Avertir le modérateur

02/06/2012

Deux millions de contrôles au faciès

Le nouveau fichier policier de reconnaissance biométrique faciale, dont l'existence a été révélée le jour où Nicolas Sarkozy a perdu la présidentielle, est illégal, mais semble exister depuis des années. Il devrait comporter les photographies de deux millions de "suspects".

Extrait :

Alain Bauer et Michel Gaudin, deux des têtes pensantes du ministère de l’Intérieur du temps de Nicolas Sarkozy, avaient de leur côté précisé, dans leur Livre blanc sur la sécurité publique, remis en octobre 2011 à Claude Guéant, que ce “troisième grand fichier de police” regrouperait plus de 2 millions de clichés et portraits-robots issus du fichier STIC-Canonge de la police nationale et du Fichier automatisés des empreintes digitales (FAED).

L’objectif était double : mettre en place un logiciel de reconnaissance biométrique faciale pour identifier les suspects filmés par des caméras de vidéosurveillance, mais également sortir le ministère de l’Intérieur de l’état de non-droit qui caractérise le STIC-Canonge, et afin de remplacer ce dernier, dans la mesure où l’inspecteur Canonge qui l’avait créé dans les années 50 l’avait conçu pour effectuer des recherches en fonction de profils ethniques (noir, blanc, jaune et arabe), une situation qui perdure aujourd’hui, en pire :

Informatisé en 1992, Canonge s’est perfectionné en retenant douze catégories « ethno-raciales », toujours en vigueur : « blanc (Caucasien), Méditerranéen, Gitan, Moyen-Oriental, Nord Africain, Asiatique Eurasien, Amérindien, Indien (Inde), Métis-Mulâtre, Noir, Polynésien, Mélanésien-Canaque ».

 

à lire sur owni

08:34 | Lien permanent | Commentaires (1) |

29/10/2011

STIC CANONGE

Après les empreintes, va-t-on ficher les visages ?

Un Livre blanc rendu public ce mercredi propose de créer une base nationale de photographies. L'objectif: accélérer la résolution des enquêtes judiciaires disposant d'indices issus de la vidéoprotection. 

Les braqueurs de banques seront-ils bientôt scientifiquement confondus par leur image captée par une caméra? C'est l'idée du "fichier visage" proposé dans un Livre blanc rendu public ce mercredi. 

Cette "base nationale de photographies" serait donc un troisième grand fichier technique à disposition des enquêteurs avec ceux des empreintes génétiques (FNAEG) et digitales (FNAED). 

Après l'empreinte ou la goutte de sang laissée sur les lieux de leurs méfaits, les braqueurs vont-ils être confondus par leur image ?

Un des buts affichés par les auteurs du Livre Blanc serait d'"accélérer la résolution des enquêtes judiciaires disposant d'indices tirés de la vidéoprotection" et de "développer le recours aux logiciels de reconnaissance automatisée par l'image". 

"Grâce à l'évolution rapide des algorithmes de rapprochement, il est souhaitable de rendre les techniques d'identification encore plus précises et réactives, notamment en situation de mobilité, en développant les nouvelles biométries, en particulier au niveau du visage", explique le document. 

Un système de rapprochement des photographies

De la sorte, "le système de traitement des procédures judiciaires (TPJ) serait ainsi complété par un outil de rapprochement des photographies, notamment dans le système Canonge".  

Ce dernier, légalisé par la loi du 12 décembre 2005, permet aux services de police judiciaire de classer par caractéristiques les personnes ayant déjà été interpellées.  

"D'importantes retombées pratiques en sont attendues", estiment les rédacteurs du livre blanc, notant qu'il sera "également possible de travailler sur d'autres particularités morphologiques et physiques, tels les tatouages". "A l'inverse, ajoutent-ils, cette évolution limitera l'emploi, voire permettra de l'abandonner à terme, des caractéristiques descriptives des personnes utiles aux enquêtes, mais de plus en plus archaïques et en décalage avec la réalité sociale". 

Cette proposition fait suite "au livre blanc sur la Défense", relève Alain Bauer, président de l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), co-président du comité de pilotage de celui sur la sécurité publique avec le préfet de police Michel Gaudin. 

Ce "fichier image", ajoute Alain Bauer, permet de "sortir de l'ethno-racial du Canonge et revient à une anthropométrie dynamique moderne", souligne-t-il. Ce serait une sorte de "Bertillon 2.0", conclut-il en allusion à Alphonse Bertillon, le criminologue de l'avant Première guerre mondiale, père de l'anthropométrie judiciaire française.  

Avec

 

piqué au tas sur l'express.fr - 26/10/2011

 

09:27 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu