territoire national. présenté de façon aussi vague, ce lieu est infigurable sur une carte d'état-major, mais il semble facilement localisable si l'on se souvient que, depuis l'automne 2005, un seul territoire absorbe l'attention de Nicolas Sarkozy : les "quartiers sensibles". Puisque cette évolution sécuritaro-militaire s'amorce inexorablement, j'évoquerai d'abord ce que serait ce "scénario de l'inacceptable" : une "opération banlieues" définie par un président soucieux de nettoyer de fond en comble cet "empire du mal" français. Et je restituerai dans les chapitres suivants les résultats de mon enquête : la façon dont, au sein de l'armée, de la gendarmerie et de la police, ont été vécus avec des réticences croissantes les emballements sécuritaires de l'Etat dans les années 2000 ; puis les discrètes et "perverses" évolutions des "politiques de la ville", conduites tant au niveau local que national, qui ont accompagné cette inquiétante dérive vers la préparation d'une guerre totale contre les "territoires perdus de la République", hypothèse du pire soigneusement préparée au cas où échoueraient les tentatives d'éradication pure et simple de ces quartiers qu'entreprennent certains élus locaux, de droite comme de gauche."

 

Les faits que rapporte Hacène BLEMESSOUS, qui ont amené à plusieurs reprises des syndicats de police et de la magistrature à s'inquiéter ouvertement de certaines dérives, sont bien vérifiables malheureusement. Ce qu'il manque bien entendu, au-delà des faits saillants qu'il rapporte, c'est une enquête d'ensemble sur les réactions des autorités locales face aux demandes par le pouvoir central d'établissement de plans banlieues de toute sorte (allant jusqu'à légaliser des "comités de voisinages" d'immeubles). Les effets d'annonce sont si nombreux du côté de la Présidence de la République, les coupes sombres dans les budgets de l'armée, de la police et de la gendarmerie sont en même temps si fortes, qu'il convient de s'interroger, au-delà des discours, sur l'effectivité de la préparation qu'il dénonce. Outre le fait que même 10 000 hommes armés, ce qui semble impressionnant, vu notamment la technologie dont ils seraient dotés, ne suffiront probablement pas à couvrir plusieurs émeutes urbaines simultanées, il faudrait connaître l'état de connaissance réelle que possède les décideurs sur la situation dans les quartiers, depuis la fin d'une police de proximité, qui était aussi une police du renseignement.

Toujours est-il que ce livre est à prendre très au sérieux, dans une époque où ces préoccupations sécuritaires sont partagées par de nombreux autorités étatiques. Le phénomène décrit n'est pas propre à la France. Il faut se souvenir par ailleurs des émeutes des années 1960 aux Etats-Unis pour savoir que les situations sociales qui dégénèrent ne se règlent pas par des mesures politico-militaires. A la fin de son livre, le journaliste évoque toutes les résistances, hors système, qui se développent dans de nombreux quartiers et qui sont autant d'indices que sans doute le "scénario de l'inacceptable" n'aura heureusement pas lieu. Ces résistances se multiplient au fur et à mesure de l'accumulation de lois sécuritaires, dont de plus en plus de gens voient le caractère fallacieux (fausses du point de vue de leur objectif affiché et tendancieuses car toujours orientées vers les mêmes populations) et inefficace (car ne pouvant s'attaquant aux causes d'insécurité).

Hacène BELMESSOUS, opération banlieues, Comment l'Etat prépare la guerre urbaine dans les cités françaises, La Découverte, Collection Cahiers libres, 2010, 205 pages.

En matière de circulation et d’information routières en Ile-de-France, le CRICR de Créteil est placé sous l’autorité du préfet de police. Enfin le secrétariat général pour l’administration de la Police de Versailles (Yvelines), compétent dans les départements de la grande couronne, est également placé sous son autorité.

 

piqué chez www.leconflit.com

 

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09:23 | Lien permanent | Commentaires (0) |

06/05/2011

Néonaze. La pochothèque de la Wehrmacht à Batz-sur-mer

 

Un demi siècle après le blocage de braves soldats du Reich dans une poche, de braves nostalgiques de la mode de l’époque réhabillent la mémoire vert-de-gris.


Néonaze. La pochothèque de la Wehrmacht à Batz-sur-mer
Depuis cet été, un blockhaus de Batz-sur-Mer présente une belle brochette de mannequins en uniformes de la Wehrmacht. Ce musée privé de la poche de St-Nazaire se revendique comme le «dernier bastion de la résistance allemande» en Europe. Vous avez bien lu : résistance allemande ! Faut oser… A l’époque, les vrais résistants écopaient du qualificatif de «terroristes». Enfin dans les kommandanturs uniquement. Installé dans un ancien bunker allemand loué à la Marine nationale, ce musée fait la part belle aux uniformes et armes de l’armée hitlérienne, reconstitue chambrée, PC radio, armurerie, salle des machines, bureau de commandement.

