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29/03/2010

Grèce: un mort et deux blessés dans l'explosion d'une bombe à Athènes - Bomb explosion outside the National School of Public Administration in Athens


Une bombe explose à Athènes, un mort, deux blessés

Une bombe explose à Athènes, un mort, deux blessés

Enquêteurs sur les lieux de l'explosion d'une bombe dans le centre d'Athènes. L'explosion, survenue devant une école de formation de fonctionnaires, a tué un homme et fait deux blessés, une femme et un enfant. /Photo prise le 28 mars 2010/REUTERS/Yiorgos Karahalis

 

Une bombe a explosé dimanche soir devant un bâtiment public d'Athènes, tuant un homme et faisant deux blessés, a annoncé la police.

"Il y a un mort et deux blessés, une femme et un enfant", a dit un responsable de la police.

La bombe, qui a explosé devant une école de formation de fonctionnaires, a aussi endommagé des voitures et des bâtiments voisins.

Les attentats perpétrés par des groupes gauchistes ne sont pas rares en Grèce, mais celui de dimanche est le premier à tuer quelqu'un depuis des années.

Harry Papachristou, Nicole Dupont pour le service français

Publié le 28/03/2010 à 23:49 Reuters Le Point


Une bombe a explosé dimanche soir à Athènes, faisant un et deux blessés, dont un grave, devant un bâtiment abritant une école de formation de gestionnaires d'entreprises.
Un adolescent âgé de quinze ans a été tué sur le coup et une fillette de dix ans grièvement blessée par l'explosion tandis que leurs mère a été légèrement blessée. La famille, des ressortissants afghans, étaient probablement en train de passer devant le bâtiment lors de l'explosion, selon les premières informations de la police.

Placée dans un sac, la bombe de forte puissance a explosé dimanche à 22H50 locales (19H50 GMT) dans le quartier populaire de Patissia, dans l'ouest de la capitale grecque. Aucun appel téléphonique n'avait averti de l'imminence de l'explosion.
Le service antiterroriste est arrivé rapidement sur place et a bouclé le quartier.
Des contre des bâtiments publics ou des intérêts économiques ou diplomatiques sont fréquents à Athènes ou Salonique (nord), mais font rarement des victimes et sont généralement précédés par un appel téléphonique qui prévient de l'imminence de l'explosion.
Le dernier à avoir causé des victimes avait eu lieu en octobre dernier à Athènes lorsque six policiers avaient été blessés lors du mitraillage d'un commissariat.
Ces attentats sont souvent revendiqués par des organisations extrémistes, dont les plus actives dans le pays sont les groupes "Conspiration des cellules de feu", "Secte révolutionnaire" et "Lutte Révolutionnaire (EA)". Considéré comme le plus dangereux, ce dernier est placé sur les listes européenne et américaine des organisations terroristes.
La "Conspiration des cellules de feu" a revendiqué ces dernières années plusieurs attentats à l'explosif mais n'a pas provoqué de victime jusqu'ici.
Les derniers attentats en date revendiqués par ce groupe ont endommagé la semaine dernière à Athènes en quelques jours le siège d'un groupe néo-nazi, le domicile d'un responsable pakistanais et un centre de la police des étrangers.
En janvier, le même groupe a signé un attentat qui a visé le parlement grec, sans faire de victime.
Actif depuis 2003, le groupe EA a signé de son côté plus d'une dizaine d'attentats à Athènes, dont en janvier 2007 une attaque à la roquette contre l'ambassade des Etats-Unis, qui n'a fait que des dégâts matériels. Il a grièvement blessé depuis un policier avant de revendiquer en septembre dernier un attentat à la bombe contre la bourse d'Athènes, qui n'a pas fait de victime.
Apparu il y a plus d'un an, Secte révolutionnaire a revendiqué un mitraillage au cours duquel un policier avait été tué.
Le gouvernement socialiste au pouvoir depuis octobre dernier a fait de la lutte contre l'extrémisme l'une de ses priorités. La police a arrêté ces derniers mois huit personnes, membres présumés du groupe "Conspiration des cellules de feu", dont trois ont été placés en détention provisoire.

28.03.2010, 22h41 Le Parisien - AFP

 

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Bomb explosion outside the National School of Public Administration in Athens; 15-year old Afghani boy is dead

occupiedlondon

Mainstream media report that at around 11pm on Sunday night a bomb exploded outside the building housing the National School of Public Administration in the neighbourhood of Patisia, Athens.

According to the latest media reports a 15-year old Afghani boy died from the explosion. The boy’s sister, 10, and their mother, 45, were lightly injured.



