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29/10/2011

STIC CANONGE

Après les empreintes, va-t-on ficher les visages ?

Un Livre blanc rendu public ce mercredi propose de créer une base nationale de photographies. L'objectif: accélérer la résolution des enquêtes judiciaires disposant d'indices issus de la vidéoprotection. 

Les braqueurs de banques seront-ils bientôt scientifiquement confondus par leur image captée par une caméra? C'est l'idée du "fichier visage" proposé dans un Livre blanc rendu public ce mercredi. 

Cette "base nationale de photographies" serait donc un troisième grand fichier technique à disposition des enquêteurs avec ceux des empreintes génétiques (FNAEG) et digitales (FNAED). 

Après l'empreinte ou la goutte de sang laissée sur les lieux de leurs méfaits, les braqueurs vont-ils être confondus par leur image ?

Un des buts affichés par les auteurs du Livre Blanc serait d'"accélérer la résolution des enquêtes judiciaires disposant d'indices tirés de la vidéoprotection" et de "développer le recours aux logiciels de reconnaissance automatisée par l'image". 

"Grâce à l'évolution rapide des algorithmes de rapprochement, il est souhaitable de rendre les techniques d'identification encore plus précises et réactives, notamment en situation de mobilité, en développant les nouvelles biométries, en particulier au niveau du visage", explique le document. 

Un système de rapprochement des photographies

De la sorte, "le système de traitement des procédures judiciaires (TPJ) serait ainsi complété par un outil de rapprochement des photographies, notamment dans le système Canonge".  

Ce dernier, légalisé par la loi du 12 décembre 2005, permet aux services de police judiciaire de classer par caractéristiques les personnes ayant déjà été interpellées.  

"D'importantes retombées pratiques en sont attendues", estiment les rédacteurs du livre blanc, notant qu'il sera "également possible de travailler sur d'autres particularités morphologiques et physiques, tels les tatouages". "A l'inverse, ajoutent-ils, cette évolution limitera l'emploi, voire permettra de l'abandonner à terme, des caractéristiques descriptives des personnes utiles aux enquêtes, mais de plus en plus archaïques et en décalage avec la réalité sociale". 

Cette proposition fait suite "au livre blanc sur la Défense", relève Alain Bauer, président de l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), co-président du comité de pilotage de celui sur la sécurité publique avec le préfet de police Michel Gaudin. 

Ce "fichier image", ajoute Alain Bauer, permet de "sortir de l'ethno-racial du Canonge et revient à une anthropométrie dynamique moderne", souligne-t-il. Ce serait une sorte de "Bertillon 2.0", conclut-il en allusion à Alphonse Bertillon, le criminologue de l'avant Première guerre mondiale, père de l'anthropométrie judiciaire française.  

Avec

 

piqué au tas sur l'express.fr - 26/10/2011

 

09:27 | Lien permanent | Commentaires (0) |

28/10/2011

DJ Nelson VS gardien de prison sympathisant du Bloc Identitaire...Guerre des stickers à Neudorf


Tu ne le sais peut-être pas encore, mais une guerre invisible aux yeux des "citoyens" lambda, une guerre sourdoie au quartier du Neudorf à Strasbourg.

Cette guerre vient d'éclater au grand jour grâce aux lumières apportées par un encart sur la couverture du quotidien gratuit radical 20 minutes Strasbourg suivit d'un article dans les pages "grand Strasbourg" [il y aurait donc, à priori, un petit Strasbourg] article bizarrement intitulé : "DJ Nelson tapé, un gardien de prison suspect".

Alors que les journaux de la presse capitaliste de l'armement et du béton te promène depuis 6 mois de G 8 en G 20, dans tout les printemps arabes, des voitures brûlant dans les suburbs de Londres jusque sous le soleil Grec des rues d'Athènes, des primaires à n'en plus finir, des sordides histoires de chambre d'hôtel de New-York à Lille, tu viens seulement d'apprendre maintenant qu'un conflit de basse intensité est en train de se jouer dans "un quartier du côté de chez toi"...

"Il passait de poteau en poteau coupant mes autocollants", rapporte DJ Nelson.

Je ne sais pas si tous les lecteurs connaissent DJ Nelson ?

Il est tout juste champion du monde DMC 2011 dans la catégorie « Battle for World Supremacy », rien que ça... le Mozart du scratch... 


"Ses influences, d'abord nourries par celles de son père et de sa sœur, naviguent du rap pur et dur à la pop. « Je suis fan de Michael Jackson, mais j'aime aussi Prince, Rage against the machine... » qu'il sample parfois pour ses soirées. La dernière en date l'a conduit, vendredi dernier, à Doha au Qatar. « C'était la quatrième fois que j'y jouait », s'enthousiasme le jeune entrepreneur « qui vit de sa passion depuis deux ans ». S'il s'est déjà produit, notamment, au Brésil et en Angleterre, il regrette « que rares soient les organisateurs alsaciens de soirées à faire appel » à lui. « A cause de mon palmarès, ils ont peut-être peur que je demande de gros cachets », s'interroge Amédomé, qui préfère rester discret sur le montant de ses prestations. Pour l'heure, les Strasbourgeois se contenteront donc d'écouter l'émission « Streetbeats » qu'il anime depuis 1998, chaque samedi de 14 h à 16 h, sur RBS 91,9 FM. Ou d'assister aux formations qu'il donne aux plus jeunes dans les quartiers dits sensibles de la ville."interview du 20/10/2011.


Métapolitique des stickers ou la guerre des poteaux

Mais qu'est ce que la métapolitique, vas-tu me demander ??? Tu en as déjà entendu parler dans un précédant article pourtant :

Et bien cousin, comme nous le pésentait la revue Quartier Libre :

"La métapolitique est une conception idéologique et une pratique politique qui vise à s'inscrire dans les rapports de force sociaux et économiques en déployant des concepts au niveau culturel pour influencer la sphère politique et y faire progresser ses idées."

Mouais, je sens que tu restes quelque peu  imperméable au concept... essayons avec une autre phrase de l'article :

"Antonio Gramsci [...] est considéré comme le fondateur de la théorie du « métapolitique » (bien que le terme ne se trouve pas dans son oeuvre). Gramsci envisageait un dépassement des cadres traditionnels de l'action politique marxiste en insistant sur l'importance d'une prise de « pouvoir culturel », qui serait le préalable nécessaire et efficace à la prise du pouvoir politique."

Là, ça te parle un peu plus ?

Le "« pouvoir culturel », qui serait le préalable nécessaire et efficace à la prise du pouvoir politique."

Tu comprends maintenant pourquoi Nicolas Sarkozy s'est entouré de Johnny et de Sardou pendant sa campagne de 2007 ?

Tu comprends aussi maintenant pourquoi il s'est marié et a fait un enfant à une chanteuse ?

Oui, je sais, ce n'est pas crédible dit comme ça... ça fait même carrément conspi... hein ?

Et c'est ce que tu trouveras également inscrit un peu plus loin dans l'article de Quartier Libre :

« depuis 2002, j’ai donc engagé un combat pour la maîtrise du débat d’idées […] Au fond, j’ai fait mienne l’analyse de Gramsci : le pouvoir se gagne par les idées » Nicolas Sarkozy - Entretien au Figaro, 2007 

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Que c'est-il donc alors passé ce mardi après-midi 25 octobre 2011 ?

