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22/04/2012

Le Printemps de la Nouvelle Droite... à combattre !

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"On est la Nouvelle Droite" Gilbert Collard - 22/04/2012 sur France 2

20:30 | Lien permanent | Commentaires (0) |

18/02/2012

OPA médiatique de Carla Sarkozy en Alsace... ou la manipulation métapolitique via les suppléments télévison de la presse locale

Au fond, j’ai fait mienne l’analyse de Gramsci : le pouvoir se gagne par les idées »


Nicolas Sarkozy - Entretien au Figaro, 2007

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Au passage, Carla n'oublie pas de flatter quelques uns de ses nouveaux chiens de garde...

 

La Banque Fédérative du Crédit Mutuel avait racheté le groupe L'Est Républicain qui comprend les titres L'Est républicain, Vosges Matin, Le Journal de la Haute-Marne et Les Dernières nouvelles d'Alsace. Le groupe, dirigé par le patron du Crédit mutuel, Michel Lucas, détient également L'Alsace-Le Pays, Le Républicain lorrain, Le Progrès, Le Dauphiné libéré, Le Journal de Saône-et-Loire et Le Bien public. Il est présent dans 24 départements où il diffuse plus de 1,1 million d'exemplaires payés de ces différents titres.

via alsacefrane3.fr du 14/01/2012

16:03 | Lien permanent | Commentaires (2) |

23/03/2011

L’idiotie sur le sentier de la guerre

Là où certains voient une « victoire » ou encore un « coup de maître » de la diplomatie française sous l’impulsion de l’ « omni-président » Sarkozy, je n’y voit personnellement que honte et exaspération.

Tout d’abord, il y a une étrange relation entre le sommet à Paris des « bons démocrates » du samedi 19 mars et les premiers tours des élections cantonales ayant lieu le 20, soit le lendemain. A posteriori, on peut affirmer que l’effet escompté n’a pas eu lieu, les voix n’ont en effet pas bénéficier à la machine de guerre (c’est maintenant officiel) UMP, mais bien pire : les vautours du FN planent aux second tours dans environ 400 cantons ! On aurait pu imaginer que les porte-parole du gouvernement appellent à un front républicain pour barrer la route au FN, mais c’était sans compter sur le clivage pseudo-idéologique (PS/UMP), ou plutôt sur la réactivation volontaire du clivage politique traditionnel (gauche/droite). Mais le pire n’est pas là : à force de s’exprimer comme le FN, l’UMP est vidé de sa substance et dé-légitimé lorsque les électeurs racistes (de l’UMP ou du FN) font fausse route à l’UMP et reviennent se faire materner dans le camp nauséabond de Marine Le Pen.

De plus, des écrans de fumées planent sur la France en même temps que le spectre du fascisme, depuis 2007. Cette déclaration de guerre de Sarkozy réveille de vieux démons et augmente l’exaspération de sa politique opportuniste. « Une bonne guerre, voilà ce qui leur faut à ces jeunes glandeurs sur-diplômés. Une propre qui fasse peur mais tu sais, de ces zéro mort là comme aux États-Unis... ». D’accord mais contre quoi au juste ? Ah oui , c’est plus contre le « terrorisme » maintenant puisque Kadhafi s’est repenti (sic) mais contre la terreur répressive qu’il impose à son peuple. Autrement dit, la France rompt avec sa tradition bien chauvine (ya qu’à demander à Michèle Alliot-Marie) des escadrons de la mort, testés et appliqués en Indochine, en Algérie, puis exportés en Amérique latine, aux États-Unis... etc. L’action de la France s’apparente donc comme étant pro-révolutionnaire, démocratique et finalement juste. Nul besoin de se justifier, encore moins de creuser ou de demander l’avis du peuple (« il s’en fout »), il faut agir ! Vous avez pas vu les infos ? BFM TV et Euronews en boucle clamant : « Vive la guerre et vive Sarkozy !! ». Sarkozy est un héros, allez les bleus, cocorico ! Affligeant. Les massacres perpétrés par Kadhafi sont-ils plus émouvants que ceux ayant lieu actuellement en Côte d’Ivoire ? L’intervention militaire n’est-elle pas intéressée ?

