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18/06/2010

CAMERONE II - Bigeard est mort - il n'a pas supporté la seconde défaite de la France face au Mexique ?

DOMENECH M'A TUER ?

 

Le général Marcel Bigeard s'est éteint ce matin, à son domicile de Toul, vient d'annoncer son épouse. Il avait 94 ans.


L'ancien combattant, grande figure de la Seconde Guerre mondiale et des conflits d'Indochine et d'Algérie, avait déjà été soigné plusieurs jours en mars et en mai au centre hospitalier universitaire de Nancy.

Employé de banque à 14 ans

Né le 14 février 1916 à Toul (Meurthe-et-Moselle), il fut d'abord employé de banque à la Société générale avant de combattre dans l'armée lors de la défaite de juin 1940. Blessé puis fait prisonnier, il s'était évadé avant de rejoindre les Forces françaises libres en Afrique.

Il est surtout connu pour son action lors de la bataille d'Alger en 1957, lorsque les parachutistes qu'il commandait avaient repris le contrôle de la ville aux indépendantistes. Les opposants au conflit avaient alors dénoncé des actes de torture et des exécutions sommaires.

Il fut dans les années 1970 secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Défense dans le gouvernement Chirac, sous Valéry Giscard d'Estaing, puis député de la Meurthe-et-Moselle.

Piqué au tas sur surlering.com - 18/06/2010

 

14:55 | Lien permanent | Commentaires (0) |

16/06/2010

Draguignan - La prison prend l'eau...

Intempéries : évacuation des détenus de la prison de Draguignan inondée

Les 436 détenus de la prison de Draguignan (Var) étaient évacués mercredi, en raison des inondations, vers les établissements pénitentiaires de la région, a annoncé l'administration pénitentiaire. Lors d'une audition devant la commission des lois de l'Assemblée nationale, le directeur de l'administration pénitentiaire Jean-Amédée Lathoud a annoncé qu'environ "500 détenus de la prison étaient dispatchés dans l'ensemble des établissements du sud de la France et du Sud-Ouest".

Ses services ont ensuite précisé que la totalité des personnes détenues dans la prison - soit 436, dont 25 femmes - était en cours d'évacuation à midi. Le transfèrement des prisonniers est sécurisé par les "équipes régionales d'intervention et de sécurité" (Éris) et les forces de l'ordre. Les dégâts dans l'établissement sont "très importants", a-t-on ajouté de même source, précisant que l'eau était montée à 3,5 m.

Selon la procureure de Draguignan Danielle Drouy-Ayral, qui parle de "très gros dégâts", l'eau est montée jusqu'au 1er étage, contraignant les occupants à passer la nuit au 2e. Personne n'a été blessé. Des familles qui se trouvaient dans l'établissement pour des visites aux détenus se sont retrouvées bloquées par la montée des eaux et ont passé la nuit dans la prison, a précisé l'administration pénitentiaire.

Une cellule de crise a été mise en place par l'administration pénitentiaire pour gérer les réaffectations de détenus, qui interviendront au-delà de Paca, et les conséquences sur les procédures judiciaires à venir, selon la procureure de Draguignan. Le syndicat de gardiens FO-Pénitentiaire avait auparavant précisé que la partie "maison d'arrêt", surpeuplée, comptait plus de 270 détenus et le quartier "courtes peines" près de 190. Dans un premier temps, avait indiqué le syndicat, les détenus qui se trouvaient au rez-de-chaussée avaient été déplacés dans les étages.

FO-Pénitentiaire croit savoir que cette catastrophe est "encore plus dommageable pour le centre pénitentiaire de Draguignan" que ne l'avaient été les inondations de décembre 2003 pour la maison centrale d'Arles. Les quelque 190 détenus de la prison d'Arles, envahie par les eaux et gravement endommagée, avaient alors été évacués vers différents établissements de la région.

Piqué au tas chez Le Point - 16/06/2010

ma_kachina_doll.jpg

Image d'une Kachina Doll (Homshekwah), musée de Brooklyn.

La coiffe symbolise le ciel et les éléments du ciel. Le corps comporte des éléments de la Terre. Le masque peut changer, mais contient toujours les symboles qui se rapportent à des nuages et la venue de la pluie (Probe).

18:17 | Lien permanent | Commentaires (0) |

14/06/2010

Drame identitaire à Villeneuve Saint-Georges : (dra)peau de balle…

A l’origine : un drapeau français, celui de l’Hôtel de ville de Villeneuve-Saint-Georges, brûlé ; un drapeau algérien hissé à sa place. Ensuite, et dans l’ordre : un communiqué indigné de la municipalité, un incroyable emballement des médias, un mensonge éhonté. L’ensemble vaut parfait symbole des dégâts - médiatiques et politiques - déjà causés par la petite musique de l’identité nationale.

 

 

 

 

Drame identitaire à Villeneuve Saint-Georges : (dra)peau de balle…

 

lundi 14 juin 2010, par JBB

 

Riante vue de Villeneuve-Saint-Georges.
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C’est un petit matin blême, la ville dort encore. Le jour point, pas le soleil. Fut-il présent, astre funeste, qu’il éclairerait - l’un de ses rayons dardé sur la mairie de Villeneuve-Saint-Georges - un spectacle de désolation. Drame.

La ville dort encore. Parce qu’elle ne sait pas. Sommeil des justes. Et dur réveil pour les enfants de la patrie. Quand ils ouvriront les yeux, ce sera pour apprendre ceci : « Le drapeau français accroché sur la façade de la mairie de Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne) a été brûlé dans la nuit et remplacé par un drapeau algérien. » Intolérable catastrophe. Criminel agissement. Traumatisme collectif.

Pour dire l’émotion de toute une ville, la maire a pris la plume ce matin, sitôt le méfait connu ; il fallait exorciser la macabre découverte. Élue (PCF) de Villeneuve-Saint-Georges, Sylvie Altman a pondu un communiqué, largement relayé dans les médias. Le titre ? Martial et sensible : "Rien ne peut justifier que le drapeau tricolore soit brûlé." Entends-tu ? Rien ne peut le justifier !

Il a bien fallu mettre des mots sur l’horreur. Conter l’abjection. Dire l’indignation et la colère. Sylvie Altman, posant le décor, a fait ça très bien « Ce matin, les employés communaux ont découvert un drapeau français brûlé sur le perron de l’Hôtel de ville. Un drapeau algérien remplaçait celui-ci sur l’un des mats de la mairie. Qu’est-ce qui engendre un tel comportement ? Nul ne peut le dire à cette heure. »

Ce qu’on peut dire, par contre, c’est que cette heure est grave.

Très.

Solennelle, même.

-

Un tel drame ne pouvait rester inconnu, il fallait le faire connaître à la France entière, fière nation résistant encore et toujours à ceux qui (basanés, forcément) tentent de la mettre bas.

