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01/06/2010

Gaza is everywhere - Greek solidarity to the flotilla attacked by Israel

Des appels à la manifestation ont été lancés dans quatorze villes grecques la nuit dernière, après l'attentat odieux par des commandos israéliens sur les bateaux du Free Gaza.

A Athènes, le gouvernement grec, généralement "prompt à condamner" les attentats, n'a pas hésité à préempter une attaque contre ceux qui se sont rassemblés devant l'ambassade israélienne à Athènes. La police anti-émeute gardant l'ambassade, selon des témoins oculaires, ont été déployés très vite et entièrement équipés avant la manifestation que la manifestation ne commence: l'attaque répressive contre la manifestation était prévue.

La plupart des activistes grecs qui se trouvaient à bord ont débarqué à Athènes ce matin. Michalis Grigoropoulos, un marin à bord du navire "Méditerranée libre", a déclaré ce qui suit à l'aéroport d'Athènes:

«Vous savez, bien sûr, que nous avons eu une attaque de pirates contre nous. Ce que je veux vous dire, c'est que de nos camarades solidaires ont été torturés. J'ai refusé de signer tout document et ai été expulsé contre ma volonté. J'ai été mis en isolement. Je dénonce l'état sioniste pour cet autre crime contre l'humanité. Nous avons vu de loin l'assaut mené par les commandos de l'armée sioniste sur le navire turc de la Flottille liberté. Je dénonce le gouvernement grec, qui a laissé les navires grecs et les ressortissants grecs non protégés. Un vaste mouvement populaire doit aujourd'hui être formé pour demander la libération de tous les otages et le retour de nos navires. La solidarité au peuple palestinien doit se développer. La résistance palestinienne doit gagner, et elle va gagner.

- Grigoropoulos Michalis

 

proposition de traduction de l'article :

Gaza is everywhere! Greek solidarity to the flotilla attacked by Israel

(Updates on the situation in Israel: Free Gaza and UK Indymedia)

Emergency demonstrations were called in at least fourteen Greek cities last night, after the atrocious attack by Israeli commandos on the Free Gaza ships.

In Athens, the Greek government, otherwise “quick to condemn” the attacks, had no hesitation in preempting an attack on those who gathered outside the Israeli embassy in Athens. Riot police guarding the embassy, according to eye-witnesses, were in full gear and fully masked up before the demonstration had started: the attack on the demonstration that followed was planned.

Most of the Greek activists who were on board have landed in Athens this morning. Michalis Grigoropoulos, a sailor on the ship “Free Mediterranean” stated the following at Athens airport:

“You know, of course, that we had a pirate attack against us. What I want to tell you, is that comrades from our Incentive have been tortured. I refused to sign any document and was deported against my will. I was put in isolation. I denounce the Zionist state for yet another crime against humanity. We saw from afar the onslaught by the commandos of the Zionist army on the Turkish ship of the Freedom Flotilla. I denounce the Greek government, which left the Greek ships and the Greek citizens unprotected. A huge popular movement must now be formed, which will demand the release of all hostages and the return of our ships. Solidarity to the Palestinian People must grow. Palestinian Resistance must win, and it shall win.

- Michalis Grigoropoulos

 

Autres Photos sur Indymédia Athens

 

18:10 | Lien permanent | Commentaires (0) |

27/05/2010

Grèce : Epaminondas Korkoneas et Vasilis Saraliotis, impliqués dans le meurtre d' Alexandros Grigoropoulos, seront bientôt libérés sous caution

http://www.straitstimes.com/STI/STIMEDIA/image/20100122/ek-right-vs-afp.jpg

Les deux membres des forces spéciales de la police, Epaminondas Korkoneas et Vasilis Saraliotis, jugés pour l'assassinat du jeune adolescent Alexandros Grigoropoulos, le 6 Décembre 2008, doivent être libérés de prison sous caution dans les prochains jours. La détention maximale provisoire (18 mois en Grèce) expire le 6 Juin. Il est spécifié qu'ils ne pourront pas quitter la ville grecque de Amphissa, où leur procès est en cours.

Dans d'autres cas similaires de part le passé, les affaires judiciaires ont été précipités, les procès et procédures accélérées afin d'empêcher les prévenus d'être libéré après 18 mois.

