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31/05/2012

LA MORT VUE DU CIEL

Extrait :

« Le rêve consistant à résoudre tous les problèmes par une extermination venue des airs existe avant même que la première bombe soit larguée d’un avion », rappelle Sven Lindqvist dans sa magistrale Histoire du bombardement6. L’utopie de tout bon général d’armée ? Aux boucheries façon Sedan ou Verdun, substituer une guerre zéro mort.... chez nous. Évidemment, il y a un hic : les « dégâts collatéraux ». Voilà pourquoi les premiers bombardements de masse sont dirigés contre des populations considérées comme inférieures. Évoquant le très oublié massacre aérien de Chechaouene (Maroc, 1925), Lindqvist écrit : « La vérité sur Chechaouene n’a pas besoin d’être occulté. Bombarder des indigènes est considéré comme une chose naturelle. Les Italiens l’ont fait en Libye, les Français au Maroc et en Syrie, les Britanniques dans tout le Moyen-Orient, en Inde et en Afrique de l’Est, et les Sud-Africains dans le Sud-Ouest africain. Y’aura-t-il jamais un ambassadeur pour s’en excuser ? De toutes ces villes et de tous ces villages bombardés, c’est Guernica qui est entrée dans l’histoire. Car Guernica se trouvait en Europe. Là où nous mourrons. » Logique implacable. Et très utile pour amadouer l’opinion publique. Le bombardé, civil ou militaire, n’est jamais comme nous : il appartient au camp d’en face. Ainsi en ira-t-il des bombardements massifs de cibles civiles en Allemagne ou au Japon, pays aux populations alors considérées comme fondamentalement « coupables ». Une logique également à l’œuvre dans les frappes américaine soi disant chirurgicales en Afghanistan ou au Pakistan. « Il est vrai que je larguais mes bombes d’une altitude de 9 000 mètres, tandis que les bombardiers à réaction d’aujourd’hui volent plus près du sol et sont munis d’ordinateurs hautement sophistiqués leur permettant d’atteindre leur cible avec une plus grande précision  », note Howard Zinn dans La Bombe. Avant de rappeler l’essentiel : « L’opération n’est pas moins impersonnelle, car même le soldat qui procède à des ’frappes chirurgicales’ ne voit aucun être humain. »

via Article11

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23/03/2011

L’idiotie sur le sentier de la guerre

Là où certains voient une « victoire » ou encore un « coup de maître » de la diplomatie française sous l’impulsion de l’ « omni-président » Sarkozy, je n’y voit personnellement que honte et exaspération.

Tout d’abord, il y a une étrange relation entre le sommet à Paris des « bons démocrates » du samedi 19 mars et les premiers tours des élections cantonales ayant lieu le 20, soit le lendemain. A posteriori, on peut affirmer que l’effet escompté n’a pas eu lieu, les voix n’ont en effet pas bénéficier à la machine de guerre (c’est maintenant officiel) UMP, mais bien pire : les vautours du FN planent aux second tours dans environ 400 cantons ! On aurait pu imaginer que les porte-parole du gouvernement appellent à un front républicain pour barrer la route au FN, mais c’était sans compter sur le clivage pseudo-idéologique (PS/UMP), ou plutôt sur la réactivation volontaire du clivage politique traditionnel (gauche/droite). Mais le pire n’est pas là : à force de s’exprimer comme le FN, l’UMP est vidé de sa substance et dé-légitimé lorsque les électeurs racistes (de l’UMP ou du FN) font fausse route à l’UMP et reviennent se faire materner dans le camp nauséabond de Marine Le Pen.

De plus, des écrans de fumées planent sur la France en même temps que le spectre du fascisme, depuis 2007. Cette déclaration de guerre de Sarkozy réveille de vieux démons et augmente l’exaspération de sa politique opportuniste. « Une bonne guerre, voilà ce qui leur faut à ces jeunes glandeurs sur-diplômés. Une propre qui fasse peur mais tu sais, de ces zéro mort là comme aux États-Unis... ». D’accord mais contre quoi au juste ? Ah oui , c’est plus contre le « terrorisme » maintenant puisque Kadhafi s’est repenti (sic) mais contre la terreur répressive qu’il impose à son peuple. Autrement dit, la France rompt avec sa tradition bien chauvine (ya qu’à demander à Michèle Alliot-Marie) des escadrons de la mort, testés et appliqués en Indochine, en Algérie, puis exportés en Amérique latine, aux États-Unis... etc. L’action de la France s’apparente donc comme étant pro-révolutionnaire, démocratique et finalement juste. Nul besoin de se justifier, encore moins de creuser ou de demander l’avis du peuple (« il s’en fout »), il faut agir ! Vous avez pas vu les infos ? BFM TV et Euronews en boucle clamant : « Vive la guerre et vive Sarkozy !! ». Sarkozy est un héros, allez les bleus, cocorico ! Affligeant. Les massacres perpétrés par Kadhafi sont-ils plus émouvants que ceux ayant lieu actuellement en Côte d’Ivoire ? L’intervention militaire n’est-elle pas intéressée ?

Rappelons quelques souvenirs enfouis : alors qu’en 2007, ce dernier « ne voyait pas pourquoi » recevoir Kadhafi pouvait choquer, que de cette rencontre il n’était question que d’enjeux économiques (pétrole, gaz, deux énergies dont la France ne dispose pas) et politiques (freiner les flux des migrants africains) qu’il semblerait qu’il ait financé l’UMP d’après un fils du colonel... etc. La construction de la figure du mal est bien ficelée, avec comme modèle médiatico-historique Saddam Hussein et Ben Laden. En France, cela correspond à la figure de l’arabe, « menaçant » depuis le début des années 80, sur une échelle beaucoup plus large, diffuse et pernicieuse car engendrant un racisme devenu quasi ordinaire. Dans le cas actuel, le terme « génocide » était abusivement employé par les médias de masse pour désigner la répression.

Cette guerre, qu’on se le dise, est de même nature que celles menées en Irak ou en Afghanistan par exemples, c’est-à-dire une guerre de conquête et de pillages. Que veulent Sarkozy au fond ? Consolider les réseaux françafricains ? Veut-il trouver le moyen de faire diminuer le chômage et de relancer la machine, comme au casino, même si c’est moins marrant ? Vient-il d’officialiser de manière fracassante sa candidature aux élections présidentielles de 2012, au moment où personne n’ose s’afficher UMP par honte, par peur ou les deux ?

