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08/06/2010

Spectaculaire initiative : Le conseil municipal de Strasbourg vote la création d'un cimetière musulman

La ville continue de creuser l'idée d'un cimetière musulman

« Nous voulons offrir une égalité, de la naissance à la mort, à tous les Strasbourgeois », clame l'adjointe (PS) au maire Anne-Pernelle Richardot. Le conseil municipal va délibérer, cet ...

« Nous voulons offrir une égalité, de la naissance à la mort, à tous les Strasbourgeois », clame l'adjointe (PS) au maire Anne-Pernelle Richardot. Le conseil municipal va délibérer, cet après-midi, sur la création d'un premier cimetière public musulman. En projet depuis deux ans, il jouxtera, d'ici à l'automne 2011, le cimetière multiconfessionnel de la Meinau et s'étendra sur 25 000 m2. Il s'ajoutera aux carrés de tombes, aujourd'hui « saturés », dédiés dans l'agglo aux pratiquants de l'islam. Une réunion sur sa décoration est prévue en juillet.
Interdite dans le reste de la France, son élaboration est autorisée en Alsace-Moselle par le droit local. Celui-ci stipule en effet que dans les communes où cohabitent plusieurs religions, chacune peut disposer de son cimetière. Entre 27 000 et 40 000 musulmans vivent à Strasbourg. « Ce cimetière leur permettra de ne pas subir de douleurs supplémentaires lors de la perte d'un proche, estime Driss Ayachour, le président du Conseil régional du culte musulman. Aujourd'hui, la plupart des familles sont contraintes d'enterrer leurs défunts dans leur pays d'origine, où certains n'ont pourtant jamais vécu. Cela pose des problèmes de paperasse et empêche de se recueillir régulièrement sur les tombes. » D'ici à la fin du mois, la ville publiera un fascicule en turc et en arabe sur le règlement des cimetières, notamment des carrés musulmans.P. W.

Piqué au tas sur 20Minutes.fr - 07/06/2010

(je te laisse juge du grossier jeu de mot...)

 

 

Le conseil municipal de Strasbourg vote la création d'un cimetière musulman

 

Le conseil municipal de Strasbourg a voté lundi à l'unanimité la construction d'un cimetière confessionnel musulman sous gestion publique, une première en France, a-t-on appris auprès d'Olivier Bitz, adjoint chargé des cultes et de la sécurité à la mairie (surligne et mise en gras Probe).

"C'est une décision historique, une première en France permise par le droit local alsacien et mosellan", s'est-il félicité en insistant sur "l'égalité de traitement entre les différentes religions".

Le cimetière musulman s'étendra d'ici l'automne 2011 sur 25.000 m2 dans le quartier de la Meinau. La ville devra débourser environ 800.000 euros pour sa création.

Interdite dans le reste de la France, la création d'un cimetière musulman sous gestion publique est permise par le droit local d'Alsace-Moselle.

"C'est l'application dynamique du droit local qui permet d'en étendre les bénéfices à une religion qui à l'origine n'était pas reconnue par le régime concordataire", a précisé Olivier Bitz.

En effet selon le droit local d'Alsace-Moselle, les autorités organisent les cultes catholique, protestant et israélite. L'islam n'a pas le statut de culte reconnu mais la municipalité traite avec les associations cultuelles musulmanes, favorisées par le droit local.

"Depuis 1973 il y a des carrés musulmans dans quelques cimetières strasbourgeois mais ils arrivent à saturation", a repris Olivier Bitz.

De nombreux pratiquants sont donc contraints de retourner enterrer leurs défunts dans leur pays d'origine.

Deux cimetières musulmans existent déjà, à Bobigny et à Marseille, mais ils ont été créés par des initiatives privées.

La grande mosquée de Strasbourg est également en construction actuellement et elle devrait aussi ouvrir courant 2011.



© 2010 AFP

Piqué sur orange.fr - 07/06/2010

 

 

Le_Reverend_souhaite_que_le_conflit_israélo-palestinien_soit_importé_dans_notre_ville.jpg

17:25 | Lien permanent | Commentaires (0) |

19/05/2010

Caméra de vidéosurveillance - Conseil municipal de Grenoble - Débat démocratique ?