Piqué au tas chez After the Greek Riot

18:33 | Lien permanent | Commentaires (0) |

20/05/2010

Exarcheia ... are you ready to act ? Think global - Act local

09:47 | Lien permanent | Commentaires (0) |

16/05/2010

Deux nouvelles bombes secouent la Grèce

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Une bombe de forte puissance a explosé vendredi dans l'enceinte d'un tribunal de Thessalonique, dans le nord de la Grèce. Au moins une personne a été blessée.

La déflagration s'est produite environ une demi-heure après un appel anonyme à un journal grec avertissant qu'un engin explosif avait été posé dans des toilettes situées au sous-sol du bâtiment.

La police, qui avait évacué la quasi-totalité des lieux, a précisé que des murs s'étaient effondrés lors de l'explosion, suivie d'un dégagement de fumées. Un homme a été légèrement blessé aux jambes, d'après l'avocat Babis Apostolides, qui a expliqué l'avoir transporté dans un hôpital situé à proximité.

Cet attentat survient après l'explosion d'un engin jeudi soir devant la plus grande prison de Grèce à Athènes. Une femme a été légèrement blessée et plusieurs habitations ont été endommagées. Cette attaque qui n'a pas été revendiquée avait elle aussi été précédée d'un appel téléphonique anonyme à un journal d'Athènes.

Les militants d'extrême gauche ont perpétré plusieurs attaques à la bombe contre des symboles de l'Etat et du capitalisme ces dernières années.

 

 

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Greek Bobby Trap

 

13:05 | Lien permanent | Commentaires (0) |

14/05/2010

Prison de Korydallos - Athènes - Personne n'a revendiqué l'attentat

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image:http://assets.branchez-vous.net/images/branchezvous/acropolisflag.jpg

Une forte explosion a eu lieu à l'extérieur d'une prison de haute sécurité grecque en fin de journée. L'attaque avait été annoncée lors d'un appel anonyme à un journal athénien.

La bombe était cachée dans un sac de voyage qui a ensuite été entreposé à l'extérieur de la prison de Korydallos, située à l'ouest d'Athènes. Celle-ci avait des locaux désaffectés et c'est là que l'explosion aurait eu lieu. Une femme aurait été blessée mais l'information reste à confirmer.

La déflagration a été tellement forte qu'elle a pulvérisé les vitres des maisons aux alentours et qu'elle a pu être entendue à plusieurs kilomètres.

Personne n'a encore revendiqué l'attentat mais tout porte à croire qu'il s'agit d'une attaque d'un groupe militant d'extrême gauche. Leur action pourrait être le début d'une campagne de violence contre le plan d'austérité grec lancé la semaine dernière.

En avril, la police grecque avait arrêté six membres présumés du groupe terroriste Lutte Révolutionnaire, qui est responsable de plusieurs explosions perpétrées à Athènes ces dernières années. En 2007, il avait notamment attaqué l'ambassade américaine à la roquette.


Article de Branchez-vous Matin (c'est Québecquois) en estie ! par Marie-Noëlle Reyntjens - jeudi 13 mai 2010 à 17H21


09:02 | Lien permanent | Commentaires (0) |

09/05/2010

Depuis Athènes, de la part de deux (parmi 200'000) provocateurs

 

Il n’y a pas d’issue de secours

 

Note au sujet de la manifestation du 5 mai et de la mort des trois employés de la banque Marfin, à l’attention des grévistes qui continuent à foutre la merde.

Il est bien sûr inapproprié de rejeter  «lentière responsabilité» de la faute sur M. Vgenopoulos en ce qui concerne la mort navrante des trois employés dans lincendie de la banque Marfin. Que celui-ci ait forcé ses employés, sous la menace du licenciement, à rester enfermés dans les bureaux des étages supérieurs dune banque vide et non protégée, sans aucune installation contre le feu ou issue de secours, à lépicentre de la plus grande manifestation de grève générale des trente dernières années, nest pourtant pas un autre sacrifice dune négligence criminelle sur lautel du profit [Pour le moment, gardons cela en tête : les bénéfices nets de la banque Marfin ont cru cette année de 36,1%, au moment de la «plus dure des crises» alors que tout travailleur devait se résigner face à son travail, et obéir au nom de la nation.], à laquelle sa classe nous a habitués. Cet usage conscient des travailleurs comme bouclier humain pour les banques et les entreprises [Des incidents similaires à celui de la banque Marfin ont éclaté au 23 rue Stadiou, dans un supermarché Bazaar derrière la place Omonoia, où un employé à lintérieur a pu éteindre le feu avec un extincteur, et à la librairie Ianos, qui était ouverte (car cest bien connu, lindustrie culturelle se fout totalement des grèves).] est une des réponses de la classe des patrons aux événements de décembre et à la violence partagée de linsurrection qui sétend, sort des lois et détruit la circulation des biens, frappant et incendiant véhicules, boutiques, ses corps de police et plus que tout ses quartiers généraux : les banques.