C’est là le rôle des médias, qui ont su accorder à l’information la place qu’elle méritait.

Ainsi du site du Figaro, qui l’a placée tout l’après-midi en haut de sa homepage, entre deux nouvelles d’égales importances ("Barack Obama déterminé à faire payer BP" et "Rigueur : la France suit la voie de l’Allemagne") :

Un choix éditorial conséquent et logique, justement apprécié des lecteurs du lieu : à 16 h 30, juste avant que la première version de l’article ne soit remplacé par une autre, censément enrichie, le papier avait engrangé 500 commentaires, tous plus haineux les uns que les autres.

Une criminelle atteinte au drapeau - Villeneuve -Saint-Georges, ville martyre ! - qui était aussi relayée (même si moins mise en avant) sur le site du Nouvel Observateur (86 commentaires), sur celui de RTL - qui avait jugé bon d’envoyer un journaliste sur place, lequel précise qu’il « reste dix-huit drapeaux français sur la façade de l’Hôtel de ville », tout n’est pas encore perdu… - , ainsi que sur ceux du Monde, du JDD, de L’express, du Parisien et de 20 Minutes [1].

C’était bien le minimum…

-

Qu’il s’agisse de l’acte d’imbéciles nationalistico-footeux [2] algériens ou - c’est au moins aussi plausible, voire davantage - de celui d’imbéciles provocateurs d’extrême-droite, il n’y a pas à tortiller : rien, au regard de l’importance du délit commis, ne justifie une telle couverture médiatique.

Rien, sinon sa supposée charge symbolique : un drapeau français brûlé et un drapeau algérien prenant sa place au fronton d’une collectivité publique - il ne saurait y avoir de plus efficace façon de conter et mettre en scène la menace pour la patrie qu’incarnent censément les populations immigrées.

Le Front National ne s’y est pas trompé, qui s’est cet après-midi engouffre par communiqué dans le boulevard ainsi proposé : « Il est des actes qui ont au moins le mérite de délivrer un message clair », attaque bille en tête la secrétaire régionale du Front National d’Île-de-France [3], qui tient à apporter son « soutien aux Villeneuvois profondément choqués par cet acte odieux ».

En accordant une large place à cette pathétique histoire, les médias cités plus haut se sont donc prêtés - plus ou moins complaisamment - à une double manipulation.

De un, l’information montée en épingle ne vaut que pour ce qu’elle est supposée dire en filigrane, non pour son importance réelle.

Et de deux, elle ne prend son sens que dans un débat idéologiquement biaisé, celui de l’identité nationale - conjointement entretenu par l’UMP et l’extrême-droite.

En sorte que les titres de presse n’ont fait ici que mener la plus basse des besognes au service de la plus rancie des idéologies.

Tu en conviendras : c’est désolant.

-

Mais voilà : il se trouve que - la nouvelle est tombée en fin d’après-midi [4] - ce n’est pas le glorieux drapeau français qui a été lâchement incendié.

Non, révèle tout juste Le Parisien, alors même que Google Actualités recense une cinquantaine d’articles déjà publiés sur le sujet, tous respirant une semblable consternation face à l’odieux attentat : « Ce n’est pas le drapeau français qui a été brûlé, mais celui… de la ville ! C’est ce que vient de reconnaître, cet après-midi la municipalité. »

Un bête oriflamme local et non l’étendard national : autant pour le symbole…

En sorte que - derechef - l’emballement médiatique n’était pas seulement bidon, basé sur un biais idéologique évident, mais aussi totalement mensonger, bâti sur une présentation - par la maire de la ville - volontairement fallacieuse de la réalité.

Je ne doute pas que Sylvie Altman, élue communiste, fournira une juste explication à cette scandaleuse manipulation.

Et qu’elle trouvera un moyen de justifier les mots du communiqué par elle publié quelques heures plus tôt ; ceux-là, même : « Ce matin, les employés communaux ont découvert un drapeau français brûlé sur le perron de l’Hôtel de ville. Un drapeau algérien remplaçait celui-ci sur l’un des mats de la mairie. Qu’est-ce qui engendre un tel comportement ? Nul ne peut le dire à cette heure. »

Qu’est-ce qui engendre un tel comportement ?, feignait-elle de demander.

Réponse évidente : dans les médias comme chez les élus d’un bord politique censément opposé à l’UMP, la petite musique haineuse de l’identité nationale mène le jeu.

Et celle-ci autorise les pires manipulations.

[4] Alors même que je terminais ce billet. Le monde est bien fait, quand même…

Notes

[1] Note que ce dernier site, de même que celui de RTL, a préféré fermer l’article aux commentaires.

[2] Hier se tenait un match de coupe du monde entre La Slovénie et l’Algérie.

[3] Je ne te mets pas le lien, hein, tu pourras le trouver tout seul comme un grand, si tu veux.

 

Piqué au tas sans demander chez l'excellent Article 11 - 14/06/2010

 

21:26 | Lien permanent | Commentaires (0) |

11/06/2010

Le bal des faux-culs sur France Inter

Deux semaines après une chronique sur Dominique de Villepin lui valant un avertissement et un sermon de Philippe Val, Didier Porte, chroniqueur dans la matinale de France Inter et dans l’émission « Le Fou du Roi », a pu apprécier le soutien que ses collègues ont apporté… à leur direction, sur Canal Plus et en son absence. Alors que sa chronique matinale semble devoir s’arrêter à la rentrée prochaine, après deux ans et demi d’existence, il faut sans doute y voir une sorte de pot de départ par contumace. Mais si c’est la « vulgarité » de Porte ou de sa chronique qui est en cause, comme le veut la version officielle, le patron de France Inter a la mémoire bien courte…

Le premier coup de couteau a été donné sur Canal Plus le 3 juin 2010 à 19 h 20. Invitée par Michel Denisot pour commenter le départ de Nicolas Demorand de la matinale de France Inter – sujet d’une importance planétaire, en pleine crise financière, quelques jours après l’intervention sanglante de l’armée israélienne sur un navire humanitaire, et en période de réforme des retraites –, l’équipe de la matinale de radio publique a fait bloc… contre Didier Porte.

Mais d’abord, les invités (Nicolas Demorand, Bernard Guetta, Thomas Legrand – un habitué du « Grand Journal » – et Philippe Lefébure – qui ne prononcera qu’une seule phrase dans toute l’émission) se gargarisent en louant le travail remarquable du futur démissionnaire – car il ne veut pas « s’endormir sur [d]es lauriers » qu’il se décerne au passage – et multiplient les appels du pied à Ali Baddou, chroniqueur au « Grand Journal » et ami de l’animateur, pour succéder à Demorand.