Rappelons quelques souvenirs enfouis : alors qu’en 2007, ce dernier « ne voyait pas pourquoi » recevoir Kadhafi pouvait choquer, que de cette rencontre il n’était question que d’enjeux économiques (pétrole, gaz, deux énergies dont la France ne dispose pas) et politiques (freiner les flux des migrants africains) qu’il semblerait qu’il ait financé l’UMP d’après un fils du colonel... etc. La construction de la figure du mal est bien ficelée, avec comme modèle médiatico-historique Saddam Hussein et Ben Laden. En France, cela correspond à la figure de l’arabe, « menaçant » depuis le début des années 80, sur une échelle beaucoup plus large, diffuse et pernicieuse car engendrant un racisme devenu quasi ordinaire. Dans le cas actuel, le terme « génocide » était abusivement employé par les médias de masse pour désigner la répression.

Cette guerre, qu’on se le dise, est de même nature que celles menées en Irak ou en Afghanistan par exemples, c’est-à-dire une guerre de conquête et de pillages. Que veulent Sarkozy au fond ? Consolider les réseaux françafricains ? Veut-il trouver le moyen de faire diminuer le chômage et de relancer la machine, comme au casino, même si c’est moins marrant ? Vient-il d’officialiser de manière fracassante sa candidature aux élections présidentielles de 2012, au moment où personne n’ose s’afficher UMP par honte, par peur ou les deux ?

Aussi, cette guerre est l’occasion de voir les ténors de l’oligarchie française au premier plan : les fabricants d’armes comme Dassault ou Lagardère fournissant les moyens à Kadhafi d’un jour ou l’autre s’en servir contre son peuple, fomentant du même coup un « auto-génocide », étant lui-même très isolé... Absurde ! Ou contre un autre peuple ! L’hypocrisie occidentale s’indignera ! Et l’attaquera au nom d’une politique agressive et rompant les accords internationaux ! Cela ne vous rappelle rien ? L’affaire étant tellement bien ficelée que Sarkozy s’appuie sur la crème de l’économie « made in France » : Dassault et Lagardère (ou d’autres peu importe) arment la Libye, celle-ci s’embrase, ils arment la France, et impose leur consensus va-t’en-guerre via leurs médias (à eux seuls, les deux hommes possèdent plus de 70 pour 100 de la presse française ! ) contre Kadhafi, après s’être fait des choux gras sur les révoltes tunisiennes, égyptiennes...etc. La figure du traître n’est plus d’ordre politique actuellement, le libéralisme a imposé l’ordre strictement économique, et à tout prix : Kadhafi un jour allié économique de l’Élysée se faisant bombardé par cette même alliance quatre ans après.

Ainsi, le consensus interventionniste établit, les peuples émus et troublés par les déclarations délirantes du colonel aux RAYBAN et contents que le plus américain des présidents français mène le bal, sortent frileusement de leurs apathies, et intrigués par les bouleversements arabes ils commencent à s’indigner. « Aux armes de destruction massive » s’est substitué le « génocide » et le tour est joué. Alain Juppé jubile ! Lui qui est probablement le mieux placé pour parler de financements de partis politiques et donc donner des leçons démocratiques ! (mais c’est une autre histoire, hum.) Car ce qui est à l’œuvre actuellement en Libye est tout sauf une guerre révolutionnaire : Sarkozy n’a pas troqué son béret de CRS contre un béret du Che ; ce qui motive cette intervention est la crainte d’une ré-appropriation des moyens de production du gaz et du pétrole par la population, doublé d’une peur paranoïaque de manipulation des forces islamistes. Ce qui apparaît clairement est donc : l’Union européenne n’existe pas, d’ailleurs Sarkozy n’a pas demandé l’accord populaire (ce qui est dérangeant quand on va exporter la démocratie), elle se découvre des pouvoirs d’intervention à l’américaine, hors de ses terres. La dernière intervention de ce type ( d’« humanisme militaire » ou d’ »impérialisme humanitaire » ) remonte à la guerre du Kosovo et l’Europe porte encore en son sein les traces de cette guerre atroce. Ce qui existe en Europe, ce sont des intérêts des multi-nationales avides de tirer profit de cette barbarie, et de s’approprier l’énergie nécessaire aux démocraties dévorantes. Il s’agit, ainsi, d’accroître le fossé existant entre les démocraties « civilisées » du nucléaire et les dictatures « barbares » car arabes...