 

Pour être clair, il sagit de répondre en tant que telle à la volonté de Vgenopoulos et de sa classe de sacrifier quelques travailleurs pour stopper le processus insurrectionel à l’œuvre jusquà maintenant. Les discussions juridiques ou les sorties gauchistes telles que : linsurrection coïncide avec la prise du Parlement, et non des banques et des boutiques, nayant aucune conscience de ce qui se déroule actuellement, ne font rien moins que refuser de faire face au problème.

 

 

Vous voyez, il est fréquent quun patron sache mieux que les travailleurs où sont ses interêts et comment sy consacrer. Et nimporte quel patron sait toujours que «nous sommes en guerre», même si ils ne le crieront jamais haut et fort, tandis que ces personnes naïves croient quen guerre, il est bon de frapper, mais quil sagit après de se remettre à la soit-disant neutralité de la justice. En nous plaçant sous la tutelle de l’État, nous plaçons même lacte le plus extrême sous la seule égide dun violent réformisme. La seule justice dans la rue, jusquà ce quils soient en notre pouvoir, est nôtre. La responsabilité de nimporte quel événement, de la vie et de la mort de tous, est nôtre : cela correspond à la dictature du prolétariat (sic). Si nous manquons dune confiance essentielle entre nous — autre que celle effective, dun service dordre qui ne laisserait aucun collègue aux mains des patrons, une confiance créée dans et par nos expériences communes au sein des luttes et dans les réunions de rue —, alors la prochaine étape serait de nous appeler nous-mêmes «police» au sein de nos manifestations, dêtre en charge et de porter la responsabilité de tout ce qui pourrait advenir. Celui qui exerce la violence, impose la justice. Utiliser la violence, en dépit du droit par rapport auquel elle se définit, vouloir aboutir à un chaos — abstrait —, ne fait la promotion de rien dautre que des structures hautement organisées et de leur préconçue «justice» armée (les staliniens, la police, la mafia, les groupes para-étatiques). La victoire appartient à ceux qui amènent le chaos sans pour autant le porter à lintérieur deux.

 

Le fait de fétichiser linsurrection comme lacte de destruction représentant une phase antérieure de notre mouvement, qui fut faible et marginale en son temps, après Décembre, et le décapage de cette fétichisation de la violence par la «mise en commun» spontanée qui laccompagne, doit maintenant être dépassé. Un second Décembre ne serait alors pas une victoire, mais bien une défaite. Toute invocation des événements de lannée dernière ne montre rien dautre quun manque total de plan pour ce qui allait suivre. Notre ennemi a avancé, nous sommes forcés de faire de même si nous ne voulons pas disparaître de la scène de lHistoire.

 

 

Nous ne devons pas rester assis à la maison, soumis à la discipline de leur programme télé comme si nous étions de méchants garnements à qui trop a été donné trop vite. Nous devons nous réemparer du Logos (la parole) et le porter dans la rue. Cracher sur la justice médiatique et bourgeoise qui «justifie» la souffrance des uns en utilisant la douleur les autres, accumulant la misère pour tous et socialisant le cannibalisme qui est le sien. Le moins intelligent de ces vautours, avant dasséner que la mort des trois employés allait nous paralyser, sefforçait de nous rendre coupables pour un tas de choses ridicules, telles que la chute prévue du tourisme ou la mauvaise image du pays à létranger. De nous faire culpabiliser parce que nous nous battons. De nous diviser entre «travailleurs pacifiques» et «criminels encapuchonnés armés de molotov», maintenant que tout le monde sait (à lexception bien sûr du parti communiste qui ny voit que des provocateurs) que le 5 mai, il nest aucun des travailleurs pacifiques qui ne se soit soulevé — avec ou sans capuche, avec ou sans molotov — face au va-tout de l’État : sa terreur policière.