« Ce n’est pas la radio que je veux faire. »

Pour électriser l’atmosphère, Michel Denisot propose d’aborder la question des chroniques humoristiques de la matinale et illustre ce thème par deux extraits vidéo. Dans le premier, Stéphane Guillon compare Eric Besson à « une fouine », dans le second, Dider Porte fait dire à un Dominique de Villepin souffrant de la maladie de Gilles de Tourrette et qui doit passer à l’antenne : « J’encule Sarkozy. »

D’une naïveté un brin calculée, Michel Denisot questionne Demorand : « Comment on reprend derrière ? » Et la réponse ressemble à un véritable réquisitoire. A charge, cela s’entend :

« Eh bien on reprend vraiment très mal, derrière. (…) Moi je le dis très franchement : j’ai trouvé que cette chronique n’était pas drôle – celle de Porte –, qu’elle était vulgaire. Quand vous recevez des mails d’auditeurs – et je vais parler vulgairement, je suis désolé – qui vous demandent : “comment expliquer à mon gamin qui a 8 ans le sens du verbe ‘enculer’ qu’il vient d’entendre à la radio”, moi, ça, ce n’est pas la radio que je veux faire… C’est certain. Et c’est deux choses très différentes entre la chronique de Porte qu’on vient de voir et l’exercice bouffon délirant de Guillon. (…) Quand on voit un usage de cette nature de la liberté, là on n’est pas dans la caricature, c’est pas drôle, c’est juste vulgaire, quoi. »


On a souvent salué ici l’indéniable attachement de Nicolas Demorand à la liberté d’expression [1]. Il a certes le droit de ne pas trouver « drôle » la chronique de Porte, et il peut même estimer qu’elle est « vulgaire », mais le proclamer ainsi en public en l’absence du principal intéressé, en se gardant de mentionner ses dix années de chroniques sur France Inter, manque cruellement d’élégance. Et faire appel, le trémolo dans la voix, au message d’un auditeur dont le fils de 8 ans aurait été choqué par le mot « enculer » relève de la pure démagogie. Faut-il donc faire une radio pour les enfants de 8 ans ?

Le précédent Benasayag

Cette affaire en fait remonter une autre à la surface. En mars 2004, Miguel Benasayag, chroniqueur dans les « Matins de France Culture », animés à l’époque par Nicolas Demorand, est renvoyé car sa chronique est jugée « trop engagée, trop militante » [2].

Le lendemain de l’éviction du chroniqueur, Nicolas Demorand fait preuve d’un courage… incertain : « ces élections font bouger les rendez-vous habituels, pas de chronique de Miguel Benasayag », annonce-t-il, avant de « préciser » le jour suivant : « Un mot à l’attention des auditeurs qui se sont étonnés par mail de ne plus trouver Miguel Benasayag dans l’émission, qu’ils se rassurent, dès lundi 8 h 35, nous aurons la joie d’accueillir dans l’équipe un autre chroniqueur pour donner un nouveau souffle à ce courant de pensée. » Pour plus d’explications, il faudra repasser… [3]

… Ou demander à Miguel Benasayag, qui est revenu sur le comportement peu glorieux du jeune animateur, la semaine suivante : « Nicolas Demorand, le jour où je me suis fait virer, comme un petit Judas de sous-préfecture, m’a fait la bise et m’a dit :“Va à ton rendez-vous avec Laure [Adler, directrice de France Culture]. Il n’y a aucun problème ma poule, nous restons groupés.” J’ignorais pourquoi on devait rester groupés, je ne savais pas que j’allais me faire virer ; et après il a eu cette charmante attitude que j’ai bien connue en Argentine, qui consiste à regarder ailleurs pendant que les gens disparaissent. Les jeunes talents qui regardent ailleurs vont loin mais ils vont vides. » [4]

Retour sur Canal Plus, où la « franchise » de Demorand semble libérer l’équipe de la matinale de France Inter. Bernard Guetta, en pleine harmonie avec son collègue, donne son avis et raconte sa réaction – avec la mesure qu’on lui connaît : « Moi j’étais dans ma bagnole, arrivant à Inter, pendant cette chronique de Porte, et franchement, j’ai failli rentrer dans un autobus . Je trouvais ça simplement inconcevable . Simplement inconcevable. (…) Tout le monde peut faire une connerie, je pense que ce matin-là, Porte a fait une connerie. »

« Tout le monde peut faire une connerie » : on peut considérer que la matinale en fournit régulièrement l’illustration. Mais toutes les « conneries » n’ont pas l’honneur d’occuper ainsi le devant de la scène. Absent du plateau, Didier Porte ne peut évidemment pas répliquer aux saillies de ses petits camarades. Denisot précise d’ailleurs que « Didier Porte ne vient pas dans les talk-shows ». Et c’est tout à son honneur.

« On ne règle pas ses comptes à l’antenne ! »

S’il ne vient pas dans les talk-shows, Didier Porte participe malgré tout à celui de France Inter : « Le Fou du Roi ». Ainsi, le lendemain (4 juin) de ce « lynchage médiatique », il profite de sa chronique pour apporter la contradiction… et éclaircir plusieurs points :

« Je suis moi-même en train de goûter aux joies du lynchage médiatique : rien que pour la journée d’hier, j’ai eu droit le matin au
Nouvel Observateur qui a appelé à mon licenciement [5] de France Inter, et le soir, au « Grand Journal » de Canal Plus, où je me suis vu infliger un beau début de mise à mort professionnelle par contumace, avec dans les rôles des bourreaux mes propres collègues de la matinale de France Inter qui ont découvert que j’étais “vulgaire” et “pas drôle” après deux ans et demi à me côtoyer et à m’écouter tous les jeudis. Il était temps qu’ils s’en rendent compte. Et ils sont venus le dire hier soir, à plusieurs et en mon absence. Ça a plus de panache. »

Porte termine sa chronique en disant – avec humour – qu’il pourrait bien consacrer son temps libre à la politique. La solidarité n’étant pas la marque de fabrique de France Inter, Stéphane Bern conclut ainsi : « C’était Didier Porte, mais enfin, en même temps, en politique, on ne règle pas ses comptes personnels à l’antenne. »

En plus d’être complètement fausse, cette assertion permet à Stéphane Bern de se désolidariser – lui aussi – de son chroniqueur [6].

Dans la foulée de cet épisode, Thomas Legrand, chroniqueur politique dans la matinale, en remet une couche dans une tribune publiée sur le site Rue 89 : « J’ai la pénible impression d’avoir été piégé par Didier Porte ». Dans cette tribune, Legrand explique que « le problème, ce n’est pas qu’il ait dépassé les bornes ce jour-là puisque, justement, c’est son métier de dépasser les bornes. (…) [Mais] C’est que Didier Porte n’était pas drôle ». Et ce crime s’en double d’un autre, que Legrand laisse sous forme interrogative : « Tout est apparu comme une provocation jusqu’au-boutiste (…) c’est l’ensemble de la matinale qui est mis à mal. On ne peut pas arriver au milieu d’une tranche d’infos, déverser "ça" et repartir ». Et comme « en sortant du studio, Didier a dit : “Quitte à se faire virer, autant que ça se fasse avec éclat” », la question demeure : « Tout cela était-il donc prémédité ? ». Une sorte de suicide professionnel, en somme, précédé d’une tentative d’assassinat collectif.