Pourtant cette « consensusalisation » de la France et d’une petite minorité d’Etats européens (Espagne, Italie, Royaume-Unis et Allemagne) a été un véritable rouleau compresseur d’information, le trop-plein favorisant une amnésie collective énorme. Les guerres « préventives » d’Irak et d’Afghanistan ne sont toujours pas finies, et « la guerre comme politique étrangère des États-Unis » est en passe de devenir le futur modèle politique de l’Europe forteresse, dans les limites que lui poseront les États-Unis, sous l’impulsion d’un ou deux coqs comme Sarkozy ou encore BHL. Ce dernier ayant bénéficier d’une médiatisation d’exception dans le système propagandiste machiavellement réformé, pour plus de « transparence »...

L’Europe veut consolider son mur invisible en contrôlant les migrations de populations sub-sahariennes. Elle payait jusqu’alors le colonel pour « juguler » les migrants. Inutile de décrire les conditions dans lesquelles sont sous-traitées ces populations (puisque monnayées), la France, la Belgique, et d’autre États européens ne veulent déjà pas voir comment ils traitent eux-mêmes les « sans-papiers ». C’est une des limites de la démocratie exportable, mais elle est fondamentale dans un moment où les exilés climatiques vont affluer. C’est aussi une question dont on entend jamais parler BHL ou d’autres intellectuels de gouvernement, ou encore du mur de la haine en Palestine.

Quoi de plus naturel en politique, que lorsqu’un événement embarrasse, on veuille tourner la page médiatique coûte-que-coûte ? Quant aux révoltes arabes résonnent les casseroles Islandaises, les insurrections anglaises, françaises, italiennes, américaines, et j’en passe, passées sous silence, il requiert de la « responsabilité » d’un bon patriote d’écrire, très vite, une nouvelle histoire dépoussiérant les souvenirs de la précédente, pour qu’elle devienne « de l’histoire ancienne ». On redonne alors un coup de pouce aux amis milliardaires des médias. L’événement embarrassant dont je veux parler, ce n’est pas la bonne vielle peur de « contamination » communiste (« voyons, c’est la fin de l’histoire », haha les cons), non non, là c’est tout chaud ! C’est la contamination radioactive de Fukushima due au séisme de Tokyo. Il est clair qu’en ce moment où les politiques les plus « responsables » de la planète font l’autruche quant à la dévastation de la planète (qui leur appartiens, c’est bien connu, et pis comme dirais l’autre « l’écologie ça commence à bien faire » haha) en capitalisant sur le « développement durable », sans rien changer aux problèmes qui viennent, c’est une question de vie ou de mort de l’industrie nucléaire française (1ère productrice mondiale) et donc du pouvoir politique, de faire changer les « Unes ». Here comes Story-telling ! On remarque que les intérêts publiques et économiques ont tendance à se substituer : les gens importent moins dans l’action des « démocrates » que les actions dans les cours de bourses !