 

Cette justice dévore de la chair, la chair de ses opposants, de nimporte qui leur ressemblant, et plus encore des anarchistes, puisquils ont généreusement offert leur drapeau à nimporte quelle violence insurrectionelle, même celle des éléments les plus isolés de notre classe [La nuit du 5 mai, des escadrons armés de Delta, Zeta, police en uniforme et anti-émeute ont pris dassaut le squat des «anarchistes pour un mouvement polymorphe» dans la rue Zaimi, le centre social «Accueil des migrants» de la rue Tsamadou, et de nombreuses maisons et cafés dExarchia, frappant et intimidant les personnes présentes. Au même moment à la télévision, rien de plus ou de moins nétait exigé que les têtes des anarchistes.]. Mais elle veut plus que cela. Il sagit douvrir un traumatisme encore plus grand dans la mémoire sociale, qui nous couperait de toute familiarité avec notre propre violence, avec la violence de notre lutte, avec ses sujets et les liens quils entretiennent. Notre justice ne soccupera que dune seule chose : la réparation. Nous ne savons pas quel genre de personnes étaient ces morts, si leur sens de la dignité aurait ou non fait face à lordure fasciste et aux vautours télévisés négociant leur mort, mais nous sommes sûrs quen tant que travailleurs, leur interêt aurait été la victoire de notre lutte, avec lensemble des travailleurs dEurope et du monde. Nous ne nous entraînerons pas mutuellement vers le fond, mais nous nous soulèverons ensemble : GRÈVE SAUVAGE ET GÉNÉRALE ! Participons aux occupations ! Tenons les rues ! Prenons la parole !

 

Traduit de l’anglais (Act for freedom now!) pour le JL, 8 mai 2010.

 

 

 

Article pris chez Le Jura Libertaire - 8/05/2010

Solidarité avec Exarchia ! PROBE

10:39 | Lien permanent | Commentaires (0) |

08/05/2010

Mysterious 'Rebel Dog' of Greek riots becoming latest Web icon - le chien Theodoros

It's a time-honored adage that anyone in Washington who wants a friend had better get a dog. But who knew that man's best friend would also be a boon to Greek rioters?

Amid the turmoil of the Greece financial crisis, photos and videos of street protests have turned up a kind of canine "Where's Waldo" figure: a mutt that may have some German shepherd genes, and clearly has a strong interest in civic disorder.

While one can't be certain that it's the same pooch at every protest — Athens is something of a magnet for street-savvy stray dogs — this mutt does sport a distinctive blue collar, which may indicate that, while he's a stray, he's also current on his shots.

By some accounts, the dog has been on the Athens protest scene ever since 2008 (though some say the 2008 pooch is a similar-looking dog named Kanellos who established himself as a fixture at demonstrations and died that year).

The current mutt has won a long string of blog tributes and a number of online nicknames, including "Rebel Dog," "Riot Dog" and "Protest Dog." He even has a Facebook page devoted to him (as "Riot-Dog"). Here's a sample of his protest outings (with apologies to Kanellos partisans if he's inadvertently included here).

 


Click image to see a slide show of the Greek riots' canine visitor(s)



AP

10:17 | Lien permanent | Commentaires (0) |

07/05/2010

Proposition traduction texte sur les évènements autour de la manifestation à Athènes du mercredi 5 mai 2010 : What do we honestly have to say about Wednesday’s events ?

What do we honestly have to say about Wednesday’s events ?

 

 

Qu'est-ce que les événements du mercredi mai 2010 (incendie de la banque Marfin à Athènes et mort de trois personnes) signifie, honnêtement, pour l'anarchiste / anti-autoritaire ?

Où en sommes-nous par rapport à la mort de ces trois personnes, peu importe qui en est la cause ?

Où en sommes-nous en tant qu' êtres humains et en tant que peuple en lutte ?

Nous, qui n'acceptons pas les "incidents isolés" (de police ou de violence de l'État) et qui montrons du doigt, sur une base quotidienne, la violence exercée par l'État et le système capitaliste.

Nous qui avont le courage d'appeler les choses par leur nom; nous qui dénonçons ceux qui torturent les migrants dans les postes de police ou ceux qui jouent autour de nos vies à l'intérieur des bureaux glamour et des studios TV.

Alors, qu'est-ce que nous avons à dire maintenant?

On pourrait se cacher derrière la déclaration publiée par le Syndicat des travailleurs de la Banque (OTOE) ou les accusations portées par des employés de la succursale de la banque, ou nous pourrions nous cacher derrière le fait que le défunt avait été forcé de rester dans un bâtiment sans protection contre l'incendie - et enfermé, même.