Je te poste l'article des DNA, c'est plus simple pour te faire une idée (également un pdf) :

Mardi en milieu d'après-midi, DJ Nelson, alias Amédomé Amouzou, papote devant les studios Les sons d'la rue à Neudorf avec deux jeunes rappeurs qui sont en train d'enregistrer un morceau. Soudainement, le petit groupe voit surgir un homme, une lame à la main, à l'angle de la rue de Rhinau et de la rue de Grossau (DNA d'hier). « Il passait de poteau en poteau coupant mes autocollants (*), rapporte DJ Nelson.

L'homme, âgé de 40 ans, et le groupe de musiciens se dirigent d'un pas décidé l'un vers l'autre. « Il avait sa serpette dans la main gauche », confie le DJ strasbourgeois.

Amin, l'un des jeunes rappeurs, et le quadragénaire se retrouvent face à face. L'homme l'invective, tout « en brandissant sa lame ».

Amin tente de le désarmer en lui donnant un coup de pied dans le bras. La tentative échoue et le quadragénaire lui porte un coup avec son arme blanche à la tête qui l'entaille sur quinze centimètres. « Il a ensuite agrippé Amin et tous les deux sont tombés. Là, le gars a essayé de lui porter plusieurs coups au niveau du cou. Il suffit de voir ce qui reste de la veste d'Amin pour se rendre compte de son acharnement », témoigne DJ Nelson.

Une serpette pour décoller des autocollants de hip-hop «qui polluent son quartier»

« A ce moment, je me suis dit : "je ne peux pas laisser ce jeune mourir", poursuit le champion du monde DMC 2011. J'ai tapé l'homme avec mon pied au niveau de son côté gauche pour qu'il lâche enfin son arme. Mais rien n'y a fait. J'ai alors cherché dans mon sac un rouleau à pâtisserie, que je venais d'emprunter à ma copine pour faire une pizza. Et je l'ai utilisé pour taper sur la main de l'agresseur.

La manoeuvre réussit et le jeune rappeur parvient à s'extirper de l'emprise du plus âgé, après avoir été une nouvelle fois atteint par la lame au doigt.

Les musiciens reculent aussitôt pour se mettre à l'abri dans les studios.

« Le gars a ramassé mon sac à dos et s'est mis à courir vers nous avec son couteau. Il a encore donné un coup dans la porte, puis est parti. »

Le surveillant de prison s'est ensuite rendu au commissariat pour déposer plainte, assurant avoir été agressé par une bande de jeunes et avoir été obligé de faire usage d'un couteau pour se défendre. Des témoins extérieurs ont mis à mal sa version, confirmant les déclarations du DJ et de ses copains musiciens.

Lors de sa garde à vue, le surveillant de prison - bien noté par sa hiérarchie et jusque-là sans histoire - a avoué avoir été dépassé par les événements. Il se souvient avoir fait des moulinets avec le bras pour se protéger.

Il raconte être sorti avec une serpette pour décoller les autocollants relatifs au hip-hop, qui selon lui « polluent son quartier ». Il a apposé ces propres autocollants, achetés sur internet auprès du site d'un bloc identitaire. Un certain nombre d'adhésifs ont été découverts à son domicile.

L'homme se présente comme un militant du Front national, mais exclut être raciste. Le parquet de Strasbourg a demandé hier son placement en détention provisoire.

« Tout ça pour des autocollants, c'est ridicule », glisse en conclusion DJ Nelson.

 

Télecharger la version PDF

Une serpette pour décoller des autocollants de hip-hop «qui polluent son quartier»

Est-ce si ridicule que ça ? Pas certain Nelson... car si pour toi qui fait la promotion de ton émission musicale, celà peu paraître ridicule, pour le gardien de prison, les idées ultra-nationalistes imprimées sur ses stickers "non polluant" sont bien affirmées, sous couvert d'Anti-Otan, d'anti-américanisme, d'arrêt de la guerre en Afghanistan... car c'est partir de là-bas où les "forces de la coalision" se font botter le cul depuis des années pour mieux commencer une guerre de pacification ici.

Petit florilège des slogans :

  • * C'est dans nos banlieues qu'on a besoin d'eux... Exigeons le retour de nos soldats d'Afghanistan !

  • * Pas un mort de plus pour une guerre américaine... Exigeons le retour de nos soldats d'Afghanistan !

  • * C'est chez nous que la burqa s'installe... Exigeons le retrait de nos soldats d'Afghanistan !

  • * C'est dans nos quartiers qu'il faut combattre l'islamisme... Exigeons le retour de nos soldats d'Afghanistan!

 

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Ô surprise, c'est bien sur le site bloc identitaire que tu trouves une page : Autocollants - Série 2011 Prix TTC : 11,00 € les 200 tagé sous "materiel militant" avec "4 nouveaux modèles disponibles"...

Tu trouveras aussi cet article qui explique que  "depuis sa fondation, le Bloc Identitaire a prouvé qu'il n'était pas un mouvement comme les autres, démontrant campagne après campagne sa capacité à investir de nouvelles voies d'action et de propagande."

On voit où cette propagande a mené Anders Breivik, notre Norvégien aux cheveux blonds et aux yeux bleus...

et bravo à DJ Nelson d'avoir eû le courage et l'abnégation pour tirer son ami des bras du salopard qui voulait l'égorger.

probe

15:52 | Lien permanent | Commentaires (0) |

13/10/2011

Numéro 6 : Dans la jungle, terrible jungle

07:30 | Lien permanent | Commentaires (0) |

30/09/2011

A propos d’Histoires secrètes d’Action Directe, documentaire de Romain Icard...

[article avec un autre titre pour éviter que les mots-clefs du titre ne soient référencés avec déontologie... effectivement c'était incongru ! ]

 

A propos d’Histoires secrètes d’Action Directe, documentaire de Romain Icard

Le 16 octobre 2009, Canal+ a diffusé, dans le cadre de son magazine “Spécial investigation”,un documentaire intitulé Histoires secrètes d’Action Directe qui prend place, malgré la dure concurrence à ce niveau, au sommet des pires saloperies jamais diffusés concernant l’histoire de ce groupe.

Et il se trouve que nous, Raymond Delgado et Bernard Réglat, apparaissons comme la “caution anarchiste” de cette infâme saloperie, ce qui nous oblige à nous expliquer sinon à nous excuser auprès des principaux intéressés pour des propos que nous n’avons pas tenus (nous y reviendrons).

 

Comment sommes-nous arrivés là ? Le réalisateur de cette merde, Romain Icard, a pris contact avec nous se recommandant de Gilles Millet, un des rares sinon le seul journaliste avec qui nous avons toujours eu des rapports de mutuelle confiance. Icard nous a ainsi présenté son projet dans un mail du 16 juin 2009, que nous reproduisons ici in extenso afin que chacun puisse se faire une opinion sur cet individu:«(…) je m'emploie à raconter l'histoire de la lutte armée politique dans les 1970 & 1980. Dans ce cadre, je reviens grâce aux archives de l'époque et aux témoignages des intervenants qui ont vécu cette période sur l'histoire des groupes.