Aussi, cette guerre est l’occasion de voir les ténors de l’oligarchie française au premier plan : les fabricants d’armes comme Dassault ou Lagardère fournissant les moyens à Kadhafi d’un jour ou l’autre s’en servir contre son peuple, fomentant du même coup un « auto-génocide », étant lui-même très isolé... Absurde ! Ou contre un autre peuple ! L’hypocrisie occidentale s’indignera ! Et l’attaquera au nom d’une politique agressive et rompant les accords internationaux ! Cela ne vous rappelle rien ? L’affaire étant tellement bien ficelée que Sarkozy s’appuie sur la crème de l’économie « made in France » : Dassault et Lagardère (ou d’autres peu importe) arment la Libye, celle-ci s’embrase, ils arment la France, et impose leur consensus va-t’en-guerre via leurs médias (à eux seuls, les deux hommes possèdent plus de 70 pour 100 de la presse française ! ) contre Kadhafi, après s’être fait des choux gras sur les révoltes tunisiennes, égyptiennes...etc. La figure du traître n’est plus d’ordre politique actuellement, le libéralisme a imposé l’ordre strictement économique, et à tout prix : Kadhafi un jour allié économique de l’Élysée se faisant bombardé par cette même alliance quatre ans après.

Ainsi, le consensus interventionniste établit, les peuples émus et troublés par les déclarations délirantes du colonel aux RAYBAN et contents que le plus américain des présidents français mène le bal, sortent frileusement de leurs apathies, et intrigués par les bouleversements arabes ils commencent à s’indigner. « Aux armes de destruction massive » s’est substitué le « génocide » et le tour est joué. Alain Juppé jubile ! Lui qui est probablement le mieux placé pour parler de financements de partis politiques et donc donner des leçons démocratiques ! (mais c’est une autre histoire, hum.) Car ce qui est à l’œuvre actuellement en Libye est tout sauf une guerre révolutionnaire : Sarkozy n’a pas troqué son béret de CRS contre un béret du Che ; ce qui motive cette intervention est la crainte d’une ré-appropriation des moyens de production du gaz et du pétrole par la population, doublé d’une peur paranoïaque de manipulation des forces islamistes. Ce qui apparaît clairement est donc : l’Union européenne n’existe pas, d’ailleurs Sarkozy n’a pas demandé l’accord populaire (ce qui est dérangeant quand on va exporter la démocratie), elle se découvre des pouvoirs d’intervention à l’américaine, hors de ses terres. La dernière intervention de ce type ( d’« humanisme militaire » ou d’ »impérialisme humanitaire » ) remonte à la guerre du Kosovo et l’Europe porte encore en son sein les traces de cette guerre atroce. Ce qui existe en Europe, ce sont des intérêts des multi-nationales avides de tirer profit de cette barbarie, et de s’approprier l’énergie nécessaire aux démocraties dévorantes. Il s’agit, ainsi, d’accroître le fossé existant entre les démocraties « civilisées » du nucléaire et les dictatures « barbares » car arabes...

Pourtant cette « consensusalisation » de la France et d’une petite minorité d’Etats européens (Espagne, Italie, Royaume-Unis et Allemagne) a été un véritable rouleau compresseur d’information, le trop-plein favorisant une amnésie collective énorme. Les guerres « préventives » d’Irak et d’Afghanistan ne sont toujours pas finies, et « la guerre comme politique étrangère des États-Unis » est en passe de devenir le futur modèle politique de l’Europe forteresse, dans les limites que lui poseront les États-Unis, sous l’impulsion d’un ou deux coqs comme Sarkozy ou encore BHL. Ce dernier ayant bénéficier d’une médiatisation d’exception dans le système propagandiste machiavellement réformé, pour plus de « transparence »...

L’Europe veut consolider son mur invisible en contrôlant les migrations de populations sub-sahariennes. Elle payait jusqu’alors le colonel pour « juguler » les migrants. Inutile de décrire les conditions dans lesquelles sont sous-traitées ces populations (puisque monnayées), la France, la Belgique, et d’autre États européens ne veulent déjà pas voir comment ils traitent eux-mêmes les « sans-papiers ». C’est une des limites de la démocratie exportable, mais elle est fondamentale dans un moment où les exilés climatiques vont affluer. C’est aussi une question dont on entend jamais parler BHL ou d’autres intellectuels de gouvernement, ou encore du mur de la haine en Palestine.

Quoi de plus naturel en politique, que lorsqu’un événement embarrasse, on veuille tourner la page médiatique coûte-que-coûte ? Quant aux révoltes arabes résonnent les casseroles Islandaises, les insurrections anglaises, françaises, italiennes, américaines, et j’en passe, passées sous silence, il requiert de la « responsabilité » d’un bon patriote d’écrire, très vite, une nouvelle histoire dépoussiérant les souvenirs de la précédente, pour qu’elle devienne « de l’histoire ancienne ». On redonne alors un coup de pouce aux amis milliardaires des médias. L’événement embarrassant dont je veux parler, ce n’est pas la bonne vielle peur de « contamination » communiste (« voyons, c’est la fin de l’histoire », haha les cons), non non, là c’est tout chaud ! C’est la contamination radioactive de Fukushima due au séisme de Tokyo. Il est clair qu’en ce moment où les politiques les plus « responsables » de la planète font l’autruche quant à la dévastation de la planète (qui leur appartiens, c’est bien connu, et pis comme dirais l’autre « l’écologie ça commence à bien faire » haha) en capitalisant sur le « développement durable », sans rien changer aux problèmes qui viennent, c’est une question de vie ou de mort de l’industrie nucléaire française (1ère productrice mondiale) et donc du pouvoir politique, de faire changer les « Unes ». Here comes Story-telling ! On remarque que les intérêts publiques et économiques ont tendance à se substituer : les gens importent moins dans l’action des « démocrates » que les actions dans les cours de bourses !