En conclusion, il est utile de rappeler que l’intervention militaire européenne est sous commandement américain, les États-Unis ne pouvant « se battre sur tous les fronts » ! Tiens, tiens, non seulement l’Europe prouve qu’elle n’est pas capable (ou n’a pas le courage) de se gouverner elle-même, mais en plus la tutelle américaine par son « excuse » légitimerait les autres guerres préventives ? C’est étrange et désespérant de voir comment l’ « exportation » de la démocratie, s’accompagnant toujours de massacres atroces de civils, de dévastations écologiques... etc, n’a pour seul moteur que la haine de la démocratie, c’est-à-dire du et du pouvoir et du droit du peuple Libyen à disposer de lui-même. Il semblerait que le libéralisme économique a ses raisons que la raison ignore ; et qu’il rendre fortement aveugle et sourd par la même occasion !

post de Jbb - piqué chez A.11

16:19 | Lien permanent | Commentaires (0) |

17/09/2010

Monsieur le Président, je refuse votre diplôme (réactualisé)

Réponse à l'invitation

En réponse à l'invitation du maire de St Ismier, Patriarche 1925 a répondu :


Madame le Maire,

 

J'ai bien reçu l'invitation qui m'est faite de venir recevoir, le 21 septembre, le Diplôme d'Honneur

inventé récemment par le pouvoir actuel en vue, probablement, de redorer un blason passablement défraîchi et de racoler un électorat qui s'amenuise de jour en jour

Je vous adresse, ci-joint, copie de la lettre que j'envoie à monsieur le Président de la République à ce sujet,

Je ne m'étendrai pas davantage sur les raisons qui me font refuser cette mascarade. Je les expose suffisamment dans cette lettre.

Je vous prie d'agréer, Madame le Maire L'expression de ma parfaite considération

 

la suite à lire sur :

 

maquis_mitraillette_outil.jpg
la photo ne fait pas partie de l'article

17:44 | Lien permanent | Commentaires (2) |

17/03/2010

L'habit ne fait pas le moine

 


Augusto Masetti (1964)

14:19 | Lien permanent | Commentaires (0) |

25/08/2009

Angela Merkel, une alliée européenne importante pour les USA et l'Otan depuis 2005

C'est tout bénef pour Angela MERKEL:

 

- les anti-otan allemands sont jugés (sévèrement) en France, donc pas de répercussion à craindre au niveau de l'élection prochaine en Septembre.

 

- pas de plan de retrait d'Afghanistan des soldats allemands clairement défini.

 

Nicolas Sarkozy, Anders Fogh Rasmussen, Angela Merkel et Barack Obama arrivent au dîner de travail de l'Otan à Baden-Baden, le 3 avril 2009.

Angela Merkel, une alliée européenne importante pour les USA et l'Otan depuis 2005.

 

par Karl Müller, Allemagne

Les néoconservateurs américains ont fondé un comité, le Committee for a strong Europe (Comité pour une Europe forte). Ce qui les intéresse n’est sans doute pas une Europe indépendante, mais une Europe qui soit à la botte des néoconservateurs: «Nous sommes convaincus, écrivent-ils qu’une Europe forte peut, de concert avec les Etats-Unis, venir à bout des problèmes qui les menacent et profiter des avantages d’un gain de liberté dans le monde.» [liberté est un mot favori du président Bush.] Les politiciens européens les plus importants pour eux sont entre autres Tony Blair en Grande-Bretagne, Nicolas Sarkozy en France et Angela Merkel en Allemagne.

Le 22 novembre, Angela Merkel (CDU) a été élue chancelière d’Allemagne. Dans les débats publics qui ont précédé son élection, on n’a guère tenu compte du fait que la future chancelière allait donner à sa politique étrangère une orientation nettement proaméricaine.