C'est dans ce contexte que j'aimerais pouvoir raconter votre (ton?) histoire, celle des GARI. D'où ils venaient politiquement, et comment vous avez décidé de mettre un terme à vos actions, une fois que vous considériez avoir obtenu ce que vous vouliez. Ce serait d'ailleurs l'occasion pour vous de tordre le coup à une idée tenace dans certains milieux politiques et policiers selon laquelle JM Rouillan était le leader des GARI, et que son groupe a une filiation directe avec vous. et d'avoir votre vision entre votre position autonome et celle marxiste-léniniste de l'autre côté.

Dans le même ordre d'idée, sache que je fais le même genre d'entretiens avec les fondateurs des autres groupes de l'époque, plus proches des tendances mao que vous ne l'étiez.

De plus, j'aimerais revenir sur les relations que les différents militants entretenaient avec le pouvoir de l'époque. Quelles étaient vos relations s'il y en avait.

Je pense notamment au moment de l'amnistie de 1981 et de la façon dont elle a été obtenue. Mais pas seulement, je pense aussi aux relations avec le pouvoir de droite de VGE en 1978, notamment sur l'affaire du banquier espagnol et votre relaxe.

Enfin, si tu en es d'accord, j'aimerais revenir sur le fait qu'en 1982, si tout le monde avait été un peu plus "honnête", JM Rouillan se serait rendu. Mais des fuites font que sa reddition devient impossible à ses yeux.

Voilà, tu sais tout. Je suis, du moins je crois, bien loin de la vision sensationnaliste habituelle sur le sujet... Ce que je cherche à montrer, c'est l'amalgame douteux qui est fait entre les différents mouvements pour mieux absoudre de leurs responsabilités certaines personnes.

J'espère sincèrement que tu accepteras l'idée de cet entretien filmé, sachant que je ne me base que sur l'aspect historique des choses. »

Pour rappel, les GARI (Groupes d’Action Révolutionnaire Internationalistes) était une coordination de groupes et individus autonomes, de sensibilité anarchiste et libertaire, qui mena des actions contre la dictature franquiste, essentiellement en 1974. Nous avons fait partie de cette coordination, ainsi que Jean-Marc Rouillan, qui se prévaudra, lors de la création d’AD, de cette appartenance aux GARI, pour essayer d’en capter “l’héritage”.

Le projet d’Icard nous a donc semblé intéressant dans la mesure où à travers la critique idéologique, non seulement d’AD mais des différentes organisations marxistes-léninistes ayant sévit en Europe dans les années 70/80 (BR, RAF, etc.), nous pourrions essayer d’expliciter l’action politique des groupes et individus autonomes telle que nous l’avons toujours défendue et pratiquée. Et d’autant plus intéressés du fait que ces idées sont revenues sur le devant de la scène médiatique avec la criminalisation par le pouvoir actuel des groupes “anarcho-autonomes” et notamment l’emprisonnement, entre autres, de ceux dits “de Tarnac”.

Nous avons donc décidé de participer tout en ayant conscience des risques et surtout des limites d’un tel projet, qui devait être, d’après Icard, diffusé sur Canal+. Nous avons essayé de nous prémunir en posant comme condition de notre participation le visionnage du montage final de son documentaire, ce qu’il accepta, et s’engagea à nous envoyer un DVD avant la diffusion. Bien sûr, ce DVD ne nous est jamais parvenu. Et lorsque nous avons découvert dans les journaux spécialisés qu’un film allait être diffusé, portant sur des soi-disantes manipulations dont AD aurait été l’objet, et signé Romain Icard, nous avons naïvement pensé que finalement il avait changé son projet et donc pas retenu nos témoignages. Or, non seulement il s’en est servi, sans notre consentement donc, mais (...) les a tronqués (ce à quoi on s’y attendait, mais pas autant), placés hors contexte et surtout déformés. Ainsi, afin d’apporter un peu de crédit à sa vision du terroriste sanguinaire, il se permet de dire dans son commentaire, au sujet de l’enlèvement du banquier Suarez par les GARI : « Ce que Bernard Réglat veut dire c’est que Rouillan veut brutaliser le banquier ». Bien sûr, nous n’avons jamais dit ni voulu dire cela et que ce manipulateur ait été obligé ‘‘d’interpréter’’ nos propos en est la meilleure preuve. La phrase – tronquée – dont il se sert dit bien ce qu’elle dit : des discussions eurent effectivement lieu au sein des GARI au sujet du sort à réserver au banquier au cas où nos demandes ne seraient pas satisfaites. Et si notre mémoire est bonne, Rouillan ne prit même pas part à la discussion. Nous ferons par ailleurs remarquer à tous les (...) du genre Icard, qui veulent apporter du encore plus sanguinolent au moulin du sensationnalisme, que Rouillan n’a jamais été inculpé individuellement pour aucun crime de sang et que sa condamnation judiciaire découle du fait qu’AD ait choisit comme système de défense de tout revendiquer collectivement.

Par delà la dénaturation de nos témoignages, c’est la globalité de ce ‘‘documentaire’’ que nous entendons dénoncer. Bourré d’approximations, de simplifications et d’accusations (notamment sur l’amnistie politique de 81), d’images ordurièrement racoleuses (photos de nu de Joëlle Aubron…), l’ « œuvre » de Romain Icard nous rappelle les pires écrits de Minute et autres torchons d’extrême-droite.

Et pour finir, nous voulons préciser que si nous avons toujours été critiques en ce qui concerne l’idéologie et certaines actions d’AD, nous avons toujours manifesté notre solidarité aux militants de ce groupe victimes de la répression étatique, et qu’en tout cas nous n’avons jamais hurlé avec les loups, même et surtout lorsque certains d’entre eux se prétendaient ‘‘anciens des GARI’’ (cf. Appel aux anarchistes. Pourquoi les anarchistes doivent se désolidariser, dans la conjoncture actuelle, des activistes du groupe Action Directe, paru dans Le Monde en octobre 1982 et contre lequel nous avions pris publiquement position).

La situation actuelle de J.-M. Rouillan, qui ne peut même pas se défendre et qui reste incarcéré, gravement malade, sans soins, rend encore plus odieuse l’interprétation de « Spécial investigation ».

Interprétation qui, d’ailleurs, tombe peut-être à pic dans le contexte politique de bras de fer avec l’Iran au sujet du nucléaire ! Qui manipule qui ?

Raymond Delgado

Bernard Réglat

28 octobre 2009

 via l'en dehors

10:07 | Lien permanent | Commentaires (5) |

24/09/2011

François Duprat, une histoire de l’extrême droite

Propos de Joseph Beauregard et Nicolas Lebourg recueillis par Abel Mestre et Caroline Monnot

Vendredi 8 avril à 18 heures, est mis en ligne sur le site du Monde.fr, un webdocumentaire “François Duprat, une histoire de l’extrême droite”.

Produit par Le Monde.fr, l’INA et 1+1 Production, ce documentaire écrit par Joseph Beauregard et Nicolas Lebourg s’attache à expliquer le parcours politique de François Duprat et le rôle essentiel qu’il a joué au sein de l’extrême droite française. C’est surtout le portrait d’une époque.

Comment présenteriez vous François Duprat ?