En conclusion, il est utile de rappeler que l’intervention militaire européenne est sous commandement américain, les États-Unis ne pouvant « se battre sur tous les fronts » ! Tiens, tiens, non seulement l’Europe prouve qu’elle n’est pas capable (ou n’a pas le courage) de se gouverner elle-même, mais en plus la tutelle américaine par son « excuse » légitimerait les autres guerres préventives ? C’est étrange et désespérant de voir comment l’ « exportation » de la démocratie, s’accompagnant toujours de massacres atroces de civils, de dévastations écologiques... etc, n’a pour seul moteur que la haine de la démocratie, c’est-à-dire du et du pouvoir et du droit du peuple Libyen à disposer de lui-même. Il semblerait que le libéralisme économique a ses raisons que la raison ignore ; et qu’il rendre fortement aveugle et sourd par la même occasion !

post de Jbb - piqué chez A.11

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16/01/2010

Afghanistan: le nombre de civils tués a augmenté en 2009

KABOUL — Les pertes civiles en Afghanistan ont atteint l'an dernier leur plus haut niveau depuis le début de la guerre dans le pays en 2001, a rapporté mercredi l'ONU. Les décès attribués aux forces anti-talibanes ont toutefois reculé de près de 30%.

Selon la mission de l'ONU en Afghanistan, 2.412 civils afghans ont péri en 2009 dans des violences liées à la guerre contre 2.188 en 2008, soit une hausse de 14% en un an. Et 3.566 autres ont également été blessés l'an dernier.

Près de 70% des civils tués (1.630) ont été victimes des insurgés tandis que 25% (596) ont succombé à des opérations des forces pro-gouvernementales, souligne le rapport de l'ONU. Les 135 décès restants n'ont pu être imputés à aucun camp en particulier et concernent des civils qui se sont retrouvés au milieu de combats ou ont été tués par des munitions non explosées.

Le nombre de civils tués par les forces anti-talibanes, par exemple dans des frappes aériennes américaines ou des opérations terrestres de l'OTAN, a chuté de 28% par rapport à 2008. "Cette décrue illustre les mesures prises par les forces militaires internationales pour conduire les opérations d'une manière qui réduit le risque pour les civils", souligne le rapport.

Les bombardements aériens ont toutefois coûté la vie à 359 civils, soit 60% des décès attribués aux forces pro-gouvernementales.

Reste que plus de la moitié des décès de civils sont la conséquence d'attentats, d'assassinats et d'exécutions. Les attaques des insurgés visent essentiellement les forces afghanes et de la coalition internationale et ont souvent lieu dans des zones densément peuplées.

Les Afghans considérés comme soutenant le gouvernement de Hamid Karzaï ou la communauté internationale sont également pris pour cibles. "A travers ces actes, l'opposition armée a manifesté un large mépris pour les souffrances infligées aux civils", affirme le rapport.

La mission de l'ONU tient une base de données sur les pertes civiles avec l'aide d'équipes basées dans 20 des 34 provinces du pays, qui enquêtent sur les informations faisant étant de décès de civils, se déplaçant au besoin dans d'autres provinces. La mission travaille également en étroite coopération avec la commission afghane des droits de l'homme, implantée dans tout le pays.

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Selon Catherine Durandin, Obama «va redéfinir la stratégie en Afghanistan, et notamment avec les Européens, qui ne devra plus être seulement militaire. La guerre insurrectionnelle actuelle n’est pas efficace.» (la guerre des slogans de maillots de coprs)

13:49 | Lien permanent | Commentaires (0) |

11/12/2009

Afghanistan - Bombardement de civils à Kunduz: quel rôle a joué le KSK ? Kunduz Air strike

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La frappe aérienne du 4 septembre qui, selon l'Otan, aurait fait jusqu'à 142 morts, dont de nombreux civils, avait été ordonnée par un commandant allemand à Kunduz, dans le nord de l'Afghanistan, après le vol par les talibans de deux camions-citernes remplis d'essence.

M. zu Guttenberg a indiqué que l'Allemagne accorderait des dédommagements aux familles des victimes du bombardement.

Il est "important, particulièrement en raison des événements de Kunduz de nouer le contact avec la population civile" pour "trouver des solutions adaptées à la culture locale". "Il est clair que nous devons trouver une solution (...) qui aide les gens sur place", a-t-il insisté, reconnaissant qu'"on ne pourra jamais réparer" la "souffrance terrible" causée par ce raid.

La presse allemande avait révélé jeudi que plusieurs officiers de la KSK (une unité d'élite) avaient pris par à la préparation et à la mise en oeuvre de l'attaque.

"La question de savoir si et comment des unités d'élites (de l'armée, KSK) ont participé (à l'attaque) fait partie des points sur lesquels la commission d'enquête (parlementaire) travaille", a dit le ministre.

"Je dois savoir ce qui c'est passé" et "quand on en saura plus alors l'opinion publique devra être tenue au courant", a déclaré M. zu Guttenberg, qui a succédé fin octobre au poste de ministre de la Défense à Franz Josef Jung.

Des révélations de la presse allemande sur l'étouffement par le ministère de la Défense d'une enquête interne sur le bombardement aérien avaient entraîné fin novembre la démission de M. Jung, alors au poste de ministre du Travail, ainsi que du chef d'état-major, le général Wolfgang Schneiderhan, et d'un secrétaire d'Etat à la Défense, Peter Wichert.

A la question de savoir s'il avait des reproches à se faire, M. zu Guttenberg a répondu par l'affirmatif sur un point: Celui d'avoir qualifié le raid d'approprié dans un premier temps avant d'avoir corrigé publiquement ses propos par la suite.

"Quand on fait une mauvaise estimation alors on doit la corriger publiquement", a-t-il dit, soulignant que cette estimation avait été prise à l'époque sur la base des éléments qui lui avaient été fournis.

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hfk6Vzpjs2Z66Rum3xPshloQsQDw

 

Photo: DPA

Berlin re-evaluates deadly Kunduz air strike

Published: 30 Nov 09 12:16 CET
Online: http://www.thelocal.de/national/20091130-23615.html

German Defence Minister Karl-Theodor zu Guttenberg on Monday said Berlin would re-evaluate a controversial NATO air strike in Afghanistan that left scores of civilians dead and led to the resignation of his predecessor.

Guttenberg told the the newspaper Bild that he would not hesitate to change his previous assessment of the September 4 bombardment near the northern Afghan city of Kunduz should it be warranted by newly available information.

“It’s clear that mistakes were made at the scene, both before and after the air strike,” Guttenberg said. “It will be determined by the current inquiry if the now available documents put these mistakes in a different light.”