On pourrait maintenir le fait que le propriétaire de la banque,Vgenopoulos, est un sac à écume, ou que cet incident tragique sera utilisé pour justifier quelques répression sans précédent. Celui qui a osé passer par Exarcheia mercredi soir en a déjà une idée claire. Mais ce n'est pas le problème.

La question est pour nous de voir quelle part de responsabilités tombe sur nous, sur nous tous. Nous sommes tous responsables. Oui, nous sommes en droit de se battre avec toutes nos forces contre les mesures injustes imposées sur nous; nous sommes en droit de consacrer toutes nos forces et notre créativité à un monde meilleur. Mais en tant qu'être politique, nous sommes également responsables de chacun de nos choix politiques, les moyens que nous nous sommes appropriés et de notre silence à chaque fois que nous n'avons pas admettre nos faiblesses et nos erreurs. Nous, qui ne flattons pas la population afin de gagner des votes, nous qui n'avons aucun intérêt à exploiter le monde, avons la capacité, dans ces circonstances tragiques, d'être honnête avec nous-même et avec ceux qui nous entourent.

Ce que le mouvement anarchiste grec connaît à l'heure actuelle un certain engourdissement total. Parce qu'il y' a beaucoup de pression et les conditions sont difficiles pour une auto-critique quand ça va mal. Au-delà de l'horreur du fait que les gens sont morts et qui étaient de "notre côté", du côté des travailleurs – qui travaillaient dans des conditions extrêmement difficiles et qui auraient très probablement choisi de marcher à nos côtés si les choses étaient différentes dans leur milieu de travail - au-delà de ce fait , ont été également présentés comme confrontés aux manifestants qui mettent la vie des gens en danger. Même si (et cela va sans dire) il n'y avait aucune intention de tuer, c'est une question essentielle qui peut contenir beaucoup de discussions - une discussion sur les objectifs que nous avons fixés et les moyens que nous avons choisi.

L'incident n'a pas eu lieu la nuit, n'est pas une action de sabotage. Il s'est passé pendant la plus grande manifestation dans l'histoire grecque contemporaine. Et c'est là qu'une série de questions douloureuses émergent: dans une démonstration de 150-200 000 personnes sans précédent dans les dernières années, y' a-t-il vraiment un besoin pour certains d'user de la violence? Lorsque vous voyez des milliers criant «brûler, brûler le Parlement» et jurer face à la police, qu'est ce qu'une autre banque qui brûle a vraiment à offrir de plus au mouvement de contestation ?

Quand le mouvement prend de l'ampleur, comme en Décembre 2008 - que peut faire ce type d'action, quand cette action dépasse les limites de ce qu'une société peut prendre (au moins au moment présent), ou si cette action met des vies humaines en danger ?


Quand nous prenons la rue nous sommes un avec les gens autour de nous, nous sommes à côté d'eux, de leur côté, avec eux – c'est pourquoi , à la fin de la journée, nous travaillons comme des ânes à l'écriture de textes et d'affiches - et
nos propres clauses sont un seul paramètre dans lesquels beaucoup convergent . Le moment est venu pour nous de parler franchement de la violence et à un examen critique d'une culture de violence qui a été mis au point en Grèce dans les dernières années. Notre mouvement n'a pas été renforcée en raison de la dynamique des moyens qu'elle utilise parfois, mais plutôt en raison de son articulation politique. Décembre 2008 n'est pas seulement un tournant historique parce que des milliers de personnes ont ramassé et jeté des pierres et des molotovs, mais principalement en raison de ses caractéristiques politiques et sociales - et de son riche héritage à ce niveau. Bien sûr, nous répondons à la violence exercée sur nous, et pourtant nous sommes appelés à notre tour de parler de nos choix politiques ainsi que les moyens que nous avons choisis, la reconnaissance de nos et de leurs - limites.

Quand nous parlons de liberté, cela signifie qu'à chaque instant nous doutons de ce que nous avons pris pour acquis hier.

Que l'on ose aller jusqu'au bout et, en évitant certaines formulations et clichés politique, à regarder les choses directement comme elles sont. Il est clair que, puisque nous ne considérons pas la violence comme une fin en soi, nous ne devons pas lui permettre de faire de l'ombre à la dimension politique de nos actions. Nous ne sommes ni assassins, ni saints. Nous faisons partie d'un mouvement social, avec nos faiblesses et nos erreurs.