Aussi n’avons-nous pas été surpris de lire, le 14 novembre, dans la Basler Zeitung que «le gouvernement américain espère que la grande coalition allemande apportera un plus large soutien au gouvernement irakien». L’article cite le secrétaire d’Etat adjoint Daniel Fried qui a déclaré que le changement politique en Allemagne était une occasion pour les deux pays de surmonter les différends antérieurs au sujet de l’Irak et de parvenir à une collaboration plus étroite. Le 29 octobre déjà, le Spiegel titrait: «La CDU veut abandonner la politique étrangère de Schröder». Cela dit, ce changement de cap «ne doit pas figurer dans le contrat de coalition», «il doit être effectué subtilement, mais avec toute l’autorité du chef du gouvernement». En outre, «en première place sur l’agenda de politique étrangère de la future chancelière Angela Merkel figure un renouveau des relations avec les USA. […] Les liens avec la France, jugés trop étroits» doivent être desserrés au profit des nouveaux membres de l’Union européenne – c’est-à-dire des meilleurs alliés du gouvernement américain (la «nouvelle Europe» de Rumsfeld).

Le jour de l’élection de la présidente de la CDU au poste de chancelière, le journal allemand Handelsblatt titrait à la une: «Le gouvernement américain place ses espoirs en Angela Merkel». Au début de l’article, on pouvait lire ceci: «Le gouvernement américain s’attend à ce que le changement de gouvernement à Berlin rende les relations avec l’Allemagne beaucoup plus étroites.» Dans un autre article, le nouvel ambassadeur américain en Allemagne, William Timken, déclarait: Le président des Etats-Unis m’a dit ceci: «Sans une Europe forte et une Allemagne forte, je ne peux pas faire ce que je dois faire et le monde ne pourra pas résoudre ses problèmes.»

L’Allemagne doit s’occuper davantage du Moyen-Orient, des Balkans et du Caucase. Dans un commentaire de ce même journal, on pouvait lire ce jour-là: «Les Américains attendent du nouveau gouvernement avant tout un soutien dans le processus de démocratisation de l’Europe de l’Est, de l’Asie centrale et du Moyen-Orient.» Le point crucial, pour l’ambassadeur, est «qu’ici on n’accepte pas encore vraiment le fait que la globalisation soit irréversible et qu’elle exige un changement complet».

Merkel a prévu de se rendre aux Etats-Unis en janvier et le président Bush souhaite également une rencontre. Selon le Financial Times Deutschland du 17 novembre, «une réconciliation ostensible avec Merkel, chef du gouvernement d’un pays qui comptait parmi les opposants les plus farouches à la guerre en Irak serait un geste symbolique.» Ce serait «le commencement d’une nouvelle phase des relations».

Dès que l’échec de la politique américaine en Irak fut devenu évident, Angela Merkel avait longtemps évité des manifestations de sympathie trop nettes. En juin 2003, lorsque les premiers mensonges du gouvernement américain furent connus, elle avait «fait vœu de silence» (Spiegel online du 6 juin 2003, cité – chose intéressante – par l’Aspen Institute de Berlin dirigé par le néoconservateur pur et dur Jeffrey Gedmin). Et pendant la campagne électorale, il n’était plus question de la position de Merkel avant la guerre en Irak.

Et pourtant elle s’était prononcée nettement en faveur d’une participation allemande à la guerre et avait ajouté foi sans réserves aux mensonges américains. Le 28 février 2003, le Spiegel titrait: «Une amie en détresse». Dans le chapeau de l’article, on pouvait lire: «En tant qu’adversaire du chancelier Schröder et de sa politique de paix dans le conflit irakien, la présidente de la CDU Angela Merkel a été accueillie à bras ouverts par le gouvernement Bush. Elle a fait savoir au ministre de la Défense Rumsfeld qu’elle portait en elle la ‹nouvelle Europe›. Il a éclaté de rire.»