Nicolas Lebourg : Né en 1940, assassiné par un attentat à la voiture piégée en 1978, c’est un personnage central de la reconstruction des extrêmes droites européennes après la débâcle des fascismes. Il se reconnaît lui-même comme néo-fasciste. C’est à la fois un réactionnaire obsédé par l’anticommunisme, et un révolutionnaire qui veut changer le monde. Il réinvente l’extrême droite à qui il impose des thèmes novateurs alors, comme l’antisionisme, le négationnisme, le rejet de l’immigration sur une base sociale. Cadre fondateur et dirigeant d’Occident, d’Ordre Nouveau, du Front National, entre autres, il a pourtant été exclu de chacun de ces mouvements à un moment de sa trajectoire. Son trajet personnel ne manque pourtant ni de logique ni de sens quant à ses contemporains, car la duplicité et la dualité que certains pointent chez lui sont aussi les nôtres. En effet, ces allers-retours entre subversion et contre-subversion, sa volonté de balayer l’Etat tout en travaillant volontiers avec l’essentiel de ses secteurs répressifs sont très révélateurs des rapports de la société française à sa démocratie et des jeux de la Guerre froide.

Joseph Beauregard : Cet homme est un jeu de poupées gigognes. C’est un intellectuel néofasciste et un enseignant plutôt de la pédagogie fustigée aujourd’hui comme soixante-huitarde, un commis voyageur des circuits internationaux de l’anticommunisme qui danse bien le rock’n'roll, un numéro deux du Front National qui offre un disque de Maxime Leforestier à sa nièce. Au travers de ses méandres, Duprat raconte quelque chose de vertigineux sur son époque. Il cherche à capitaliser sur toutes les formes de transgression. Nous avons interrogé plus de 130 témoins : les termes les plus récurrents chez eux, quelle que soit leur empathie pour lui, sont la « fascination » qu’il exerce, et la « perversité » qu’ils ressentent. Ils ne font pourtant pas montre d’un jugement moraliste, car l’homme échappe aux schémas ordinaires.

Qu’est-ce que le parcours de François Duprat révèle de son époque ?

Joseph Beauregard : Avec François Duprat on comprend la résurrection idéologique et organisationnelle des extrêmes droites. Comment durant les Trente glorieuses, de l’Épuration à l’élection de François Mitterrand, a couvé la résurrection d’une tendance politique qui paraissait avoir été balayée par l’Histoire. Et on voit bien que c’est une coproduction nationale. Duprat se faufile partout. Il prône la révolution et est accueilli discrètement à l’Hôtel Matignon. Il dit pis que pendre de la gauche, mais a un pied dans les milieux du financement occulte de la gauche non communiste.

Nicolas Lebourg : Il est quelqu’un de très adapté aux jeux à triple tiroirs avec double fond très typiques de la Guerre froide, mais en même temps c’est un homme qui rêve d’un héroïsme fantasmé à partir de la Seconde guerre mondiale au milieu de cette société des années 1960-1970 toujours plus matérialiste. Il se revendique d’une idéologie, le fascisme, qui correspond à « l’âge des masses », à l’ère industrielle et de l’Etat-Nation, alors que lui-même est dans « l’âge des marges », l’internationalisation du politique, les hybridations idéologiques. Il s’engage pour l’Algérie française mais devient très vite un admirateur du régime ba’thiste syrien et de l’essentiel des nationalismes arabes. Il montre bien à quel point le réel est structuré par ses contradictions internes. C’est d’ailleurs peut-être l’une des raisons pour lesquelles il agaçait tant de monde : avec lui il ne reste rien d’une catégorisation simpliste, malgré son discours ultra-radical, totalement clivant, le monde qui se dessine quand on le regarde apparaît en zones de gris.


En quoi ce personnage est-il actuel ?

Nicolas Lebourg : Duprat a été à l’avant-garde de propositions politiques d’une importance cruciale aujourd’hui. La fusion de l’antisémitisme, de l’antisionisme, du négationnisme et du conspirationnisme est une offre idéologique à l’échelle mondiale désormais. Sa stratégie consistant à faire exploser les droites après leur avoir fait avaliser des thèmes de discrimination nationale, et ainsi relégitimer l’extrême droite, est-celle qui a permis le 21 avril 2002 et explique une bonne part de notre actualité politique.

Joseph Beauregard : C’est d’ailleurs lui l’inventeur de cette formule si souvent reprise par Jean-Marie Le Pen « l’électeur préfère toujours l’original à la copie ». Moins que théoricien, comme on le présente toujours, il est avant tout un tacticien très conscient que sa première force c’est la faiblesse morale de ses adversaires, leur enfermement dans un temps électoral court alors que les révolutionnaires tablent sur un temps long.

Il s’est passé trente-trois ans depuis l’attentat à la voiture piégé qui le visait. Les conditions de cette mort n’ont pas été éclaircies. Que faut-il en penser ?

Joseph Beauregard : D’emblée, évacuons une rumeur coriace : en aucun cas, comme il a souvent été dit, il n’y a pas eu d’enquête. La police, le juge d’instruction, ont fait leur devoir. Ils l’ont fait, c’est vrai, sans le soutien des services de renseignement qui auraient pu leur être utiles. Aujourd’hui, je regrette humblement que madame Alliot-Marie, lorsqu’elle était ministre de l’Intérieur, ait apposé son veto à la dérogation que nous avions obtenu d’accès aux archives sur l’assassinat. C’est conforme avec son refus en tant que ministre de la Justice de donner suite à la demande de la fille de Robert Boulin, ministre assassiné à la même période, de faire rouvrir cette autre enquête. Mais je crois que c’est regrettable pour notre démocratie. Pour notre part, nous avons repris toutes les hypothèses qui avaient été soulevées, publiquement ou non, et les avons étudiées sereinement. L’essentiel d’entre elles sont balayées par la démonstration logique et des aspects factuels.

Nicolas Lebourg : D’abord, malgré tous les fantasmes liés à cet assassinat, totalement hors norme par son mode opératoire dans la vie politique française, nous nous sommes refusés à tout sensationnalisme autour de cela. Pour une raison très simple : l’éthique. La veuve de François Duprat était une militante engagée, sur des idées qui ne sont pas les nôtres, mais elle mérite le respect. Nous ne nous imaginions pas faire montre de légèreté là-dessus, n’en déplaise au voyeurisme de notre époque. Ensuite, nous ne sommes pas investis d’une charge de police ou de justice, or pour qu’une démocratie fonctionne il faut qu’elle soit structurée… Néanmoins, pour que cette démocratie existe, qu’elle ne soit pas dans une dérive bureaucratique ou qu’elle ne devienne pas le théâtre d’ombres de dominants, il faut exercer une pression sur elle, il faut qu’il y ait une tension permanente. C’est pourquoi nous poursuivons toujours cette décision du ministre de l’Intérieur devant le Tribunal Administratif. C’est ce qui explique l’importance de travailler sur la vie et la mort de Duprat. Sans toutefois donc confondre les fonctions d’histoire du temps présent et d’enquête judiciaire. N’ayant ni les moyens ni la légitimité à refaire cette enquête, il était plus pertinent d’essayer de comprendre ce que cette mort occultée pouvait dire sur notre société et nos institutions. Notre pays était alors très tolérant avec les manques de tempérance et de transparence. Le manque d’émoi face à l’assassinat de Duprat et à l’échec de l’enquête sur son assassinat témoignent que le goût pour l’arbitraire et l’autoritaire dépasse amplement la zone de l’extrême droite radicale.