"Vous n’avez pas la parole, c’est la base de la démocratie"

 

Lundi 17 mai 2010 se tenait le conseil municipal de Grenoble. 4 mois après l’installation en douce des 15 nouvelles caméras, nos élus avaient enfin décidé de causer publiquement de vidéosurveillance au conseil municipal. Mais attention, il ne s’agissait même pas de discuter de l’implantation de nouvelles caméras ! Seulement était-il question de mettre en place un comité d’éthique, qui ne servira à rien, si ce n’est à rassurer les citoyens et faire accepter la vidéosurveillance à la population. (voir l’article du postillon à ce sujet)

Alors que les caméras ont été installées dans l’opacité la plus complète, et sans aucun débat, les opposant-e-s à la vidéosurveillance avaient donné un rendez-vous à 17 heures, afin de faire entendre leur refus de vivre en liberté surveillée.

Devant la mairie de nombreuses personnes distribuent des tracts. Entre autres, un tract intitulé « vive la politique », explique que la vidéosurveillance est une politique, et non pas un simple outil, contrairement à ce qu’en disent nos élus. Des personnes distribuent le troisième tract de la campagne « démontons les caméras ». Le NPA est aussi présent avec un tract contre la vidéosurveillance.

Même le PC est au rendez-vous, avec un papier dénonçant la vidéosurveillance. A ce sujet, il faudra qu’on nous explique pourquoi le PC est contre les caméras à Grenoble, et que le maire communiste d’Echirolles, Renzo Sulli, en installe à tour de bras sur sa commune.

Il faut croire que la mairie n’aborde pas ce conseil municipal de manière très sereine. Elle a mis en place, avec la préfecture, un dispositif policier impressionnant. 3 camions de police nationale sont stationnées dans la rue Haxo en face de la mairie, à côté de la voiture de Cellard, la commissaire de Grenoble. Au moins 3 camions de gendarmes mobiles sont garés dans le Parc Paul Mistral. Deux voitures de la BAC tournent autour de la mairie. Enfin, une douzaine de policiers municipaux se trouvent devant la salle du conseil municipal pour contrôler les entrées et fouillent systématiquement les sacs. A cela, on peut ajouter les personnes de la « sécurité incendie », qui se rapprochent plus du flic que du pompier, et qui tournent un peu partout.

A 17 heures 15, il n’y a plus moyen de rentrer dans la salle. La mairie a fait bourrer la salle de sympathisants, (au moins 15 personnes, soit quasiment un tiers de la salle) à grand renforts de MJS, et malgré les places vacantes, les policiers municipaux ont ordre de refouler le plus possible les personnes qui essaient de rentrer. Des dizaines de personnes restent à la porte. Dans la salle réservée au public, on remarque deux très jeunes flics en civil, plus d’autres qui prennent des photos.

Un certain nombre d’opposant-e-s a quand même réussi à rentrer. Le conseil municipal commence. La mairie a pris soin de placer la question de la vidéosurveillance en toute fin de soirée. Au bout d’une demi-heure, un groupe d’opposants resté à l’extérieur prend place devant les fenêtres avec une banderoles : « Le Parti Sécuritaire installe des caméras en douce, démontons-les ». Ils tapent sur les vitres.

A l’intérieur, des personnes dans le public leur emboîtent le pas. Ils réclament qu’on aborde tout de suite la question des caméras. Safar, l’adjoint à la sécurité, se permet des leçons de démocratie, il se fait remballer. « Ca fait des mois que les caméras sont installées, et ce n’est qu’aujourd’hui que vous en parlez en conseil municipal. La démocratie, c’est de discuter les choses avant ! » Les slogans commencent à fuser : « Destot, Safar, on est pas des pigeons, votre comité d’éthique, il est bidon » « Les caméras, on n’en veut pas » Safar fait suspendre la séance une première fois.