The victim is a boy 15 years old and probably from Afghanistan. The mother at 45 years old and the girl of the family at the age of 10 are injured. The mother, named Nazaf Zahra, stated that her daughter found a bag on the road, gave it to her brother and then happened the explosion. Earlier, a Muslim gathering used to take place in the district, where also exists a Muslim church. As eye-witnesses state, before two weeks some gun-fires took place on the same street between bodyguards of the mafia. The police authorities say that it is also possible that the bomb (if it was a bomb and not a grenade) could have come from Nazi groups. The police announcement says that the explosion happened at 22:41 without a phone call before, so the police forces could not evacuate the area. On other journalist sites talk about 23:03 as the time of the explosion and on a newspaper a journalist states that a phone call has took place …
“Conspiracy Cells of the Fire” urban guerrilla organization has stated in a past communique that they do not want to have any victim because of their bomb actions. The bomb they have put before some days in front of the vice-president of Greek-Pakistani Community was not a racist action, but an action to condemn his neutral position after the kidnappings of several refugees from Pakistan by the Greek secret agencies. The court has also called a British diplomat -involved in the case of kidnappings- to state in the court, event that never happened because of his diplomat asylum.
The Nazi groups have made several “blind attacks” with bombs and grenades during the past against political spaces in order to murder political activists. Until a responsibility announcement will be published, we are not able to know if the certain explosion was a Nazi action, an accident by a left wing group or an action of the mafia …

09:05 | Lien permanent | Commentaires (0) |

21/12/2009

Les petits mots d'un marchand de canon français (suite): « La France est présente en Afghanistan, mais... elle ne tire pas beaucoup »

Surfant sur la vague du conflit Afghan et de la "promesse de vente" des Rafales, la SAMP "embauche", "vive le son, vive le son,vive le son du canon" :

"La commande de 1 200 bombes passée dans le cadre du plan de relance a permis à la SAMP d'embaucher huit personnes au lieu d'en licencier sept. Aujourd'hui la société expose un peu partout dans le monde et suit de près le marché de l'avion de combat Rafale."

 

Cette nouvelle fait suite à : "La relance, c'est de la bombe..."

 

 

10:59 | Lien permanent | Commentaires (0) |

30/11/2009

Les petits mots d'un marchand de canon français : « Après c'est un peu comme des pneus, il en faut quatre pour équiper une voiture à nous de convaincre le client d'en prendre plus, que c'est mieux d'en avoir un peu à l'avance... »

Relancée, l'usine d'armement vise désormais le marché à l'exportation

dimanche 29.11.2009, 16:02 - La Voix du Nord

 Le ministre de la Défense Hervé Morin lors de la visite de l'usine au mois de mai. PHOTOBRUNO FAVA Le ministre de la Défense Hervé Morin lors de la visite de l'usine au mois de mai. PHOTOBRUNO FAVA

| PONT-SUR-SAMBRE |

La commande de 1 200 bombes passée dans le cadre du plan de relance a permis à la SAMP d'embaucher huit personnes au lieu d'en licencier sept. Autre retombée, indirecte : la société expose désormais un peu partout dans le monde et suit notamment de près le marché de l'avion de combat Rafale.

 

Depuis la visite en mai du ministre de la Défense Hervé Morin, déplacement au cours duquel il annonçait officiellement l'achat de 1 200 corps de bombes pour l'armée française, la SAMP (1) respire. Grâce à cette commande huit emplois ont été créés. « Cinq ingénieurs premier emploi, deux ouvriers tourneurs et une standardiste », précise le PDG Christian Martin. Non sans préciser qu'il y a quelques mois encore, sept licenciements étaient envisagés. Et que « si on a un contrat à l'exportation demain, on peut embaucher entre trois et cinq personnes de plus ».

Le Brésil, Dubaï...

La fabrication des 1 200 projectiles air-sol d'un poids de 250 kg est en bonne voie et la commande permet d'avoir« une visibilité jusqu'à début 2011 ». Si la société n'a pas conclu d'autres ventes pour l'instant, grâce au plan de relance, elle est aujourd'hui présente avec des stands à l'Étranger. « Je bouge beaucoup », résume M. Martin, tout juste de retour du salon aéronautique de Dubaï, où la France exposait le Rafale dont elle espère vendre 60 exemplaires à l'émirat. Des avions qu'il faudra armer... « Aujourd'hui on va à l'exportation. On est présent là où la France est présente ». Pas difficile de deviner que la SAMP a également des contacts avec le Brésil le président Sarkozy et son homologue Lula se sont rencontrés huit fois cette année et ont souvent parlé Rafal e... En cas de vente d'avions au Brésil ou à Dubaï, la société pontoise devrait tirer son épingle du jeu. « On aura un contrat minimum garanti »lâche le PDG. « Après c'est un peu comme des pneus, il en faut quatre pour équiper une voiture à nous de convaincre le client d'en prendre plus, que c'est mieux d'en avoir un peu à l'avance... » À notre question "La concurrence est-elle rude ?" M. Martin répond « oui, mai on n'a qu'un seul vrai concurrent, des Américains ».

L'achat annoncé de 60 Rafale supplémentaires par l'armée française ne concernerait pas la SAMP qui a déjà reçu sa part du gâteau. La Grèce, en revanche, où Hervé Morin s'est rendu lundi pour promouvoir la vente de 30 avions « est un client potentiel. On y exposera nos produits l'année prochaine ». La vente aux Grecs, ce n'est pas pour demain. « Des négociations, c'est long : ça peut durer des années ».

Pour approcher les États susceptibles d'être intéressés par les bombes de la SAMP, « on suit la tendance politique du gouvernement français. Si politiquement c'est non, c'est non. Dans un deuxième temps, ça suit avec l'avion ». Mais pas toujours. Des contrats peuvent également être signés avec des pays "hors embargo" bien évidemment mais qui n'achètent pas d'avions français. Qui prend les contacts ? « On est complètement autonome : dès qu'on a le feu vert on traite directement avec l'État en question ».