L’argumentation est un peu brouillonne, mais le tout est n’est pas très confraternel. Excepté François Morel (chroniqueur le vendredi matin) [7], pas un collègue de Didier Porte ne l’a soutenu. Et « l’impertinent » Stéphane Guillon est – à notre connaissance – resté silencieux.

« Un trou poilu et des nichons »

A la suite de sa chronique du 20 mai, Didier Porte a été convoqué par Philippe Val, celui-ci n’admettant pas la « vulgarité » sur France Inter. Il estime que le mot « enculer », cette « obscénité sexiste », n’a pas sa place sur une radio publique [8]. « On ne peut se cacher derrière l’habit d’humoriste pour prononcer des insanités. La liberté d’expression, ce n’est pas transformer l’antenne en poubelle » a même expliqué au Point une source « au sommet de Radio France ». Faut-il comprendre qu’il s’agit de Jean-Luc Hess ? Ce dernier n’ayant jamais caché son aversion à l’égard des textes de Porte.

Val et Hess ont la mémoire courte. Mais pas Acrimed.

Alors qu’il était chroniqueur sur la radio publique, l’actuel patron de France Inter ne dédaignait pas la langue peu châtiée dont il fait aujourd’hui reproche à Didier Porte. Par exemple, Val avait utilisé un procédé similaire avec Patrick Sébastien. Il lui faisait ainsi tenir ces propos ni « obscènes » ni « sexistes », à propos de Marlène, une proche de l’animateur : elle « n’est qu’une gourde avec un trou poilu et des nichons » (Sébastien n’ayant jamais prononcé cette phrase), puis il avait ajouté : « la femelle est une reproductrice qui vide les burnes du mâle. » [9]

Autre exemple, lors du Mondial de 1998, Val, parlant des marchands de merguez, avait déclaré, sans la moindre « vulgarité » : « Et quand la Coupe du Monde sera finie, ils pourront se les foutre au cul, les merguez, hein ? » [10] Ça ressemble à ça, la « radio que veut faire » Nicolas Demorand ? Il suffit d’embaucher son patron. [11]

***

En définitive, la chronique de Porte de la matinale ne devrait pas être reconduite à la rentrée prochaine. Et l’avenir de Porte au « Fou du Roi » est incertain. Selon Le Point, cette décision « a été prise avant même la chronique du 20 mai ». Pas étonnant. Didier Porte est l’antithèse de Val, Demorand, Hess ou Bern. Ne cachant pas ses opinions politiques – « marxistes », dit-il –, il n’est pas un habitué des soirées mondaines, refuse de participer aux talk-shows, a soutenu publiquement Siné, et signe des chroniques acerbes contre Bernard-Henri Lévy, le chouchou de Val et Demorand !

On nage alors en pleine hypocrisie : comme si Didier Porte était le premier et le seul à prononcer des « obscénités » sur France Inter [12]. Ce que personne ne relève c’est que c’est moins le « j’encule » qui fâche, que la personne visée : Sarkozy. Et c’est donc seulement au nom de la bonne moralité que Didier Porte est sanctionné. Un prétexte qui ne trompe pas grand monde.

Car Didier Porte, moins médiatisé – et moins médiatique – que Stéphane Guillon, est bien plus embarrassant politiquement. Guillon adopte une posture apolitique ou non partisane et pratique sans complexe le cynisme stratégique : il n’hésite pas à se servir de France Inter comme une tribune promotionnelle à moindre coût (350 € par chronique), et reste tendre comme un agneau sur Canal Plus (tous les samedis dans « Salut les terriens », présenté par Thierry Ardisson), où il touche le gros lot (9 000 € par semaine) sans jamais égratigner la chaîne cryptée ou l’animateur en noir… [13]

Bien plus que le cas de Didier Porte, la non-reconduction de sa chronique à la rentrée prochaine est un parfait indicateur de l’état concurrentiel qui règne dans l’univers du journalisme. Alors que la profession connaît une véritable crise et que les emplois se précarisent, une caste se partage, comme toujours, les parts du temps de parole, excluant les voix dissidentes.

Certes, Nicolas Demorand n’animera plus la matinale de France Inter. Mais que ses fans se rassurent : « il ira loin dans la vie, ce petit ».

Mathias Reymond

Nota Bene. La dernière vilenie de Philippe Val est de taille : dans une note interne à France Inter, il souligne qu’« à plusieurs reprises, au cours de ces dernières semaines, l’antenne a été instrumentalisée à des fins personnelles, au mépris de l’intérêt général. » Puis, visant Didier Porte, sans le nommer, la note enchaîne : « Récemment encore, un chroniqueur a répondu sur l’antenne de France Inter à des médias extérieurs à Radio France qui le mettaient en cause. » Cette phrase hypocrite oublie simplement de préciser que le principal concerné – ici, Didier Porte – répondait à des collègues qui l’avaient médiatiquement lynché sur Canal Plus. Pis, la mauvaise foi du patron de France Inter n’a pas de limite : « Ce n’est, hélas, pas la première fois que le micro est utilisé au service d’intérêts qui n’ont rien à voir ni avec ceux de l’antenne, ni avec le thème de l’émission . Ceci est intolérable et sera désormais sanctionné comme il se doit. C’est dans l’intérêt de tous, de l’image du service public et de notre radio. »

En effet, ce n’est pas la première fois qu’un chroniqueur de France Inter « répond sur l’antenne de France Inter à des médias extérieurs à Radio France qui le mettaient en cause. » Ainsi, le 29 décembre 2003, un certain Philippe Val – mais il ne doit pas s’agir du même… – avait utilisé pendant plus de cinq minutes l’antenne de France Inter pour répondre à un journal de critique des médias, PLPL (Pour Lire Pas Lu) malheureusement disparu, dont il était « une des cibles principales ». Il avait même utilisé cette tribune pour sommer Daniel Mermet – animateur de « Là-bas si j’y suis » sur France Inter – de se désolidariser de ce journal [14]. Quand la mémoire flanche, Acrimed veille.

Notes

[1] Et son chantage systématique à la démocratie dès qu’un auditeur l’interroge sur le manque de pluralisme de la matinale (en substance : « Pourquoi invitez-vous encore Bernard-Henri Lévy ou Daniel Cohen ? » ; réponse : « Mais nous sommes en démocratie et tout le monde a le droit de s’exprimer »). Voir notre article Nicolas Demorand, gardien de la démocratie ?.