Invités à l’ouverture, certains anciens FFI se sont défilés. D’autres n’ont pas perçu l’ambiguité et ont accepté l’invitation. «Jusqu’à preuve du contraire, je n’ai pas lieu de suspecter leurs intentions» dit le maire de Batz, le communiste Pierre Le Berche en reconnaissant que les créateurs, Luc et Marc Braeuer sont fascinés par le passé militaire à croix gammée. Lors des cérémonies du 8 mai dernier à Batz, leurs ricanements même pas voilés ont choqué : comme s’ils narguaient les élus de la commune rouge, assez naïfs pour les avoir accueillis et avoir financé un beau parking.

Les deux frères poussent la passion jusqu’à revêtir eux mêmes leurs uniformes de collection pour se prendre en photo. Depuis janvier 1995, ils tiennent à Paris la librairie Heimdal*, spécialisée en ouvrages sur la deuxième guerre mondiale et spécialement les opérations militaires du régime nazi. Les éditions Heimdal publient des bouquins sur les bataillons d’élite du Reich, diverses divisions SS dont la garde personnelle d’Hitler, des récits d’officiers SS, les mémoires d’un as des sous-marins. Pour faire bonne figure, la librairie propose aussi des livres sur des opérations militaires des Alliés. Mais Panzers, U-boote, V1, tout est au catalogue. Même les Stukas de la Luftwaffe grâce à un album commis par le chanteur Herbert Léonard !
De là à soupçonner le nouveau musée de Batz de nostalgie pour le Reich, il n’y aurait qu’un pas. De l’oie.

<I>* Heimdal est un dieu de la mythologie nordique à qui on attribue la création de trois classes, les esclaves, des hommes libres et des «jarls», les rois.</I>

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exemple d'une production des éditions "Heimdal" ... note la "collaboration" d'Alain DESTOUCHES ... ça ne s'invente pas ...

Guy Môquet récupéré par des néo-nazis

Début septembre, lors du tournage d<¤>une scène à Châteaubriant, en Loire-Atlantique, où les otages communistes furent fusillés. Mais la scène de l<¤>exécution a été tournée à Senlis.
Début septembre, lors du tournage d<¤>une scène à Châteaubriant, en Loire-Atlantique, où les otages communistes furent fusillés. Mais la scène de l<¤>exécution a été tournée à Senlis.©
Un membre d'un groupuscule néo-nazi était présent sur le tournage du court-métrage consacré au jeune résistant de Châteaubriant. De quoi parasiter la sortie du film.
Les félicitations ont disparu du site internet de l'association Vent d'Europe. Le ménage a été fait. Mais, en début de semaine, l'association se vantait encore de la participation de ses membres au tournage d'un film sur Guy Môquet, le jeune militant communiste fusillé par les nazis à l'âge de 17 ans, à Châteaubriant, au nord de Nantes. Malaise. Car le site, même dans sa version expurgée, abonde de photos de reconstitutions militaires sous uniformes allemands de la Seconde Guerre mondiale, officiellement pour les besoins d'animations, tournages de films, spectacles. Il renvoie aussi à d'autres sites. L'un, par exemple, est consacré à la division Charlemagne des volontaires français engagés sous l'uniforme SS, tandis qu'un autre s'intéresse aux vestiges architecturaux de l'Allemagne nazie...« L'équipe révoltée »C'est un professeur nantais qui a levé le lièvre, alerté par un article d'Ouest-France qui dénonçait déjà l'action de Vent d'Europe en Normandie (Ouest-France de mardi). « A-t-on fait appel à des militants néo-nazis pour tourner le film officiel sur Guy Môquet ? » interroge Luc Douillard.Le court-métrage, de deux minutes, racontera la fin du jeune communiste, ici incarné par Jean-Baptiste Maunier (l'enfant du film Les Choristes). Initié par La Chaîne parlementaire (LCP), le film sera diffusé, le mois prochain, sur les chaînes publiques. Que s'est-il passé ? « Nous souhaitions une reconstitution précise de la scène de fusillade. Nous nous sommes tournés vers le plus gros loueur parisien de costumes et d'armes de guerre. Nous lui avons demandé s'il connaissait quelqu'un pouvant témoigner de la mise en place d'un peloton d'exécution », explique Thibault Gast, de la société de production parisienne 24/25 production. De ses cartons, le loueur sort la carte d'un homme, présenté comme fournisseur de matériel militaire et passionné de reconstitution historique. « Il est venu trois heures, bénévolement, sur le tournage, dans une carrière près de Senlis. C'est tout. » Ce que la production ne pouvait deviner, c'est que le conseiller est le trésorier d'une association faisant preuve d'une passion ambiguë pour les uniformes et armes allemandes. « Nous sommes pris de court par cette histoire invraisemblable, soupire Thibault Gast. L'équipe et les partenaires sont attristés et révoltés par cette manipulation détestable. » Reste le fond, l'essentiel, qu'il ne faudrait pas oublier : « Nous avons réalisé un film hommage à à Guy Môquet et à la Résistance, avec pour conseillers historiques le conservateur du musée national de la résistance, et Odette Nilès, qui a connu Guy Môquet et fut internée à Châteaubriant. »

piqué au tas sur ouestfRance - 14/09/2007

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05/05/2011

LE "NOUVEAU" TERRORISME - CNRS - EHESS

Qui sont les terroristes kamikaze ? Quelles sont les causes des attentats suicides ? Quelles sont les lignes possibles de défense ? Pendant le mois de juillet 2003, deux textes, un par la sociologue Nilüfer Göle, l’autre par l’anthropologue Scott Atran ont été ouverts à la discussion par un panel de discutants invités. Deux approches différentes des sciences sociales pour comprendre le phénomène des attentats suicides.