Votre webdocumentaire va être diffusé à parti du 8 avril, en même temps que devait sortir en librairie votre biographie de François Duprat

Joseph Beauregard : Ce « webdoc » n’est pas une adaptation du livre mais plus une histoire de l’extrême droite dont la figure de François Duprat est le fil rouge. Les deux objets sont complémentaires, l’un situant l’homme dans sa profondeur, l’autre correspondant à une critique politique de son action menée. Chaque élément correspond ainsi à sa propre logique et cela évite les « parasitages » entre ces deux démarches. Nous étions particulièrement soucieux de proposer un élément analysant un homme en mouvements dans son temps, sans jugement, et, d’une autre manière, d’assumer notre libre choix de la critique de son action et ses pensées.

Nicolas Lebourg : Au bout de cette longue enquête, le manuscrit et le webdocumentaire ont été validés à la réception par l’éditeur et les producteurs. Cependant le premier mars 2011, l’éditeur nous a fait savoir qu’il réorganisait son planning de parution. L’ouvrage serait renvoyé à janvier 2012. Lemonde.fr n’a pas souhaité surseoir à la diffusion du webdoc et l’a programmé à compter du 8 avril 18 heures.

Première parution : « François Duprat, une histoire d’allers-retours entre subversion et contre-subversion« , Droite(s) extrême(s) lemonde.fr, 7 avril 2011.

 

sur le site du "Monde.fr", un webdocumentaire "François Duprat, une histoire de l'extrême droite". (Il est visible ici).

via tempspresents et droites-extremes

09:03 | Lien permanent | Commentaires (0) |

12/09/2011

Ultra-gauche-exploitation : la fiction cathodique par Canal +

http://storage.canalblog.com/08/54/96368/25810971.jpg

 

Le groupe du capitaine X est chargé d’élucider l’affaire d’un étudiant déchiqueté par la bombe artisanale qu’il fabriquait. Bientôt il se trouve face à quelques activistes d’une ultra gauche très radicale qui prônent la guérilla urbaine et ont pour cible directe la police.

Y entraînée par sa haine de la police et des institutions accepte de déborder de son rôle d’avocate et se fait piégerpar la DCRI qui surveille les activistes d’ultra gauche.

Z, qui rêve de plus grandes affaires, se voit désigner par une figure du grand banditisme, JJ, pour le défendre.

Quant au juge F......i, de retour au palais après une longue absence, il est désormais placardisé.

vu sur Le Jura Libertaire

19:54 | Lien permanent | Commentaires (0) |

09/09/2011

Namaste - Massoud

http://s1.e-monsite.com/2010/06/08/01/resize_550_550//massoud_ponfilly.jpg

Afghanistan. L'héritage du commandant Massoud

9 septembre 2011 -

Le monde a actuellement les yeux tournés vers les États-Unis qui s'apprêtent à commémorer les dix ans des attentats du11-Septembre. Loin de New York, en Afghanistan, un Breton, Ashmat Froz, se recueillera et se souviendra d'un autre triste anniversaire: celui des dix ans de l'assassinat du commandant Massoud. C'était un 9 septembre....

«En septembre 2001, al-Qaïda a visé deux symboles: les tours et le commandant Massoud. Leur but était d'attirer les États-Unis en Afghanistan et de s'assurer qu'ils ne recevraient pas l'appui de l'Alliance du nord qui s'était constituée autour de Massoud». Dans sa demeure rennaise, Ashmat Froz conserve avec dévotion la mémoire du lion du Panshir, assassiné le 9septembre 2001, par deux terroristes tunisiens se faisant passer pour des journalistes. «J'étais avec Massoud trois semaines avant son assassinat. Il en était certain: Ben Laden allait frapper aux quatre coins du monde et c'était un piège monté par le Pakistan. À présent qu'on sait où se terrait Ben Landen, c'est difficile pour le Pakistan et ses services secrets, l'ISI, de se cacher».

La légende demeure

Il y a quelques jours, Ashmat Froz a quitté la Bretagne pour se rendre sur la terre de ses ancêtres. Aujourd'hui, en compagnie de milliers d'Afghans, il se recueillera dans la vallée du Panshir, à une centaine de kilomètres au nord de Kaboul, sur la tombe d'Ahmad Shah Massoud, non loin du mausolée en construction. Ce sera le prélude à une semaine de célébrations. «En Afghanistan, les photos de Massoud sont présentes partout, sur les murs, dans les commerces... L'héritage du commandant n'est pas mort. Des gens qui étaient très proches de lui sont aujourd'hui au gouvernement, comme le ministre de l'Intérieur, Bismillah, son ancien bras droit. Massoud est devenu un repère pour nous». D'un homme qui se battait contre l'envahisseur, l'image de Massoud a évolué vers une figure de légende, un mythe qu'on évoque pour se redonner du courage dans les heures noires. «Comment se fait-il que Massoud combattait seul les talibans et qu'aujourd'hui, avec l'aide du monde entier, on n'y arrive pas?», demande celui qui partage sa vie entre l'Afghanistan et la Bretagne depuis trente-cinqans. «J'ai bénéficié d'une bourse du gouvernement français pour faire mes études d'architecture àRennes». L'architecte, qui construit ici et là-bas, a exercé son art de bâtir auprès de Massoud. «Mon rôle était de réaliser les projets qu'il esquissait lors des nuits de veille», se remémore l'ancien représentant en France du commandant. «Quand les islamistes ont pris le pouvoir, j'ai accompagné des politiques français pour rencontrer Massoud. On fréquentait le même lycée et on habitait le même quartier. Quand les Russes sont entrés en Afghanistan, il a pris le chemin de la résistance. Massoud n'était pas un homme de guerre mais il n'avait pas d'autres choix que de la faire pour ramener la paix».

Un bâtisseur

Ashmat Froz a connu un autre Massoud, différent du chef de guerre portant l'AK 47 en bandoulière. Lui se rappelle d'un homme amoureux de la poésie, un esthète et un architecte d'un pays sans cesse à reconstruire. «C'était un bâtisseur qui rêvait des plans de villes idéales». Avec son association Afghanistan-Bretagne, Ashmat milite pour un développement économique de son pays d'enfance. «On sait que les Américains cherchent à installer des bases permanentes. Il y a quelques semaines, j'étais à Kaboul lors du passage de Nicolas Sarkozy à l'ambassade. Il me confirmait que la France retirerait ses troupes mais d'une manière progressive et en tenant compte de la situation». L'architecte est inquiet: «Si le pays ne se développe pas, l'Afghanistan reviendra vers le terrorisme. Mais la solution n'est pas militaire. La politique de Massoud était très simple: il responsabilisait les locaux, village après village. Il agissait autant sur le militaire que l'économique. La seule façon de lutter contre les talibans, c'est d'aider la population à se hisser vers le haut grâce à l'économie». Et le meilleur moyen de rendre hommage au lion du Panshir.

Gwen Rastoll

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«J'étais à côté de la bombe qui a tué Massoud»«J'étais à côté de la bombe qui a tué Massoud»

Deux jours avant les attentats aux Etats-Unis, Massoud a été assassiné en Afghanistan. À plusieurs reprises, il avait attiré l'attention de la communauté internationale sur le danger représenté par Ben Laden.