[2] Un autre chroniqueur « engagé et militant » sur France Culture, Alexandre Adler, qui a lui-même affirmé plusieurs fois être un « propagandiste » pour le oui au référendum lors du Traité constitutionnel européen ou qui n’a « jamais, disait-il, caché son affection pour Nicolas Sarkozy », est, lui, toujours à l’antenne.

[3] Sur ce dossier, voir nos articles : Laure Adler vire Miguel Benasayag de France Culture ; Benasayag viré : réactions contre la censure ; France Culture et Miguel Benasayag : fin de partie.

[4] Forum Nouvelobs.com, 29 mars 2004.

[5] Le Nouvel Observateur (3 juin 2010), sous un titre ambigu (« Didier Porte va-t-il la prendre ? »), révélait « l’explication avec sa direction » (Val avait demandé à Porte de conserver le silence sur l’épisode), en « résumant » avec, au choix, maladresse ou malhonnêteté, la chronique incriminée. La brève ne dit rien du sketch de Porte et du fait qu’il y fasse parler Dominique de Villepin : « L’humoriste Didier Porte, qui officie à 7 h 55 le jeudi sur France Inter, pousse le bouchon de plus en plus loin sans toutefois y gagner la notoriété polémique de son alter ego Stéphane Guillon. Le 20 mai, les auditeurs ont ainsi eu la surprise de l’entendre crier à l’antenne quatre fois de suite “J’enc… Sarkozy !” ou encore “Il a pas de couilles ce connard !” Autant de “joyeusetés” qui ont consterné la rédaction et qui lui ont valu une petite explication avec sa direction. »

[6] Depuis, il l’a plusieurs fois assuré de son soutien. Il faut dire que la chronique de Didier Porte au « Fou du roi » est un succès d’audience auquel est sans doute attaché le présentateur et producteur de l’émission.

[7] Voir l’émission Ligne j@une sur le site d’Arrêt sur Images.

[8] Ainsi que le révèle le site Arrêt sur images.

[9] Cité dans le recueil de ses chroniques : No Problem !, Le cherche midi éditeur, p. 164, 2000.

[10] Cité dans le recueil de ses chroniques : Fin de siècle en solde, Le cherche midi éditeur, p. 206, 1999.

[11] Même s’il n’a peut-être jamais utilisé le terme « enculer » sur France Inter (difficile de le savoir), Val l’employait régulièrement dans Charlie Hebdo et surtout dans ses spectacles avec Patrick Font, comme le rappelle Sébastien Fontenelle sur son blog.

[12] Un exemple récent ? Un chroniqueur du « Fou du Roi » qui s’écrie, à propos du Tout-Paris présent à la remise de la Légion d’Honneur de Bernadette Chirac : « Mais tout ça c’est des suceurs de bite ! » (le 1er juin 2010). A notre connaissance, il n’a reçu aucun avertissement.

[13] Les salaires de Guillon ont été dévoilés par Le Point, 23 mars 2009.

[14] Voir notre article ici-même.

Piqué au tas chez Acrimed - 11/06/10

 

20:27 | Lien permanent | Commentaires (0) |

08/06/2010

Pseudo débat démago cette nuit sur Arte : Les caves se rebiffent ?

Envie de rire ?

Que fait la police ?

En France, la police a mauvaise presse. En Allemagne, c’est le contraire.

Mais au-delà des faits divers spectaculaires, sait-on vraiment qui sont nos policiers ? Ont-ils les moyens d’exercer leur mission ? Daniel Leconte ouvre ce débat citoyen.

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Bibliographie

Présentation du film


Mardi 23 mars 2010. Melun s’apprête à rendre hommage au policier tué par ETA. Le chef de l’État, Nicolas Sarkozy, prend la parole. Soudain, une dizaine de policiers lui tournent le dos. Un geste de défi envers le président qui, il y a peu encore, avait la confiance de la police. Le symbole d’un malaise profond qui gagne l’institution. C’est par cette scène que s’ouvre La police et Sarko. Le film recueille les témoignages de flics « de base », ceux qui quadrillent les zones sensibles, ceux que l’on envoie en première ligne. Émeutes, trafics de drogue, misère sociale, violences répétées : ils nous font toucher du doigt leur réalité quotidienne. Lors des émeutes de Villiers-le-Bel, plus de trente policiers ont été blessés par balle. Ils se sont fait tirer comme des lapins, mais on leur a interdit d’en parler. Pris en étau entre des délinquants qui les considèrent comme une bande rivale et une hiérarchie qui ne leur donne pas les moyens de remplir leurs missions, les policiers ont une seule consigne : éviter à tout prix les émeutes. « La peur a changé de camp », résume l’un d’entre eux.
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Documentaire de Jean-Michel Décugis et François Bordes (France, 2010, 50 mn)
Coproduction : ARTE France, Doc en Stock

extrait vidéo

Toujours envie de rire ? Va jeter un oeil au posts :

Chat en direct

DERNIÈRE MINUTE - Victime d'un empêchement, Philippe Pichon n'est malheureusement pas en mesure de participer à notre chat.

Cet espace, qui reste ouvert de 20h35 à 22h30, est là pour vous permettre de discuter entre vous et d'apporter vos témoignages sur le métier de policier et sur les relations police-citoyens.



Rediffusion vendredi 2 juillet à 10H25
(France, 2010, 45mn)

Policiers en deuil tournant le dos à l'éloge funèbre de Nicolas Sarkozy, lors des obsèques du policier tué par l'ETA. Melun en 2010

Policiers en deuil tournant le dos à l'éloge funèbre de Nicolas Sarkozy, lors des obsèques du policier tué par l'ETA. Melun en 2010

 

Un documentaire sur le malaise de la police française.

Le 23 mars dernier, à Melun, alors que Nicolas Sarkozy rend hommage à un brigadier tué par l'ETA, une dizaine de policiers lui tournent le dos dans la foule rassemblée en silence. Un geste de défi symbolisant le malaise d'une institution au bord de l'implosion. C'est sur cette scène que s'ouvre le documentaire de Jean-Michel Décugis et François Bordes. Il sera sans concession ni langue de bois. Tétanisant.

Anonymement ou à visage découvert, des flics racontent la peur qui leur vrille le ventre quand ils patrouillent dans les quartiers sensibles. La hiérarchie qui les accable et les muselle au lieu de les soutenir. Les désirs de mort qui hantent les plus fragiles. Les suicides, le sentiment d'impuissance et les flambées de haine. Une dégringolade muette entamée il y a cinq ans lorsque Sarkozy, qui n'était encore que ministre de l'Intérieur, déclarait vouloir "nettoyer les cités difficiles au Kärcher", empêchant ainsi toute possibilité de dialogue.