Et si un jour les commandes "explosaient", la SAMP suivrait-elle ? « L'armée a des stocks tampons. Ensuite c'est la géopolitique qui dicte sa loi ». En cas de forte demande « nous avons les outils après la question c'est d'augmenter les effectifs ».

Mais aujourd'hui, pour booster les ventes mieux vaut miser sur le développement du marché à l'exportation. « La France est présente en Afghanistan, mais... elle ne tire pas beaucoup », a observé M. Martin. •

RUFUS DE RIDDER

 

Société des ateliers mécaniques de Pont-sur-Sambre.

http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Avesnes_sur_Helpe/actualite/Autour_de_Avesnes_sur_Helpe/Aulnoye_aymeries_et_ses_environs/2009/11/29/article_relancee-l-usine-d-armement-vise-desorma.shtml

 

 

Qu'est ce que la SAMP ?:

La Société des ateliers mécaniques de Pont Sur Sambre (SAMP) est, en 2009, l'unique société du complexe militaro-industriel français produisant des bombes pour avions [2].

Elle construit des corps de bombes de 50 à 500 kg [3] en aciers spéciaux dont actuellement les Mk81 (125 kg), Mk82 (250 kg) et Mk83 (460 kg) conception américaine et conçoit des munitions dont, dans les années 1990, la gamme de bombes lisses de 250 kg EU2 [4]et, à la fin des années 2000, la P250.

Après leur usinage, c'est la société Eurenco, du groupe Société nationale des poudres et des explosifs, qui les remplit d'explosifs. Puis les kits de guidages sont ajoutés pour en faire des armes de précision tels les armements air-sol modulaire [5]. (source Wiki)

 

 

 

Le ministre Hervé Morin fait ses emplettes pour relancer l'usine de Pont

samedi 16.05.2009, 04:47 - PAR RUFUS DE RIDDER

PHOTOS BRUNO FAVA PHOTOS BRUNO FAVA

|  ARMEMENT  |

En achetant 400 tonnes de bombes, l'armée remplit confortablement le carnet de commandes de l'usine d'armement de Pont-sur-Sambre. Hier, Hervé Morin est venu visiter les ateliers et trinquer sur l'avenir de la société; un avenir qui devraitpasser par l'exportation.

Ecoutez le ministre Hervé Morin, lors de son déplacement

Si à Pont on savait que derrière le nom Société des Ateliers Mécaniques (SAMP) se cachait une usine d'armement ce qu'on y fabriquait exactement restait un énigme. La visite du ministre de la Défense, hier matin, a été l'occasion rêvée d'en savoir plus. On a appris d'abord que l'usine allait mal que les commandes faisait défaut, «  surtout depuis une dizaine d'années », précise le Pdg Christian Martin. Ensuite, si la visite du centre d'études a eu lieu en comité restreint, celle de l'atelier situé le long de la voie ferrée, rue Gambetta à Aulnoye, a permis de découvrir toute la gamme des bombes fabriquées. Hervé Morin a écouté attentivement les explications données par les techniciens. Sur un sol secoué par la forge, le ministre a assisté à la naissance d'un nouveau projectile : espèce de suppositoire géant à tête rouge pour être encore bien chaud. Mais si M. Morin était de passage à Pont hier, c'était avant tout pour annoncer de façon officielle l'achat de 1 200 bombes de 250 kg pièce «  pour l'armée de l'air et la marine ». La commande répond à une promesse faite il y a quelques mois dans le cadre du plan de relance pour l'économie, mieux connu sous le nom : plan de relance Sarkozy.

Cinq emplois créés

Christian Martin se réjouit d'avoir, «  aujourd'hui, un carnet de commandes satisfaisant, en fabrication et en étude ». Et d'annoncer que cette vente «  va nous permettre de créer cinq emplois... et de maintenir les sept qui étaient menacés ». L'effectif de l'usine, où travaillent 22 salariés, montera donc à 27 grâce à cette commande. Mais la dépense de 8 millions d'euros ne couvre pas seulement l'achat des bombes de 250 kg (environ 4 millions d'euros) elle inclut le financement d'un contrat d'études pour le développement d'armes nouvelles.

Le ministre dit vouloir mettre tout en oeuvre «  pour empêcher que le savoir-faire disparaisse du pays (...) Partout où on peut, on le fait ». Hervé Morin dit comprendre que «  si les grands groupes arrivent à ouvrir des portes pour les PME c'est beaucoup plus difficile ». Il a promis de «  faciliter les relations directes entre les PME et la DGA (*) et de réduire de 80 à 40 jours, le délai d'autorisation à l'exportation ». Et l'exportation, c'est justement ce que vise avant tout la société pontoise. La commande française peut servir de tremplin pour des contrats alléchants avec des états étrangers... Si on sait aujourd'hui que des avions français larguent des bombes estampillées SAMP sur l'Afghanistan, difficile de savoir qui les achètera demain. Et où elles tomberont. •

> (*) Délégation générale pour l'armement.

 

Pour Hervé Morin, le plan de relance, c'est de la bombe !