A la conférence de Munich sur la politique de sécurité, le 8 février 2003, elle avait déclaré entre autres à propos de la politique étrangère de l’Allemagne et de l’Europe: «Les Européens curieux découvrent des USA qui sont manifestement mieux préparés à faire face aux nouvelles menaces. […] Et la menace des armes de destruction massive de Saddam Hussein est réelle et non fictive. […] Ceux qui excluent dans tous les cas des mesures militaires coercitives contre l’Irak […] doivent être prêts à assumer leurs responsabilités au cas où leur politique du simple confinement échouerait. Pour moi, il est manifeste que ceux qui critiquent radicalement la voie américaine dans le conflit irakien ne sont pas en mesure d’assumer l’entière responsabilité des conséquences de leurs actes. […] Si finalement le désarmement pacifique échouait et que les mesures coercitives annoncées restaient la seule solution possible, nous serions favorables […] à une intervention militaire. L’Allemagne devrait dans ce cas y participer selon ses possibilités en accord avec ses partenaires européens et transatlantiques.»

Rien d’étonnant donc à ce qu’Angela Mer-kel soit bien vue de néoconservateurs réputés comme Richard Perle, un des bellicistes les plus radicaux. Dans une interview accordée à l’Handelsblatt du 27 mai 2005, Perle a déclaré entre autres: «Il existe de grandes différences entre le gouvernement des Etats-Unis et les sociaux-démocrates allemands, mais pas avec la CDU/CSU. C’est pourquoi, en cas de victoire de Madame Merkel aux élections, je pense que les relations bilatérales vont s’améliorer. […] Angela Merkel est très attachée à la tradition transatlantique. Elle soutient entièrement l’OTAN et est favorable à une coordination étroite entre Berlin et Washington. Angela Merkel semble avoir la même vision globale qu’Helmut Kohl. Le chancelier Gerhard Schröder ne nous a pas habitués à cela.»

Jeffrey Gedmin, de l’Aspen Institute néoconservateur de Berlin, donne également des conseils à Angela Merkel par journal interposé. Le 16 août 2005, Die Welt publiait sa «lettre à Angela Merkel». Il commençait par louer le Français Nicolas Sarkozy pour sa politique néolibérale puis, à l’intention d’Angela Merkel, il écrivait: «Pourquoi ne pas dire franchement aux électeurs que l’économie sociale de marché ne fonctionne plus?» Mais, selon Gedmin, il y a en Allemagne, dans tous les partis, des gens qui ne veulent pas adopter la politique néolibérale, d’où son conseil à Merkel: «Avant de faire avancer le pays, vous devez vaincre intellectuellement ces individus nostalgiques qui traînent les pieds. Si Sarkozy succède à Chirac, peut-être que la France connaîtra un essor. Il serait regrettable que l’Allemagne continue de régresser. Et le 16 novembre, Gedmin écrivait dans un article du même journal intitulé «La stabilité n’est pas tout»: «Les USA n’ont pas de stratégie cohérente  à propos de l’Iran, mais il me semble que celle de l’Allemagne se limite à être gentil avec les mullahs. Ce n’est pas une attitude sérieuse pour un pays qui veut être pris au sérieux. Nous allons voir ce que fera la nouvelle chancelière.»

Qu’est-ce que Gedmin va encore nous expliquer? A en croire ce qu’écrivait le journal Welt am Sonntag le 27 juillet déjà dans un long article sur les think tanks américains et leur influence sur la politique, «Gedmin a montré comme on fait du conseil politique populaire. L’Américain est en Allemagne depuis une année et demie. Il a mis en ébullition son Institut – et les think tanks de Berlin. Un jour, il parle de la lutte contre le terrorisme dans l’émission de Sabine Christiansen [première chaîne allemande] et un autre, en petit comité à Schwerin, il «briefe» Angela Merkel sur les relations germano-américaines.» Et sans doute avec succès. Spiegel online écrivait, le 17 novembre, que Merkel avait «annoncé une attitude de fermeté à l’égard de l’Iran».