Aujourd'hui, au lieu de se sentir plus fort après une manifestation d'une telle ampleur est le fait que nous nous sentons engourdis, pour en dire le moins. En soi, cela en dit long. Nous devons faire de cette tragique expérience une introspection et nous inspirer les uns les autres car, à la fin de la journée, nous avons tous agis en fonction de notre conscience.

Et la culture d'une telle prise de conscience collective est en jeu.

PROBE

 

texte original :

The text below summarises some initial thoughts on Wednesday’s tragic events by some of us here at Occupied London. English and Greek versions follow – please disseminate.

Κάποιες πρώτες σκέψεις πάνω στα τραγικά γεγονότα της Τετάρτης (5/5) από κάποιους/ες από εμάς του Occupied London. Ακολουθεί αγγλική και ελληνική έκδοση του κειμένου, παρακαλούμε διαδώστε το.

 

What do we honestly have to say about Wednesday’s events?

What do the events of Wednesday (5/5) honestly mean for the anarchist/anti-authoritarian movement? How do we stand in the face of the deaths of these three people – regardless of who caused them? Where do we stand as humans and as people in struggle? Us, who do not accept that there are such things as “isolated incidents” (of police or state brutality) and who point the finger, on a daily basis, at the violence exercised by the state and the capitalist system. Us, who have the courage to call things by their name; us who expose those who torture migrants in police stations or those who play around with our lives from inside glamorous offices and TV studios. So, what do we have to say now?

We could hide behind the statement issued by the Union of Bank Workers (OTOE) or the accusations by employees of the bank branch; or we could keep it at the fact that the deceased had been forced to stay in a building with no fire protection – and locked up, even. We could keep it at what a scum-bag is Vgenopoulos, the owner of the bank; or at how this tragic incident will be used to leash out some unprecedented repression. Whoever (dared to) pass through Exarcheia on Wednesday night already has a clear picture of this. But this is not where the issue lies.

The issue is for us to see what share of the responsibilities falls on us, on all of us. We are all jointly responsible. Yes, we are right to fight with all our powers against the unjust measures imposed upon us; we are right to dedicate all our strength and our creativity toward a better world. But as political beings, we are equally responsible for every single one of our political choices, for the means we have impropriated and for our silence every time that we did not admit to our weaknesses and our mistakes. Us, who do not suck up to the people in order to gain in votes, us who have no interest in exploiting anyone, have the capacity, under these tragic circumstances, to be honest with ourselves and with those around us.

What the greek anarchist movement is experiencing at the moment is some total numbness. Because there are pressurising conditions for some tough self-criticism that is going to hurt. Beyond the horror of the fact that people have died who were on “our side”, the side of the workers – workers under extremely difficult conditions who would have quite possibly chosen to march by our side if things were different in their workplace – beyond this, were are hereby also confronted with demonstrator/s who put the lives of people in danger. Even if (and this goes without question) there was no intention to kill, this is a matter of essence that can hold much discussion – some discussion regarding the aims that we set and the means that we chose.

The incident did not happen at night, at some sabotage action. It happened during the largest demonstration in contemporary greek history. And here is where a series of painful questions emerge: Overall, in a demonstration of 150-200,000, unprecedented in the last few years, is there really a need for some “upgraded” violence? When you see thousands shouting “burn, burn Parliament” and swear at the cops, does another burnt bank really have anything more to offer to the movement?

When the movement itself turns massive – say like in December 2008 – what can an action offer, if this action exceeds the limits of what a society can take (at least at a present moment), or if this action puts human lives at danger?

When we take to the streets we are one with the people around us; we are next to them, by their side, with them – this is, at the end of the day, why we work our arses off writing texts and posters – and our own clauses are a single parameter in the many that converge. The time has come for us to talk frankly about violence and to critically examine a specific culture of violence that has been developing in Greece in the past few years. Our movement has not been strengthened because of the dynamic means it sometimes uses but rather, because of its political articulation. December 2008 did not turn historical only because thousands picked up and threw stones and molotovs, but mainly because of its political and social characteristics – and its rich legacies at this level. Of course we respond to the violence exercised upon us, and yet we are called in turn to talk about our political choices as well as the means we have impropriated, recognising our -and their – limits.