Le conseil reprend un quart d’heure plus tard.

C’est le moment des questions de l’opposition sur le budget. Les interventions sont aussi longues inintéressantes. Le public rebondit sur chacune des phrases des élus, en les attaquant sur la vidéosurveillance. Quand Djellal, le président du groupe PS commence à répondre à la salle, Safar lui rappelle : « pas de débat entre la salle et le public » ! Évidemment, vous ne pensiez pas que les élus allaient s’abaisser à rendre des comptes aux citoyens sur les décisions qu’ils prennent sans nous !

Des pancartes sont sorties : « Destot, Safar, Super-flics » « Le comité d’éthique est une arnaque » « La première des libertés, c’est la liberté » Plus tard, elles sont accrochées au mur du fond.

Destot et Safar sont sans cesse interpellés : « Michel, assume tes responsabilités jusqu’au bout, parlons-en maintenant de la vidéosurveillance » « Plus de flics, plus de caméras, c’est la seule réponse que le Parti Sécuritaire est capable de fournir » Destot se défile lâchement, comme à son habitude, incapable de tenir tête aux opposants, et d’assumer ses décisions. Deuxième interruption de séance.

L’interruption est assez longue. Quelques débats s’engagent dans le public. La séance reprend par une intervention de Michel Destot. La vidéosurveillance est un sujet qui le perturbe visiblement, puisqu’il nous demande « en cette journée de l’homophobie » (sic) de ne pas perturber le conseil municipal. Dans son discours auquel personne ne croit sur la démocratie et la république, il laissera échapper : « Vous n’avez pas la parole. C’est la base de la démocratie. » Tout est dit.

Le conseil reprend dans le brouhaha. Sans cesse, les opposants continuent leurs attaques et continuent de demander que le sujet de la vidéosurveillance soit abordé. Les élus, de droite comme de gauche sont attaqués, y compris Maryvonne Boileau, chef de file des verts lorsqu’elle fait son intervention. La séance se poursuit tant bien que mal. Le budget est voté. Lorsque Destot revient dans la salle, le brouhaha reprend alors de plus belle. Une banderole est déployée dans le public : « Destot, Safar, on est pas des pigeons, votre comité d’éthique, c’est du bidon ». Les slogans fusent. C’en est trop. Destot lève la séance et demande l’évacuation du public.

La police municipale entre dans la salle et nous demande de quitter les lieux. Pendant ce temps, Maryvonne Boileau donne une interview à Grenews. Bizarrement, la position des verts a évolué ces derniers jours. Ont-ils senti que le vent tournait ?

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Les journalistes de Grenews et du Daubé sont interpellés. « Pourquoi n’avez-vous pas parlé de l’installation de la vidéosurveillance ces derniers mois ? Vous n’étiez pas au courant, ou vous ne vouliez pas en parler ? » Un journaliste, qu’on appellera Stéphane Echinard, nous dit qu’il n’était pas au courant. Deux options : soit les journalistes de Grenews et du daubé sont complètement incompétents, soit ils ne voulaient pas gêner la mairie sur une question sensible. Stéphane Echinard a pourtant bien reçu un tract « démontons les caméras », il y a plus d’un mois, dans sa boite aux lettres personnelle. Il avait dans la main toutes les informations concernant ces installations, il n’avait plus qu’à « vérifier l’info » comme on dit dans le jargon...

A ce moment, c’est la police nationale qui entre en scène. Pas moins de 40 flics nationaux, entrent dans la salle du conseil, et évacuent tout le monde. Les gens sortent en scandant des slogans. Sur la parvis de la mairie, une rangée de 20 gendarmes mobiles en tenue anti émeute, casque, et gazeuse à la main nous attendent.

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Le conseil municipal reprendra plus tard. Cette fois, le public est filtré. Seuls les habitués de l’UMP et du PS pourront entrer. Tard dans la soirée, le comité d’éthique a été institué. Nous reviendrons plus tard sur sa composition.

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Article pris sur Indymédia Grenoble - 18/05/2010

08:28 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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