Le ministre de la défense Hervé Morin s'est rendu vendredi dans le Nord pour visiter la société SAMP, qui fabrique des bombes d'avion. Cette société, la seule en son genre dans notre pays, était en grande difficulté. Elle n'avait pas reçu de commandes depuis 2004, mais seulement des crédits pour poursuivre des recherches sur de nouvelles bombes pénétrantes P250.

Le plan de relance de l'économie est passé par là. SAMP va donc recevoir 8 millions d'euros du ministère de la Défense pour une commande de 1200 bombes Mk 82 de 250 kg. Cela devrait lui assurer entre un et deux ans de production. Hervé Morin s'est rendu sur place pour en discuter avec le patron et les salariés de l'entreprise.


SAMP, implantée à Pont-sur-Sambre et Aulnoye, est une PME. A peine 22 salariés, dont 60% dans la recherche-développement. La formation représente 3,63% de la masse salariale, un niveau très élevé. La moyenne d'âge est de 44 ans et l'ancienneté dans l'entreprise de 20 ans.

Le ministère de la Défense entend faire un effort particulier en direction des PME. Un bureau spécial a été crée par la DGA pour servir d'interlocuteurs à ces petites et moyennes entreprises.

Le plan de relance va permettre de sauver sept emplois qui auraient dû être supprimés et d'en créer cinq nouveaux, soit un gain de 12 emplois. Vu de Paris, cela n'a l'air de rien, mais la SAMP est implantée dans un bassin d'emploi où le taux de chômage est très élevé, de l'ordre de 14%. Parmi les emplois crées, un poste "commercial export" a été confié à un cadre de 61 ans.

Pour le ministère de la Défense, le plan de relance se chiffre au total à 2,4 milliards d'euros  : 110 millions d'études amont, 240 millions de travaux dans le BTP, 500 millions de factures payées plus vite et 1,6 milliards de commandes nouvelles. Le sauvetage de la SAMP représente donc 0,3 % du plan de relance pour la Défense.


Pour un industriel, fabriquer des bombes n'est pas une sinécure : "Je ne fais pas un produit noble. Quand je vais voir un banquier, toute le monde s'enfuit en courant", assure le patron de la Samp Christian Martin.

Reste que ce type d'entreprises est confronté à deux types de choix stratégiques : comment se diversifier et trouver des marchés à l'exportation ?

La Samp fabrique des corps de bombes en aciers spéciaux : Mk 81 (125 kg), Mk 82 (250 kg) et Mk 83 (500 kg). Après leur usinage, c'est la société Eurenco, du groupe SNPE, qui les remplit d'explosifs. Puis les kits de guidages sont ajoutés.

La Samp développe aujourd'hui des bombes pénétrantes capables de percer du béton et réduisant les dommages collatéraux, pour des emplois en zone urbaine. La vitesse de pénétration est de 292 m/seconde. Dans une bombe de 250 kg, la charge explosive pèse 86 kg. L'idée est de réduire cette charge jusqu'à 28 kg afin de limiter les effets de l'explosion.

Au niveau mondial, les Etats-Unis sont le premier producteur de bombes d'avions. Le prix de base d'un corps de bombe d'emploi général de 250 kg est de 3000 euros et celui de sa charge explosive de 3000 euros également. Les kits de guidage font monter la facture de manière vertigineux.  Paveway 2 : environ 18.000 euros, Enhanced Paveway : 35.000 euros. A2SM : 100.000 euros. C'est le prix à payer pour ne plus recourir aux tapis de bombes.

07:29 | Lien permanent | Commentaires (1) |

03/09/2009

Bombe à la Bourse d'Athènes...les boules hélènistes...

la Bourse d’Athènes

 

la Bourse d’Athènes

 


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30/05/2009

Fabriquer une bombe c'est vraiment de la tarte

 

09:35 | Lien permanent | Commentaires (0) |

23/05/2009

Quand les étudiants n'étaient pas des terroristes

 

Même type d'accident, mais le même traîtemet.

Aucun journaliste d'investigation n'a fait le lien ou même parlé du sujet...pour il y a seulement 2 ans:

 

Explosion à Montpellier: des étudiants, «pas des terroristes»

Les jeunes blessés cette nuit, dont certains ont suivi des études en chimie, voulaient fabriquer une bombe mais ne seraient pas des terroristes, selon les premiers éléments de l'enquête.

Une bombe artisanale, manipulée a priori de manière accidentelle, serait à l’origine de l’explosion qui a fait sept blessés dans la cité universitaire du Triolet à Montpellier, cette nuit à 4h20 du matin.

«Il ne résulte pas des premières investigations que nous avons affaire à des terroristes mais peut-être à des jeunes qui, parce qu'ils avaient un bagage de chimie, voulaient tester la fabrication d'une bombe artisanale», a annoncé à midi le procureur de la République de Montpellier, Brice Robin.

Le SRPJ de Montpellier, saisi de l’enquête, a fait intervenir la police technique et scientifique. Sur place, cette dernière a pu analyser plusieurs substances chimiques. Elle a aussi découvert des bidons avec des étiquettes. Elle a ainsi recensé plusieurs ingrédients qui entrent dans la composition de la fabrication d'explosifs, notamment du nitrate de potassium, de la poudre d'aluminium, de la soude caustique, de l’acide nitrique et de l’acide sulfurique.