When we speak of freedom, it means that at every single moment we doubt what yesterday we took for granted. That we dare to go all the way and, avoiding some cliché political wordings, to look at things straight into the eye, as they are. It is clear that since we do not consider violence to be an end to itself, we should not allow it to cast shadows to the political dimension of our actions. We are neither murderers nor saints. We are part of a social movement, with our weaknesses and our mistakes. Today, instead of feeling stronger after such an enormous demonstration we feel numb, to say the least. This in itself speaks volumes. We must turn this tragic experience into soul-searching and inspire one another since at the end of the day, we all act based on our consciousness. And the cultivation of such a collective consciousness is what is at stake._

Article de After the Greek Riot

 

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Grèce : témoignage sur l'attaque du centre social de Exarcheia

Traduction d’un article parus sur le site diktio.org on a essayé d’être le plus fidèle possible du texte originel notre français étant assez hésitant

La police anti émeute grecque a attaqué un centre social ou l’on s’occupait d’aide aux droits des immigrés àu numéro 13 de la rue Tsamadou a Exarcheia, Athènes, mais aussi une maison autogérée au centre de la rue Zaimi toujours dans ce quartier

Beaucoup de gens ont été attaqués dans leurs foyers, maisons et squats, les centres sociaux du quarrtier ont étés visés par la police anti emeute, celle ci s’est mis a battre et matraquer systématiquement les gens , d’autres flics on jeté des bouteilles vides sur la tête des gens L'aide médicale a été systématiquement refusée aux blessés, il y a eus plein d’arrestation dans le quartier

Les nouvelles sont parues rapidement sur le site indymedia Athènes et d’autres sites que la police grecque doit consulter tout les jours, car elle savait que des camarades devaient se réunir devant le QG de la police dans la rue Alexandras,

La police a arrêté systématiquement les gens a des fins d’interrogatoires ; mais surtout pour éviter que les camarades ne se regroupent les flics ont décidé d’embarquer les personnes arrêtées à la station de police Petrou Ralli plus loin, au sud dans la ville, loin des camarades qui s’étaient rassemblés en solidarité dans le quartier du QG de la police

Les flics ont également attaqués des maisons privées, toujours dans le district de Exarcheia, battus et blessé des gens qui y vivent. Une des personne blessées Ioanna Manousaka, a décidé de donner une interview à la Eleftherotypia un quotidien local. Elle a dit qu'elle avait participé pacifiquement aux démonstrations mais qu’après quelques minutes, elle a soudainement entendu les flics briser sa porte. Une fois a l’intérieur la police a commencé a la battre et a la tabasser la blessant grièvement a la tête , Ils ont détruit la serrure et brisé sa porte et mis a sac l’appartement , Ioanna a décidér de révéler au public le procès verbal de son arrestation et de relever leur comportement dans les médias. La police anti émeute devait s’attendre a ce que les victimes de leur violence aient peur et se taisent, peine perdue plein de gens du quartier n’ont pas hésité à témoigner

Quelque minutes après toujours dans le quartier les flics ont commis d’autres violences dans un café dans Exarcheia et brisé des fenêtres, insultant et tapant les personnes qui se trouvaient à l'intérieur

Historiquement, les tribunaux de la Grèce ne poursuivent jamais les membres des forces de police,meme ceux qui commettent des assassinats . Le 6 Décembre 2008, un flic grec, Epaminondas Korkoneas, avec un collègue, a tué un adolescent de 15 ans, nommé Alexandros Grigoropoulos dans Exarcheia. Lui et son collègue ont depuis été jugés mais il ya déjà des rumeurs selon lesquelles ils pourraient être libérés dans un avenir proche.

Beaucoup de témoins du quartier qui ont assisté a la mort d’Alexandros refusent d’aller témoigner devant la cour , affirmant que les tribunaux sont corrompus et que les résultats de l’enquête sont truqués d’avance , d’autres ont peur pour leur sécurité car ils indiquent qu'ils sont suivis et harcelés chaque jour par des policiers en civil qui les filent et les espionnent et qui ne les lâchent jamais

Ce 5 mai fut un jour qui illustre le sens que donnent les mots «démocratique» et «libre» dans la Grèce. Ce gouvernement (qui se dit «socialiste») vient de voter de nouvelles lois qui lui on permis d'abaisser le salaire minimum , les retraites , les aides sociales et médicales tout en augmentant les impôts. Tout cela dans au nom de «nécessités économique» pour la «nation-économie» sur ordres du FMI et des représentant de l'UE,