- Genèse et futur de l'attentat suicide
Résumé : Les kamikazes sont souvent traités de fous et de lâches avides de destruction, qui prospèrent sur le terreau de la pauvreté et de l'ignorance. Il devient alors logique de traquer les terroristes tout en bouleversant leur environnement économique et culturel pour le faire passer du désespoir à l'espoir. Les rares études réalisées sur ce sujet montrent cependant que les kamikazes n'affichent pas de comportement psychopathologique déterminé et qu'ils bénéficient d'un niveau d'éducation et de conditions de vie au moins aussi élevés que le reste de la population.
(Traduction de l'original en anglais by Anne-Marie Varigault

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11:03 | Lien permanent | Commentaires (0) |

PREPARING FOR ASYMMETRY : As Seen Through the Lens of Joint Vision 2020 - Melissa Applegate - September 01, 2001

Since the mid-1990s, the concept of strategic asymmetry has begun to receive serious attention from the U.S. Department of Defense (DoD). The 1997 Quadrennial Defense Review, for instance, stated, "U.S. dominance in the conventional military arena may encourage adversaries to use . . . asymmetric means to attack our forces and interests overseas and Americans at home." But while American strategists and defense leaders sense the importance of strategy asymmetry, much analytical work remains to be done before it is fully understood. The author assesses the revisions to Joint Vision 2020, DOD's roadmap to the future, that must be undertaken in order to prepare for asymmetric challenges.

DOUGLAS C. LOVELACE, JR.
Director
Strategic Studies Institute

preparng.pdf

 

 

 

 

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03/05/2011

La fin de Ben Laden ou la rencontre de Leon Panetta et David Petraus : vers la pleine coopération civilo-militaire...

Leon Panetta a « aidé » à transformer l’agence d’espionnage en organisation paramilitaire, notamment en augmentant l’utilisation de drones au Pakistan, tandis que le Général Petraeus (actuel chef des opérations en Afghanistan, et promis à la direction de la CIA) a joué aux espions en s’appuyant sur des unités spécialisées et des entreprises privées spécialisées dans la sécurité pour mener à bien des missions secrètes pour « l’armée ».

piqué au tas sur blog.mondediplo.net - 02/05/2011

Le 28 avril 2011, Obama a annoncé que Leon Panetta (au centre), l'actuel directeur de la CIA, succédait à Robert Gates au poste de ministre de la Défense, et qu'il serait lui-même remplacé à la tête de l'agence de renseignements par le général David Petraeus (à droite), actuel commandant de la coalition en Afghanistan.

Le 28 avril 2011, Obama a annoncé que Leon Panetta (au centre), l'actuel directeur de la CIA, succédait à Robert Gates au poste de ministre de la Défense, et qu'il serait lui-même remplacé à la tête de l'agence de renseignements par le général David Petraeus (à droite), actuel commandant de la coalition en Afghanistan.

Militaires et agents secrets, même combat

Les nominations, le 28 avril, du directeur de la CIA Leon Panetta à la tête du Pentagone et du général David Petraeus à la tête de la CIA viennent confirmer un changement majeur dans l'appareil de guerre américain. La frontière entre l'armée et le renseignement n'a jamais été aussi mince.

La décision de Barack Obama d'envoyer le patron du renseignement au Pentagone et un général quatre étoiles à la CIA participe au changement entrepris au cours des dix dernières années dans la façon qu'ont les Etats-Unis de mener la guerre : dans les missions secrètes menées par les Etats-Unis à l'étranger, en effet, la frontière entre soldats et agents secrets est sans cesse plus floue.

Le 28 avril, Obama a annoncé que Leon Panetta, l'actuel directeur de la CIA, succédait à Robert Gates au poste de ministre de la Défense, et qu'il serait lui-même remplacé à la tête de l'agence de renseignements par le général David Petraeus, actuel commandant de la coalition en Afghanistan.

Depuis son arrivée à la tête de la CIA [en février 2009], Leon Panetta a accéléré la transformation de l'agence de renseignements en une véritable organisation paramilitaire, supervisant une montée en puissance spectaculaire de la campagne de bombardements de la CIA au Pakistan grâce à des drones armés, ainsi qu'une augmentation du nombre de bases secrètes et d'opérations clandestines dans certaines régions reculées d'Afghanistan.