Le résultat est là, terrible, dans le regard écoeuré de ces hommes et ces femmes qui ont juré de protéger les citoyens, guerriers désarmés d'un combat qui les dépasse.

Piqué au tas sur L'Express.fr - 07/06/2010 - Sandra Benedetti

 

 

"La vie de l'agent de police est pénible ; sa position au milieu de la société aussi humiliante et méprisée que le crime même... La honte et l'infamie l'enserrent de toutes parts, la société le chasse de son sein, l'isole comme un paria, lui crache son mépris avec sa paie, sans remords, sans regrets, sans pitié... La carte de police qu'il porte dans sa poche est un brevet d'ignominie."

22:51 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Spectaculaire initiative : Le conseil municipal de Strasbourg vote la création d'un cimetière musulman

La ville continue de creuser l'idée d'un cimetière musulman

« Nous voulons offrir une égalité, de la naissance à la mort, à tous les Strasbourgeois », clame l'adjointe (PS) au maire Anne-Pernelle Richardot. Le conseil municipal va délibérer, cet ...

« Nous voulons offrir une égalité, de la naissance à la mort, à tous les Strasbourgeois », clame l'adjointe (PS) au maire Anne-Pernelle Richardot. Le conseil municipal va délibérer, cet après-midi, sur la création d'un premier cimetière public musulman. En projet depuis deux ans, il jouxtera, d'ici à l'automne 2011, le cimetière multiconfessionnel de la Meinau et s'étendra sur 25 000 m2. Il s'ajoutera aux carrés de tombes, aujourd'hui « saturés », dédiés dans l'agglo aux pratiquants de l'islam. Une réunion sur sa décoration est prévue en juillet.
Interdite dans le reste de la France, son élaboration est autorisée en Alsace-Moselle par le droit local. Celui-ci stipule en effet que dans les communes où cohabitent plusieurs religions, chacune peut disposer de son cimetière. Entre 27 000 et 40 000 musulmans vivent à Strasbourg. « Ce cimetière leur permettra de ne pas subir de douleurs supplémentaires lors de la perte d'un proche, estime Driss Ayachour, le président du Conseil régional du culte musulman. Aujourd'hui, la plupart des familles sont contraintes d'enterrer leurs défunts dans leur pays d'origine, où certains n'ont pourtant jamais vécu. Cela pose des problèmes de paperasse et empêche de se recueillir régulièrement sur les tombes. » D'ici à la fin du mois, la ville publiera un fascicule en turc et en arabe sur le règlement des cimetières, notamment des carrés musulmans.P. W.

Piqué au tas sur 20Minutes.fr - 07/06/2010

(je te laisse juge du grossier jeu de mot...)

 

 

Le conseil municipal de Strasbourg vote la création d'un cimetière musulman

 

Le conseil municipal de Strasbourg a voté lundi à l'unanimité la construction d'un cimetière confessionnel musulman sous gestion publique, une première en France, a-t-on appris auprès d'Olivier Bitz, adjoint chargé des cultes et de la sécurité à la mairie (surligne et mise en gras Probe).

"C'est une décision historique, une première en France permise par le droit local alsacien et mosellan", s'est-il félicité en insistant sur "l'égalité de traitement entre les différentes religions".

Le cimetière musulman s'étendra d'ici l'automne 2011 sur 25.000 m2 dans le quartier de la Meinau. La ville devra débourser environ 800.000 euros pour sa création.

Interdite dans le reste de la France, la création d'un cimetière musulman sous gestion publique est permise par le droit local d'Alsace-Moselle.

"C'est l'application dynamique du droit local qui permet d'en étendre les bénéfices à une religion qui à l'origine n'était pas reconnue par le régime concordataire", a précisé Olivier Bitz.

En effet selon le droit local d'Alsace-Moselle, les autorités organisent les cultes catholique, protestant et israélite. L'islam n'a pas le statut de culte reconnu mais la municipalité traite avec les associations cultuelles musulmanes, favorisées par le droit local.

"Depuis 1973 il y a des carrés musulmans dans quelques cimetières strasbourgeois mais ils arrivent à saturation", a repris Olivier Bitz.

De nombreux pratiquants sont donc contraints de retourner enterrer leurs défunts dans leur pays d'origine.

Deux cimetières musulmans existent déjà, à Bobigny et à Marseille, mais ils ont été créés par des initiatives privées.

La grande mosquée de Strasbourg est également en construction actuellement et elle devrait aussi ouvrir courant 2011.



© 2010 AFP

Piqué sur orange.fr - 07/06/2010

 

 

Le_Reverend_souhaite_que_le_conflit_israélo-palestinien_soit_importé_dans_notre_ville.jpg

17:25 | Lien permanent | Commentaires (0) |

03/06/2010

L'appel au calme - article des DNA en ligne - 03/06/2010

 

Article paru dans l'édition du
Jeudi 3 Juin 2010

 

Faits Divers

L'appel au calme

Les trois principales associations cultuelles musulmanes de Strasbourg appellent à manifester demain après-midi pour protester contre l'attaque israélienne, lundi, d'un convoi humanitaire à destination de Gaza. Les organisateurs souhaitent un défilé pacifique entre la place de l'Etoile et le Conseil de l'Europe.

La Grande Mosquée de Strasbourg, la mosquée turque Eyyub-Sultan et la coordination des associations de musulmans de Strasbourg entendent protester contre le blocus de Gaza par Israël, qu'elles considèrent « inhumain ». « Nous voulons dénoncer cette agression »  Mais après le rassemblement de lundi, qui fut émaillé d'incidents (lire par ailleurs), elles veulent prendre toutes les précautions pour que leur manifestation, qui débutera demain à 15h, laisse de côté casseurs et fauteurs de troubles. ...

Aurélien Poivret

Des interdictions de stationner des deux côtés des axes empruntés par la manifestation sont prévus le vendredi 4 juin de 1 h du matin à 20 h
Pour lire l'article complet :
accédez aux archives de dna.fr

 

pris au tas sur DNA.fr - 03/06/2010

22:34 | Lien permanent | Commentaires (0) |

02/06/2010

retour sur la manifestation de soutien à la flotille pour Gaza du 31/05/2010 à Strasbourg

21:13 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Des journalistes "embedded" dans la guerre contre l'ETA

Que sait-on réellement des arrestations, jeudi matin, de membres présumés de l’ETA ? Pas grand-chose. De source judiciaire, quatre personnes ont été mises en examen pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste », l’une d’elle également pour la mort de deux policiers espagnols en décembre 2007 à Capbreton. Trois juges d'instruction sont saisis de ce dossier ouvert par le parquet de Paris. Ce serait la sixième arrestation d'un chef présumé d'ETA en deux ans. Pour le reste, derrière le silence des enquêteurs français —la Sous-direction antiterroriste (SDAT), la Direction interrégionale de police judiciaire (DIPJ) de Bordeaux et le RAID— et la verve du ministère de l’intérieur espagnol —qui affirme que la Guardia civil a participé à l’opération— quelque chose ne tourne pas rond.