Former Defence Minister Franz Josef Jung and Bundeswehr Chief of Staff Gen. Wolfgang Schneiderhan resigned last week amid revelations the Defence Ministry had withheld information about the air strike called by Col. Georg Klein to destroy two fuel trucks hijacked by the Taliban.

Jung, who had since taken up the labour portfolio in Chancellor Angela Merkel’s cabinet, initially defended the air strike as militarily necessary and was slow to acknowledge it had killed scores of civilians. Guttenberg also defended Klein’s actions in early November, leaving him open to criticism from the opposition that he either did so before having all the facts or was also being willingly deceptive to protect Jung.

The Cologne-based daily Stadt-Anzeiger reported on Monday that defence policy officials at the Chancellery had determined the bombardment was not militarily necessary even before Germany’s September 27 general election. Citing high-ranking government sources, the paper said it was clear long before Guttenberg became defence minister that Klein could face legal proceedings for his actions.

The opposition in parliament is now preparing to open an official inquiry into the matter.

A Defence Ministry official told the Stadt-Anzeiger that Klein considered his current situation “extremely horrific” and that the government’s goal was to keep him away from the public as much as possible.

The colonel, who decided to call in the air strike rather than attempt to retake the fuel trucks with other means, entered a therapeutic Kur treatment in mid-November, according the newspaper.

The Local (news@thelocal.de)

 

Photo: DPA

KSK special forces involved in Kunduz strike

Published: 10 Dec 09 11:39 CET
Online: http://www.thelocal.de/national/20091210-23857.html

Members of the German military’s elite KSK special forces played a key role in a NATO air strike in Afghanistan that killed scores of civilians, daily Bild reported on Thursday.

Citing Bundeswehr sources, the paper said Col. Georg Klein was in charge of the secret Task Force 47 the night he ordered the attack near the northern Afghan city of Kunduz on September 4. The special ops unit reportedly has its own command structure at the nearby German base and KSK soldiers make up about half of its ranks. Their duties include hunting Taliban and terrorists in the region.

Bild said that according to NATO’s rules of engagement, Klein only would have been able to call in the deadly air strike as the commander of TF47. A KSK officer from the unit telephoned with an Afghan informant around seven times the night of the attack on two fuel trucks hijacked by the Taliban. The informant identified four Taliban leaders at the scene.

The paper said members of Germany’s parliamentary defence committee were first informed of the existence of TF47 on November 6, the same day that Defence Minister Karl-Theodor zu Guttenberg said the air strike had been “militarily appropriate.” He has since admitted the attack was a mistake due to the high number of civilian casualties.

Following the resignations last month of the Bundeswehr's chief of staff and his predecessor at the Defence Ministry, Franz Josef Jung, Guttenberg vowed a thorough investigation into accusations German defence officials withheld information about the air strike.

But new revelations are putting Guttenberg under increasing political pressure for his initial assessment of the incident.

Weekly magazine Stern said on Wednesday that the minister had access early on to report by the International Red Cross that deemed the bombardment contrary to international law and responsible for the deaths of at least 74 civilians.

The Red Cross also said it was “unlikely” that the fuel trucks ever could have been converted into rolling bombs to attack German troops in Afghanistan and there was no “imminent threat” for the German base near Kunduz.

Greens MP and parliamentary defence committee member Omid Nouripour told daily Berliner Zeitung on Thursday he was concerned the German government might have attempted to influence the findings of NATO’s investigation into the incident.

“Was there political influence from the German side in order to massage the report? The NATO report is still clear enough to determine the attack was not appropriate,” Nouripour told the paper. “Guttenberg should have noticed that then.”

A parliamentary inquiry looking into the matter will take up its work next week.

DDP/The Local (news@thelocal.de)

 

 

http://www.bild.de/BILD/news/bild-english/world-news/2009/12/10/kunduz-air-strike-new-details/german-ksk-special-forces-involved-in-bombing.html

 

 

déja vu sur Probe:

Où en est l' enquête sur la mort de Sultan Munadi - Probe into reporter's death

https://probe.20minutes-blogs.fr/archive/2009/10/16/ou-en-est-l-enquete-sur-la-mort-de-sultan-munadi-probe-into.html

 

Sultan M. Munadi, journaliste au New York Times à Kabul, enquêtait sur le bombardement de Kunduz.

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https://probe.20minutes-blogs.fr/archive/2009/09/09/sultan-m-munadi-journaliste-au-new-york-times-a-kabul-enquet.html

 

 

Bombardement OTAN à Kubduz - OTAN Air strike - Toujours autant de zones d'ombres...

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https://probe.20minutes-blogs.fr/archive/2009/09/05/polemiques-sur-le-bombardement-otan-a-kubduz-otan-air-strike.html

 

 

21:48 | Lien permanent | Commentaires (0) |

16/10/2009

Où en est l' enquête sur la mort de Sultan Munadi - Probe into reporter's death

lire l'article précédent sur le reporter Sultan Munadi

 

Reporters sans frontières demande une enquête sur la mort de Sultan Munadi

Rt Hon Bob Ainsworth Secrétaire d’Etat à la Défense Londres United Kingdom

Paris, le 16 septembre 2009

Monsieur le Secrétaire d’Etat,

L’émotion et la colère sont grandes en Afghanistan et à travers le monde après la mort du journaliste afghan Sultan Munadi lors de l’opération lancée par les forces spéciales britanniques pour secourir son collègue Stephen Farrell.

Nous vous demandons solennellement de diligenter une enquête afin de comprendre les dysfonctionnements et les erreurs qui ont conduit à cette tragédie. Nous vous prions de rendre publiques les conclusions de cette investigation et de sanctionner les responsables.

Plusieurs zones d’ombre demeurent sur les circonstances de l’opération commando du 9 septembre dont l’objectif était de libérer deux journalistes, dont un britannique, enlevés quelques jours plus tôt par des combattants taliban. Nous ne doutons pas que l’intention était évidemment de leur porter secours et de leur éviter une longue et pénible détention.

Pourtant, il nous semble nécessaire que cette enquête permette de comprendre pourquoi la décision de cette opération militaire, comportant un fort risque pour les soldats et les otages, a été prise aussi vite, et sans consulter toutes les parties. Vous avez été personnellement impliqué dans cette décision. Pourquoi ne pas avoir attendu les résultats des négociations qui étaient en cours avec les taliban ?