De son côté, le général Petraeus a énergiquement poussé l'armée à empiéter sur les terres de la CIA en confiant des missions de renseignement à des forces d'opérations spéciales et des compagnies de sécurité privées. En septembre 2009, alors à la tête du commandement central de l'armée américaine, il a par ailleurs signé un ordre classé top secret autorisant des soldats des opérations spéciales à procéder à des collectes de renseignements en Arabie saoudite, en Jordanie, en Iran et dans d'autres pays situés hors des zones de guerre officielles.

Résultat : il est parfois impossible de faire le distinguo entre militaires et agents de renseignement américains lorsqu'ils mènent des opérations secrètes au Moyen-Orient et en Asie centrale.

Pour certains membres du Congrès, cette nouvelle façon de faire la guerre limite  le débat sur l'objet et l'envergure des opérations militaires. De fait, les agences militaires et de renseignement américaines agissent aujourd'hui dans un secret tel qu'il est souvent difficile d'obtenir des informations précises sur le rôle des Etats-Unis dans d'importantes missions en Irak, en Afghanistan, au Pakistan et désormais en Libye et au Yémen.

Le fait que la CIA ressemble de plus en plus au Pentagone, et inversement, ne plaît pas à tout le monde au sein des deux organisations. Dans les services de renseignement humain de la CIA, certains estiment que la campagne de bombardements au Pakistan, devenue un pilier de la stratégie antiterroriste d'Obama, dévoie la mission historique de la CIA comme agence d'espionnage civile, pour en faire une branche du ministère de la Défense.

Henry A. Crumpton, un officier de carrière à la CIA et ancien membre haut placé des services antiterroristes au département d'Etat, fait l'éloge du général Petraeus comme "l'un des consommateurs de renseignement les plus avisés qui soient". Parallèlement, le même Henry Crumpton met aussi en garde, plus largement, contre la "militarisation du renseignement" qu'incarnent un nombre croissant d'officiers militaires, en poste ou à la retraite, occupant des postes élevés dans un appareil de renseignement américain de plus en plus tentaculaire.

C'est le cas de James R. Clapper Junior, ancien général de l'armée de l'air, devenu directeur du renseignement national, autrement dit le premier conseiller d'Obama sur le renseignement. Mais aussi du général Michael Flynn, ancien haut responsable dans le renseignement en Afghanistan, qui doit prochainement devenir l'un des premiers adjoints de James R. Clapper.

Au Pentagone, ces nouveaux rôles soulèvent également des inquiétudes juridiques : plus l'on envoie des soldats en mission de renseignement à l'étranger, plus ils risquent de se voir emprisonnés et refuser les garanties offertes par les conventions de Genève en cas de capture par des Etats hostiles.

Cependant, rares sont ceux qui croient encore à un possible renversement de tendance. Toute une série de conflits a mis le Pentagone comme la CIA à rude épreuve, et les Etats-Unis en sont venus à penser qu'une stratégie de renseignement bien pensée est plus efficace contre nombre de leurs adversaires actuels qu'une puissance de feu écrasante.

piqué au tas sur www.courrierinternational.com - 27/04/2011

Leon Panetta, nouveau patron de la CIA

L'ancien secrétaire général de la Maison Blanche sous Bill Clinton est âgé de 70 ans.

 

Leon Panetta (ici en 2006).

Leon Panetta (ici en 2006). (MIKE THEILER / AFP)

Le président élu américain Barack Obama a désigné l’ancien secrétaire général de la Maison Blanche du temps du président Bill Clinton, Leon Panetta, au poste de directeur de la CIA (Central Intelligence Agency), les services de renseignement américains, ont annoncé lundi des responsables démocrates.

Leon Edward Panetta, 70 ans, est un ancien représentant de la Californie au Congrès de 1976 à 1992.

Par ailleurs, M. Obama a nommé Dennis Blair à la tête du Renseignement national américain (DNI, qui a autorité sur une quinzaine d’organismes), selon des sources démocrates.

Panetta enseigne les politiques publiques à l’Université de Santa Clara (Californie) et dirige la fondation qu’il a créée, la Panetta Institute for public policy dont le siège est à l’université d’Etat de Californie à Monterey Bay, un centre de réflexion sur les politiques publiques.

La CIA, créée en 1947, a son siège à Langley, en Virginie près de la capitale Washington. Après avoir lutté contre le communisme, au besoin en favorisant des coups d’Etat, elle s’est reconvertie tous azimuts depuis la fin de la guerre froide (1989), notamment dans l’espionnage économique, pour collecter, corroborer et interpréter des renseignements pouvant affecter la sécurité des Etats-Unis.

Elle compte une division Opérations et une division Science et Technologie. L’agence s’est retrouvée sous le feu des critiques du Congrès pour n’avoir pas réussi notamment à prévoir et empêcher les attentats du 11 septembre 2001.