Deux blessés graves

Le jeune homme dans la chambre duquel l’explosion s’est produite est étudiant en première année d’IUT génie électrique après avoir suivi des études de chimie l'an dernier. Français d’origine russe, né à Saint-Pétersbourg, il fêtait hier ses vingt ans en compagnie de six camarades, dont une fille ukrainienne. Les cinq autres garçons sont un Moldave, un Ukrainien, un Arménien et deux Russes dont un Tchétchène. Tous sont âgés entre 18 et 22 ans.

La plupart sont étudiants mais ne résidaient pas dans la cité universitaire où s’est produite l’explosion. Le Français d’origine russe, locataire de la chambre, est gravement blessé, ainsi qu’un Moldave de 21 ans. L’un d’eux a un poumon perforé et des brûlures multiples, l’autre présente de nombreuses brûlures au troisième degré.

Quatre autres jeunes, qui ont des blessures plus superficielles aux mains et aux tympans, pourraient être entendus par les policiers d’ici la fin de la journée. Les six sont pour l’instant tous soignés à l’hôpital de Montpellier. Un septième jeune aurait quitté la résidence universitaire avant l’arrivée de la police. Celle-ci aurait cependant connaissance de son identité.

La ministre déléguée chargée de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse, doit se rendre sur place entre 15h30 et 17h. Elle tiendra un point presse à la suite de sa visite.

 

«Selon une coutume russe, pour fêter ses 20 ans, il faut faire du bruit, notamment avec des pétards. Voilà en partie l'origine de l'explosion qui a fait sept blessés, dont deux graves, mercredi, vers 4 heures, à la cité universitaire du Triolet à Montpellier», raconte ce matin le quotidien régional Midi Libre.

Le locataire de la chambre, Daniil, né le 12 novembre 1988 à Saint-Pétersbourg et naturalisé français, avait invité six jeunes amis pour son anniversaire. Inscrit en première année de génie électrique, il avait auparavant étudié la chimie pendant un an. C’est ainsi qu’il a confectionné une préparation explosive, selon une recette qu’il avait dénichée sur Internet. Mélangeant au-dessus de son lavabo plusieurs ingrédients, dont du nitrate de potassium, de l’acide sulfurique et de la limaille de fer avec l’aide de deux de ses amis, il avait réussi à obtenir du TATP (triacétone triperoxide), «un liquide granuleux particulièrement instable et dangereux».

Daniil comptait en prélever une petite partie pour la faire exploser comme un gros pétard. Mais le morceau incandescent a touché le reste de la préparation, a priori involontairement. Tout le liquide a explosé, provoquant de nombreux dégâts et blessures. Quatre jeunes étaient ce matin encore en garde-à-vue depuis leur sortie de l’hôpital mercredi soir.

«Deux fumaient une cigarette au balcon et deux autres dormaient au pied du lit au moment de la déflagration», rapporte Midi Libre. Un cinquième, recherché par la police, s’est présenté au commissariat hier et a été également placé en garde-à-vue. Les deux derniers, plus gravement blessés, sont toujours à l’hôpital. L’un pourrait être auditionné par le SRPJ dans la journée.

Plusieurs mises en examen pourraient suivre, notamment pour «dégradation volontaire par explosif de bien mobilier dans des conditions de nature à exposer les personnes à un danger corporel» et pour «détention de produits ou substances rentrant dans la composition d'explosif». En revanche, la piste terroriste est écartée.

 

Trois des six personnes blessées lors de l'explosion, hier, d'une bombe artisanale dans une résidence universitaire de Montpellier sont sorties de l'hôpital et ont été transférées à l'hôtel de police où elles ont été placées en garde à vue.

Le jeune locataire russe de la chambre où s'est produite l'explosion, le plus grièvement blessé, a été brûlé sur environ 50% du corps au troisième degré. Il a été amputé d'un bras. Mais, hier soir, le pronostic vital n'était plus engagé.

Les gardes à vue se justifient pour déterminer avec exactitude les causes de l'explosion et les responsabilités de chacun des protagonistes, cinq garçons et une fille originaires de pays de l'Est de l'Europe, réunis dans cette chambre pour célébrer les 20 ans de l'occupant russe de la chambre.

En début d'après-midi, le procureur de la République de Montpellier, Brice Robin, avait indiqué qu'il ne résultait pas "des premières investigations que nous avons affaire à des terroristes mais peut-être à des jeunes qui, parce qu'ils avaient un bagage de chimie, voulaient tester la fabrication d'une bombe artisanale".

Toutefois, avait-il ajouté, "on verra à l'issue des premières auditions si les éléments apparaissent de nature à faire envisager une entreprise terroriste".

Dans ce cas-là, le parquet de Montpellier, en charge de l'enquête avec le SRPJ de Montpellier, s'en dessaisirait au profit de la section antiterroriste du parquet de Paris.

(Source AFP)

 

 

 

Genève/ France voisine samedi23 mai 2009

Michaël D., blessé par sa propre bombe, était-il un apprenti terroriste?