Nous demandons la fin du capitalisme , de cette fausse « démocratie représentative » la fin du tout pour les riches et la répartition des richesses égales pour tous-tes

Vidéo de la maison de notre camarade saccagée par la police

http://www.youtube.com/watch?v=X1DH3lFjErw

http://www.diktio.org/node/570

Pour ce qui est du constat des violences policières comme vous pouvez le constater les photos et la vidéo sur le site parlent d’elles mêmes

21:35 | Lien permanent | Commentaires (0) |

04/05/2010

Rassemblement devant le consulat grec à Strasbourg Mercredi 5 mai 18:00-19:00

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Soutien au peuple grec en lutte !

Rassemblement devant le consulat grec à Strasbourg, 49 avenue des Vosges., Mercredi 5 mai 18:00-19:00


Rassemblement devant le consulat de Grèce

49 avenue des Vosges à Strasbourg

Mercredi 5 mai, 18h

A l’appel du PCF, du NPA, du PG, du MJCF, dela FSU, d’AL,…

Nous sommes tous des travailleurs et des travailleuses de Grèce

Appel intersyndical Confederacion General del Trabajo CGT (Etat espagnol) Confederacion Intersindical (Etat espagnol) Ezker Sindikalaren Konbergentzia ESK (Pays Basque) Confederazione Unitaria di Base CUB (Italie) Sindacato Dei Lavoratori intercategoriale SDL e RDB (Italie) Unione Sindicale Italiana USI (Italie) Transnationals Information Exchange TIE (Allemagne) Confédération Nationale du Travail (France) Union syndicale Solidaires (France)

Depuis des semaines, sous la pression de la Commission Européenne et du Fonds Monétaire International, le gouvernement grec s’attaque aux travailleurs/ses de ce pays.

Le niveau d’endettement du pays (12,7%) est mis en avant pour tenter de justifier des reculs sociaux … injustifiables.

D’ailleurs, les taux de pays comme la Grande Bretagne, l’Espagne, le Japon, les Etats Unis sont aussi à plus de 10%.

Les travailleurs/ses de Grèce, à juste titre, refusent de payer la crise du système capitaliste.

Les patrons et les actionnaires se sont gavés de dividendes, de cadeaux fiscaux de toutes sortes, de rémunérations démentielles avec, à la clef, des fortunes qui dépassent l’entendement. C’est à eux de payer leur crise.

Les mesures annoncées sont inadmissibles : non remplacement de 4 départs à la retraite sur 5 dans la Fonction publique, hausse de la Taxe sur la Valeur Ajoutée de 19 à 21 %, baisse de 10 % des dépenses d’assurance, gel des pensions de retraites, réduction de 15 % des salaires, âge légal de départ à la retraite porté à 67 ans, etc.

Les mêmes banques et les mêmes spéculateurs, qui hier ont été sauvés d’une faillite certaine grâce à l’aide des Etats, mettent la pression sur ceux-ci et sont autorisés à spéculer sur leurs dos. Les gouvernements ont sauvé les banques, sans contrepartie. Aujourd’hui ces mêmes banques viennent faire payer l’addition aux peuples. La Grèce est attaquée, le Portugal est dans la ligne de mire, l’Espagne et l’Irlande sont menacées.

En Grèce, plusieurs grèves et manifestations massives ont déjà eu lieu. Le 24 février une grève générale a paralysé le pays.

Nos syndicats affirment leur soutien au peuple grec, notamment à la grève générale du 5 mai.

Pour sauver leur système capitaliste, les patrons et les actionnaires sont organisés internationalement : le mouvement syndical doit agir à travers les frontières pour imposer un autre système que celui qui exploite les travailleurs/ses, pille les ressources naturelles et les pays pauvres, organise la famine d’une partie de la planète, …

Nous entendons avancer dans la mise en place d’un réseau syndical alternatif en Europe, ouvert à toutes les forces qui veulent lutter contre le capitalisme, le libéralisme.

Partout, développons et coordonnons les luttes sociales, et construisons la résistance commune au niveau européen ! Face à la crise du système capitaliste, la grève générale est nécessaire. Nous voulons la construire !

En Grèce comme ailleurs, ce n’est pas au peuple de payer la crise du système capitaliste !

 

http://alsace.alternativelibertaire.org/spip.php?article106

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