(Source AFP)

piqué au tas sur liberation.fr - 27/04/2011

 

Pour aller plus loin :

 

 

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30/04/2011

Aux correspondantEs du Jura Libertaire

Le 14 avril dernier, Le Jura Libertaire publiait un courriel reçu, relatant l’inscription de slogans de solidarité sur la façade du vice-consulat d’Italie à Bordeaux :

 

 

Mercredi 27 avril, deux personnes au moins ont été auditionnées en Périgord — sur la base de l’adresse IP de publication sur over-blog —, lors d’une perquisition de flics de Bordeaux.

 

Deux PC ont été saisis.

 

Le Jura Libertaire en Dordogne et ailleurs - 28, 29 avril 2011.

 

Nouvelle adresse courriel du Jura Libertaire

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29/04/2011

La bête des Vosges is coming back !

http://blog.craftzine.com/ShaunWaffles.jpg

Il est toujours autant recherché voire même traqué. Le prédateur qui attaque les brebis depuis plusieurs nuits sur la commune de Ventron est dans tous les esprits. Les bergers sont bouleversés et exténués de fatigue à force de veiller sur leurs animaux.

Après le troupeau d’Éric Arnould, puis celui de Patrice Munsch, c’est au tour de celui de son frère Olivier Munsch de subir les assauts du prédateur. Jeudi matin, en se rendant dans son pré, l’éleveur n’a pu que constater la perte de quatre brebis et d’un agneau.

«  Je suis un peu bouleversé. C’est nos bêtes. On y tient », explique-t-il en ramenant, jeudi après-midi, son troupeau près des bâtiments.

Vingt-quatre brebis tuées

Depuis la semaine dernière, les trois bergers ont perdu au total vingt-quatre brebis. Sans compter toutes celles, qui, trop effrayées par la violence des attaques, se sauvent et ne sont pas retrouvées ou encore celles qui agnèlent bien avant l’heure et qui perdent ainsi leurs petits. Des pertes qui sont aussi financières.

«  Avec une brebis pleine, on perd environ 250 € et pour une normale c’est 100 € », annonce Éric Arnould, le premier berger touché par ces attaques. «  Le préjudice financier va être énorme. Il est incalculable pour moi à l’heure actuelle. Car j’ai des brebis qui avortent dans les prairies sans que je les voie. En tout cas toutes ont « morflé » psychologiquement », renchérit Patrice Munsch.

Les professionnels présents, bergers et agents de l’office national de la chasse (ONC), ont constaté que le mode opératoire est le même pour toutes les attaques : les brebis sont prises à la gorge. «  Il est fort probable que ce soit le même animal même si les attaques sont situées sur plusieurs versants de la montagne locale », explique l’un des agents de l’ONC. «  Nous avons aussi constaté que l’animal a mangé une partie des côtes ou des gigots  de la plupart des brebis », poursuit un autre agent.

À noter cependant qu’il y a une grosse présence de charognards (sangliers, renards, blaireaux) qui se servent après le passage de « l’assassin ». Ce qui «  complique la tâche. »

Loup ou chien ?

Les hypothèses vont bon train. La seule qui a été écartée de façon claire est celle du lynx. «  Ce n’est pas un acte de prédation du lynx. Mais nous n’avons, à l’heure actuelle, aucune information probante pour dire de quel canidé il s’agit. »

Celle des chiens d’attaque n’est, elle non plus, pas retenue par les agents de l’ONC qui estiment que des chiens d’attaque, «  ça fait du bruit. » Une hypothèse qui n’est pourtant pas écartée par les éleveurs eux-mêmes.

«  J’ai eu une attaque de lynx il y a une dizaine d’années. Puis, il y a environ deux ans, une attaque par un chien errant. Il m’a fait beaucoup de dégâts car en l’espace d’une nuit, il a tué quatorze brebis. Mais la différence, c’est surtout que le chien errant, il était encore là le lendemain matin », précise Olivier Munsch.

Le berger envisage également la possibilité d’actes de malveillance. En clair des entraînements clandestins de chiens d’attaque. «  Les attaques se produisent quand même une nuit sur deux. Et bizarrement, lorsqu’on surveille le troupeau de mon frère, c’est le mien qui est attaqué  ».

L’hypothèse la plus probable, hormis celle du chien errant, est toutefois celle du loup. Même s’il n’y en a officiellement pas ou plus dans les Vosges, l’animal voyage beaucoup et loin. «  On peut l’apercevoir à plusieurs centaines de kilomètres de sa zone d’habitation », explique l’un des agents de l’ONC.

«  Le loup a les moyens d’arriver dans les Vosges », enchaîne-t-il. «  Pas de psychose », rassure pourtant Jean-Claude Dousteyssier, maire. «  Si c’est un loup, c’est un animal peureux face à l’homme », enchaîne Alain Laurent, coordinateur réseau loup/lynx pour la Franche-Comté.