Selon les différents témoignages disponibles sur le déroulement de l’opération, les soldats britanniques savaient que deux otages, un Occidental et un Afghan, étaient présents sur les lieux. Ils disposaient même de photographies de Stephen Farrell et de Sultan Munadi. Quand il a été tué, Sultan Munadi était, bien entendu, non armé, et s’est identifié comme journaliste en criant en anglais. Qu’est-ce qui a conduit des soldats britanniques ou afghans à ouvrir le feu à ce moment-là ? Quelle était la procédure d’ouverture du feu indiquée aux commandos ?

Le corps sans vie de Sultan Munadi a été laissé sur les lieux de l’attaque. Ses parents ont été contraints d’aller le chercher eux-mêmes, dans une région très dangereuse. Comment est-il possible que le corps d’un des deux otages ait été abandonné de la sorte ? L’objectif n’était-il pas de s’occuper du journaliste britannique, mais également de son collègue afghan ?

Comme nous l’avons écrit dans notre communiqué publié le jour même de la mort de Sultan Munadi, nous reconnaissons que dans une affaire de kidnapping, toutes les options, même militaires, peuvent être envisagées.

Aujourd’hui, il est en revanche important que des explications soient apportées à toutes ces questions. Cette exigence de vérité est urgente pour la famille et les collègues de Sultan Munadi, mais également pour ceux du soldat britannique tué dans cette opération.

Convaincu que vous répondrez à ces attentes, je vous prie d’agréer, Monsieur le secrétaire d’Etat, l’expression de ma très haute considération.

Jean-François Julliard Secrétaire général

 

Mort du journaliste afghan : son cadavre abandonné à cause d’un feu nourri, selon l’Otan

Les commandos britanniques qui ont libéré un journaliste occidental des mains des talibans ont abandonné le cadavre de son collègue afghan parce qu’ils étaient pris sous le feu nourri des insurgés, a affirmé l’Otan samedi.

 

Le journaliste irlando-britannique Stephen Farrell, du New York Times, est sorti indemne de l’opération de libération mercredi, mais son collègue Sultan Munadi a été criblé de balles dans l’échange de coups de feu. Un soldat britannique, une femme et un enfant afghans ont également été tués.

Dans un communiqué, la Force internationale d’assistance à la sécurité (Isaf) de l’Otan a expliqué samedi que dès le début de l’opération de libération, très tôt mercredi, "un échange de coups de feu nourri a eu lieu entre les insurgés et les soldats", et rapidement "un soldat britannique a été tué près de l’hélicoptère avec lequel il était arrivé".

"Une fois que M. Farrell a été récupéré par nos forces, la mort de M. Munadi a été confirmée", ajoute l’Isaf. "Sous un feu constant des insurgés et pour éviter de nouvelles victimes, les forces militaires ont quitté le site", selon le communiqué.

L’abandon du corps criblé de balles de M. Munadi a provoqué la colère de sa famille, obligée d’aller elle-même le chercher pour l’enterrer, et parmi les journalistes afghans, qui ont dénoncé une différence de traitement entre Occidentaux et Afghans.

Au moment de leur enlèvement, les deux journalistes se trouvaient dans la province de Kunduz (nord) pour réaliser un reportage sur le site d’un bombardement aérien de l’Otan contre deux camions citernes volés par les talibans. Des dizaines de personnes, dont des civils, se trouvaient autour des camions au moment de la frappe.

M. Farrell travaille pour le New York Times et M. Munadi, ancien journaliste du quotidien américain et poursuivant des études en Allemagne, était revenu pour des vacances en Afghanistan.

Le Royaume-Unis a défendu sa décision de lancer l’opération, rejetant les appels à ordonner une enquête officielle, alors que la polémique enfle sur le sujet.

Le ministre des Affaires étrangères britannique David Miliband a indiqué que M. Farrell avait ignoré des avertissements "très insistants" de ne pas se rendre à Kunduz, où les attaques de talibans se multiplient depuis plusieurs mois.

La famille de M. Munadi a dit vendredi que les négociations visant à faire libérer les journalistes, impliquant notamment la Croix-Rouge et les Nations Unies, étaient bien engagées avant le raid. Une source impliquée dans les négociations a confirmé cette version. Le frère de M. Munadi, Mohammad Osman, a estimé que l’opération n’était pas nécessaire et que la mort de son frère aurait pu être évitée.

http://reunion.orange.fr/s-informer/actualite/monde/mort-du-journaliste-afghan-son-cadavre-abandonne-a-cause-d-un-feu-nourri-selon-l-otan,542366.html

 

Laura-Julie Perreault
La Presse

Qu'est-ce qui se cache derrière les grands reportages réalisés en zone de guerre? Un journaliste, certes, mais ce dernier n'est jamais seul. Dans son ombre se cache toujours un «fixeur», un journaliste local qui lui sert de guide, d'interprète, de bottin téléphonique et de garde du corps. Un métier méconnu, qui flirte quotidiennement avec le danger, comme l'a rappelé il y a 10 jours la mort tragique d'un fixeur afghan.

C'était un peu un dernier tour de piste. Sultan Munadi, 34 ans, avait travaillé pendant quatre ans avec le New York Times, servant de fixeur aux correspondants du vénérable journal. Il traduisait, organisait les rendez-vous, faisait des entrevues. Parfois, son nom apparaissait à la fin d'un article. Le travail lui avait plu un temps, mais il voulait plus: voler de ses propres ailes au sein d'un média afghan. Mais Kunduz l'a arrêté en plein vol.

 

Kunduz, c'est la ville près de laquelle, le 4 septembre, les forces de l'OTAN bombardent deux camions-citernes que les talibans venaient tout juste de leur voler. Ils atteignent leur cible, mais tuent aussi une centaine d'Afghans. Des talibans? Des civils? Difficile à dire.

Dans le bureau afghan du New York Times à Kaboul, le journaliste Stephen Farrell décide de se rendre sur place pour enquêter. Il sait que la mission est dangereuse. Kunduz fourmille de talibans. Mais il décide que l'histoire en vaut la chandelle. Il ne part pas seul: il a à ses côtés un chauffeur afghan et Sultan Munadi, le fixeur. «Un des meilleurs de tout l'Afghanistan», se rappelle un de ses collègues, Farouq Samim, joint par La Presse.