La bombe artisanale fabriquée par le jeune marginal genevois de 25 ans l’a grièvement atteint et a tué son amie Zoé. Retour sur son parcours, du squat Rhino à celui des Pilos à Chambéry

Nuit du 30 avril 2009, dans une usine désaffectée de Cognin près de Chambéry (Savoie), Michaël D, 25 ans, fils d’un enseignant genevois, et Zoé A., 23 ans, originaire de l’Ardèche, manipulent du chlorate de soude et du sucre, composants instables, notamment utilisés dans la confection d’une bombe artisanale. Une déflagration tout à coup. Zoé est tuée, Michaël est grièvement blessé. Il risque de perdre une main et sa vue pourrait être altérée. Placé en détention provisoire à l’hôpital Jules Courmont de Lyon, Michaël a été mis en examen par les juges de la section antiterroriste du Parquet de Paris pour «association de malfaiteur en vue de la préparation d’une entreprise terroriste» et «fabrication, détention de produits explosifs».

Mouvance
anarcho-autonome

Michaël aurait expliqué avoir agi par «curiosité scientifique» et démenti tout projet d’attentat. A proximité de l’usine, la police a pourtant trouvé du fil, des extincteurs, des retardateurs, des détonateurs. Et puis dans les affaires du couple, de la documentation sur Action directe, l’ancien groupe terroriste. Zoé, très militante, était fichée: mouvance anarcho-autonome, dit-on. Michaël, lui, était objecteur de conscience en Suisse, détestait la société de consommation mais n’était pas en rupture avec son milieu familial. Luc*, son ami, l’a rencontré sur les bancs de l’Uni en 2001. Ils étudiaient la chimie. Mais Michaël n’a tenu que quatre mois. «C’est tout lui ça, résume Luc. Il a compris qu’il était en train de mettre un pied dans le système, la chimie, l’industrie. Donc il a tout lâché et il est allé jouer de l’accordéon dans les Rues-Basses.»

D’un squat à l’autre

Après la chimie, il jongle, graffe, écrit des textes «non violents» qu’il chante pour le groupe genevois de ska WSK. «Il a connu le squat du Rhino mais ça ne lui allait pas, se rappelle Luc. Des types salariés vivaient là, ils allaient bosser et rentraient le soir, ça clochait.» Il rejoint alors le squat de la Tour «plus alternatif, plus créatif, plus ouvert, où il y avait toujours de la place pour les gens de passage». Luka* poursuit: «Michaël est un idéaliste, il a très mal vécu la fermeture de la Tour par la police en 2007, on lui a pris quelque chose. Je me souviens qu’il ne supportait déjà plus les heures passées à la douane de Bardonnex à cause de son look baba cool quand il allait voir ses parents qui habitent en France voisine. Alors lui qui était déjà taciturne, peu communicatif s’est encore plus fermé.» Michaël achète un minibus, quitte Genève. Les dernières nouvelles que Luc reçoit datent d’octobre 2008. Il écrit un mail, il se trouve en Belgique. Il n’utilise même plus de téléphone portable «instrument bourgeois».

Idéaliste et amoureux

Chambéry, rue de Tarentaise. Zoé vivait là, dans ce cabanon en fond de jardin. Très discrète. Une boulangère se souvient d’elle lorsqu’une photo de Michaël lui est présentée: «Ils achetaient nos pâtisseries de la veille, ils n’étaient pas riches. C’est eux les terroristes de Cognin?» Zoé étudiait les langues et la culture à la Faculté de la ville. Une de ses enseignantes, choquée, étouffe ses sanglots: «Elle était douce, polie mais pas comme les autres, très dans la marge. On lui a proposé une aide sociale. Elle a refusé. Au début de l’année universitaire, elle ne venait pas en cours mais elle était assidue depuis trois mois. Elle devait passer des examens le lundi après le drame.» Et Michaël? «Très amoureux d’elle», dit Olivier*, un squatter des Pilos, le lieu alternatif de Chambéry, avenue des Bernardines. Ils y passaient souvent tous les deux, entre deux voyages, mais on peine à cerner Michaël «qui ne parlait pas beaucoup, qui était là sans y être.» Les Pilos connaissent mieux Zoé et la pleurent beaucoup. Se sont-ils connus ici? On ne sait pas. «Mais ils ne vivaient pas vraiment ensemble comme vous l’imaginez, on ne parle pas de couple, nous.»

Les Pilos ont été fouillés par une centaine de policiers le 4 mai. «Avec un pauvre chien renifleur à qui on a dû donner à boire à la demande de son maître», se moque Olivier. Ils n’ont rien trouvé de suspect. Mais ont mis en examen deux autres jeunes hommes «proches de la mouvance autonome». Ils auraient fait disparaître des indices et le bus de Michaël aurait été vu, stationnant près de leur squat, chemin des Vieux-Capucins. L’un des avocats qui les défend affirme: «Ils ne sont pas vraiment politisés, ils se mobilisent pour des causes au cas par cas, ils défendent un mode de vie alternatif, non commercial, ils mangent ensemble, débattent, projettent des films, font de la musique, du théâtre et croient en une révolution lente et non violente.» La police judiciaire fédérale, de son côté, est en contact avec les autorités françaises pour savoir si Michaël est proche des groupes autonomes en Suisse.