Les tests ADN évoqués il y a quelques jours ne donneront, quant à eux, rien : «  Nous avons contacté six laboratoires et aucun ne se sent les compétences suffisantes pour effectuer ces analyses. »

Retrouver des excréments

Seule solution pour faire la lumière sur cette affaire : retrouver puis analyser les excréments des prédateurs. «  C’est à l’heure actuelle le seul examen fiable qui pourra nous permettre d’avoir une empreinte génétique de LA bête. Cela nous renseigne sur l’identité, chien ou loup, sur le sexe de l’animal. On pourrait alors avoir sa carte d’identité génétique. On pourrait aussi savoir si cet animal, si c’est un loup, a été observé ailleurs et savoir de quelle souche il appartient. »

Cela permettrait aussi aux bergers de dormir enfin sur leurs deux oreilles.

Voir également notre vidéo sur le site internet : vosgesmatin.fr

Hélène CONRAD

piqué au tas sur vosgesmatin.fr - 16/04/2011

La bête des Vosges : autopsie d'une rumeur

 

Robin Hunzinger a tourné dans les Vosges en hiver. Il a pris du temps pour recueillir les témoignages. (Ph. : J ALEXANDRE)

Dans un documentaire diffusé samedi après-midi sur France 3, Robin Hunzinger relate l'ensemble des rumeurs qui ont couru autour de la "bête des Vosges", qui a massacré, il y a dèjà 32 ans, près de 200 bêtes et suscité une vague de terreur.

A l'époque des faits, il avait huit ans. "J'ai de touts petits souvenirs d'enfance de cette affaire". Il habitait déjà dans un coin magnifique de la montagne vosgienne au-dessus de Lapoutroie. Une maison d'enfance que Robin Hunzinger est venu habiter à nouveau depuis deux ans après des années passées à Paris. Le réalisateur du documentaire "La bête des Vosges autopsie d'une rumeur" n'en est pas à son coup d'essai. Après des débuts un peu "galère" à Paris, il a fait son petit trou dans la profession. Voilà dix ans qu'il réalise des documentaires. A Gorazde en Bosnie, en Palestine. Mais aussi dans les Vosges.

Le sien n'est pas le premier film sur la bête des Vosges. Mais il aborde la chose sous un angle assez original. Plutôt que la simple chronologie des faits, le jeune réalisateur s'est attaché à décrypter l'ensemble des rumeurs qui sont nées de cette affaire hors du commun.

Son documentaire alterne des images d'archives et les souvenirs des témoins de l'époque avec plus de trente ans de recul sur les faits. Chasseurs, garde-chasse, vétérinaire, éleveurs. Tous donnent leur propre version des faits. "Il y a eu plusieurs rumeurs en fait autour de la bête des Vosges", explique Robin Hunzinger. "Au départ, on a parlé des écolos qui avaient lâché un lynx. On a parlé d'un loup des carpates… Ensuite d'un loup échappé d'un zoo lointain". Et puis surtout il y a eu cette incroyable rumeur autour du propriétaire du château d'Hadigny les Verrières, un riche industriel allemand nommé Reinartz. Depuis l'arrivée de cet allemand dans les Vosges, la chasse autour du château était clôturée et plus du tout accessible. Une partie de la presse s'engouffre dans cette hypothèse sans aucun recul et des rumeurs de plus en plus folles circulent sur le "boche" qui finit par saisir son consulat et la justice.

À Rambervillers, certains témoignages font même le parallèle avec la seconde guerre mondiale. Le commandant de la Wehrmacht qui a traversé la région s'appelait Reinardt. Et le rapprochement entre les deux homonymes est vite fait.

Mais la bête des Vosges ne restera pas dans la région de Rambervillers. Elle quitte rapidement la plaine pour sévir dans le piémont et ensuite dans la région de la Bresse.

Les Vosges vues de Paris

Près de dix ans avant l'affaire Grégory, la presse parisienne s'empare de l'affaire et débarque avec délectation dans les Vosges. Un article de l'Express décrit la commune de La Bresse, comme une "communauté de 4000 à 5000 personnes qui vivent repliées sur elles-mêmes". " Des marginaux en quelque sorte", précise l'article. Le mensuel "Le sauvage" décrit les Vosgiens comme des gens posés accrochés à la roche de grès.

Mais le plus frappant, ce sont les reportages télé de l'époque. Sur fond d'un clair de lune, un sujet lancé par le tout jeune Gérard Holz sur France Télévision commence par la traque nocturne des chasseurs vosgiens au son des hurlements de loup. Seul TF1 avait réussi à l'époque à filmer le fameux industriel allemand M. Reinartz carabine à l'épaule dans un de ses miradors. L'industriel est décédé aujourd'hui et son fils qui possède désormais le domaine d'Hadigny les Verrières n'a pas souhaité témoigner.

Après seulement un mois de tournage au lever ou au coucher du jour pour avoir des conditions de lumière optimales, Robin Hunzinger a pris son temps pour monter le sujet. Deux mois de montage chez lui à Lapoutroie. Et puis un gros travail sur l'ensemble des archives fait sur ordinateur à Nancy. Afin d'intégrer les photos, les coupures de presse dans le montage.