Sultan Munadi est loin de jouer un rôle de figurant. Il appelle ses contacts pour s'assurer que la route semble sûre. Il interroge les civils croisés sur le chemin. Il trouve un gîte sûr pour la nuit. En somme, il est à la fois journaliste et homme à tout faire.

Le lendemain, 5 septembre, le reportage tourne au vinaigre. Stephen Farrell et Sultan Munadi sont enlevés par des talibans. Quatre jours plus tard, un commando de soldats britanniques intervient. Alors que les balles pleuvent, Sultan Munadi crie de toutes ses forces «journaliste!» pour ne pas qu'on le confonde avec les talibans. Mais il est tué sur place.

Le commando repart avec le correspondant étranger - lui aussi britannique - et laisse le cadavre du fixeur derrière. «Sultan est mort en essayant de m'aider, jusqu'à la dernière seconde de sa vie», a écrit, dans un compte rendu des événements, Stephen Farrell.

»Du racisme»

L'histoire du sauvetage raté a plongé les journalistes afghans dans une immense colère. Ils déplorent le système de deux poids, deux mesures. Dans les jours qui ont suivi le décès de Sultan Munadi, ils ont créé un syndicat et demandé la tenue d'une enquête sur l'opération militaire. «Ce qui est arrivé à mon pauvre ami, c'est du racisme. Ils ont ramassé le gars avec la bonne citoyenneté et ont laissé Sultan derrière», s'insurge Farouq Samim, qui a quitté l'Afghanistan pour le Canada après avoir assisté aux funérailles de son collègue disparu.

Lui-même fixeur depuis plus de huit ans pour le Chicago Tribune, il s'apprête à faire une maîtrise à l'Université d'Ottawa. Son but: être journaliste indépendant. Le rêve de Sultan. «Je ne sais pas si ceux qui ont tué Sultan le réalisent, mais les fixeurs sont les yeux et les oreilles des correspondants étrangers, affirme-t-il. Sans nous, ils ne peuvent pas travailler.»

Sur ce point, impossible de le contredire. Il n'existe pas de zone de conflit sans fixeur. Pour ce service, les journalistes qui couvrent des guerres ou des situations tendues paient en moyenne de 100$US à 300$US par jour. Au début des guerres, les halls des hôtels sont pleins de gens du pays qui parlent anglais, à la recherche d'un contrat payant.

Mais le cachet - qui représente souvent en une seule journée l'équivalent d'un mois de salaire - a un prix. Les heures sont longues, les tâches multiples et les risques élevés. Rares sont ceux qui en font une profession à long terme.

Fixeur décapité

«Les journalistes étrangers veulent une bonne histoire sur-le-champ et ils sont prêts à prendre des risques que nous ne prendrions pas de notre propre gré. Ils vont repartir dans cinq jours, deux semaines, mais nous, nous restons», dit Shujaat Bukhari, un journaliste du Cachemire qui travaille pour le quotidien The Hindu et qui s'improvise fixeur lorsque des reporters étrangers débarquent dans son coin du monde, balafré par près de 60 ans de conflit. À deux reprises, il a frôlé la mort en présence de journalistes étrangers. À la suite de reportages, il a reçu des menaces.

En Afghanistan et en Irak, plusieurs fixeurs ont perdu la vie dans l'exercice de leur travail. Avant Sultan Munadi, l'histoire d'Ajmal Naqshbandi avait aussi glacé le sang des fixeur afghans. La journaliste italienne avec qui il a été enlevé a été relâchée. Le fixeur, lui, a été décapité. Les journalistes afghans ne sont pas les seuls à faire entendre leurs voix à la suite de la mort de Sultan Munadi. L'ancienne correspondante du Chicago Tribune à Kaboul, Kim Barker, croit que certains journalistes sont tout autant à blâmer pour la mort de leurs collaborateurs que les talibans et les soldats. «Il y a des journalistes qui sont parachutés dans des zones de guerre. Ils veulent se faire un nom, couvrir une grosse histoire. Ils prennent des risques. Et vous savez quoi? Quand ils se font kidnapper, ils s'en sortent. C'est toujours le fixeur qui meurt.»

 

Perreault, Laura-JulieLe fixeur

« (Les fixeurs) sont des bottins sur jambe, des historiens, des guides, des détecteurs de mensonge, des sergents d'approvisionnement, des maître de logistique, prenant des risques égaux sans recevoir un salaire égal ou une gloire équivalente», a écrit Barry Bearak, chef du bureau sud asiatique du New York Times de 1998 à 2002, qui réagissait au décès de Sultan Munadi.

http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/200909/19/01-903477-fixeur-un-metier-a-tres-haut-risque.php

 

 

KABUL (AFP) – President Hamid Karzai on Wednesday ordered a second investigation into the killing of an Afghan reporter during a British commando raid that rescued his Western colleague, his office said.

The president told the interior ministry and National Directorate for Security to re-open inquiries into the death last week of Sultan Munadi, a 34-year-old father of two.

Karzai issued the order after meeting Munadi's family at his palace in Kabul and hearing their version of the events that led to his death.

Munadi and Stephen Farrell, both working for The New York Times, were snatched by Taliban rebels while investigating suspected civilian deaths in a NATO air strike in the northern Kunduz province earlier this month.

A dramatic airborne commando raid last Wednesday saw British-Irish citizen Farrell whisked to safety but Munadi killed in the crossfire, his bullet-riddled body left at the scene for his family to collect.

Karzai met Munadi's father and brother and "assured them of a serious investigation into his death," the presidency said.

Based on investigations carried out by Qurban Mohammad, the reporter's father, and witnesses, Munadi's "martyrdom case is totally different to what is said by media and coalition forces," said the statement.

"Listening to Qurban Mohammad, the president ordered the interior ministry and National Directorate of Security to launch a re-investigation," it said.

Initial investigations showed Munadi was killed by gunfire at close-range, the statement said.

Munadi's brother Mohammad Osman told AFP that he believed the fatal shot entered vertically from under his chin and was fired from such close range that it left burn marks on the skin around the wound.

"He had a gun shot from under his chin with a skin burn. This is not possible unless he is shot with gun barrel touching his skin," said Osman.

Munadi's death caused heartbreak and anger among his colleagues, some of whom accused international forces of double standards in their dealings with Afghans and Westerners.

The operation sparked a blacklash over the use of British troops with reports saying that negotiations had been under way to free the pair and after a British soldier, and an Afghan woman and child were also killed in the raid.