La fin des Pilos

Aux Pilos, on raconte que la France sombre en ce moment dans un délire «conspirationniste et paranoïaque» et on fait le lien avec un groupe de Corrèze accusé d’avoir saboté des lignes de TGV. Leur leader, Julien Coupat, est toujours détenu. Olivier explique: «Cette nouvelle affaire est instrumentalisée par le sarkozisme pour faire croire en l’existence d’un ennemi intérieur et faire monter la psychose. Cela va conduire à encore plus de dérives sécuritaires.» Les Pilos occupés depuis l’été dernier par une vingtaine de squatters ont été assignés en justice par la mairie de Chambéry, propriétaire des lieux. L’édifice sera rasé et des logements seront construits. La lettre leur est parvenue le 30 mai. Le soir même, Zoé et Michaël faisaient «leur expérience». «Je crois, confie un autre squatter, que lui a pensé à fabriquer quelque chose, pas pour tuer ni blesser, mais faire du bruit et un peu de dégât. Michaël nous parlait souvent de la liquidation des squats à Genève, il était à cran, et il était en train de vivre la même chose ici.»

*Prénoms fictifs.

 

 

 

  • Deux hommes ont été blessés dimanche dans une explosion accidentelle dans une résidence universitaire à Lyon. Ils détenaient des produits inflammables dans leur logement.

  • Toutefois, aucun élément ne laisse penser qu'ils fabriquaient un engin explosif ou se livraient à une quelconque activité terroriste.

- le 26/01/2009 - 09h29

Deux personnes ont été blessées lors d'une explosion accidentelle survenue dans une résidence universitaire à Lyon dimanche soir. Les deux victimes, agées de trente ans et d'une quarantaine d'années, ont  été hospitalisées dans un état grave, l'une a été brûlée à 50% et l'autre a été  blessée par l'effet de souffle. Ils détenaient des produits inflammables dans leur logement et pourraient avoir déclenché l'explosion en les manipulant. L'explosion accidentelle a eu lieu au septième et dernier étage et l'a gravement endommagé.

Selon le maire du 3è arrondissement de Lyon, Thierry Philip, il s'agirait  d'une expérience chimique qui a mal tournée. Toutefois, aucun élément ne laisse penser qu'ils fabriquaient un engin explosif ou se livraient à une quelconque activité terroriste. Environ 150 étudiants ont été relogés dans un gymnase voisin.

Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, a exprimé dans un communiqué "sa profonde émotion" suite à l'explosion et a  demandé au recteur de l'académie de Lyon et au directeur du CROUS de se rendre  sur les lieux pour évaluer la situation. Elle leur a demandé de s'assurer du relogement des étudiants et de mettre à  leur disposition une cellule psychologique de soutien.

D'après agence

 

 

 

Les policiers lyonnais s’interrogeaient hier soir sur les causes de l’explosion survenue en fin d’après-midi dans un immeuble du centre-ville. Le bilan est de deux blessés graves. Mais il aurait pu être beaucoup plus lourd, compte tenu de la violence du souffle, admettait-on sur place. L’explosio n s’est produite vers 17 h 45, au 7 e étage d’une résidence hôtelière située au 90, boulevard Vivier-Merle, dans le III e arrondissement de Lyon, à quelques centaines de mètres de la gare de la Part-Dieu.

Les deux hommes touchés sont âgés pour l’un d’une trentaine d’années, pour l’autre de 40 ans. Le premier souffre de problèmes pulmonaires liés au blast de l’explosion. Le second, qui a été retrouvé inconscient par les pompiers, est gravement brûlé.
Hier soir, les circonstances de ce drame restaient encore floues. Une source proche de l’enquête évoquait un accident lié à la manipulation de produits dangereux. Sans plus de précisions. « Le bâtiment n’était pas alimenté en gaz, précise le capitaine des pompiers, Christophe Serre. L’explosion est liée à un autre phénomène dont nous ignorons la cause. » De son côté, le maire du III e arrondissement, Thierry Philip, a déclaré : « On sait que ce sont des gens qui faisaient des expériences de type chimique. Quel type d’expérience, et pourquoi, je n’en sais rien. »

Les habitants n’ont pas pu regagner leur logement

Cette résidence comporte une soixantaine d’appartements, la plupart occupés par des étudiants. Tous ont été évacués rapidement. « C’était très impressionnant, raconte Vincent. J’ai vu des grandes flammes rouges sortir par la fenêtre d’un appartement. J’ai eu juste le temps d’enfiler un pull et de me précipiter dans la rue, jonchée de débris de verre. » Claire, qui réside au 2 e étage, a eu « très peur ». « J’ai tout de suite pensé à ce qui s’est passé à Montpellier il y a quelques mois, quand des étudiants ont fait exploser leur chambre en manipulant des produits chimiques », explique-t-elle.
Pendant plusieurs heures, les pompiers, épaulés par deux équipes cynophiles, ont cherché d’autres victimes dans les décombres du bâtiment. Mais l’immeuble était vide. « A l’heure où l’explosion s’est produite, peu de résidants étaient chez eux, ce qui a sans doute évité un bilan plus lourd », précise Laurent Gabilly, médecin au Samu de Lyon. Hier soir, les habitants n’ont pas pu regagner leur logement. La structure du bâtiment a été trop endommagée. Cent cinquante d’entre eux ont donc passé la nuit chez des proches ou dans un gymnase municipal situé juste en face de leur résidence.
Valérie Pécresse , ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, a exprimé sa « profonde émotion ». Elle a également demandé au recteur de s’assurer du relogement des étudiants et de la mise en place d’une cellule de soutien psychologique.