Le film comporte quelques petites trouvailles, comme des images de Google earth de la région de Rambervillers retravaillées par ordinateur. Il y a également des archives magnifiques de l'INA d'une petite chouette effraie volant dans la nuit qui revient comme un leitmotiv dans le film. La chouette effraie choisie par le réalisateur comme un symbole de la peur. " Dans le temps, on la clouait aux murs en raison de son cri effrayant", explique Robin Hunzinger.

Katrin TLUCZYKONT

ktluczykont@vosgesmatin.fr

La bête des Vosges, autopsie d'une rumeur, un film de Robin Hunzinger from Robin Hunzinger on Vimeo.

http://www.cinemotions.com/data/films/0648/21/2/photo-Shaun-the-Sheep-2007-3.jpg

11:59 | Lien permanent | Commentaires (0) |

12/04/2011

Renault, Alain BAUER et les idéologues sécuritaires

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Suite aux conclusions de l’audit interne, Renault a décidé une refonte de son service de sécurité qui passe par une direction de la protection et de l’information exemplaire pour un groupe industriel.
Carlos Ghosn a décidé de confier à Alain Bauer, Professeur de criminologie au Conservatoire National des Arts et métiers, et spécialiste bien connu de la sécurité, une mission sur le projet de refonte des outils nécessaire à la protection du patrimoine de l’entreprise. Il sera assisté dans cette tâche par Alain Juillet, Senior Advisor au Cabinet Orrick Rambaud Martel assisté d’ Eric Delbecque, directeur du département Sécurité Economique de l’INHESJ.

La mission fera l'objet d'un dialogue approfondi avec les principaux responsables en charge de ces questions et les institutions compétentes de l’Etat et leurs responsables,

Le Conseil d’administration de Renault approuve cette initiative et apprécie qu’elle soit conduite en collaboration avec les services de l’Etat.

Direction de la Protection du Groupe

Les conclusions de l'audit mettent la refonte du service de sécurité au rang des décisions prioritaires. La crise donne à Renault l'occasion de créer une direction de la protection et de l'information exemplaire pour un groupe industriel. A cette fin, Le Président a informé le Conseil d'administration  de sa décision de confier à Alain Bauer, Professeur de criminologie au Conservatoire National des Arts et métiers et Alain Juillet, Senior Advisor au Cabinet Orrick Rambaud Martel assisté d'Eric Delbecque, directeur du département Sécurité Economique de l'INHESJ, une mission visant à établir, après un dialogue approfondi avec les principaux responsables en charge de ces questions et les institutions compétentes de l'Etat et leurs responsables, le projet de refonte des outils nécessaire à la protection du patrimoine de l'entreprise.

Le Conseil d'administration approuve cette initiative et apprécie qu'elle soit conduite en collaboration avec les services de l'Etat....

piqué au tas sur www.euroinvestor.fr


Alain Juillet devient conseiller senior du cabinet Orrick Rambaud Martel.

Alain Juillet, soixante-sept ans, diplômé de la Stanford Business School, a été directeur du développement de Pernod Ricard et directeur général de Suchard-Tobler avant de rejoindre en 1988 l'Union Laitière Normande (ULN) comme directeur général adjoint. Directeur général puis administrateur-directeur général de la Générale Ultra-Frais de 1992 à 1998, il devient ensuite directeur général de France Champignon. PDG de Marks & Spencer France en 2001 et 2002, il est alors appelé par Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense, en qualité de directeur du renseignement à la DGSE. Il a été, depuis cinq ans et jusqu'en mai, haut responsable chargé de l'intelligence économique auprès du Premier ministre.

Les Echos n° 20514 du 22 Septembre 2009

  • Bernard Blier et Francis Blanche dans Les Barbouzes

...

Nouveau rebondissement dans l’affaire d’espionnage industriel qui touche le géant automobile Renault. Selon le Figaro, qui cite des sources internes à l’entreprise, les trois cadres soupçonnés d’avoir divulgué des informations sensibles sur la voiture électrique pourraient avoir vendu des brevets non encore déposés à un destinataire chinois. Une piste corroborée par la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) qui vient d’être chargée par l’Élysée d’enquêter.

"Si cette piste se confirme, il faudra probablement s’inquiéter", explique Éric Delbecque*, chef du département de sécurité économique de l’INHESJ (Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice), contacté par France24.com. "Cela signifie que l’espionnage industriel va irrémédiablement se multiplier dans les années à venir. La technologie verte est un enjeu incontournable pour tous et surtout pour la Chine qui s’intéresse particulièrement au secteur automobile, ajoute-t-il. Un tel marché peut susciter de tels agissements".

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piqué au tas sur www.france24.com/fr - 07/01/2011


Entretien avec Mathieu Rigouste à propos de son dernier ouvrage « Les marchands de peur, la bande à Bauer et l’idéologie sécuritaire » aux éditions Libertalia.