Comment va-t-elle empêcher que sa dépendance par rapport à la politique américaine ne saute trop aux yeux? Selon le commentaire de l’Handelsblatt mentionné ci-dessus, «malgré ses bonnes dispositions à l’égard de l’Amérique, elle va chercher des «niches» qui lui permettront de prouver son indépendance. […] En ce qui concerne la Turquie, elle pourrait montrer qu’elle ne suit pas aveuglément la politique de Bush.» Et qui dit cela? Le néo-conservateur Gedmin.

(Horizons et débats, numéro 34, décembre 2005)

 

 

 

 

 

 

 

Charade pour une strong Europe

Nous proposons cette charade, histoire de se divertir et de s’instruire d’un même élan:

Mon premier est une interview de Bruce P. Jackson (BPJ), dans Le Figaro du 21 septembre, pour nous annoncer, des larmes dans la voix quoique subrepticement, la création du CSE (Committee for a Strong Europe), aussitôt identifiée comme une entreprise de reconversion des néo-conservateurs amochés. En fait, il y a du monde à bord, et l’on fonce cap vers l’Europe.

Mon second est le constat émerveillé que les gens du CSE veulent nous donner un coup de main pour que nous, Européens, soyons plus beaux, plus forts, plus triomphants, — une vraie “strong Europe”. A nouveau quelques larmes.

Mon troisième est le rappel opportun que BPJ fut vice-président de Lockheed Martin (LM), qu’il garde des liens avec LM tout comme d’autres néo-conservateurs (Tom Donnelly, notamment).

Mon quatrième est que le patron de LM vient à Bruxelles et y rappelle que des pré-accords d’engagement de commande (Memorendum of Understanding) de JSF doivent être passés dans les 18 mois par les Européens qui ont mis des fonds dans le programme, — cela, alors qu’il serait temps de verrouiller les engagements européens dans un programme JSF de plus en plus malmené.

Mon tout est quoi? Par exemple, qu’il y aurait bien, dans la campagne bienveillante qu’entreprend le CSE, un volet pour nous dire qu’il serait temps, pour que l’Europe soit strong, qu’elle s’équipe sérieusement en armements, — et, accessoirement mais précisément, que les pays concernés confirment leur engagement dans le JSF.

 

Mis en ligne le 4 octobre 2005 à 09H30

 

 

Bons baisers de la “strong Europe

La chronique de Simon Serfaty dans l’International Herald Tribune du 30 septembre est à signaler, non pour son intérêt intrinsèque mais parce qu’elle signale l’un des premiers signes de l’offensive du CSE (“Committee for a Strong Europe”), dont la réapparition “européenne” de Bruce P. Jackson marquait l’annonce officielle.

Le texte de Serfaty est assez banal, avec une analyse très pessimiste de la situation en Europe qui ne répond certes pas à la complexité du continent ; c’est une soi-disant démonstration outrancière et également désabusée d’une vision de l’Europe à usage précis (implicitement : une Europe qu’il importe de redresser en suivant les préceptes de la CSE). Serfaty, “pied-noir” d’origine (il est né au Maroc), français de culture (études à Paris et grande admiration pour Camus), a finalement capitulé devant le brillant et le confort des bonnes places du système américaniste. C’est un personnage assez rare, notamment par la différence abyssale entre ce qu’il écrit publiquement (dans les conférences à public réduit, il est plus audacieux) et ce qu’il vous dit en privé. Sa vraie opinion, dite sur un ton désabusé quoique d’une ironie mondaine, se ramène au constat de la situation absolument catastrophique du système de l’américanisme (et pas du tout de l’Europe).