Le 9 septembre 2001, le journaliste afghan Fahim Dashty était à moins d'un mètre de la bombe qui a tué le commandant Ahmad Shah Massoud, alors chef de la résistance contre les talibans, mais il fut l'un des derniers à apprendre sa mort.

Ce jour-là, Massoud, ultime chef militaire à empêcher les talibans, alors maîtres d'environ 95% du territoire, de contrôler l'ensemble de l'Afghanistan, est dans l'un de ses QG du nord-est, à Khwaja Bahauddin. Sur place, deux prétendus journalistes arabes, qui ont rejoint les lignes de Massoud depuis 22 jours, sollicitent une interview filmée. «Ils étaient très pressés, ils demandaient deux à trois fois par jour» à le rencontrer, se souvient Fahim Dashty, qui les côtoya neuf jours.

Vers midi, l'interview est enfin accordée. Fahim Dashty se joint à eux. Après avoir écrit entre 1993 et 1996 dans le «Kabul Weekly», fondé par Massoud, il archive en vidéo toutes les activités du héros de la résistance anti-soviétique.

Dans la pièce, Massoud est là. A sa droite, Massoud Khalili, un de ses principaux conseillers et amis. «Tout le monde se salue normalement, chacun s'assoie. Khalili traduit», raconte Fahim Dashty. A la demande de Massoud, surnommé le «Lion du Panchir», les deux Arabes égrènent les questions qu'ils prévoient de poser.

«Pourquoi dites-vous qu’Oussama est un terroriste?»

«Ils avaient une quinzaine de questions, la plupart concernant les talibans et Oussama ben Laden. Du genre : si vous conquérez l'Afghanistan, qu'allez-vous faire d'Oussama?, Pourquoi qualifiez-vous Oussama et les talibans de terroristes?», se rappelle Fahim Dashty.

Pendant ce temps, ce dernier cherche le meilleur angle pour filmer et choisit de s'asseoir juste en retrait du caméraman arabe, placé à 2,50 m devant Massoud. «La lumière d'arrière-plan était très mauvaise, je me mets à régler ma caméra, ça m'occupe 20-30 secondes et j'entends soudain le bruit d'une explosion; comme un ballon qui explose, ce n'était pas très fort; puis je sens que mes mains et mon visage me brûlent et que je suis blessé aux jambes».

Une caméra de faux journalistes piégée

La caméra piégée des deux Arabes vient d'exploser. «J'étais celui qui était le plus près de la bombe, à moins d'un mètre, mais j'ai eu de la chance», sourit Fahim Dashty. «Les gens m'ont dit plus tard que l'explosion était si forte qu'ils ont cru à un bombardement aérien. Moi, ça ne m'a pas paru si fort, j'ai juste entendu un bang ! », poursuit-il. «La première idée qui me vient alors à l'esprit est que peut-être ma caméra a explosé à cause d'un choc électrique et je sors en courant».

Il ne réalise qu'arrivé dans la cour: fenêtres et portes du bâtiment sont soufflées, de la poussière et de la fumée s'en échappent. Deux gardes sortent Massoud, «grièvement blessé au visage et sur tout le corps». Massoud, Khalili et Dashty, grièvement blessés, sont emmenés en hélicoptère dans une petite clinique juste de l'autre côté de la frontière tadjike. Fahim Dashty voit Massoud pour la dernière fois, alors qu'il est emmené par des médecins.

Il apprend la mort de Massoud 12 jours après

Le 11 septembre, tard dans la nuit, à l'occasion d'une visite, il apprend, sur son lit d'hôpital à Douchanbé, la capitale tadjike, où il vient d'être transféré, les attentats qui ont frappé les Etats-Unis. Au bout d'une semaine, les médecins le renvoient chez lui. «A ce moment, de mes deux mains, je ne pouvais bouger que ce doigt», dit-il en montrant son pouce droit. Dix ans après, son corps porte encore les cicatrices des brûlures et héberge toujours des éclats de métal.

En convalescence chez un de ses frères au Tadjikistan, ses différents visiteurs lui assurent que Massoud va bien, qu'il a repris certaines activités. En fait, quelques jours auparavant, le 16 septembre, le «Lion du Panchir» a été enterré devant une foule nombreuse dans sa vallée natale, au lendemain de l'annonce officielle de sa mort, un temps tenue secrète.

«Un jour, mon frère n'en pouvait plus de cette situation. Il est venu s'asseoir au bord de mon lit et m'a parlé d'un projet de musée pour le commandant». «Je lui ai répondu qu'on ne faisait pas de musée pour les gens en vie. Il s'est mis à pleurer et j'ai compris», se rappelle-t-il avec émotion. «C'était douze jours après l'explosion».

Les dernières images de Massoud vivant:
En grand format sur notre portail vidéo Videoportal

(Source: Youtube.com)
via www20.min.ch

La caméra qui a tué Massoud
avait été volée à Grenoble

Publié le 17-10-03 à 16:24    Modifié à 16:24    

La DST a établi que la camera qui a servi dans l'attentat contre le "Lion du Panchir", avait été volé à Grenoble quelques jours auparavant.

La piste française se confirme dans l'attentat contre Ahmed Shah Massoud. Alors que la justice enquête depuis décembre 2000 sur un réseau de soutien aux assassins du "Lion de Panchir", la Direction de la surveillance du territoire a établi que la caméra vidéo utilisée par les auteurs de l'attentat avait été volée à Grenoble (Isère).
A partir du numéro de série de l'appareil de type Beta SP BVW200, retrouvé sur le lieu de l'attentat en Afghanistan, la DST a pu vérifier qu'il s'agissait de la caméra d'un journaliste français volée le 24 décembre 2000 à Grenoble, a-t-on appris jeudi de sources policières.
Selon l'enquête, la caméra a transité par le sud de la région lyonnaise avant d'être confiée aux deux auteurs de l'attentat qui a coûté la vie au "Lion du Panchir" le 9 septembre 2001 soit deux jours avant les attaques contre les Etats-Unis le 11 septembre, a-t-on précisé de mêmes sources.
Entendu par la DST, le journaliste reporter d'images indépendant travaillant dans la région grenobloise a tenu à conserver l'anonymat. Joint par l'Associated Press il s'est refusé mercredi à donner toute précision sur cette affaire couverte, selon lui, par le secret défense.

Une plainte avait été déposée

De sources policières, on ajoute que la caméra a été volée alors que le journaliste effectuait un reportage le 24 décembre 2000 en début de soirée dans le centre-ville de Grenoble. L'appareil d'une valeur à l'achat de 38.100 euros et équipé d'une optique de marque Canon 16x9 a été dérobé sous les yeux de son propriétaire et sans violence dans son véhicule.
Au Parquet de Grenoble, on confirme que le journaliste avait par la suite déposé une plainte pour vol, classée sans suite. Aucune assurance n'a couvert le vol de la caméra achetée d'occasion, environ 16.000 euros, six mois plus tôt.
Quatre hommes sont déjà poursuivis en France en relation avec l'attentat contre le commandant Massoud. Un juge d'instruction antiterroriste enquête en effet depuis le 6 novembre 2000 sur un réseau de falsification de documents ayant pu aider les assassins du "Lion du Panchir".