Le Parisien

 

 

 

EXPLOSION A L'ECOLE DE CHIMIE DE MULHOUSE: UN MORT, UNE BLESSEE

Vendredi 24 mars, 12h26. Une violente explosion s'est produite au rez-de-chaussée du bâtiment 5 de l'Ecole nationale supérieure de chimie de Mulhouse( ENSCHMul) intégrée depuis 2005 à l'Université de Haute Alsace ( UHA). Soufflant les cloisons intérieures et les vitres des trois étages et éventrant la partie où l'explosion a eu lieu. Un incendie s'est également déclaré consécutivement, ravageant le bâtiment. Le plan rouge déclenché aussitôt a vu converger vers le campus les secours en tous genres: sapeurs-pompiers, médecins, infirmières, psychiatres et psychologues, policiers. Bilan: un professeur de 40 ans tué, une stagiaire de 18 ans grièvement blessée et une quinzaine d'étudiants légèrement blessés et choqués.

L'explosion s'est produite à l'heure de la pause de midi, sinon, ses conséquences eussent été beaucoup plus graves encore. La victime, le professeur Dominique Burget 40 ans, enseignant et chercheur, travaillait au premier étage juste au-dessus de l'épicentre de l'explosion, tandis que Saloua Belm Charef, en stage d'insertion professionnelle au service comptabilité d'un laboratoire était grièvement blessée. Immédiatemment les 250 étudiants et leur encadrement ont été regroupés dans le gymnase universitaire afin d'effectuer un recensement.

Les sapeurs-pompiers ont pour leur part procédé au déblaiement des décombres afin de détecter d'autres victimes éventuelles tandis qu' une unité de sapeurs-pompiers spécialisée dans les risques chimiques retirait du bâtiment tous les produits chimiques entreposés. Il a fallu également faire intervenir une entreprise spécialisée afin d'étayer murs et plafonds pour éviter des sur-accidents.

Dès le lendemain les enquêteurs de la police scientifique et technique étaient à pied d'oeuvre afin de relever tous les indices permettant de comprendre le drame. De son côté, le Parquet du TGI de Mulhouse et son patron le procureur Régis Delorme indiquait qu'une enquête était confiée à la police judiciaire et qu'une information contre X pour homicide involontaire et blessures involontaires serait ouverte dès lundi par un juge d'instruction, en l'occurence Ariane Combarel, déjà chargée de l'instruction de l'explosion de la rue de la Martre survenue le 26 décembre 2004.

Les premières investigations effectuées donnent à penser que l'origine de l'explosion serait dûe à une bonbonne d' éthylène, découverte par les enquêteurs à l'endroit même de l'explosion, à savoir dans le laboratoire spécialisé dans les procédés de chimie analytique. Y a-t-il eu fuite de ce gaz hyper dangereux lorsqu'il est mélangé à l'air? La bonbonne était intacte et a été immédiatement mise sous scellés pour expertise.

Quatre jours après le drame, les problèmes matériels font directement surface. Pour Serge Neunlist, directeur de l'Ecole de chimie, il " faut se remettre en ordre de marche. Nous veillons à rétablir les réseaux. Il n'y a plus d'électricité par exemple...Nous avons reçu des propositions d'aide de la France entière...". En effet, il s'agit de réorganiser le travail pour permettre aux chercheurs et aux étudiants de retrouver leurs marques. Et quid des contrats de recherche en cours? Des travaux de thèses et de masters ? D'ores et déjà, des solutions se profilent. Ainsi, le laboratoire de photochimie générale sera provisoirement hébergé par l'Ecole d'ingénieurs textile (ENSITM).

Mardi 28 mars, deux experts ont été désignés par la juge d'instruction. Il s'agit de MM. Geronimi et Martin, à qui il appartiendra de déterminer les causes du sinistre. Tandis que Guy Schultz président de l'UHA et Serge Neunlist directeur de l'Ecole de chimie ont rencontré Jean-Marie Bockel sénateur- maire de Mulhouse et les responsables des services concernés afin d'envisager l'avenir de l'Ecole.

Le décès du professeur Dominique Burget a profondément choqué la communauté universitaire et vendredi 31 mars à 11 h précises, une minute de silence a été observée dans tous les services, bureaux, classes, amphis de toute l'Université de Haute Alsace.

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Explosion dans un laboratoire

La faculté de pharmacie de l'université Louis-Pasteur a été secouée hier matin par une explosion survenue dans un laboratoire de chimie organique, blessant légèrement deux étudiants (*).

Il était 8h30, hier matin, quand le campus universitaire d'Illkirch-Graffenstaden a été soudain parcouru par le bruit d'une violente déflagration. Ether et flamme  Au troisième étage d'un bâtiment sans âme, le laboratoire de chimie organique vient d'« imploser comme un téléviseur », dit un témoin.  Quelques secondes avant l'accident, deux laborantins étaient en train de manier un mélange à base d'éther sous une hotte aspirante. Agés de 26 et 27 ans, ils étaient entourés du directeur du laboratoire ...

S. C.

(*) Le 24 mars 2006, une explosion survenue à l'Ecole nationale supérieure de chimie de Mulhouse avait causé la mort d'un professeur, Dominique Burget, et fait près d'une dizaine de blessés.

17:45 | Lien permanent | Commentaires (1) |

 
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