Sa présence dans l’offensive pour une “strong Europe ” signifie que les néo-conservateurs ont ratissé large pour leur nouvelle initiative. (Serfaty n’est nullement proche des néo-conservateurs.) Contrepartie de cette tactique: l’offensive porte sur des objectifs assez sages et classiques (voir pour la culture personnelle les principes d’action de la CSE), dans le sens plutôt du multilatéralisme américaniste que de l’unilatéralisme américaniste. Les neocons ne sont vraiment plus ce qu’ils étaient. Par contre, l’étiquette qui leur colle à la peau de comploteurs et d’extrémistes mettra aussitôt la puce à l’oreille des Européens et voue cette offensive à l’échec. Il manque les pincettes que les grands anciens de la manipulation américaniste avaient l’habitude d’utiliser dans ce genre d’entreprise, surtout lorsqu’il s’agit des Européens.

 

Mis en ligne le 3 septembre 2005 à 09H20

http://www.dedefensa.org/article.php?art_id=2030

 

11:03 | Lien permanent | Commentaires (0) |

20/08/2009

Election d'un nouveau (vieux) président en Afghanistan, la démocratie Otanienne est en marche...

Policier afghan demandant courtoisement à un photographe sa carte de presse...

 

Policier afghan agressé par un handicapé...

 

08:42 | Lien permanent | Commentaires (0) |

11/07/2009

Allemangne Parano : les Länder -surveillance anti-terroriste-crainte d'attentats islamistes-élections législatives

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Le gouvernement fédéral allemand et les Länder (États régionaux) vont renforcer la surveillance anti-terroriste dans le pays par crainte d'attentats islamistes à l'approche des élections législatives de septembre, a-t-on appris vendredi de sources concordantes.

Le gouvernement d'Angela Merkel et les 16 Länder se sont entendus sur "des mesures graduées à prendre en fonction de la situation" pour lutter contre le risque terroriste, lors d'une réunion jeudi à Berlin, a indiqué à l'AFP une source proche du gouvernement.

Le ministère de l'Intérieur a seulement confirmé qu'une "réunion de travail" avait eu lieu, à laquelle ont participé des représentants des ministères fédéral et régionaux de l'Intérieur ainsi que des services de sécurité.

Mais étant donné le danger terroriste, il serait mal avisé de divulguer publiquement "le contenu des entretiens", a jugé un porte-parole devant la presse.

Selon le site internet Spiegel-Online, les autorités ont décidé de renforcer la surveillance des aéroports, des frontières et d'environ 140 personnes suspectées de liens avec la mouvance terroriste.

Les universités et filières techniques de l'enseignement supérieur seront également observées à la loupe afin de déceler d'éventuels fiefs de radicalisation islamiste, d'après le site d'information.

Plusieurs kamikazes du 11 septembre 2001 avaient étudié à Hambourg (nord).

Le secrétaire d'État à l'Intérieur, August Hanning, a mis en garde la semaine dernière contre le risque accru d'attentats islamistes en Allemagne ou contre des intérêts allemands à l'étranger à l'approche des législatives du 27 septembre. Les terroristes islamistes veulent faire pression pour que l'Allemagne retire ses quelque 3.800 soldats d'Afghanistan, selon Berlin.

Des dizaines d'Allemands formés dans des camps d'entraînement terroristes en Afghanistan et au Pakistan sont rentrés en Allemagne, ce qui inquiète au plus haut point Berlin. Les autorités font le parallèle avec Madrid, frappée par des attentats islamistes en mars 2004 (191 morts) trois jours avant les législatives espagnoles. L'une des premières décisions du nouveau gouvernement de José Luis Zapatero avait été le retrait espagnol d'Irak.

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Publié le 10/07/2009 à 14:48 Le Point.fr

LUTTE ANTITERRORISME

L'Allemagne renforce la surveillance à l'approche des législatives

AFP

17:29 | Lien permanent | Commentaires (0) |

16/06/2009

Made by Dassault

 


L'avionneur et patron du «Figaro» perd son siège municipal à Corbeil-Essonnes et ne pourra pas se déclarer candidat aux prochaines élections...

20:28 | Lien permanent | Commentaires (0) |

31/05/2009

Europa Tour II

 

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18:15 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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