A 7h, jeudi matin, une dizaine de médias espagnols donnaient déjà l’information sur leurs site Internet, en précisant que les arrestations avaient eu lieu à 6h15. Plutôt réactifs les collègues et bien matinaux le jeudi matin. Mais là où le bât blesse, c’est dans le traitement de l’information. Le journal La Razon, par exemple, produisait un dossier complet sur l’arrestation, avec photos, soit 12600 signes de texte, l’équivalent d’une double page de tabloïd. Pour un événement censé être survenu, dans le même article, ¾ d’heure auparavant. C’est tout simplement impossible. L’explication était sur le terrain.

Rue du sergent Marcel Duhau, quartier Saint-Esprit à Bayonne, les journalistes locaux sont arrivés bons derniers. Télés et photographes espagnols occupaient déjà la place, chaises de camping pour être confortables, comme tout bon professionnel qui en a toujours une dans le coffre, et thermos de café, comme tout bon pique-niqueur qui prend le temps de préparer sa sortie. Une proportion significative de journalistes était au courant de cette arrestation avant qu’elle ne se produise. Pas les journalistes basques.

Un chroniqueur s’étonnait ce matin-là, sur Euskadi irratia, que l’information ne figure pas sur les sites Internet des médias basques. Et d’en déduire une partialité dans le traitement de l’information. C’est tout le contraire. Pour le mesurer, il suffit de se demander pourquoi certains médias sont mieux informés que d’autres. Et d’où vient cette confiance de « sources anti-terroristes » envers des journalistes dont un seul mot prématuré compromettrait l’arrestation « de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ».

Car on n’est pas non plus au festival de Cannes, où les rédactions habituées obtiennent le palmarès avant la cérémonie, « sous embargo », histoire de préparer de beaux papiers dans des délais raisonnables. On est bien dans une situation de conflit entre l’État espagnol et l’ETA et les bonnes vieilles traditions du journalisme de guerre. Mais il s’agit pourtant, également, de préparer de beaux papiers dans des délais raisonnables.

Depuis le dernier conflit en Irak, l’armée américaine a passé un cap en créant le statut de « journaliste embedded » et en niant par la même occasion celui de tout journaliste non « embarqué ». Un journaliste considéré comme un soldat, que l’on protège et que l’on promène où l’on veut, en finançant d’ailleurs ses transports, avec droit de regard sur ses reportages. Pour autant, la pratique est ancienne et remonte au moins à la guerre de 14, en passant par celle de 39. L’emblématique Capa avait bien un uniforme de l’armée américaine en débarquant sur les plages de Normandie. C’est même l’armée qui assurait les tirages de ses photos, et qui en détruisit une grande part. Nulle raison que les conflits du XXIe siècle renoncent à une pratique si bien éprouvée.

Mais le phénomène est cette fois plus insidieux. D’abord parce qu’il ne dit pas son nom. Ensuite parce qu’il repose nécessairement sur la prime du bon élève, le journaliste en qui l’on a confiance pour sa lecture de l’information, son aptitude au off et sans doute ses idées. Une relation habituelle déclinée à tous les échelons de la presse. Et finalement une instrumentalisation. Car une fois autorisés à publier 12600 signes dans l’heure matinale qui suit les faits, les médias enclenchent un processus imparable, presque mécanique, d’emballement médiatique.

Il fallait voir ce matin là, les agences de presse, pressant leurs correspondants tombés du lit, pour confirmer dans la minute les identités des personnes arrêtées. Les radios improvisant des directs pour faire le point, les télés, interviewant inlassablement la même voisine qui répétait à l’envie qu’elle n’avait « rien vue et rien entendu », les photographes répétant au téléphone « j’envoie ce que j’ai ». Un rythme galopant qui ne peut entraîner que le faux pas. Et ça trébuche. Les informations tournent en vase clos, toujours les mêmes, celles que des « sources anti-terroristes » de Madrid ont offertes à des journalistes. Et le ministre de l’intérieur espagnol a beau jeu de déclarer à la presse, en milieu de matinée : « vous comprendrez que c’est une affaire extrêmement importante, je préfère attendre que l’opération soit terminée pour me prononcer ».

Au milieu de l’information, il y a de la communication. Et bien malin qui peut, ce jeudi matin, trier le grain de l’ivraie. A Urrugne, une perquisition est en cours, au domicile d’Eñaut Aramendi, permanent de Lab. Lui et sa compagne ont été arrêtés dans la même opération. Certains médias évoquent « cinq etarras arrêtés ». Sa compagne sera libéré deux jours plus tard. Lui est accusé d’avoir loué l’appartement. Puis d’avoir transporté les 3 membres de l’ETA. Le ministre espagnol de l’intérieur dira finalement qu’il a un rôle clé que c’est grâce à sa surveillance que les enquêteurs ont pu remonter jusqu’au commando. Depuis quand les enquêteurs révèlent leurs méthodes ? Quelques jours plus tard, c’est finalement le propriétaire de l’appartement, un breton, qui est recherché.

atxilot500Pour les journalistes d’agence, de radio, de télé, ceux qui doivent jouer de rapidité, c’est une torture que de résister à la vitesse en validant ses informations. Depuis la péninsule ibérique, un flot continu de détails se déverse jusqu’au pied de l’immeuble où la perquisition continue. L’un des militants présumé aurait participé à la fusillade de Dammarie-les-lys. L’autre à celle de Capbreton, en décembre 2007. C’est la cinquième personne à qui les médias et les spécialistes attribuent l’échauffourée, même si trois militants seulement étaient impliqués. Mais pas le temps de s’arrêter aux contradictions. Il faut du temps pour valider les informations. Les rédactions sont poreuses. « C’est lequel le chef ? » demande une rédaction parisienne à son correspondant sur place qui vient de valider les identités des prévenus. Comment savoir qu’il y a un chef ? Bien malin qui connaît l’organigramme d’une organisation clandestine. Mais Madrid affirme avoir débusqué un chef, pour la sixième fois en deux ans. Ironie : un gouvernement ne pratique pas la propagande en temps de guerre, c’est bien connu. Ce n’est pas comme si tous les médias s’étaient déjà laissé berner par Madrid lors des attentats d’Atocha, le 11 mars 2004.