Un trafic de faux passeports belges

Depuis le 18 janvier 2002 l'Algérien Abderammane Ameuroude, et le Franco-Tunisien Mehrez Azouz sont donc mis en examen pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste" et "falsification de faux documents administratifs".
Le 30 novembre 2001 le juge Jean-Louis Bruguière avait mis en examen le Français Youssef el Aouni des mêmes chefs, ainsi que trois jours plus tard le Franco-Tunisien Abdel Tebourski.
Les deux derniers avaient été arrêtés à la demande de la justice belge qui enquête sur un trafic de faux passeports belges. Ce trafic pourrait avoir un lien avec les assassins du commandant Massoud, qui étaient détenteurs de passeports belges.
Le destin de la caméra volée à Grenoble, confirme par ailleurs une fois de plus l'importance de la région sud-lyonnaise dans les enquêtes terroristes.
Le Français Pierre Robert, condamné le 18 septembre à la réclusion à perpétuité au Maroc, est originaire de la région de Saint-Etienne (Loire). Il a longtemps fréquenté les mosquées de la vallée du Rhône avant de partir en 1996 au Maroc.
Deux français originaires des Minguettes (quartier lyonnais) ont été interpellés par les forces américaines en Afghanistan et sont actuellement détenus à Guantanamo. Nizar Naouar, l'auteur de l'attentat de la mosquée de Djerba (Tunisie) en avril 2002 est lui aussi originaire de Saint-Priest dans la banlieue sud de Lyon, tout comme Khaled Kelkal, soupçonné de plusieurs attentats, dont celui manqué en août 1995 sur la ligne du TGV Paris-Lyon.

piqué au tas sur tempsreel.nouvelobs.com

Massoud : la caméra piégée avait été volée en France

FRANCE - TERRORISME

-La caméra piégée dont l'explosion a tué le commandant Ahmad Shah Massoud en septembre 2001 en Afghanistan a été volée en décembre 2000 à un cameraman en France, a-t-on appris hier de source policière.

Selon cette source, des policiers de la DST (Direction de la Surveillance du Territoire) ont établi que le numéro de série de la caméra piégée était le même que celui d'une caméra volée à un cameraman de Grenoble.

La DST a confirmé avoir « rencontré » ce cameraman, dont l'identité n'a pas été révélée, et une procédure judiciaire devrait bientôt être ouverte, a-t-on ajouté de même source.

Rappelons que le 9 septembre 2001, deux faux journalistes tunisiens disposant de passeports belges falsifiés avaient fait exploser leur caméra au début de leur entretien avec Ahmad Shah Massoud, chef de l'Alliance du Nord et héros de la lutte anti-talibans, à Khwaja Bahuddine, en Afghanistan.

Le « lion du Panshir » avait succombé à ses blessures, tout comme ses assassins.

Le cameraman indépendant a signalé que sa caméra lui avait été « volée quelques jours avant Noël 2000 alors qu'il tournait un sujet sur les vitrines de Noël devant les Galeries Lafayette de Grenoble (Isère) ».

Il avait alors été « agressé par trois hommes » qui s'étaient emparés de sa caméra Beta Sony BVW 200 AP [lien Probe] avant de prendre la fuite.

Il avait déposé une plainte au commissariat de Grenoble le 28 décembre 2000 et sa plainte avait été, selon lui, classée sans suite en mai 2001.

Publié le 17/10/2003 | La Dépêche du Midi

 

16:42 | Lien permanent | Commentaires (0) |

03/09/2011

L'obsession sécuritaire - Arte - Thema "Tous terroristes ?" - 6 septembre 2011

Le combat antiterroriste et ses dérives

L'obsession sécuritaire
 réalisateur : Marita Neher

Après les attaques du 11 septembre 2001 contre le World Trade Center et le Pentagone, les attentats de Madrid, en 2004, et ceux de Londres, en 2005, ont incité les gouvernements européens à renforcer les mesures de lutte antiterroriste. Ce documentaire passe au peigne fin les lois élaborées dans ce cadre et observe, à travers plusieurs cas en Grande-Bretagne, en Allemagne et en France, les dérives qu'elles ont entraînées. Des arrestations comme celles du groupe de Tarnac ou d'Adlène Hicheur, chercheur au Cern, montrent que, sous prétexte de prévention et de protection des citoyens, on en accuse d'autres à tort et sans respecter leurs droits fondamentaux.

"La Peur des autres - L’exemple de Penzberg"


Depuis 2007, la communauté musulmane d’une petite ville de Bavière, suspectée de liens avec des organisations extrémistes, tente de se défendre devant la justice.
Les musulmans de Penzberg, une paisible ville de 16 000 habitants non loin de Munich, sont fiers de leur mosquée et de leur imam Benjamin Idriz, qui a fait de cette communauté l’une des plus libérales et des plus ouvertes parmi les quelque 2 500 que compte l’Allemagne. Mais du côté des Renseignements généraux, on fait entendre un tout autre son de cloche : selon des écoutes téléphoniques, l’imam entretiendrait des relations avec deux organisations islamistes réputées extrémistes. Des accusations que la communauté rejette formellement, mais qui n’ont pas encore été levées par la justice. La reconstitution de ce dossier offre l’occasion de s’interroger de manière plus générale sur la peur que les sociétés occidentales éprouvent aujourd’hui vis-à-vis de l’islam.

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La Peur des autres
Documentaire de Benjamin Cantu (Allemagne, 2011, 30mn)
Production : Boekamp und Kriegsheim GmbH

19:20 | Lien permanent | Commentaires (0) |

25/08/2011

« La déontologie ? Cela n'existe pas »

via l'humanité.fr - 11 Février 2005

« La déontologie ? Cela n'existe pas »

Souvenez-vous. Début 2004, un mystérieux groupe AZF menace de faire sauter des bombes le long des voies ferrées, communiquant avec le ministère de l'Intérieur par le biais de petites annonces paraissant dans Libération, se donnant du « Suzy » et du « Mon gros loup ». Éclipsé par les attentats de Madrid, le groupe disparaîtra aussi vite qu'il sera apparu. Ce dont on se souvient moins, c'est le traitement médiatique, avec, de la part de la place Beauvau, un fax intimant aux rédactions de garder le silence. Retour sur cette affaire à laquelle Élise Galand et Romain Icard, journalistes de Pièces à convictions (France 3) ont consacré un ouvrage.

Qu'est-ce qui vous a surpris, de prime abord ?

Élise Galand. D'abord, le silence des sources avec lesquelles les « faits-diversiers » sont en contact permanent. Un silence assourdissant qui ne peut que mettre la puce à l'oreille.

Arrive alors le fameux fax du ministère de l'Intérieur...

Élise Galand. Une première dans l'histoire de la presse ! Depuis Peyrefitte, on n'avait jamais vu ça. Un fax du ministère de l'Intérieur révélant l'affaire AZF à l'ensemble des rédactions tout en leur demandant de garder le silence ! Ce qui va à l'encontre de notre vocation première.

Romain Icard. C'est surtout complètement schizophrène et assurément voué à l'échec : une nouvelle preuve que Sarkozy ne savait pas comment réagir.

Élise Galand. Même si agir ainsi était une manière pour les autorités de se dédouaner et de refiler la patate chaude aux médias...

Plus surprenante encore est l'attitude de ces derniers, acceptant d'obéir !