It has been unclear whether Munadi was killed by insurgents or troops.

British Foreign Secretary David Miliband rebuffed calls for an inquiry, insisting the raid was the only way to secure the men's release.

http://news.yahoo.com/s/afp/20090916/wl_sthasia_afp/afghanistanusunrestmedia

 

 

09:30 | Lien permanent | Commentaires (0) |

09/09/2009

Sultan M. Munadi, journaliste au New York Times à Kabul, enquêtait sur le bombardement de Kunduz.

09sultan-190.jpg

Sultan M. Munadi

(photo by Tyler Hicks/The New York Times)

 

Stephen Farrell, un journaliste du New York Times enlevé samedi par des talibans dans les environs de Kunar, dans la province de Kunduz, a été libéré mercredi, au cours d'une opération commando menée par des troupes étrangères et afghanes. Un collègue afghan, Sultan Munadi, a eu moins de chance: il est mort au cours de l'opération.

MM. Farrell et Munadi avaient été kidnappés samedi, alors qu'ils enquêtaient sur le bombardement, par l'OTAN, de deux camions-citernes détournés par des insurgés. Le raid, mené par l'aviation militaire américaine à la demande de l'armée allemande, a tué des civils afghans et soulevé un tollé dans la population locale.

Omar Sobhani/Reuters

(Stephen Farrell, left, and his Afghan interpreter, Sultan Munadi, right, interviewing a wounded man in a hospital in Kunduz on Friday. The two journalists were abducted the next day. Mr. Farrell was rescued early Wednesday; Mr. Munadi was killed during the rescue effort).

Leur rapt avait été gardé secret par le grand quotidien américain et les grands médias du monde pour des questions de sécurité.

Au moins un soldat britannique a aussi perdu la vie au cours de cette opération.

Sorts contraires

« Je suis sorti! Je suis libre! », a lancé Farrell à une responsable des pages internationales du New York Times après avoir été libéré, selon le compte-rendu que fait le grand quotidien américain.

Au téléphone, le journaliste, qui a la citoyenneté britannique et irlandaise, a raconté les évènements chaotiques qui ont mené à sa libération, à partir du moment où il a entendu des hélicoptères approcher du lieu de sa détention et qu'il est sorti, avec M. Munadi.

« Il y avait des balles partout autour de nous. Je pouvais entendre des voix britanniques et afghanes », a raconté Stephen Farrell. Au bout d'un mur, poursuit-il, son collègue Munadi a avancé en criant « Journaliste, journaliste », mais a été accueilli par des balles.

Le journaliste rapporte avoir crié: « Otage britannique », et que des voix lui semblant britanniques lui ont dit de sortir. C'est alors qu'il a revu son collègue, au sol. « Il était dans la même position où il était après être tombé. C'est tout ce que je sais. Je l'ai vu tomber devant moi. Il n'a pas bougé. Il est mort. Il était si proche, il était deux pieds devant mois », relate Stephen Farrell.

À ses collègues du New York Times, le journaliste a dit ne pas être blessé. Il a aussi précisé ne pas savoir si les balles sous lesquelles est tombé Sultan Munadi provenaient d'insurgés ou de soldats.

Le grand quotidien américain a eu une réaction partagée devant le sort contraire de ses deux collaborateurs. « Nous débordons de joie pour la libération de Steve, mais nous sommes profondément attristés que sa liberté ait coûté si cher. [...] Nos coeurs sont avec la famille de Sultan. »

C'est la deuxième fois en moins d'un an qu'une équipe du New York Times est kidnappée par des talibans. En novembre, David Rohde avait été enlevé près de Kaboul, avec un traducteur afghan et son chauffeur. Il s'est échappé en juin.

M. Rohde, qui avait aussi travaillé avec Sultan Munadi, a rendu hommage à son défunt collègue. Il l'a décrit comme un « journaliste, un collègue et un être humain extraordinaire ». « Il représentait ce qu'il y a de mieux en Afghanistan. Travailler avec lui était un honneur ».

M. Munadi avait 34 ans. Il était père de deux enfants.

Radio-Canada.ca avec Agence France Presse et New York Times

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(Photo: AFP/Gul Rahim)

 

Hell? No. I Won’t Go.

Sultan M. Munadi is an Afghan journalist with The New York Times in Kabul, Afghanistan. He is studying for a masters degree in Germany. On a brief visit home he tells why he would never leave Afghanistan permanently.

KABUL, Afghanistan – I grew up in the Panjshir Valley, in a place that is a three-hour walk from the nearest road. We don’t have a lot of iron there, we don’t have concrete, we don’t have these artificial things. It’s a completely natural place.


I grew up there, and when I went to Germany to study for a master’s degree in public policy I saw concrete everywhere, a lot of glass, asphalt and artificial things. It was depressing, very boring for me. I was dreaming of the dust, I was dreaming of nature in my country, of the mountains. It’s really nice to be back for a while, it’s very hard to be away for two years.

If I were a teenager, it would be easier to be integrated into the society in Germany, but now at the age of 34, it is difficult to be away from my country. I would not leave Afghanistan. I have passed the very darkest times of my country, when there was war and insecurity. I was maybe four or five years old when we went from my village into the mountains and the caves to hide, because the Soviets were bombing. I have passed those times, and the time of the Taliban when I could not even go to Kabul, inside my country. It was like being in a prison.

Those times are past now. Now I am hopeful of a better situation. And if I leave this country, if other people like me leave this country, who will come to Afghanistan? Will it be the Taliban who come to govern this country? That is why I want to come back, even if it means cleaning the streets of Kabul. That would be a better job for me, rather than working, for example, in a restaurant in Germany.

Being a journalist is not enough; it will not solve the problems of Afghanistan. I want to work for the education of the country, because the majority of people are illiterate. That is the main problem facing many Afghans. I am really committed to come back and work for my country.

 

Mr. Sultan Mohammad Munadi
The New York Times
Reporter

 

18:04 | Lien permanent | Commentaires (0) |

05/09/2009

Bombardement OTAN à Kubduz - OTAN Air strike - Toujours autant de zones d'ombres...

Source un article du "Figaro", pour ne pas heurter les moins sensibles à la logique "alternative"...où on lit:

"Mercredi soir, un commando de talibans a réussi à s'emparer d'un camion-citerne rempli d'es­sence, qui roulait sur l'autoroute stratégique reliant la frontière tadjike à la ville afghane de Kunduz."