Tout ce processus médiatique contribue à une baisse de la vigilance des médias. La vitesse imposée est trop intense. C’est une technique de commercial, qui consiste à faire signer un contrat en moins de temps qu’il n’en faut pour le lire. Il y a eu des précédents, notamment le 20 mai 2008, lors de l’arrestation d’un autre chef présumé de l’ETA à Bordeaux. Les journalistes espagnols ont bien failli arriver sur les lieux avant l’arrestation. Tous ces indices devraient contribuer au minimum à une réflexion des journalistes et au péril qu’ils suscitent. En jeu, ce n’est pas la liberté d’opinion qui est menacée, mais plus grave, la véracité des faits. A moins qu’il ne soit déjà trop tard et que la machine médiatique ne broie mécaniquement les journalistes affranchis, comme l’armée américaine qui ne fait déjà plus cas des non « embedded ».

Piqué au tas chez Paus Basque Info 2.0 - 24/05/2010

http://www-tc.pbs.org/wgbh/amex/oswald/program/images/enlarged/about_fd.jpg

18:40 | Lien permanent | Commentaires (0) |

01/06/2010

Strasbourg - Robert Herrmann "touche pas à ma ville" souhaite "que le « conflit (israélo-palestinien) ne soit pas importé dans notre ville"

 

Le rassemblement dégénère

 

Au moment de la dispersion de la manifestation, des échauffourées ont éclaté.

Au moment de la dispersion de la manifestation, des échauffourées ont éclaté. G. VARELA / 20 MINUTES

Plus de 1 300 personnes ont dénoncé l'attaque israélienne

Quatre cents au départ, ils étaient au final plus de 1 300 selon la police, 1 500 selon les organisateurs à défiler dans les rues en scandant « Israël, assassin ! Nous sommes tous des Palestiniens ! ». Plusieurs organisations pro-palestiniennes et partis de gauche avaient appelé au rassemblement, place Kléber, hier à 18 h, pour dénoncer « l'agression barbare et meurtrière perpétrée par l'armée israélienne dimanche contre une flottille humanitaire se rendant à Gaza ». Ils ont finalement décidé de s'élancer dans les rues. Mais peu après la fin de la manifestation, vers 19 h 30, des échauffourées ont éclaté.

Au moins cinq interpellations
« Nous déplorons des incidents avec des groupes isolés au moment de la dispersion du défilé », a expliqué Thierry Hartmann, le directeur départemental adjoint de la sécurité publique. Selon le premier adjoint au maire (PS) Robert Herrmann, les incidents seraient survenus alors que certains manifestants avaient pris la direction de l'ancienne synagogue de la ville, soit la place des Halles, et que d'autres essayaient de se rendre vers l'actuel lieu de culte israélite, avenue de la Paix. Ce dernier a été placé sous surveillance par les forces de l'ordre.
Alors que le calme semblait revenir au centre-ville, vers 21 h 30, la police n'était pas encore en capacité de préciser le nombre d'interpellations. Selon nos constatations, cinq personnes au moins ont été arrêtées. Plusieurs vitrines, notamment rue de la Mésange, ont été partiellement brisées. Robert Herrmann a souhaité, hier soir, que le « conflit (israélo-palestinien) ne soit pas importé dans notre ville ». Une nouvelle manif est prévue samedi à 15 h, place Kléber.

Sonia de Araujo et Philippe WENDLING
Piqué au tas chez 20minutes.fr - 01.06.10



Plus de 1300 manifestants à Strasbourg, 500 à 600 à Mulhouse, incidents à Strasbourg

Le cortège des manifestants qui protestent contre l'opération commando israélienne, ce matin au large de Gaza, ne cessait de gagner en importance, dans les rues de Strasbourg. 400 au départ de la place Kléber à 18h, les manifestants étaient moins d'une heure plus tard plus de 1300 selon la police. Peu après 19h, des incidents ont éclaté, la police a fait usage de gaz lacrymogène. A Mulhouse, ce sont quelque 500 à 600 personnes qui étaient rassemblées place de la Réunion selon la police et qui ont ensuite défilé en ville.

 

La situation à 21h : retour au calme à Strasbourg. Situation sous contrôle des forces de l'ordre déployées dans le centre ville. Les blessés aperçus en cours de manifestation sont des personnes qui ont été soignées pour des malaises. Les policiers ont procédé à plusieurs interpellations.

La situation à 20h30, à Strasbourg : après la dispersion de la manifestation, au retour du cortège place Kléber, après 19h, quelque 800 personnes ont continué à défiler en ville, d'abord rue du Vieux Marché aux Vins, où le cortège a été bloqué par la police, puis en direction de la place Broglie. Des manifestants avaient l'intention de se rendre en direction de la synagogue. Une vitrine a été brisée sur le trajet de la manifestation. Des manifestants ont pris à partie des policiers. Les forces de l'ordre ont bloqué le cortège près de l'opéra, pour l'empêcher de se rendre en direction de la synagogue, avenue de la Paix, au-delà de la place de la République. Les policiers ont fait usage de gaz lacrymogène.

Le cortège a ensuite pris la direction des Halles. Vers 20h30, les trams ont pu reprendre leur service au niveau des Halles. Des face à face tendus avaient encore lieu entre policiers et manifestants tout autour de la place de l'Homme de Fer. Les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogène à plusieurs reprises pour disperser les manifestants. Les sapeurs-pompiers ont secouru plusieurs blessés, légers selon les constatations faites sur place par un journaliste des DNA.

 

A Strasbourg après avoir défilé jusqu'aux quais, la manifestation regagnait la place Kléber par la rue des Grandes Arcades vers 19h. Peu après 19h, les organisateurs de la manifestation de Strasbourg appelaient à la dispersion et donnaient rendez-vous aux personnes présentes samedi à 15h, place Kléber pour un nouveau rassemblement.

Quelques 400 personnes, selon la police, près d'un millier selon les organisateurs, s'étaient rassemblées à 18h, place Kléber à Strasbourg, à l'appel du Collectif judéo-arabe et citoyen pour la paix ainsi que de la Grande Mosquée de Strasbourg, entre autres. Dans la foule, de nombreuses personnes d'origine turque, ainsi que des militants des mouvements de gauche français.

Tous protestent contre l'opération commando menée par les forces israéliennes tôt ce matin contre la flottille pro-palestinienne partie de Chypre et qui devait accoster à Gaza pour une action humanitaire. Une opération commando qui a fait une dizaine de morts parmi les humanitaires selon un dernier bilan.

Place Kléber ce soir, les manifestants criaient des slogans hostiles à Israël. Un grand drapeau palestinien a été déployé sur la place Kléber, devant la statue du Général Kléber. "Nous sommes tous des Palestiniens criaient également les manifestants", qui ont décidé de former un cortège pour défiler en ville.

La manifestation doit descendre jusqu'aux quais avant de revenir vers la place Kléber. On sent une certaine tension parmi les personnes qui défilent, des pétards sont jetés et la foule avance en scandant des slogans anti-israéliens.

Ch.B. avec Matthieu Mondoloni

Piqué au tas sur DNA.fr - 31/05/2010 -

15:22 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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