"La peur est un outil politique fondamental pour les classes dominantes. Transformée en marchandise, elle constitue le secteur d’activité d’idéologues organisés pour vendre ces produits aux gouvernements et aux complexes industriels. En France, la bande à Alain Bauer constitue la manifestation la plus exemplaire de cette collaboration intensive entre éléments de la classe politique, de la police, de l’armée, de l’industrie, de l’Université et des grands médias. En étudiant cette bande et ses réseaux, leur positionnement dans le champ de la production du contrôle, ce qu’ils disent et font, leur histoire, leurs profits et leurs stratégies, Mathieu Rigouste met à disposition des cartes et des outils pour attaquer la dimension idéologique des sociétés de contrôle."

Lien direct :
http://sonsenluttes.net/IMG/mp3/mathieu_rigouste_la_fabri...

11:49 | Lien permanent | Commentaires (0) |

02/04/2011

LTI, la langue du IIIème Reich, de Victor KLEMPERER

Victor KLEMPERER (1881-1960), philologue, spécialiste de littérature française et italienne, professeur à l'Université de Dresde est destitué de son poste dès 1935 et échappe de très peu à la déportation. De religion juive, il est persécuté à ce titre par le IIIème Reich et rédige depuis 1933 jusqu'à 1945 un journal dans lequel il consigne toutes les déformations introduites dans la langue par le régime nazi. Ce journal, mis en forme et intitulé LTI comme Lingua Tertii Imperii, langue du Troisième Reich, n'est publié en Allemagne qu'en 1995.
Ce journal, véritable manuel de résistance, constitue à lui seul à la fois un témoignage de lutte intellectuelle et une étude serrée de la grammaire, de la syntaxe et du vocabulaire, tels qu'ils ont été utilisés pour envenimer, pervertir et déformer la langue allemande pendant plus d'une dizaine d'années et dont certains effets, selon Victor KLEMPERER perdure encore.

Tout au long de ces 37 courts chapitres suivis d'un épilogue, on découvre à la fois les conditions dans lesquelles l'auteur a rédigé ses notes cachées à la Gestapo et les réflexions de fond suscitées par les événements dramatiques que l'on sait (ou qu'on ne sait pas assez bien...) sur les relations entre caractère et langage.

"On pourrait la prendre (la formule LTI) métaphoriquement. Car tout comme il est courant de parler de la physionomie d'une époque, d'un pays, de même on désigne l'esprit du temps par sa langue. Le Troisième Reich parle avec une effroyable homogénéité à travers toutes ses manifestations et à travers l'héritage qu'il nous laisse, à travers l'ostentation démesurée de ses édifices pompeux, à travers ses ruines, et à travers le type de ses soldats, des SA et des SS, qu'il fixait comme des figures idéales sur des affiches toujours différentes mais toujours semblables, à travers ses autoroutes et ses fosses communes."  "J'observais de plus en plus minutieusement la façon de parler des ouvriers à l'usine, celle des brutes de la Gestapo et comment l'on s'exprimait chez nous, dans ce jardin zoologique des Juifs en cage (les lieux de relégation des Juifs, avant la solution finale). Il n'y avait pas de différences notables. (...) Tous, partisans et adversaires, profiteurs et victimes, étaient incontestablement guidés par les mêmes modèles.
"On parle tant à présent (en 1945) d'extirper l'état d'esprit fasciste, on s'active tant pour cela. (...) Mais la langue du Troisième Reich semble devoir survivre dans maintes expressions caractéristiques; elles se sont si profondément incrustées qu'elles semblent devenir une possession permanente de la langue allemande."
Pour tenter d'expliquer cette imprégnation, l'auteur s'interroge : "Quel fut le moyen de propagande le plus puissant de l'hitlérisme?" 
Ce n'est pas grâce au contenu nazi des informations diffusées à longueurs de journée, ni les discours longs et enflammés d'Hitler (lesquels étaient plutôt entendus avec indifférence...) que l'idéologie nazie s'insinuait dans tous les esprits. "Le nazisme s'insinua dans la chair et le sang du grand nombre à travers des expressions isolées, des tournures, des formes syntaxiques qui s'imposaient à des millions d'exemplaires et qui furent adoptées de façon mécanique et inconsciente." "Le Troisième Reich n'a forgé, de son propre cru, qu'un très petit nombre de mots de sa langue (...). La langue nazie renvoie pour beaucoup à des apports étrangers, et pour le reste, emprunte la plupart du temps aux Allemands d'avant HITLER. Mais elle change la valeur des mots et leur fréquences, elle transforme en bien général ce qui, jadis, appartenait à un seul individu ou à un groupuscule, elle réquisitionne pour le Parti ce qui, jadis, était le bien général et, ce faisant, elle imprègne les mots et les formes syntaxiques de son poison, elle assujettit la langue à son terrible système, elle gagne avec la langue son moyen de propagande le plus puissant, le plus public et le plus secret.

la suite sur Le Conflit

 

09:20 | Lien permanent | Commentaires (2) |

 
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