Les "camions citernes" sont des camions "civils" qui transportent du "carburant" (pas précisé) pour le compte de qui ? (pas précisé).

kunduz2.jpg

-Comme vous pouvez le remarquer, c'est un camion avec une citerne "décorée", donc pas un véhicule militaire ou militarisé.

Toujours selon le "Figaro" : "Une fois qu'ils eurent pris le contrôle du camion, les talibans le conduisirent vers une zone sous leur contrôle, afin de cacher leur butin. Mais voilà qu'il leur faut traverser le gué d'une rivière. Le camion s'embourbe. Le lendemain matin, les talibans vont réquisitionner des paysans, pour tirer le camion du lit de la rivière. Les talibans et leurs ouvriers  volontaires ou forcés  sont en plein travail, lorsqu'un missile américain frappe sa cible. Quatre-vingt-dix personnes sont tuées sur le coup, «pour la plupart des talibans», selon le chef de la police locale afghane. De nombreux grands brûlés étaient traités vendredi matin à l'hôpital de Kunduz."

Donc, on apprends que les Talibans font à peu près ce qu'ils veulent (mais ça on le savait) et qu'un (1) missile américain (lequel, quel type d'arme ?) a fait 90 morts + de nombreux grands brûlés...

D'après cette photo, on remarque 2 camions détruits à une distance approximative de 30 mètres, un âne aux pattes avant et arrières arrachées et des bidons de plastiques jaunes(qui allait servir de récipients pour récupérer le carburant). Ces bidons et l'âne ont une capacité de résilience au feu, à la chaleur et aux déformations assez imprésionnante...alors qu'un seul missile a frappé et fait 90 morts + blessés...

29958726.JPG

 

Mais ces questions ne sont pas dans le "Figaro" qui s'en pose d'autres :"Acte de guerre légitime de l'Otan contre une prise des talibans ou nouvelle bavure de l'US Air Force ? L'ONU a demandé une enquête approfondie sur le bombardement. «La mission des Nations unies en Afghanistan (Unama) dépêche une équipe sur place pour évaluer la situation".

Des blessés-brulés ? Par quoi ?

04afghan.kunduz brulé.jpg

Des morts ? Vite recouverts...

 

victime kunduz.jpg

Des morts bien vite enterrés...

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kunduz8.jpg
kunduz9.jpg

 

Quelques précisions données par l'AFP, mais en anglais :

 

 

 

 

KUNDUZ, Afghanistan — An airstrike carried out by the NATO force in Afghanistan targeted a fuel tanker hijacked by Taliban insurgents causing dozens of casualties on Friday, officials and witnesses said.

"Last night, the Taliban tried to take a fuel tanker that they hijacked on the highway to Angorbagh village," said Baryalai Basharyar Parwani, police chief of the Ali Abad district in northern Kunduz province.

"The fuel tanker got stuck in the river. There were local civilians with them as well. The Taliban were bombed. More than 60 people have been killed and injured," he said.

A spokesman for the International Security Assistance Force (ISAF) under NATO told AFP: "It was an ISAF airstrike."

Wounded people with horrific burns crowded a hospital in Kunduz, the capital in the northern province which lies on a main supply line for the more than 100,000 foreign troops based in Afghanistan, said an AFP reporter.

Around eight bodies were in terrible condition -- the skin burnt black and peeling off to expose raw red muscle. Others were so badly wounded, they were incapable of crying, with their badly burnt clothes stuck to their flesh.
Hospital authorities could not provide an immediate number of the wounded as more patients kept arriving, crowding the recovery rooms and corridors.

Mohammad Daud, 32, told AFP at the hospital that Taliban insurgents hijacked two fuel tankers on the highway destined for foreign troops in Afghanistan and were trying to transport them across a river to villages in Angorbagh.

"They managed to take one of the tankers over the river. The second got stuck so they told villagers to come and take the diesel," Daud said.

"Villagers rushed to the fuel tanker with any available container that they had, including water buckets and pots for cooking oil.

"There were 10 to 15 Taliban on top of the tanker. This was when they were bombed. Everyone around the fuel tanker died.

"Nobody was in one piece. Hands, legs and body parts were scattered everywhere. Those who were away from the fuel tanker were badly burnt."

Copyright © 2009 AFP. All rights reserved

 

Le carburant était du diesel, donc pas aussi volatile que de l'essance, et d'ailleurs on peut noter qu'aucun des réservoir n'a explosé, par contre la cabine d'un camion est complètement désintégrée.

 

 

 

Selon Ameen Salarzai (AFP):

 

 

"Mohammad Daud, 32, told AFP at the hospital that Taliban insurgents hijacked two fuel tankers on the highway destined for foreign troops and were trying to transport them across a river to villages in Angorbagh.

 

 

"They managed to take one of the tankers over the river. The second got stuck so they told villagers to come and take the diesel," Daud said.

"Villagers rushed to the fuel tanker with any available container that they had, including water buckets and pots for cooking oil.

"There were 10 to 15 Taliban on top of the tanker. This was when they were bombed. Everyone around the fuel tanker died.

"Nobody was in one piece. Hands, legs and body parts were scattered everywhere. Those who were away from the fuel tanker were badly burnt."

 

Une explosion qui faits voler des corps en morceaux, brûle plusieurs dizaines de personnes et laisse quasiment intacte un âne et des bidons de plastique jaune...l'OTAN a toujours autant de questions à se poser...

12:39 | Lien permanent | Commentaires (0) |

01/08/2009

A Gaza, c'est Phosphore blanc et Blanc phosphore...

Dans un rapport rendu public jeudi dernier, Israël admet pour la première fois avoir "eu recours à des munitions au phosphore blanc" lors de son offensive sur Gaza lancée en décembre 2008. Mais l'État hébreu nie avoir violé le droit international...

L'utilisation du phospohore blanc a été fait dans le respect des loi de la démocratie...


1.400 Palestiniens, dont la plupart des civils, ont péri durant cette guerre. 13 Israéliens sont morts.

 

Durant l’opération «Plomb durci» (27 décembre-18 janvier), l’armée a largué des millions de tracts et procédé à 250’000 appels téléphoniques pour prévenir la population de bombardements imminents, selon des sources militaires...

 

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08:06 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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