Élise Galand. On n'est pas là pour faire la leçon. D'autant que certains n'étaient même pas au courant de l'affaire avant de recevoir le fax. De fait, la seule publication à avoir brisé le silence, c'est la Dépêche du Midi. Son patron a demandé à Claude Guéant - le chef de cabinet de Sarkozy - si c'était vrai. Et comme ça l'était, il a fait le choix de publier. Position intermédiaire : celle d'Europe 1 qui, dans son premier bulletin, évoquera l'affaire sans qu'elle figure dans les titres. Ceux qui n'ont pas publié diront qu'ils n'avaient pu réunir assez d'info pour recouper. Mais une fois l'affaire divulguée, tout le monde s'y mettra...

Quid de l'attitude, par exemple, du journaliste de l'AFP affecté place Beauvau ?

Élise Galand.

Nous n'avons pas voulu le stigmatiser. Il a choisi de ne pas être le premier à révéler l'affaire. Mais il lui aurait été beaucoup plus simple d'avouer qu'il ne voulait pas se griller durablement avec sa source. Et par là même couper le robinet pour tout le monde.

Au fait, c'est Libération qui est le premier au parfum. Pourquoi rester silencieux ?

Romain Icard. Parce qu'ils avaient le cul entre deux chaises. Car, sans que la rédaction ne soit toute de suite impliquée (et donc quasi à leur corps défendant), ils ont servi de lien par le biais des petites annonces.

Quel regard sur l'ire des médias envers la Dépêche du Midi ?

Élise Galand. Les critiques ont été en effet particulièrement virulentes à son égard de la part des quotidiens nationaux. Ce qui a permis à la Dépêche du Midi de renverser l'idée selon laquelle la presse locale serait à la botte du pouvoir. Là, c'était plutôt l'inverse. Seule voix dissonante, l'Humanité qui s'est interrogée sur un ministère donnant des ordres aux journaux... Mais, dans la bataille d'éditorialistes, le problème de fond n'a jamais été abordé. Et vite occulté puisque, quelques jours plus tard, des bombes exploseront à Madrid.

Romain Icard. La violence des critiques à l'égard de la Dépêche tient à une seule chose : c'est que ce journal a eu le courage de faire ce que les autres n'ont pas fait. Il est d'ailleurs aberrant de parler d'irresponsabilité lorsqu'un journal n'a fait que divulguer une information qu'il avait. Mais de fait, la problématique change lorsque ce n'est plus une source qui dit à un journaliste de ne pas sortir une info mais le directeur d'un cabinet ministériel - qui plus est, celui de Sarkozy... - qui contacte directement les directeurs de l'info pour leur dire de se taire. Surtout en jouant non pas sur une question de droit mais sur la corde sensible. Sauf qu'après ça, on se demande où sont les limites...

Quelle analyse globale faites-vous de cette affaire ? Sur la relation des journalistes à leurs sources et au pouvoir ?

Élise Galand. Pour ce qui est des sources, il est clair que l'on va difficilement se mettre en froid avec des interlocuteurs comme le ministère de l'Intérieur, étant donné qu'il faut son aval pour la moindre interview de policier. Et l'on sait que le travail des enquêteurs sera plus difficile une fois l'affaire révélée, car, par la suite, il y aura la pression de l'opinion publique. Même si, par exemple, les lecteurs de la Dépêche ont approuvé à plus de 80 % l'attitude de leur journal et qu'il n'y a pas eu de « psychose ». Pour ce qui est du rapport aux autorités, plutôt qu'un parallèle avec les « conseils » d'un Chirac sur l'envoi de journalistes en Irak, je ferais un parallèle avec les perquisitions au Monde et à l'Équipe pour savoir d'où viennent les fuites dans l'affaire Cofidis. Se pose concrètement la question du droit de la presse. Or, là, soyons clairs : nous, journalistes, sommes tous dans l'illégalité. Car, quotidiennement, nous ne respectons pas le secret de l'instruction ou de l'enquête.

Romain Icard. Et comment faire autrement ? ! Si vous parlez des affaires une fois qu'elles sont jugées, vous avez loupé le coche. La loi est tout bonnement mal faite. Mais ce que cela m'inspire plus globalement, c'est le silence de la profession et son absence de mémoire. Pour parler de terrorisme, faudrait-il attendre qu'il y ait mort d'homme ? D'autant que ceux osant dire qu'ils n'avaient pas assez d'infos savent aussi bien que nous que, pour en avoir, il faut s'en donner les moyens. Par ailleurs, beaucoup semblent avoir oublié ce qui s'est passé. Non seulement l'attitude du ministère mais ce qu'aura été cette affaire. Sans parler de Claude Guéant considérant que ce sont les révélations de la Dépêche qui ont fait capoter l'enquête.

Et qu'en est-il de la déontologie des journalistes ?

Romain Icard. C'est bien simple : elle n'existe pas. On a des droits, parfois des devoirs. Mais toujours pas de code de déontologie.

Élise Galand. Il est clair qu'on pointe souvent du doigt les dysfonctionnements de la police, de la justice, des hôpitaux, etc. Mais il est très rare que les journalistes s'interrogent sur leur propre pratique. Et ça manque cruellement.

Romain Icard. Et, honnêtement, vous avez déjà vu un journaliste faire son mea culpa ? Pourtant, ce serait bien utile. Ne serait-ce que pour éviter certaines dérives. Ou certains dérapages médiatiques...

Entretien réalisé par Sébastien Homer

Suzy contre mon gros loup, Éditions Privé, 2005, 250 pages, 18 euros.

 

 

09:05 | Lien permanent | Commentaires (1) |

24/08/2011

Article sur votre blog : A propos d'Histoires secrètes d'Action Directe, documentaire de Romain Icard

courriel reçu hier :

Bonjour,

 

Je vous contacte après un email reçu suite à l’article suivant :https://probe.20minutes-blogs.fr/archive/2009/11/02/pour-...

 

On nous a averti de la possibilité d’un dépôt de plainte si cet article datant de 2009 n’était pas retiré de votre site.

20 Minutes n’est pas responsable du contenu des blogs des internautes, ce sont les auteurs qui le sont. (« L’internaute inscrit reconnaît et accepte que 20 Minutes n'assume et ne supporte aucune responsabilité du fait des Contenus et s'engage à garantir 20 Minutes dans les conditions détaillées à l'article "Droits et obligations des Inscrits" des présentes conditions générales d'utilisation » (http://www.20minutes.fr/cgu.php) nous souhaitions, simplement, et en toute transparence, vous informer à propos de cette information et ce risque.

Pouvez-vous nous dire rapidement si vous souhaitez supprimer l’article du site ou le conserver?

 

Souhaitez-vous que nous communiquions votre adresse email pour que vous puissiez communiquer ensemble là-dessus ?

 

Voici le message reçu : « Ce texte est, selon mes défenseurs, diffamatoire en plusieurs points. Qui plus est au niveau professionnel. Vous n'êtes pas sans savoir que la législation me serait favorable en cas de procédure. Aussi, je vous demande instamment de bien vouloir faire disparaître ce texte de ce blog le plus rapidement possible. »

 

Je vous en remercie,

 

Cordialement,

Cédric #######

Responsable de Communauté

Lien vers l'article : http://endehors.net/news/a-propos-d-histoires-secretes-d-action-directe-documentaire-de-romain-icard

Icare rit ?

07:33 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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